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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:00

Patton

La chevauchée héroïque

Benoît Rondeau

Contributeur régulier de différents magazines d'histoire et déjà auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la Seconde guerre mondiale (ici, ici et ici par exemple), Benoît Rondeau nous propose aujourd'hui une ample biographie du général américain le plus célèbre de la Seconde guerre mondiale, tant sur le plan de la personnalité que des capacités tactiques.

Au fil des pages, en vingt-trois chapitres regroupés en quatre grandes parties ("La genèse d'un général, 1885-1940", "Le destin d'un guerrier, 1941-1943", "L'entrée dans la légende", et "Le mythe Patton"), Benoît Rondeau fait non seulement le récit de la vie et des campagnes du général, mais il s'intéresse aussi à sa personnalité complexe pour dresser le portrait d'un "personnage plus nuancé", un "héros aux dimensions de l'Amérique". Il précise également dans son introduction que son "texte est une synthèse, la biographie la plus exhaustive de Patton écrite en langue française", grâce en particulier à la traduction de nombreuses études en anglais. Nous suivons donc Patton du Vieux Sud à West Point, dans ses premières affectations et aux Jeux Olympiques de 1912, sur la frontière mexicaine puis dans la guerre mondiale où le cavalier devient tankiste, les débats autour de l'arme blindée durant l'entre-deux-guerres et la traversée du désert à la suite d'une mauvaise nouvelle blessure, le retour en grâce à la tête du 1er corps blindé et l'opération Torch, l'Afrique du Nord et bien sûr les combats de Tunisie, les relations difficiles avec les Britanniques et ses rapports avec des médias pour lesquels il est toujours un "bon sujet". On connaît (par le film fameux, dont il faut pas ailleurs se méfier) l'épopée de la campagne de Sicile, l'opposition avec Montgomery et "l'affaire des gifles", au sujet desquelles (2 cas avérés) les explications s'enchevêtrent et illustrent le caractère fantasque, impulsif, émotif du général,mais aussi sans doute sa grande fatigue à cette époque. On sait que ces événements manquent de lui coûter la suite de sa carrière et c'est dans une forme de msie à l'écart qu'il voit ses camarades participer au débarquement de Normandie. On connaît la suite, l'arrivée en France un mois plus tard alors que les Alliés sont quasiment bloqués, l'opération Cobra et la percée tant attendue, la marche vers l'est et les difficultés de ravitaillement, un ralentissement significatif en Lorraine à l'automne et l'autre "grande affaire" : la bataille des Ardennes. Sa fin de carrière en demie-teinte et sa mort brutale favorisent le développement de la légende. Dans la dernière partie, Benoît Rondeau s'efforce (même s'il ne cache pas sa sympathie pour le général) de démêler le vrai du faux parmi toutes les approximations et rumeurs qui entourent son souvenir. Au-delà de ses idées reçues, de ses a priori et de son caractère fantasque, il reste une icône pour une partie de l'Amérique d'aujourd'hui et de son armée.

Un livre qui ne "révèle" rien d'important, mais qui offre une portrait plus contrasté que l'on pouvait initialement le supposer. On pourra certes discuter plusieurs tentatives d'interprétations à l'occasion d'évènements marquants, mais il faut reconnaître que Benoît Rondeau envisage des pistes nombreuses et différentes avant de donner son explication. Un livre effectivement de synthèse qui va s'imposer dans la littérature en français.

Tallandier, Paris, 2017, 603 pages. 27,90 euros.

ISBN : 979-10-210-2190-7.

Un général hors norme
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:00

Les guerres du général Gambiez

Nicole Pietri et Jacques Valette

Retour sur un ouvrage collectif paru il y a plusieurs années, qui permet de retracer la vie et la carrière d'un officier général historien, auquel on doit en particulier une histoire de la Première Guerre mondiale en deux volumes.

Saint-Cyrien de 1925, Fernand Gambiez a participé à tous les conflits de 1939 à 1961, et a exercé ensuite de hautes fonctions militaires, politiques et historiques. Le professeur Jacques  Valette, qui a été son chef de cabinet en Tunisie, a fait appel à huit historiens qui ont évoqué tous les actes de sa carrière.

Le colonel Paul Gaujac rappelle qu’après l’Ecole de Guerre et le commandement d’une compagnie d’infanterie en 1940, le LCL Gambiez a rejoint le Maroc clandestinement par l’Espagne. A Staoueli, le général Giraud le charge de créer le Bataillon de choc en mai 1943. Une rapide formation morale et opérationnelle (parcours de combat à tir réel et parachutage) permet d’engager le bataillon dans la conquête de la Corse, de l’Ile d’Elbe et dans la campagne de France et d’Allemagne, où le bataillon devient Brigade de choc en novembre 1944. Son engagement en formation d’infanterie est courageux et efficace, mais ne correspond pas à sa vocation initiale d’infiltration, qui sera ensuite assurée par le 11° Choc à Mont-Louis. En 1946, le colonel Gambiez commande le Centre d’Instruction des sous-officiers de Saint-Maixent, et en 1948 le 27° RI. Il est en phase avec la solution de Lattre des camps légers. En novembre 1949, le colonel Gambiez fait un premier séjour en Indochine, où il conduit des actions de choc dans le delta Nord, avant que de Lattre ne le charge de contrôler les évêchés catholiques. Promu général en 1952, il fait un 2° séjour auprès du général Navarre, dont il n’approuve pas la décision de Dien Bien Phu; il commet cependant l’erreur d’approuver la trêve demandée par Giap. Adjoint du général Ely, il sera ensuite responsable de deux opérations : la réimplantation de 860.000 catholiques au Sud, et les négociations concernant les Sectes de Cochinchine.

Francis Latour fait un historique intéressant des rapports ambigus existant entre la France et les évêques catholiques autochtones, partisans de la décolonisation; après l’opération Auvergne d’évacuation, dirigée par le général Vanuxem, le général Gambiez assure la réinstallation au Sud-Vietnam, au printemps 1955, dans des conditions difficiles, avec un dévouement qui lui vaut les remerciements du clergé.

Encore plus ambiguë est la tentative de récupération des sectes caodaïstes (Hoa Hao) et Bin Xuyen qui ont assuré pendant des années la sécurité de leur territoire. Contre l’opposition du président Diem, Gambiez souhaiterait intégrer leur Front unifié dans l’armée régulière, mais il est contraint en mai 1955 de les abandonner. Remarquablement documentée est la présentation de cette médiation par D. Dominique-Cloarec.

En 1955-57, le général Gambiez assure un triple commandement en Tunisie : la 11° DI, la Division Nord et le Commandement supérieur. Faisant effort sur le renseignement à la frontière algérienne, il crée un Centre de contre-guérilla et lutte contre le dissident Salah ben Youssef. Mais il se heurte à la connivence de Bourguiba avec l’ALN, qui passe de 4.000 à 7.500 combattants. Les conditions politiques, décrites par le professeur Valette, imposent l’évacuation de la Tunisie en juin 1958.

Le 31 décembre 1958, le nouveau Commandant du Corps d’Armée d’Oran reçoit à Alger les directives du Délégué général Delouvrier et du Commandant en chef Challe. De février à mars 1959, le plan Challe élimine 50% des unités rebelles d’Oranie; il est appuyé par Gambiez qui prône le respect des biens et des personnes. Malgré la réduction drastique des effectifs, la politique de pacification active (SAS renforcées) donne l’impression que l’Oranie est pacifiée. Par la suite, le professeur Guy Pervillé observe une dégradation de la situation, due principalement à l’évolution de la politique gouvernementale.

Maurice Faivre a consulté le fonds Gambiez sur le putsch. Jusqu’alors, le Commandant en chef en Algérie était d’un optimisme raisonné. La situation militaire s’était améliorée, il ne restait que 5.500 rebelles réguliers et le calme était revenu dans la casbah. Le 22 avril, jour du putsch, il est parti pour Tipaza pour « essayer de briser dans l’oeuf l’insurrection ». Bloqué par un lieutenant, il refuse de rencontrer le général Challe et est transféré à In Salah. De retour à Alger, il constate : mon état-major a travaillé pour l’insurrection. Une fois la surprise passée, l’armée est restée loyale et disciplinée. A son départ le 12 juin, il constate que l’interruption des opérations offensives n’a pas eu d’effet durable, le potentiel de l’ALN s’est accru, et le terrorisme a été multiplié par deux. Dans sa déposition au procès Challe (29 mai 1961), il exprime un jugement nuancé sur le putsch : "Le mouvement insurrectionnel répondait au sentiment d’une grande partie de l’armée…Cette armée n’approuvait pas la politique algérienne du général de Gaulle. Malgré leur désaccord, les cadres appliquaient sans enthousiasme la politique de l’Etat. Certaines unités isolées se crurent les derniers tenants de l’honneur militaire….Ceux qui l’ont cru ont fait une erreur de calcul immense, et peu pardonnable, même s’ils ont cru agir par un amour irraisonné, déraisonnable, de leur Patrie, de notre Patrie".

Michel Ostenc analyse les réactions de la presse italienne face à l’affaire algérienne. Le pétrolier Mattei et la gauche sont partisans de la décolonisation, alors que les autorités politiques observent avec inquiétude les faiblesses du général de Gaulle et recommandent le maintien de la solidarité atlantique.

De retour à Paris en 1961, le général d’armée Gambiez sera directeur de l’IHEDN et membre du Conseil supérieur de la Guerre. A ce titre, Jérome de Lespinois observe qu’il donne un avis prudent sur la conversion atomique de l’armée de terre : il propose de modifier les structures sous la forme de complexes interarmées.

En même temps, le général d’armée est chargé, à la tête de la Commission Armée-Jeunesse, d’appliquer les directives sociales de Michel Debré, et celles de Michel Messmer sur le reclassement économique des appelés. Nicole Pietri décrit la mise en place dans les régiments de 1.300 officiers conseils, de clubs loisirs et agricoles, et un programme de 230 heures de promotion sociale. Conseiller d’Etat en service extraordinaire et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, il participe à la révision du règlement militaire.

Le professeur André Corvisier rappelle ce que fut sa collaboration au sein des Commissions d’Histoire militaire. En 1969, le président Gambiez organise à Paris le premier colloque international, auquel participent 14 nations. Il est élu président de la Commission internationale en 1973, et crée l’Institut d’Histoire militaire comparée ; il promeut la Revue internationale et la collaboration Armée-Université. Après une enquête remarquée sur la peur et la panique dans l’histoire, il prépare le colloque de 1989 sur le bicentenaire de la Révolution, auquel il ne pourra assister.

"Ce général ne laissa jamais indifférent", conclut Jacques Vialette. Michel Poniatowski, ancien du Choc, le voit comme «un personnage complexe et atypique, un peu prélat, un peu diplomate, un peu politique». Cette vie de dévouement au service de la France et de son armée, qui devrait intéresser tous les historiens.

Maurice Faivre

L'Esprit du livre, 2009, 217 pages.

ISBN : 9782915960600

Le livre n'est semble-t-il plus disponible mais peut être acquis via les sites d'occasion.

Militaire et historien
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:00

Kennedy

Vérités et légendes

Georges Ayache

Déjà auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux Etats-Unis (ici par exemple), Georges Ayache connait indiscutablement bien son sujet et, selon la formule de cette collection, nous livre un portrait original du célèbre président américain assassiné à Dallas à partir de 27 brefs chapitres qui correspondent chacun à une affirmation vraie ou fausse.

Au-delà de la légende patiemment construite et défendue avec détermination (il évoque en introduction la présentations de "l'archange fauché en pleine gloire"), l'auteur nous parle ainsi du "beau gosse" homme à femmes (comme son père), de la réalité de sa guerre dans le Pacifique, de la préparation (presque de la mise en scène) de son entrée en politique, des doutes sérieux qui pèsent sur les articles et livres qu'il a signé mais peut-être pas écrit, etc. Des modalités de son élection à la présidence à son exercice du pouvoir, de ses fréquentations personnelles et ses relations conjugales houleuses, de la trahison de ses amis à ses hésitations en politique intérieure, il est certes celui qui se proclame Berlinois, mais trop tardivement pour impressionner Moscou et finalement est un des responsables de l'enlisement au Vietnam.

En bref, un tableau bien plus contrasté qu la légende généralement répétée et une approche de l'icône de toute une génération qui risque de faire grincer bien des dents.

Perrin, Paris, 2017, 236 pages. 14,90 euros.

ISBN : 978-2-262-06977-3.

Le play-boy président ?
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:05

Sun Tzu

Qui suis-je ?

Yann Couderc

Il y a décidément souvent de belles initiatives chez les "petits" éditeurs, et cette étude d'ensemble réalisée par l'un des meilleurs spécialistes du personnage est réellement très complète dans une pagination limitée.

En à peine plus de 100 pages en effet, Yann Couderc nous présente à la fois une biographie de Sun Tzu (autant que des sources très lacunaires et tardives peuvent le permettre), mais aussi une remise de son héros et de son oeuvre dans le contexte de la Chine de l'époque, une analyse du célèbre traité sur L'art de la guerre et enfin une présentation de l'héritage de Sun Tzu aujourd'hui, une formidable mais récente popularité après de longs siècles de quasi-oubli. Le plan est pédagogique et progressif, l'iconographie est riche et adaptée, le texte facile à lire et précis, les descriptions soigneusement détaillées : un exemple de présentation d'un auteur et de son livre-phare. On apprécie à la fin du livre, parfois non sans sourire, l'analyse des cas de grands capitaines dont on dit qu'ils ont pu être inspirés par Sun Tzu, de Napoléon à Mao.  Selon Yann Couderc, à l'exception de Patton et de Liddell Hart, "nous pouvons affirmer que leur prétendue lecture de L'art de la guerre est pure affabulation".

Une chronologie et une belle bibliographie terminent ce livre, qui passionnera tous ceux qui s'intéressent aux questions de stratégie et d'identification des "principes de la guerre". Vivement conseillé !

Editions Pardès, Grez-sur-Loing, 2017, 126 pages, 12,- euros.

ISBN : 978-2-86714-516-2.

La présentation de son livre par l'auteur : http://suntzufrance.fr/qui-suis-je-sun-tzu/

Autour d'un véritable mythe
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 06:00

Georges Guynemer

Jean-Marc Binot

Préfacé par le chef d'état-major de l'armée de l'Air, cette biographie du pilote "tombé en pleine gloire" (selon la formule consacrée) en 1917 s'efforce d'aller au-delà des nombreuses hagiographies déjà publiées.

Tout y passe, des conditions de son engagement alors qu'il avait été initialement dispensé, à sa disparition au-dessus du front anglo-belge dans des circonstances que Jean-Marc Binot s'efforce de déterminer avec le maximum de précisions. En deux ans et demi, nous passons du fond des ateliers aux premières pages des journaux, des essais de nouveaux appareils aux questions d'emploi des matériels, des combats aériens aux innovations techniques et aux projets (photographie, canon, etc.), tandis que Guynemer devient sous-officier, puis officier. Jean-Marc Binot s'attache ici et là à analyser et critiquer les publications antérieures, discute la question de sa maladie, et utilise ponctuellement des archives très peu connues voire inédites. Chaque chapitre comporte une iconographie adaptée et se termine par le renvoi des notes de référence.

Le livre se termine sur les recherches entreprises après la guerre, jusqu'au milieu des années 1920, pour tenter de retrouver le corps du pilote disparu, et sur la mémoire de Guynemer ("Déjà vénéré de son vivant, Guynemer est béatifié après sa mort"), ce qui permet entre autres de faire un tour des principales publications depuis la fin de la Grande Guerre.

Fayard, Paris, 2017, 395 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2-213-67763-7.

L'As des As
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 06:00

L'amiral d'Argenlieu

Thomas Vaisset

Exceptionnelle biographie d'un personnage dont le nom est bien connu (cf. l'Indochine de l'immédiat après-Seconde guerre mondiale), mais dont la réalité du parcours et encore plus la personnalité sont très largement ignorés.

A partir d'une thèse brillante, plusieurs fois primée, Thomas Vaisset nous offre avec ce volume une biographie passionnante. Que l'on aime ou que l'on n'aime pas l'amiral Thierry d'Argenlieu et en particulier son rôle en Indochine, il est indispensable de la lire et de la connaître. La personnalité, à bien des égards déchirée, de ce marin très tôt attiré par l'Eglise (ou de ce croyant passionné par la mer, on ne sait), issu d'un milieu militaire et marin catholique pratiquant, est visiblement beaucoup plus complexe que la doxa généralement répétée ne le laisse entendre. Son approche comme marin de la Première Guerre mondiale est intéressante, mais son entrée au Carmel à l'issue de la guerre ne pose pas moins de questions, même si Thomas Vaisset s'efforce d'y répondre avec beaucoup de finesse. En 1940, il "entre en gaullisme" comme on entre dans les ordres, et son parcours pendant la Seconde guerre mondiale est exemplaire. Chancelier de l'ordre de la Libération, ce qui est particulièrement significatif, il est nommé à l'été 1945 haut-commissaire en Indochine, où la France doit totalement retrouver son ancienne place après le coup de force japonais de mars, l'émergence du pouvoir national-communiste sur fond de lutte entre mouvements nationalistes, et l'occupation anglo-chinoise. Les pages consacrées par Thomas Vaisset à ces épisodes sont absolument éclairantes (voir les divergences entre politiques et militaires), par la précision et la diversité des sources auxquelles il fait référence et la qualité de la démonstration (à laquelle on peut bien sûr ne pas adhérer, mais qui reste au minimum dès à présent un élément important de l'historiographie). "Victime expiatoire livrée à la SFIO pour dissimuler ses propres fautes" ? Les dernières semaines de 1946 et les premiers de 1947 forment une sorte de psychodrame, dont le détail nous est livré, se soldent quelques mois plus tard par un retour définitif au Carmel, l'amiral Thierry d'Argenlieu redevient Louis de la Trinité, même s'il conserve ponctuellement une présence (politique et militaire) à l'occasion de grandes manifestations gaullistes.

Entre gaullisme de guerre et guerre d'Indochine, une biographie de référence, indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de France au XXe siècle.

Belin, Paris, 2017, 384 pages, 21,- euros.

ISBN : 978-2-410-00553-0.

Le moine-amiral
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 06:00

Trotsky

Michel Renouard

Auteur prolifique bien connu pour ses nombreux travaux, Michel Renouard nous offre une biographie inédite de celui qui fut l'un des compagnons les plus proches de Lénine, acteur majeur de la révolution russe et de la guerre civile, avant d'être contraint à l'exil et de mourir assassiné.

Le plan est classique et la vie du fondateur de l'armée Rouge se déroule chronologiquement sous nos yeux, mais Michel Renouard "a le chic" pour décrire le contexte et, tout en passant de Trotsky personne privée à Trotsky responsable révolutionnaire, toujours replacer les événements dans leur environnement. Considérant que "le rôle du biographe n'est pas de porter un jugement moral", l'auteur s'efforce de percer les secrets qui, pour une part, entourent toujours cet homme à la vie pour le moins étonnante. On s'attardera bien sûr sur trois périodes : la fin du séjour de Trotsky en Amérique et son retour en Russie en 1917, la guerre civile et le départ d'URSS pour l'exil lorsqu'il est poursuivi par la haine d'un Staline particulièrement calculateur. Michel Renouard sait ponctuellement reconnaître que sur tel ou tel point il n'est pas possible d'avoir de certitude, surtout au sujet d'un homme habitué à la clandestinité et à la simulation, de même que les choix politiques du fondateur de la IVe Internationale sont discutés.

Les passionnés discuteront probablement telle ou telle page, tel ou tel commentaire, car l'homme suscite toujours le débat. Sincèrement, le rapport "qualité/prix" est absolument favorable et ce petit livre mérite tout-à-fait de figurer dans votre bibliothèque.

Folio 'Biographie', Paris, 2017, 306 pages. 8,80 euros.

ISBN : 978-2-07-046771-6.

Lev Davidovitch Bronstein
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 06:00

Albert Baratier, dit l'Africain

Un comtois dans la tourmente

Jean-Louis Vincent

Pour le centenaire de la mort du général Baratier, Jean-Louis Vincent nous propose une première biographie de ce personnage exceptionnel, mort d'une embolie au commandement de sa division dans une tranchée de première ligne en octobre 1917.

Ayant fait le choix de la cavalerie en sortant de Saint-Cyr en 1885, le futur général Baratier sert d'abord dans les chasseurs d'Afrique, puis au 12e RCC, avant de passer aux Spahis soudanais en 1891. A partir de cette date, sa carrière bifurque. En 1991, il participe à la colonne Humbert qui, partie de Kayes, via Nioro et Kita, va combattre les Sofas de Samory en dépit d'une épidémie de fièvre jaune. Il y gagne, dans les environs de Kankan, sa première citation. En 1894, il fait partie de la mission Monteil en direction du pays Kong, durant laquelle il se lie d'amitié avec Marchand, qu'il retrouvera bientôt. En effet, de 1896 à 1899, Baratier participe à la mission "Congo-Nil", à l'affaire de Fachoda et représente même son chef à Paris lorsqu'il faut décider s'il convient de céder devant la détermination de Kitchener : "Baratier a été pour Marchand un second d'un dévouement à toute épreuve". Il sera promu dans l'ordre de la Légion d'honneur et cité à l'ordre de l'armée. De retour en métropole, il commande un régiment de chasseurs à cheval à Dole, et quitte sa garnison avec son régiment le 1er août 1914. Elevé au généralat sur la Marne quelques semaines plus tard, il prend le commandement de la 8e division de cavalerie, avant de passer en 1916 à la 134e division d'infanterie en Champagne; où il trouve la mort peu après. Le corps du récit détaille en particulier les trois grandes aventures africaines de Baratier, à l'aide de nombreux témoignages et des écrits du futur général lui-même qui a beaucoup publié, écrit, dessiné. A ce titre, il est tout particulièrement intéressant pour ceux qui s'intéressent à l'expansion  africaine de l'empire colonial. On croise d'ailleurs au fil des pages d'autres grands coloniaux, comme Gouraud ou Mangin.

Un livre bien écrit, agréable et riche d'informations diverses et complètes.

Editions Cabédita, Divonne-les-Bains, 2017, 165 pages.

ISBN : 978-2-88295-775-7.

Officier, ethnologue, géographe, explorateur
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 06:00

Churchill

Stratège passionné

François Kersaudy

Déjà auteur de nombreux ouvrages sur la période de la Seconde guerre mondiale et sur Churchill lui-même (ici, ici , ici et ici par exemple), François Kersaudy nous propose aujourd'hui dans la collection 'Maîtres de guerre' une nouvelle biographie de Churchill.

Encore une ? Ces dernières années, au moins une dizaine d'ouvrages ont été consacrés au Premier ministre anglais de la Seconde guerre mondiale, dont plusieurs biographies. Il n'y a donc vraisemblablement plus grand chose d'original et de nouveau à découvrir. Par contre, et c'est là l'un des charmes de l'histoire, les mêmes sources (en partie complétées) peuvent être analysées sous des angles nouveaux pour proposer aux lecteurs des approches originales. C'est en partie ce que réussi ce livre (exercice difficile), qui bénéficie par ailleurs (comme c'est d'usage dans cette collection) d'une mise en page soignée, accompagnée d'une importante iconographie, d'encarts précis et de quelques cartes. Qualifié de véritable Carnot du Royaume-Uni pour la Grande Guerre, Churchill est ici présenté comme un homme-orchestre, touche-à-tout de génie qui pourtant à les graves défauts de ses brillantes qualités.

Le livre fourmille littéralement d'anecdotes savoureuses. En 1918, alors que les ouvriers des usines d'armement anglaises "pourtant grassement payés" se mettent en grève, Churchill annonce tout simplement que "tous les ouvriers qui ne retourneront pas au travail dans les plus brefs délais auront le privilège de servir la patrie sur le front de France moyennant une solde modique"... Le travail reprend aussitôt ! Ceci n'interdit pas à François Kersaudy (même si l'on sent bien qu'il est très favorable à son sujet) de souligner les fautes et erreurs, de Gallipoli à son analyse des questions balkaniques en 1943-1944 (avec le choix de privilégier Tito). Une idée par jour, souvent excessive, des certitudes mal étayées, des emballements inconsidérés, des analyses stratégiques douteuses, mais aussi une foi chevillée au corps de la grandeur du Royaume-Uni, une aptitude à choisir des collaborateurs particulièrement performants, et une volonté, une volonté !...

Les grands personnages restent d'inépuisables sources d'inspiration. Qui fait le plus vendre ? De Gaulle, Churchill ou Hitler ? Les paris sont lancés, mais Churchill doit indiscutablement figurer en bonne position. Un livre complémentaire à tout ce qui existe déjà (mais objectivement le rayon "Churchill" de la bibliothèque commence à être assez largement fourni).

Perrin, Paris, 2016, 446 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2-262-05047-4.

Le vieux lion
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 06:00

Golda Meir

Une vie pour Israël

Claude-Catherine Kiejman

Réédition d'un ouvrage paru il y a un an environ, cette biographie de la grande femme d'Etat israélienne mérite indiscutablement que l'on s'y attarde. Ce n'est pas lui faire offense que de dire qu'elle n'est pas belle, mais elle possède une personnalité, une volonté, une force de caractère qui impressionneront tous ceux qui auront à négocier avec elle.

Originaire d'Europe orientale brièvement immigrée aux Etats-Unis dans son enfance et son adolescence, elle s'installe en Palestine mandataire comme jeune épouse en 1921, d'abord dans un kibboutz, puis à Jérusalem et enfin à Tel-Aviv. Sur fond de mariage raté, elle s'engage dans les organisations de femmes du parti travailliste naissant, avec les premiers sionistes-socialistes autour de Ben Gourio. Elle prend progressivement en charge l'ensemble des questions sociales et, à 32 ans, entre au comité central du parti des travailleurs à l'époque où les relations deviennent plus tendues aussi bien avec la population arabe qu'avec la puissance britannique. Elle séjourne à nouveau longuement aux Etats-Unis dans les années 1930, à la fois pour faire soigner sa fille malade et pour dynamiser le mouvement sioniste américain. De retour en Palestine en 1936, elle intègre le conseil exécutif de son parti : elle "est la seule femme opérant dans un monde d'hommes sur un pied d'égalité". Du fait des persécutions en Europe centrale et orientale, l'immigration juive augmente en Palestine, et avec elle les violences israélo-arabes. La Hagana, créée en 1929, prend de l'ampleur et Londres envisage déjà la partition du territoire en deux entités, l'une juive, l'autre arabe, mais le mouvement sioniste est divisé entre "réalistes" et "radicaux", dont Golda Meir : "Golda n'admettra jamais que les Arabes de Palestine puissent aspirer à une nation au même titre que les Juifs ... Elle a déjà la certitude que les Arabes n'accepteront jamais un Etat juif indépendant en Palestine, quelle que soit sa taille". L'échec de la conférence internationale de 1938 qui vise à protéger et accueillir les Juifs chassés d'Allemagne le pousse au bout de son raisonnement : "Mon seul souhait est que mon peuple n'ait jamais plus l'occasion d'avoir besoin de la sympathie des autres". Le déclenchement de la guerre en Europe en septembre 1939 marque une évolution difficile parfois à assumer : combattre le nazisme et les Allemands, au premier chef, mais ne jamais oublier les difficultés mises par Londres à l'installation des Juifs en Terre sainte et à leur indépendance. Pour Golda Meir : "Notre guerre sioniste doit être différente de celle des autres nations. Aucun autre pays en période de guerre ne se préoccupe de bâtir, de se développer. Mais nous, nous ne pouvons nous permettre de faire la guerre sans construire." Pourtant, en 1945, en dépit de l'arrivée au pouvoir du parti travailliste à Londres et de la révélation de la Shoah, les Britanniques continuent à se montrer plus favorables aux Arabes qu'aux Juifs en Palestine, où le mouvement de résistance juive se lance dans une véritable guérilla contre "l'occupant". Ce sont alors les contact avec le roi de Jordanie, les négociations dans le cadre de l'ONU, l'arrivée des réfugiés (Exodus) et le trafic d'armes, dans un contexte stratégique dramatique qu'Israël connaît toujours : "Si la guerre reprend, ce sera pour nous une guerre pour la vie ou pour la mort. Pour nous, pas pour eux. Si nous vainquons, nous n'exterminerons pas le peuple égyptien ou syrien, mais si nous échouons et si nous sommes vaincus, ils nous extermineront". Golda Meir sillonne alors les Etats-Unis pour collecter des fonds (50 millions de dollars en deux mois !). En mai 1948, elle co-signe la déclaration d'indépendance d'Israël.

Les événements qui suivent (guerres israélo-arabes, opérations associées à la campagne de Suez, accession au gouvernement puis Premier ministre) sont davantage présents dans notre mémoire collective, mais le livre apporte aussi sur ces périodes son lot d'informations et de précisions, sur les relations avec les dirigeants arabes, avec les Etats-Unis, sur la politique de défense, sur les débats de politique intérieure avec les partis religieux, etc.

Au total, une belle biographie sur une grande dame de la politique israélienne et internationale, un acteur incontournable du XXe siècle et en particulier au Proche-Orient.

'Texto', Paris, 238 pages, 10,- euros;

ISBN : 979-10-210-2120-4.

La dame de fer israélienne
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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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