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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 00:05

Apaiser Hitler

Tim Bouverie

La politique (trop) longtemps suivie par les dirigeants français et britanniques de concessions à Hitler entre 1933 et 1939 est au cœur de ce livre. A partir des archives de Londres, Paris et Berlin comme à partir des journaux et témoignages des acteurs, Tim Bouverie replace systématiquement les évènements dans le contexte de l'époque.

Face à Hitler qui ne cesse de protester de sa volonté pacifique tout en multipliant les "dernières" revendications, les dirigeants français et anglais, représentants de peuples profondément marqués par le coût humain de la Grande Guerre (le "Plus jamais ça !" et la "Der des Ders")), tentent de faire entendre raison au Führer, en se contentant souvent d'affirmations rassurantes. L'auteur nous entraîne au cœur des opérations de séduction menées par l'Allemagne (à l'occasion des jeux olympiques de 1936 par exemple), dans le dédale des conversations plus ou moins informelles entre diplomates et représentants des trois pays (en ajoutant ponctuellement l'Italie, dont l'alliance est recherchée par les Occidentaux comme par le Reich). Il nous détaille les cas de conscience de quelques uns et la naïveté de beaucoup comme lors des accords de Munich ("De manière cruciale pour la suite, les accords de Munich persuadèrent Hitler que les puissances occidentales ne se battraient jamais contre lui et continueraient à accepter ses demandes"). La crise du corridor de Dantzig, qui fait suite à celle des Sudètes, voit en quelque sorte le "baroud d'honneur" des partisans de "l'apaisement", les tractations des uns et des autres avec l'URSS, le coup de poker raté des garanties accordes à la Pologne et bientôt le remplacement de Chamberlain par Churchill.

Un volume tout particulièrement intéressant, agréable à lire et riche sur le fond, qui se termine par plus de vingt pages de bibliographie, souvent en anglais. Au-delà, un enseignement sur l'inutilité de ce type de politique face à de tels ennemis...

Flammarion, Paris, 2019, 665 pages, 29,- euros.

ISBN : 978-2-0814-9612-5.

Jeu de dupes

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 00:05

La guerre inéluctable

Les chefs militaires français et la politique étrangère, 1935-1939

Simon Catros

Le sujet est essentiel car, à l'automne 1939, dans une sorte d'inventaire à la Prévert, les dirigeants français derrière Gamelin ajoutent les divisions turques aux grecques, aux roumaines, aux yougoslaves pour se persuader que les "Alliés" disposent de davantage de soldats et de matériels que les Allemands… Par ailleurs, on sait que la distorsion entre les choix diplomatiques et les capacités militaires expliquent en grande partie l'abandon à deux reprises de la Tchécoslovaquie. La question est donc d'importance.

Simon Catros a divisé son étude en neuf grands chapitres. Il s'intéresse d'abord aux états-majors généraux des trois armées (cette approche comparative interarmées est indiscutablement l'une des forces de l'ouvrage, même si l'Armée -de Terre- est indiscutablement la plus importante), à leurs structures et à leur fonctionnement, puis au rôle des militaires dans l'élaboration de la politique étrangère. Si l'auteur scande bien les différentes périodes et souligne les innovations utiles, il se montre à notre sens un peu trop optimiste sur la réalité de cette influence. Les chapitres qui suivent (3 à 5) sont consacrés à la perception, via les services de renseignement, des principaux acteurs sur la scène internationale : l'Allemagne, bien sûr, mais aussi l'Italie, le Royaume-Uni, la Belgique, la Tchécoslovaquie, la Pologne, les Etats balkaniques et l'URSS. La surévaluation constante de la puissance allemande est une réalité, et l'on aurait pu insister sur la place des décisions britanniques dans les choix français. La dernière partie (chap. 6 à 9) traite de la période 1936-1939, de la remilitarisation de la Rhénanie aux déclarations de guerre, avec des points forts (la crise avec l'Italie, la guerre d'Espagne, l'affaire des Sudètes) et d'autres moins convaincants (la Rhénanie, l'alliance avec la Turquie, les projets de front de revers avec l'URSS). Tout en redonnant une vraie place aux états-majors généraux et à leurs chefs et en pointant un certain nombre de disfonctionnements, le livre nous laisse donc sur notre faim sur certains points. On doit cependant reconnaître son imposant appareil de notes de référence et la longue liste finale des archives consultées, autant de pistes ouvertes pour ceux qui veulent creuser davantage tel ou tel aspect.

Un volume d'autant plus important que le sujet n'avait pas encore été traité sous cet angle pour le grand public. Une étude indispensable dans toute bibliothèque sur les années d'avant-Seconde guerre mondiale.

Presses universitaires de Rennes, 2020, 291 pages, 25,- euros.

ISBN : 978-2-7535-7876-0.

MILITARO-DIPLOMATIQUE

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 06:00

1940 - 1969
De Gaulle face aux Américains

Daniel Pierrejean

On sait que le général De Gaulle, très sourcilleux en matière d'indépendance nationale et de souveraineté, a toujours entretenu des relations compliquées avec les Etats-Unis. Ce livre en raconte l'essentiel, de la Seconde guerre mondiale à son départ du pouvoir au soir de sa vie.

Les moments les plus conflictuels se situent sans doute parmi les évènements des années 1940-1942, tant que la fiction d'une zone libre donne une apparence de légitimité au régime de Vichy, mais les difficultés se poursuivent et l'on sait que Roosevelt contestait encore en 1944 sa représentativité à De Gaulle, et prévoyait l'occupation militaire de la France après le débarquement. Au début de la guerre d'Indochine également, lorsque la France s'efforce de reprendre pied en Extrême-Orient, le président américain veut en chasser les Français et met l'OSS en soutien d'Hô Chi Minh. La situation semble se normaliser avec la fin des guerres de décolonisation et la polarisation du monde autour de la guerre froide, mais la volonté gaulliste d'exprimer une voie originale dans le concert des nations n'est pas sans poser de problèmes. La question de la maîtrise de l'arme nucléaire et de l'intégration dans l'OTAN ouvre la dernière crise majeure, sanctionnée en 1966 par le retrait de la France du commandement militaire intégré.

Le dernier chapitre s'ouvre sur cette phrase du président Nixon : "De Gaulle n'a pas besoin de monument. Il est lui-même un monument et la France est son monument". L'histoire se termine sur une forme d'apaisement (de façade ?). Un livre qui revient sur une période d'histoire de France qui a directement contribué à façonner ce que nous sommes encore aujourd'hui.

Editions Sutton, Tours, 2017, 284 pages, 18,- euros.

ISBN : 978-2-8138-1023-6.

Un pays digne de ce nom ...

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 06:00

 

Le Conseil de sécurité des Nations Unies

Entre impuissance et toute puissance

Alexandra Novosseloff (Dir.)

En associant dix-sept autres contributeurs, enseignants, doctorants ou diplomates pour la plupart, Alexandra Novosseloff a pu assurer une couverture extrêmement large du sujet, y compris par des praticiens.

 La première partie pose heureusement le cadre général en rappelant comment fonctionne le Conseil de sécurité, le processus d'adoption des résolutions et quelles ont été ses décisions depuis vingt-cinq ans. La seconde et la troisième parties intéresseront directement ceux qui travaillent sur les questions militaires avec la question du recours à la force armée (2e partie) et des opérations de maintien de la paix (3e partie). Pas de longues études de cas particuliers ici, mais des textes d'explication et de synthèse faisant ressortir le difficile passage des principes à l'action concrète et, par exemple, les critères pour la mise à disposition de troupes par les pays contributeurs. La quatrième partie, émergente en quelque sorte, nous parle en une seule longue contribution de presque quarante pages, de la question du droit international humanitaire et des droits de l'homme. La cinquième traite du sujet récurrent (véritable serpent de mer) de la réforme du Conseil de sécurité, avec un "état de la question" qui n'oublie pas la délicate question du maintien du droit de veto ... pour la France. La transition est ainsi assurée avec la sixième et dernière partie qui fait un point assez complet des relations et rapports entre Paris et le Conseil, à la fois dans la conception que la France se fait de son rôle et dans la contribution qu'elle lui apporte. Les annexes sont à la fois pragmatiquement utiles (liste des décisions adoptées depuis 25 ans, liste des membres non permanents), l'index des acronymes est parfois bien utile et le seul bémol tiendrait éventuellement à la relative brièveté de la bibliographie finale.

Un véritable outil de travail, très complet et d'une réelle densité, indispensable à tout étudiant en relations international et dont la lecture sera extêmement utile à tous ceux qui seront amenés à travailler avec l'ONU.

'Biblis', CNRS éditions, 2016, 421 pages, 10,- euros.

ISBN : 978-2-271-08684-6.

Omnipotent et impuissant ?

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 06:00

Diplomates

Dans le secret de la négociation

Paul Dahan

Un petit volume intéressant, en format poche, visant à présenter la réalité des négociations internationales grâce au témoignage des acteurs.

Comme le précise l'auteur dans sa préface, "cette présentation n'a donc rien d'une approche scientifique et objective", mais il identifie quelques principes fondamentaux : "la supériorité du diplomate ne vient-elle pas de ce qu'il ne vise que des objectifs limités dans le champ du possible". Rappelant la formule de Talleyrand ("Ecouter, ne jamais être arrogant, être tout simplement poli"), Paul Dahan classe les témoignages recueillis en trois grandes catégories en élargissant au fur et à mesure la focale : "La négociation biltérale", "La négociation bilatérale multinationale" et "La négociation multilatérale universelle". Les dix témoignages portent ainsi sur les négociations franco-américaines de 2001 ou le nucléaire iranien, sur l'OSCE ou le Service européen pour l'action extérieure, sur le conseil de sécurité de l'ONU et son assemblée générale. L'ouvrage est plaisant, et l'on serait presque porté à croire leurs propos. Un bémol de taille néanmoins (mais qui prouve que je ne suis pas diplomate) : les bilans sont soit très mitigés (le bilan du Service européen...) soit très, très longs à obtenir sans réelle garantie définitive (les négociations sur le nucléaire iranien). Par contre, tout l'intérêt du livre tient aux témoignages eux-mêmes, aux réalités qu'ils évoquent, et en cela l'ouvrage est parfaitement complémentaire des études plus ou moins théorique de droit international ou de principe des négociations, avec cette évidence qui in fine s'impose : "Les relations internationales ne connaissent pas l'équité. Elles sont menées par des rapports de force, dont la brutalité est simplement parfois modérée par la Charte des Nations unies".

'Biblis', CNRS Editions, 2016, 250 pages, 10,- euros.
ISBN : 978-2-271-08970-0.

Négocier

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 06:00

Souvenirs d'une ambassade à Berlin

1931-1938

André François-Poncet

Cette réédition d'un livre qui (à notre connaissance) n'a pas été republié depuis 70 ans mérite d'être soulignée, car il nous place "aux premières loges" pour la fin de la république de Weimar, la mise en place du régime national-socialiste et la marche vers la Seconde guerre mondiale.

Présentés et annotés par Jean-Paul Bled, ces souvenirs de l'ambassadeur de France à Berlin durant cette période charnière de l'histoire allemande et européenne méritaient en effet d'être remis à la disposition du grand public, et rappelés aux plus jeunes chercheurs. Il s'agit bien de "souvenirs", rédigés dès la fin de la guerre, et non pas de la retranscription d'un journal tenu au jour le jour avant celle-ci. Le sommaire est donc constitué sur une base thématique (même si la chronologie n'en est pas absente). Nous pouvons suivre, presque de l'intérieur grâce aux nombreuses conversations de François-Poncet avec des dirigeants allemands, l'échec annoncé de von Papen, puis ses illusions lorsqu'il favorise Hitler et le NSDAP en pensant naïvement pouvoir ultérieurement en tirer parti. Après l'accession au pouvoir du Führer en janvier 1933, la mise au pas de l'Allemagne commence immédiatement, en particulier au sein des ministères de l'Intérieur (Etat fédéral et Etats fédérés) et l'on a ici la confirmation que les différents diplomates en poste à Berlin échangent finalement beaucoup entre eux (des informations sur l'incendie du Reichstag parviennent à François-Poncet via l'ambassadeur soviétique). L'encadrement de la population allemande dans un étroit réseau d'associations n'a pas qu'un intérêt idéologique : "Le système offre pourtant deux avantages : il fournit des emplois, des grades, des traitements à beaucoup de gens, que l'intérêt, renforçant la conviction, rend solidaire du régime. En second lieu, il pénètre partout ; il diffuse partout les mots d'ordre venus d'en haut ; il transmet à l'échelon supérieur les faits observés, les réflexions recueillies en bas". En un mot, il contribue à la mise en place du système policier. On apprécie les "comptes rendus" que l'ambassadeur fait de ses entretiens avec Hitler (le plus souvent en présence de tierces personnes) et l'on observe qu'il fait de l'année 1934 "l'année cruciale" (question des SA -la "nuit des longs couteaux" dure trois jours-, mais aussi de von Papen, mort d'Hindenburg, etc.), à laquelle il consacre plus de 80 pages. De la "Reconstitution d'une armée allemande" à l'évolution des relations entre "Hitler et Mussolini", François-Poncet se révèle être un observateur à la fois attentif et pertinent de l'évolution du régime (au point que l'on peut se demander comment il était encore possible de douter à Paris). On reste un peu sur sa faim pour le sujet de la conférence et des accords de Munich, et il fait pour terminer le récit de son dernier entretien avec Hitler à l'automne 1938, avant de prendre le poste d'ambassadeur à Rome (compte rendu publié dès 1940 dans le Livre jaune français).

Un texte important, essentiel, pour quiconque s'intéresse à l'histoire europénne des années 1930.

Perrin, Paris, 2016, 509 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2-262-06111-1.

Avant la tempête

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 05:50

Tito / Truman

Le coup d'arrêt à Staline

Alain Frerejean

Le rapprochement entre les deux hommes, l'un devenu président de la première puissance occidentale à la suite du décès de Roosevelt, l'autre communiste qui n'hésite pas à s'éloigner de l'URSS alors qu'elle triomphe en Europe de l'Est, peut surprendre. Elle se comprend et s'explique à la lecture du livre, même si l'on peut parfois considérer que l'auteur pousse un peu loin la "proximité".

Plutôt spécialiste jusqu'ici d'histoire technique et industrielle, Alain Frerejean commence dans les premières lignes par opposer les deux dirigeants, Tito et Truman, jusque dans leur vie privée : "A la différence de Tito..., Truman n'a jamais connu dans sa vie qu'une seule femme ... Quoique l'un et l'autre fils de petits fermiers ruinés, tout semblait opposer le flamboyant maréchal et le président si peu imbu de sa personne. Le roi de la manipulation et l'homme qui allait droit au but". La première partie est consacrée à raconter l'ascension croisée des deux hommes, leur marche vers le pouvoir dans leur pays respectif, en soulignant ce qui les distingue et en relevant déjà l'opposition encore discrète entre Staline et Tito. La seconde est centrée sur les derniers mois de la Seconde guerre mondiale, en particulier avec ce constat : "Avec la Grèce, la Yougoslavie est le seul pays d'Europe où la guerre civile l'ait emporté en horreur sur la guerre patriotique de résistance à l'occupant", et le rappel du sort que connurent des centaines de milliers de prisonniers russes rendus par les Occidentaux à Staline. C'est avec cette toile de fond, à laquelle il faut ajouter sur le front japonais les premiers emplois de l'arme atomique, que l'Europe est réorganisée. Faisant l'aller-retour entre Soviétiques et Américains, l'auteur brosse en fait un portrait psychologique des deux principaux dirigeants en suivant leurs décisions et réactions au fil des événements et des conférences internationales entre Alliés. C'est avec les troisième et quatrième parties que l'on arrive au coeur du sujet. Dans un premier temps, Alain Frerejean présente l'idée et le déploiement du plan Marshall et la première crise de Berlin, alors que l'URSS impose des gouvernements à sa solde en Europe orientale et que Tito, qui "pourtant apparaissait comme le meilleur lieutenant de Staline", manifeste les premières formes d'indépendance à l'égard de Moscou. Il détaille alors la détérioration relativement rapide des relations entre l'URSS et la Yougoslavie, marquée par les refus successifs de Tito de faire représenter son pays au réunion du Cominform et le quasi appel de Moscou à un coup d'Etat à Belgrade. Or, "la reculade de Staline à Berlin galvanise la résistance de Tito" et, tandis que le régime titiste durcit sa répression intérieure "le conflit avec Moscou apparait au grand jour". De faux procès en suicides organisés dans toute l'Europe de l'Est, le fossé se creuse alors que Truman, par le biais des agences internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire, etc.), accorde relativement discrètement à la Yougoslavie des facilités croissantes. Etonnament, l'affaire de Corée constitue en 1950 l'ultime terrain de rapprochement entre les Etats-Unis et la Yougoslavie, lorsque Belgrade condamne l'agression nord-coréenne et, approuvant l'intervention internationale, dénonce "la menace que la Russie et ses satellites font courir à la paix du monde". En mars 1953, "à l'annonce de la mort de Staline, tous les visages rayonnent à Belgrade", et plutôt que de se rendre aux obsèques, "Tito part pour Londres sur son yacht Galeb". Une page de l'histoire de la Yougoslavie, et de l'Europe, se tourne.

Un ouvrage intéressant, d'abord parce qu'il traite d'un thème rarement abordé dans la littérature française, ensuite parce que l'argumentation générale et le raisonnement sont assez convaincants, même s'il y a encore loin "de la coupe aux lèvres". Une partie des secrets de la guerre froide levée dans les Balkans.

Editions de la Bisquine, Paris, 2014, 315 pages, 22 euros.

ISBN : 979-10-92566-04-8.

Les ennemis de mes ennemis...

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 06:15

La France en Chine

de Sun Yat-sen à Mao Zedong

1918-1953

Nicole Bensacq-Tixier

Une véritable somme ! Un exemple de publication universitaire pour connaître et comprendre un sujet rarement traité !

Organisé en trois grandes parties comprenant au total douze chapitres, ce livre couvre une période extrêmement complexe de l'histoire de la Chine, entre la fin de la Première Guerre mondiale qui voit à la fois l'installation des puissants "seigneurs de la guerre", l'émergence du mouvement communiste et l'expression plus dure des exigences japonaises ; et la fin de la guerre civile après la Seconde guerre mondiale, avec la victoire de Mao et la disparition d'un régime inégalitaire né au siècle précédent. Chaque partie correspond à une grande phase chronologique et nous présente à la fois les grandes évolutions chinoises et la vie des agents diplomatiques de la France dans le pays. La première s'étend de 1918 à 1937, période de quasi-disparition du pouvoir central avant que Chiang Kai-Shek ne semble s'imposer à partir de Nankin. Nicole Bensacq-Tixier sait pratiquer un aller-retour quasi permanent entre les présentations de la situation chinoise elle-même et ses évolutions propres, et l'attitude des représentants de la France, fort nombreux à l'époque dans différents consulats sur le territoire chinois et souvent ballotés entre l'un ou l'autre des principaux dirigeants de l'immense territoire en crise. Le seconde partie correspond à la période de la guerre sino-japonaise et de la Seconde guerre mondiale. Elle décrit les principales opérations militaires, mais aussi les conséquences pour les représentants de la France qui, à partir de 1940, va entretenir deux représentations un temps parallèles, puis successives : celle de la France officielle, de Vichy et de l'Indochine fidèle à Pétain, en dépit des difficultés croissantes avec les Japonais ; et celle de la France Libre, qui devra lutter jusqu'en 1944 pour se faire reconnaitre dans un environnement très marqué par l'influence américaine. La période est également marquée par le retour à la Chine des concessions, et l'on voit apparaître dans le sud du pays Ho-Chi-Minh et un certain nombre de nationalistes vietnamiens. La période est extrêmement confuse et il faut saluer le travail de l'auteure qui parvient à rendre compréhensible des actions contradictoires et enchevêtrées, qui ne commncent à s'éclaircir qu'après le coup de force japonais en Indochine en mars 1945. La troisième partie enfin couvre la guerre civile chinoise entre "nationalistes" et communistes. Les relations entre la France et la Chine sont d'abord marquées par les traités de 1946 et la question indochinoise. Dans ce contexte, le réseau diplomatique français évolue une nouvelle fois et se rétracte. Nicole Bensacq-Tixier dresse un tableau très complet de la situation des différents postes jusqu'à la prise de contrôle de l'ensemble du territoire par Mao. En 1951, la rupture est consommée et les derniers représentants de la France vivent dans une situation difficile, presque semi-officielle, a minima en butte à l'hostilité affichée du nouveau régime du fait de l'évolution de la guerre d'Indochine.

La conclusion cite Paul Claudel, alors "consul à Tianjin", qui écrivait : "Le Chinois pense, apprend, agit plus lentemant que l'Européen. Notre brillant écrivain-diplomate manquait alors complètement de perspicacité et surtout faisait preuve, à l'instar de bon nombre de ses contemporains, d'une immense arrogance à l'égard du peuple jaune". Va-t-on vers une "revanche" au-delà du siècle ? Brillant !

Presses universitaires de Rennes, 2014, 751 pages, 28 euros.

ISBN : 978-2-7535-2925-0.

L'empire du Milieu

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 06:00

Traité de relations internationales

Thierry Balzacq et Frédéric Ramel (Dir.)

1.200 pages, plus de 60 contributeurs : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les relations internationales aujourd'hui sans oser le demander !

Jeunes doctorants et professeurs émérites, français mais aussi (et peut-être surtout) étrangers (avec une large place accordée à l'espace francophone), apportent tous des contributions de synthèse ou tout-à-fait originales qui seront particulièrement utiles aux étudiants, aux chercheurs débutants et au grand public qui souhaite "aller plus loin". Une petite observation pour les néologismes (le verbe "routiniser" ?), dont il faut quand même éviter la multiplication abusive.

L'ouvrage est divisé en quatre grandes parties dont les différents chapitres sont confiés à des auteurs différents. La première, "Contextualisation", nous fait approcher la discipline même des relations internationales à partir d'expériences, de compréhensions et d'histoire nationales différentes, aussi diverses que les grandes nations européennes et nord-atlantiques, bien sûr, mais aussi le Cameroun, le Liban, la Suisse ou le Vietnam. La seconde, "Production", s'intéresse aux différentes disciplines et matières qui interviennent dans le processus des RI ou interagissent avec elles : des classiques (histoire, géographie, économie, droit), mais aussi des approches plus originales commes la philosophie, la psychologie et la sociologie. La troisième partie traite des grands domaines de recherche et d'études au sein des RI, avec, au-delà de la seule diplomatie "classique" (si cela existe encore) des thèmes aussi différents que l'analyse et la révolution des conflits, , le droit international, l'économie politique, l'éthique, les questions de sécurité et de stratégie et de géopolitique bien sûr, les processus de négociation, l'environnement, etc. La dernière partie enfin, "Transmission", nous parle nous parle des voies, moyens et supports pour développer et diffuser les connaissances en matière de RI, de l'enseignement (en évolution) aux études de cas et cas concrets, des revues et publications aux conférences et colloques et même aux blogs et à internet (ce dernier sujet traité par deux animateurs de sites de qualité, Bénédicte Tratnjek et Olivier Schmitt). On mesure donc l'ampleur du champ parcouru par cet ouvrage, qui mérite bien son titre de "traité", référence ancienne dans le vocabulaire mais vraie nouveauté dans la forme et le fond.

Les questions qui nous intéressent plus particulièrement (histoire, questions militaires, de sécurité et défense, stratégie, etc.) ne constituent plus l'essentiel de la discipline (les questions strictement militaires ne sont qu'à peine abordées en tant que telles). Le constat est net. Elles transparaissent toutefois dans de nombreux textes, même si elles ne sont pas au coeur du sujet analysé : elles constituent ainsi toujours un socle de culture générale et une base de réflexion. Dans l'avant-dernier article, Frédéric Charillon pose (avec une fausse naïveté ?) la question de la place des RI en France, "Les RI, science royale?", prône une reconnaissance formelle comme discipline en tant que telle et évoque l'IRSEM (que ses historiens devraient quitter prochainement...) Peut-être aurait-on pu, dans différents textes, insister néanmoins davantage sur l'importance du temps long, des fondamentaux, en bref de l'histoire qui, dans bien des domaines parmi les plus "modernes", conditionnent encore largement (et souvent permet de comprendre) les comportements, le processus d'analyse et celui de prise de décision.

Chaque article est scrupuleusement référencé et accompagné d'une bibliographie indicative de qualité, tandis que l'ouvrage se termine par l'indispensable index. Un Traité indispensable pour aborder le domaine dans sa globalité actuelle.

Presses de Sciences Po., Paris, 2013, 1.228 pages, 39 euros.

ISBN : 978-2-7246-1330-8

A noter :

A l'occasion de la parution de l'ouvrage, une rencontre-débat est organisée

mardi 3 décembre, 15h00

CERI / Sciences Po., 56 rue Jacob, Paris 6e

http://www.sciencespo.fr/ceri/evenements/#/?lang=fr&id=2132

Du lourd !

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 06:25

La IVe République et l'Alliance atlantique

Influence et dépendance (1945-1958)

Jenny Raflik-Grenouilleau

Ce sujet ardu et souvent polémique est traité avec beaucoup de finesse par l’auteure qui nous propose une vision équilibrée des rapports et relations entre la France et l’alliance atlantique, presque pourrait-on dire entre la France et les Etats-Unis.

Le livre, en grande partie issu de sa thèse, couvre l’ensemble de la période, de 1944 à 1958 et aborde des questions rarement prises en compte dans l’historiographie, comme l’organisation de l’alliance, son financement, etc., autant de sujets en réalité fondamentaux mais ardus en première approche et que l’on néglige trop souvent. Il faut également , avec elle, replacer ces relations dans leur contexte : celui d’une France en reconstruction dont tout le monde se souvient qu’elle a été sévèrement étrillée en 1940, puis rééquipée avec des matériels anglo-saxons, et qui doit conduire de longues campagnes ultramarines sans en avoir réellement les moyens, dans un environnement de guerre froide. L’ouvrage est organisé en trois grandes parties, divisées chacune en trois chapitres. « D’une guerre à l’autre » traite de l’émergence de l’idée de pacte transatlantique, de l’émergence progressive d’un « atlantisme de raison » dans l’hexagone, de la réalité et des déceptions lors de la mise en place effective de l’alliance. « La France dans le tourbillon atlantique » s’intéresse à la réalité d’une dépendance croissante à l’égard des Etats-Unis, au développement des capacités militaires de l’OTAN en dépit des difficultés intérieures et à la volonté de Paris de peser (plus que les moyens ne le permettent ?) sur le processus de prise de décision, avant que l’épisode de la CED ne vienne brouiller le paysage. « Les doutes », enfin, nous entraîne à travers les efforts gouvernementaux pour « contrôler » les sites de l’alliance dans l’hexagone, les manifestations anti-américaines, les oppositions au sujet de la guerre d’Algérie, la question de la suprématie liée à l’arme atomique, et toujours cet espoir de rechercher (sans réellement pousser à des réalisations effectives) dans une entente continentale européenne un contre poids à l’influence américano-otanienne. Le texte, dense, bénéficie de très nombreuses citations, est conforté par un solide appareil de notes, plusieurs annexes pertinentes et comporte ponctuellement des tableaux et graphiques de synthèse, réalisés par l’auteure à partir de la documentation rassemblée, qui sont tout à fait visuels et complètent très utilement le texte.

Un sujet parfois un peu aride, entre histoire diplomatique, politique et militaire, prenant en compte les données financières et presque de « sociologie des organisations », mais au bilan une très solide étude, indispensable à quiconque veut s’intéresser aux questions de sécurité et de défense sous la IVe République, dont il apparait que les dirigeants, dans un contexte particulièrement difficile, n’ont pas démérité.

Presses universitaires de Rennes, 2013, 323 pages, 18 euros.

ISBN : 978-2-7535-2800-0

Nuancer les idées reçues

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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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