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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 00:01

Le colonel Charles Michon

Chef des Cadets de Saumur

L'honneur au prix du sacrifice

Thierry Dromard et Pascale Michon

Voici la biographie, essentiellement rédigée à partir des archives familiales, du colonel Michon, commandant l'école de cavalerie et du train de Saumur au printemps 1940 et qui va devenir le chef des "Cadets de Saumur".

La biographie à proprement parler du colonel Michon représente environ la moitié du livre, la seconde moitié étant pour l'essentiel constituée d'annexes, dont près de 80 pages de photos. Saint-cyrien de la promotion 1903-1905, il est notamment grièvement blessé et porté disparu en 1915. En fait prisonnier en Allemagne, puis en convalescence en Suisse, il sert ensuite, au début des années 1920, en Anatolie pendant la guerre gréco-turque. Les auteurs consacrent bien sûr de longs développements aux évènements de juin 1940, en particulier à propos de la question des moyens disponibles et de celle des rapports entre le colonel et le maire de Saumur qui souhaite que sa commune soit déclarée "ville ouverte". Ils abordent également les polémiques ultérieures sur le rôle personnel réel du colonel.

Un petit livre qui n'épuise pas le sujet mais qui complète utilement les récits généraux des combats des Cadets en donnant un coup de projecteur sur leur chef et sur les problématiques de son niveau, dans le contexte très particulier de l'époque. A connaître par tous ceux qui s'intéressent à la campagne de France.

Editions Lamarque, Avon-les-Roches (37), 2020, 208 pages, 19,- euros.

ISBN : 978-2-490643-44-8.

Pour commander directement le livre : ici.

Un cavalier

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 00:01

De Gaulle

L'homme du siècle

Jean-Paul Bled (Dir.)

Encore un livre sur De Gaulle ! Ils ont été si nombreux en cette année de commémoration. Mais celui-ci présente bien des différences, en particulier d'être un ouvrage collectif qui se caractérise par la grande diversité des contributeurs.

On trouve en effet parmi les 23 contributeurs aussi bien des universitaires (Eric Anceau) que des politiques (Jean-Pierre Chevènement), mais aussi journalistes (Philippe de Saint-Robert), professions juridiques (Matthias Fekl), hauts fonctionnaires (Jean-Marc Simon), etc. Des jeunes brillants (David Chanteranne) et des émérites (Jean-Paul Bled), des spécialistes de la Russie (Jean-Pierre Arrignon), des têtes couronnées (Philippe Delorme), du gaullisme (Olivier Germain-Thomas), etc. Chacun présente, avec son style, ses références, son caractère, un texte sur une facette particulière du général De Gaulle, sur un aspect de sa personnalité, de ses textes, de ses idées qui lui semble important. C'est ainsi que David Chanteranne évoque le général "dans le sillage de Napoléon", que Philippe Delorme se demande si De Gaulle était royaliste ?, qu'Alain Laquièze s'interroge sur son rapport à l'Etat, que Renaud Meltz revient sur le choix du nucléaire, que Jean-Pierre Chevènement nous parle des invariants stratégiques et du rôle dans le domaine de la Défense du général, ou que Dominique Barjot dresse le bilan de l'économie française sous sa présidence. Les relations avec l'Afrique, avec le Liban, avec l'Allemagne, avec les Etats-Unis, avec le Canada français ou avec l'URSS sont également abordées, tandis que Arnaud Teyssier évoque "De Gaulle révolutionnaire" et que Matthias Felk nous propose un original "De Gaulle à table".

Une contribution originale aux publications de cette année 2020, une approche kaléidoscopique de ce que fut De Gaulle. Un livre qui peut se lire par chapitre isolé, sans ordre précis, en fonction de l'intérêt du moment, et qui sur de nombreuses thématiques vient utilement compléter notre connaissance du personnage.

Editions du Cerf, Paris, 2020, 353 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2-204-13758-4.

Pour commander directement le livre : ici.

Multiples facettes

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 00:01

Charles De Gaule et l'irruption hitlérienne

Le gaullisme précurseur, 1932-1940

Gilles Le Béguec, Jean-Paul Thomas et Jean Vavasseur-Desperriers

Voici un ouvrage à bien des égards surprenant. En cette "année De Gaulle", où les publications hagiographiques sont nombreuses, voici une étude qui tranche, car elle relève de la véritable recherche, presque une enquête. Avec Gilles Le Béguec, ancien président du conseil scientifique de la Fondation Charles De Gaulle, Jean-Paul Thomas et Jean Vavasseur-Desperriers abordent sur le fond le passage de De Gaulle de "simple" officier à théoricien et stratège.

On sait qu'à partir de 1934-1935 De Gaulle tente de faire passer ses idées sur la motorisation et une composante professionnelle dans l'armée par l'intermédiaire de journalistes et d'hommes politiques. Les trois auteurs vont plus loin. Sur la base de recherches approfondies, ils réévaluent totalement le rôle d'André Pironneau, rédacteur en chef de L'Echo de Paris. Ils ont été mis sur cette piste par De Gaulle lui-même qui écrit au début de ses Mémoires de guerre : "Je fis, d'abord, alliance avec André Pironneau ... Il publia quarante articles". En fait une cinquantaine. Mais surtout il apparaît que De Gaulle lui-même est directement l'auteur d'articles, simplement signés Pironneau. La première partie du livre est consacrée à présenter la véritable campagne de presse en faveur d'une armée mécanisée menée par De Gaulle, avec pour point pivot mais sans exclusive L'Echo de Paris, dont les liens et les engagements sont précisés. La deuxième partie revient sur les réseaux médiatico-politiques de De Gaulle et surtout présente une analyse fine des textes pour y retrouver le style du militaire sous la signature du journaliste (dont les titres et les dates de publication sont précisés). La troisième partie fait en quelque sorte le point des lourdeurs du système : influence du maréchal Pétain et lourdeur des habitudes dans le monde militaire, poids de la politique de désarmement, idéologie, incompréhension voire ignorance dans le monde politique. La quatrième cherche à déterminer le cheminement politique de De Gaulle et de ses idées dans la IIIe République du milieu des années 30, dans son contexte stratégique et géopolitique, jusqu'à l'effondrement final. Dans les annexes, on apprécie la tentative d'identification des premiers gaullistes, avant 1940, ceux qui adhérèrent aux idées du futur chef de la France Libre avant la guerre.

Une étude extrêmement fouillée, qui remet en cause quelques certitudes sur cette période des années 1930 et qui montre bien que, "simple" commandant puis lieutenant-colonel, De Gaulle n'a pas hésité à utiliser les médias de l'époque pour mener une véritable campagne de presse dont il fournit non seulement les thèmes mais parfois même les textes. Un livre indispensable sur les rapports politico-militaires de l'époque.

Presses universitaires de Rennes, 2020, 315 pages, 25,- euros.

ISBN : 978-2-7535-8143-2.

Pour commander directement le livre : ici.

De Gaulle avant De Gaulle

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 00:01

Salan

Pierre Pellissier

Voilà une biographie attendue depuis longtemps ! Contraint à l'oubli par sa participation à la tentative de putsch en Algérie puis à l'OAS, le général Salan, sans méconnaître les évènements du début des années 1960, méritait d'être tiré de l'ombre au regard de sa carrière exceptionnelle.

Le livre nous propose donc de suivre l'officier de la Première Guerre mondiale et de Saint-Cyr à la fin de sa vie. Nombreux seront sans aucun doute ceux qui apprendront le détail de son séjour au Levant à partir de 1920, qui lui vaut d'être fait chevalier de la Légion d'honneur comme lieutenant à l'âge de 21 ans. En 1924, c'est la découverte de l'Indochine. Affecté au 3e régiment de tirailleurs tonkinois, il rejoint le poste de Nguyen Binh, en train depuis Lang Son, puis par la RC4, "autant de lieux qui marqueront plus tard sa carrière". Outre ses responsabilités proprement militaires, il devient responsable de l'exploitation de mines d'étain. Il apprend la langue vernaculaire, vit au milieu de ses tirailleurs, fils spirituel de Gallieni : "d'abord soldat, il doit poser les armes dès la paix obtenue pour devenir administrateur. Il n'oubliera jamais cette définition ; elle restera valable quelques décennies encore, partout où l'armée française va tenter de contenir les guérillas". Capitaine en 1930, il rédige l'année suivante un manuel bilingue pour l'enseignement des langues locales, qui lui vaut les palmes académiques. Rentré en métropole en 1937, il devient l'adjoint du chef du bureau Renseignement du ministère des colonies, plus particulièrement en charge de l'Extrême-Orient. Il y est promu chef de bataillon en 1938, et peut suivre la montée des menaces tant en Asie qu'en Europe. En 1939, il entre en Ethiopie via le Soudan anglo-égyptien avec un faux passeport et une fausse carte de presse pour apporter armes et argent aux résistants éthiopiens et au printemps 1940 prend le commandement d'un bataillon de tirailleurs sénégalais en cours de formation, par la suite intégré au 44e régiment mixte d'infanterie coloniale. Engagé sur la Somme en juin, puis est dirigé par le "réduit breton" avant de se replier vers les Charentes. Pour ces quelques semaines, il est cité trois fois. Lorsqu'il arrive à Montauban en juillet, le régiment ne compte plus que 20 officiers sur 80 et 600 hommes sur 3.000. Dans le cadre de l'armée d'armistice, il reprend ses fonctions au service de renseignement du ministère des Colonies. Il n'oublie pas l'Indochine, mais ne peut pas faire grand chose : "Suite tragique de notre défaite, l'Indochine va vers son destin, nous l'abandonnons aux Japonais". Il rejoint alors l'organisation secrète du colonel Groussard. Au titre de ses activités au ministère il reçoit la Francisque, tout en multipliant les contact avec les Nord-Américains et Londres, ce qui lui vaut d'être muté "disciplinaire" à Dakar en février 1942. Il y retrouve d'ailleurs Lacheroy, assiste de loin au débarquement anglo-saxon en Afrique du Nord et à l'occupation de la zone "libre" et au début de l'année 1943 rejoint Alger. Désormais colonel, il est bientôt affecté à la 9e DIC, au commandement du 6e régiment de tirailleurs sénégalais. La Corse, l'île d'Elbe, la Provence et la remontée vers l'Alsace. Général à la fin de la campagne, il est appelé par Leclerc en Indochine. Il retrouve donc l'Extrême-Orient, qu'il ne quittera presque pas pendant plusieurs années avec le rôle que l'on sait (l'auteur consacre près de 150 pages à cette période) : "Perdre un empire, c'est se perdre soi-même, c'est enlever tout un sens à une vie d'homme, à une vie de bâtisseur". Les derniers chapitres sont bien sûr consacrés à l'Algérie, où Salan arrive en 1955, période à laquelle Pierre Pellissier consacre plus de 200 pages, jusqu'à "la plongée dans la clandestinité" la retraite venue. C'est désormais le récit du putsch et de l'engagement dans l'OAS, en particulier dans le domaine politique bien développé, et la clandestinité jusqu'à son arrestation en avril 1962. Immédiatement jugé, il refuse de répondre et se contente d'une déclaration liminaire : "Je ne suis pas u chef de bande, mais un général français, représentant l'armée victorieuse et non l'armée vaincue. A la différence de celui qui vous demande licence de me tuer, j'ai servi le plus souvent hors de métropole. J'ai voulu être officier colonial, je le suis devenu. Je me suis battu pour garder à la patrie l'empire de Gallieni et du père de Foucauld. Mon corps a conservé les traces profondes de ce combat. J'ai fait rayonner la France aux antipodes. J'ai commandé. J'ai secouru. J'ai servi et, par dessus tout, j'ai aimé. Amour de cette France souveraine et douce, forte et généreuse, qui portait au loin la protection de ses soldats et le message de ses missionnaires ... Quand on a connu la France du courage, on n'accepte jamais la France de l'abandon". Il va rejoindre la prison de Tulle (dont le régime est décrit) où, alors que les libération commencent dès 1966 pour ses codétenus, il reste jusqu'en juin 1968 et consacre ensuite son temps à la rédaction de ses mémoires.

Une biographie qui nous entraîne donc bien au-delà de la seule période de la guerre d'Indochine, au long d'un parcours de vie et d'engagement qui, par respect de la parole donnée et sens du sacrifice, explique les choix des dernières années. Indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'armée française au XXe siècle.  

'Tempus', Perrin, Paris, 2020, 716 pages, 12,- euros.

ISBN : 978-2-262-08656-5.

Pour commander directement le livre : ici.

Le "Mandarin"

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 00:01

Le général Georges

Un destin inachevé

Max Schiavon

Réédition revue et augmentée du livre paru en 2009 et totalement épuisé. Une biographie de référence, monumentale, qui apporte beaucoup d'éléments sur l'histoire de l'armée française de la IIIe République, deuxième guerre mondiale incluse.

Le général Georges est surtout connu pour avoir été grièvement blessé lors de l'attentat qui coûte la vie au roi de Yougoslavie, à Marseille, à l'automne 1934 (quellles furent réellement les séquelles sur le long terme ?), et pour avoir été le commandant des troupes sur le front du Nord-est en 1939-1940. Au-delà de ces deux périodes, Max Schiavon nous livre une biographie très complète, organisée en deux grandes parties (jusqu'en 1939, puis la Seconde guerre mondiale) et revient sur les nombreuses et variées affectations de Georges en première partie de carrière. Après Saint-Cyr, le futur général sert à deux reprises en Algérie (notamment sud-algérien), est breveté de l'Ecole supérieure de Guerre et sert comme officier d'ordonnance du ministre. La Grande Guerre le voit alterner les commandements dans la troupe et les postes en état-major, sur le front de France mais aussi en Grèce au moment où le roi Constantin est contraint de quitter le trône sous la pression des Alliés. Après le conflit, il commande le 64e régiment de tirailleurs marocain en occupation en Allemagne avec lequel il participe en 1923 à l'occupation de la Ruhr, à l'issue de laquelle il est élevé au généralat. Il participe ensuite à la guerre du Rif avec Pétain, avant de suivre la scolarité du Centre des hautes études militaires, qui prépare les futurs grands chefs de l'armée. Il rejoint l'Afrique du Nord en 1928 pour prendre le commandement de la division d'Alger, puis en 1931 celui du 19e corps d'armée, tout en ayant entre temps brièvement rejoint le cabinet du ministre de la Guerre. Membre du Conseil supérieur de la Guerre, Gamelin lui est préféré pour succéder à Weygand en 1935 et il devient major général. La seconde partie, à partir de 1939, est dans un premier temps mieux connue (drôle de guerre et campagne de France), mais le lecteur en apprendra beaucoup sur Georges à partir de l'été 1940, ses rapports à Pétain et Vichy (il est l'un de ceux qui demandent en 1942 au maréchal de quitter l'hexagone), ce qu'il pense de De Gaulle et de la Résistance, sa présence et son rôle à Alger aux côtés de Giraud. La fin du volume est consacrée à l'immédiat après-guerre, entre procès et réhabilitation.

Un livre indiscutablement important, même si l'empathie de l'auteur pour son sujet est parfois trop nette (l'effondrement moral de Georges lors de la percée allemande à Sedan est attesté par bien d'autres témoignages que celui de Doumenc). Le sous-titre ("L'homme qui aurait pu éviter la débâcle") paraît ici bien excessif, mais c'est le jeu de la mise en page de la couverture. En tout été de cause, une biographie de référence pour un officier général ayant connu, jusqu'au drame final, une superbe carrière. 

Editions Pierre de Taillac, Paris, 2020, 536 pages. 26,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-164-3.

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Une carrière exceptionnelle

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 00:01

Hindenburg

L'homme qui a conduit Hitler au pouvoir

Jean-Paul Bled

Remettant en cause pratiquement tous les fondements de la notoriété du maréchal Hindenburg, presque réduit à l'état de "pur produit de la caste des junkers", Jean-Paul Bled livre ici un portrait sans concession du maréchal allemand.

L'ouvrage est organisé en 19 chapitres chronologiques, qui accordent une place essentielle à la fin de la vie du président de la République de Weimar, puisque dès la page 37 nous en sommes à 1914, alors que le général est déjà quitté le service actif. Notons ici une erreur étonnante dès la première page : "En août 1914, voici trois ans qu'il est un général en retraite, à l'instar du colonel Philippe Pétain en France". Sauf que Pétain n'était pas encore en retraite. Le survol de plus de 40 ans de carrière militaire s'effectue donc sur les 16 pages du chapitre 2, ce qui nous prive de développements sans doute intéressants sur la formation et la carrière des officiers généraux de l'Allemagne impériale. La Grande Guerre est traitée en un peu plus de 80 pages, ce qui laisse peu de place pour entrer dans le détail des responsabilités et actions du vainqueur de Tannenberg, ou du moins reconnu comme tel même si Ludendorff y joue un rôle essentiel. Finalement, Vae victis, Malheur aux vaincus. Pour chaque phase importante jusqu'à l'automne 1918, l'auteur souligne surtout les échecs et remet généralement en cause la pertinence des décisions ou laisse entendre qu'Hindenburg n'est pas à l'origine de telle ou telle idée. Sa réputation serait ainsi "largement usurpée". Reconnaissons bien sûr que le successeur de Falkenhayn a su habilement utiliser les moyens de communication disponibles pour forger son image et se créer une notoriété hors de proportion avec la réalité. Mais est-il pour autant nécessaire de tout nier ? Enfin, plus de 270 pages sont donc consacrées au rôle de l'ancien chef militaire dans la république de Weimar, de la répression des mouvements révolutionnaires aux polémiques autour de l'exil de Guillaume II, au mythe du "coup de poignard dans le dos" et à la rédaction de ses mémoires (véritable plaidoyer pro-domo), jusqu'à son élection à la présidence de la République en 1925. Son action comme chef de l'Etat pendant dix ans est soigneusement détaillée, en particulier au fur et à mesure de l'ascension des nationaux-socialistes. Deux ans avant son décès, l'arrivée d'Hitler au poste de chancelier change la donne, le "petit caporal bohémien" manoeuvrant le vieux maréchal prussien et s'appuyant sur un parti totalitaire pour mettre en place un régime de dictature.

Un livre qui insiste donc très largement sur les vingt dernières années de la vie d'Hindenburg et présente dans la plupart des situations une analyse négative de ses prises de position et de ses décisions. Une remise en cause parfois salutaire des idées reçues, mais de façon finalement trop systématique (il lui fallait quand même bien quelques compétences pour avoir cette carrière ?). On apprécie les nombreuses références aux sources allemandes et témoignages des contemporains (notes de bas de page et bibliographie finale), ce qui ouvre aux lecteurs français qui souhaitent approfondir le sujet d'utiles pistes d'investigation.  

Tallandier, Paris, 2020, 333 pages. 22,50 euros.

ISBN : 979-10-210-3552-2.

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Mauvais génie

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 00:01

Charles le catholique

De Gaulle et l'Eglise

Gérard Bardy

Pour la première fois semble-t-il, la vie, les convictions, les décisions et les actes du général De Gaulle sont vus dans la durée et dans leur ensemble sous l'angle de sa foi catholique.

Né dans un famille considérée comme "d'inspiration contre-révolutionnaire à l'origine, dans la lignée de Joseph de Maistre" évoluant vers le catholicisme social, son père se définissant comme "monarchiste de regret", Charles De Gaulle est animé toute sa vie, comme ce livre le montre fort bien, par "cette spiritualité intimement liée à son patriotisme". Un aspect de la personnalité, des convictions, des sources d'inspiration que tous ceux qui se revendiquent aujourd'hui du gaullisme pourraient utilement méditer. Le livre est organisé en huit chapitres chronologiques, de la jeunesse (à 17 ans il participe au pèlerinage de Lourdes comme brancardier) à sa carrière militaire ("devenu soldat pour servir Notre-Dame la France") de la Grande Guerre et de l'entre-deux-guerres, où l'auteur retrouve de nombreuses traces de la foi de l'officier et de sa très large culture historique : "En vérité, l'esprit militaire, l'art des soldats, leurs vertus sont une partie intégrante du capital des humains. On les voit incorporés à toutes les phases de l'histoire ... Car enfin, pourrait-on comprendre la Grèce sans Salamine, Rome sans les légions, la Chrétienté sans l'épée, l'Islam sans le cimeterre, la Révolution sans Valmy, le Pacte des Nations sans la victoire de la France ?". Le chapitre 4 est consacré à la période de la France Libre, vécue "comme une croisade", alors que l'épiscopat métropolitain soutient massivement le maréchal Pétain. Et lorsque De Gaulle est reçu au Vatican en audience solennelle par le Saint-Père en 1944, le prudent protocole l'assimile à une autorité destinée à monter sur le trône ! De la Libération et de l'épuration (chapitre 5) avec le souci de la réconciliation, à la traversée du désert durant la IVe République (chapitre 6), période durant laquelle il est marqué non seulement par la mort accidentelle de Leclerc ("Catholique pratiquant comme De Gaulle, il s'est, comme lui, d'abord inspiré de Maurras ... Les deux soldats vénèrent à égalité Dieu et la patrie"), mais aussi et surtout par celle de sa fille Anne et au cours de laquelle la foi chrétienne revêt une extrême importance. Le chapitre 7 nous emmène dans l'histoire de la Ve République, présentée (sans doute un peu à l'excès parfois) comme essentiellement placée sous le signe de la conception catholique de la vie des hommes et des nations, dont Alexandre Peyrefitte donne cette définition : "Sa mission lui paraît être d'unir le passé et l'avenir. Homme du passé, il récapitule en lui des siècles de notre histoire ; il ne renie aucune de nos traditions diverses et même opposées. Homme de l'avenir, il l'est dans le même élan ; au point que je n'ai jamais vu pareille attention au futur". De l'élection du nouveau pape en 1958 et de l'alliance de fait avec le Vatican ("Notre pays ne serait pas ce qu'il est s'il n'était d'abord un pays catholique"), à l'autorisation de la pilule contraceptive qui "dresse une partie des catholiques contre De Gaulle", c'est une présentation peu courante du premier président de la Ve République qui nous est offerte. Les dernières pages, consacrées à la fin de vie du général, sont du même ordre. Sait-on par exemple que durant son célèbre séjour en Irlande en 1969 un prêtre venait chaque dimanche dans son hôtel pour célébrer la messe à son attention ?

Une biographie atypique, sous un angle original, qui change des hagiographies si courantes sur "l'homme qui a dit Non !". Un De Gaulle rendu à la fois plus humain et plus grand. Un très bon livre. 

Coll. "L'Abeille", Plon, Paris, 2020, 619 pages, 11,- euros.

ISBN : 978-2-259-30455-9.

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Une vie sous le signe de la foi

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 00:01

De Gaulle

Stratège au long cours

François Kersaudy

La quatrième de couverture commence par ces deux phrases significatives : "Des cinq grands protagonistes de la Seconde guerre mondiale, Charles De Gaulle est le seul à avoir reçu une formation d'officier général, les quatre autres -Hitler, Staline, Roosevelt, Churchill- pouvant être considérés comme des stratèges amateurs. Mais l'ironie du sort a voulu qu'il ait été aussi le seul à n'avoir pratiquement pas d'armée...". Nonobstant le fait qu'il n'y a pas de "formation d'officier général" et que Churchill peut difficilement être réduit à un "stratège amateur", l'affirmation n'est pas fausse et justifie le livre.

Prenant chronologiquement la carrière du futur président de la Ve République, l'auteur étend largement son propos avant et après la Seconde guerre mondiale qui est habituellement le coeur des ouvrages de la collection. De sa formation à Saint-Cyr à son arrivée comme jeune sous-lieutenant au 33e RI, des combats de Dinan en 1914 pour le lieutenant à ceux de Douaumont en 1916 pour le capitaine, de la mission militaire en Pologne au séjour au Levant, de l'auteur d'ouvrages de stratégie de l'entre-deux-guerres au commandant de la 4e DCr en 1940, du chef de la France Libre au gouvernement provisoire de la République, de la Libération à la traversée du désert sous la IVe République, de la guerre d'Algérie au retrait du commandement militaire intégré de l'OTAN et à l'arme atomique indépendante, c'est toute une vie consacrée à la conception, l'élaboration, la formalisation d'abord puis la mise en oeuvre ensuite d'une conception souveraine de la stratégie nationale. Ce fil conducteur, que l'on retrouve durant toutes les périodes, dans tous les exemples retenus, est indissociable de la pensée politique du général De Gaulle, avec le souci permanent que la France tiennent son rang. Lui-même s'interrogera : "Ce qui m'importe, c'est ce que l'on pensera dans deux générations, c'est le jugement que l'on portera : ai-je été utile à mon pays oui ou non ?"... Une question que les innombrables politiciens qui aujourd'hui prétendent se recommander du gaullisme devraient sérieusement se poser.

Une approche de la pensée du général De Gaulle dans le temps long qui montre la cohérence d'un parcours (mais aussi, lu en creux, la difficulté d'y être fidèle). Un volume à recommander à tous ceux qui souhaitent une compréhension claire des principes stratégiques du gaullisme.

Perrin, Paris, 2020, 336 pages, 25,- euros.

ISBN : 978-2-262-07893-5.

Le Connétable

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 00:01

Dimitri Amilakvari

Un prince combattant

Jean-Paul Huet

"Nous, étrangers, n'avons qu'une seule façon de prouver à la France notre gratitude pour l'accueil qu'elle nous a fait, c'est de mourir pour elle". Une telle déclaration mériterait d'être rappelée... Elle figure en tête de l'introduction que Jean-Paul Huet a rédigé pour son livre.

Bien connu pour ses publications antérieures (ici, ici et ici par exemple), l'auteur nous propose ici la première biographie du prince Amilakvari, officier de la Légion étrangère, mort en octobre 1942 à la tête de la 13e DBLE. Admis à Saint-Cyr (promotion 1924-1926) à titre étranger après que sa famille ait été contrainte de quitter la Géorgie face à l'occupation soviétique, sa carrière commence en Afrique du Nord, au Maroc puis en Algérie. Au détour d'une page, on apprend que son frère ainé, Constantin, a également servi dans la Légion, comme sous-officier, mais que son parcours pendant la Seconde guerre mondiale fut tout autre puisqu'il fut grièvement blessé sur le front de l'Est au sein de la LVF. Familles brisées dans le grand tourbillon d'une guerre totale. Affecté à la 13e DBLE dès sa création pour la campagne de Norvège en 1940, avec notamment Koenig et de Sairigné, sous les ordres de Magrin-Vernerey (le futur Monclar), il y est cité et fait chevalier de la légion d'honneur. Ralliant l'Angleterre dès le mois de juin 1940. Après l'échec de l'opération sur Dakar, il participe au ralliement du Gabon avant d'embarquer pour l'Afrique orientale. (et se lie notamment à Susan Travers pendant le voyage). Les campagnes se succède : Erythrée au printemps 1941, Syrie en juin, Libye à partir de l'hiver 1941-1942, avec en point d'orgue la victoire défensive de Bir-Hakeim en mai-juin et son exfiltration épique. Replié avec la 13 au sein de la 1ère brigade française libre vers la frontière égyptienne, il est notamment fait compagnon de la Libération par le général De Gaulle puis participe aux batailles d'El Alamein, qui bloque la progression des Germano-Italiens mais il est alors tué au combat. Sa disparition provoque une intense émotion, aussi bien dans la troupe que parmi les chefs de la France Libre. En 1955, la 141e promotion de Saint-Cyr est baptisée de son nom.

Dans un style enlevé, agréable et facile à lire, Jean-Paul Huet retrace ainsi avec brio la carrière aussi brillante que fulgurante d'un officier exemplaire, un prince géorgien qui avait choisi de devenir fils de France par le sang versé. Une biographie vivement recommandée, au-delà du cercle traditionnel des amateurs d'histoire de la Seconde guerre mondiale.

Lemme Edit., Chamalières, 2020, 199 pages, 21,- euros.

ISBN : 978-2-917575-90-1.

Prince légionnaire

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 00:01

Churchill

Andrew Roberts

Parution en français fin août de cette monumentale biographie de Churchill (traduction d'Antoine Capet), par l'un des plus grands spécialistes anglais.

Andrews Roberts retrace bien sûr chronologiquement toute la vie du militaire puis du politique que fut le Britannique, considérant que ces deux facettes sont étroitement liées : "Même si Churchill se plaisait bien dans l'armée, cela ne fut jamais pour lui qu'un moyen de parvenir à ses fins : il voulait se faire un nom comme soldat avant de devenir un grand homme d'Etat comme son père". Des campagnes coloniales dans l'empire britannique au journalisme, de l'entrée en politique à la Grande Guerre, de la traversée du désert de l'entre-deux-guerres à l'opposition très tôt à l'Allemagne nazie et au retour au pouvoir puis aux combats de 1940 ("Du sang, de la sueur, des larmes"...), de la résistance seul face à l'Allemagne à l'entrée en guerre des Etats-Unis puis à l'aide à l'URSS avant de dénoncer le rideau de fer abattu sur l'Europe, les grandes étapes en sont connues. L'intérêt de cette volumineuse publication réside dans l'apport de nouvelles sources, de fonds privés (y compris pour la première fois le journal intime du roi Georges VI), qui permettent à l'auteur de nous donner un portrait sans aucun doute très proche de la réalité de Churchill. Tout ceci avec une objectivité assez exemplaire, puisque les défauts et échecs sont clairement identifiés, mais aussi les idées reçues abusives corrigées.

On apprécie la grande qualité formelle du volume (papier, typographie, mise en page), et les amateurs trouveront près de 25 pages de bibliographie en fin de volume pour aller plus loin sur tel ou tel aspect. Un ouvrage d'absolue référence.

Perrin, Paris, 2020, 1319 pages, 29,- euros.

ISBN : 978-2-262-08119-5.

Le Lion

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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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