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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 00:05

Les militaires de la Commune de Paris

1871

Pour retrouver "l'armée" de l'insurrection parisienne, dans sa diversité, son originalité,

ses paradoxes :

Les militaires de la Commune de Paris 1871 | monsite (archivesetculture.org)

Commune
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2 décembre 2022 5 02 /12 /décembre /2022 00:07
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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 00:03

La seconde guerre des Boers

De 1899 à 1902 les commandos boers tentent avec courage et parfois succès de résister à l'armée anglaise :

11 octobre 1889 : la seconde guerre des Boers - La Revue d'Histoire Militaire (larevuedhistoiremilitaire.fr)

Guérilla
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14 octobre 2022 5 14 /10 /octobre /2022 00:07

La gloire de La Tour d'Auvergne

Une histoire de l'admiration au XIXe siècle

Alain Le Bloas

Chacun a au moins une fois entendu parler du "Premier grenadier de la République", mais qui se doute d'une part de la personnalité et des qualités du soldat exceptionnel qu'était Théophile-Malo Corret de La Tour d'Auvergne et d'autre part de l'intense utilisation de son nom et de son exemple tout au long du XIXe siècle ?

Le livre, tiré d'une thèse soutenue en 2019, est organisé en cinq grandes parties. La première, "Les dernières années de la vie de La Tour d'Auvergne", permet de le suivre dans ses campagnes militaires des années 1792-1793 (notamment sur le front des Pyrénées), puis dans ses recherches sur l'histoire des anciens Celtes, la culture et la langue bretonnes et de mettre en valeur ses qualités humaines qui le poussent à remplacer, à 54 ans, le fils mobilisé de son meilleur ami. Il reçoit du Premier Consul un sabre d'honneur et le titre de "Premier Grenadier de la République" en avril 1800 : il offre "à l'admiration publique une quadruple exemplarité : celle de l'homme privé, celle du guerrier, celle du savant, celle du citoyen". L'auteur s'intéresse ensuite au réseau relationnel de La Tour d'Auvergne et raconte la mort du héros au champ d'honneur en juin 1800 au sein de l'armée du Rhin, près d'Oberhausen. La seconde partie, "La longue héroïsation du Premier Grenadier (1800-1841)", raconte "la fabrication du héros après sa mort", tout en notant les différences notables en fonction du régime politique (Restauration, puis monarchie de Juillet). La troisième partie, "La Tour d'Auvergne, héros poliade de Carhaix et grand homme de la Bretagne", avec le récit détaillé des fêtes, aussi politiques que populaires, qui accompagnent l'inauguration de statues à son image, ainsi que les célébrations successives jusqu'à la Grande Guerre et son extension à la plus grande partie de la Bretagne : "La pépinière bretonne qui a donné à la France La Tour d'Auvergne après Duguesclin et Richemont, n'est pas près d'être épuisée. Sur terre ou sur mer, dans nos escadres comme dans nos colonies, chaque jour la défense nationale trouve des actes de vaillance et de dévouement à signaler, des noms à citer. Et, pour une part souvent prépondérante, vous le savez, ces noms sont des noms bretons". La quatrième partie, "La Tour d'Auvergne, héros militaire, héros national", nous présente le développement du culte autour de La Tour d'Auvergne dans l'ensemble de l'armée de la IIIe République, notamment sous l'influence du colonel Alessandri : "Toutes les fois que le régiment prend les armes et que le drapeau sort, après que le commandant du régiment a salué le drapeau, le capitaine commandant la compagnie du drapeau se porte devant la compagnie et, lui faisant face, appelle à haute voix le nom de La Tour d'Auvergne ; le plus ancien sergent de la compagnie s'avance de deux pas et répond également à haute voix : 'Mort au champ d'honneur'. Le porte-drapeau prend ensuite sa place et le régiment porte les armes". La cinquième partie, "L'admiration comme conflit", part à la recherche du "vrai" La Tour d'Auvergne et de faire la part des choses entre histoire avérée et légende. L'auteur revient enfin sur la place de La Tour d'Auvergne par rapport à l'Eglise, aux partis politiques notamment en Bretagne et plus particulièrement dans le Finistère, et l'auteur raconte le congrès panceltique de Quimper en 1924, qui vit La Tour d'Auvergne célébré "en sa triple qualité de carhaisien, de barde et d'ancien combattant".

Un livre très intéressant, en ce qu'il nous plonge au coeur de la formation morale des soldats au XIXe siècle, et notamment après la guerre de 1870-1871. Si le nom de La Tour d'Auvergne ne dit plus rien aujourd'hui à un grand nombre de nos concitoyens, cet ouvrage nous rappelle aussi, et dans le même temps, la réalité de l'instrumentalisation politique d'une part, mais aussi la nécessité de figures héroïques pour aidr à forger les âmes.

Presses universitaires de Rennes, 2022, 366 pages, 28,- euros.

ISBN : 978-2-7535-8605-5.

Pour commander directement le livre : ici.

Souvenirs et mémoire officielle
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25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 00:01

La Belle époque

Michel Winock

Réédition en format "poche" d'un volume publié pour la première fois il y a une vingtaine d'année à partir du cours professé à Sciences Po. par l'auteur. 

En dix-huit chapitres de 20 à 30 pages regroupés en quatre grandes parties, Michel Winock dresse un tableau assez complet de cette période charnière, à la fois âge d'or pour certains mais aussi période de misère et de révoltes ouvrières. Le fait que l'origine du livre soit dans le cours professé par l'auteur se retrouve dans le discours très progressif et pédagogique. La première partie dresse un tableau général de la société française aux plans politique, démographique, économique, qui permet d'affirmer que la France est encore une grande puissance, notamment grâce à son empire colonial. La seconde partie détaille les différentes composantes de la population : les paysans, très largement majoritaires, les bourgeois, dans la diversité des situations que recouvre ce terme, les ouvriers, dont la condition s'améliore progressivement même si l'époque reste celle des grandes grèves parfois meurtrières, les femmes, inégales mais dont un grand nombre a déjà un travail salarié, le monde de la délinquance, entre anarchistes et "apaches", etc. La troisième partie s'attache aux grandes familles intellectuelles, religieuses et politiques, des socialistes les plus radicaux aux nationalistes les plus traditionnels. La quatrième enfin traite des aspects purement culturels, car cette époque bouillonne littéralement dans la peinture, la musique, la danse, la poésie et le roman, mais aussi avec le développement du cinéma, etc.

L'auteur estime finalement pouvoir conclure que "le tableau de la France en 1914 est assez flatteur, même si des faiblesses sont visibles". Il évoque également en conclusion une "veillée d'armes" et cite rapidement la question militaire qui, en dépit de son importance dans la société de l'époque, n'a malheureusement pas été traitée dans le corps du texte. Quelques annexes (résultats des législatives, compositions des gouvernements) et une bonne bibliographie complètent le volume. Une solide approche d'une France parfois mythifiée et résumée à quelques aspects particuliers.

'Tempus', Perrin, Paris, 2022, 508 pages, 11,- euros.

ISBN : 978-2-262-10128-2.

Pour commander directement le livre : ici.

Analyse d'un mythe
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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 00:01

L'expédition d'Alger revisitée

1827-1847

Gérard Buttoud

En cette année de commémoration des accords d'Evian qui voit la parution de multiples ouvrages sur la fin de l'Algérie française, voici un livre un peu à contre-courant avec cette étude sur les premiers temps de la conquête.

Tout en racontant dans le menu les débuts de la conquête de ce qui deviendra l'Algérie, Gérard Buttoud cherche à déterminer, au-delà de l'image d'Epinal, pourquoi Paris s'est effectivement lancé dans cette campagne, puis, sans trop savoir comment et pourquoi, a décidé de rester. Le livre est divisé en six grands chapitres. "La régence d'Alger en 1830" présente la situation (notamment vis-à-vis de Constantinople) à la veille de l'intervention. "Des raisons comme s'il en pleuvait" dresse le bilan des principales hypothèses envisagées. "Y aller ou pas ?" qui avance l'intéressante possibilité qu'il fallait y être "avant les Anglais". "Y aller" raconte l'opération elle-même, la bataille d'Alger et revient sur la question du fameux "trésor d'Alger". "Y rester ou pas ?" s'interroge sur les motivations politiques métropolitaines confrontées à une situation locale inattendue et sur la décision de temporiser en se limitant à une occupation côtière restreinte. "Y rester" prend en compte les pressions parlementaires des députés "colonistes", la révolte d'Abd el-Kader et la politique volontariste de Bugeaud.

Au bilan, la création de l'Algérie française serait advenue "sans le dire mais en le faisant, coloniser sans coloniser tout en colonisant". Un livre bienvenu pour rappeler un certain nombre de faits trop souvent oubliés.

L'Harmattan, Paris, 2022, 236 pages. 26,50 euros.

ISBN : 978-2-14-025821-3.

Pour commander directement le livre : ici.

Sidi Ferruch
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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 00:01

L'invention de

la Présidence de la République

Maxime Michelet

Louis-Napoléon Bonaparte fut le premier président de la République élu au suffrage universel, mais aussi comme le précise l'auteur "premier président et premier candidat à sa propre réélection, mais aussi dernier héritier et dernier souverain de la France".

Maxime Michelet, jeune historien, nous présente les cinq petites années d'existence de la IIe République à travers la personnalité, les réflexions, les actions de Louis-Napoléon Bonaparte, si longtemps décrié par les historiens républicains. "Vivant en exil depuis l'âge de 7 ans, il n'a retrouvé le sol de son pays que trois mois avant d'n devenir le premier magistrat, car celui qui inaugure la dynastie de nos présidents est aussi le continuateur d'une autre succession, et le citoyen qui s'apprête à prêter serment à la République est une altesse impériale, neveu et héritier de l'empereur Napoléon Ier" ... Le premier président de la République fut ainsi successivement prince, proscrit et prisonnier". Premier président élu, il lui faut tout inventer des procédures et du fonctionnement du régime, des attitudes et du comportement du chef de l'Etat, des rapports au gouvernement, aux grandes institutions et à la population, jusqu'à la constitution de 1852 : "Le gouvernement de la République française est confié pour dix ans au prince Louis-Napoléon Bonaparte, président actuel de la République". Le 2 décembre n'est pas loin.

Pour aborder tous les aspects, le livre est divisé en quatorze chapitres à la fois chronologiques et thématiques, de vingt à trente pages en moyenne. Par exemple "Le premier locataire de l'Elysée" (vie publique et privée), "Une présidence napoléonienne" (chef des armées, grand prêtre de la mémoire napoléonienne, etc.), ou "Le peuple et le président" (Les charités présidentielles, un socialiste empêché ?, le président en déplacement, etc.) ; ou alors "L'affrontement : les gouvernements de janvier (1851)" ou "L'issue ; le gouvernement du 10 avril" qui permettent de suivre le processus politique et constitutionnel tortueux qui agite alors la France. Au fur et à mesure que les différents thèmes sont traités, nous retrouvons des portraits des principales personnalités du temps concernées.

Au bilan, nous avons à la fois un portrait très fouillé du prince-président, mais aussi un récit très précis de l'histoire politique de la IIe République, celle-ci étant vue à travers le filtre de celui-là. L'auteur s'appuie pour cela sur une masse considérable d'archives et de témoignages, aussi bien que sur la presse de l'époque et sur des fonds privés. Un excellent livre sur une période charnière.

Passés/Composés, Paris, 2022, 393 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-3793-3548-8

Pour commander directement le livre : ici.

Prince-Président
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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 00:01

La peur du peuple

Histoire de la IIe République

Marie-Hélène Baylac

Beaucoup moins connue que ses "soeurs", et beaucoup moins longue également, la IIe République est pourtant à l'origine de bien des évolutions et décisions ultérieures, comme le suffrage universel (masculin) ou l'élection du président de la République.

Dans cette belle étude, facile à lire et très riche, Marie-Hélène Baylac nous fait revivre les ambitions de ses fondateurs, mais aussi les limites de leurs actions sur fond de vifs combats politiques. En six parties chrono-thématiques, elle nous entraîne de "L'instauration de la République" à "La restauration de l'empire", en passant par "La grande déception des socialistes", "Le triomphe du droit sur la rue", "La mainmise du parti de l'ordre sur la république", et "Qui tuera la république ?".

Dès les jours qui suivent l'abdication de Louis-Philippe, tous les grands corps d'Etat, au premier rang desquels l'armée, se rallient au nouveau régime et, en dépit de quelques mouvements essentiellement parisiens et des débuts délicats, les partisans de l'ordre s'imposent progressivement. L'expérience des Ateliers nationaux tourne court et au printemps 1848 l'insurrection ouvrière est rapidement réprimée par Cavaignac (surnommé "le prince de sang"). La répression est sévère et quelques 500 condamnés sont envoyés en Algérie. L'auteure ne se contente pas de présenter les évènements parisiens, mais elle étudie également les mouvements dans les provinces (généralement plus conservatrices). Le pouvoir étant stabilisé, elle s'attache à décrire les évolutions institutionnelles du régime qui se met en place, placées sous le signe de la liberté (religieuse, d'enseignement, etc.) et de la pleine reconnaissance des droits du citoyen. Dès septembre, Louis-Napoléon Bonaparte est élu dans plusieurs départements à l'occasion de législatives partielles, et sa popularité croissante se heurte à celle du général Cavaignac, "le boucher de juin" ou "le sauveur de la république", selon que l'on soit socialiste ou de droite ; tandis que les relations sont tendues entre les républicains et une majorité parlementaire conservatrice. L'élection présidentielle de décembre 1848 est un évènement important puisqu'elle voit l'arrivée au pouvoir, à la suite d'un vote au suffrage universel direct, du prince Louis-Napoléon Bonaparte avec près de 75% des suffrages. Aux élections législatives de 1849, le parti de l'Ordre obtient une large majorité, mais les "Rouges" confortent leurs positions dans quelques bastions. Dès lors, la fin de la république est actée et, si les monarchistes sont dans l'incapacité de reprendre le pouvoir, les bonapartistes s'y préparent activement. A l'automne 1852, "le passage à l'empire n'est qu'une formalité". La IIe République est morte.

Un ouvrage très complet sur un sujet rarement traité. Un volume indispensable dans toute bonne bibliothèque d'histoire de France et pour tout amateur du XIXe siècle.

Perrin, Paris, 2022, 429 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2-262-07066-3.

Pour commander directement le livre : ici.

La république oubliée
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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 00:01

Pennequin,

le sorcier de la pacification

Jean-François Klein

Voici un livre tout à fait essentiel, car il comble un vide important (et regrettable) longtemps présent dans notre historiographie. Le général Pennequin, homme de terrain à Madagascar et surtout en Indochine, est en effet l'un des grands oubliés de l'histoire de l'empire colonial français.

Ce bel ouvrage d'histoire militaire est tiré d'une habilitation à diriger des recherches soutenue en 2014, mais je me souviens de nos premières conversations sur le sujet avec l'auteur dans les années précédentes. Saint-cyrien marqué comme toute sa génération par la défaite de 1870 (il est fait prisonnier après Bazeilles), Théophile Pennequin sert ensuite sans grand enthousiasme aux Antilles françaises, avant de partir pour un premier séjour en Indochine, en particulier au Tonkin, entre 1879 et 1882. Capitaine, il est affecté en octobre 1883 à Nosy-Be, et de là rejoint Madagascar où il lève et entraîne une unité de tirailleurs indigènes. En trois ans, il devient l'un des fondateurs les plus importants des tirailleurs malgaches : "En bon officier républicain, Pennequin espère toujours créer l'embryon d'une nation sakalava appuyée sur le peuple armé et la conscription ... Il demande la mise en place -comme Faidherbe l'avait fait au Sénégal- d'une école militaire des otages sur le modèle de celle de Saint-Louis-du-Sénégal pour former de nouveaux tirailleurs issus des grandes familles". Enrichi par cette grande expérience opérationnelle et d'organisation, il retrouve le Tonkin en 1887, d'abord en pleine lutte contre les Pavillons Noirs, menant avec Pavie une intense action politique auprès des bandes rebelles et des tribus, dans les régions non soumises de Laï Chau, Son La et Dien Bien Phu. Administrateur et chef militaire, il poursuit de façon très active et novatrice sa politique de pacification, quadrille le territoire, relance l'économie locale, développe l'enseignement du français. Alors qu'il commande le IVe Territoire militaire, il formalise sa conception de la colonisation dans gros rapport en 1893, qui inspirera directement Gallieni (avec lequel il va se brouiller) et Lyautey (qui le qualifiera de "sorcier de la pacification"). Il insiste sur l'indispensable unité de commandement, sur la primauté de l'autorité militaire tant que la pacification n'est pas acquise, sur la diversité des peuples et des cultures, sur la nécessité de gagner la confiance des autochtones, fait preuve de pragmatisme : "Il faut s'appuyer sur les populations et nous ne pacifierons jamais si nous n'avons pas le pays pour nous ; mais pour avoir le pays il faut inspirer confiance, être fort et faire métier de soldat en même temps qu'on satisfait aux aspirations des différentes races". Il retourner ensuite à Madagascar, puis retrouve à nouveau l'Indochine (Cochinchine et Cambodge d'abord, avant de commander l'ensemble des troupes de la péninsule). Dans les années qui précède la Grande Guerre, il tente de promouvoir le principe d'une "Armée jaune", défensive, qui "se veut et doit être aussi éducatrice et aider à former une nation vietnamienne, annamite dit-on alors". Son projet moderne choque dans les milieux coloniaux civils, politiques et économiques. Les campagnes de dénigrement ne vont plus cesser, il est ostracisé jusque dans les rangs de l'armée, limogé avant l'heure et après 46 années passées dans les troupes coloniales, "meurtri", doit quitter le service et sombre dans la dépression.

Un livre absolument excellent, indispensable pour quiconque s'intéresse à l'histoire de l'armée française, à la colonisation, à la doctrine reformulée par la suite de "conquête des coeurs et des esprits". Très vivement recommandé. 

Maisonneuve & Larose / Hémisphères, Paris, 2021, 525 pages, 28,- euros.

ISBN : 9782377010868

Pour commander directement le livre : ici.

De Madagascar en Indochine
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8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 00:01

La guerre contre Paris

1871 : l'armée met fin à la Commune

Robert Tombs

L'édition originale en Angleterre commence à dater (1981), mais ce livre, paru pour la première fois en France en 1997, méritait d'être réédité tant il est important pour une bonne connaissance et compréhension de cet épisode à bien des égards dramatique de l'histoire de France.

En neuf chapitres, Roger Tombs nous raconte la défaite des armées impériales puis du gouvernement de défense nationale avant d'en arriver à l'insurrection populaire de la capitale encerclée. Il fait alors le point des forces armées face à face dans la guerre civile qui commence, puis s'intéresse au vaste domaine de la propagande (on relève la distribution gratuite de journaux à la troupe pour renforcer l'adhésion au gouvernement) et aux mythes qui entourent les deux camps. Il consacre une cinquantaine de pages au détail de la bataille de Paris, des deux côtés des barricades. Il termine bien sûr par les conséquences immédiates, les dégâts dans la ville, les exécutions, les jugements, l'exil et dresse un bilan humain de la Semaine sanglante.

Un livre complet, dont on doit souligner qu'il présente l'énorme avantage d'ignorer les polémiques politiciennes franco-françaises ultérieures, voire actuelles. Un classique indispensable sur le sujet.

'Champs histoire', Flammarion, Paris, 2021, 485 pages, 12,- euros.

ISBN : 978-2-0802-4351-5.

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Commune de Paris
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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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