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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 06:00

17 août 1944

Il est grand temps de faire ses paquets

Thérèse H.

Le séjour des derniers ultras de la collaboration en Allemagne à partir de l'été 1944 a fait l'objet de quelques ouvrages, mais jamais encore à notre connaissance d'une publication de ce type : le témoignage d'une adolescente ayant alors suivi ses parents et qui observe les événements, les lieux et les gens avec de grands yeux et sa "presque naïveté".

Fille d'un professeur et écrivain de province très engagé dans la collaboration, membre du RNP de Marcel Déat, à la fois monarchiste et antisémite, elle quitte Paris avec ses parents, dans une caravane de véhicules menée par Déat lui-même, le 17 août 1944 et prend la route de l'est de la France puis de l'Allemagne. Parmi les personnages que l'on croise, Jean Hérold-Paquis, Rebatet, les familles Luchaire et Darnand, Châteaubriant dont elle devient l'éphémère secrétaire, et bien d'autres personnages moins connus. Peu à peu, au fil des haltes et des hébergements successifs, le groupe initial se disloque et il n'en reste que quelques uns ("le groupe intellectuel") autour d'elle, en pension dans une petite commune du Tyrol bavarois, loin de mesquines manoeuvres de Sigmaringen. Dans ce milieu presque clos, où les relations avec les Allemands sont longtemps correctes sur le plan formel mais manquent singulièrement de chaleur sur le fond, la jeune Thérèse observe et note. Cela nous vaut une galerie de portraits sans concession, avec la relative insolence de la jeunesse, mais aussi un naturel, un réalisme parfois étonnant. De même, la vie quotidienne est désormais pour ces exilés rythmée par des considérations progressivement de plus en plus prosaïques (hébergement, couchage, alimentation, habillement, etc.), dont Thérèse rend compte avec sa spontanéïté. Elle raconte tout ce qu'elle vit et voit, et témoigne ainsi de l'accueil très favorable réservé dans les villages du sud de l'Allemagne à la Wehrmacht jusque dans les derniers jours de la guerre. Avec l'approche de la fin du conflit, le rythme des déplacements s'accélère et la jeune Thérèse est séparée (se sépare) de son groupe et de ses parents. Elle se débrouille alors pour survivre, avant d'être rapatriée en France et d'y subir une période d'interrogatoires serrés.

Bref, un témoignage original, atypique, qui mérite amplement d'être connu.

Editions Pierre de Taillac, Paris, 2015, 191 pages. 16,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-041-7.

L'exil vu par une adolescente
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 06:00

Hitler face à Churchill

Le front de l'Ouest, 1939-1945

Philippe Richardot

Après son Hitler face à Staline paru en 2013 (ici), Philippe Richardot nous propose le pendant occidental de son étude avec ce volume centré sur la lutte entre le Führer et le Prime minister, dont l'opposition symbolise en quelque sorte sinon la Seconde guerre mondiale dans son ensemble, du moins ses deux premières années.

Selon un plan chronologique en près de trente chapitres, nous commençons par la mise en contexte, de l'ambigüité des relations germano-britanniques d'avant-guerre à la dégradation de la situation du printemps et de l'été 1939, à la campagne de Pologne puis aux opérations à l'Ouest. Quelques constats au fur et à mesure : "Le Führer ne croit pas que l'Angleterre interviendra (selon Goebbels). La Seconde guerre mondiale commence sur des calculs erronés". La campagne de France (le bilan des combats est bien présenté) se termine sur l'armistice, faisant dire à Chuchill : "Je m'attends à ce que la bataille d'Angleterre commence". Alternant considérations militaires, descriptions des organisations nationales respectives, prise en compte des différents acteurs présentés à tout de rôle, etc., Philippe Richardot suit alors le déroulement des événements : la détermination anglaise et son incompréhension foncière par Hitler, la bataille d'Angleterre et celle de Méditerranée, le théâtre des Balkans et l'attaque contre l'URSS pendant que les opérations entre Britanniques (et Alliés) et Germano-Italiens se poursuivent avec d'immenses aller-retour en Tripolitaine et Cyrénaïque. L'entrée en guerre des Etats-Unis (il faut apprendre à travailler avec les Américains) est suivi par le débarquement en Afrique du Nord, la reddition des forces de l'Axe en Tunisie, les manoeuvres de déception et la campagne de Sicile, les combats entre Allemands et Britanniques sur les terres italiennes (échec allié dans le Dodécanèse, opération peu connue). Au fil des pages, les coups de projecteur se succèdent, ici sur la flotte sous-marine, là sur le réseau radar, plus loin sur les bombardements massifs au-dessus de l'Europe. A chaque fois, des chiffres précis, des détails. Le débarquement de Normandie enfin (le titre du chapitre est un peu facile : "La revanche sur Guillaume le Conquérant" !), les terribles combats du bocage normand et toujours ces aller-retour entre le côté anglais et le côté allemand, l'attentat du 20 juillet contre le Führer et la gestion de l'opposition entre Monty et Ike pour Churchill. La dernière poussée, la marche au Rhin, la victoire. Mais, dans la victoire, l'Angleterre épuisée cède la première place aux deux "super-grands" et ne sait pas encore qu'elle va perdre à brève échéance son empire. Dans sa conclusion, Philippe Richardot rend un hommage mérité au maréchal Alan Brooke, "héros méconnu de la Seconde guerre mondiale, sans doute le véritable maître de la stratégie britannique et même américaine jusqu'au débarquement de Normandie", puis dresse effectivement une comparaison directe entre les deux chefs, Hitler et Churchill (pendant la quasi-totalité du livre, elle est induite mais rarement formellement présentée) : "Le stratège en robe de chambre, l'alcoolique qui mange gras a vaincu le stratège botté, abstinent et végétarien. Le bon vivant qui aimait les chat a battu l'ascète qui aimait son chien"... Bon, la formule est amusante, mais finalement qu'apporte-t-elle ?

En fait, il s'agit davantage pour l'essentiel du livre d'une solide présentation chronologique des opérations (essentiellement militaires) et des rapports politiques entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne sur les différents fronts que d'une réelle analyse des rapports et de la lutte entre deux hommes. On apprécie l'écriture facile et précise, les très nombreuses données chiffrées (pertes humaines et matérielles, tonnages divers et consommations, etc.), et les multiples références. La bibliographie est assez importante et couvre un large spectre entre les années 1950 et 2013, même si tous les ouvrages ne sont pas de la même pointure. Agréable à lire, il permet surtout à notre avis une approche globale, complète, de la Seconde guerre mondiale en Europe vue de Londres. Un volume intéressant et utile.

Belin, Paris, 2015, 527 pages, 23,- euros.

ISBN : 978-2-7011-9089-1.

Face à face
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 06:00

Les secrets du Jour J

Opération Fortitude : Churchill mystifie Hitler

Bob Maloubier

Récemment décédé, Bob Maloubier avait publié en 2014 ce récit de la formidable opération britannique d'intoxication des Allemands, qui vient d'être réédité en format poche.

Lui-même agent du SOE pendant la guerre avant de rejoindre le Laos au sein de la Force 136 puis de créer les premiers groupes de nageurs de combat français, Bob Maloubier nous propose un texte qui a le style et la forme du roman tout en reposant sur de très nombreux faits réels dont il a parfois été l'acteur ou le témoin plus ou moins direct, avec la verve, voire la gouaille, qu'on lui connaît. C'est dire si ce volume est agréable à lire, éclaire le lecteur sur de très nombreux points plus ou moins connus, mais demande aussi à être abordé avec précautions. L'ouvrage ne raconte pas à proprement parler l'ensemble de l'opération Fortitude dans sa cohérence, mais s'organise en deux parties couvrant 1943 et 1944 : "Cockade : un coup pour rire", et "Fortitude : un coup de maître". Il procède par coups de projecteur ponctuels sur quelques aspects en insistant sur les hommes (et les femmes) et les situations de danger vécues. Le tout est très largement agrémenté de dialogues reconstitués, et souvent plausibles, et le lecteur fait en permanence l'aller-retour entre Londres, les territoires britanniques, la France occupée. Il croise les agents (doubles) et écoute les chefs des services anglais, jusqu'à Churchill qui lance lui-même "l'intox" d'un débarquement dans le Pas de Calais ou au commando largué pour tuer Rommel dans son château état-major et qui arrive trop tard. Les portraits semblent plus vrais que nature et pour tout dire la personnalité de chaque personnage est si bien précisée qu'on les sent tous réels. Ce qui est incontestablement beaucoup dire pour un historien.

Comment qualifier le livre ? Un "témoignage enjolivé" ? Il bénéficie en tout cas d'une réelle bibliographie finale avec des titres majeurs. Un livre agréable qui, en format poche, se glissera facilement cet été dans un sac ou dans une valise et qui vous accompagnera sur vos lieux de vacances.

Coll. 'Texto', Tallandier, Paris, 2015, 346 pages, 10,- euros.

ISBN : 979-10-210-1071-0.

Fortitude
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 06:00

1937 - 1947

La guerre-monde

Alya Aglan et Robert Frank (Dir.)

Une approche globale, complète, de référence. Monumentale est le mot, non seulement au regard de la pagination globale, mais surtout en considération de l'amplitude spatiale, temporelle et thématique résolument adoptée. Les directeurs de l'ouvrage (25 contributeurs au total) ont en effet fait le choix de "déborder" largement des dates généralement adoptée pour la Seconde guerre mondiale, en choisissant de commencer leur réflexions en 1936-1937 pour la conduire jusqu'en 1947 (au moins) afin de replacer l'événement dans sa globalité et dans son (ses) contexte(s).

Vol. 1

Le tome 1, en deux grandes parties qui totalisent 30 chapitres, nous entraîne de l'entre-deux-guerres aux conflits d'Ethiopie, d'Espagne et de Chine qui, dès 1935-1936, datent l'entrée en guerre des puissances totalitaires, jusqu'aux résistances en Europe et en Asie et au poids relatif des empires coloniaux dans la guerre. Les épisodes successifs des opérations militaires, de la Pologne à l'Europe du Nord et à la France, la bataille d'Angleterre puis le front de l'Est sont abondamment traités, avec quelques focus particuliers sur les oppositions stratégiques entre les Alliés, la guerre navale, le théâtre particulier des Balkans et celui non moins spécifique du désert d'Afrique du Nord. La place de l'Afrique (dans tous les sens du terme) est souligné, et l'on apprécie les deux contributions consacrées d'une part à l'Amérique latine et d'autre part aux Etats neutres dans la guerre. Les chapitres 16 à 19 traitent du basculement de 1943-1944 et de la victoire finale des Alliés, puis sont abordées toute une série de thématiques (dont le renseignement dans la guerre, le front germano-soviétique, la solution finale, le débarquement, les combats en Allemagne, la collaboration, etc.).

Vol. 2

Le tome 2, qui comprend la fin de la deuxième partie ainsi que les troisième et quatrième, soit au total plus de 50 chapitres, s'ouvre sur les conséquences de la guerre dans les démocraties anglo-saxonnes, en URSS et en Allemagne, mais aussi au Japon. Il s'intéresse longuement aux questions liées aux progrès scientifiques, au fonctionnement économique, à l'organisation du travail et de la production de guerre et au financement de la guerre et revient également sur la place des Eglises, sur les conditions d'occupation (en particulier en France), sur les situations particulières des femmes et de la jeunesse, sur la place du cinéma, et se termine par une série d'analyse des conséquences immédiates de la guerre (exils et déplacements de populations, émergence de l'Etat-providence, développement des nationalismes outre-mer, droit international avec le tribunal de Nuremberg).

C'est bien une histoire-monde, ou l'histoire d'une "guerre-monde" qui nous est racontée, avec brio. L'ensemble peut se lire de différente façon, et chaque grand chapitre consitue presque toujours un petit livre d'histoire en lui-même. Pour être tout-à-fait complet, un seul regret (pour le confort du lecteur) : que les cartes soient globalement reportées à la fin du premier volume, ce qui oblige parfois à des manupilations excessives. Une probable contrainte éditoriale. A la fin de chaque chapitre, le rédacteur précise ses sources, archivistiques et bibliographiques, ce qui fournit au total un volume impressionnant de références. Comme souvent lorsqu'il s'agit d'aussi vastes fresques, le spécialiste de tel ou tel évnement regrettera sans doute qu'il ne soit pas davantage développé ou que son interprétation soit un peu rapide. Mais à l'échelle d'une publication de cette ampleur, il était objectivement difficile de préciser davantage. En résumé, qu'un éditeur prenne le risque éditorial de la publication d'une telle somme dans une période aussi délicate au plan économique mérite d'être salué. Un ensemble de deux volumes dès à présent indispensable pour quiconque s'intéresse à la période de la Seconde guerre mondiale dans ses différentes facettes et composantes et qui figurera sans nul doute dès la rentrée de septembre dans toutes les bonnes bibliographies.

Folio Histoire, Paris, 2015.

Vol. 1 : 1412 pages. 17,90 euros. ISBN : 978-2-07-044265-2.

Vol. 2 : 1050 pages. 16,90 euros. ISBN : 978-2-07-046417-3.

MonumentalMonumental
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 06:00

Les poches de l'Atlantique

Les batailles oubliées de la Libération

Janvier 1944 - mai 1945

Stéphane Simonnet

Déjà bien connu pour plusieurs ouvrages antérieurs remarqués (Commandant Kieffer, ici ; 177 Français du jour J), Stéphane Simonnet revient aujourd'hui très utilement sur ces combats peu ou mal connus des poches du littoral à la toute fin de la guerre.

Suivant un plan chronologique et géographique, il entre immédiatement dans le vif du sujet en présentant la situation des armées en présence à l'été 1944 dans l'Ouest et la stratégie allemande relative aux poches de résistance qui viennent de se former sur la côte, ainsi que la formation d'une nouvelle armée française par intégration des FTP et des FFI dans l'armée régulière. Ce point de situation initial est d'autant plus important que l'on a généralement oublié l'ampleur des effectifs concernés. Puis Stéphane Simonnet aborde les combats secteur par secteur, de "La réduction des forteresses de la Gironde" de Royan à l'île d'Oléron (opération amphibie), à celle de La Rochelle-La Pallice, de Dunkerque, de Lorient et de Saint-Nazaire. Ces combats presque oubliés, sauf localement, ne manquent pas d'intensité car ce sont des dizaines de milliers d'hommes qui s'y sont repliés, unités certes disparates (toutes armées, armes et services du Reich, y compris quelques Italiens et Européens de l'Est) mais bien équipées et disposant de stocks conséquents (2.200 soldats pour le seul point d'appui de l'île de Ré). Par ailleurs, ils ne sont pas totalement isolés du reste des armées allemandes, qu'il s'agisse des liaisons radio bien sûr, mais aussi (beaucoup moins connues) aériennes : "Une liaison aérienne entre Francfort et La Rochelle, à raison de deux rotations d'avion chaque semaine jusqu'à la mi-avril 1945, permet l'acheminement régulier des ordres, du courrier, des médicaments, de l'argent, des renforts en personnels et des munitions". Pour chaque situation locale, il s'intéresse à la fois aux libérateurs et aux occupants, aux opérations militaires et aux conditions de vie de la population -et parfois à son évacuation-, à la place des Alliés, aux ruines causées, aux modalités particulières de la reddition, etc.

Pour chaque zone, une carte claire et lisible permet de situer les unités et les principaux mouvements, et si la bibliographie indicative n'est pas très longue, l'index final est très complet. L'histoire de l'éphémère Armée de l'Atlantique du général de Larminat méritait bien d'être racontée. Et ici bien racontée.

Tallandier, Paris, 2015, 314 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0492-4.

Derniers combats dans l'hexagone
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 05:50

Marionnettes en cage

Jacques Sieklucki

Témoignage original que celui-ci, d'autant plus que les souvenirs de captivité des prisonniers de guerre sont en proportion peu nombreux depuis la fin des années 1950.

Avec une grande sensibilité et toujours beaucoup d'humanité, Jacques Sieklucki nous raconte les mois de captivité qu'il passe au Stakag VI B, dans le nord de l'Allemagne, après avoir été fait prisonnier lors de la prise de la poche de Dunkerque. Tout au long du livre, l'auteur nous parle de son ami Simon, dont nous ne saurons rien de précis mais qui visiblement compte beaucoup pour lui dans cet environnement particulier où l'ennui domine. Il entretient avec ce Simon, ami précieux, vif et intelligent, de fréquentes conversations à caractère quasi-philosophique, qui scandent le récit. L'humour n'est pas absent ("Le barbélia pousse bien cette année", constate-t-il au pied du mirador) et Jacques Sieklucki, employé aux fonctions administratives du camp, consacre également une grande partie de son temps (comme beaucoup d'autres prisonniers) à éviter le travail et à parasiter le système carcéral. Les gardiens allemands d'ailleurs ne sont pas décrits sous un jour trop négatif, de "braves types", un peu âgés, lourdeaux, qui se satisfont sans trop réfléchir d'une apparente obéissance formelle, de façade. Les heures passent lentement, les journées s'écoulent toujours identiques ("l'ornière de la vie quotidienne"), alors Jacques Sieklucki va s'occuper de la troupe de théâtre du camp et monter une pièce de Molière, mais aussi tenter à deux reprises de s'évader. Il y a aussi l'espoir de rentrer en France, avec les rapatriements sanitaires et surtout ce rêve éveillé de l'élargissement massif des prisonniers. Et toujours l'ennui contre lequel il faut se battre pour ne pas se laisser diminuer ou abrutir : "Les jours passaient, les jours passent, les jours ont passé, les jours passeront. Ah, que de conjugaisons sur cette certitude !".  Il est finalement rapatrié en France à l'automne 1941 après s'être fait passer pour un ingénieur, il se cache en province et parvient finalement à obtenir des papiers et à reprendre des études de droit. La Libération approche, une nouvelle vie commence. Le livre se termine sur une série de chansons et poèmes écrits par Jacques Sieklucki : "Nous qui n'avons plus de nom / Numéros anonymes, uniformes déteints, / Nous voyons entre deux appels / Se dresser la Tour Eiffel / Comme un mirage lointain".

A la qualité du témoignage, posé et parfois ironique, s'ajoute ainsi de réelles qualités d'écriture qui rendent la lecture de ce livre d'autant plus intéressante. Une nouvelle pierre utile à notre connaissance du monde particulier des prisonniers de guerre. 

Anovi, Chinon, 2015, 151 pages, 16,- euros.

ISBN : 978-2-914818-70-4.

Pour commander directement auprès de l'éditeur : ici.

Une vie de prisonnier
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 06:00

Les comportements collectifs

en France et dans l'Europe allemande.
Historiographie, normes, prismes, 1940-1945

Pierre Laborie et François Marcot (Dir.)

Peut-on classer, définir, sérier les comportements collectifs pendant l'occupation allemande, sans se laisser lier par les a priori, les idées reçues et les reconstructions ultérieures ? Ces actes d'un colloque tenu à Besançon en 2012 tentent d'apporter une réponse.

Comme dans tous les colloques, surtout transdisciplinaires, tous les articles n'intéresseront pas au même chef tous les lecteurs. Si l'ensemble est tout à fait riche et dense, nous retiendrons pour ce qui concerne plus directement nos thématiques privilégiées les dexième, troisième et quatrième parties, qui constituent le coeur de l'ouvrage. Parmi les communications les plus originales et novatrices, retenons par exemple celle de Rafal Wnuk, sur "Le comportement des citoyens polonais sous l'occupation allemande et soviétique", celle de Claire Andrieu sur "Le comportement des civils face aux aviateurs tombés en France, en Angleterre et en Allemagne", celle de Jacques Semelin sur "Dans quelle mesure les comportements de la population permettent-il d'expliquer que les trois-quart des juifs de France aient échappé à la déportation ?". On apprécie également à la fin de l'ouvrage la communication d'Odile Roynette sur le thème "Vainqueurs et vaincus : réflexions sur l'historiographie de l'occupation en Europe", qui déplace la focale pour engerber dans son approche les XIXe et XXe siècles. 

Comme les deux directeurs de l'ouvrage le rappellent en conclusion, sur ces passionnantes (mais difficiles) questions, tout doit être analysé en finesse, en tenant le plus grand compte de chaque contexte particulier et d'une chronologie très précise. Le pari est réussi. Avec ces intéressantes communications, un pas de plus est franchi dans notre connaissance de ces phénomènes.

Presses universitaires de Rennes, 2015, 307 pages, 22,- euros.

ISBN : 978-2-7535-3973-0.

Attitude(s) face à l'occupation
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:00

Trois jours en mai

1945, la fin de la guerre en Europe

Pierre Stéphany

Un ouvrage de circonstance sans doute, dont le titre est peu en rapport avec le contenu effectif puisqu'il insiste sur la vie d'Hitler et de ses proches, comme sur le quotidien des populations au cours des derniers mois de la guerre (voire davantage).

En seize chapitres de 15 à 20 pages, Pierre Stéphany propose donc un panorama du la chute définitive du Reich millénaire, avec des aller-retour entre les fronts est et ouest, Berlin et le nid d'aigle du Führer, etc., jusqu'à San Francisco pour la création de l'ONU. Le récit est enlevé, les phrases courtes se succèdent rapidement, les paragraphes brefs s'enchainent. Mais le texte, en multipliant les anecdotes dans des domaines différents, manque de cohérence : où l'auteur veut-il en venir ? Que veut-il finalement raconter ou expliquer ? D'autant qu'ici ou là quelques échos à des histoires plus ou moins romancées sèment le doute (Hitler est-il bien mort à Berlin et n'y a-t-il pas un doute...). Sur de nombreux points, les affirmations sont rapides et Pierre Stéphany cite telle ou telle source (souvent les mémoires des acteurs -en particulier allemands- des événements) sans la critiquer ou l'étudier réellement. Il se contente de citer. Le récit des trois derniers jours qui figurent en titre du livre est donné dans les dernières pages (globalement entre 250 et 300) et l'auteur prend bien sûr en compte les différentes étapes et les différents lieux (Reims, Flensburg, Berlin). Le livre se termine enfin par quelques exemples, dans différents pays, des épurations, et des justices parfois un peu expéditives (mais si peu finalement) lors des libérations.

Finalement rien de bien nouveau, beaucoup de citations et d'extraits d'ouvrages déjà publiés, quelques propos un peu rapides. Un volume qui donne "un-certaine-image" de la fin de la guerre et des souffrances subies par les uns et par les autres. 

Ixelles éditions, Paris, 2015, 351 pages. 23,90 euros.
ISBN : 978-2-87515-253-4.

Mai 1945 (et plus)
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 06:00

Incarcérer les collaborateurs

Dans les camps de la Libération, 1944-1945

Laurent Duguet

Sous un régime juridique dérogatoire du droit ordinaire dans le meilleur des cas, parfois arrêtés en dehors de toute règle, des milliers de civils plus ou moins suspectés de collaboration avec l'ennemi sont emprisonnés à la Libération. Ce volume revient sur cet épisode peu évoqué d'une période trouble, même si plusieurs ouvrage ont déjà été consacré à ce thème au cours des dernières années.

Il s'intéresse en particulier à la région provençale dans les mois qui suivent le débarquement d'août 1944 et aborde la question sous l'angle de l'internement administratif, qui permet "d'interner des citoyens pour un temps indéterminé, bien qu'ils ne soient juridiquement coupables d'aucune infraction". C'est donc l'histoire de ces camps d'internement, de ces centres de "séjour surveillé", qu'il nous raconte. Il commence par évoquer brièvement les conditions de "l'épuration incontrôlée" des premiers jours et des premières semaines, puis traite de l'ouverture (parfois difficile) de ces camps, dont il faut réquisitionner terrains et infrastructures, alors qu'il n'existe aucun budget ni pour les aménager ni pour les faire fonctionner. En particulier, au début du livre, avec le souci de fournir à chaque étape des chiffres aussi précis que possible, il compare les situations entre les différentes régions de l'hexagone, comme entre les départements qui constituent la région Provence, et note les fluctuations dans le temps, entre l'été 1944 et les mois qui suivent. Il multiplie également les citations et s'efforce toujours de distinguer les situations bien différentes des Allemands prisonniers, des Italiens dont on ne sait trop s'ils ont été fascistes, soldats ou simples immigrés et des différentes catégories de Français, collaborateurs notoires, pétainistes plus ou moins connus ou victimes de dénonciations abusives voire d'erreurs judiciaires pures et simples. Les conditions de vie quotidienne, dans un pays qui sort de quatre années d'occupation et doit se reconstruire, sont rarement correctes (euphémisme...), qu'il s'agisse des bâtiments, de la nourriture (infecte), des vêtements, de l'hygiène, etc., et les échanges (courriers, colis) avec l'extérieur font l'objet d'une partie solide et référencée. On observe d'ailleurs qu'en de nombreux endroits l'administration se désintéresse presque totalement de ces établissements, surtout durant les premiers mois. Entre gardes et internés par contre, les relations peuvent être relativement proches, l'un des directeurs en venant à interdire "absolument de jouer aux boules avec les internés" ! Les camps ferment les uns après les autres à partir de l'été 1945, les budgets diminuent drastiquement, le personnel est réduit, le matériel manque, et même les responsables et gradés des centres de séjour surveillé peinent à retrouver un poste dans la fonction publique. Comme si un voile "définitif" était jeté sur une période peu glorieuse.

Un volume très intéressant sur un épisode peu connu de la Libération, analysé à travers le prisme d'un situation régionale. Un livre agréable à lire, toujours très bien référencé, qui mérite d'être connu.

Vendémiaire, Paris, 2015, 349 pages, 24,- euros.
ISBN : 978-2-36358-168-6.

Prisons de la Libération
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 06:00

Les artistes en France sous l'Occupation

Van Dongen, Picasso, Utrillo, Maillol, Vlaminck...

Werner Lange

Un petit livre qui revient, mais de façon originale, sur la vie des "people" dans Paris occupé par les Allemands, la vie de ceux qui par exemple ne connaissent pas la réalité du rationnement.

Historien de l'art dès avant la guerre, francophile, le lieutenant Werner Lange rejoint à Paris les services de propagande du Reich, où il est affecté à la section culturelle : "Mon statut militaire exigeait de moi une attitude contraire tant à mes convictions qu'aux vraies valeurs de l'art ... Il fallait donc que je fasse preuve d'humanité, que je m'adapte aux situations pour éviter de me faire des reproches à moi-même. Je crois, sans fausse modestie, avoir réussi à ménager la chèvre et le chou ... Je pus, d'ailleurs, revenir en France après la guerre, y retrouver des amis fidèles, m'y installer même".

Suite de brefs chapitres de trois à quatre pages pour la plupart, le livre n'a aucune prétention d'analyse générale. Il s'agit bien de la reprise d'un journal personnel sur lequel les activités et rencontres de l'auteur sont notées au quotidien, un artiste "déguisé" en officier, animé non par le goût du lucre mais par l'amour des belles choses, ce qui n'interdit pas les échanges de bons procédés... Nous sommes donc au niveau de la vie courante, du déplacement ou de la visite de la matinée, de la soirée entre gens de bonne compagnie. C'est ici que le livre se distingue de ce qui existe déjà sur le même sujet. Werner Lange raconte comment il intervient auprès des services allemands pour que ses amis peintres puissent bénéficier d'allocations de charbon pour le chauffage de leurs ateliers, comment il peut se rendre fréquemment à l'opéra où, "grâce à l'amitié généreuse de Jacques Rouché" une petite loge est mise à sa disposition, comment il fait échapper un propriétaire de galerie au STO, etc. Presque tous les grands (et moins grands) noms de la peinture, de la sculpture, des arts et des lettres, du spectacle, bref tout ce qui fait encore aujourd'hui le beau Paris des riches touristes étrangers défilent dans ce volume, jusqu'à Dufy, Van Dongen et bien d'autres. On lit aussi le récit d'un dîner étonnant (d'ailleurs du fait du hasard) entre le lieutenant allemand et Picasso dans un restaurant "clandestin" ravitaillé par le marché noir. Maillol revient assez souvent, jusqu'à Banyuls, les deux hommes étant devenus amis ; tout comme Derain dont il nous décrit la complexe situation familiale et la fin tragique. Ici c'est une sortie à la campagne pour le week-end avec Vlaminck, là une visite chez le fondeur d'art Rudier, là une anecdote pour raconter comment des tableaux non signés de Roussel l'ont été par d'autres à la veille d'une exposition, avec l'autorisation expresse du peintre...

Un côté décalé donc par rapport à la vie de la population et aux événements durant cette période, mais aussi une réalité vécue par certains. Comme quoi la guerre ne touche pas tous les hommes de la même façon...

Editions du Rocher, Monaco, 2015, 174 pages. 17,90 euros.

ISBN : 978-2-268-07649-2.

Ach ! Paris !
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Qui Suis-Je ?

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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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