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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 06:00

Un regard sur la guerre d'Algérie

Roger Vétillard

Un livre qui a certains égards pourra paraître polémique, mais qui offre l'inestimable avantage d'aller au-delà des idées reçues et des dogmes établis.

Partant du double constat exprimé par Kader Benamara dans sa préface ("Les deux communautés qui vivaient en Algérie aimaient passionnément cette terre", mais aussi que "la cohabitation n'a jamais été chose aidée en Algérie"), Roger Vétillard ne nous propose pas un simple récit chronologique de la guerre dans son ensemble, mais un certain nombre de coups de projecteur sur des événements particuliers replacés dans leur contexte (avec de nombreuses références à des témoignages des acteurs), mais aussi avec un regard personnel qu'il reconnaît et revendique. Des événements de mai 1945 à Sétif et Guelma aux derniers "incidents" en 1962, l'auteur aborde les questions de la "Toussaint rouge", des embuscades (celle de Palestro mais aussi bien d'autres, avec la question de la mutilation des corps au sujet de laquelle il remet en cause les analyses de Raphaëlle Branche), la bataille d'Alger avec la torture ("Elle a été autorisée et employée. Mais beaucoup de renseignements importants sont obtenus sans aucune violence. Lancer une campagne contre les tortures, c'est de bonne guerre de la part des amis du FLN, mais ces derniers ne se sont jamais émus du sort réservé par le FLN aux Français d'Algérie et aux Algériens eux-mêmes qui ne suivaient pas ses consignes"), etc. Au fil des chapitres, nous retrouvons ainsi la bataille des frontières, le coup du 13 mai 1958 (avec cette question a priori étonnante -et peu convaincante- sur un éventuel "complot gaulliste" et surtout la position de Debré qui écrit alors : "Le combat pour l'Algérie française est le combat légal, l'insurrection pour l'Algérie française est l'insurrection légitime"...), les opérations et l'efficacité du plan Challe dans ses différentes facettes ("Il faut convenir que cette stratégie est essentiellement militaire et ne tient pas assez compte du côté humain en déracinant des populations entières"), la longue et lancinante question de l'OAS, aussi bien sur le territoire qu'en métropole, dans le domaine de l'action violente comme dans les efforts (finalement infructueux) en matière de communication et de propagande. Les événements souvent dramatiques qui précèdent, accompagnent et suivent les Accords d'Evian (non respectés on le sait), sont au coeur des derniers chapitres, jusqu'à la "Naissance difficile du nouvel Etat" marqué par le drame du 5 juillet 1962 à Oran.

On apprécie la chronologie assez complète qui ouvre le volume et on en vient à espérer qu'effectivement il est désormais possible de travailler sur la guerre d'Algérie sans oeillères ni a priori idéologiques. Un volume très intéressant, par les précisions qu'il apporte et l'effort de prise en compte de tous les paramètres (même si cela reste difficile) dont il témoigne. Une publication qui fera indiscutablement date pour l'histoire de la guerre d'Algérie.

Riveneuve éditions, Paris, 2016, 324 pages, 22,- euros

ISBN : 978-2-36013-407-6.

Complexité d'un conflit atypique
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 06:00

1954 - 1962

Regards sur l'Algérie

Marie Chominot

Ce remarquable album reprend pour l'essentiel une sélection des clichés pris par quatre photographes institutionnels, dont c'est le métier pour deux d'entre eux (Marc Flament et Arthur Smet), et "amateurs" pour deux autres (un officier d'active pour le troisième et un conscrit devenu instituteur militaire pour le quatrième).

Après une courte préface de Benjamin Stora (qui semble désormais devoir apposer sa signature sur toute publication plus ou moins officielle sur la guerre d'Algérie), on passera rapidement sur le chapitre introductif "L'Algérie dans la guerre", qui tente visiblement d'évoquer tous les sujets sans s'impliquer, d'aborder en quelques mots toutes les questions sans être trop affirmatif (difficile de trouver le plus petit commun dénominateur quand on est dans une logique de commémoration plus que d'histoire). Tout l'intérêt (très réel) de ce volume est bien dans les quatre grandes parties qui présentent de larges sélections des fonds photographiques de l'ECPAD. Pour chaque photographe, après une présentation de sa carrière et de son oeuvre, une succession de magnifiques photos, noir et blanc ou couleurs, présente à la fois la guerre, les opérations, les soldats (dont les blessés et leur douleur), mais aussi la vie dans les villages, les paysages, la population algérienne, les croyants en prière et les enfants à l'école, jouant ou au travail parfois, etc. Mieux encore, ces superbes photos permettent de (re)découvrir l'ensemble du territoire algérien du nord au sud et de l'est à l'ouest dans sa diversité, dans les villes comme dans les campagnes, les montagnes ou les plaines, les massifs isolés comme les grandes exploitations agricoles. Cette richesse iconographique (par ailleurs parfaitement mise en valeur par le format comme la qualité d'impression) contribue grandement à la qualité d'ensemble du volume.

Un album qui prouve, une nouvelle fois, que l'image est également une source importante en histoire et qui, à ce titre, sera utile à tous les chercheurs et amateurs.

Gallimard, Paris, 2016, 153 pages, 29,- euros.

ISBN : 978-2-019743-9.

Albums de guerre
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 06:00

Histoire cachée du parti communiste algérien

Jean Monneret

Dans l'historiographie récente aussi bien que dans la doxa en vogue, il va de soi que le parti communiste n'a pu qu'être du côté des opprimés et se poser en acteur de la libération des peuples. La réalité est sans doute (et on s'en doutait) plus complexe et le mérite du dernier livre de Jean Monneret est bien de présenter une face plus sombre, que les discours institutionnels et académiques prennent souvent soin d'oublier.

L'auteur explique dans son introduction avoir voulu commencer à travailler sur "l'affaire Audin", cet universitaire membre du parti communiste algérien (PCA) disparu après avoir été arrêté par les parachutistes en 1957. Mais, au fil de ses recherches, il lui a paru nécessaire de présenter plus largement le contexte des relations entre communistes et nationalistes, et finalement le livre a presque complètement changé de propos. Partant de la création de 'L'étoile nord africaine' dans les années 1920 et des premières dissenssions avec le PCF dès 1927, Jean Monneret évoque rapidement les périodes du Front populaire, de l'immédiat après-Seconde guerre mondiale et des prémisses de la guerre d'Algérie, avant de consacrer l'essentiel de son travail (soit environ 120 pages) aux relations souvent difficiles (comme avec le vote des pouvoirs spéciaux au gouvernement en 1956) et ponctuellement d'alliance plus ou moins de circonstance entre communistes et nationalistes pendant la guerre d'Algérie elle-même, les premiers étant pris dans une sorte de contradiction entre leur relations privilégiées avec le PCF d'une part, et le FLN d'autre part : "C'est au nom de sa vocation à représenter la classe ouvrière que le PCA conteste au FLN sa prétention à parler au nom de toute la nation ... L'absence de toute référence à l'indépendance de l'Algérie démontre la subordination du PCA à une ligne élaborée en dehors de lui et qui soumet le problème algérien à une stratégie globale, celle du camp socialiste". Il aborde cependant "l'affaire Audin" dans la dernière partie du volume, à propos de la bataille d'Alger : "La dénonciation de la torture se centra vite sur le cas du mathématicien et un Comité Audin fut créé en novembre 19573. Il s'agit alors de protester contre la torture sans, nous dit l'auteur, se préoccuper de la réalité de tous les faits : "Nous étions quelques-uns à penser que cette bataille (contre la torture) avait besoin d'un nom et d'un symbole comme l'avait été autrefois Alfred Dreyfus, et c'est le nom de Maurice Audin qui fut choisi". On le voit, l'auteur n'hésite pas à prendre parti et procède à un démontage en règle des accusations lancées par le mouvement communiste. Tout n'est pas absolument convaincant dans la démonstration, mais il faut reconnaître que cette présentation à contre-courant du discours commun ne manque pas d'intérêt. Elle oblige par exemple à s'interroger sur la pertinence des propos sans cesse recopiés d'un auteur à l'autre sans retour à l'ensemble des sources et témoignages.

Un livre d'histoire comme on les aime bien : une recherche, des références et une thèse. Tous n'adhèreront sans doute pas aux conclusions de l'auteur, mais ce dernier produit documents et citations qui mettent à mal le discours habituel : en ce sens au minimum il mérite d'être lu attentivement.

Via Romana, Versailles, 2016, 176 pages, 18,- euros.
ISBN : 978-2-37271-050-3.

Ambiguités communistes
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 06:00

La guerre d'Algérie vue par les Algériens (I)

Des origines à la bataille d'Alger

Renaud de Rochebrune et Benjamin Stora

Exercice extrêmement intéressant mais particulièrement délicat que celui qui consiste à étudier une période de guerre à partir des points de vue de l'adversaire, d'autant plus sensible que le sujet reste proche d'une part et que "l'autre" (son gouvernement, ses dirigeants) n'a pas encore entrepris la moindre démarche pour se dégager d'un discours de propagande d'autre part.

Le lecteur français ne s'étonnera donc pas d'un texte courant mettant systématiquement en cause la présence française depuis le débarquement de Sidi Ferruch en 1830 et présentant toute manifestation d'une opposition à la métropole comme participant de "Cent ans de résistance armée face à la conquête militaire". Il y aurait ainsi beaucoup à dire sur la révolte de 1916 contre la conscription, qui marque surtout un refus de voir les jeunes hommes des Aurès quitter leurs villages sans qu'il y ait nécessairement derrière une analyse politique "nationale" de la part des intéressés. De même, l'histoire de l'émir Khaled, "capitaine indigène", fait l'objet d'un chapitre, alors que celle du lieutenant-colonel Cadi, plus complexe et sans doute plus triste sur le fond, n'est pas évoquée. C'est donc avec beaucoup de sérénité qu'il faut prendre ce texte, et bien le comprendre comme le récit de cette guerre d'Algérie effectivement présentée à partir du point de vue, de l'histoire et de la mémoire des ennemis de l'époque. Le livre toutefois ne cache rien des difficultés intérieures de la rebellion, selon la terminologie officielle du temps, des exactions et massacres, des défaites enregistrées sur le terrain, et il sait aussi s'ouvrir à l'international, à la communication, évoque à plusieurs reprises la nécessité de l'encadrement politique d'une population plutôt favorable mais qui n'est pas prête à s'engager en conscience majoritairement, la place du parti communiste, etc. L'armée française, placée au premier rang de la répression par les autorités politiques, est présente presque à chaque page, et l'on peut regretter que plus largement le contexte algérien (colons, administrations civiles, etc.) dans son ensemble paraisse moins pris en compte.

C'est donc au total un livre utile, à ne surtout pas approcher avec un oeil partisan mais bien à considérer comme une contribution à la connaissance globale du conflit. Il ne dit pas "LA" vérité mais "UNE" vérité, et nous rappelle que pour espérer écrire un jour l'histoire apaisée de cette période sensible il reste encore un long chemin à parcourir. On attend avec impatience le tome 2 qui traitera, dans quelques semaines, des dernières années de guerre.

'Folio Histoire', Paris, 2016, 624 pages. 9,20 euros.

ISBN : 978-2-07-079374-7.

Vu de l'autre côté
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:00

Oran, 5 juillet 1962

Un massacre oublié

Guillaume Zeller

Réédition d'un ouvrage publié en 2012 qui reconstitue par le détail les événements d'Oran le 5 juillet 1962 : en une seule journée, un massacre eut lieu, plus expéditif, fulgurant même, de la part, cette fois, des forces militaires et paramilitaires algériennes à l'encontre des Européens". En six chapitres pertinents, cette véritable enquête remet en perspective et précise le contexte, les conditions et le déroulement de ce massacre, trop longtemps passé sous silence, voire nié. Le texte est vif, précis, le rôle du général Katz bien identifié, le commandement "local" n'est pas à son avantage, et au bilan le "silence d'Etat" bien mis en évidence.

Comme le précise l'auteur en conclusion, "le massacre du 5 juillet remet en cause le 'dogme du 19 mars', selon lequel la paix serait revenue en Algérie après les accords d'Evian ... mais de nombreuses organisations, pour des raisons souvent idéologiques, ne le veulent pas". On dit que de la confrontation nait la lumière : bref, une remise en cause salutaire de la doxa généralement répétée. A ce seul titre, l'ouvrage passionnera tous ceux qui s'intéressent à la guerre d'Algérie.

'Texto', Paris, 2016, 223 pages. 8,50 euros.

ISBN : 979-10-210-2114-3.

Le jour de l'Indépendance
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 06:00

La torture et l'armée pendant la guerre d'Algérie

1954-1962

Raphaëlle Branche

Réédition d'un volume qui a valu à son auteure une indiscutable notoriété dès sa publication après sa soutenance de thèse, ce volume doit impérativement être lu par quiconque s'intéresse à la guerre d'Algérie.

Suscitant fréquemment des polémiques avec les défenseurs d'une théorie de "l'armée française aux mains blanches", le livre fourmille d'informations précises et d'exemples avérés. Les faits sont là, vouloir nier est inutile. Encore faut-il toutefois (et c'est particulièrement difficile) ne pas raisonner avec esprit de système et essayer d'évaluer l'ampleur du phénomène, s'efforcer de distinguer entre ceux qui ont été impliqués dans ces actes et ceux qui y sont restés étrangers, soit que leurs fonctions ne les y prédisposent pas, soit qu'ils aient mis en avant un refus moral. Le problème peut alors prendre sa véritable dimension. Enfin, on ne saurait ignorer trois facteurs, d'intensité certes variable mais qui contribuent à la réalité des faits : la responsabilité politique dans ce qu'elle ordonne à demi-mots et tolère sans l'autoriser explicitement d'une part, le poids récent de la guerre perdue d'Indochine et le contexte général de guerre révolutionnaire et d'opposition entre les blocs d'autre part, un phénomène d'habitude aux violences avec la prolongation de la guerre, les exécutions par le FLN et les attentats terroristes enfin. Ceci étant posé (et qui contribue sur plusieurs points à relativiser les propos de l'auteure), une nouvelle fois, les faits sont acquis et il est stupide de nier une réalité établie, même si certains points particuliers peuvent prêter à discussion.

Le livre de Raphaëlle Branche se divise en quatre grandes parties chrono-thématiques. La première, pour la période 1954-1956, s'intéresse à ce "nouveau" (?) visage de la guerre, à la question des "fuyards abattus" et à la problématique de l'exécution des ordres reçus. La seconde, qui couvre les années charnières 1957-1958, est centrée sur la bataille d'Alger, avec en particulier les rôles spécifiques des officiers renseignement et des détachements opérationnels de protection. Rappelons simplement ici que des troupes non formées à cette mission particulière dans une grande ville ont été engagées à peine revenues de l'opération de Suez et, une nouvelle fois, dans un contexte de faiblesse (et de silence approbateur ?) de l'autorité politique, trop heureuse de pouvoir annoncer des succès rapides. La troisième partie, pour la fin de l'année 1958 et l'année 1959, est titrée "La grande impunité des militaires". Elle correspond aux débuts du plan Challe, semble témoigner d'une extension (ou d'une installation dans la "routine") de ces procédés et pose la question de l'implication du personnel de santé et des médecins, qui doivent parfois maintenir en vie un prisonnier torturé dont on attend de nouvelles informations. La quatrième et dernière partie enfin, pour les années 1960-1962, correspond à une forme de "Retour à la règle ?", c'est-à-dire à un retour du politique à la première place, avec toute la problématique des suites éventuelles à donner à ces exactions. Fallait-il en parler ? Les taire ? Oublier pour ne pas fracturer davantage un outil militaire qui se considère souvent comme victime des trahisons politiques ? "(La justice militaire) partage le désarroi des militaires mis en demeure de répondre juridiquement d'actes commis dans l'exercice de leurs fonctions. Le pouvoir politique fixe la mission, mais à chaque niveau de la hiérarchie appartient une décision sur les moyens". Dilemne sans doute quasiment insoluble dans de nombreux cas, entre mission immédiate, réserves morales et service de l'Etat. Bouclons la boucle : c'est par décret que sont amnistiés "les faits commis dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre dirigées contre l'insurrection algérienne".

Considérée au plan moral comme la question centrale de la guerre d'Algérie, la torture ne doit faire oublier ni la responsabilité de ceux qui incitèrent à son emploi (on se reportera aux déclarations du général Massu au Monde en juin 2000), ni la réalité des crimes du FLN, ni le fait que des centaines de milliers d'hommes au total ont participé à cette guerre qui ne portait pas son nom sans se salir les mains, dans le quadrillage territorial ou dans les opérations actives. S'intéresser à cette question permet de réfléchir (au calme, aujourd'hui) à la responsabilité individuelle dans l'exécution d'ordres illégaux, mais ne dispense pas d'appréhender le conflit dans sa globalité.

Folio Histoire, Paris, 2016, 805 pages, 10,40 euros.

ISBN : 978-2-07-046920-8.

Torture
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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 06:00

Ma bataille d'Alger

Ted Morgan

Voici un témoignage tout à fait intéressant sur (un aspect de) la guerre d'Algérie, en ce sens qu'il est d'une part écrit par un jeune franco-américain ayant un début d'expérience de journalisme aux Etats-Unis et qui se trouve affecté dans une unité d'infanterie coloniale ; et par les fonctions qu'il tiendra durant sont séjour en Afrique du Nord, en particulier comme "journaliste militaire" au moment de la bataille d'Alger.

Les deux premiers chapitres du livre sont donc consacré à ses classes et à sa vie en secteur, avec des considérations qui reprennnent parfois de vieilles idées (les Sénégalais qui "coupent les oreilles des ennemis abattus", les anciens d'Indo., l'opposition entre active et contingent, etc.) qui ont été effectivement vraies ici ou là mais qui ne l'ont pas pour autant été systématiquement et partout. Les personnages (camarades, subordonnés, supérieurs, etc.) sont souvent très typés et constituent une complète galerie de portraits très caricaturaux, ce qui nuit à leur réalisme. Les chapitres 5 à 7, centrés sur ce qu'il observe de la bataille d'Alger et du rôle des parachutistes du fait de sa position privilégiée de "journaliste" sont de la même eau. Des éléments intéressants, des observations utiles, mais souvent noyées dans des généralisations peu convaincantes (les légionnaires, les attentats, la torture, etc.) . Le style bref et ramassé, les paragraphes courts, les phrases affirmatives rappellent davantage le style journalistique que la réflexion posée et l'on a le sentiment que le jeune homme n'a souvent qu'une vision tout à fait partielle des événements, qu'il généralise assez vite. On aurait également aimé savoir combien de temps après les événements ces souvenirs ont été rédigés, ce qui permettrait d'évaluer la part de déformation ou de reconstruction ultérieure des souvenirs.

L'épilogue, finalement, résume le ton général de l'ouvrage avec cette affirmation pour évoquer les accords d'Evian : "Tant les Français que le FLN respectent les termes du cessez-le-feu"... Finalement, il est bien difficile de vouloir raconter une guerre en affirmant à la fois la faire et rester neutre.

Tallandier, Paris, 2016, 345 pages. 20,50 euros

ISBN : 979-10-210-1624-8.

Témoignage décalé
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 06:00

La guerre d'Algérie

Les combattants français et leur mémoire

Jean-Charles Jauffret

Mémoires fragmentées, mémoires vives et opposées, mémoires paradoxales... Excellent connaisseur, en particulier, de la guerre d'Algérie à laquelle il a consacré une grande partie de ses travaux depuis plusieurs dizaines d'années, Jean-Charles Jauffret nous propose une approche globale des soldats engagés dans ce conflits, dans leur diversité et dans la durée.

Dernière guerre de masse qui voit l'engagement du contingent dans des opérations actives, la guerre d'Algérie reste un conflit dont la simple évocation devient très rapidement polémique. En prenant soin de croiser plusieurs dizaines de témoignages d'acteurs, Jean-Charles Jauffret aborde toutes les questions sans a priori et avec mesure. Son ouvrage est divisé en neuf grands chapitres qui permettent d'aborder toutes les facettes du dossier, de l'entrée en service ("L'incorporation", première partie du chapitre 1) à la mémoire conservée (et assez souvent peu exprimée et souffrante) dans la dernière partie du chapitre 9 ("A la recherche du temps perdu"). Au fil des pages, le lecteur (re)découvre les étapes et modalités des "rites de passage" (conseil de révision, centres de sélection, formation élémentaire, peloton d'élèves sous-officiers, etc.) ; puis l'environnement et les conditions du départ (les manifestations hostiles, les centres de regroupement dans le sud, etc.). Dès l'arrivée sur l'autre rive de la Méditerranée, c'est l'immersion dans un autre monde et de nouveaux groupes humains ("La découverte d'étranges départements"). La guerre elle-même, sous ses diverses formes et dans ses différentes conditions, est au coeur des chapitres 4 à 6 ("La dernière guerre des gros bataillons", "Une guerre vécue en expériences diverses", "La pacification fait rage"), qui n'omet ni "la guerre des paras" ou "la guerre des grottes", et pas davantage "les refus d'obéissance" et "les insoumis". Sur tous ces points, et bien d'autres, des citations, des chiffres, des statistiques, une prise en compte des réalités dans leur diversité. Les deux chapitres qui suivent (7 et 8) s'intéressent plus directement aux soldats eux-mêmes et à leurs conditions de vie (hébergement, alimentation, vie quotidienne au sens large, mais aussi le vocabulaire spécifique, les questions familiales et religieuses, l'épouse ou l'amie, "la quille", etc.), dont les différentes formes de réalités émergent peu à peu. L'ultime chapitre enfin nous parle du retour, des blessures physiques et psychologiques, de la mort et (original) des soldats irradiés qui connurent les premières expérimentations atomiques du côté d'In-Amguel.

En bref, un volume absolument complémentaire de toutes les études sur la guerre d'Algérie, auxquelles, grâce à son angle d'approche, il apporte toujours des éléments complémentaires, une finesse accrue et qui relativise beaucoup d'affirmations souvent trop péremptoires. A inclure dans toute bibliothèque sur le sujet.

Odile Jacob, Paris, 2015, 298 pages. 23,90 euros.
ISBN : 978-2-7381-3360-1.

La guerre des soldats
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 06:00

Guerre d'Algérie :

la dernière séance

Michel Jacquet

Spécialiste de l'histoire du cinéma, Michel Jacquet nous propose aujourd'hui un petit livre tout-à-fait intéressant sur les représentations de la guerre d'Algérie dans le 7e art.

Constatant que ces films sont pour la plupart d'entre eux peu diffusés sur les télévisions, il s'interroge d'abord sur les "rapports compliqués" entre la guerre d'Algérie et cinéma, cette guerre "représentant de manière caractéristique le type de sujet hypersensible auquel le cinéma ne pouvait envisager de s'attaquer qu'avec la plus grande circonspection". En constatant les oppositions toujours vives entre les différentes mémoires, il défend également les différentes prises de position des réalisateurs avec cette observation : "Pourquoi exigerait-on du cinéma ce que l'histoire ne parvient pas à mettre en place ?". Pourtant, en dépit d'une production finalement assez nombreuse (on s'en rend compte au fur et à mesure des pages), "seul Yves Boisset, en 1973, avec R.A.S., a pu se targuer d'avoir obtenu un franc succès commercial pour un film exclusivement consacré à la guerre d'Algérie". Le plus souvent, il s'agit en fait d'une approche ponctuelle, voire d'une évocation éloignée ou d'une simple allusion aux opérations de guerre dans des films qui affirment traiter d'une tout autre sujet, par exemple dans le cadre de portraits intimistes ou de référence à des tranches de vie. Après une première époque au début des années 1970, ce sont bien deux films très différents, L'honneur d'un capitaine et La question, qui marque la filmographie. A l'occasion, la responsabilité première des politiques n'est pas évacuée, avec des militaires "contraints de ramasser les poubelles de la République, livrés au sentiment d'abandon et au goût amer d'une double trahison". Il y a ensuite la longue liste des films évoquant, de façon très différente, les Pieds-Noirs, plus tard Dupont Lajoie et les innombrables représentations des Algériens sur le sol de France, jusqu'à Avoir vingt ans dans les Aurès et Indigènes par exemple : "Sans scrupules, la France avait recyclé les survivants de Monte Cassino dans son lumpenprolétariat. Indigène restituait à ces soldats sans solde une dignité qui n'aurait jamais dû leur être contestée". Après avoir souligné que certains réalisateurs s'engagent au titre de leurs convictions politiques personnelles (généralement à gauche, voire à l'extrême-gauche), Michel Jacquet en vient aux diffusions les plus récentes, de La trahison à Mon colonel et L'ennemi intime. Il en ressort que "les non-dits et les tabous sont toujours nombreux sur les deux rives de la Méditerranée", il reconnaît que le poids intellectuel et social des idées dominantes interdit d'aborder d'autres aspects : "Qui, aujourd'hui, oserait s'attarder suffisamment sur la brutalisation du conflit pourtant revendiquée par les caciques du FLN pour rendre irréversible la fracture entre les communautés" ?

Complété par deux utiles index, voilà un petit ouvrage qui mérite d'être connu bien au-delà du seul cercle des cinéphiles.

Editions Anovi, Avon-les-Roches, 2015, 140 pages, 14,- euros.

ISBN : 978-2-914818-88-9.

La guerre à l'écran
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:00

L'Algérie indépendante

L'ambassade de Jean-Marcel Jeanneney

(juillet 1962-janvier 1963)

Anne Liskenne

Prenant la suite de Daniel Lefeuvre, Anne Liskenne, conservateur en chef des archives diplomatiques, analyse les documents de l'ambassadeur de France en Algérie, au 2ème semestre de 1962. Professeur d'économie et ancien ministre de l'industrie, JM Jeanneney est choisi en juin 1962 par le général de Gaulle, sans doute en raison de son approbation de l'indépendance de l'Algérie et de ses compétences économiques. Arrivant à Alger le 6 juillet, il s'installe au Rocher Noir puis à la villa des Oliviers et établit des relations suivies avec le Président Farès de l'Exécutif provisoire, puis avec Ben Bella, ses ministres Khemisti et Boumediene et avec Ferhat Abbas. Il dispose de 10 conseillers dans les services de l'ambassade et met en place progressivement  33 consuls, soit un effectif de 600 personnes.

Après une brève rencontre avec le général de Gaulle, qui lui donne autorité sur le Commandant supérieur, les premières instructions du gouvernement ne lui parviennent que le 9 août. Elles font le point de la situation de façon objective, reconnaissant qu'à côté des inégalités sociales, une économie moderne fait vivre le tiers des habitants, et que la pacification a été justifiéeIl est demandé à l'ambassadeur de nouer des liens nouveaux et d'engager la coopération avec l'Algérietout en respectant les garanties des Européens et la doctrine de non-engagement des nationalistes algériens.

Les conversations avec le gouvernement provisoire permettent de conclure plusieurs protocoles, dont ceux des fonctionnaires français, de la mise en valeur du Sahara et du contrôle financier. Dès le 27 août, JM Jeanneney intervient pour dénoncer l'insécurité : enlèvements de Français, massacre de supplétifs, viols par des militaires, pillage et taxation des récoltes, saisie des biens vacants, réquisition des terres et des matériels agricoles.

Après l'élection du 29 septembre, c'est auprès de Ben Bella que l'ambassadeur élève ses protestations contre l'insécurité et contre la politique des faits accomplis (cathédrale d'Alger, radiotélévison). Il se montre très critique envers l'orientation socialiste du programme de Tripoli, et particulièrement l'opération labours : confiée à un incapable (Ouzegane), elle constitue une atteinte à la propriété privée et se traduit par des dizaines de tracteurs cassés. Il déplore également l'indiscipline des chefs militaires, la baisse du niveau de vie et les dépassements de crédits qui imposent la séparation des Trésors français et algérien ( prévue dans les accords d'Evian, effective le 12 novembre).

C'est par la presse que JM Jeanneney apprend en décembre son remplacement par Georges Gorse. Il renonce à protester auprès du chef de l'Etat et rédige le 10 janvier 1963 un rapport de fin de mission qui est un constat sans complaisance de l'évolution politique de l'Algérie :

- lutte pour le pouvoir par des chefs de bandes sans envergure, seule l'armée des frontières est organisée et les kabyles restent puissants en ville d'Alger,

disparition de 1.850 Français, massacre non chiffrable de milliers de harkis, aucune sanction prononcée,

exode des pieds noirs qui sont moins de 180.000 fin 1962, démantèlement de la colonie française, défrancisation administrative,

- saisie de 2.600 biens mobiliers et matériels agricoles, 2.100 propriétés pillées,

coopération souhaitée par le petit peuple, mais discutée par le pouvoir révolutionnaire, qui met en cause les accords d'Evian.

En conclusion, le pire a été évité, la sécurité est redevenue normale, et la France conserve une position éminente grâce à l'empreinte laissée par la colonisation. Le caractère scientifique du travail d'Anne Liskenne est confirmé par de riches annexes (organigrammes, chronologie, bibliographie, index des personnes).

Maurice Faivre

Armand Colin, Paris, 2015, 288 pages, 28,- euros.
ISBN : 978220060070.

Première ambassade
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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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