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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 05:00

Tous les secrets du IIIe Reich

François Kersaudy et Yannis Kadari

Premier sentiment à l'ouverture du livre : "Encore !"... Quand un filon est bon, autant l'exploiter jusqu'au bout... N'oublions pas en effet les deux volumes récemment publiés par les mêmes auteurs sur le même thème, et dont ce livre est globalement la reprise en un seul ouvrage.

Une quinzaine de "secrets" sont ici rassemblés, abordant tout à la fois la personnalité d'Hitler ou ses choix politiques et stratégiques, quelques personnalités particulières (Hess, Canaris), les derniers mois de la guerre (forteresse alpine et Werwolf), etc.

Intéressant pour ceux qui n'ont pas lu les deux premiers ouvrages...

Perrin, Paris, 2017, 605 pages, 25,- euros.

ISBN : 978-2-262-06821-9.

Des secrets qui le sont de moins en moins...
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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 06:00

Paul Koepfler

Passeur et résistant

Marie-Claude Pelot

Cette recherche originale nous permet de découvrir un personnage tout à fait exceptionnel, l'un de ces héros anonymes ou au moins oubliés, héros de l'ombre qui en Franche Comté fut à la fois passeur et agent de renseignement.

Le livre commence par le récit de l'assassinat du jeune homme par les Allemands en 1943 puis des circonstances de son enterrement. A partir de là, Marie-Claude Pelot remonte le cours de l'histoire pour mieux nous conter celle de Paul Koefler (auquel on a même prêté l'évasion de Giraud vers l'Afrique du Nord). A l'été 1940, les premiers réseaux de passeurs se mettent en place en direction de la Suisse toute proche (le Jura est "le seul département français découpé en trois zones"). L'auteure donne toutes les précisions sur l'organisation matérielle de ces réseaux et leur fonctionnement, tout en décrivant l'environnement politique, social, sécuritaire dans lequel se déroulent les passages, pour lesquels il faut recruter une équipe et au sujet desquels la gendarmerie ferme pudiquement les yeux. A 20 ans, Paul Koepfler est à la fois à la tête d'un réseau de passeur un agent de renseignement, un intermédiaire avec la résistance : "Il recrute ses agents comme il a recruté ses passeurs, en se fiant à son instinct. Pétri de malice juvénile, Paul Koepfler a l'insouciance du gamin qui fait de bonnes farces. Mais son énergie, son intelligence vive et instinctive, la rapidité et l'exactitude de son jugement lui font prendre immédiatement les bonnes décisions". C'est aussi dans cette région une histoire de relations complémentaires entre l'armée d'armistice et la Résistance, que Marie-Claude Pelot sait nous raconter avec les mots justes. Le livre se termine sur la présentation d'autres membres de la famille Koepfler, engagés eux aussi contre l'occupant, et sur les recherches pour comprendre le guet-apens mortel qui fut tendu au jeune homme par le SD allemand.

Un récit simple et clair sur une tranche de vie assez exceptionnelle et qui méritait indiscutablement à la fois d'être mieux connue et replacée dans son contexte local, régional et national.

Cabédita, Divonne-les-Bains, 2017, 182 pages.

ISBN : 978-2-88295-781-8.

Héros méconnu
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 06:00

Histoire de la collaboration

1940-1945

François Broche et Jean-François Muracciole

C'est une véritable somme que nous propose ici deux des meilleurs connaisseurs de la France de la Seconde guerre mondiale.

Le phénomène collaborationniste reste à la fois particulièrement flou (où commence-t-il et où finit-il ?) et marqué du sceau de l'infamie. Sous le terme générique de "collaboration" sont regroupés des comportements parfois très différents dans les domaines les plus variés. C'est cette complexité, souvent vaguement camouflée sous un discours plus idéologique qu'historique, que les deux auteurs décortiquent sous nos yeux. Après en avoir rapidement identifié les causes profondes selon eux (l'héritage politique de la IIIe République et le mythe Pétain), ils organisent leur livre en cinq parties chronologiques : "Lever de rideau, juin-décembre 1940", "Révolution nationale et ordre nouveau, janvier 1941-avril 1942", "Au nom de l'Europe, avril-décembre 1942", "Illusions et désillusions, janvier 1943-mai 1944", et "Le rideau tombe, janvier 1944-mai 1945". Le ton est à la fois posé et sans concession, les errements de la propagande (des propagandes) soulignés, et le tout s'appuie sur de très nombreuses citations et références. On peut ainsi suivre dans les méandres des manoeuvres indirectes les rapports entre Vichy et "politiques parisiens", s'intéresser à la collaboration économique, aux "vivhysto-résistants", à Laval ou au projet de constitution de Pétain au début de l'année 1944.  L'ouvrage se termine par une solide présentation critique des principaux ouvrages publiés sur le sujet depuis 1945, une belle bibliographie qui puise à tous les courants de pensée et par un index très complet.

Au bilan, un livre volumineux, fouillé, précis, qui s'efforce de présenter les comportements de ces années 1940-1945 dans leur diversité, avec autant de mesure que de précision. Une solide synthèse à conserver parmi ses ouvrages de référence.

Tallandier, Paris, 2017, 620 pages, 27,- euros

ISBN : 979-10-210-2264-5.

Diversité des parcours de collabrateurs
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 06:00

France 1940

Défendre la République

Philip Nord

Dans ce livre dense, l'auteur tente finalement de déterminer quelles furent les causes de l'effondrement français de mai-juin 1940 : militaires ? politiques ? morales ?

Paru en 2015 en anglais, l'ouvrage est méthodiquement organisé en trois parties de deux chapitres chacune. La première ("Les préparatifs de la guerre") s'intéresse de près aux questions diplomatiques européennes des années 1930, avec en particulier les choix peu réalistes des Belges et des Britanniques. Il faut finalement attendre Munich et ses suites pour que la prise de conscience devienne collective. Elle s'attarde également sur les conditions morales, mais aussi industrielles et technique de la France dans les années qui précèdent la guerre, sans oublier ni quelques pages sur le bouillonnement intellectuel intérieur, ni un regard particulier sur la situation des deux puissances extérieures au concert européen occidental : l'URSS et les USA. La deuxième partie traite des opérations elles-mêmes ("La bataille de France"), dans l'analyse des plans de campagne, la question de la Ligne Maginot, les choix stratégiques, cette doctrine essentiellement défensive qui paralyse. Philip Nord s'attache ensuite au déroulement de la campagne de mai-juin 1940, aux responsabilités hollandaises et belges, l'emploi conjoint des panzers et des Stuka, l'incapacité à organiser une contre-attaque d'un volume suffisant, le manque d'enthousiasme des chefs français, etc. Au bilan, une défaite plus catastrophique qu'étrange. La troisième grande partie s'intéresse enfin à l'apparition du régime de Vichy ("Comment mourut la IIIe République"), des événements qui entourent la convention d'armistice (dont certains commencent à parler dès le début du mois de juin) au vote des parlementaires de juillet à Vichy : "A s'en tenir à ce qui précède, l'émergence de Vichy reposerait donc sur une double capitulation : celle de Paul Reynaud le 16 juin et celle de l'Assemblée nationale le 10 juillet ... Ce n'est pas tout à fait ainsi que je vois les choses". Pour l'auteur, il convient de "mieux répartir les responsabilités" et prendre en compte tous les intervenants (chefs militaires, partis politiques, alliés, commandement en Afrique du Nord, etc.). Finalement, pour Philip Nord, pas de complot à proprement parler contre la république, mais un manque d'adhésion, une faiblesse morale et intellectuelle assez largement partagée.

Pas de révélation à proprement parler ici, mais une mise en cohérence et en perspective d'informations diverses. Un bel exercice de synthèse, même si certains arguments sont un peu rapidement donnés et si quelques conclusions partielles peuvent être discutées.

Perrin, Paris, 2017, 237 page. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-262-06560-7.

L'idée de république et 1940
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 06:00

Les moutons noirs de Piron

La brigade Piron de la Normandie au coeur du Reich

Hugues Wenkin

Dans le droit fil de ses publications antérieures (le centenaire des chars ici et la chute du fort d'Eben Emael ici par exemple) nous propose désormais un (très) bel album sur ces Belges qui en 1940 refusèrent la défaite et la capitulation. Il dédie aussi son livre "à nos militaires. A tous, présents, passés ou à venir ! Qu'ils aient combattu sur l'Yser, la Lys, en Normandie, en Corée, en Afghanistan ou au Congo, nous leur devons depuis 1830 la persistance même de notre nation". Qu'il nous permette d'ajouter : et pas seulement en Belgique.

Voici donc l'histoire de ces soldats qui, en 1940, doivent "résister" et "se battre" au moins aux plans politique et administratif, aussi bien contre leur propre gouvernement qu'en Angleterre, pour avoir le droit de continuer la lutte contre l'occupant allemand : "On ne peut comprendre le professionnalisme et la rage de se battre de ces hommes sans décrire combien ils ont bataillé pour pouvoir simplement verser leur sang". Le livre est donc divisé en onze chapitres chronologiques, qui commencent avec la capitulation de l'armée belge au terme de la "campagne des 18 Jours" de mai 1940, pour se terminer par leur situation paradoxale, tue, de soldats oubliés, dès 1946. S'appuyant sur de nombreuses citations et références aussi bien aux archives qu'aux témoignages ultérieurs, le texte revient successivement sur les difficultés pour exister en tant que "Belges Libres" sur le sol anglais, sur les difficultés matérielles et administratives qui entourèrent la création de la brigade (les souvenirs de Piron lui-même et de bien de ses camarades au moins jusqu'en 1942 sont tout-à-fait éclairants) ; les crises morales (presque existentielles) qui se développent dans un contingent qui s'entraine mais reste divisé jusqu'à connaître des refus d'obéissance et même la grève pour pouvoir être engagé au combat avec les Alliés ; les difficultés du gouvernement belge en exil et ses rapports avec les autorités britanniques ; les débats qui entourent pendant de longs mois les réflexions sur le type d'unité à créer ; l'intégration de jeunes Luxembourgeois avec de faux papiers belges pour les préserver de l'accusation de trahison ; l'arrivée des compléments de matériels à la fin de l'année 1943 ; les derniers entraînements et le départ, enfin, au début du mois d'août, pour la Normandie où leur mobilité tactique doit faire merveille. En première ligne dès le 13 août avec la 1ère Armée canadienne, le First Belgian Group va se battre jusqu'aux faubourgs du Havre, puis en direction d'Amiens, d'Arras, remontant vers le nors-est parallèlement à la côte pour atteindre Rongy et la frontière belge au début du mois de septembre. Aussitôt, les hommes poussent sur Enghien, Bruxelles, Louvain et Anvers, où ils parviennent une semaine plus tard. Lorsque Montgomery lance l'opération Market Garden, les Belges contribuent à tenir la base du corridor utilisé par les blindés britanniques et les Belges se battent sur le canal de Wessem pour réduire les têtes de pont allemandes. Auparavant, "le manque de troupes pousse Piron à mettre en ligne ses blindés. Ils vont découvrir une faille dans le dispositif allemand et permettre de libérer le dernier morceau du sol belge". Le 16 décembre 1944, lorsque les Allemands lancent l'offensive des Ardennes, la brigade Piron est dissoute pour être refondue dans une nouvelle armée belge en cours de restauration, ce qui suscite entre camarades liés par des mois de combats côte à côte des mouvements d'humeur face à l'arrivée des "nouveaux", surtout lorsque ces derniers se voient confier les postes de commandement. La réorganisation va se poursuivre jusqu'à la fin du mois de mars 1945 et ce n'est qu'au début du mois d'avril que les soldats belges reprennent le chemin des opérations actives, en direction de la Hollande, où ils sont encore lors de la capitulation allemande, venant au secours de populations civiles affamées et épuisées.

Le récit est presque haletant, le livre-album se dévore, et il permet surtout de rappeler que quelques volontaires décidés permirent à la Belgique de tenir son rang parmi les vainqueurs, même si leur exemple ne fut pas toujours reconnu au lendemain du conflit.

Editions Weyrich, Neufchâteau (B), 2017, 242 pages, 34,- euros.

ISBN : 978-2-87489-408-4.

Pour commander directement chez l'éditeur : ici.

Une minorité, pour l'honneur
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:00

Gestapo & Polices allemandes

France, Europe de l'Ouest, 1939-1945

Patrice Arnaud et Fabien Théofilakis (Dir.)

Dans l'organisation générale du système nazi en Europe, les différents services de police tiennent naturellement une grande place et ce livre offre l'intérêt rare dans la bibliographie francophone de nous en fournir une présentation à la fois aussi large que possible et absolument scientifique.

L'introduction semble mélanger les productions de petites maisons d'édition d'extrême-droite sur "la coopération militaire", qui est une chose, et les publications sur les services de police, ce qui en est une autre. Nous n'avions pas l'impression de les premiers dédouanent les seconds, et nous ne sommes pas davantage convaincus. L'ouvrage est divisé en neuf chapitres principaux, confiés à différents auteurs (Patrice Arnaud, Laurent Joly, Pierre Clément, Philippe Lecler, Cédric Neveu, Laurent Thiery, Robby van Eetvelde, Vaois Kalogrias et Stratos Dordanas, Fabien Théofilakis et Benoît Majerus), qui abordent le plus souvent le sujet sous un angle local (départements du Rhône, des Ardennes, de Moselle annexée, du Pas-de-Calais) ou étranger (Belgique, Grèce), et se termine sur le procès Eichemann à Jérusalem. Ces coups de projecteur sur des situations particulières sont bien sûr précédés par des textes de présentation d'ensemble et de remise en contexte, ce qui donne à l'ensemble une grande cohérence. Des détails (parfois morbides mais bien réels) aux principes qui fondent l'organisation et le fonctionnement de ces services allemands ou collaborationnistes, nous en apprenons beaucoup.

Pour la première fois sans doute en France, l'organisation et le fonctionnement (pas toujours sans rivalités entre eux) des services répressifs allemands en France et en Europe occupée sont ainsi décortiqués, mais les auteurs nous présentent aussi le plus souvent les jugements rendus après la guerre, jusque dans la réalité de leur application.

CNRS Editions, Paris, 2017, 277 pages, 25,- euros.

ISBN : 978-2-271-08945-8.

Système répressif continental
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:00

A travers les mailles du filet

Pendant 4 ans, une famille a échappé à la Gestapo

Ignaz Henri Rubinfeld

Voici un témoignage, préfacé par Beate Klarsfeld, qui nous raconte avec les yeux d'un enfant les pérégrinations d'une famille juive dans l'Europe occupée par les Allemands.

Le récit commence en 1936, alors que la famille est installée à Vienne et Ignaz Henri Rubinfeld nous présente les membres de cette petite communauté soudée et l'environnement qui est le sien dans le 2e arrondissement de la capitale autrichienne. En 1938, la "nuit des longs couteaux" a des échos jusqu'en Autriche et le père de famille organise au printemps 1939 "l'exfiltration" de sa famille en direction d'Aix-la-Chapelle et de la Belgique, tout en restant lui-même en Allemagne où il sera ultérieurement arrêté puis déporté. Le jeune Ignaz est inscrit à l'école (la moitié des élèves de sa classe sont juifs), commence à apprendre le français, organise un petit "bricolage" pour gagner quelques sous, et vit la "drôle de guerre" comme un enfant d'une dizaine d'années, vif et intelligent, qui se débrouille et s'adapte dans un monde nouveau pour lui. Il assiste en mai 1940 à la rapide défaite de la Belgique, se retrouve avec sa mère parmi les réfugiés qui passent (à pied) en France. Le récit colle à la réalité quotidienne de l'enfant, ses joies, ses peines, avant de rentrer en Belgique à l'été. L'école, les questions d'alimentation, sont au coeur de ses préoccupations : "A part le fait que l'on voyait des soldats allemands déambuler çà et là dans les rues de Bruxelles, et que le rationnement des denrées devenait de plus en plus restrictif, la vie avait repris son cours presque normal". La situation toutefois se détériore progressivement. Menacé d'être déporté, vivant dans des conditions de plus en plus difficiles, il doit trouver un travail de garçon de courses pour aider sa mère à survivre et retire l'étoile jaune de ses vêtements pour pouvoir circuler un peu plus sereinement. Ils trouvent refuge à deux pas d'une caserne occupée par les Allemands, parvient à continuer son travail et entre dans une troupe, le Théâtre de la Jeunesse, tout en chapardant quelques légumes pour faire manger sa famille. Au hasard des pages, il raconte par exemple pourquoi et comment il est allé voir le film de propagande Le juif Süss. Enfin, vient l'heure de la libération par les Anglo-saxons, précédée par les bombardements aériens, marquée par le départ des soldats allemands abandonnant Bruxelles. Les Anglais entrent dans la ville sans combat. Le livre se termine.

En fait, la guerre en tant que telle est pratiquement absente de ces souvenirs. La quasi-totalité du texte courant est constitué par les événements, souvent très quotidiens, qu'un enfant a pu conserver en mémoire. Le contraste entre ces deux niveaux de lecture est assez étonnant. Des souvenirs ultérieurement couchés par écrit pour ses enfants "et leur descendance future".

Editions Jourdan, Paris, 2016, 196 pages. 17,90 euros.

ISBN : 978-2-87466-433-5.

Un enfant juif dans la guerre
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 06:00

Les Français sous l'occupation en 100 questions

Fabrice Grenard et Jean-Pierre Azéma

La jeune collection 'En 100 questions' s'enrichit d'un volume sur l'histoire des Français entre 1940 et 1945 (voire au-delà), d'autant plus justifié que les débats sont toujours nombreux sur cette période.

Ces 100 questions, auxquelles il est généralement répondu en brefs chapitres de trois pages, sont organisées en neuf grandes parties chrono-thématiques : "Le traumatisme de la défaite, 1940", "Vichy, la Révolution nationale et la collaboration d'Etat, 1940-1941", "Occupants et occupés", "Vivre et survivre en France sous l'occupation", "Les débuts de la Résistance, 1940-1941", "Basculements, printemps 1942-1943", "Radicalisation, fin 1943-printemps 1944", "Libérations, épuration reconstruction, 1944-1950", et "Mémoires". Au regard du nombre et de la diversité des sujets traités, il s'agit d'une bonne première approche, d'un accès facile, à cette période complexe. Le propos est généralement mesuré (comme la distinction entre l'accueil réservé à Pétain lui-même et les appréciations portées sur les autres représentants du régime : "Ce soutien à Pétain ne se traduit nullement par un soutien à son gouvernement"), et l'on peut d'autant plus regretter, parfois, une forme de discours trop convenu ("un véritable complot tramé contre la République" en juillet 1940 ?). C'est finalement un tableau en demi-teinte que brosse ce livre, celui d'une population longtemps déboussolée au sein de laquelle les résistants, très divers, restent largement minoritaires et où une forme de "fronde" (campagne des "V" en 1941) marque une opposition sans pouvoir pour autant être assimilée à une résistance active. Le STO (auquel plusieurs chapitres sont consacrés) favorise indiscutablement une rupture ("99% de la population des villes et des campagnes sont pour les défaillants, leur apportant une aide matérielle et morale" peut-on lire dans un rapport de gendarmerie), mais une rupture progressive ("L'opinion se montre de plus en plus réceptive à la contre-propagande résistante"). De même, les premiers maquis mettent plusieurs mois à se structurer, à s'organiser et à être équipés, et les maquisards eux-mêmes reflètent la diversité sociologique de la population. Toujours entre ombre et lumière, la période de la libération est également traitée à travers plusieurs chapitres, qui font ressortir la complexité de la situation : "Alors que la guerre se prolonge jusqu'en mai 1945, que des régions entières sont détruites et que la reconstruction s'annonce difficile, les Français comprennent que, s'ils ont retrouvé la liberté, le temps des sacrifices n'est pas encore terminé".

Un bon volume de synthèse pour tous ceux qui voudraient commencer à s'intéresser à ces questions. 

Tallandier, Paris, 2016, 330 pages. 15,90 euros.

ISBN : 878-19-219-2065-8.

Vie (extra)ordinaire sous l'occupation
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 06:00

Comment fausser compagnie à ses geôliers allemands

Manuel d'évasion

Lieutenant Geraud de Bonnafos

Savoureux ! Voici le texte d'une conférence prononcée le 21 août 1942 dans un sanatorium de Haute-Savoie par un aspirant de l'armée française récemment libéré de son camp de prisonniers en Allemagne.

Considérant, après trois tentatives d'évasion, que la réussite (hors le facteur "chance") repose sur une solide préparation, le lieutenant Geraud de Bonnafos prononce devant ses camarades du sanatorium Martel de Janville une conférence visant à "raconte des histoires d'aventures arrivées à des camarades au cours des différents stades de la préparation et de l'exécution de l'évasion". Le plan de sa conférence est en quelque sorte chronologique, de la préparation très loin en amont, dès que la décision est prise de s'évader, au franchissement à pied de la frontière suisse. Bref chapitre par bref chapitre, tous les aspects sont successivement abordés, de la nécessité de trouver un équipier à la qualité de la carte dont il faut se munir, de la récupération ou de la confection de vêtements civils à l'obtention de faux papiers, de la question de la nourriture à celle de l'argent, des moyens de quitter le camp à l'achat d'un billet de train en gare. Pour comprendre la relative (et apparente) facilité de toutes ces tentatives, il faut se souvenir que le régime dans les camps d'officiers était relativement souple et que ces derniers disposaient pratiquement de tout leur temps. Le tout est en permanence émaillé de très nombreuses anecdotes, des "cas concrets" en quelque sorte, que l'auteur a soit vécu, soit été témoin, ou dont il a entendu parler par des camarades dignes de foi. Les officiers prisonniers évoqués par le lieutenant Geraud de Bonnafos font visiblement preuve d'imagination et d'originalité, de détermination et de sang-froid. Comme il le dit lui-même en conclusion : "Si les Allemands ont été les plus forts, les prisonniers leur ont montré, dans certaines occasions, qu'ils n'étaient pas les plus malins, et de loin". Cette conférence tient les cinquante premières pages du livre. La dernière partie est constituée d'un "dossier" rédigé par les petits enfants de l'auteur et qui permet de remettre le texte initial dans son environnement (conventions relatives aux prisonniers, organisation et fonctionnement d'un oflag, la Croix-Rouge, le courrier et la censure, le régime alimentaire, etc.

En résumé un excellent petit livre, qui se dévore d'une traite et qu'il peut être utile de conserver avec soin... Uniquement pour des travaux ultérieurs, bien sûr !

Editions Pierre de Taillac, Paris, 2016, 93 pages. 9,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-080-6.

Guide pratique de l'évasion
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 06:00

Le dernier camp de la mort

La tragédie du Cap Arcona, 3 mai 1945

Pierre Vallaud et Mathilde Aycard

Les deux auteurs, qui ont déjà publié plusieurs ouvrages sur les guerres du XXe siècle, nous proposent aujourd'hui une histoire aussi douloureuse que mal connue dans l'historiographie française, celle de la disparition du Cap Arcona à la veille de la fin de la guerre.

L'ouvrage part en fait de beaucoup plus loin, et commence par nous rappeler ce qu'était le Cap Arcona, luxueux fleuron des transatlantiques allemands des années 1920. Et le second chapitre nous apprend que Pierre Clostermann, le célèbre pilote Français Libre aux 34 victoires, appartenait aux escadrilles qui, le 3 mai 1945, attaquent le bâtiment à l'ancre dans la baie de Lübeck. Les chapitres 3 à 11 racontent en fait, au long de l'ensemble de la guerre, la politique d'arrestation, de déportation et d'assassinat dans les territoires occupés par la IIIe Reich, et la montée en puissance parallèle du système concentrationnaire, dont Neuengamme, près de Hambourg, est un élément important. Souvent, les auteurs multiplient les anecdotes, les brefs récits particuliers, sans qu'ils aient de lien direct, sinon ténu, avec le titre jusqu'au moment où les résistants arrêtés sont regroupés pour être transférés dans ce camp de concentration. Il s'agit plutôt nous semble-t-il, dans une première partie du livre, d'un ample récit de la déportation. A partir de la p. 179 ("Survivre à Neuengamme") et surtout p. 195 ("Les marches de la mort"), nous nous rapprochons de l'histoire tragique du Cap Arcona. Ce bâtiment, avec trois autres navires, a été réquisitionné pour servir de prison flottante à la fin de la guerre et recevoir les déportés que les SS font partir des camps de concentration à l'approche des armées alliées (Neuengamme est vide lorsque les Britanniques y entrent le 2 mai). Seul le Cap Arkona, qui a participé depuis le début de l'année à l'évacuation des populations allemandes de Prusse orientale, est effectivement littéralement rempli de malheureux (après que la Kriegsmarine ait tenté de s'y opposer et ait élevé une protestation officielle). A partir du 26 avril, les transferts commencent dans des conditions ignominieuses : "Bousculés, poussés sur les passerelles, des milliers d'hommes sont jetés à fond de cale. Frappés à coups de crosse, nous glissons plutôt que nous descendons à une vitesse vertigineuse par une échelle murale haute d'environ 10 mètres. Comme du charbon dans une soute, pêle-mêle, Russes, Français, Polonais, Belges sont enfournés dans cet immense tombeau". Au cours des dernières journées, tandis que les gardes séparent les prisonniers occidentaux des Soviétiques et que la Croix-Rouge parvient à faire libérer quelques centaines de prisonniers, le Cap Arcona finit par totaliser 6500 détenus et 500 SS, "c'est un camp flottant, ou plutôt un mouroir". L'administration concentrationnaire agonise, mais elle fonctionne toujours cahin-caha. Le 3 mai, les Alliés ont dépassé Lübeck et une agitation grandissante règne sur les navires. A 14h30, l'aviation britannique attaque. Le Deutschland qui ne compte aucun déporté à son mort coule en quatre heures, sur le Cap Arcona "des centaines d'hommes ne peuvent sortir des étroits couloirs où ils s'écrasent". Louis Maury raconte "avoir été porté des cales au pont par une sorte de vague humaine dont il ne fallait jamais quitter le sommet, au risque de périr broyé sous les pieds des détenus". Les auteurs décrivent avec de multiples détails, sur la base des témoignages des survivants, les scènes qui se déroulent alors sur ce cercueil flottant. Nombreux, parmi ceux qui arrivent à quitter le navire et à nager jusqu'à la plage, seront ceux qui seront purement et simplement assassiné par les enfants soldats de la SS, "postés là avec ordre d'éliminer tout déporté". Quelques uns sont sauvé par des vedettes anglaises ou de la Croix-Rouge, car ce drame se déroule pratiquement sous les yeux du monde : "En fin de soirée du 3 mai, une unité britannique quitte le port de Neustadt pour récupérer les survivants, notamment ceux qui ont réussi à se tenir agrippés à la partie émergée de la coque du Cap Arcona". Au total, pour l'ensemble des navires, 7.300 déportés meurent en quelques heures alors que la guerre est quasiment terminée. Sur les milliers entassés sur le navire, on compte environ 350 survivants...  La fin du livre permet de retrouver quelques uns des personnages (prisonniers ou Allemands) de cette tragédie, mais aussi bien au-delà puisque l'on croise dans la liste Anne Franck et un certain nombre de déportés passés par Neuengamme, dont Rémy Dumoncel, époux de Germaine Tallandier. La boucle est presque bouclée.

Un livre qui ne correspond pas toujours à son titre, mais dont les pages consacrées au camp de concentration et au destin des déportés jusqu'à ce funeste 3 mai sont absolument à connaître par tous ceux qui s'intéressent à cette période.

Tallandier, Paris, 2017, 297 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-2178-5.

Ultime martyre
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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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