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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 06:15

Les généraux suisses

de Napoléon Ier et de la Révolution française

Alain Pigeard

On a généralement oublié que la Suisse fut le pays qui donna à Napoléon, avec les Etats allemands, le plus de généraux. Grand spécialiste de l'empire, Alain Pigeard nous en offre ici une synthèse biographique.

De "A" comme "Avy" à "W" comme "Weber", l'auteur nous présente 34 généraux nés dans les cantons suisses et entrés au service de la France, souvent encore sous le régime monarchique. Héritier de très vieilles familles de la noblesse germanique comme Erlach de Jegenstorf, passé au service du tsar comme Jomini ou Montagnard commandant les colonnes infernales en Vendée, employé au royaume de Naples ou en Espagne, comme préfet à Strasbourg ou administrateur en Hollande, les généraux suisses de Napoléon sont présents dans toute l'administration et l'armée française. Le nom de certains figure sur l'Arc de triomphe. Un seul regret, le style d'écriture, en phrases courtes et saccadées, souvent limité semble-t-il à la copie des états de service.

L'un participe à la campagne d'Egypte, l'autre est sur la Bérézina, un troisième suit Napoléon à l'île d'Elbe, et un quatrième est annobli sous la Restauration. Toutes les péripéties, tous les événements de l'époque se retrouvent dans ces brèves biographies qui passionneront sans aucun doute tous les amateurs de la période impériale.

Editions Cabédita, Divonne-les-Bains, 2015, 93 pages.

ISBN : 978-2-88295-729-0.

Pour commander directement : ici.

 

Gérard Miège (Marignan, ci-dessous) et Alain Pigeard (Les généraux suisses de Napoléon)

seront présents ce week-end pour dédicacer leurs livres sur le stand de Cabédita

au salon du livre de la porte de Versailles (éditeurs suisses = F 67).

N'hésitez pas à leur rendre visite !

Généraux suisses

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 06:00

Waterloo

Chroniques d'une bataille légendaire

Bernard Cornwell

Successivement professeur, journaliste, écrivain, Bernard Cornwell livre ici selon son éditeur son premier ouvrage de "non-fiction". Considérant que "la bataille fut bien plus complexe" que le récit qui en est généralement fait, l'auteur souhaite nous "montrer ce qu'ont ressenti les acteurs sur le champ de bataille en ce jour plein de confusion".

Bernard Cornwell présente d'abord les armées en présence, le déroulement général de la campagne, le cadre géographique des opérations. Puis le livre entre dans le détail des 72 heures qui précèdent la célèbre bataille, passant du camp français aux coalisés, des quartiers généraux à Bruxelles. On y retrouve les anecdotes plus ou moins avérées, comme le fameux bal de la duchesse de Richmond, ou le combat de Ney à Quatre-Bras. Il décrit ensuite la bataille elle-même en plaçant le lecteur au coeur de la mitraille, au milieu des bataillons et des régiments, à partir des témoignages ultérieurs des acteurs eux-mêmes. Au fil des pages, émergent quelques personnalités comme le général Bernard qui émigrera plus tard aux Etats-Unis ; des événements dramatiques comme la charge des Royal Scots Greys, ou impressionnants comme la charge de cavalerie du général Delort ; des choix tactiques comme le passage de la Lasne par von Blücher ; des combats dans la durée autour d'Hougoumont ; etc. Nous sommes avec les soldats dans le moindre bâtiment, au coeur du moindre bosquet, au creux du plus petit mouvement de terrain. Côté français, la débandade du 4e Chasseurs annonce l'effondrement de l'armée : "Les hommes virent la Garde invaincue s'enfuir, défaite, et prirent eux aussi la poudre d'escampette".

On note néanmoins que Bernard Cornwell s'avance à plusieurs reprises à analyser des données tactiques qu'il ne maîtrise parfois qu'imparfaitement et en tire des conclusions générales qui peuvent être un peu rapides. Mais ce livre, utilement complété par différentes cartes détaillées, apportera une réelle plus-value à votre connaissance de la bataille par la précision et la diversité des citations fournies et des détails apportés. Par ailleurs, il est rédigé dans un style dynamique, facile et agréable à lire, qui permet de soutenir sans forcer l'attention du lecteur. Une étude intéressante qui séduira sans aucun doute les nombreux amateurs.

Ixelles éditions, Paris, 2015, 366 pages. 23,90 euros.

ISBN : 978-2-87515-2480.

Waterloo, heure par heure

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 06:00

Waterloo démythifié

Yves Vander Cruysen

Aucune bataille n'a sans doute suscité ensuite autant de littérature, ni entrainé autant d'affirmations infondées, de mots apocryphes et de propos approximatifs.

Longtemps responsable du champ de bataille, Yves Vander Cruysen démonte plusieurs dizaines (une centaine ?) de certitudes pour le moins douteuses ou d'histoires méconnues autour de Waterloo. Parmi tous les thèmes abordés en brefs chapitres de quelques pages, écrits dans un style alerte, figure bien sûr l'histoire du célèbre mot de Cambronne, que l'intéressé lui-même a toujours nié avoir prononcé et qui serait peut-être le fait d'un capitaine d'un navire français quelques jours plus tôt. Il explique également l'affaire des "fraises de Grouchy", "détail gastronomico-historique (qui) a donc plus contribué à la réputation du maréchal que toute sa carrière militaire qui n'était pourtant pas mince". Il en est de même pour le soi-disant trésor de l'empereur (dont son couvre-chef légendaire et son épée), Nous y apprenons que la bataille donna ensuite lieu aux "premiers dommages de guerre", dont l'organisation revient au roi des Pays-Bas Guillaume Ier. L'auteur nous explique la constitution de la donation faite après sa victoire à Wellington, dont pas un are n'est situé sur les lieux des combats ; revient sur le rôle réel du prince d'Orange ; sur l'origine de la fortune des Rothschild ("le coup de bourse de Waterloo n'a donc jamais eu lieu") ; il décrypte les chiffres (parfois fantaisistes) des pertes ; rappelle "qu'une petite centaine de Polonias combattirent à Waterloo au sein du 1er régiment de cheveau-légers des Lanciers de la Garde ; etc.

Un petit livre très agréable et facile à lire et qui, à partir d'une mulitude de points de vue très ponctuels, donne une autre image de cette bataille devenue très vite quasi-mythique.

Editions Jourdan, Paris, 2014, 351 pages. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-87466-369-7.

Belle-Alliance ou Morne Plaine

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 05:15

Honneur et violence de guerre au temps de Napoléon

La campagne de Calabre

Nicolas Cadet

Passionnante étude sur un épisode très rarement traité de l'épopée impériale : la difficile pacification des provinces méridionales du royaume de Naples.

A partir de sa thèse, Nicolas Cadet nous propose ici un livre original et pratiquement complet semble-t-il sur les opérations, de nature très différentes, qui se succèdent au sud de la botte italienne à partir de 1806. Il souligne dès les premières pages de l'introduction cet apparent paradoxe : les adversaires ne cessent de faire référence à "l'honneur", alors que les violences atteignent un seuil particulièrement élevé, et l'auteur d'en conclure que "guerre et culture sont bien indissociables". Suivant un plan chrono-thématique, Nicolas Cadet pose le cadre de l'opération, qui débute au début de l'année 1806, comme en écho à une première tentative française en 1799 : l'importance de l'Italie dans la stratégie impériale générale, la présence navale et militaire anglaise et le rôle du royaume de Naples dans la conception britannique de la guerre, les caractéristiques particulières de l'armée française d'invasion (constitution, dénuement, encadrement), etc. Si le succès est rapidement au rendez-vous pour ce qui concerne la prise de la capitale et des grandes villes, il n'en est pas de même au fond des provinces, où le relief et le manque de voies de communication se conjuguent pour rendre très difficile le ravitaillement des troupes et les relations de commandement. La présence de l'ancienne famille royale des Bourbons en Sicile sous la protection des Anglais, qui en pratique dominent la mer, pose un sérieux problème de sécurité au nouveau roi Joseph, qui ne dispose pas des moyens d'entretenir son armée et auquel Napoléon par ailleurs retire des régiments. La situation, déjà difficile, se détériore donc rapidement, à partir de l'été 1806 : tandis que le malaise, l'hostilité, se répandent dans le pays, les navires britanniques multiplent les raids et les attaques sur les côtes : "Tout se conjugue pour donner aux hommes de l'armée de Calabre un profond sentiment de vulnérabilité". A partir des nombreux témoignages laissés par les acteurs et témoins des événements, souvent très durs pour la population calabraise considérée comme "mi-animale" ("La grande plaie du royaume de Naples, comme celle de l'Espagne, est la paresse" est l'une des appréciations les moins péjoratives !), Nicolas Cadet souligne le choc culturel qui constitue pour les cadres et soldats français ce séjour prolongé en occupation au sud de l'Italie et les difficultés qu'ils rencontrent à essayer de mettre sur pied une administration modernisée, "à la française". La petite bataille de Maida, entre un corps expéditionnaire anglais débarqué et les troupes françaises du général Reynier (victoire britannique, taux de pertes autour de 30% de l'effectif engagé pour les Français) marque une rupture, et son récit donne à Nicolas Cadet l'opportunité de présenter dans le détail les deux belligérants, leur état d'esprit, leurs principes de manoeuvre, leurs objectifs et leurs attentes. La défaite française accélère le développement de l'insurrection calabraise : "En deux semaines, toute la partie méridionale du royaume de Naples s'est soulevée contre les Français". La situation ne cesse de se détériorer pour les maigres troupes napoléoniennes, isolées, repliées dans quelques places plus ou moins fortes, entre actions côtières des Anglais, harcèlements de bandes rebelles puissantes et embuscades. Dans un contexte social très marqué par un système féodal sclérosé, l'insurrection est violente et sa répression tout autant. Le caractère clanique de la société locale, le rôle de l'église catholique ("Alors qu'ils ne constituent que 1% de la population calabraise, les religieux représentent 9% des inculpés jugés par la commission militaire de Cosenza"), la topographie de la région également, expliquent la dureté des opérations, que les Bourbons réfugiés à Palerme financent grâce aux généreux subsides anglais, tandis qu'ils tentent de l'encadrer avec un succès tout relatif. C'est à Massena qu'il revient, après la prise de Gaëte à partir du mois d'août, de reconquérir les régions passées à l'insurrection. Les succès sont rapides grâce à l'arrivée de nouvelles troupes, mais le calme ne revient qu'en apparence et seulement dans les communes tenues. Avec l'aide matérielle et tactique des Britanniques, "la population calabraise semble mettre en oeuvre une véritable politique de la terre brûlée, afin de ne leur laisser (aux Français) aucun moyen de vivre sur le pays" et s'attaque systématiquement aux voies de communication : "Chaque déplacement se traduit par la mise hors de combat de quelques hommes". A la fois guerre irrégulière, maintien de l'ordre, guerre de siège, la campagne devient plus difficile avec la mauvaise saison et l'affaiblissement progressif des unités (décès, maladies), au point que simples soldats et officiers ne souhaitent que quitter la région. La constitution de formations "nationales" (Garde civique, Légions provinciales) ne permet pas de répondre aux besoins en effectif, d'autant que leur fidélité semble parfois aléatoire. Ce n'est que lorsque les Britanniques diminuent sensiblement, en 1807, leur soutien direct à l'insurrection que la victoire française peut être acquise, après la défaite des Calabrais à Mileto, même si "la pacification est cependant incomplète et l'insécurité endémique". L'auteur dresse alors le bilan de cette campagne en termes d'organisation et d'emploi des troupes, de (non) respect des règles du droit de la guerre, de cruauté (on parle même de "cannibalisme calabrais" et l'on dit qu'ils font griller les prisonniers), l'effet des pires rumeurs sur la tenue et le comportement des unités, les "crimes affreux" commis en représailles par les Français (massacre de Lauria), la mise en place d'un système répressif, etc. Après les combats et la reprise en main, vient le temps de la pacification effective, à son tour bien difficile et souvent superficielle. Revenant enfin, en conclusion, sur l'oubli quasi-total dans lequel cette campagne militaire est tombée, Nicolas Cadet tente d'en présenter les causes.

Un livre excellent, lu d'une traite, une découverte presque à chaque page, agréable à lire et riche d'informations. Même si la campagne de Calabre n'a que des échos tout-à-fait mineurs dans l'histoire générale de l'empire et dans sa mémoire, il mérite indiscutablement d'être lu par tous ceux qui s'intéressent aux guerres napoléoniennes, mais aussi par ceux qui se passionnent pour les guerres irrégulières et les insurrections populaires. Un vrai et grand livre d'histoire.

Vendémiaire, Paris, 2015, 447 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-36358-155-6.

Guérilla calabraise

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 06:15

Napoléon perd l'Europe

(janvier-avril 1814)

Gérard Bouan

Un nouvel et dernier ouvrage sur la campagne de 1814, qui présente dans le détail les ultimes opérations militaires de l'empereur.

Gérard Bouan organise son livre en six grands chapitres chronologiques à partir de la situation à l'été 1813 qui permet de poser le contexte. Après avoir dans le chapitre 2 évoqué assez rapidement l'environnement politique et diplomatique du début de l'année 1814, aussi bien à l'intérieurde l'empire qu'en Europe, il s'intéresse longuement aux opérations militaires à proprement parler, traitant successivement de tous les fronts et de toutes les armées, du Nord aux Pyrénées, de la région lyonnaise à l'Est de la France et à la Suisse. Il traite ensuite avec beaucoup de détails aux opérations de fin janvier - fin février 1814, période qui suscite souvent l'admiration et qu'il qualifie d'époque des "fausses victoires", et s'attarde enfin sur les batailles de mars 1814 de Soissons à La Ferté et à Troyes, jusqu'aux portes de Paris. Le dernier chapitre nous mène à l'abdication à travers la dernière semaine de mars et le "quasi-coup d'Etat" de Talleyrand.

Globalement, le livre n'apporte pas à proprement parler de nouveautés sur ce trimestre de combats et de batailles sur le sol de France (voir la bibliographie finale assez longue mais classique), mais descent jusqu'à un niveau de détail rarement atteint récemment dans les ouvrages grand public, au point que j'ai pu reconstituer l'itinéraire presque d'origine, dans un "staff ride" personnel, l'approche des colonnes alliées à l'est de Paris. Le lecteur trouvera au fil des pages tous les éléments pour suivre les évolutions, les marches et contre-marches, les engagements même mineurs de chaque corps d'armée, le détail des pertes au fur et à mesure des jours, l'indication précise de l'état d'esprit des maréchaux et généraux de l'empereur, et ponctuellement une analyse critique des décisions prises au plan militaire.

Un livre qui a certes ses limites mais qui complète très utilement d'autres ouvrages plus orientés sur les questions diplomatiques ou politiques.

Economica, Paris, 2014, 288 pages, 29 euros.

ISBN : 978-2-7178-6746-6.

1814

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 07:00

Caroline Bonaparte

Soeur d'empereur, reine de Naples

Florence de Baudus

La soeur cadette de Napoléon, souvent critiquée pour son attitude en 1814-1815, méritait bien cette belle biographie, en partie réalisée à partir d'archives familiales inédites. 

Prénommée Maria-Annunziata à sa naissance en Corse, mais "rebaptisée" Caroline en 1796 alors qu'elle vient de croiser son futur époux, la soeur du général Bonaparte connait jusqu'en 1798 une jeunesse assez mouvementée, entre la France et l'Italie. Ce n'est qu'après la chute du Directoire que, dans le sillage de son frère, elle accède effectivement au 'Tout Paris' et se marie presque aussitôt à Murat. Elle a d'ailleurs croisé ce dernier à plusieurs reprises auprès de son frère et un véritable amour est né entre eux. Désormais, elle partagera sa gloire, et le suivra jusqu'à sa chute. L'ouvrage, écrit dans un style sobre, facile à lire, détaille ensuite les événements successifs, de l'installation du couple à Florence en 1801, puis à Paris en 1804 lorsque Murat devient gouverneur de Paris, en présentant les faits et en nous précisant ce qu'ils inspirent à Caroline. Avec la proclamation de l'empire, la famille bénéficie de titres et charges (moins toutefois que d'autres) et multiplie les réceptions fastueuses. La personnalité de Caroline, sa détermination et sa force de caractère se manifestent de plus en plus nettement. La réorganisation familiale de l'Europe qui suit la victoire d'Austerlitz et le traité avec l'Autriche fait de Caroline en 1806 une grande-duchesse de Berg et de Clèves, nouvelle entité créée par Napoléon Ier, ce qui à la fois la flatte mais la laisse insatisfaite par comparaison avec les titres royaux de ses frères. C'est en Espagne que Murat, malade, apprend de l'empereur qu'il va recevoir le royaume de Naples, Joseph étant quasiment "muté" à Madrid. Mais les conditions posés par Napoléon Ier blessent Joachim et Caroline : elles "instillent un venin mortel dans le coeur de Murat, vis-à-vis de son impérial beau-frère dont il voudrait s'affranchir, mais aussi vis-à-vis de sa femme à qui il refuse de devoir son royaume". Naples, qui est en 1808 "une des trois capitales de l'Europe". Désormais, tandis que le maréchal devenu roi s'efforce de conquérir une légitimité napolitaine, et donc une autonomie que Napoléon ne saurait accepter, Caroline va, entre les deux, jouer son propre jeu. Jusqu'au lendemain de la campagne de Russie, la situation perdure, parfois tendue, marquée par des retrouvailles de circonstances entre Napoléon, sa soeur et son beau-frère, mais aussi par la permanence de rancoeurs rentrées. Les événements s'accélèrent avec la campagne d'Allemagne de 1813 et surtout la campagne de France de 1814. Désormais, Murat et Caroline veulent à tout prix, avant tout, préserver leur trône, et leur chemin s'éloigne donc de celui de l'empereur. L'auteure décrit avec beaucoup de détails, et de finesse, les actions et réflexions des uns et des autres, sur la base en particulier des correspondances échangées entre eux et des témoignages de leur entourage. L'épisode de la tentative par Murat de constituer un royaume d'italie (et les avis assez différents de son épouse) donne lieu à quelques belles pages. Murat mort, le royaume perdu, la reine Caroline devenue comtesse de Lipona reste en Italie où elle dispose de quelques biens et, jusqu'en 1839,conserve une position éminente, une certaine influence et témoigne de son goût pour les arts.

L'ouvrage se termine sur une indication précise des sources et références et par un utile index. On appréciera en ouverture de la biographie les quelques lignes consacrées par Florence de Baudus à l'importance d'un retour aux archives, à la critique des sources et au respect de la chronologie. Un livre qui nous transporte avec bonheur dans le cercle familial (souvent déchiré) de l'empereur et dans ce royaume de Naples dont l'histoire mouvementée est si mal connue en France. 

Perrin, Paris, 2014, 417 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-262-04068-0.

Cadette, mais première des soeurs

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 07:30

L'adieu à l'empereur

Journal de Marie-Louise

Charles-Eloi Vial

On connaît finalement assez mal la seconde épouse de Napoléon, mère du roi de Rome, et elle conserve dans la mémoire française une place particulière : appréciée mais toujours un peu suspecte (une Habsbourg !) à l'apogée de l'empire, traîtresse et infidèle après la chute de son époux.

Ce livre nous permet en quelque sorte de pénétrer dans son quotidien durant certaines périodes. Plutôt qu'un "journal" stricto sensu en effet, il s'agit d'une série de "mini-journaux" tenus durant certaines périodes relativement brèves (en 1810, en 1813, puis à trois reprises au moins dans les années 1820) : "Marie-Louise semblait surtout prendre la plume dans les périodes de doute, d'isolement, voire de désespoir". Pour compléter son étude et contextualiser les écrits de Marie-Louise, Charles-Eloi Vial utilise au début de chaque partie les souvenirs publiés par ceux qui furent proches d'elles ou participèrent aux événements. Pas de grandes révélations de politique ou de diplomatie européenne dans ces écrits personnels, mais de longues considérations sur les lieux travers, les bâtiments où elle est hébergée, les personnes qui l'entourent ou celles qu'elle rencontre. La description de la famille princière de Nassau (p. 113) laisse rêveur sur les ravages de lamaladie (ou de la cosanguinité) !, sa présentation des communautés de "frères moraves" (p. 127) ne manque pas d'intérêt, l'évocation du frère de l'Archichancelier de l'empire, Cambacérès, évêque à Rouen, est cruelle : "(Il) est effroyable. Quelqu'un me disait que l'on devrait le mettre sous verre et le conserver comme curiosité sous le nom de monstre marin". Le départ de France, au printemps 1814, se fait dans la tristesse et par moments un certain désespoir : "Quant à moi, il ne me resterait qu'à désirer une chose, c'est le repos, le repos que l'on n'a que dans le tombeau" (1er mai), puis "Je reviens vers toi, ma chère patrie, mais avec quelle amertume ! Pourquoi on m'a détournée et imposé mon déplacement ? Pourquoi on me livre à toutes les humiliations, avec tous les reproches de mon coeur ? Pourquoi le peuple de Paris n'a pas coupé, comme les fidèles Tyroliens, les harnais de ma voiture ? Quelle déchirante fatalité que la mienne : glisser des mains de l'empereur et quitter la France malheureuse  ! Dieu seul connaît ma douleur !" ((21 mai).

La conclusion de l'auteur est conforme à l'image que l'on conserve en refermant le livre : "Si elle n'eut jamais l'étoffe d'un chef d'Etat, l'influence de Napoléon alliée à l'éducation des Habsbourg firent d'elles une des femmes les plus célèbres et les plus en vue de l'Europe de son temps"

Editions Vendémiaire, Paris, 2014, 285 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-36358-147-1.

Impératrice et duchesse de Parme

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 06:00

1812

La campagne tragique de Napoléon en Russie

Adam Zamoyski

Paru en anglais il y a 10 ans, ce livre imposant méritait d'être traduit et édité en France. Sorti un peu à contre-temps par rapport aux commémorations, peut-être trouvera-t-il par ce biais un public plus important ?

Spécialiste du XIXe s. et de la Pologne, dont sa famille est originaire, Adam Zamoyski rappelle dans son introduction l'importance et le gigantisme de cette campagne à l'époque, mais aussi qu'elle fut aussitôt récupérée par les propagandes opposées et que "les membres des deux camps s'étaient comportés avec une sauvegerie qu'aucune des deux nations n'avait envie de regarder en face". Il appuye ensuite son récit, en 25 chapitres, sur une foultitude de témoignages de toutes nationalités d'acteurs et de témoins, ce qui permet en particulier de ne pas suivre la campagne avec le point de vue d'un seul côté. Le livre commence avec la naissance du roi de Rome, en 1811, qui symbolise en quelque sorte l'apogée de l'empire (brièvement) en paix et se termine avec l'arrivée de l'empereur défait aux Tuileries en décembre de l'année suivante. A travers tout le récit des opérations, via Vilna, Moscou, Smolensk et jusqu'à la Bérézina, l'épopée prend vie, prend chair et les fréquentes références faites à des événements proches (chez les Russes, sur les ailes, autour de l'empereur, etc.) contribuent à contextualiser les opérations. On a confirmation (ou en apprend) de nombreux éléments sur les généraux et maréchaux de l'empereur (lui même comparé dès Borodino à "un vieil homme fatigué", ce que peu d'ouvrages évoquent), mais aussi sur le haut commandement russe et le tsar en personne, son refus de négocier, et sur cette propension des deux belligérants à se proclamer victorieux à la suite de chaque engagement indécis. De même, le processus qui conduit à la regrettable décision de rester (trop longtemps) à Moscou est précisé. Au cours de la retraite, les différentes phases sont clairement expliquées, en particulier les jours qui précèdent le franchissement de la Bérézina. Plus de vingt cartes complètent et illustrent ce travail, qui bénéficie aussi d'un cahier photos central, d'un index et d'une belle bibliographie. En conclusion, l'auteur souligne que, même si le chemin devait encore être long, cette irruption de l'armée française (et en quelque sorte avec elle des idéaux de la révolution) contribua à accroître les revendications d'émancipation de la population rurale russe, ce qui pourrait paraître excessif.

Un livre bien écrit (et bien traduit), complet, qui ne pourra qu'être très apprécié par tos les amateurs de la période impériale.

Editions Piranha, Paris, 2014, 654 pages. 26,50 euros

ISBN : 978-2-37119-001-6.

Epopée et tragédie

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 06:10

Les oubliés du fleuve

Glogau-sur-Oder, un siège sous le Premier empire

Jean-François Brun

Le titre, dans sa mélancolie, m’a curieusement d’abord fait penser à un ouvrage sur l’Indochine, puis le sous-titre m’a intrigué : une étude sur la guerre de siège sur la frontière prusso-russe en 1813, alors que l’épopée impériale est généralement racontée et illustrée à travers les rapides mouvements des armées à travers l’Europe.

Comme d’autres garnisons impériales installées sur les marches orientales de l’Europe, les troupes de Glogau (constituées de survivants de la Grande Armée revenus de la retraite de Russie), ville stratégique sur l’Oder, se trouvent isolées des gros des armées impériales après l’échec de la campagne d’Allemagne en 1813. On observe tout d’abord que ces troupes sont diverses : des régiments français, certes, mais aussi Italiens, Badois, Saxons, Croates et même 160 Espagnols et quelques Hollandais constituent l’effectif total. Constatons également que cette (petite) garnison hétérogène se bat plutôt bien et résiste longuement : la place doit subir deux sièges (entre mars et mai 1813 tout d’abord, entre octobre 1813 et avril 1814 ensuite), et ne se rend finalement que vaincue par la faim et l’épuisement, … onze jours après l’abdication de Napoléon Ier. Non seulement Jean-François Brun nous raconte les opérations militaires liées aux sièges, mais il insiste surtout sur la perception que les Français isolés ont de leur situation et la façon dont le commandement s’organise pour tenir. Il analyse les relations entre les divers contingents nationaux et le commandement français, les rapports avec la population, les conditions matérielles (génie, santé, finances) dont la réalisation quotidiennement toujours plus difficile permet de tenir. La forteresse est toujours en sous-effectif par rapport aux besoins ordinaires de la défense, et ces troupes déjà insuffisantes sont affaiblies par l’absence de nombreux malades hospitalisés et, progressivement, les rigueurs de plus en plus sévères du siège. L’auteur nous fait ainsi vivre les opérations de l’intérieur, ce qui est extrêmement rare. Il complète son propos par différents tableaux, graphiques, cartes, qui permettent en particulier de préciser chiffres et données numériques.

Très sérieusement référencé, bénéficiant de l’apport de sources diverses, ce livre se lit facilement, avec plaisir. Si vous avez la possibilité de trouver cette étude chez un bouquiniste ou sur un site de livre d’occasion, n’hésitez pas. Vous ne regretterez pas votre achat et, à partir de l’analyse d’un cas particulier, vous retrouverez aussi tout un pan souvent méconnu des campagnes de l’empire.

Editions du Roure, Saint-Julien Chapteuil, 1997, 311 pages.

ISBN : 2-906278-22-X

Une garnison assiégée

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 06:00

Robespierre

Hervé Leuwers

Si les productions relatives à la Grande Guerre sont extrêmement nombreuses, reconnaissons que la période révolutionnaire reste bien représentée, ce qui témoigne de son importance dans notre histoire et des échos qu'elle inspire encore aujourd'hui.

Figure emblématique de la Révolution française, et en particulier de sa phase radicale avec la Convention montagnarde et le Comité de salut public, Robespierre voit souvent son nom associé (assez justement reconnaissons le) à la Terreur et reste l'un des personnges les plus controversés de la période. Lui consacrer une (nouvelle) biographie est donc à la fois un pari et un challenge. Hervé Leuwers, spécialiste des questions juridiques à la même époque, fait le choix d'une méthode de travail intéressante qui accorde toute leur importance aux années qui précèdent la Révolution : "Il ne s'agit donc pas de défendre ou d'accuser. Loin de tout éloge et de toute diatribe, il s'agit d'écarter les légendes noires ou dorées, afin de brosser le portrait d'un homme du XVIIIe siècle aux différents âges de sa vie". Une méthode qui nous plait et qui doit permettre de "lui rendre sa complexité d'homme". En vingt-quatre chapitres relativement brefs, l'auteur revient donc sur l'ensemble de la vie de l'Incorruptible, qui fut l'un des plus brillants élève de Louis-le-Grand avant de s'installer comme avocat à Arras, où il accède très tôt à une notoriété qui dépasse les frontières de la province. Dans un siècle marqué par les progrès des Lumières, il parle (et écrit) de "bonheur" et de "liberté", de "conservation des droits de l'homme", de "la tranquillité des citoyens", mais contrairement à une légende noire ne quitte pas sa ville en avocat déconsidéré, au contraire, et Hervé Leuwers le montre en revenant sur ses nombreuses plaidoiries. Député du Tiers de la province d'Artois en 1789, il n'hésite pas dès les premiers jours à s'opposer à ses pairs pour rester fidèle à ses principes et commence à publier des brochures qui contribuent à forger sa notoriété parisienne. Il a le souci de faire passer ses idées : "Pendant les années 1789 et 1790, il compte avant tout sur la presse, qui se fait l'écho des travaux de l'Assemblée". Il est, dès cette période, convaincu que les changements politiques, institutionnels et sociaux doivent être de très grande ampleur. De la défense de la Constitution à son ralliement à la guerre , de son opposition à La Fayette à la définition de sa conception de la République, de ses explications sur la nécessaire condamnation du roi à la justification de la plus extrême rigueur au nom de la révolution et de la patrie, des décrets de ventose et du sommet de l'Etat à la défense de Danton (et oui, pendant e longues semaines), à la 'Grande Terreur' et aux derniers jours de Thermidor, l'auteur suit ainsi pas à pas Robespierre dans ses efforts, ses envolées lyriques, ses décisions en apparence sans concession : "Dans cette situation, la première maxime de votre politique doit être qu'on conduit le peuple par la raison, et les ennemis du peuple par la terreur". Le mot est lancé. Les événements vont s'accélérer alors même que son étoile commence à pâlir : "Le discours de Robespierre devient ambigu, inaudible ; qui peut comprendre qu'il veut à la fois plus et moins de terreur ?"... Paradoxe final, qu'Hervé Leuwers explique et qui ne correspond pas à l'image d'Epinal généralement répétée. 

S'appuyant sur plus de soixante pages de notes, source et bibliographie, le livre se lit avec plaisir et aisance. Une biographie qui comptera sans aucun doute très rapidement dans les ouvrages de référence sur la période. 

Fayard, Paris, 2014, 458 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-213-67156-7.

L'Incorruptible

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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