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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 06:25

L'homme de bronze de Napoléon

Fantassin dans la Grande Armée

Anne-Marie Poirier-Clerc

L'ouvrage s'ouvre sur une citation de l'empereur après la campagne de Russie qui explicite le titre : "Les hommes ordinaires ont succombé, les hommes de fer ont été faits prisonniers, je ne ramène avec moi que les hommes de bronze". Il s'agit en fait, pour l'auteure, de retracer l'ensemble de la carrière de son aïeul, entre 1803 et 1815.

Soulignons immédiatement la difficulté de l'exercice, puisque le héros du récit, Bénigne Munneret, n'a laissé personnellement aucune trace écrite sur sa vie militaire, et ce n'est qu'au terme d'un véritable travail d'enquête qu'Anne-Marie Poirier-Clerc a pu parvenir à son objectif. Il lui a fallu en effet consulter un nombre impressionnant d'archives et de récits ultérieurs en lien soit avec le territoire sur lequel séjourne et combat "l'homme de bronze", soit avec les journées durant lesquelles il se trouve à tel ou tel endroit. En croisant l'ensemble des sources et en complétant son tableau au fur et à mesure, un peu à la façon d'un immense puzzle, elle nous restitue le film de la vie de Bénigne Munneret, qui de simple soldat devient successivement gradé, sous-officier puis officier. Beau résultat.

Nous le suivons ainsi au cours de ses quinze campagnes, de l'armée massée sur les côtes en prévision de l'invasion de l'Angleterre à Ulm et Austerlitz, en garnison dans l'empire, à Neuchâtel, au combat à deux reprises au Portugal, en Prusse puis en Pologne avant la campagne de Russie, à Hambourg au cours de la campagne d'Allemagne de 1813-1814 à l'occasion de laquelle il est promu officier. Viennent ensuite les heures difficiles de la première Restauration, puis le ralliement (avec Ney) à l'empereur qui a quitté l'île d'Elbe et remonte vers Paris. Bénigne Munneret participe enfin à la campagne des Cent jours, se bat en Belgique jusqu'au 18 juin 1815 (bataille de Wavre), avant de retraiter avec l'armée Grouchy et de s'enfermer dans la citadelle de Sedan pendant près de deux mois. Si Napoléon Ier a pu conquérir l'Europe grâce aux jambes de ses soldats, Munneret nous en donne un excellent exemple et l'on ne compte plus les dizaines de milliers de kilomètres parcourus entre Lisbonne et Moscou, entre Hambourg et la Confédération helvétique. Il faut bien sûr se souvenir que tout est reconstitution à partir de sources très différentes, mais l'auteure prend soin au fur et à mesure de référencer scrupuleusement ses très nombreuses citations et fait figurer en fin de volume les archives consultées, les sources imprimées et la bibliographie.

Un beau travail d'historienne passionnée qui, dans un style agréable à lire, restitue une atmosphère, un environnement, une époque.

Editions Cabédita, Divonne-les-Bains, 2013, 199 pages.

ISBN : 978-2-88295-668-2.

Un fantassin à l'ombre des aigles

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 06:25

L’Armée d’Italie

Des missionnaires armés à la naissance de la guerre napoléonienne

Gilles Candela

L’objet de ce livre est l’étude de l’armée d’Italie de 1792 à 1797.

La première partie de l’ouvrage (« La naissance d’une armée républicaine ») tente de comprendre comment cette armée, dont le corps des officiers est encore très marqué par les réseaux familiaux (p.51) et les « vétérans de guerre en dentelles » (p. 37), devient une armée plus méritocratique à partir de la chute de Brunet en l’an II, qui inaugure une nouvelle période « marquée par la promotion d’hommes nouveaux, souvent d’origine roturière, issus des volontaires nationaux » (p. 75), bien que des voix s’étaient déjà élevées, l’auteur le rappelle, contre un état-major trop aristocratique. On retiendra aussi de cette première partie, l’intéressant chapitre III sur la violence et la restauration de la discipline dans l’armée d’Italie (p.87-113), qui évoque des sujets habituellement traités par des contemporanéistes, comme la désertion, la politisation des révoltes (p.92), et la justice militaire (p. 104). Une seconde partie (« Un laboratoire de la guerre nouvelle ») présente en quatre chapitres les innovations de cette armée d’Italie ou ses particularités : l’utilisation par l’armée de civils italiens en tant qu’espions et agitateurs, la propagande militaire, la mise en scène de la Révolution par les troupes, la guerre de montagne, la mobilisation de l’arrière, etc. Bref, un ensemble de problématiques traitées avec brio par l’auteur, bien que certains points, comme la guerre de montagne par exemple, auraient sans doute mérité une étude un peu plus approfondie. Enfin, dans une troisième partie (« Mythe et réalité de la campagne d’Italie »), Gilles Candela rappelle aussi les erreurs, les manquements et les lacunes de cette armée, comme le « difficile apprentissage de la bataille rangée » (p. 255), et se pose même la question d’une « armée de mercenaires » (p. 301).

L’ouvrage de G. Candela ravira sans aucun doute les modernistes autant que les contemporanéistes, les spécialistes de l’histoire militaire et tactique comme ceux qui s’intéressent à l’histoire sociale et culturelle. Un beau travail, structuré autour d’un plan limpide et chronologique, richement référencé (de nombreuses notes de pages de pages et de références archivistiques), et une bibliographie d’une quinzaine de pages qui ne peuvent qu’inciter le lecteur à aller plus loin.

P.-L. B.

Presses universitaires de Rennes, 2011, 402 p., 22 euros.

ISBN : 978-2-7535-1284-9.

 

Campagne d'Italie

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 08:10

La campagne de France

1814

L'impossible victoire

Yves Jégo

Après Jean-Pierre Chevènement et Jean-François Copé surfant sur les commémorations de la Grande Guerre, voici qu'Yves Jégo, député-maire et ancien ministre, membre du Parti radical/UDI, arrive à son tour dans les devantures des librairies avec un livre d'histoire. Maire de Montereau-Fault-Yonne en Seine et Marne, qui a vu en février 1814 l'une des dernières victoires de Napoléon Ier, il s'intéresse à cette période trop peu connue et pourtant extrêmement riche et dense, celle de la campagne de France qui précède la chute de l'empereur.

Dans un style extrêmement enlevé, il nous raconte donc ce quadrimestre de 1814 qui, du rassemblement des armées coalisées sur la frontière du Rhin à l'hiver 1813-1814 aux "Adieux de Fontainebleau" à la fin du mois d'avril, voit un Napoléon, dont le talent militaire semble intact, tenter de sauver son trône et sa dynastie au cours d'une succession quasi-ininterrompue de combats, dans une large quadrilatère entre Reims, Soissons, Paris et le sud-est de l'ïle de France. L'auteur est visiblement passionné, trop peut-être, car le style, avec ces phrases brèves et ses dialogues reconstitués, devient parfois emphatique, or les superlatifs n'apportent rien au discours historique et finissent par lasser. De même, le lecteur étant normalement attentif, il n'est pas nécessaire de revenir à plusieurs reprises sur telle ou telle situation à quelques pages d'intervalle. Par ailleurs, si le texte s'appuie effectivement sur de très nombreuses citations des témoins et acteurs de l'époque, référencées, on ressent bien que Jégo préfère Napoléon à Schwarzenberg ou Blücher et les Gardes nationaux français ou les "Marie-Louise" de la Jeune Garde (si jeunes, si mal équipés mais si courageux) aux Cosaques (voleurs, violeurs, pillards et assassins) et aux Prussiens. Il ne s'agit donc pas d'un ouvrage "scientifique", mais bien d'un "récit d'histoire nationale" (au propre du terme, avec ses limites mais aussi ses qualités intrinsèques).

Il n'en demeure pas moins que l'histoire séduira sans aucun doute tout les amateurs du "roman impérial" : victime de l'Europe des princes (réactionnaires) coalisés, le Petit Caporal retrouve l'esprit de la campagne d'Italie, le sens de la manoeuvre d'Austerlitz, appelle ses généraux à chausser les bottes de 1793 et voit surgir dans les provinces occupées l'appui paysan et populaire de la révolte des "blouses bleues". Et comme l'on préfère souvent l'honneur intact du vaincu qui a su se battre jusqu'au bout, à la morgue et à l'arrogance d'un vainqueur sans gloire, ça marche. Au fil des pages, l'image qui nous est offerte de l'empereur oscille entre le jeune officier d'Arcole (on le retrouve d'ailleurs, épée à la main, entrainant ses troupes sur un pont), le grand souverain qui tente de négocier une convention de paix (dont en fait personne ne veut), l'époux et le père (qui s'inquiète pour l'impératrice et le roi de Rome), le chef trahi (par les membres de sa propre famille et ses généraux qui se refusent à perdre leurs biens et titres), les brèves pauses et les maigres repas pris aux bords des chemins, sous la pluie et dans le froid, les rencontres émouvantes avec la troupe fidèle, etc. On aperçoit aussi l'Anglais, obstiné et prudent, et ces "traîtres" qui proclament à Bordeaux le retour de Louis XVIII. Enfin, l'auteur sait mettre en corrélation la campagne conduite par Napoléon lui-même avec ce que vivent, font ou ne font pas, durant la même période ses principaux généraux en Italie du Nord, en Suisse et dans le Lyonnais, dans les places fortes assiégées du Nord et de l'Est. Et cette campagne de France, menée tambour battant à presque dix contre un, retrouve son allure d'épopée oubliée. On se prend à marcher sous la pluie avec les fantassins et les cavaliers qui se préparent à attaquer les flancs de l'armée de Silésie ou de l'armée de Bohème. Les quelques modestes monuments, présents encore aujourd'hui sur les routes de l'est parisien à la Champagne, en des lieux que l'on retrouvera d'ailleurs un siècle plus tard entre Meaux et les marais de Saint-Gond, témoignent effectivement de ces dernières victoires impériales qui, à mon sens, illustrent plus que toutes les autres la maîtrise par Napoléon des principes essentiels de la guerre (concentration des efforts, liberté d'action, etc.) et l'importance de facteurs comme le renseignement de contact, la surprise, la mobilité, etc.

Abordant plus ou moins profondément tous les aspects politiques et diplomatiques qui agitent la période, Yves Jégo livre ainsi un livre complet pour le grand public. Bien que chacun sache dès le début comment l'histoire se termine, on se prend au matin d'une bataille à espérer avec l'empereur lui-même... Un bicentenaire qu'il est, aussi, bon de marquer et de rappeler.

Tallandier, Paris, 2013, 320 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0153-4.

Bicentenaire

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 06:30

Napoléon / Metternich

Le jour où l'Europe a basculé

Günther Müchler

Quand l'empire a-t-il basculé ? N'est-ce pas au cours de cette journée du 26 juin 1813 à la suite d'un très long entretien en tête-à-tête entre Napoléon Ier et Metternich ?

Durant plus de huit heures, ce jour là, entre l'empereur des Français et le ministre autrichien se joue ce que Günther Müchler qualifie de "drame psychologique". Le premier ne cède rien, le second prépare un renversement d'alliance, et le maître de l'Europe devra reconnaître : "Vos souverains nés sur le trônbe peuvent se faire battre vingt fois, et ne pas moins rentrer, chaque fois, dans leurs capitales ; moi qui ne suis que le fils de la Fortune, je ne règnerai plus le jour où j'aurais cessé d'être fort et, par conséquent, où j'aurais cessé de commander le respect".

Si le livre est construit sur un parallèle quasi-permanent entre les deux hommes. Il s'ouvre sur la dernière étape de la retraite de Russie l'année précédente et le voyage en traineau "le plus célèbre de l'histoire", puis les réactions et analyses à Vienne à la suite de l'annonce de la débacle de la Grande Armée (chap. 2 et 3), le corps de l'ouvrage est constitué par un long portrait des deux hommes (chap. 4 et 5), qui met en relief leurs forces et leurs faiblesses, leurs convictions et leurs doutes ; Le chapitre 6 raconte ce qu'il fallu d'énergie et le tour de force que représenta la "re-création" d'une nouvelle armée durant l'hier 1812-1813, évoque les suites de l'affaire Malet et le caractère difficile des relations avec le Pape. Le chapitre suivant s'intéresse donc à Metternich et à son évolution au cours des mêmes mois, d'une position d'attente et de discrétion depuis la défaite de 1809 à ses propositions de paix puis à ses efforts diplomatiques après la défection de la Prusse et à un véritable double-jeu : "Prudent dans le choix de ses mots, mais très clair dans leur signification, Metternich donne à comprendre qu'à Vienne on perçoit tout à fait dans quelle situation désespérée se trouve Napoléon". Tout s'accélère après la bataille de Bautzen, à la fin du mois de mai 1813 : le ministre autrichien propose aux Coalisés de demander l'ouverture d'un congrès de paix, dont il est persuadé qu'il sonnera le glas de la puissance impériale : "Il est persuadé que Napoléon ne négociera pas vraiment". Et effectivement, installé à Dresde, "il ne consentira à aucune concession". La dernière partie (chap. 9 et 10) qui traite effectivement de l'entrevue elle-même repose sur des sources très fragmentaires (puisque les deux protagonistes étaient seuls) et le bref récit qu'en ont fait Napoléon et Metternich. La reconstitution des dialogues et les descriptions des quasi-accrochages entre les deux hommes sont intéressantes et paraissent vraisemblables. Napoléon va-t-il accepter la proposition d'un congrès européen de la paix sous la présidence de l'Autriche "neutre" ? Les jours passent, Napoléon quitte Dresde le 25 juillet, Metternich obtient des Prussiens et des Russes que les opérations actives ne soient pas immédiatement reprises, mais le 9 août Vienne, qui a activement poussé la préparation de son armée, adresse à l'empereur un ultimatum. Le 11 août, la guerre reprend et "huit semaines plus tard, les Français sont battus par la coalition dans la bataille qui dure trois jours à Leipzig"

En donnant toute son importance à l'entrevue de Dresde, qui replace l'Autriche au coeur des puissances européennes, mais aussi globalement à toute la période dont il dresse le tableau, l'auteur nous présente également une leçon de diplomatie et de psychologie. Un bon livre qui mérite d'être connu.

Editions France-Empire, Paris, 2013, 310 pages, 22 euros.

ISBN : 978-2-7048-1224-0.

La grande confrontation

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 06:25

Révolutionnaires

Pour une anthropologie politique de la Révolution française

Haim Burstin

Professeur à l’université de Milan et spécialiste de cette période historique très particulière (par ses bouleversements et ses conséquences), Haim Burstin développe dans son introduction l’idée selon laquelle il faut à un historien une empathie particulière avec son sujet « afin d’éviter toute attitude aride et aseptisée » ; non pas une « exaltation militante » de la Révolution, mais la capacité à susciter « une curiosité analytique ». Dans le monde des historiens, où chacun a d’abord à la bouche les mots « objectivité », « rigueur » et « méthode », la formule peut surprendre, voire choquer, mais elle traduit à notre sens au moins une réalité, si ce n’est un comportement fréquent. Egalement en introduction cette autre prise de position peu courante : « Proposer des thèses à effet et à large spectre explicatif est certes rentable, mais cela crée souvent des feux de paille destinés à s’éteindre rapidement ; la complexité résiste aux schémas trop simples ou aux extrapolations, comme aux règles superficielles du marketing historiographique ». Voilà une formule qui, également, me plait : essayons de l’appliquer aux stars médiatiques qui squattent les journaux, radios et télévisions pour nous expliquer ce qu’il faut penser …

Mais revenons à la Révolution française. L’auteur organise son livre en trois grandes parties tout-à-fait cohérentes et complémentaires : « Repenser la Révolution », « Faire la Révolution », et « Terminer la Révolution ». Par des aller-retour permanents entre les différents niveaux, entre les comportements individuels (très nombreuses descriptions de situations particulières) et les actions ou réactions collectives à l’occasion de chaque événement important (« S’il est vrai qu’il existe une dynamique de la foule, il existe également une dynamique des individus dans la foule »), Haim Burstin donne à sa description de la période une tonalité originale, qu’il complète avec l’utilisation et le commentaire des témoignages ultérieurement publiés par les intéressés, sous l’Empire ou sous la Restauration…, cette simple différence changeant parfois beaucoup de choses ! La présentation de la diversité des origines, statuts, objectifs, idées, etc. des femmes engagées dans les journées d’octobre 1789, par exemple, n’a clairement que peu à voir avec l’idée reçue généralement partagée (et dont j’avais conservé le souvenir « scolaire »). On lira également utilement les pages consacrées à la montée progressive de la violence (voire de la pire sauvagerie) au fil des manifestations successives qui échappent parfois à leurs initiateurs sans que les acteurs eux-mêmes ne s’en rendent compte sur le moment, et dont l’auteur décortique littéralement le cadre, les conditions, les modalités : « Nous ne sommes pas face à une seule rupture, mais à une série de glissements successifs, apparemment insignifiants, qui produisent, par entraînement, un phénomène d’avalanche ». Là aussi, peut-être, une correspondance avec d'autres époques plus récentes.

Un livre qui donne à réfléchir sur les secousses de violence durant les premiers temps de la Révolution française et qui, au-delà, fait s’interroger sur les pics de radicalité que nos sociétés ont connu depuis deux siècles. Un très bon livre. 

Editions Vendémiaire, Paris, 2013, 447 pages, 20 euros.
ISBN : 978-2-36358-071-9.

La Révolution au quotidien

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:20

Gaspard Monge

(1746 - 1818)

De la science à la politique

Alain Queruel

Nous avions évoqué il y a un an (Lyautey, ici ; Philippe-Egalité, ici) la collection de petites biographies de la maison Anovi. La série s'est étoffée et il est temps de faire un nouveau point de situation.

En livrant un très intéressant Gaspard Monge, Alain Queruel fait vraiment oeuvre utile. Qui, en effet, connait ce mathématicien d'exception, mais aussi révolutionnaire, fondateur de l'Ecole normale, de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole des arts et métiers, qui accompagna Bonaparte aussi bien en Italie qu'en Egypte, comblé d'honneurs sous l'empire auquel il restera à bien des égards fidèle sous la Restauration. C'est foisonnant, exceptionnellement riche en si peu de pages et constitue une excellente approche du personnage. Un volume qui pourrait être d'un réel intérêt pour les enseignants : facile à lire, très clair et tout-à-fait instructif.

Editions Anovi, 2013, 110 pages. 7,50 euros

ISBN : 979-1090447-29-5

Pour commander : http://www.anovi.fr/commander.htm

Un scientifique de premier plan

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 06:35

Guerres et armées napoléoniennes

Nouveaux regards

Hervé Drévillon, Bertrand Fonck et Michel Roucaud (Dir.)

Voici les actes du colloque tenu à l'Ecole militaire en décembre dernier, qui complète et prolonge les nombreux travaux publiés en 2012 sur la geste impériale.

Près d'une trentaine de communications très diverses et très riches composent ce volume. Elles sont classées en quatre grandes parties : "La Grande Armée en campagne", "Les hommes de la Grande Armée", "La Grande Armée dans la société du Premier empire" et "Traces et mémoires des campagnes de la Grande Armée". Il s'ouvre sur une analyse et une présentation par François Houdecek et Michel Roucaud (très présent dans cet ensemble) des "Archives de la Grande Armée" et de l'histoire de la publication de la correspondance impériale ; et se termine sur une évocation par Emilie Robbe "Entre histoire et mémoire" de la place et de la présence de Napoléon au musée de l'Armée. Parmi bien d'autres, signalons les interventions qui nous semblent les plus originales et qui retiennent l'attention : celle de Martin Barros sur les places fortes et les sièges dans la guerre napoléonienne (sujet rarement évoqué), celle de Jean-François Brun sur la "Répartition et l'emploi des effectifs de l'armée impériale" (extrêmement bien documenté), celle de Jean-Paul Bertaud sur "Le regard des civils sur les militaires sous l'empire" ou celle d'Hervé Drévillon sur "De la guerre napoléonienne au système napoléonien : les enjeux de la caractérisation des guerres de l'empire".

Un très bon complément à l'ensemble de la littérature récemment publiée et une masse d'informations particulièrement précises (et précieuses) au fil des pages.

Nouveau Monde Editions, Paris, 2013, 562 pages, 29 euros.

ISBN : 978-2-36583-851-1.

Histoire globale de l'Empire

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 06:25

Napoléon et la Perse

Iradj Amini

Un ouvrage atypique mais passionnant. Un pan entier de la politique impériale que l'on ignore généralement complètement. La (re)découverte d'une mission (de plusieurs missions) dans un pays lointain sur fond d'opposition entre la France et l'Angleterre aussi bien qu'entre la France et la Russie.

Dans cet ouvrage riche d'une foultitude d'informations, Iradj Amini nous conte les tentatives successives de Bonaparte, puis de Napoléon (surtout à partir de 1806-1807) pour créer un système d'alliance oriental (France - Turquie - Perse) à la fois contre la Russie mais aussi contre la Grande-Bretagne. Nous sommes en quelque sorte dans la "queue de trajectoire" de l'expédition d'Egypte, au gré des aléas de la diplomatie consulaire puis impériale, et en foncton de l'activité mise par le Roayume-Uni a suscité des coalitions hostiles à la France. L'auteur nous décrit par le menu les missions Romieu, Jaubert, Gardane et Jouanin, s'attarde sur le rôle de l'étonnant général Sébastiani à Constantinople et lève le voile indirectement sur certains rapports entre Napoléon Ier et Talleyrand. Le trajet à lui seul est une aventure : l'un des agents français disparait purement et simplement dans les douves d'un fort turc au Kurdistan pendant près de dix mois... Un traité sera négocié pendant que l'empereur est en Pologne, finalement signé à Finkenstein, un ambassadeur du Shah est bien reçu à Paris, mais ces efforts (relativement inconstants) resteront sans suite du fait de l'intransigeance russe et de l'obstination (et de la réactivité) des Britanniques.

Un récit qui tient, en ce début de XIXe siècle, du conte des 1.000 et 1 nuits (les descriptions du harem du Shah sont impressionnantes, le caractère de ce dernier e son goût pour la chasse et les pierres précieuses, etc.) et de la diplomatie "totale", mais que l'empereur ne saura pas traduire en réalisations concrètes, la priorité perse restant de résister aux pressions russes. A lire pour le plaisir et pour découvrir un côté, certes parfois anecdotique, mais ignoré et aux racines profondes, de l'empire.

Editions du Félin, Paris, 2013, 246 pages, 22 euros.

ISBN : 978-2-86645-791-4.

Un rêve oriental

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 06:30

Leipzig

La bataille des Nations, 16-19 octobre 1813

Bruno Colson

Un nouveau livre sur la bataille de Leipzig ? Oui, mais attention : un livre, ou plutôt une somme, de Bruno Colson. Tout est dit et la recension pourrait s'arrêter ici : un ouvrage indispensable !

Allons plus loin néanmoins, car à travers ces près de 500 pages le lecteur (re)découvrira à la fois la plus formidable et la plus complexe bataille napoléonienne (d'autres ouvrages récents que nous avons chroniqué le font également : ici et ici) avec un luxe de détails, mais aussi son environnement, dans ses conséquences et dans ses analyses tactiques. En 10 chapitres, Bruno Colson commence par décrire les circonstances de la campagne d'Allemagne à l'automne qui conduisent à Leipzig ("Ce sera une bataille gigantesque"), puis en expose les différentes phases jour par jour, voire pour les moments les plus délicts demi-journée par demi-journée (le 16 octobre est traité dans les chap. 3, 4 et 5). La mise en place des corps des Coalisés et l'encerclement progressif des Français, les combats retardateurs, les succès sur une aile et les échecs sur l'autre, l'importance de l'artillerie, le rôle des Polonais, la "trahison" des Saxons et des Wurtembergeois (même si le roi de Saxe se proclame toujours l'allié de l'Empereur), la prise de la ville et les combats dans les faubourgs, véritable bataille de rues au coeur de l'Europe, l'explosion bien connue et trop rapide de la seule voie de repli, le fameux pont sur l'Elster, et finalement (chap. 10) : "Jamais je n'ai vu un champ plus rempli d'horreurs". Bruno Clson emploi d'ailleurs ici le terme de "chaos", prend en compte les difficultés de ravitaillement, le problème de la faim et l'implication des civils dans la bataille, le refus quasi-psychologique de Napoléon de reconnaître sa défaite. Dans sa "critique stratégique", il souligne, en s'appuyant sur des travaux antérieurs, les handicaps qui nuisent à l'efficacité des troupes impériales et les conséquences pour la présence française en Allemagne où des dizaines de milliers d'hommes sont isolés (et parfois perdus) des des garnisons qui se trouvent désormais en pays ennemi. Il aborde enfin la "mémoire de Leipzig", immédiatement commémorée, et dont les manifestations d'octobre 1913 marquent l'apogée. Et ce dernier constat, qui finalement relativise toutes les grandes analyses, sur le poids des chiffres : en dépit de son génie militaire, "avec 160.000 hommes, Napoléon n'a pu triompher de 280.000 adversaires" : Leipzig serait alors "un modèle de bataille d'encerclement".

En un mot comme en cent, LE livre que doivent se procurer tous les amateurs de l'épopée impériale et ceux qui souhaitent pouvoir analyser les conditions, le déroulement et les conséquences des grandes batailles.

Perrin, Paris, 2013, 497 pages, 25 euros.
ISBN : 978-2-262-03677-5.

Nouvelle somme sur la bataille de Leipzig

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:35

Leipzig, 1813

La guerre des peuples

Stéphane Calvet

Voilà encore un livre comme je les aime. Décidément, la production de cet automne est de qualité.

Sur un ton vif et enlevé, Stéphane Calvet nous raconte l’immense bataille de Leipzig essentiellement à deux niveaux : celui de l’empereur, qui doit pour conserver ses alliés et son influence en Allemagne remporter la victoire, et celui des « simples » participants aux combats, du général au troupier, qui racontent « leur » bataille, aux détours de tel chemin, derrière telle barricade ou à l’angle de telle rue. Du militaire et du diplomatique, le regard du soldat et celui de la population de la ville. Il en résulte un livre complet et passionnant, organisé en six grandes parties : « L’impossible campagne-éclair », du fait des conséquences humaines, matérielles et financières du désastre de la retraite de Russie ; « Il va y avoir une grande bataille à Leipzig », qui présente les différentes armées et leurs contingents de toutes les nations ; « Autour des feux de bivouac », tant du côté des Coalisés que des Alliés, qui présente ces soldats qui vont se battre le lendemain ; « La bataille des trois empereurs et des trois rois » et « Au cœur de la mêlée », qui donnent une description très détaillée, par village, par corps d’armée et divisions, tout en soulignant les interactions entre les différents secteurs de la ligne de front dont l’étau se resserre sur les Français ; et « Lendemain de bataille » qui, naturellement, dresse le tableau des conséquences dans les différents domaines.

On observe que les chiffres fournis (nombre de pièces d’artillerie, nombre de tués et blessés, proportion des pertes par obus, taux de pertes, etc.) sont souvent considérablement supérieurs à ceux que l’on connaitra durant la Grande Guerre : voilà qui met une nouvelle fois à mal la théorie de la « brutalisation » de 1914-1918. A lire avec attention et intérêt !

Vendémiaire, Paris, 2013, 328 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-36358-5.

En bonus : la présentation vidéo par l'auteur, ici.

Bataille des Nations

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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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