Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 06:35

Penser et construire la paix en Europe

Approches méthodologiques et historiographiques

Europax - Université Paris I - Institut Pierre Renouvin

14 juin

Dans un cadre chronologique, du XIXe siècle à la construction encore en cours de l'Union européenne, les organisateurs de cette journée d'études proposent un riche programme disponible ici. On note les deux interventions de fin de matinée relatives à la fin de la Grande Guerre : "Les spécificités de la vision française de la sécurité et de la paix en 1919", par Peter Jackson (université de Glasgow) ; et "Les projets français, britanniques et américains pour la paix (Première Guerre mondiale et début des années 1920)", par Carl Bouchard (université de Montréal).

Cette journée d'études se tiendra au Centre Panthéon-Sorbonne, 12 place du Panthéon (salle 211), de 09h15 à 17h30.

Après la pluie vient le beau temps...
Partager cet article
Repost0
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 06:30

Arsenal de Brest

Photographies et territoires

Brest  Château - 31 mai / 12 novembre

Le musée national de la Marine ouvre au public l'un de ses fonds photographiques les plus exceptionnels avec cette exposition qui présente des dizaines de photos superbes des chantiers navals entre 1860 et 1914. A découvrir absolument si vous passez par la Bretagne cet été.

Contact : presse@musee-marine.fr

 

Trésors de la Marine
Partager cet article
Repost0
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:50

Devoir d'intervenir ?

L'expédition 'humanitaire' française au Liban, 1860

Yann Bouyrat

Voilà un livre que l'on attendait depuis longtemps ! Nous évoquions en février 2012 (ici) le caractère novateur de cette campagne de Syrie de 1860 et il faut remercier Yann Bouyrat de nous livrer un volume qui, tout en présentant une synthèse détaillée de l'opération elle-même, la replace dans son contexte politique et diplomatique de l'époque d'une part et en tire des réflexions actualisées pour les interventions d'aujourd'hui d'autre part.

Après avoir rappelé ce qu'étaient les relations entre les communautés et l'organisation politique et sociale du territoire avant la crise ("aboutissement de plusieurs mois de tensions entre Druzes et Maronites"), il revient sur la réalité des massacres de mai-juin 1860, leur préparation par les grands responsables druzes, la coordination et la violence des attaques des villes et villages chrétiens, qui s'étendent bientôt à Damas. Il souligne d'ailleurs que la division qui règne entre les différentes communautés chrétiennes explique en partie le triste bilan de ces violences. L'auteur explique ensuite longuement le déroulement de la campagne du corps expéditionnaire du général Beaufort, sa "tournée" dans le sud et en pays druze, le double jeu du représentant ottoman ("manoeuvres dilatoires") et la participation avérée des troupes turques aux pillages. Yann Bouyrat traite également de la morosité et de la colère qui touchent les soldats français, lesquels ont l'impression que leurs efforts ne mènent à rien (on se souvient ici des lettres d'Ardant du Pic à sa mère) : "Partie pour châtier les Druzes, l'armée française a, par l'habileté consommée de Fouad Pacha, passé son temps à poursuivre une ombre". Propos que ne renieraient pas bien des participants à des OPEX des années 1990 par exemple. Il faut aussi souligner ici que les représentants des autres grandes puissances (en particulier Russie, mais aussi Angleterre) jouent chacun un "jeu national" qui nuit terriblement à l'efficacité de l'action menée au profit des Chrétiens. Il en est de même avec les missions religieuses (catholiques, protestantes ou orthodoxes) qui privilégient en réalité les choix diplomatiques de leurs gouvernements respectifs.

Au bilan, "difficile de ne pas faire le rapprochement entre le rôle joué, pendant comme après la tragédie de mai-juin 1860" par les principaux intervenants et ce que l'on a pu constater lors d'opérations de ces dernières années : "Comme le montrent les cas les plus récents, en particulier celui du Kosovo, la principale difficulté des interventions humanitaires 'armées', outre le risque de pertes dans les rangs des intervenants, se trouve dans la durée". A partir de quel moment devient-elle contre-productive et à partir de quand les contradictions de la coalition prennent-elles le pas sur les objectifs initiaux ? L'auteur s'interroge donc en conclusion (qui fait écho à la préface de Laurent Henninger) sur la notion de "Justice internationale" ainsi que sur le "Bon usage de l'ingérence". Qu'en sera-t-il demain ?

En fin d'ouvrage, quelques cartes, un dense appareil critique de notes et une belle bibliographie apportent des compléments très utiles. Un livre indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aussi bien aux expéditions anciennes qu'aux opérations modernes, dans un monde où les puissances non-occidentales se prononcent très majoritairement contre toute forme d'ingérence, même pour motif humanitaire.

Editions Vendémiaire, Paris, 2013, 319 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-36358-057-3.

Yann Bouyrat a bien voulu apporter à nos lecteurs quelques précisions complémentaires :

Question : En quoi cette intervention française en Syrie-Liban en 1860 est-elle à l'époque absolument novatrice ?

Réponse : Le caractère novateur de l’intervention française de 1860 réside dans sa justification politique. Pour la première fois, une action militaire a été décidée par le concert européen par des motifs strictement et exclusivement humanitaires. Cette intention transparaît clairement dans les propos du ministre des Affaires Etrangères français de l’époque, le grand Edouard Thouvenel. Pour justifier l’action de l’Europe, ce dernier écrit ainsi, en juillet 1860, qu’« en présence de ces massacres se reproduisant de ville en ville, (…) l’humanité commande aux puissances d’interposer leur action ». Le contraste avec l’intervention des puissances européennes lors de la guerre d’indépendance grecque, trente ans plus tôt, est à cet égard éclairant. La Convention de Londres qui, en 1827, ouvrit la voie à l’action conjointe de la France, de l’Angleterre et de la Russie contre l’Empire Ottoman, avançait certes une justification humanitaire, la « nécessité d'intervenir pour faire cesser les effusions de sang et tous les maux liés à la guerre », mais cette dernière arrivait cependant bien après un autre motif, beaucoup plus « intéressé » : mettre un terme aux « désordres » qui entravaient le libre commerce dans la mer Egée. En 1860, l’intervention de l’Europe, ou plutôt de la France avec le soutien de l’Europe, prétend ne poursuivre qu’un but humanitaire parfaitement noble et « désintéressé ».

Question : Quelle est l'attitude des troupes régulières ottomanes et comment le commandement français du corps expéditionnaire gère-t-il ses relations avec lui ?

Réponse : En apparence, les relations entre les troupes françaises et ottomanes, et surtout entre les états-majors des deux armées, sont tout à fait cordiales. En l’absence du commissaire ottoman Fouad Pacha, accaparé par son travail de répression à Damas, le général Beaufort, qui dirige le corps expéditionnaire français, est, le 16 août 1860, chaleureusement accueilli par le nouveau gouverneur de Beyrouth, Ahmed Kaiserli Pacha. Dans les jours suivants, les entrevues se multiplient entre responsables français et ottomans, pour délimiter les champs de compétence des uns et des autres. Un mois plus tard, les troupes françaises peuvent, de concert avec le contingent ottoman, effectuer une parade militaire dans les districts mixtes du Mont-Liban, théâtre des massacres de juin 1860. Cette parade est elle aussi ponctuée de rencontres amicales entre les responsables des deux corps d’armée, la plus symbolique ayant lieu fin octobre à Moukhtara, fief de la puissante famille druze des Joumblatt. Cette bonne entente masque cependant de profonds désaccords : pendant toute la durée de l’occupation française, et particulièrement à la fin de l’année 1860, les Ottomans ont tout fait pour gêner l’action de leurs homologues français. Le subtil commissaire Fouad Pacha a ainsi retardé le plus longtemps possible sa première entrevue avec le général Beaufort. Ce n’est que lorsque ce dernier a menacé d’avancer jusqu’à Damas qu’il s’est décidé à le rencontrer. De même, lors de « l’offensive » conjointe des forces françaises et ottomanes dans les districts mixtes, les officiers ottomans ont facilité la fuite vers le Hauran de la plupart des chefs druzes. Derrière les sourires et la bonne entente apparente, c’est donc bien un duel à fleuret moucheté que se sont livrés les responsables français et ottomans.

Question : Et l'Angleterre ? Encore la traditionnelle opposition entre Paris et Londres au Levant ?

Réponse : La fin des années 1850 avait vu la traditionnelle opposition franco-anglaise (notamment celle des consuls de Beyrouth et de Damas) s’atténuer un peu : dans le contexte tendu de la guerre de Crimée (1853-1856), les représentants des deux pays, sur ordre de leurs gouvernements respectifs, s’étaient rapprochés pour contrer l’action déstabilisatrice de leur homologue russe. Après les massacres de juin 1860, la rivalité entre la France et l’Angleterre s’est à nouveau manifestée avec force, la première cherchant à « venger » les chrétiens uniates, principales victimes des massacres, la seconde défendant les Druzes, ses clients attitrés. Cette rivalité s’est manifestée à tous les niveaux : sur le terrain, les diplomates anglais ont tout fait pour discréditer l’armée française aux yeux des populations locales ; au sein de la Commission de Beyrouth, chargée de superviser l’action judiciaire contre les responsables des massacres et de proposer une nouvelle organisation administrative pour le Mont-Liban, les débats furent en permanence dominés par l’opposition entre le représentant français, Béclard, et son homologue anglais, Lord Dufferin. Cet affrontement « local » s’est à plusieurs reprises (à propos de la durée de l’occupation française, du sort des principaux responsables druzes ou encore de l’organisation administrative du Liban) doublé d’un intense bras de fer entre les gouvernements eux-mêmes et leurs légations à Constantinople. Or, sur tous ces sujets, force est de constater que la diplomatie anglaise s’est souvent montrée bien meilleure que sa rivale française...

Question : Quel bilan peut-on tirer de cette expédition ? Pourquoi est-elle si rapidement tombée dans un quasi-oubli ?

Réponse : Tout dépend du point de vue que l’on adopte. Pour la France, le bilan est mitigé. Le prestige du pays est certes sorti renforcé de cette intervention. En sillonnant pendant neuf mois les régions endeuillées par les massacres, en aidant les populations à se relever de cette épreuve, la France a pleinement assuré son rôle de « tendre mère » des chrétiens uniates du Levant. La solution administrative finalement arrêtée pour le Mont-Liban (celle d’une province autonome dotée d’un gouverneur catholique) peut aussi être considérée comme un succès de sa diplomatie. Comparées aux objectifs de départ des dirigeants et des diplomates français (le châtiment impitoyable des responsables des massacres, l’abaissement politique de la communauté druze, la restauration d’un émirat chrétien), ces avancées semblent cependant bien modestes. Le gouvernement de Paris n’a pas réussi à obtenir, pour ses clients chrétiens, une juste réparation pour les crimes subis ; il n’est pas parvenu, non plus, à assurer à ses principaux soutiens, les Maronites, pourtant très majoritaires dans la Montagne, un régime administratif sur-mesure susceptible d’assurer leur domination sur les autres communautés.

Du point de vue libanais, cette intervention apparaît en revanche comme un succès indiscutable. Elle a d’abord favorisé, après l’explosion de mai-juin 1860, une baisse durable des tensions communautaires. En dotant le Liban d’un système de gouvernement équilibré (le moutassarifat), elle a surtout ouvert une période de paix et de prospérité de plus d’un demi-siècle (1861-1914). Largement oubliée en France (la question italienne l’a rapidement chassé de la Une des journaux), cette intervention est en revanche longtemps restée gravée dans la mémoire collective des chrétiens du Liban. Il suffit, pour s’en persuader, d’arpenter les rues de la ville martyre de Deir el Kamar.

Question : Alors, pour reprendre le titre de votre conclusion, a-t-on fait un « bon usage de l'ingérence » ? Et est-ce même possible ?

Réponse : L’intervention française de 1860 soulève des questions très proches – et tout aussi complexes ! – que les interventions militaro-humanitaires des années 1990-2000.

En droit, et quoi qu’aient pu en dire les diplomates français, elle est indéfendable : le traité de Paris (1856) garantissait la pleine souveraineté de l’Empire Ottoman ; les massacres de 1860 étaient une question intérieure ; les puissances européennes n’avaient donc pas à s’en mêler. D’un point de vue moral, il aurait été bien difficile à ces puissances de ne rien faire et ce pour deux raisons. L’ampleur du crime : au moins 6 000 morts (peut-être le double) dans la Montagne libanaise en trois semaines, 9 000, peut-être 16 000 victimes à Damas en une semaine. Le crescendo dans les violences : en 1840, le Liban avait déjà été le théâtre de violents affrontements confessionnels. A chaque fois, les chrétiens avaient été vaincus par les Druzes et victimes d’exactions, sous le regard complice des Ottomans. Mais ces violences n’avaient rien à voir avec les massacres de juin 1860. En restant inactives, les puissances européennes pouvait craindre un renouvellement des tueries. Le pouvoir ottoman semblant dépassé, il fallait faire quelque chose.

La question qui se pose n’est donc pas de savoir si l’ingérence européenne était souhaitable, mais pourquoi elle a été couronnée de succès. La réponse se trouve, comme j’ai tenté de l’expliquer à la fin de mon ouvrage, dans la rivalité franco-anglaise. Cette rivalité a eu, certes, bien des inconvénients : elle a ralenti l’activité de la Commission de Beyrouth, permis aux principaux responsables des massacres de s’en tirer à bon compte. Mais elle a aussi permis de dégager une solution à la fois politique et administrative équilibrée pour le Liban.

C’est précisément cet équilibre qui fit défaut dans les interventions militaro-humanitaires des années 1990-2000. Au Kosovo ou en Libye, les puissances intervenantes, avant tout les pays occidentaux, ont choisi, unanimement, de soutenir un camp (l’UCK au Kosovo, le CNT en Libye) en lutte contre un pouvoir jugé « criminel » (le régime de Slobodan Milosevic en Serbie, le colonel Kadhafi en Libye). Le résultat a été un bouleversement de l’ordre politique aux conséquences pour le moins aléatoires (naissance d’un Etat mafieux au Kosovo, comme le montre bien le journaliste Pierre Péan dans son dernier livre, règne des milices et déstabilisation du Sahel dans le cas de la Libye).

Injustifiable en droit, l’ingérence humanitaire peut donc se concevoir d’un point de vue éthique, à condition de bien réfléchir au préalable sur la légitimité de la cause ainsi que celle des intervenants potentiels.

Merci pour ces précieuses réponses, qui ouvrent à leur tour bien des pistes de réflexion.

Naissance de l'intervention humanitaire
Partager cet article
Repost0
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:47

La dernière catastrophe

L'histoire, le présent, le contemporain

Henry Rousso

Un livre d'un abord peu facile (surtout la première partie), mais d'une très grande richesse. Historien spécialiste de la Seconde guerre mondiale et de sa mémoire, Henry Rousso nous propose en effet ici une longue réflexion sur "l'histoire du temps présent" et ses problématiques, son rapport à l'histoire "classique", son intérêt, son importance et ses limites ou ses pièges.

Ouvrage un peu ardu disions-nous, en particulier dans son chapitre 1, "La contemporanéité du passé", qu'il est toutefois difficile de passer rapidement puisque l'auteur précise en particulier dans ces lignes ce qu'a été "l'histoire de l'histoire" immédiate, depuis les auteurs grecs antiques jusqu'au XIXe siècle et pose les termes du débat. Les chapitres qui suivent (2 : "La guerre et le temps d'après", 3 : "La contemporanéité au coeur de l'historicité", et 4 : "Notre temps") sont plus facilement digeste pour qui n'a pas une solide connaissance théorique préalable du sujet et des débats (querelles ?) internes qui lui sont propres. N'allez pas pour autant penser qu'il n'y a là qu'une discussion plus ou moins fumeuse entre quelques spécialistes très pointus. Ces sujets posent de nombreuses questions extrêmement concrètes pour tous les historiens sur le statut des témoignages des acteurs des événements ("Il n'y a pas d'homothétie entre l'histoire orale et l'histoire du temps présent, même s'il y a des liens évidents") et leur critique constructive, sur le rôle et la place des journalistes et de leurs travaux dans l'écriture de cette histoire immédiate, mais aussi sur les discours mémoriels (reconstruits et instrumentalisés), sur les "exigences" morales et/ou politiques de repentance, etc. Henry Rousso insiste toutefois à plusieurs reprises : en dépit de toutes ces questions et difficultés, l'histoire du temps présent "relève bien du domaine disciplinaire de l'histoire et elle n'a aucune intention de fuguer hors de sa famille d'origine. Même si elle prétend à quelques spécificités et même à des singularités, elle ne cherche ni à s'imposer comme discipline autonome, ni à se fondre à la sociologie ou même à une anthropologie du présent". Dans un héritage académique qui divise traditionnellement l'histoire en quatre grandes périodes, se pose enfin la question des limites chronologiques de cette histoire : s'arrête-t-elle "aujourd'hui", avec l'événement en cours (mais c'est délicat) ? Quand commence-t-elle ? En 1914 (mais alors il n'y a plus de témoins) ? En 1940 ou 1945 ? 1968 ? 1989 ? 2001 ("Quant aux terroristes du 11 septembre, ils ont eu le bon goût de lancer leurs attaques au tout début du nouveau siècle, offrant ainsi aux historiens une borne inaugurale toute trouvée") ? Plus la date retenue est proche, quel doit être le poids ou la part des archives officielles dans les études ? Existe-t-il une sorte de "devoir de réserve" ? Autant de questions, on le voit bien, dont les réponses conditionnent la capacité à analyser avec méthode des phénomènes toujours extrêmement sensibles.

Haut les coeurs ! Un peu de courage et de volonté pour aborder la première partie du livre, et il vous sera ensuite aisé de suivre le raisonnement de l'auteur dans la plus grande partie de l'ouvrage. Vous ne serez (nous ne sommes) sans doute pas toujours d'accord avec lui ? Tant mieux ! Et souhaitons que cette longue réflexion vienne nourrir utilement les débats publics comme les réflexions de chacun.

NRF Essais, Gallimard, Paris, 2013, 338 pages, 21 euros.

ISBN : 978-2-07-075972-9.

Histoire du temps présent
Partager cet article
Repost0
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:45

Les gendarmeries dans le monde

de la Révolution française à nos jours

Université Paris-Sorbonne et

Société nationale Histoire et Patrimoine de la Gendarmerie

13 et 14 juin 2013

Programme très large que celui de ce colloque international, qui se tiendra à l'Ecole militaire (Paris), puisqu'il vous emmènera du Japon au Brésil, par le Siam, l'Iran, l'Afrique, etc. à travers l'analyse de l'histoire comparée des gendarmeries de très nombreux pays : "un tour du monde en deux jours avec des milliers de gendarmes".

Renseignements et inscription : Sophie.Lhermitte@univ-paris1.fr

Programme complet : ici.

Si tous les gendarmes du monde...
Partager cet article
Repost0
5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 07:06

Les déportés de France vers Aurigny

1942-1944

Benoit Luc

Nous regrettions en mai dernier (ici) que cet ouvrage soit épuisé, et l'éditeur a l'heureuse idée d'en proposer une nouvelle édition. Il faut le signaler, car il est rare que le mémoire de master d'un étudiant soit d'une telle qualité et connaisse rapidement un tel succès.

Sur la (toute) petite île anglo-normande d'Aurigny (l'archipel on le sait fut la seule partie du territoire britannique occupée par les Allemands), de 1941 à 1944, jusqu'à 5.000 déportés-travailleurs furent retenus et obligés de participer à l'aménagement des organisations défensives. On y trouve des "Russes" de nationalités diverses raflés à l'Est, des républicains espagnols, des Juifs (pour la plupart "demi-Juifs" conjoints "d'aryennes" et bénéficiant donc d'un statut spécial), des résistants normands, etc. L'auteur explique les différences "statutaires" et de fonctionnement entre les quatre camps de l'île qui, en effet, ne sont en aucun cas de camps d'extermination, mais bien globalement des camps de travail (type Organisation Todt) pour construire une "île-forteresse". Aurigny concentre "la plus grande densité de béton coulé à l'ouest par kilomètre carré". Benoit Luc détaille avec le plus grand soin l'origine de ces déportés (cartes et graphiques très explicites), leurs conditions d'arrestation, de transfert et de vie sur place, le travail quotidien, les pressions psychologiques, etc. Il s'intéresse également aux deux derniers convois, arrivés sur l'île en mai-juin 1944 (les derniers le 5 juin !), et à leur évacuation définitive vers Saint-Malo (via Guernesey et Jersey) à la fin du même mois lorsque, les Alliés s'emparant de Cherbourg, il n'est plus possible aux Allemands de soutenir. Ils errent en train entre l'ouest et le centre de la France et retrouvent pour la plupart la liberté en août 1944 à Paris, mais, au terme d'un extraordinaire périple à travers la France et l'Allemagne, les deux derniers "travailleurs" français ne seront libérés qu'en avril 1945 en Autriche !

La dernière partie du livre est bien sûr consacrée à la mémoire de ces camps, mais aussi à la difficulté à la faire reconnaître comme telle au lendemain de la guerre et à reconnnaître aux survivants le statut de déportés politiques (confusion entre l'armée allemande, la SS et l'Organisation Todt, la déportation et le travail forcé). On apprécie en conclusion les nombreuses et précises annexes et la dense indication des sources et de la bibliographie.

Une histoire bien oubliée, originale, très bien traitée. Quand l'histoire locale croise l'histoire européenne...

Editions Eurocibles, Marigny, 2013 (rééd.), 283 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-35458-001-8.

Déportés au Royaume-Uni ...
Partager cet article
Repost0
5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 07:00

Les rois de France

De Clodion à Louis-Philippe

Vincent Bernard

Nous sommes ici un peu moins "emballés" que pour le volume du même auteur dans la même collection que nous chroniquions le lundi 27 mai dernier -ici-. Vouloir établir en un peu plus de 100 pages petit format les biographies de tous les souverains qui se sont succédés entre Clodion (v. 395-V. 448) et Louis-Philippe (1773-1850), tout en y intégrant des éléments d'histoire politique, militaire, sociale ou culturelle est un pari très osé. Par définition même, l'auteur en est réduit à ne retenir que quelques faits qu'ils jugent plus significatifs que d'autres, et se trouve conduit à des résumés très brefs (c'est d'ailleurs un extraordinaire exercice de concision, fort bien mené de ce point de vue). Heureusement, quelques tableaux dynastiques et cartes ainsi qu'un certain nombre d'encarts complètent ces biographies résumées. Toutefois, pour tout dire, le volume nous parait davantage destiné aux lycéens soucieux de réviser rapidement qu'aux étudiants. Il n'est toutefois pas inutile, loin de là (j'avoue mon ignorance sur la plupart des Mérovingiens), et son prix modique est un véritable atout. Il serait donc à considérer comme un petit mémento, un "aide-mémoire", que l'on conserve sur le coin d'une étagère pour vérifier rapidement un événement ou une date.

Editions Sud-Ouest, 2013, 126 pages, 5 euros.

ISBN : 978-2-81770-274-2

'40 rois qui firent la France'
Partager cet article
Repost0
5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:50

Guerre et Littérature

Centre de recherche des Ecoles de Coëtquidan  -  7 juin 2013

Par petites touches, par une succession de coups de projecteur, les organisateurs de cette journée d'études nous invitent à suivre des présentations originales sur les Saint-Cyriens et le théâtre avant la Grande Guerre, sur le colonel Driant et la guerre "futuriste", etc. Un programme éclectique

Programme complet : ici.

Guerre imaginée, guerre racontée
Partager cet article
Repost0
5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:45

La mémoire spoliée

Les archives des Français,

butin de guerre nazi puis soviétique

A l'occasion de la sortie de l'ouvrage éponyme de Sophie Coeuré aux éditions Payot (dont nous vous proposerons très bientôt une recension), deux heures de présentation, par six intervenants, du contexte et des solutions adoptées sur l'histoire du retour en France et du traitement des archives dites "de Moscou", en fait saisies par les Allemands en 1940 puis transférées en URSS après la défaite de l'Allemagne et enfin littéralement rachetées à la Russie dans les années 1990. A propos de traitement, on peut espérer que les représentants du SHD annonceront enfin la mise à disposition du public et des chercheurs de l'inventaire complet, une quinzaine d'années après le retour de ces documents ...

Mardi 11 juin, 15h00-17h00

Auditorium  -  Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine

 

Les archives de Moscou...
Partager cet article
Repost0
4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:35

Défendre l'Empire

Des conflits oubliés à l'oubli des combattants, 1945-2010

Frédéric Garan (Dir.)

Avec ce volume, Frédéric Garan et les contributeurs réunis autour de lui reviennent sur les engagements de différents contingents coloniaux dans les guerres de décolonisation, et François Joly dans sa préface rappelle qu'en 1945, selon Gaston Monnerville : "Sans l'Empire la France ne serait qu'un pays libéré. Grâce à son empire, la France est un pays vainqueur". Or, après quinze nouvelles années de campagnes sous le drapeau tricolore, "ceux qui étaient restés loyaux vis-à-vis de la puissance coloniale ont été 'oubliés' par la métropole et marginalisés après l'indépendance de leur pays".

Les six auteurs qui contribuent à cet ouvrage abordent une grande diversité de situations, mais accordent néanmoins (heureusement car le cas est peu fréquent) une attention particulière à la Grande Île de l'océan Indien, aux Réunionnais et aux Malgaches, mais aussi aux Tunisiens souvent oubliés. On apprécie également l'alternance originale entre des articles de fond et le récit de parcours individuels (par exemple, une évocation de "Hédi Abdelkader, un Tunisien de la France Libre", par Christophe Giudice, entre un texte d'Armelle Mabon sur les "Prisonniers de guerre malgaches durant la Seconde guerre mondiale" et un autre de Jean Fremigacci sur les "Bataillons marocains en campagne à Madagascar"). Ces "respirations" donnent au livre un rythme propre bien agréable.

Savez-vous par exemple que, sur une centaine de soldats concernés, les 70 derniers anciens combattants marocains raliés au Vietminh en Indochine ne sont rentrés au Maroc qu'en janvier 1972 ? (texte de Christophe Giudice). On appréciera également "Les 'Sénégalais' de la guerre d'Indochine", par Michel Bodin, fin connaisseur de ces questions. L'ouvrage se termine, en annexe, par la liste nominative de 117 Réunionnais identifiés, tombés pour la France essentiellement en Extrême-Orient. Paradoxalement, si le souvenir des contingents coloniaux engagés durant les deux guerres mondiales est régulièrement rappelé, le rôle de ces soldats pendant les guerres de décolonisation (des "sales guerres" au plan idéologique) est presque systématiquement passé sous silence. Ce livre a, entre autres qualités, l'éminent mérite de les replacer sur le devant de la scène et de nous en présenter une réalité qu'il fallait retrouver.

Editions Vendémiaire, Paris, 2013, 317 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-36358-077-1.

Frédéric Garan a bien voulu nous apporter quelques précisions complémentaires :

Question : Pourquoi avoir choisi de faire alterner les chapitres traitant de certaines unités coloniales dans des conflits particuliers et des parcours individuels ?

Réponse : L’analyse scientifique et le travail aux archives ne rendent pas toujours compte de la dimension humaine et affective. Or, à l’origine de cette étude, il y avait des enquêtes de terrain, qui ont été riches en rencontres et en émotion. Nous voulions garder cette émotion. Plutôt que de la délayer dans le texte, l’alternance entre articles scientifiques et parcours individuels nous a semblé être le meilleurs choix pour donner à ce livre autant de rigueur historique que d’humanité.

Question : Vous parlez longuement des Malgaches, ce qui est peu courant. Pensez-vous qu'il y avait effectivement là un vide historiographique à combler ?

Réponse : Madagascar, ce n’est pas vraiment l’Afrique, ni l’Asie, c’est un monde à part (n’oublions jamais que l’île est plus grande que la France et la Belgique réunies). Et, de fait, on l’oublie beaucoup, ce qui est assez paradoxal car, en même temps, il y a un véritable mythe autour de Madagascar qui est très fort en France. De plus, les événements de 1947 sont quasi  inconnus en France. Or, dans le cadre de sujet qui nous intéresse, ils sont un véritable cas d’étude. Plus que pour tout autre territoire, la France a eu  recours massivement à des troupes coloniales « indigènes », pour conquérir Madagascar, puis pour  y maintenir l’ordre. D’un autre côté, les Malgaches ont servi en nombre dans l’armée française. Tout était donc réuni pour que ce livre soit effectivement l’occasion de sortir Madagascar, non pas du vide historiographique, mais plutôt du déficit de lisibilité. Mais, nous parlons tout autant des Marocains, des Tunisiens et des « Sénégalais » (c'est-à-dire de tous les ressortissants de l’AOF) que des Malgaches.

Question : Pourquoi avoir choisi de traiter de territoires aux statuts très différents, comme La Réunion qui dès après la Seconde guerre mondiale est un département de plein exercice et non plus une colonie ?

Réponse : Les liens entre La Réunion et Madagascar sont intimes et ambigus. Il nous semblait impossible de parler de Madagascar sans évoquer La Réunion. La Réunion, qui se définissait elle-même comme « colonie colonisatrice » par rapport à Madagascar. Il était particulièrement intéressant, justement au moment où La Réunion devenait en 1946, un département, de s’interroger sur les motivations des Réunionnais qui se sont engagés dans l’armée, pour défendre l’Empire en Indochine. Etaient-ils plus proche des motivations des métropolitains ou de celles des engagés des autres colonies, devenues elles-mêmes « Territoires d’Outre-mer » dans le cadre de l’Union française, ou encore de celle des Marocains et Tunisiens, qui avaient un statut encore différent avec les Protectorats ?

Question : Vous consacrez également plusieurs chapitres à la guerre d'Indochine. Finalement, quelle est la place et le rôle effectif de ces troupes dans la campagne d'Extrême-Orient ?

Réponse : Si dans un premier temps le CETEO est français (métropolitain), les effectifs venus de l’ « Empire » sont de plus en plus nombreux à partir de 1948 (pour atteindre la moitié du corps expéditionnaire). Le rôle de ces hommes qui viennent d’Afrique est essentiel. C’est parce qu’ils sont là que la France peut mener cette guerre, en évitant d’avoir recourt au contingent. C’est là tout le paradoxe, ils permettent de mener une guerre pour la France, sans que les Français ne se sentent particulièrement concernés. On peut dire que c’est une des ultimes contradictions du système colonial.

Question : Que représentent encore aujourd'hui dans leurs pays respectifs ces anciens combattants et où en est la question des retraites ?

Réponse : En faisant une réponse brutale, plus grand-chose… Ces hommes sont maintenant vieux (au moins 85 ans pour les derniers ayant participé à la Deuxième Guerre  mondiale, plus de 70 ans pour les plus jeunes partis en Algérie). Ils ne sont plus très nombreux, et leur situation financière s’est considérablement dégradée. Dans les années 1980, ils avaient un poids dans la société, à la fois par leur prestige d’anciens combattants, et par leurs revenus. Mais du fait de la cristallisation des pensions, leur pouvoir d’achat s’est effondré durant les années 1990. C’est pendant cette période que leurs revendications sont devenues médiatiques. Aujourd’hui, depuis 2010, la situation est réglée. Les pensions sont alignées, mais cela est intervenu bien tardivement, alors que les « anciens « ne sont plus très nombreux. Dans leurs pays respectifs, il ya un grand respect pour les ancien combattants, particulièrement pour ceux de la Deuxième Guerre mondiale. Au Maroc, Hassan II les a utilisés politiquement pour mettre en avant le pays, allié parmi les alliés. Par contre, il y a un voile pudique qui est jeté sur le fait qu’aujourd’hui, la quasi totalité des anciens combattants vivants sont des anciens des guerres de décolonisation !

Question : Votre livre est-il un hommage à ces hommes ?

Réponse : Hommage, oui, à plusieurs titre. Comme je l’ai dit, ce livre est né de rencontres. La plupart des hommes que nous avons rencontrés depuis 1997 sont aujourd’hui décédés. Nous ne voulions pas que leurs témoignages disparaissent. Nous voulions aussi faire connaitre cette histoire, que la France oublie, qui n’est pas politiquement correcte. En effet, aujourd’hui encore, alors que toutes les décisions prises pour aligner les pensions concernent les anciens des guerres de décolonisation, les hommes politiques ne parlent que de la dette de sang contractée durant la Deuxième Guerre mondiale.  Mais cet hommage n’exclu pas une approche critique, la mise en évidence des contradictions de ces hommes, dans leurs choix, dans leurs revendications, où se mêlent nostalgie de leur jeunesse, réécriture de l’Histoire et défense de leurs intérêts financiers …

Merci très vivement, et bravo pour cette belle réalisation collective.

Coloniaux aux colonies
Partager cet article
Repost0

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile