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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 07:00

La bataille de Cannes et ses fantômes

Robert L. O’Connell

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Aucune autre bataille que celle de Cannes (216 av. J.-C.), l’immense victoire d’Hannibal durant la Deuxième guerre punique, n’a été autant étudiée. Aucune sans doute n’a exercé autant d’influence sur les plus grands chefs militaires de l’histoire. Pourtant, et O’Connell commence par expliquer les difficultés qui surgissent lorsque l’on veut présenter et comprendre un événement antique (même de cette importance) à partir de sources partielles et partiales, que cette campagne d’Italie du général carthaginois est encore riche d’enseignements !

De manière classique, l’auteur présente d’abord le contexte général des guerres puniques et met en relief les particularités et les différences politiques, sociales et culturelles entre la république militaire romaine et l’empire commerçant héritier des Phéniciens. Puis il s’intéresse aux principaux protagonistes, les consuls romains (issus de quelques grandes familles) et les Barcides, véritables maîtres de l’Espagne carthaginoise et ennemis mortels de Rome. Nous suivons ensuite Hannibal dans ses préparatifs et dans sa marche vers la Gaule puis les Alpes, franchies alors que la mauvaise saison a commencé et où il va perdre dans le froid et la neige une partie de son armée. Renforcé par des contingents gaulois d’Italie du Nord, jouant d’audace, Hannibal enchaîne les victoires, de La Trébie au lac Trasimène, et deux éléments tactiques sont permanents : l’extrême importance d’un renseignement précis et toujours actualisé sur la localisation et l’état général de l’ennemi d’une part, l’usage systématique de la manœuvre par les ailes ou les arrières pour bénéficier au maximum de l’effet de surprise sur un adversaire monolithique et « procédurier » d’autre part.

La bataille elle-même, dans ses ultimes préparatifs de part et d’autre comme dans son déroulement détaillé, fait l’objet du chapitre central et, si chacun en connait le schéma général (retrait volontaire et calculé du centre, enveloppement par les ailes, destruction totale de l’ennemi enfermé dans le piège), Robert L. O’Connell apporte de très nombreuses informations précises : présent sur le terrain qu’il a choisi depuis une semaine, Hannibal multiplie les reconnaissances personnelles quotidiennes pour adapter son dispositif et ses ordres au plus près de la topographie, afin de profiter du moindre coude de rivière ou du moindre vallon. L’auteur souligne les défauts de la structure de commandement romaine et la lourdeur des quatre armées consulaires, insuffisamment formées et peu manœuvrières. A contrario, il observe l’aptitude d’Hannibal a utiliser les compétences spécifiques des différents contingents de son armée hétérogène (Libyens, Numides, Hispaniques et Gaulois des différentes tribus, etc.) et les qualités propres de ses infanteries et cavaleries, lourdes et légères : « Si les combattants au javelot représentaient les dents de la force carthaginoise, les autres éléments formaient les griffes, les muscles et les nerfs de cette bête de combat. Le génie d’Hannibal résidait dans sa capacité à monter et exécuter un plan utilisant tous les éléments dont il disposait pour avaler et digérer une proie plus grosse que lui ». Au soir du 2 août 216 av. J.-C., au terme de « la plus grande tuerie de toute l’histoire des guerres occidentales », avec la perte de près de 50.000 tués et 20.000 prisonniers, l’armée romaine peut être considérée comme détruite et l’encadrement politico-militaire de la ville lui-même fortement atteint puisque les consuls, les tribuns, les questeurs et de très nombreux sénateurs comptent parmi les victimes.

Pourtant, Hannibal ayant fait le choix de ne pas marcher rapidement directement sur Rome, la guerre va se poursuivre plus de dix ans dans la partie méridionale de la péninsule italienne, loin cependant des « délices de Capoue ». Plus que les effets de la « luxure » supposée dans laquelle les Carthaginois se seraient soudainement « vautrés », c’est dans la nouvelle situation stratégique et tactique créée à la fois par la victoire de Cannes et par la décision d’Hannibal de ne pas tenter de s’emparer immédiatement de Rome qu’il faut, selon l’auteur, rechercher les causes de cette longue guerre d’escarmouches, de raids, d’embuscades et de batailles non décisives. Désormais, le général carthaginois n’a plus sa totale liberté de mouvement, il doit diviser ses forces, installer des garnisons défensives dans les villes qui se sont ralliées à lui et dont il doit désormais assurer la protection : « La vie sur la route avait été dure et incertaine, mais elle lui avait apporté l’avantage stratégique de pouvoir se montrer n’importe où … Non seulement le renard était de garde au poulailler, mais les poules elles-mêmes se révélaient de piètres alliés ».

Le livre détaille dans les chapitres qui suivent toutes les conséquences politiques, économiques et budgétaires, sociales même de cette guerre interminable pour Rome qui, malgré les revers, manifeste une inébranlable volonté de n’accepter aucune négociation et de toujours poursuivre la lutte. Il en présente également les conséquences géostratégiques, à l’échelle de la Méditerranée : la guerre en Sicile, dans les Balkans, en Espagne et en Afrique du Nord. Il se termine sur deux chapitres qui évoquent les conséquences à court et à long termes de cette lutte titanesque. L’un, « Les résurrection des fantômes », traite des Legiones Cannenses, ces survivants de Cannes exilés en punition par le Sénat de Rome « dans des lieux inhabités » de Sicile, que Scipion (qui va devenir l’Africain) reconstitue en unités de combat et avec lesquels il va abattre la puissance carthaginoise lors de la bataille de Zama. L’autre, « L’ombre de Cannes », survole le souvenir laissé par la bataille dans l’histoire, de l’Antiquité à nos jours, sur la base d’un paradoxe puisque ce sont, au début, « les perdants qui ont préservé la mémoire de Cannes ». Cet héritage reste toutefois ambivalent, et l’auteur fait référence au général Schwarzkopf, qui précisait après la guerre du Golfe en 1991 avoir « appris beaucoup de choses de la bataille de Cannes et qu’il avait pu les appliquer à l’opération Tempête du Désert ». En fait, « le fameux ‘crochet du gauche’ dans le désert ressemblait davantage au mouvement allemand du début de la Première Guerre mondiale, mais aucun héros moderne, conscient des exigences de la communication du temps de guerre, ne pouvait dire qu’il avait préparé un nouveau plan Schlieffen : Cannes sonnait mieux ».

 

Un ouvrage d’une très grande richesse donc, que tout amateur d’histoire militaire se doit de connaître (qu’il s’intéresse au niveau stratégique, à l’art opératif ou aux aspects tactiques) et de confronter aux autres analyses de cette campagne carthaginoise d’Italie. Mais, car il y a un « mais » (et de taille), pourquoi donc, sur le plan strictement formel, personne ne semble avoir relu le manuscrit de la traduction chez l’éditeur ? C’est parfois (grammaire, orthographe, syntaxe, et jusqu’à l’apparition aléatoire au milieu d’un mot de la lettre D en majuscule), proprement navrant. Quelques phrases sans verbe, des mots semble-t-il manquants ici ou là, des « vrais-faux » synonymes, des contradictions apparentes à deux lignes de distance, bref un « contre-effet » regrettable qui oblige le lecteur a un effort presque de véritable réécriture. Il faut donc une certaine dose de volonté et d’intérêt pour le sujet pour poursuivre la lecture. C’est tout-à-fait dommage. Alors, prévenu de cette difficulté inattendue, armez-vous de courage pour aller à l’essentiel : lisez, analysez et méditez ce livre. Il ouvre d’innombrables pistes de réflexions, propose de nombreuses interprétations, peut susciter débats et polémiques et constitue (sur le fond) un indiscutable ouvrage de référence.

 

Collection ‘Batailles essentielles-mémoire des peuples’, éditions Laville, 2012, 267 pages, ISBN 13 : 979-10-90134-12-6. 26 euros.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 07:10

Pompéi

La vie d’une cité romaine

Mary Beard

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Avant de suspendre pour quelques semaines de vacances les mises à jour quotidiennes, poursuivons notre voyage européen et changeons totalement de style et d'environnement. Si vous ne connaissez pas encore le site archéologique exceptionnel de Pompéi, profitez de cet été pour lire cette excellente étude, rédigée par une professeure d’histoire antique de l’université de Cambridge et dont la traduction française vient de paraître au Seuil, quatre ans après sa première publication en Angleterre.

Après avoir en introduction resitué le cadre de la destruction de la ville (contrairement à une légende tenace, les signes avant-coureurs de l’éruption se manifestaient depuis plusieurs semaines et la grande majorité des habitants avait quitté Pompéi), Mary Beard divise son ouvrage en 9 chapitres qui abordent tous les aspects des activités humaines et de la vie quotidienne dans une grande cité romaine : aménagement de l’espace, plan et organisation des maisons, artisans et commerçants, vie politique, plaisirs du corps, loisirs et jeux, religion et temples, etc. L’auteur ne se contente jamais des idées généralement admises sur la ville et, tirant partie d’une excellente maîtrise des textes antiques aussi bien que de sa parfaite connaissance des lieux, confronte toujours les théories à la réalité du terrain, les estimations aux constats effectivement effectués et à ce qui existait à la même époque dans des communes voisines ou similaires. Selon une rumeur tenace par exemple, la ville aurait compté entre 150 et 200 bars pour une population de 12.000 habitants dont un grand nombre pourtant (les femmes, les esclaves) n’avait pratiquement pas accès à ces établissements. Plus prosaïquement, nous explique Mary Beard, « tout porte à croire que certains de ces bars étaient en fait des épiceries, … au comptoir desquel[le]s on trouvait des noix, des lentilles ou des haricots ». Qu’il s’agisse des activités artisanales, des campagnes électorales, des thermes et bains, du théâtre, des fameuses fresques érotiques, etc., toute la vie de Pompéi est ainsi décryptée, dans un style plaisant, avec un texte courant appuyé sur de très nombreuses citations.

Le livre est parsemé par plus de 110 illustrations, dont un certain nombre somptueuses, en couleur, rassemblées dans deux cahiers photos. On trouve également au fil du texte une vingtaine de plans, de quartiers ou de maisons. La traditionnelle liste finale des ouvrages de référence est remplacée par un ultime chapitre « Lectures complémentaires » qui constitue en fait une utile bibliographie critique, mettant en valeur les qualités et les défauts, les avantages et les silences de très nombreux livres et articles (pour la plupart en anglais ou en italien). Enfin, dans les dernières pages, Mary Beard nous fait profiter d’utiles conseils grâce à ses nombreux séjours sur place, sous le titre « Visiter Pompéi ».

Un exceptionnel moment de dépaysement, en particulier pour tous ceux qui ne connaissent pas cette cité "mythique", à la fois détruite par le Vésuve, puis préservée sous ses cendres.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 07:00

Les revers de la guerre en Grèce ancienne

Pascal Payen

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A la fois un état des connaissances sur le sujet et une réflexion sur les enseignements les plus pertinents. Dans cet ouvrage de quelques 450 pages, Pascal Payen n'aborde pas uniquement la "tactique" (la technique du placement et de la manoeuvre des troupes sur le champ de bataille), mais la "stratégie" (l'art de la conduite supérieure de la guerre, de son contrôle et pourquoi pas de son évitement).

En quatre parties d'une très grande richesse et aux innombrables références et citations ("Sociétés guerrières ou sociétés en guerre ?", "Violences en guerre. Autopsie, morphologie, récit", "Cités sur la défensive" et "La guerre à l'âge historiographique"), l'auteur s'interroge sur "la représentation de la guerre" pour les Anciens : "Il ne s'agira donc pas d'un exposé en soi sur les méfaits de la guerre. Différemment, par 'revers de la guerre', on entend deux registres complémentaires ... mettre à jour la face occultée de la guerre, révéler son autre versant, ... analyser la manière dont les sociétés du monde grec n'ont jamais cessé de mettre en débat leur rapport à la guerre [...] La guerre est analysée par les Grecs comme un échec qu'il faut conjurer dans des registres complémentaires, par le choix de certaines armes, protectrices ou défensives, par des institutions, par des modalités de discours, par des comportements collectifs, des formes de sensibilité, des projets ou des réflexions politiques venus des philosophes".

C'est donc toute la problématique de la guerre dans la cité qui est abordée, et pour dresser un tableau aussi complet que possible de son sujet Pascal Payen nous entraine des "Lois de la guerre" (mais oui, déjà !) à "L'univers clos de l'hoplite, tueur et victime", avec les questions subséquentes des morts, des blessés et des prisonniers, mais aussi "La guerre des non-combattants" avec son cortège "ordinaire" de "Pillages, Massacres, Viols et tortures". Des pages (pp. 132-183) qui seraient à rapprocher de discours très actuels sur la "brutalisation" particulière supposée de la Première Guerre mondiale par exemple. Les aspects tactiques et techniques ne sont pas oubliés pour autant, avec un chapitre VI (3e partie) consacré à "La guerre hoplitique" et, par exemple, un intéressant développement sur "Le bouclier, arme offensive". Pour l'auteur, la "poussée" de la phalange "exprime la dimension collective de la tactique hoplitique, comme si l'ennemi recevait le choc de la cité égalitaire. Une telle disposition, pensée et ordonnée autour du bouclier, instrument de chacun et de tous, explique l'unique raison d'être des boucliers tels qu'ils sont : ni trop grands, en définitive, car chaque bouclier a pour fonction de protéger deux fantassins ; ni trop lourds non plus, car, au sein de la phalange, l'hoplite n'a pas à faire face seul à un ennemi". Pascal Payen traite ensuite de l'acceptation par les cités grecques de la guerre, dans les institutions et le fonctionnement de l'Etat ; puis s'interroge sur les récits de guerre et établit une véritable historiographie des représentations et de l'image du phénomène guerrier dans la littérature antique. 

On peut certes, et c'est même vivifiant, ne pas être d'accord avec toutes les analyses de l'auteur, mais celui-ci appuie sa démonstration de très nombreuses citations et un retour systématique à l'éthymologie de chaque mot. Il souligne en conclusion que "la cité confie aux citoyens la charge d'une guerre défensive, qui ne supprime certes pas la violence, mais qui peut en limiter la fréquence sinon l'intensité. La guerre de conquête n'est pas inscrite au programme politique de la cité grecque ... Par leurs usages sociaux et leurs institutions politiques, par leurs modes de discours et leurs pratiques culturelles, les Grecs ont peu à peu inventé et élaboré des modes de connaissance de la guerre quui soient aussi des ressources pour en assurer le contrôle"

Un beau livre d'analyse et de réflexion complété par plus de 80 pages de notes et références, une très riche bibliographie et un index complet. Un vrai ouvrage de synthèse qui ouvre d'intéressantes pistes, que l'on se doit de lire et de méditer.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:10

Les guerres médiques

499-449 avant J.-C.

Peter Green

Couverture-de-l-ouvrage--Les-guerres-mediques-.jpg

Cette réédition au format "poche" d'un ouvrage paru en 1996 nous apporte un immense "bol d'air".

A trop travailler sur les conflits des 19e au 21e siècles, nous risquons un effet de saturation ; et à trop avoir l'oeil sur les guerres les plus récentes, nous risquons d'oublier quelques fondamentaux. Certes, nous continuerons à privilégier les campagnes récentes, mais, une fois n'est pas coutume, accordons-nous une pause...

Voici donc le récit de ces cinquante extraordinaires années de guerre entre les irréductibles cités grecques et le plus formidable empire de son temps. "Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois", la formule est entrée dans l'Histoire (avec un "H" majuscule), témoignage de la volonté d'indépendance des peuples grecs et souvenir du sacrifice de 7.000 Spartiates et Thébains affrontant les quelques 300.000 soldats et mercenaires de Xerxès Ier. Les batailles de Marathon et de Salamine, la reconstitution des forces détruites au combat par la levée de nouvelles unités, les débats politiques sur l'agora, l'appel à l'aide (souvent ignoré) aux Carthaginois, les discours de Thémistocle, le rôle de Léonidas, tout y est et le texte courant est parsemé de nombreux extraits des récits antiques. Les esprits chagrins diront, peut-être, d'Hérodote n'est pas toujours absolument crédible. Sans doute. Mais ne peut-il pas y avoir une part de mythe dans toute épopée ?

On peut regretter que les cartes (par ailleurs très claires puisque dessinées au trait noir) soit reproduites si petites, ce qui rend difficile la lecture des légendes et des noms. La bibliographie et le riche appareil de notes contribuent à donner à l'ouvrage toute sa densité. Pour 11 euros, un grand bond dans le passé, une machine à remonter le temps, une référence dans l'histoire des grandes campagnes de l'humanité.

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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