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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 06:00

Carnets et lettres de guerre

Campagne d’Italie, de Provence et des Vosges (janvier-novembre 1944)

Jean Vaugien - Jean Albouy

Edités par Gauthier Langlois, leur petit-fils et petit-neveu, voici les souvenirs de campagne de deux beaux-frères issus du milieu des officiers des Affaires indigènes au Maroc et placés au commandement d’une unité des Goums marocains. Pour le premier, Jean Vaugien, il s’agit de la retranscription de ses carnets de guerre, pour le second, Jean Albouy, des lettres qu’il adressait à sa famille. Deux types de documents complémentaires donc, rédigés à la même période, parallèlement, par deux jeunes hommes proches l’un de l’autre, familialement, culturellement et « militairement ». C’est dire l’intérêt de ce témoignage croisé. L’ouvrage est organisé en trois grandes parties. Les deux premières, « Campagne d’Italie » et « Campagnes de Provence et des Vosges », sont constituées par les carnets de Jean Vaugien ; la dernière est complétée par les lettres de Jean Albouy, entre le 26 mai 1940 et le 1er novembre 1944.

Les carnets de Jean Vaugien nous renseignent sur le quotidien d’une unité des Goums marocains, les rapports entre les officiers et la troupe, leur état d’esprit et leur emploi. Ils sont également précieux pour ce qui est du regard qu’un officier français, dont l’armée renoue avec la victoire, porte sur l’Italie et les Italiens mais aussi sur les alliés. Il ne cache pas son admiration pour l’armée britannique, mais exprime à plusieurs reprises ses réserves sur les Américains. Dès le débarquement près de Naples, la pauvreté et la misère sautent aux yeux et, si les paysages, sites et monuments restent exceptionnels, les conséquences de la guerre dans les villages de l’intérieur sont particulièrement visibles. Au fil de ses notes presque quotidiennes, il raconte par exemple la destruction de l’abbaye de Monte Cassino, « transformée en véritable place-forte » par les Allemands, sous l’action de « plus de trois cent bombardiers en piqué [qui] l’ont réduite à un amas de ruines ». Après une brève période de repos vient le temps, en dépit de la vive résistance allemande, de la progression vers Rome. Le 19 mai : « Réveil à 3 heures et demi. Nous sommes prêts à partir. Les mulets sont trop chargés. Quinze sur vingt-huit sont blessés. Les hommes sont très fatigués. En outre le ravitaillement n’est pas arrivé. On marchera quand même ». Par les hauteurs, de piton en crête, d’accrochage en contre-attaque, les goumiers parviennent dans la capitale italienne : « Naples est la ville sale et dépravée. Rome est la ville propre, chic, digne. Quel plaisir de voir quelque chose de correct pour une fois en Italie … Les Français dans la rue se tiennent très bien, les Anglais encore mieux. Les Américains aussi mal que partout ailleurs. Les Français sont à l’honneur, la police est française, les drapeaux français sont nombreux ». Les combats ne sont pas finis pour autant et les assauts se succèdent jusqu’en juillet. C’est alors l’embarquement pour la Corse (« J’espérais mieux. En dehors d’Ajaccio, c’est tout à fait le bled marocain » écrit-il aux premiers jours, avant d’ajouter par la suite : « Après un premier contact un peu décevant, je découvre les uns après les autres tous les aspects particuliers qui font le caractère et le charme d’un pays », puis du petit village où il est stationné « Ce petit village est très Clochemerle. Tous les gens s’y mangent le nez. Les filles sont sauvages et en général pas très jolies, mais gentilles. Il y a beaucoup de vieux et de vieilles habillées de noir qui marchent pieds nus et qui parlent à peine le français. Nous avons la grosse cote parce que nous réunissons les deux qualités d’être du continent et d’être des combattants d’Italie ». Les observations sont parfois retranscrites de manière un peu "brutes" mais c'est la contrepartie de ce type de document, et elles se succèdent ainsi au fil de la poursuite de la campagne, avec le débarquement de Provence puis la libération de Marseille en août, la remontée à travers les Alpes et vers la Franche-Comté en septembre et jusqu’aux derniers combats à la tête de son unité dans les Vosges au début du mois d’octobre dans le secteur du col de Xiard (ces dernières parties plus rapidement survolées). Le récit cède alors progressivement la place aux lettres de Jean Albouy à ses parents qui, en quelque sorte, poursuivent la description (avec moins d’intérêt toutefois nous semble-t-il) pendant quelques semaines.

A la fin du livre, Gauthier Langlois ajoute, outre une sélection de photos originales, quelques très intéressantes annexes (organigrammes), dont un bel état des sources et de la bibliographie (incluant de nombreux témoignages antérieurement publiés sur les Goums). Un beau et bon témoignage, qui mérite d’être connu, sur les combats des Goums marocains en 1944.

Editions Lavauzelle, Panazol, 2015, 232 pages. 22,30 euros.

ISBN : 978-2-7025-1629-4.

Goums
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 07:00

Guadalcanal

Cactus Imperial Air Force contre Marine impériale (1)

Bernard Baeza

La bataille de Guadalcanal, dans les îles Salomon, qui survient peu après celle de Midway, se prolonge pendant plus de six mois à partir de l’été 1942. Elle se traduit pour les Japonais par la perte de l’essentiel des forces terrestres engagées et pour les deux belligérants la disparition de dizaines de navires et de centaines d’avions. Elle marque enfin le début d’un lent reflux de l’armée nippone dans le sud-est asiatique. C’est dire son ampleur et son importance, d’autant que l’auteur prend en compte les combats pour Rabaul et les îles Salomon orientales.

Dans ce volume 1, Bernard Baeza nous décrit avec un luxe de précisions les opérations qui se déroulent entre la fin du mois de juillet et la mi-novembre 1942. Si les opérations aériennes sont naturellement privilégiées, l’auteur prend tout-à-fait en compte qu’il s’agit d’opérations combinées associant les trois armées : il n’oublie ni l’armée de terre, ni la marine de part et d’autre et sait replacer ces combats dans le cadre plus large du théâtre d'opérations. Après la description de la situation initiale en juillet 1942 et des forces en présence, Bernard Baeza divise son étude en sept grandes parties chronologiques, de la première attaque américaine au début du mois d’août jusqu’aux renforcements et à la relative pause dans les opérations imposée aux belligérants par les contre-offensives japonaises et les combats meurtriers de l’été et de l’automne. Le travail, nous l’avons dit, est d’une remarquable précision, jour par jour, parfois heure par heure, paradoxalement presque trop fouillé : on finit par se perdre dans les identifications des moindres unités, d’appareils, de pilotes, les déplacements, les renforcements, etc., et on en vient à regretter que chaque partie ne se termine pas par une synthèse en quelques lignes qui reprenne l’essentiel des pages précédentes. En dépit de cette réserve, il s’agit, on l’aura compris, d’une étude quasiment exhaustive qui permet aussi au lecteur d’identifier les qualités et les défauts des deux armées qui se font face et de s’interroger sur les tactiques mises en œuvre.

Comme toujours, le volume présente une riche iconographie souvent très originale (plusieurs centaines de photos), de nombreuses cartes détaillées, des profils de tous les appareils engagés et les bilans des missions, des victoires homologuées et des pertes subies par les escadrilles alliées et japonaises. Les nombreuses sources (témoignages, archives primaires, ouvrages antérieurs français, anglo-saxons et japonais) sont précisées dans les dernières pages.

Un ouvrage sans doute indispensable, en dépit de son prix, pour quiconque veut travailler sur la guerre du Pacifique.

Lela Presse, Le Vigen, 2015, 377 pages, 59,- euros.

ISBN : 978-2-914017-83-1.

Coup d'arrêt
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 06:00

Mémoires

Erich von Manstein

Présentation par Pierre Servent

Après une biographie du maréchal Manstein (ici), Pierre Servent nous propose une édition des mémoires du maréchal allemand. L’intérêt est donc incontestable pour tous ceux qui se passionnent pour la Seconde guerre mondiale.

Ces souvenirs ne concernent pas l’ensemble de la carrière de von Manstein, mais uniquement la période 1939-1944. Ils commencent avec la présentation de la connaissance que les généraux allemands pouvaient avoir des desseins d’Hitler à l’égard de la Pologne, et se terminent avec son départ du front de l’Est en 1944. Avec toutes les réserves que l’on doit faire sur la véracité ou l’authenticité des témoignages rédigés longtemps après les faits, ce volume de souvenirs est donc important. Manstein multiplie les affirmations selon lesquelles il n’aborde que l’aspect militaire de ses liens et relations avec les dirigeants du IIIe Reich et Hitler lui-même et qu’il n’entre pas dans les questions politiques, idéologiques ou « philosophiques » (sic !), ce qui est un peu facile a postériori. Il présente par exemple sa version de l’élaboration et de la présentation au Führer du plan de campagne à l’Ouest au tout début de l’année 1940, revient sur l’ordre d’arrêt donné aux divisions allemandes par Hitler devant Dunkerque et traite assez longuement des préparatifs (tardifs et approximatifs) d’invasion de l’Angleterre à l’été, ce qui lui permet de tailler quelques croupières à Goering (il a également des mots très durs pour le chef de la Luftwaffe à l’occasion de son récit de la bataille de Stalingrad et plus généralement de sa description de la situation à l’Est) : « L’intention de conquérir la maîtrise de l’air au-dessus de l’Angleterre par une guerre aérienne isolée, commençant huit jours avant la première date prévue pour l’invasion, constitue une faute de commandement ». La seconde partie importante est le récit de la campagne de Crimée, qui constitue le deuxième titre de gloire de Manstein. Outre la description des opérations, on relève en particulier sa présentation des relations avec la 3e armée roumaine qui lui est subordonnée (et donc sur les relations entre alliés de « consistance » différente pendant une campagne). On note également l’importance des moyens d’artillerie mis à sa disposition, y compris l’artillerie très lourde, dont « la célèbre Dora de 800 mm. Celle-ci avait été prévue, à l’origine, pour agir contre la ligne Maginot. C’était un miracle de technique ». Sa position à l’égard du rôle qu’Hitler s’obstine à vouloir tenir comme commandant en chef est à la fois claire et ambigüe. Nul doute qu’il n’y ait été de plus en plus hostile, mais il sait aussi se mettre en valeur et se retirer dès qu’il est question d’une opposition frontale : « Mon but était d’obtenir que, tout en demeurant nominalement commandant suprême, il se décidât à confier pratiquement la directions des opérations militaires sur tous les théâtres à un chef d’état-major responsable devant lui, et à nommer un commandant en chef particulier sur le front oriental … Ces tentatives […] furent spécialement délicates pour moi, Hitler sachant fort bien que de nombreuses autorités de l’armée eussent désiré me voir occuper moi-même ces fonctions … Je n’ai pas l’intention de parler ici d’un changement par la force dans le gouvernement du Reich, ni de la tentative faite en ce sens le 20 juillet 1944 ». Le troisième point enfin faisant l’objet de longs développements est « La tragédie de Stalingrad », au sujet de laquelle il explique comment il aurait fallu faire, ce qu’il a proposé, et pourquoi selon lui l’armée Paulus n’a pas été sauvée. Il détaille en particulier tous les débats autour de la tentative de percée (4e et 6e Armées) et de la journée cruciale du 19 décembre, mais s’attarde aussi sur des considérations plus larges à propos de la reddition finale de Paulus, de ses responsabilités et de ses rapports avec l’OHL et Hitler. Les 150 dernières pages racontent enfin les opérations de 1943-1944, les difficultés croissantes de l’armée allemande (vues comme le reste du texte au niveau d'un commandant d'armée ou de groupe d'armées, on n'aborde que rarement les niveaux inférieurs à la division), l’abandon progressif du terrain conquis jusqu’au Caucase, permettant à Manstein de mettre en valeur les « principes militaires allemands qui ont fait leurs preuves : conduire les opérations d’une manière mobile et souple, laisser le plus de marge possible à l’initiative et à l’autonomie des chefs de tout grade. Ces principes, il est vrai, étaient en opposition complète avec les conceptions de Hitler ». On constate d’ailleurs, si l’on suit le maréchal allemand, que son opposition aux décisions du Führer ne fait alors que croître. La bataille de Kharkov, l’opération Citadelle et les combats dans le bassin du Donetz constituent alors le cœur du récit des opérations, Manstein se justifiant systématiquement de l’insuccès de telle ou telle action en plaçant les responsabilités au niveau du commandement en chef et d’Hitler. Tout espoir de victoire échappe définitivement aux Allemands : « L’année décisive, 1943, s’était écoulée sans amener au moins une solution de compromis à l’Est ». Relevé de son commandement au premier jour d’avril 1944, il quitte la scène et termine son récit par la description de ses adieux à son état-major.

Un livre tout particulièrement intéressant (avec les réserves soulignées en introduction).

Perrin, Paris, 2015, 576 pages, 25,- euros.

ISBN : 978-2-262-05077-1.

Le meilleur chef militaire allemand ?
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 06:00

L'esprit de résistance au Panthéon

Les héros ne meurent jamais

Bernard Zahra

Mis en vente au moment de l'entrée de quatre nouvelles figures, toutes issues de la Résistance, au Panthéon, ce livre se veut une ode (assez réussie) à l'esprit de la résistance au nazisme.

Mettons immédiatement de côté l'avant-propos, (trop) long préchi-précha dans l'esprit de "l'après-Charlie", où l'abus de lettres majuscules ne parvient à compenser ni le caractère convenu du discours, ni le manque de hauteur d'analyse et qui ne nous a pas convaincu. Par contre, le livre lui-même s'organise en cinq grands chapitres intéressants, le premier consacré en parallèle à Jean Moulin et Jean Zay, "pratiquants de la mystique républicaine", les suivant s'intéressant à des personnalités aussi différentes que Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et René Cassin. Chacun décrit la vie de l'intéressé(e), en insistant bien sûr sur son engagement et son rôle pendant la Seconde guerre mondiale. Au-delà des quelques moments de leurs vies gravés dans la mémoire collective, ils retracent pour nous des existences engagées, marquées par le souci du bien commun, du respect d'autrui et de la justice. Comme René Cassin, "ni sectaires, ni opportunistes", ils se sont engagés très tôt, par refus de la défaite et refus de la collaboration avec l'occupant, acceptant les pires souffrances et parfois la mort au nom d'une certaine conception de la France. "La peau au bout de ses idées" mise en pratique quotidienne, et non pas dans des discours de façade.

On n'échappe pas à quelques répétitions, mais commencez directement à la page 19 et vous prendrez plaisir à poursuivre votre lecture tout en apprenant bien des choses sur la vie de ces six héros, pourtant si différents, de la Résistance.   

Riveneuve éditions, Paris, 2015, 208 pages, 20,- euros.

ISBN : 978-2-36013-333-8.

 

Mémoire
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 06:00

La bataille du Cotentin

6 juin - 15 août 1944

Christophe Prime

Après un ouvrage sur les Commandos SAS dans la Seconde guerre mondiale (ici), Christophe Prime, du Mémorial de Caen, nous offre une présentation d'ensemble de la difficile bataille du Cotentin, qui va se poursuivre du débarquement jusqu'au mois d'août 1944.

Durant ces onze semaines, la progression de la 1ère Armée américaine du général Bradley est extrêmement lente, couteuse ("Dans le secteur de La Haye-du-Puits, les GI progressent d'une dizaine de kilomètres au prix de 10.000 des leurs, soit un homme pour un mètre de terrain conquis"), au point que l'état-major allié en vient à douter. Mais si les Allemands, en dépit de leur totale infériorité numérique et aérienne, s'accrochent durement au terrain, la loi des nombres s'impose finalement et les efforts consentis saignent définitivement la Wehrmacht. En passant fréquemment du niveau des généraux à celui des simples combattants des deux camps, en utilisant non seulement les archives et les mémoires des uns et des autres mais aussi les témoignages récemment recueillis, Christophe Prime nous propose ainsi une vaste synthèse qui ne s'arrête pas aux engagements les plus emblématiques. L'ouvrage est divisé en cinq grands chapitres qui nous entraînent d'Utah Beach à la percée d'Avranches, en passant par l'extension des têtes de pont, la remontée vers Cherbourg et la prise du port, les difficultés alliées pendant la marche sur Saint-Lô et enfin l'opération Cobra et la bataille de Mortain. On sait que les célèbres combats du bocage normand causera des pertes très importantes aux Américains (peu aguerris face à des Allemands particulièrement tenaces et l'on apprécie particulièrement le détail apporté à la présentation des opérations militaires (parfois jusqu’au niveau bataillon, voire compagnie), mais aussi la capacité à établir des synthèses plus large (manque d’expérience des soldats américains, faible capacité d’initiative de leurs états-majors tactiques, problèmes logistique, etc.). La présentation des combats pour la prise de Cherbourg et de leur bilan est ici assez exemplaire, renforcé de quelques citations. Un officier du génie américain note ainsi en arrivant dans le port qu’il s’agit "de la destruction la plus minutieuse, la plus complète, la plus totale qu’il ait pu voir". Il en est de même pour les combats en direction de Saint-Lô, à l’occasion desquels Christophe Prime présente le système de relève et de remplacement des pertes dans l’armée américaine. Il revient également à plusieurs reprises sur les modalités d’emploi de l’artillerie ou de l’aviation ou sur les techniques défensives allemandes qui utilisent au maximum un terrain favorable.

Un livre agréable à lire et très intéressant.

Tallandier, Paris, 2015, 302 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0417-7.

Combats en Normandie
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 06:00

'Furies et crocodiles'

Morane au combat dans la bataille de France

Rémi Baudru

Au regard de la méconnaissance générale qui entoure (en dépit des travaux essentiels de Patrick Facon) l'armée de l'Air pendant la Drôle de guerre et la campagne de France, voici un volume qui ravira sans aucun doute tout les amateurs.

A partir des archives de Vincennes, d'une abondante documentation et de nombreux témoignages, Rémi Baudru nous propose une histoire complète du Groupe de chasse III/7, équipé de Morane-Saulnier MS 406 déjà dépassé dès la déclaration de guerre et souvent en infériorité numérique par rapport à la Luftwaffe pendant la campagne de France. Le récit est chronologique, de la création de l'unité au printemps 1939 à août 1940, à travers ses nombreux stationnements (déplacements dont le rythme s'accélère en juin) et l'on apprécie tout particulièrement l'équilibre entre le texte courant, émaillé de nombreuses citations (surtout pour la période d'opérations actives), et une iconographie très souvent originale.

Un ouvrage de référence pour les amateurs, mais qui sera également utile pour tous ceux qui s'intéressent plus simplement aux combats de mai-juin 1940.

Lela Presse, Le Vigen, 2015, 160 pages, 35 euros.
ISBN : 2-914017-87-9.

Batailles aériennes
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:00

Koursk : Staline défie Hitler

5 juillet - 23 août 1943

Nicolas Pontic

Bien connu des lecteurs de la presse spécialisée (2e Guerre Mondiale en particulier), Nicolas Pontic nous livre ici son premier ouvrage, qu'il consacre à l'une des batailles les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale sur le front oriental.

Très descriptif, le livre passionnera sans aucun doute les amateurs de combats des grandes formations blindés, et de leurs unités élémentaires jusque dans le détail de la localisation de tel peloton ou escadron. Après une mise en situation qui permet d'appréhender la situation des deux belligérants avant le déclenchement de cette opération majeure, Nicolas Pontic présente longuement "Les forces en présence" (commandement, organisation, équipements, doctrine d'emploi, etc.), puis traite en deux parties (chap. 3 et 4) des deux actions offensives allemandes convergentes (nord et sud). Au fur et à mesure, il analyse et compare les capacités des matériels allemands et russes (en particulier pour les chars) et revient sur le principe de défense dans la profondeur adopté par les Soviétiques (emploi des champs de mines et obstacles anti-chars), de même qu'il s'intéresse à la composante aérienne. Le lecteur a ainsi la possibilité de suivre, secteur du front après secteur du front, l'avancée plus ou moins rapide ou plus ou moins significative des divisions allemandes, puis les effets de la contre-offensive soviétique. Il tient compte de l'état et des caractéristiques du terrain et s'efforce enfin de tirer les enseignements de ces combats, au plan tactique mais aussi à l'échelle du front de l'Est. Bien sûr, tel ou tel point sera contesté, mais l'ensemble est plus que solide.

Il présente finalement une vision strictement militaire des opérations, mais qu'il veut "équilibrée et non tranchée ... multifactorielle et ouverte à interprétation", formule qui nous convient assez bien. La bibliographie en fin de volume est récente (le plus souvent post 2000) et quelques annexes ainsi qu'un index complètent le livre. Une bonne impression générale et une approche intéressante pour qui souhaite se plonger dans "la plus grande bataille de chars de l'histoire", ainsi qu'est généralement surnommée la bataille de Koursk.

Tallandier, Paris, 2015, 298 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0167-1.

Tournant à l'Est
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:00

Ils l’ont fait !

Dans les coulisses de l’OFLAG XVII A

Jean-Claude Leroux

Voici un livre particulièrement original, puisqu’il nous raconte l’histoire de la réalisation du seul film « documentaire » tourné par les prisonniers eux-mêmes dans un camp de prisonniers de guerre. Pour appuyer les propos de l’auteur, un DVD de la version commercialisée après guerre du film, Sous le manteau, est offert aux lecteurs.

Comme l’explique la citation en exergue de la première partie, ce film « est le témoignage de la fidélité des officiers prisonniers à leur famille et à leur patrie, la preuve de la dignité que la majorité d’entre eux s’est attachée à garder vis-à-vis de soi-même, malgré les propositions dissolvantes de l’ennemi ». En dépit des études pionnières de François Cochet depuis quelques années, le thème des prisonniers de guerre (y compris dans le regard porté sur eux lors de leur retour) reste en grande partie le parent pauvre des travaux sur la Seconde guerre mondiale, avec un nombre restreint de livres ou de thèses. Pourtant, qui se souvient qu’ils furent à la fin de l’année 1940 près de 1,5 millions prisonniers de guerre dans les camps allemands,… soit trois fois plus que pour toute la Première Guerre mondiale. Ce volume est donc particulièrement bien venu, et le DVD qui l’accompagne sera sans doute une vraie découverte pour la plupart des lecteurs. Pédagogiquement, le livre présente d'abord les différentes catégories de camps, puis en détail l’OFLAG XVII A, en Moravie autrichienne. La vie quotidienne nous est ensuite décrite, avec l’aide des témoignages ultérieurement publiés, et l’on entre ainsi dans le vif du film et de son tournage. Rappelons pour mémoire qu’il s’agit bien d’un camp de prisonniers, organisé et globalement administré conformément aux règles internationales, et qu’il n’a donc rien à voir avec un camp d’extermination comme ceux au sein desquels fut mis en œuvre le génocide juif. Jusqu’à 7000 prisonniers de guerre officiers vont se trouver en même temps dans le camp (en "régime de croisière" autour de 4000), avec parfois leur ordonnance, et de multiples activités le plus souvent « autogérées » sont organisées : « université » (plus de 130 cours différents dispensés par des volontaires en fonction de leurs compétences, dont un cours de géologie ... qui permet de préparer les évasions !), théâtre, orchestre, clubs divers et variés, sport et gymnastique (y compris compétitions), messes et formation spirituelle, etc. Cet apparent confort (ou oisiveté) ne doit pas cacher les rigueurs et difficultés quotidiennes, les fouilles, etc., ni le fait que certains prisonniers tentent d'obtenir des faveurs des Allemands (ou un rapatriement anticipé) en étant plus "collaborateurs" que Vichy. Dans ce contexte difficile, un film est tourné en cachette, par les officiers eux-mêmes. C'est sur son histoire que se termine l'ouvrage.

Un très bon livre, qui passionnera tous ceux qui s'intéressent à l'armée française dans la Seconde guerre mondiale.

Dacres éditions, Paris, 2014, 169 pages, 20,- euros.

ISBN : 979-10-92247-19-0.

Le film réalisé par les prisonniers
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 06:00

La flamme de la Résistance

Les 5 communes compagnon de la Libération

Vladimir Trouplin (Dir.)

Le livre s'ouvre sur une citation d'André Malraux, selon lequel "la plus belle sépulture des morts, c'est la mémoire des vivants", et se fixe pour objectif de retracer "les hauts faits qui leur (à ces villes) ont valu d'être les seules collectivités territoriales nommées compagnon de la Libération".

Il se divise ainsi en sept grandes parties, les cinq centrales étant consacrées chacune à l'un de ces lieux honorés : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'île de Sein (dont la place et le rôle dans les combats de la résistance et de la libération sont détaillés) ; tandis que la première permet une solide présentation de l'ordre, de sa création, ses compagnons, jusqu'à sa clôture au lendemain de la guerre ; et que la dernière est centrée sur le "Conseil national des communes compagnon de la Libération", officiellement créé par la loi en 1999 afin de maintenir les valeurs de la Résistance alors que les titulaires individuels décèdent peu-à-peu. On apprécie également les nombreuses et riches annexes, dont la liste alphabétique des compagnons, et une riche bibliographie.

Un volume "de circonstance" et à caractère commémoratif, mais qui apporte beaucoup d'informations et plaira sans nul doute à tous les amateurs de la période.

Le Cherche-Midi éditeur, Paris, 2012, 319 pages. 14,50 euros.
ISBN : 978-2-7491-2324-0.

Villes décorées
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 06:00

Journal politique

Galeazzo Ciano

Vol 1 : août 1937 - septembre 1939 / Vol. 2 : septembre 1939 - février 1943

Cette première édition française intégrale des mémoires du comte Ciano, gendre du Duce et ministre de l'Etat fasciste avant d'être condamné à mort et exécuté, constitue une indiscutable plus-value pour tous les amateurs. De la vie quotidienne des hauts diigeants fascistes aux luttes d'influence qui les opposent, des considérations sur la politique intérieure à l'évolution diplomatique et internationale, ces deux volumes au format poche et au prix modique doivent être lus.

Vol. 1

Après une solide préface d'une cinquantaine de pages, le tome 1 débute le 22 août 1937, par une sorte "d'avertissement au lecteur" du comte Ciano. Dès le lendemain 23 août commencent les "confidences" à son journal : Mussolini expliquant que les régimes totalitaires sont indispensables ou le chargé d'affaire de Grande-Bretagne à Rome présentant des doléances. Au fil des pages, on croise tout les hiérarques du régime fasciste, dans tous les domaines (portraits parfois sans concession), les principaux responsables politiques, diplomatiques, économiques ou représentants du monde culturel. On y découvre aussi les dessous de la politique internationale de l'Italie, en particulier à l'égard des Balkans, des indépendantistes croates et les conditions dans lesquelles, par exemple, le roi Zog Ier est contraint d'accepter le protectorat italien sur l'Albanie. Les préparatifs pour la visite d'Hitler en Italie ou les rencontres entre le Duce et le Führer, les relations avec le Japon et les conditions de l'adhésion de l'empire du Soleil levant à l'Axe (avec des demandes particulières précises de Tokyo) sont autant de thèmes régulièrement abordés. De même, la guerre d'Espagne et la contribution italienne aux côtés des nationalistes fait l'objet de notes parfois quotidiennes qui montrent bien l'intérêt que l'on porte à Rome à l'évolution de la situation militaire dans la péninsule ibérique. On note même à plusieurs reprises un certain "jusqu'au boutisme" italien, comme cette menace à peine voilée à Franco de ne plus le soutenir s'il "s'obstine dans une guerre d'attente énervante". On suit, en 1938, avec la crise tchèque, la montée de la menace d'une guerre européenne, durant laquelle l'Italie s'affirme officiellemnt neutre ; on observe la montée d'une francophobie, entretenue par le régime en particulier du fait de la question de "l'italianité" de la Corse, sans que le sujet ne soit toutefois autre chose qu'un prétexte et un moyen de pression. Les discussions (y compris avec le Vatican) autour de l'adoption des lois racistes de 1938 et les lignes consacrées aux accords de Munich méritent également d'être lues, ainsi que les dernières pages sur les mensonges allemands au sujet de la Pologne à l'été 1939. De très utiles notes de bas de page précisent rapidement la biographie de tous les personnages croisés au fil du texte.

Vol. 2 

Le volume s'ouvre sur le constat que l'armée italienne de 1939 n'est pas en mesure de combattre plus de trois mois, ce qui explique en grande partie l'attitude expectante de Rome (qui ne veut pourtant pas jouer les "seconds rôles") au début de la Deuxième guerre mondiale. Le sentiment anti-allemand de la famille royale italienne est fréquemment souligné, et l'on peut suivre au début de l'année 1940 la montée progressive vers une participation de Rome au conflit, participation à laquelle Mussolini est très tôt attaché mais qui se complique de rudes négociations tant internes qu'avec le IIIe Reich (avec cette illusion du Duce qui se félicite le 8 juin 1940 de voir les Allemands se heurter à une résistance française opiniâtre : "ils n'arriveront pas à la fin de la guerre trop frais et trop puissants"). Les relations entre Mussolini et les commandants italiens dans les Balkans ou en Afrique du Nord sont régulièrement évoquées, et témoignent aussi de fréquentes divergences. La difficile désignation d'un "roi-potiche" pour le Monténégro tient presque de l'opéra-comique, tandis que lorsque commence l'opération Barbarossa le Duce se précipite pour envoyer en Russie un contingent dont Hitler "se passerait volontiers". Tandis que la situation générale de l'Italie se détériore, que sa position par rapport à l'Allemagne devient visiblement celle d'un allié de second ordre, Ciano s'inquiète du "manque de ravitaillement et (de) l'état pitoyable" des forces armées, et la mobilisation civile du pays à partir de février 1942 ne contribue pas à améliorer l'image et les soutiens du régime, mettant par contre en lumière les carences du régime fasciste. Le Journal se termine, peu avant l'arrestation et le procès, sur la nomination de Ciano comme ambassadeur au Vatican... Ultime position officielle, qui ne lui vaut aucune protection.

Un comte Ciano qui témoigne d'une certaine suffisance, qui appartient très nettement à une élite sociale, mais dont les annotations quotidiennes donnent le sentiment d'être aussi "sincères" que possible sur le moment. Deux volumes absolument indispensables pour tous ceux qui s'intéressent soit à l'histoire de l'Italie, soit à celle de l'Europe avant et pendant la Seconde guerre mondiale. Passionnant.

Coll. Tempus, Perrin, 2015, vol. 1 : 671 pages, 12,- euros ; vol. 2 : 709 pages. 12,50 euros.

ISBN : 978-2-262-04102-1 et 978-2-262-05024-5.

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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