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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:05

 

Les guerriers du froid 

Vie et mort des soldats de l'armée rouge

1939-1945

 

Catherine Merridale

linkCouverture-de-l-ouvrage--Les-guerriers-du-froid-.jpg 

Voilà un livre à lire absolument.

En effet, si les témoignages français ou allemands par exemple sont nombreux pour illustrer et comprendre le vécu des combattants pendant la Seconde guerre mondiale, il était jusqu'à ce jour très difficile dans la littérature francophone de sortir du carcan du discours idéologique soviétique pour ce qui concerne les soldats russes.

Ayant longuement travaillé dans les archives russes, mais aussi dans celles de plusieurs anciennes républiques soviétiques fédérées (Ukraine en particulier), Catherine Merridale ajoute à cette dimension officielle une abondante documentation provenant de correspondances privées, de carnets personnels, ... et de la police politique. Dans cette étude extrêmement fouillée (plus de 500 pages + 36 pages de notes, 10 pages de sources et bibliographie -généralempent en anglais- et une utile chronologie), elle aborde chronologiquement (de la Guerre d'hiver contre la Finlande en 1939 au retour des soldats en 1945/1946) le quotidien des soldats, dans leurs activités militaires, mais aussi leurs doutes et leurs espoirs, leur courage et leur sacrifice.

Chacun sait bien que la Seconde guerre mondiale sur le front russe fut particulièrement meurtrière et les images des combats de Stalingrad en hiver ont fait le tour du monde : cette étude méritait donc bien d'être réalisée. Il n'est pas possible de citer tous les cas concrets et toutes les anecdotes qui émaillent ce récit, par ailleurs fort bien écrit, facile et agréable à lire. En attendant un jour prochain d'autres travaux, voici un ouvrage qui restera sans doute précurseur et de référence.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:20

 

Exposition

L'Outre-mer français dans la guerre 39-45

  OM-39-45.jpg

Le musée du général Leclerc - musée Jean Moulin de la ville de Paris, situé au-dessus de la gare Montparnasse (23 allée de la 2e DB, jardin Atlantique), présente toujours, jusqu'au 24 juin 2012, une exposition sur la France d'outre-mer dans la Seconde guerre mondiale.

Renseignements : http://www.paris.fr/loisirs/musees-expos/memorial-leclerc-et-de-la-liberation-de-paris-musee-jean-moulin/l-outre-mer-francais-dans-la-guerre-1939-45/rub_6923_actu_1038

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:00

Canaris

Eric Kerjean

canaris.jpg

Il ne s'agit pas ici d'une biographie du célèbre (et mystérieux) amiral chef des services de renseignement militaires du IIIe Reich au sens classique du terme, de la naissance au décès. L'auteur aborde certes les différents épisodes de la vie de Canaris, mais par des retour en arrière au fil d'un texte qui se concentre sur l'immédiat avant-Deuxième guerre mondiale et sur la période de la guerre elle-même.

En fait, l'auteur centre son étude sur la question de l'éventuelle appartenance, ou non, de Canaris à la "résistance militaire national-conservatrice" à Hitler. Alors que, dans l'historiographie courante, l'amiral est généralement considéré comme un "résistant" (toutes proportions gardées), la réponse d'Eric Kerjean, sans aucune ambigüité, est négative. Il multiplie, à l'appui de sa démonstration, les citations et références et finit par convaincre. Pourtant, des officiers qui lui étaient très proches furent longtemps des adversaires avérés du nazisme, mais Canaris aurait systématiquement joué double-jeu au bénéfice d'Hitler. On peut regretter que l'aspect opérationnel de son rôle à la tête des services militaires de renseignement ne soit pas développé en tant que tel, car le retour permanent sur la question politique peut paraître lassant. Au-delà de cet aspect, on retiendra de nombreuses anecdotes, dont la mystérieuse tentative d'assassinat sur la personne du général Giraud après son évasion.

Un livre original donc, atypique, qui prend position et qui apporte semble-t-il beaucoup pour la connaissance des sphères dirigeantes nazies et sur les interactions entre les principaux dignitaires du régime ; mais qui ne répondra peut-être pas à l'attente des lecteurs intéressés par les questions plus opérationnelles. Une étude qui, en tout cas, mérite indiscutablement de figurer dans une bibliothèque "Deuxième guerre mondiale".

canaris-2.jpg

Pour en savoir plus, nous avons posé quelques questions à l'auteur.

Question : Pourquoi avoir choisi ce personnage et pourquoi l'avoir abordé sous l'angle que vous avez choisi ?

Réponse : Avant d'en arriver à Canaris, j'ai emprunté beaucoup de détours et, en particulier, celui de l'antiquité romaine. J'ai consacré plusieurs années de recherche aux questions liées à la conversion et à la traduction de deux textes latins importants qui concernent la conversion forcée des Juifs à la fin de l'antiquité (à paraître). La vie invite parfois avec force à changer de voie, alors, comme le dit Shakespeare, "ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser". J'ai décidé d'accélérer cette métamorphose. Celle-ci passait notamment par l'histoire contemporaine et l'histoire de l'Allemagne nazie. Confronté aux techniques de renseignement mises en place par la DCRI lors de mon parcours universitaire, je voulais m'intéresser aux renseignements au sein du IIIe Reich. C'est là où la figure de Wilhelm Franz Canaris a surgi. Par chance, ce haut dignitaire nazi a été délaissé par les historiens, surtout en France. En dehors du travail d'André Brissaud, par trop élogieux, rien n'avait été fait depuis les années 1970.

Comme tout travail historique, sans a priori, j'ai commencé par lire l'historiographie qui touche de près ou de loins à Canaris. Parallèlement, j'ai consulté les archives disponibles, notamment celles de Munich, à l'Institut für Zeitgeschichte. Rapidement, la question de son engagement au sein de la résistance militaire à Hitler est devenue centrale, car elle constituait le point d'achoppement sur lequel chaque journaliste ou chaque historien intéressé par le cas Canaris échouait. Pour comprendre la vie du chef des services secrets militaires, il fallait apporter une réponse aux raisons de son appartenance à l'opposition conservatrice à Hitler. Cette problématique à permis de faire de ce livre une véritable biographie.

Question : Les auteurs ont souvent, après plusieurs années de recherche sur leur sujet, une certaine empathie avec lui. Votre perception de Canaris a-t-elle évolué avec le temps ?

Réponse : Sans empathie, je vois mal comment il est possible de faire de l'histoire. Si l'historien est ancré dans un présent, il doit aussi se transporter dans une époque et au sein d'un groupe d'individus. Toutefois, l'empathie s'arrête là. J'ai beau avoir côtoyé l'amiral Canaris pendant deux ans, ce n'est pas pour autant qu'une proximité se crée. Lorsque j'ai commencé d'étudier notre personnage, c'est le résistant à Hitler, pendu le 9 avril 1945 au camp de Flossenbürg auprès de ses compagnons d'armes qui m'intéressait. Cette figure changeait de celles, plus connues, qu'étaient Heydrich, Himmler ou Goering. Au fur et à mesure de mes recherches, j'ai dû revoir totalement ma perception. Le déclic principal a eu lieu au moment où j'ai appris qu'à plusieurs reprises, après la mort de Heydrich, Himmler avait protégé l'action de Canaris. Pour comprendre Canaris, j'ai tenté de définir son cadre de pensée et de vision du monde. Il n'a jamais été question de se mettre à la place du chef de l'Abwehr, mais bien de déterminer, grâce aux archives et surtout aux témoignages de ses collègues, sa manière de penser. Et Canaris pensait avant tout comme le chef d'un service de renseignements. Aussi étrange que cela puisse paraître, aucune des personnes qui s'étaient penchées sur ce "drôle d'oiseau" n'avait pris en compte cette dimension essentielle. Or, de 1916 à 1944, Canaris fut un espion et se comporta comme tel.

canaris-3.jpg

Question : Dans le cadre des opérations militaires conduites par les Allemands à partir de 1939, quelle part diriez-vous que l'amiral Canaris a pu prendre ? Son rôle opérationnel a-t-il été important ?

Réponse : Son rôle semble avoir été primordial. Il n'est pas exagéré de dire que les succès initiaux du IIIe Reich dans la Seconde guerre mondiale doivent beaucoup à Canaris et à l'Abwehr. Wolfgang Krieger, spécialiste des renseignements, dit de Canaris qu'il "servit le régime nazi en faisant de l'Abwehr un service de renseignements parfaitement approprié à la guerre et à la domination, dont les quelques 400 officiers et nombreux autres employés faisaient fonctionner un réseau eficace comptant environ 30.000 agents et intermédiaires". Que ce soit lors de l'Anschluss, l'invasion des Sudètes, la campagne contre la Pologne, celle contre l'Ouest, l'opération Barbarossa, la préservation du secret de la solution finale, Canaris était présent et a su chaque fois mobiliser ses agents pour que son organisation serve au mieux les intérêts de l'Allemagne hitlérienne. Là où il ne fut jamais aussi près du théâtre des opérations, c'est dans sa lutte contre les opposants intérieurs à Hitler. Il vivait avec eux au quotidien.

Question : Il est surnommé le "maître-espion". Quelles qualités et quels défauts lui reconnaissez-vous comme chef d'un puissant service de renseignement ?

Réponse : Sa qualité et son défaut sont d'avoir tenté d'être à la fois maître espion et chef de l'Abwehr. La direction d'une telle structure est un poste politique qui, de facto, rendait impossible toute mission d'espionnage. Or, il a été un espion de 1938 à 1944, la période de son infiltration dans la résistance.Quand je présente Canaris comme le maître espion de Hitler, c'est précisément pour évoquer ces six années, où il a excellé dans l'art de l'espionnage tout en dirigeant brillament son service de renseignement. Toutefois, comme le notaient déjà ses supérieurs dans les années 1920, le principal défaut de l'amiral fut son fanatisme politique. Ses opinions politiques l'ont probablement amené à commettre des erreurs stratégiques, dont la plus importante reste sa décision d'accepter la création d'un service unique de renseignement au profit de la SS et de son chef, Heinrich Himmler.

Avant de terminer, je voudrais souligner un point crucial. Il s'agit de la place qu'avait le chef des renseignements militaires au sein du IIIe Reich : Canaris appartenait à la sphère des hauts dignitaires nazis, au même titre qu'un Heydrich, un Goering, un Goebbels ou un Himmler.

 

Merci Eric Kerjean pour ces longues réponses. Bon courage et bonne chance pour vos futurs travaux.

Amis visiteurs, bonne lecture.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 08:30

Evacuation de la tête de pont de Dunkerque

mai - juin 1940

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Cet article reprend, en français, le texte d'une conférence prononcée au Saint-John College de Cambridge en septembre dernier, dans le cadre d'un colloque consacré aux relations militaires franco-britanniques autour des deux guerres mondiales. Il ne vise pas à proposer un Xième récit des évènements, mais à s'interroger sur l'image qui a été donnée en France des combats dans la poche de Dunkerque et de son évacuation, ainsi que de tenter d'établir un point de situation de la bibliographie en la matière.

01_PortDunkerque.jpg 

Pour lire l'ensemble de l'article, cliquer ici

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 00:10

 

1939-1945

La guerre des intelligences

 

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En complément des deux ouvrages que nous signalions lundi, revenons sur un livre publié en 2002 chez Lavauzelle, dans la collection "Renseignement et guerre secrète". Sous la direction de Fabienne Mercier-Bernadet, onze contributeurs français et anglo-saxons, parmi les meilleurs spécialistes de ces questions, dressent un portrait pointilliste des questions de renseignement entre 1939 et 1945.

Les premiers textes abordent des questions générales ("Quand l'Etat américain a découvert la nécessité du renseignement", "Les relations entre services secrets soviéto-alliés durant la Seconde guerre mondiale", etc.) et les contributions suivantes nous mènent ensuite sur les différents théâtres pour des "coups de projecteur" : "L'échec du renseignement allemand et de sa tentative politico-militaire sur le front russe", "Les opérations d'intoxication liées aux débarquements de 1944", "L'Intelligence Corps dans la guerre contre le Japon", etc.

Parmi les études les plus originales, on relève par exemple : "La circulation du renseignement clandestin dans la résistance : enjeux politiques et techniques de la cryptographie" et "La résistance par le renseignement : les réseaux d'Indochine 1940-1945". Les différents articles sont généralement bien référencés et accompagnés de quelques notes infrapaginales explicatives. Un volume qui doit intéresser tous les passionnés "d'histoire secrète".

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 09:41

La guerre secrète

vol. 1 : Origine des moyens spéciaux et premières victoires alliées

vol. 2 : Le jour J et la fin du IIIe Reich

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En rééditant dans la collection 'Tempus' ces deux volumes (très denses), Perrin fait oeuvre utile. Publiée pour la première fois aux Etats-Unis en 1975 et ayant déjà fait l'objet de deux éditions françaises depuis 1981, cette véritable somme d'Anthony Cave-Brown reste, en dépit des années écoulées, une somme de référence (les deux livres totalisent quelques 1.440 pages !).

ESPION CANARIS

 

Le tome 1 (période 1938-1943) s'ouvre sur une longue liste d'interviews réalisés et de centres d'archives, suivie par un utile glossaire d'une quinzaine de pages. Cette entrée en matière donne le ton : l'étude est sérieuse et référencée. Le premier chapitre est consacré à la célèbre affaire Enigma, le dernier à l'action de Cicéron en Turquie. Au long du volume, le lecteur passe de Coventry au Vatican et d'El Alamein à Casablanca, croise l'amiral Canaris et Churchill. Bref, nous alternons entre l'aventure humaine vécue et la "grande histoire". Le livre se termine par 11 pages de bibliographie, 20 pages de sources et de notes et un index de 55 pages.

 

Le volume 2 (période 1944-1945) est essentiellement centré sur les longs mois de préparation puis de mise en oeuvre de l'immense opération de déception Fortitude, en amont du débarquement de Normandie (où l'on voit ainsi le général de Gaulle faire "l'objet d'une surveillance discrète mais serrée de la part des autorités de la Sûreté britannique pour s'assurer qu'il allait bien garder pour lui les secrets du jour J").

 

Certes, depuis quelques années, l'historiographie a progressé dans ce domaine sur différents sujets, mais ces volumes constituent toujours une excellente base, directement accessible aux non-spécialistes, permettant ensuite à ceux qui le souhaite d'aller plus loin.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 12:32

La Drôme en armes

Résistances

Tome 1 : les prémices

Drôme tome 1

L'histoire locale et régionale fait partie intégrante de la "grande" histoire, qu'elle contribue à nourrir d'événements précis et de faits concrets. Ses animateurs font vivre de multiples manifestations, publient de nombreux articles et éditent souvent leurs ouvrages dans des conditions difficiles.

 

Déjà auteur de Nationale 7, la route de la mort (la retraite de la Wehrmacht à l'été 1944 dans le Sud-est de la France, vue par les Allemands) et de Eté 44, on se bat à Montélimar ! (le détail des combats de la 19e Armée allemande contre la 7e Armée américaine et les FFI de la Drôme), Thierry Chazalon vient de publier le tome 1 d'une collection qui comprendra à terme 7 volumes et qui couvrira toute l'histoire de la Seconde guerre mondiale dans le département de la Drôme.Drome-char.jpg

En 199 pages (dont une vingtaine de pages d'annexes), illustrées de très nombreuses photographies, d'affiches, de tracts, de coupures de presse et de cartes, il raconte par exemple en détail les engagements du 44e BCC (dont les hommes sont recrutés dans le département et qui fut créé à Suze-la-Rousse) à Abbeville, au sein de la 4e DCR du général de Gaulle, puis les combats sur la deuxxième ligne de défense de l'armée des Alpes dans la région de Valence à la veille de l'armistice. Il s'intéresse avec précision aux premiers mois de l'occupation, aux premières manifestations d'opposition et au camouflage des matériels militaires.

 

Les amateurs et les chercheurs intéressés par la période 1939-1940 dans l'hexagone pprécieront et y trouveront sans doute de très nombeux détails. L'auteur peut être directement contacté à l'adresse : thierry.chazalon@gmail.com

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:20

Spahis

contre Rommel

SPAHIS 1

Le colonel (er) Moné, auteur depuis 1999 de plusieurs ouvrages de référence sur l'histoire des Spahis toujours très richement illustrés avec une iconographie originale et des cartes d'une grande qualité, a en particulier publié en 2009 ce volume tout à fait atypique et particulièrement esthétique. Un coffret rigide comporte un album de 28 pages qui s'ouvre sur une carte du théâtre d'opérations et une présentation sommaire des unités concernées, puis présente, en face-à-face sur des doubles pages, à gauche les photos d'époque (accompagnées d'un rigoureux commentaire historique) ayant été utilisées pour réaliser les superbes dessins qui ornent la page de droite.

 

SPAHIS-2.jpg

Douze "études" nous conduisent ainsi du 1er RSM à Beyrouth en 1940 au 1er RMSM en Tunisie en 1943, en passant par la Free French Flying Column et le 2e escadron à la veille d'El Alamein en Egypte en 1942. La qualité et la rigueur des illustrations sont exceptionnelles. Chaque planche fait par ailleurs l'objet d'un tirage à part sur un épais papier velin. Au bilan, un superbe " OINI " (objet imprimé non identifié), entre l'ouvrage d'art et l'étude historique.SPAHIS 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les amateurs intéressés peuvent contacter l'auteur à l'adresse électronique : thierry.mone@wanadoo.fr

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  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile