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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:00

Koursk : Staline défie Hitler

5 juillet - 23 août 1943

Nicolas Pontic

Bien connu des lecteurs de la presse spécialisée (2e Guerre Mondiale en particulier), Nicolas Pontic nous livre ici son premier ouvrage, qu'il consacre à l'une des batailles les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale sur le front oriental.

Très descriptif, le livre passionnera sans aucun doute les amateurs de combats des grandes formations blindés, et de leurs unités élémentaires jusque dans le détail de la localisation de tel peloton ou escadron. Après une mise en situation qui permet d'appréhender la situation des deux belligérants avant le déclenchement de cette opération majeure, Nicolas Pontic présente longuement "Les forces en présence" (commandement, organisation, équipements, doctrine d'emploi, etc.), puis traite en deux parties (chap. 3 et 4) des deux actions offensives allemandes convergentes (nord et sud). Au fur et à mesure, il analyse et compare les capacités des matériels allemands et russes (en particulier pour les chars) et revient sur le principe de défense dans la profondeur adopté par les Soviétiques (emploi des champs de mines et obstacles anti-chars), de même qu'il s'intéresse à la composante aérienne. Le lecteur a ainsi la possibilité de suivre, secteur du front après secteur du front, l'avancée plus ou moins rapide ou plus ou moins significative des divisions allemandes, puis les effets de la contre-offensive soviétique. Il tient compte de l'état et des caractéristiques du terrain et s'efforce enfin de tirer les enseignements de ces combats, au plan tactique mais aussi à l'échelle du front de l'Est. Bien sûr, tel ou tel point sera contesté, mais l'ensemble est plus que solide.

Il présente finalement une vision strictement militaire des opérations, mais qu'il veut "équilibrée et non tranchée ... multifactorielle et ouverte à interprétation", formule qui nous convient assez bien. La bibliographie en fin de volume est récente (le plus souvent post 2000) et quelques annexes ainsi qu'un index complètent le livre. Une bonne impression générale et une approche intéressante pour qui souhaite se plonger dans "la plus grande bataille de chars de l'histoire", ainsi qu'est généralement surnommée la bataille de Koursk.

Tallandier, Paris, 2015, 298 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0167-1.

Tournant à l'Est
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:00

Ils l’ont fait !

Dans les coulisses de l’OFLAG XVII A

Jean-Claude Leroux

Voici un livre particulièrement original, puisqu’il nous raconte l’histoire de la réalisation du seul film « documentaire » tourné par les prisonniers eux-mêmes dans un camp de prisonniers de guerre. Pour appuyer les propos de l’auteur, un DVD de la version commercialisée après guerre du film, Sous le manteau, est offert aux lecteurs.

Comme l’explique la citation en exergue de la première partie, ce film « est le témoignage de la fidélité des officiers prisonniers à leur famille et à leur patrie, la preuve de la dignité que la majorité d’entre eux s’est attachée à garder vis-à-vis de soi-même, malgré les propositions dissolvantes de l’ennemi ». En dépit des études pionnières de François Cochet depuis quelques années, le thème des prisonniers de guerre (y compris dans le regard porté sur eux lors de leur retour) reste en grande partie le parent pauvre des travaux sur la Seconde guerre mondiale, avec un nombre restreint de livres ou de thèses. Pourtant, qui se souvient qu’ils furent à la fin de l’année 1940 près de 1,5 millions prisonniers de guerre dans les camps allemands,… soit trois fois plus que pour toute la Première Guerre mondiale. Ce volume est donc particulièrement bien venu, et le DVD qui l’accompagne sera sans doute une vraie découverte pour la plupart des lecteurs. Pédagogiquement, le livre présente d'abord les différentes catégories de camps, puis en détail l’OFLAG XVII A, en Moravie autrichienne. La vie quotidienne nous est ensuite décrite, avec l’aide des témoignages ultérieurement publiés, et l’on entre ainsi dans le vif du film et de son tournage. Rappelons pour mémoire qu’il s’agit bien d’un camp de prisonniers, organisé et globalement administré conformément aux règles internationales, et qu’il n’a donc rien à voir avec un camp d’extermination comme ceux au sein desquels fut mis en œuvre le génocide juif. Jusqu’à 7000 prisonniers de guerre officiers vont se trouver en même temps dans le camp (en "régime de croisière" autour de 4000), avec parfois leur ordonnance, et de multiples activités le plus souvent « autogérées » sont organisées : « université » (plus de 130 cours différents dispensés par des volontaires en fonction de leurs compétences, dont un cours de géologie ... qui permet de préparer les évasions !), théâtre, orchestre, clubs divers et variés, sport et gymnastique (y compris compétitions), messes et formation spirituelle, etc. Cet apparent confort (ou oisiveté) ne doit pas cacher les rigueurs et difficultés quotidiennes, les fouilles, etc., ni le fait que certains prisonniers tentent d'obtenir des faveurs des Allemands (ou un rapatriement anticipé) en étant plus "collaborateurs" que Vichy. Dans ce contexte difficile, un film est tourné en cachette, par les officiers eux-mêmes. C'est sur son histoire que se termine l'ouvrage.

Un très bon livre, qui passionnera tous ceux qui s'intéressent à l'armée française dans la Seconde guerre mondiale.

Dacres éditions, Paris, 2014, 169 pages, 20,- euros.

ISBN : 979-10-92247-19-0.

Le film réalisé par les prisonniers
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 06:00

La flamme de la Résistance

Les 5 communes compagnon de la Libération

Vladimir Trouplin (Dir.)

Le livre s'ouvre sur une citation d'André Malraux, selon lequel "la plus belle sépulture des morts, c'est la mémoire des vivants", et se fixe pour objectif de retracer "les hauts faits qui leur (à ces villes) ont valu d'être les seules collectivités territoriales nommées compagnon de la Libération".

Il se divise ainsi en sept grandes parties, les cinq centrales étant consacrées chacune à l'un de ces lieux honorés : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'île de Sein (dont la place et le rôle dans les combats de la résistance et de la libération sont détaillés) ; tandis que la première permet une solide présentation de l'ordre, de sa création, ses compagnons, jusqu'à sa clôture au lendemain de la guerre ; et que la dernière est centrée sur le "Conseil national des communes compagnon de la Libération", officiellement créé par la loi en 1999 afin de maintenir les valeurs de la Résistance alors que les titulaires individuels décèdent peu-à-peu. On apprécie également les nombreuses et riches annexes, dont la liste alphabétique des compagnons, et une riche bibliographie.

Un volume "de circonstance" et à caractère commémoratif, mais qui apporte beaucoup d'informations et plaira sans nul doute à tous les amateurs de la période.

Le Cherche-Midi éditeur, Paris, 2012, 319 pages. 14,50 euros.
ISBN : 978-2-7491-2324-0.

Villes décorées
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 06:00

Journal politique

Galeazzo Ciano

Vol 1 : août 1937 - septembre 1939 / Vol. 2 : septembre 1939 - février 1943

Cette première édition française intégrale des mémoires du comte Ciano, gendre du Duce et ministre de l'Etat fasciste avant d'être condamné à mort et exécuté, constitue une indiscutable plus-value pour tous les amateurs. De la vie quotidienne des hauts diigeants fascistes aux luttes d'influence qui les opposent, des considérations sur la politique intérieure à l'évolution diplomatique et internationale, ces deux volumes au format poche et au prix modique doivent être lus.

Vol. 1

Après une solide préface d'une cinquantaine de pages, le tome 1 débute le 22 août 1937, par une sorte "d'avertissement au lecteur" du comte Ciano. Dès le lendemain 23 août commencent les "confidences" à son journal : Mussolini expliquant que les régimes totalitaires sont indispensables ou le chargé d'affaire de Grande-Bretagne à Rome présentant des doléances. Au fil des pages, on croise tout les hiérarques du régime fasciste, dans tous les domaines (portraits parfois sans concession), les principaux responsables politiques, diplomatiques, économiques ou représentants du monde culturel. On y découvre aussi les dessous de la politique internationale de l'Italie, en particulier à l'égard des Balkans, des indépendantistes croates et les conditions dans lesquelles, par exemple, le roi Zog Ier est contraint d'accepter le protectorat italien sur l'Albanie. Les préparatifs pour la visite d'Hitler en Italie ou les rencontres entre le Duce et le Führer, les relations avec le Japon et les conditions de l'adhésion de l'empire du Soleil levant à l'Axe (avec des demandes particulières précises de Tokyo) sont autant de thèmes régulièrement abordés. De même, la guerre d'Espagne et la contribution italienne aux côtés des nationalistes fait l'objet de notes parfois quotidiennes qui montrent bien l'intérêt que l'on porte à Rome à l'évolution de la situation militaire dans la péninsule ibérique. On note même à plusieurs reprises un certain "jusqu'au boutisme" italien, comme cette menace à peine voilée à Franco de ne plus le soutenir s'il "s'obstine dans une guerre d'attente énervante". On suit, en 1938, avec la crise tchèque, la montée de la menace d'une guerre européenne, durant laquelle l'Italie s'affirme officiellemnt neutre ; on observe la montée d'une francophobie, entretenue par le régime en particulier du fait de la question de "l'italianité" de la Corse, sans que le sujet ne soit toutefois autre chose qu'un prétexte et un moyen de pression. Les discussions (y compris avec le Vatican) autour de l'adoption des lois racistes de 1938 et les lignes consacrées aux accords de Munich méritent également d'être lues, ainsi que les dernières pages sur les mensonges allemands au sujet de la Pologne à l'été 1939. De très utiles notes de bas de page précisent rapidement la biographie de tous les personnages croisés au fil du texte.

Vol. 2 

Le volume s'ouvre sur le constat que l'armée italienne de 1939 n'est pas en mesure de combattre plus de trois mois, ce qui explique en grande partie l'attitude expectante de Rome (qui ne veut pourtant pas jouer les "seconds rôles") au début de la Deuxième guerre mondiale. Le sentiment anti-allemand de la famille royale italienne est fréquemment souligné, et l'on peut suivre au début de l'année 1940 la montée progressive vers une participation de Rome au conflit, participation à laquelle Mussolini est très tôt attaché mais qui se complique de rudes négociations tant internes qu'avec le IIIe Reich (avec cette illusion du Duce qui se félicite le 8 juin 1940 de voir les Allemands se heurter à une résistance française opiniâtre : "ils n'arriveront pas à la fin de la guerre trop frais et trop puissants"). Les relations entre Mussolini et les commandants italiens dans les Balkans ou en Afrique du Nord sont régulièrement évoquées, et témoignent aussi de fréquentes divergences. La difficile désignation d'un "roi-potiche" pour le Monténégro tient presque de l'opéra-comique, tandis que lorsque commence l'opération Barbarossa le Duce se précipite pour envoyer en Russie un contingent dont Hitler "se passerait volontiers". Tandis que la situation générale de l'Italie se détériore, que sa position par rapport à l'Allemagne devient visiblement celle d'un allié de second ordre, Ciano s'inquiète du "manque de ravitaillement et (de) l'état pitoyable" des forces armées, et la mobilisation civile du pays à partir de février 1942 ne contribue pas à améliorer l'image et les soutiens du régime, mettant par contre en lumière les carences du régime fasciste. Le Journal se termine, peu avant l'arrestation et le procès, sur la nomination de Ciano comme ambassadeur au Vatican... Ultime position officielle, qui ne lui vaut aucune protection.

Un comte Ciano qui témoigne d'une certaine suffisance, qui appartient très nettement à une élite sociale, mais dont les annotations quotidiennes donnent le sentiment d'être aussi "sincères" que possible sur le moment. Deux volumes absolument indispensables pour tous ceux qui s'intéressent soit à l'histoire de l'Italie, soit à celle de l'Europe avant et pendant la Seconde guerre mondiale. Passionnant.

Coll. Tempus, Perrin, 2015, vol. 1 : 671 pages, 12,- euros ; vol. 2 : 709 pages. 12,50 euros.

ISBN : 978-2-262-04102-1 et 978-2-262-05024-5.

Témoin de premier ordreTémoin de premier ordre
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 06:00

17 août 1944

Il est grand temps de faire ses paquets

Thérèse H.

Le séjour des derniers ultras de la collaboration en Allemagne à partir de l'été 1944 a fait l'objet de quelques ouvrages, mais jamais encore à notre connaissance d'une publication de ce type : le témoignage d'une adolescente ayant alors suivi ses parents et qui observe les événements, les lieux et les gens avec de grands yeux et sa "presque naïveté".

Fille d'un professeur et écrivain de province très engagé dans la collaboration, membre du RNP de Marcel Déat, à la fois monarchiste et antisémite, elle quitte Paris avec ses parents, dans une caravane de véhicules menée par Déat lui-même, le 17 août 1944 et prend la route de l'est de la France puis de l'Allemagne. Parmi les personnages que l'on croise, Jean Hérold-Paquis, Rebatet, les familles Luchaire et Darnand, Châteaubriant dont elle devient l'éphémère secrétaire, et bien d'autres personnages moins connus. Peu à peu, au fil des haltes et des hébergements successifs, le groupe initial se disloque et il n'en reste que quelques uns ("le groupe intellectuel") autour d'elle, en pension dans une petite commune du Tyrol bavarois, loin de mesquines manoeuvres de Sigmaringen. Dans ce milieu presque clos, où les relations avec les Allemands sont longtemps correctes sur le plan formel mais manquent singulièrement de chaleur sur le fond, la jeune Thérèse observe et note. Cela nous vaut une galerie de portraits sans concession, avec la relative insolence de la jeunesse, mais aussi un naturel, un réalisme parfois étonnant. De même, la vie quotidienne est désormais pour ces exilés rythmée par des considérations progressivement de plus en plus prosaïques (hébergement, couchage, alimentation, habillement, etc.), dont Thérèse rend compte avec sa spontanéïté. Elle raconte tout ce qu'elle vit et voit, et témoigne ainsi de l'accueil très favorable réservé dans les villages du sud de l'Allemagne à la Wehrmacht jusque dans les derniers jours de la guerre. Avec l'approche de la fin du conflit, le rythme des déplacements s'accélère et la jeune Thérèse est séparée (se sépare) de son groupe et de ses parents. Elle se débrouille alors pour survivre, avant d'être rapatriée en France et d'y subir une période d'interrogatoires serrés.

Bref, un témoignage original, atypique, qui mérite amplement d'être connu.

Editions Pierre de Taillac, Paris, 2015, 191 pages. 16,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-041-7.

L'exil vu par une adolescente
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 06:00

Hitler face à Churchill

Le front de l'Ouest, 1939-1945

Philippe Richardot

Après son Hitler face à Staline paru en 2013 (ici), Philippe Richardot nous propose le pendant occidental de son étude avec ce volume centré sur la lutte entre le Führer et le Prime minister, dont l'opposition symbolise en quelque sorte sinon la Seconde guerre mondiale dans son ensemble, du moins ses deux premières années.

Selon un plan chronologique en près de trente chapitres, nous commençons par la mise en contexte, de l'ambigüité des relations germano-britanniques d'avant-guerre à la dégradation de la situation du printemps et de l'été 1939, à la campagne de Pologne puis aux opérations à l'Ouest. Quelques constats au fur et à mesure : "Le Führer ne croit pas que l'Angleterre interviendra (selon Goebbels). La Seconde guerre mondiale commence sur des calculs erronés". La campagne de France (le bilan des combats est bien présenté) se termine sur l'armistice, faisant dire à Chuchill : "Je m'attends à ce que la bataille d'Angleterre commence". Alternant considérations militaires, descriptions des organisations nationales respectives, prise en compte des différents acteurs présentés à tout de rôle, etc., Philippe Richardot suit alors le déroulement des événements : la détermination anglaise et son incompréhension foncière par Hitler, la bataille d'Angleterre et celle de Méditerranée, le théâtre des Balkans et l'attaque contre l'URSS pendant que les opérations entre Britanniques (et Alliés) et Germano-Italiens se poursuivent avec d'immenses aller-retour en Tripolitaine et Cyrénaïque. L'entrée en guerre des Etats-Unis (il faut apprendre à travailler avec les Américains) est suivi par le débarquement en Afrique du Nord, la reddition des forces de l'Axe en Tunisie, les manoeuvres de déception et la campagne de Sicile, les combats entre Allemands et Britanniques sur les terres italiennes (échec allié dans le Dodécanèse, opération peu connue). Au fil des pages, les coups de projecteur se succèdent, ici sur la flotte sous-marine, là sur le réseau radar, plus loin sur les bombardements massifs au-dessus de l'Europe. A chaque fois, des chiffres précis, des détails. Le débarquement de Normandie enfin (le titre du chapitre est un peu facile : "La revanche sur Guillaume le Conquérant" !), les terribles combats du bocage normand et toujours ces aller-retour entre le côté anglais et le côté allemand, l'attentat du 20 juillet contre le Führer et la gestion de l'opposition entre Monty et Ike pour Churchill. La dernière poussée, la marche au Rhin, la victoire. Mais, dans la victoire, l'Angleterre épuisée cède la première place aux deux "super-grands" et ne sait pas encore qu'elle va perdre à brève échéance son empire. Dans sa conclusion, Philippe Richardot rend un hommage mérité au maréchal Alan Brooke, "héros méconnu de la Seconde guerre mondiale, sans doute le véritable maître de la stratégie britannique et même américaine jusqu'au débarquement de Normandie", puis dresse effectivement une comparaison directe entre les deux chefs, Hitler et Churchill (pendant la quasi-totalité du livre, elle est induite mais rarement formellement présentée) : "Le stratège en robe de chambre, l'alcoolique qui mange gras a vaincu le stratège botté, abstinent et végétarien. Le bon vivant qui aimait les chat a battu l'ascète qui aimait son chien"... Bon, la formule est amusante, mais finalement qu'apporte-t-elle ?

En fait, il s'agit davantage pour l'essentiel du livre d'une solide présentation chronologique des opérations (essentiellement militaires) et des rapports politiques entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne sur les différents fronts que d'une réelle analyse des rapports et de la lutte entre deux hommes. On apprécie l'écriture facile et précise, les très nombreuses données chiffrées (pertes humaines et matérielles, tonnages divers et consommations, etc.), et les multiples références. La bibliographie est assez importante et couvre un large spectre entre les années 1950 et 2013, même si tous les ouvrages ne sont pas de la même pointure. Agréable à lire, il permet surtout à notre avis une approche globale, complète, de la Seconde guerre mondiale en Europe vue de Londres. Un volume intéressant et utile.

Belin, Paris, 2015, 527 pages, 23,- euros.

ISBN : 978-2-7011-9089-1.

Face à face
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 06:00

Les secrets du Jour J

Opération Fortitude : Churchill mystifie Hitler

Bob Maloubier

Récemment décédé, Bob Maloubier avait publié en 2014 ce récit de la formidable opération britannique d'intoxication des Allemands, qui vient d'être réédité en format poche.

Lui-même agent du SOE pendant la guerre avant de rejoindre le Laos au sein de la Force 136 puis de créer les premiers groupes de nageurs de combat français, Bob Maloubier nous propose un texte qui a le style et la forme du roman tout en reposant sur de très nombreux faits réels dont il a parfois été l'acteur ou le témoin plus ou moins direct, avec la verve, voire la gouaille, qu'on lui connaît. C'est dire si ce volume est agréable à lire, éclaire le lecteur sur de très nombreux points plus ou moins connus, mais demande aussi à être abordé avec précautions. L'ouvrage ne raconte pas à proprement parler l'ensemble de l'opération Fortitude dans sa cohérence, mais s'organise en deux parties couvrant 1943 et 1944 : "Cockade : un coup pour rire", et "Fortitude : un coup de maître". Il procède par coups de projecteur ponctuels sur quelques aspects en insistant sur les hommes (et les femmes) et les situations de danger vécues. Le tout est très largement agrémenté de dialogues reconstitués, et souvent plausibles, et le lecteur fait en permanence l'aller-retour entre Londres, les territoires britanniques, la France occupée. Il croise les agents (doubles) et écoute les chefs des services anglais, jusqu'à Churchill qui lance lui-même "l'intox" d'un débarquement dans le Pas de Calais ou au commando largué pour tuer Rommel dans son château état-major et qui arrive trop tard. Les portraits semblent plus vrais que nature et pour tout dire la personnalité de chaque personnage est si bien précisée qu'on les sent tous réels. Ce qui est incontestablement beaucoup dire pour un historien.

Comment qualifier le livre ? Un "témoignage enjolivé" ? Il bénéficie en tout cas d'une réelle bibliographie finale avec des titres majeurs. Un livre agréable qui, en format poche, se glissera facilement cet été dans un sac ou dans une valise et qui vous accompagnera sur vos lieux de vacances.

Coll. 'Texto', Tallandier, Paris, 2015, 346 pages, 10,- euros.

ISBN : 979-10-210-1071-0.

Fortitude
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 06:00

1937 - 1947

La guerre-monde

Alya Aglan et Robert Frank (Dir.)

Une approche globale, complète, de référence. Monumentale est le mot, non seulement au regard de la pagination globale, mais surtout en considération de l'amplitude spatiale, temporelle et thématique résolument adoptée. Les directeurs de l'ouvrage (25 contributeurs au total) ont en effet fait le choix de "déborder" largement des dates généralement adoptée pour la Seconde guerre mondiale, en choisissant de commencer leur réflexions en 1936-1937 pour la conduire jusqu'en 1947 (au moins) afin de replacer l'événement dans sa globalité et dans son (ses) contexte(s).

Vol. 1

Le tome 1, en deux grandes parties qui totalisent 30 chapitres, nous entraîne de l'entre-deux-guerres aux conflits d'Ethiopie, d'Espagne et de Chine qui, dès 1935-1936, datent l'entrée en guerre des puissances totalitaires, jusqu'aux résistances en Europe et en Asie et au poids relatif des empires coloniaux dans la guerre. Les épisodes successifs des opérations militaires, de la Pologne à l'Europe du Nord et à la France, la bataille d'Angleterre puis le front de l'Est sont abondamment traités, avec quelques focus particuliers sur les oppositions stratégiques entre les Alliés, la guerre navale, le théâtre particulier des Balkans et celui non moins spécifique du désert d'Afrique du Nord. La place de l'Afrique (dans tous les sens du terme) est souligné, et l'on apprécie les deux contributions consacrées d'une part à l'Amérique latine et d'autre part aux Etats neutres dans la guerre. Les chapitres 16 à 19 traitent du basculement de 1943-1944 et de la victoire finale des Alliés, puis sont abordées toute une série de thématiques (dont le renseignement dans la guerre, le front germano-soviétique, la solution finale, le débarquement, les combats en Allemagne, la collaboration, etc.).

Vol. 2

Le tome 2, qui comprend la fin de la deuxième partie ainsi que les troisième et quatrième, soit au total plus de 50 chapitres, s'ouvre sur les conséquences de la guerre dans les démocraties anglo-saxonnes, en URSS et en Allemagne, mais aussi au Japon. Il s'intéresse longuement aux questions liées aux progrès scientifiques, au fonctionnement économique, à l'organisation du travail et de la production de guerre et au financement de la guerre et revient également sur la place des Eglises, sur les conditions d'occupation (en particulier en France), sur les situations particulières des femmes et de la jeunesse, sur la place du cinéma, et se termine par une série d'analyse des conséquences immédiates de la guerre (exils et déplacements de populations, émergence de l'Etat-providence, développement des nationalismes outre-mer, droit international avec le tribunal de Nuremberg).

C'est bien une histoire-monde, ou l'histoire d'une "guerre-monde" qui nous est racontée, avec brio. L'ensemble peut se lire de différente façon, et chaque grand chapitre consitue presque toujours un petit livre d'histoire en lui-même. Pour être tout-à-fait complet, un seul regret (pour le confort du lecteur) : que les cartes soient globalement reportées à la fin du premier volume, ce qui oblige parfois à des manupilations excessives. Une probable contrainte éditoriale. A la fin de chaque chapitre, le rédacteur précise ses sources, archivistiques et bibliographiques, ce qui fournit au total un volume impressionnant de références. Comme souvent lorsqu'il s'agit d'aussi vastes fresques, le spécialiste de tel ou tel évnement regrettera sans doute qu'il ne soit pas davantage développé ou que son interprétation soit un peu rapide. Mais à l'échelle d'une publication de cette ampleur, il était objectivement difficile de préciser davantage. En résumé, qu'un éditeur prenne le risque éditorial de la publication d'une telle somme dans une période aussi délicate au plan économique mérite d'être salué. Un ensemble de deux volumes dès à présent indispensable pour quiconque s'intéresse à la période de la Seconde guerre mondiale dans ses différentes facettes et composantes et qui figurera sans nul doute dès la rentrée de septembre dans toutes les bonnes bibliographies.

Folio Histoire, Paris, 2015.

Vol. 1 : 1412 pages. 17,90 euros. ISBN : 978-2-07-044265-2.

Vol. 2 : 1050 pages. 16,90 euros. ISBN : 978-2-07-046417-3.

MonumentalMonumental
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 06:00

Les poches de l'Atlantique

Les batailles oubliées de la Libération

Janvier 1944 - mai 1945

Stéphane Simonnet

Déjà bien connu pour plusieurs ouvrages antérieurs remarqués (Commandant Kieffer, ici ; 177 Français du jour J), Stéphane Simonnet revient aujourd'hui très utilement sur ces combats peu ou mal connus des poches du littoral à la toute fin de la guerre.

Suivant un plan chronologique et géographique, il entre immédiatement dans le vif du sujet en présentant la situation des armées en présence à l'été 1944 dans l'Ouest et la stratégie allemande relative aux poches de résistance qui viennent de se former sur la côte, ainsi que la formation d'une nouvelle armée française par intégration des FTP et des FFI dans l'armée régulière. Ce point de situation initial est d'autant plus important que l'on a généralement oublié l'ampleur des effectifs concernés. Puis Stéphane Simonnet aborde les combats secteur par secteur, de "La réduction des forteresses de la Gironde" de Royan à l'île d'Oléron (opération amphibie), à celle de La Rochelle-La Pallice, de Dunkerque, de Lorient et de Saint-Nazaire. Ces combats presque oubliés, sauf localement, ne manquent pas d'intensité car ce sont des dizaines de milliers d'hommes qui s'y sont repliés, unités certes disparates (toutes armées, armes et services du Reich, y compris quelques Italiens et Européens de l'Est) mais bien équipées et disposant de stocks conséquents (2.200 soldats pour le seul point d'appui de l'île de Ré). Par ailleurs, ils ne sont pas totalement isolés du reste des armées allemandes, qu'il s'agisse des liaisons radio bien sûr, mais aussi (beaucoup moins connues) aériennes : "Une liaison aérienne entre Francfort et La Rochelle, à raison de deux rotations d'avion chaque semaine jusqu'à la mi-avril 1945, permet l'acheminement régulier des ordres, du courrier, des médicaments, de l'argent, des renforts en personnels et des munitions". Pour chaque situation locale, il s'intéresse à la fois aux libérateurs et aux occupants, aux opérations militaires et aux conditions de vie de la population -et parfois à son évacuation-, à la place des Alliés, aux ruines causées, aux modalités particulières de la reddition, etc.

Pour chaque zone, une carte claire et lisible permet de situer les unités et les principaux mouvements, et si la bibliographie indicative n'est pas très longue, l'index final est très complet. L'histoire de l'éphémère Armée de l'Atlantique du général de Larminat méritait bien d'être racontée. Et ici bien racontée.

Tallandier, Paris, 2015, 314 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0492-4.

Derniers combats dans l'hexagone
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 05:50

Marionnettes en cage

Jacques Sieklucki

Témoignage original que celui-ci, d'autant plus que les souvenirs de captivité des prisonniers de guerre sont en proportion peu nombreux depuis la fin des années 1950.

Avec une grande sensibilité et toujours beaucoup d'humanité, Jacques Sieklucki nous raconte les mois de captivité qu'il passe au Stakag VI B, dans le nord de l'Allemagne, après avoir été fait prisonnier lors de la prise de la poche de Dunkerque. Tout au long du livre, l'auteur nous parle de son ami Simon, dont nous ne saurons rien de précis mais qui visiblement compte beaucoup pour lui dans cet environnement particulier où l'ennui domine. Il entretient avec ce Simon, ami précieux, vif et intelligent, de fréquentes conversations à caractère quasi-philosophique, qui scandent le récit. L'humour n'est pas absent ("Le barbélia pousse bien cette année", constate-t-il au pied du mirador) et Jacques Sieklucki, employé aux fonctions administratives du camp, consacre également une grande partie de son temps (comme beaucoup d'autres prisonniers) à éviter le travail et à parasiter le système carcéral. Les gardiens allemands d'ailleurs ne sont pas décrits sous un jour trop négatif, de "braves types", un peu âgés, lourdeaux, qui se satisfont sans trop réfléchir d'une apparente obéissance formelle, de façade. Les heures passent lentement, les journées s'écoulent toujours identiques ("l'ornière de la vie quotidienne"), alors Jacques Sieklucki va s'occuper de la troupe de théâtre du camp et monter une pièce de Molière, mais aussi tenter à deux reprises de s'évader. Il y a aussi l'espoir de rentrer en France, avec les rapatriements sanitaires et surtout ce rêve éveillé de l'élargissement massif des prisonniers. Et toujours l'ennui contre lequel il faut se battre pour ne pas se laisser diminuer ou abrutir : "Les jours passaient, les jours passent, les jours ont passé, les jours passeront. Ah, que de conjugaisons sur cette certitude !".  Il est finalement rapatrié en France à l'automne 1941 après s'être fait passer pour un ingénieur, il se cache en province et parvient finalement à obtenir des papiers et à reprendre des études de droit. La Libération approche, une nouvelle vie commence. Le livre se termine sur une série de chansons et poèmes écrits par Jacques Sieklucki : "Nous qui n'avons plus de nom / Numéros anonymes, uniformes déteints, / Nous voyons entre deux appels / Se dresser la Tour Eiffel / Comme un mirage lointain".

A la qualité du témoignage, posé et parfois ironique, s'ajoute ainsi de réelles qualités d'écriture qui rendent la lecture de ce livre d'autant plus intéressante. Une nouvelle pierre utile à notre connaissance du monde particulier des prisonniers de guerre. 

Anovi, Chinon, 2015, 151 pages, 16,- euros.

ISBN : 978-2-914818-70-4.

Pour commander directement auprès de l'éditeur : ici.

Une vie de prisonnier
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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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