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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 06:55

Verdun, souvenirs d'Histoire

Mémorial de Verdun  -  4 février

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A partir de cette année, le Mémorial de Verdun inaugure une programmation "ciné-club" à partir d'une sélection de films évoquant la Grande Guerre. Chaque projection sera précédée d'une présentation et suivie d'un débat.

4 février : Verdun, souvenirs d'Histoire, de Léon Poirier (1931)

8 avril : Commandos de l'ombre, de Jérémy Sims (2010)

6 mai : Les fragments d'Antonin, de Gabriel le Bomin (2006)

2 septembre : La grande illusion, de Jean Renoir (1937)

7 octobre : La vie et rien d'autre, de Bertrand Tavernier (1988)

Les séances se déroulent en salle de projection du Mémorial (1 avenue du corps européen, 55100 Fleury-devant-Douaumont) à partir de 19h30. Renseignements complémentaires : 03 29 84 35 34 ou sur www.memorialdeverdun.fr

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 06:50

L'International Society for First World War Studies

sur Facebook

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Si vous souhaitez suivre l'actualité d'un réseau international, voilà ce qu'il vous faut ! L'International Society for First World War Studies dispose désormais de sa page Facebook, à l'adresse https://www.facebook.com/FirstWorldWarSoc. On peut y lire, pratiquement chaque jour, un ou plusieurs billets signalant les articles,livres, colloques, etc. traitant de la Grande Guerre dans les pays les plus différents, des Etats-Unis en Roumanie, des différents territoires de l'empire britannique aux Balkans. Une véritable mine d'informations, d'autant plus utile que les liens électroniques directs sont toujours précisés ! Vivement recommandé.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 06:57

Matériels, photos et films de l'époque coloniale allemande

Musée national d'histoire naturelle du Rwanda

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Signalé par notre ami Michaël Bourlet (Sources de la Grande Guerre), cet article dans la rubrique "Actualités et événements" sur le site de l'Institut des musées nationaux du Rwanda. On y apprend que des matériels (roues métalliques de 250 kg. chacune), des photos et des films relatifs à la Grande Guerre sur le territoire du protectorat allemand de Ruanda-Urundi (Afrique orientale) seront désormais exposés. Par ailleurs, une embarcation utilisée par les Britanniques sur le lac Kivu devrait également être prochainement présentée aux visiteurs (cliquer ici).

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 07:00

Névrose et folie dans le Corps expéditionnaire canadien (1914-1918)

Le cas québécois

Geneviève Allard

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 Réalisé à partir des travaux de thèse de Geneviève Allard, de la Direction "Société et gouvernance de Bibliothèques et archives du Canada" brutalement décédée en juin 2011 à l'âge de 40 ans et à laquelle ses amis ont voulu rendre hommage, ce livre constitue une très intéressante étude de cas. L'auteure, en effet, à partir de la littérature médicale et scientifique de l'époque d'une part, des archives institutionnelles des autorités militaires canadiennes (dont les registres des hôpitaux militaires) d'autre part, et des dossiers individuels des soldats concernés, s'attaque à la question des névroses de guerre au sein du contingent canadien français pendant la Grande Guerre.

Cet ouvrage, qui se termine sur une abondante bibliographie et un utile index, est organisé en quatre grands chapitres : "Les troubles nerveux : évolution et ampleur d'un phénomène médical et culturel", "Les autorités médicales et militaires face aux névroses de guerre", "Du curable à l'incurable : l'impact des militaires atteints de folie sur la gestion des troubles nerveux", et "L'impact des troubles nerveux sur la profession psychiatrique et la société". La distinction entre "névrose" et folie" (parfois peu claire à l'époque) est bien établie et l'on apprécie la précision des chiffres donnés (on constate d'ailleurs que certaines atteintes ne concernent qu'un nombre limité de soldats au regard des effectifs totaux engagés en Europe). De plus, ces chiffres tendent à diminuer dès la fin de l'année 1916 (soit après la bataille de la Somme), ce qui peut s'expliquer à la fois par une évolution des formes du combat d'une part et par "une méthode de gestion et de traitement plus efficace". L'étude comporte également des éclairages intéressants sur les professions civiles des malades, leur langue d'usage (français ou anglais) et leur province d'origine : de nombreux tableaux réalisés par Geneviève Allard à partir de ses recherches dans les archives illustrent les différents chapitres. On y trouve également la description détaillée (et l'évaluation de l'ampleur) des principaux symptômes identifiés par le corps médical, la description et l'analyse des conditions de prise en charge (accompagnées de quelques considérations économiques sur le coût de ces mesures), et les conséquences de ce dossier après 1919.

Une étude qui, reposant sur un corpus à la fois clairement identifié et assez important tout en restant mesurable (les chiffres pour les différentes catégories oscillent entre quelques dizaines et quelques centaines de cas), se révèle extrêmement précieuse et dont les résultats mériteraient d'être comparés à des travaux français du même ordre.

Les éditeurs précisent que tous les droits d'auteur seront reversés à la Post-Traumatic Stress Disorder Association.

Athéna éditions, Outremont (Canada), 2012, 239 pages. 33,55 euros.

ISBN : 978-2-924142-02-8.

Disponible auprès de la : Librairie du Québec, 30 rue Gay Lussac, 75005 Paris. Tel : 01 43 54 49 02

Courrier électronique : libraires@librairieduquebec.fr

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 07:00

La Belgique et la Grande Guerre

Michaël Bourlet

  BOURLET BELGIQUE

Nous rendions compte le 2 janvier de la parution de ce véritable outil, travail de synthèse réalisé par le chef du cours "Histoire" aux Ecoles de Coëtquidan (et animateur du site Sources de la Grande Guerre). Il a bien voulu répondre à quelques questions complémentaires.

Question : Pouvez-vous revenir en quelques phrases sur l'hypothèse, envisagée par l'état-major français avant guerre, d'une 'entrée en premier' sur le territoire belge dans l'hypothèse d'une guerre contre l'Allemagne ?

Réponse : Voilà un sujet passionnant, qui modifie notre perception du haut commandement français. On sait que le dénominateur commun des plans d’offensive de l’armée allemande est la violation de la neutralité belge. Du côté français, c’est une option qui a été aussi envisagée par le haut commandement. La question de l’entrée des troupes française en Belgique se pose à l’Etat-major de l’armée. Le général Michel, chef d’état-major général en 1910, et l’un des plus brillants généraux de sa génération, a envisagé dans sa planification une attaque allemande par la Belgique. Mais son projet n’a pas été retenu et il doit démissionner l’année suivante. Son remplaçant, le général Joffre, intègre aussi dans sa réflexion la possibilité d’un débordement allemand par la frontière nord. Aussi envisage-t-il de prendre l’initiative en Belgique pour contourner les positions fortifiées allemandes de Metz et déborder l’aile droite allemande. Le 21 février 1912, le général Joffre expose ses projets au cours d’une conférence qui se tient au ministère des Affaires étrangères et qui rassemble le président du Conseil, Raymond Poincaré, et les principaux ministres. Joffre démontre les difficultés que représenteraient une offensive vers l’est (obstacles naturels, fortifications allemandes) et expose les avantages d’une offensive en Belgique. Il conclut que « Les chances d’une victoire seraient considérablement accrues pour l’armée française, si celle-ci était libre de porter l’offensive sur le territoire belge (…) Le plan le plus fécond en résultats décisifs, dans l’éventualité d’une guerre avec l’Allemagne, consiste à prendre, dès le début des opérations, une vigoureuse offensive, pour en finir d’un seul coup avec les forces organisées de l’ennemi ». Cependant, le président du Conseil fait observer qu’une invasion de la Belgique par la France risquerait d’indisposer les Wallons et qu’il serait nécessaire de s’assurer qu’un plan de ce genre ne déterminerait pas l’Angleterre à retirer son concours à la France. Le gouvernement rejette donc cette hypothèse et le général Joffre reçoit pour mission d’élaborer un plan d’offensive contre l’armée allemande sans possibilité de pénétrer en Belgique. 

Question : L'armée belge, dont la réputation n'est pas excellente en Europe, résiste cependant vaillamment à l'attaque allemande. Comment expliquez-vous cette détermination et cette opiniâtreté ?

Réponse : Dans les années qui précédent la guerre, l’armée belge a engagé de profondes réformes. Mais la reconstruction est loin d’être achevée et effectivement l’armée belge n’a pas une bonne réputation en 1914. L’attaché militaire française dresse un constat sans appel « Un siècle de neutralité avait confié [cette armée] dans une vie effacée, artificielle, on pourrait dire fictive, c’est-à-dire ignorant les sanctions de la réalité (…) ». Pourtant, à la surprise générale, cette armée résiste vaillamment et avec détermination à l’attaque allemande. Plusieurs raisons expliquent cette détermination. Le sentiment national et l’unité du royaume s’expriment avec force en Belgique avant la guerre. Les mouvements flamand et wallon demeurent marginaux. Le choc que provoque la violation de la neutralité et l’invasion galvanisent le moral des soldats. Ces-derniers sont conduits au combat par le roi, Albert Ier, ce qui accroît la détermination des troupiers et officiers belges à résister et à repousser l’envahisseur. De plus, bien que mal organisée, l’armée belge réussit sa mobilisation, grâce notamment au bon fonctionnement des chemins de fer. Ainsi, dès les premiers combats autour de Liège, elles montrent sa détermination. Elle obtient même quelques succès, certes limités, qui surprennent l’état-major allemand, qui ne s’attendait pas à une telle résistance. L’armée belge montre ainsi au monde sa volonté de se battre pour défendre sa neutralité. Au total, au cours des premiers mois de campagne (août-novembre 1914), l’armée belge a perdu 30 000 soldats (tués, blessés, disparus, prisonniers) soit près de 30 % des pertes militaires belges de la guerre.

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Question : Après l'installation du gouvernement à Sainte-Adresse, comment s'organise le travail des ministres en exil ? Quelle est leur marge de manoeuvre réelle alors qu'ils doivent compter sur l'aide matérielle des Français dans tous les domaines du quotidien ?

Réponse : Il est difficile de répondre brièvement à ces questions. Au milieu du mois d’octobre, le gouvernement belge prend la décision de rejoindre la France, qui est prête à l’accueillir dans une ville de son choix. Les Français s’engagent à respecter l’indépendance et la souveraineté de la Belgique. Le choix se porte sur la Normandie et la région du Havre. La France prend en charge l’installation à Sainte-Adresse, qui devient progressivement la nouvelle capitale de la Belgique. Quant au président du Cabinet et ministre de la Guerre, Borqueville, il rejoint Dunkerque, où il sert de relais au roi. Toutefois, le travail des ministres est bientôt entravé par les tensions internes. En effet, les frictions ne tardent pas à apparaître entre les membres du gouvernement, mais aussi entre les autorités belges de Sainte-Adresse et la Belgique occupée ainsi qu’avec le gouvernement français et les alliés. Les divergences portent notamment sur la place de la Belgique dans le jeu des relations internationales. Sur ce point, les Belges ne disposent que de peu de marge de manœuvre. Tentés par les négociations avec l’Allemagne, les Belges sont finalement contraints de poursuivre la lutte. Le 14 février 1916, la France, la Grande-Bretagne et la Russie assurent à la Belgique de garantir sa neutralité et son indépendance tandis que les Belges s’engagent à ne pas conclure de paix séparée (déclarations de Sainte-Adresse).

Question : Des crimes commis par les Allemands aux premiers jours de guerre aux dernières victimes de 1918, peut-on établir un bilan des pertes dans la population civile et des exactions matérielles que le royaume a connu en un peu plus de quatre ans ? Quel est le tableau des destructions à la fin de la guerre ?

Réponse : Il est aujourd’hui encore difficile d’établir avec précision le bilan des pertes humaines et sur ce point les estimations varient parfois du simple au double. Les soldats ont payé le plus lourd tribut : 44 016 Belges sont morts sur le front occidental à cause des combats mais aussi des maladies. Quant aux pertes civiles, elles sont estimées à 23 000 personnes, mortes en déportation, victimes des bombardements ou de la brutalité de l’armée allemande au cours des premiers mois de guerre. Au total, il est admis aujourd’hui que la guerre a couté la vie à 76 035 Belges sans compter la surmortalité, liée à la malnutrition ou à la grippe, et à la sous-natalité qui a frappé la population. La Belgique a perdu moins de 1 % de sa population totale. Les pertes matérielles, économiques et financières sont gigantesques. Le territoire a été ravagé par les combats et par l’occupation allemande. Le pays est à reconstruire et particulièrement la Flandre occidentale. Près de 4 000 kilomètres de voies ferrées détruites ou endommagées, des infrastructures portuaires qui ont subi d’importantes dégradations (Gand ou Zeebrugge), plusieurs villes sont totalement détruites. Ypres est le symbole des villes belges détruites. L’économie a considérablement souffert de la guerre mais plus encore de l’occupation : 5 % des terres cultivables belges sont impropres à l’agriculture (bombardements, inondations, etc.). L’industrie n’a pas été épargnée et elle a supporté des dommages lourds (effondrement de la production, démantèlement des capacités de production) même si la situation diffère selon les secteurs. Les mines ont été moins touchées que le textile, la sidérurgie, etc. Financièrement, le pays est ruiné et rongé par l’inflation. Ainsi, au lendemain de la victoire, la tâche est rude pour le gouvernement puisque le pays est à reconstruire ce qui explique en partie que la question des réparations va revêtir une importance particulière pour les Belges. Les réparations doivent permettre d’assurer des lendemains meilleurs, mais la déception sera grande pour la Belgique.  

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Question : A la tête du Groupe d'armées interallié dont il assure nominalement le commandement à l'automne 1918, quel est le rôle effectif personnel du roi Albert ?

Réponse : En 1918 Albert Ier est acquis à l’idée d’engager l’armée belge dans une grande offensive finale et libératrice. En septembre, le haut commandement interallié décide de déclencher trois offensives à la fin du mois. L’une de ces offensives doit être lancée par des troupes franco-anglo-belge en Flandre le 28 septembre. Une fois de plus, la question du commandement de ces troupes. D’après la Constitution, seul le roi peut commander l’armée belge. Après une rencontre avec Georges Clemenceau le 7 septembre, Albert Ier accepte d’être placé à la tête du groupe d’armées des Flandres. Le 11 septembre, le roi gagne le quartier général du maréchal Foch à Bombon et déclare qu’il adhère au plan allié et qu’il accepte de prendre la direction supérieure des forces qui opéreront en Belgique. Ainsi, les troupes belges sont subordonnées au commandement unique et Albert Ier doit renoncer à son autonomie. De plus, le roi exerce son commandement de manière théorique. Son chef d’état-major est un français, le général Degoutte, qui a une grande expérience du combat. C’est véritablement lui qui exerce le commandement. Degoutte assure avec son état-major la réalité de la direction des opérations anglo-franco-belge dans les Flandres. Cependant, après l’entrée des souverains à Bruxelles le 22 novembre, Albert Ier demande le retrait des troupes alliées de Belgique et par l’intermédiaire de son chef d’état-major, le général Degoutte, il fait part au maréchal Foch de son souhait de dissoudre son groupe d’armée ce qui est fait le 18 novembre.  

Merci pour la grande précision de ces réponses, qui donnent d'autant plus envie de lire votre livre. Bon courage et à bientôt.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 06:55

Les chars de la Grande Guerre

Theatrum Belli  -  8 janvier

L'artillerie

Theatrum Belli  -  19 janvier

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L'excellent site Theatrum Belli a mis en ligne depuis le début du mois de janvier deux superbes séries de photos d'époque. L'une sur les chars de la Grande Guerre (1917-1918), expliquées et légendées. Des engins français (Renault et Schneider), britaniques (Mk IV "male" et "female"), allemands (A7V) et même américains, photographiés près du front ou à l'arrière.

A voir à l'adresse : http://www.theatrum-belli.com/archive/2013/01/08/photos-d-epoque-de-tanks-de-la-grande-guerre.html

L'autre sur les matériels d'artillerie (en particulier allemands). A voir à l'adresse : http://www.theatrum-belli.com/archive/2013/01/19/grande-guerre-photos-d-epoque-de-l-artillerie.html

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 07:10

1914

La grande illusion

Jean-Yves Le Naour

1914

Nous chroniquions le 1er décembre dernier (ici) le dernier ouvrage de Jean-Yves Le Naour, consacré au récit des cinq premiers mois de la Grande Guerre. Du fait des activités des uns et des autres, il n'a pas été possible de publier plus tôt l'entretien qu'il a bien voulu nous accorder. Le voici donc, afin de lui permettre de présenter ce volume.

 

Question : Comparativement, comment appréciez-vous la "conduite supérieure de la guerre" par les hauts commandements français et allemand au cours des deux premiers mois de la Grande Guerre ?

Réponse : Je vous avoue que ne connais pas assez l’histoire allemande pour me livrer à une solide étude comparée de la conduite supérieure de la guerre ; toutefois, il me semble qu’il existe de profondes différences tant dans la conception que dans l’exécution entre les deux hauts-commandements. On sait que le plan Schlieffen qui prévoit l’invasion de la France par la Belgique avec une puissante aile droite qui enveloppera la capitale est la bible de l’état-major allemand qui en discute les détails depuis plusieurs années. En France, on est bien en peine de débattre de quoi que ce soit puisque les généraux partent à la guerre en ignorant tout du plan de campagne (le plan XVII n’est qu’un plan de concentration des troupes). Il est vrai qu’en France l’armée et la République entretiennent des rapports particuliers, l’affaire Dreyfus n’est pas loin, la peur de l’espionnage est tenace et Joffre a le culte du secret. Pour résumer, d’un côté les Allemands ont des instructions claires et précises, mais une grande liberté est laissée aux généraux dans l’exécution du plan (le comportement de Von Kluck le prouve), de l’autre les Français ne savent rien des intentions du généralissime mais ils sont soumis à des instructions à caractère impératif. Les Français vont payer cher l’autoritarisme d’un Joffre sans génie et les Allemands vont pâtir de l’absence de direction réelle de la guerre avec un commandement suprême établi à Luxembourg, très loin des opérations.

Question : A l'échelon subordonné des armées, corps d'armée et divisions, quelles sont les prérogatives et responsabilités propres des différents généraux ? Les combats de Lorraine, pendant la bataille des frontières, en montrent-ils l'importance et/ou les limites ?

Réponse : Si l’on s’en rapporte aux souvenirs des commandants d’armée, ils sont partis à la guerre sans avoir reçu d’autres instructions du général Joffre que le calendrier de leur concentration. Lanrezac confie même qu’il éprouve une véritable frayeur à ne pas recevoir d’ordres précis. L’offensive de Lorraine est symptomatique de cette absence de direction, de ce secret qui favorise à terme toutes les initiatives malheureuses : Castelnau, chef de la IIe armée, reçoit l’ordre de marcher en avant le 14 août. Il y répugne parce qu’il sait que la région de Metz est un véritable traquenard et parce qu’il ignore le grand mouvement stratégique qui lui est confié. Il en résulte un commandement qui flotte, entre conseils de prudence de Castelnau, harcèlement du GQG qui veut un prompt mouvement en avant et envie d’en découdre d’un Foch, chef du XXe corps qui attaque bille en tête, contre les ordres de Castelnau, et se fait écraser le 20 août. C’est un peu la pagaille générale au niveau du commandement. Il est vrai que les exécutants devraient savoir exactement ce qu’on leur demande.

Question : Comment expliquer que, pendant ce que l'on appellera rapidement "la course à  la mer", aucune des deux armées en lutte ne parvienne à prendre l'ascendant sur l'aile de son adversaire ?

Réponse : On est toujours plus malin quand les événements ont eu lieu et certains auteurs ont par la suite eu beau jeu de critiquer les engagements progressifs des unités à l’extrémité d’une ligne où chacun tentait de déborder l’autre, ce qui n’a fait qu’étirer le front jusqu’à la mer. Pourquoi n’a-t-on pas dirigé des troupes directement plus au nord du front ?, se sont-ils interrogés, etc.… En fait cela n’aurait probablement rien changé sur le fond : si le front s’est fixé, c’est tout simplement parce que l’ennemi s’est enterré pour tenir le terrain et a contraint les Français à faire de même. Sans munitions – les stocks d’obus étaient vides depuis la bataille de la Marne – il était impossible de déloger les Allemands de leurs tranchées protégées par des mitrailleuses et du fil de fer. On découvrait alors que dans ce nouveau genre de guerre, l’artillerie serait fondamentale.

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Question : Comment évaluez-vous les rapports d'estime, de confiance, de subordination, ou au contraire les réserves voire les oppositions entre Joffre d'une part et les présidents du conseil et ministres de la guerre de 1914 ?

Réponse : Au début du mois d’août, Joffre a toute la confiance des politiques comme il a celle du pays. Avec le désastre de l’invasion, il est sévèrement critiqué en conseil des ministres, Poincaré et Viviani enragent de ne rien connaître des opérations. Une fois à Bordeaux, le gouvernement ne saura plus rien du tout, Joffre interdisant même aux préfets de communiquer directement avec le ministre de l’Intérieur. A défaut de remplacer le capitaine en pleine tempête, on débarquera le ministre de la Guerre, Messimy. Il fallait bien un responsable. C’est finalement la victoire de la Marne qui établit la confiance, mais une confiance toute limitée. D’abord parce qu’une partie des ministres est proche de Gallieni (Sembat, Briand…) et ensuite parce que le refus de Joffre de voir le gouvernement et les Chambres revenir à Paris exaspère le personnel politique. A partir de l’hiver 1914-1915, Joffre est officiellement soutenu tout en étant critiqué mezza voce par un gouvernement qui s’aperçoit que la situation est bloquée et qu’il n’y a pas de réelle stratégie, mais qui n’a pas le courage d’ouvrir une crise dans le commandement et dans l’opinion en le remplaçant.

Question : On connait bien par exemple les combats de Mons et l'on sait que les relations entre Lanrezac et French n'étaient pas bonnes. Plus largement, que peut-on penser du rôle du BEF au cours des quatre premiers mois de campagne ? Est-ce que l'on note des différences selon les périodes ?

Réponse : Avec ses 100 000 hommes, le corps expéditionnaire britannique ne joue pas un rôle fondamental en 1914. En août-septembre, il a même failli sceller le destin de la France par son manque de combativité. Après le choc de Mons où il s’est pris le gros de l’armée Von Kluck en pleine face, il n’a cessé de retraiter en considérant que tout était perdu et que la France était condamnée. A la veille de la bataille de la Marne, le général French pensait contourner Paris par le Sud et rejoindre les ports de l’Atlantique ! Seule l’intervention de Kitchener, le 1er août, et les supplications de Joffre, le 5 septembre, l’ont convaincu de participer à la bataille de la Marne. Mais quelle lenteur dans l’exécution ! Le BEF a mis trois jours pour remonter de Melun à Meaux. Avec un peu plus de mordant, Von Kluck aurait été menacé dès le 7 septembre et la bataille de la Marne aurait tourné à la franche victoire, alors qu’elle est restée indécise jusqu’au bout. Comment en vouloir aux Anglais quand on sait qu’ils ont été littéralement abandonnés à Mons par Lanrezac ? Par ailleurs, ils ont livré des combats acharnés dans le Pas-de-Calais afin d’éviter que les Allemands ne s’installent sur les côtes les plus proches de la Grande-Bretagne. Dans une guerre qui s’annonce comme longue, leur présence, même limitée en 1914, est prometteuse pour l’avenir.

Question : Dans votre ouvrage, on sent une profonde défiance vis-à-vis de Joffre. Pourquoi ?

Réponse : C’est un fait. Même si je lui reconnais la victoire de la bataille de la Marne – pour la paternité il y a débat – je ne peux dissimuler les insuffisances de cet homme que la presse contemporaine a décrit comme un génie et qui n’en était pas un, comme l’invasion du pays le démontre. Je lui reproche entre autres :

- Une nomination qu’il doit à son habileté politique à une époque où les gouvernements républicains préfèrent un général rassurant pour le régime plutôt qu’un général compétent.

- Son culte du secret vis-à-vis du gouvernement comme de ses généraux qui ne savent à peu près rien de ce qu’il pense.

- Son plan de campagne tellement aberrant qu’il mentira après-guerre en affirmant ne pas en avoir eu. Mieux valait passer pour naïf que pour incompétent au regard de l’histoire.

- Sa lâcheté enfin quand il accuse à plusieurs reprises les exécutants d’être responsables de l’invasion du pays. Sans doute y a-t-il eu des chefs qui n’étaient pas à leur place, mais les généraux étaient-ils tous mauvais ? Les soldats français étaient-ils tous de piètres combattants ? Ils sont morts par dizaines de milliers, les officiers à leur tête, et Joffre a eu le culot de les accuser de n’avoir pas eu assez de cran ! Cela n’est pas pour moi la marque d’un grand chef.

Merci Jean-Yves Le Naour pour ces réponses précises, qui ne susciteront peut-être pas toutes l'unanimité mais qui ont le grand mérite d'être argumentées et présentées par un excellent connaisseur de la période, et par là même de faire avancer le débat. Bon courage et plein succès pour vos travaux en cours et à très bientôt.

 

Jean-Yves Le Naour était par ailleurs l'invité de l'émission "La Grande Librairie" le 13 décembre dernier.

Pour retrouver son intervention, cliquer ici.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 07:10

Le traumatisme de la Grande Guerre

1918-1933

Nicolas Beaupré

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Il était logique de classer cette recension sous "Première Guerre mondiale" puisque c'est à partir des conséquences de la Grande Guerre (et de cette question : "A partir de quand cette addition de chocs traumatiques individuels devient-elle le grand traumatisme collectif de toute une société ?") que l'auteur analyse l'histoire franco-allemande de l'entre-deux-guerres jusqu'à l'accession au pouvoir du parti nazi.

Les environnements politiques, diplomatiques, économiques, sociaux et surtout culturels sont donc tour à tour mis en avant et fouillés. L'ouvrage est divisé en deux grandes parties qui abordent successivement une analyse plutôt chronologique de cet après-guerre, puis une approche thématique. Dans la première partie ("1918-1932 comme après-guerre"), Nicolas Beaupré traite en six chapitres des dernières manifestations de la guerre à l'Ouest (Alsace-Lorraine, démobilisation, interprétations du traité de Versailles, affaire des réparations et de la Ruhr, "l'illusion de la paix" entre 1924 et 1929 et la montée des périls intérieurs et extérieurs entre 1929 et 1932. Dans la deuxième partie, il aborde en huit chapitres des thèmes aussi intéressants et importants que le deuil de guerre individuel et collectif, la reconstruction des âmes, des corps et des cités, la question des territoires occupés et de la "honte noire", celle des mandats internationaux (en particulier au sujet de la Sarre et de la Haute-Silésie), la crise de la Ruhr, la notion de "démobilisation culturelle" avec un focus particulier sur le monde universitaire germanique, les espoirs pacifistes de Locarno et termine par une tentative de conceptualisation globale de l'époque, 1918-1933. C'est particuliièrement riche et à bien des égards passionnant, en particulier dans le bilan historiographique des différentes thèses qui se font face. Y a-t-il ou non, et si oui en quoi, "brutalisation" accrue des sociétés occidentales à la suite et du fait de la Grande Guerre ? Les interprétations divergeront, bien sûr, et nous ne sommes pas nous-mêmes toujours d'accord sur tel ou tel point avec la thèse de l'auteur, d'autant que ce débat devient finalement plus franco-français qu'historiographique (au point que nos camarades anglo-saxons finissent par s'en amuser...). Mais cette étude, par l'ampleur des références qu'elle brasse, qu'elle croise, qu'elle compare, doit être connue et lue avec attention.

L'ouvrage se termine sur une cinquantaine de pages de bibliographie (on regrette simplement que les mises à jour cessent autour de 2007-2008), une utile chronologie assez détaillée de la période et un index complet. Une publication scientifique, d'un abord parfois un peu difficile pour certains chapitres très intellectualisés, mais vraiment de référence.

Presses Universitaires du Septentrion, Vileneuve d'Ascq, 2012 (éd. allemande 2011), 304 pages, 39 euros.

ISBN : 978-2-7574-0383-9. 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 07:00

Le maréchal Hindenburg

Arte  -  8 janvier  -  20h50

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Demain, sur la chaine franco-allemande Arte, un documentaire inédit de 90 mn. sur celui qui fut rappelé au service en 1914, successivement commandant d'armée en Prusse orientale, commandant en chef des troupes allemandes sur le front oriental puis à partir de fin août 1916 chef d'état-major général et commandant du troisième OHL, avant de devenir président de la république de Weimar durant l'entre-deux-guerres.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:06

La grande guerre des images

La propagande par la carte postale, 1914-1918

Claude Morin

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La fin du XIXe siècle et le début du XXe constituent "l'âge d'or" de la presse et de la carte postale : c'est donc par centaines de millions chaque années que ces modestes rectangles cartonnés ont été utilisés durant la Grande Guerre et, naturellement, les services de propagande et de censure ne se sont pas privés d'utiliser ou de bloquer ces supports si populaires. Il existe, certes, déjà d'autres ouvrages sur ce thème, mais l'intérêt de celui-ci réside dans le nombre impressionnant (plus de 1.000) de documents reproduits.

Partant de l'immédiat avant-guerre avec quelques belles cartes de caricatures politiques ou d'unités militaires, passant par l'Alsace-Lorraine (dont plusieurs étonnantes qui représentnt des militaires ou des douaniers français et allemands ensemble sur la frontière), l'auteur nous présente les futurs belligérants, les alliances, les querelles coloniales et la poudrière balkanique. Viennent ensuite les différentes armées, puis les phases de la guerre de position, y compris à l'Est (dont cartes des troupes austro-hongroises dans les Carpates). Vient ensuite la guerre des tranchées, avec ses permanents travaux d'aménagement et ses nécessités de vie quotidienne. Les trois parties suivantes ("Un ennemi odieux", "Nos admirables soldats" et "Des alliés puissants") présentent, pour l'Entente comme pour les Empires centraux "Un ennemi à bout de forces" (et oui, toujours !) ou "des chefs infaillibles" (toujours oui, partout !). Les cinq chapitres thématiques qui suivent abordent des questions aussi diverses que "Les sciences et techniques au service de la guerre" (de l'avion au sous-marin en passant par la mitrailleuse et les gaz de combat), "La mort et les destructions" (car les ruines ont souvent été représentées, ainsi que les morts et blessés -souvent ennemis- et les prisonniers de guerre -également ennemis-), "Les animaux dans la guerre", "Les civils dans la guerre totale" (populatons déplacées, abris, rationnement, assiégés, otages, embusqués, profiteurs, etc.) et "La publicité dans tous ses états (car la "réclame" ne perd jamais ses droits). Le dernier chapitre enfin, "La paix des vainqueurs", évoque non seulement la fin de la guerre et l'occupation en Allemagne, mais les différents traités de paix avec les vaincus, les fêtes de la victoire, les mutilés et blessés et les haines entretenues (la dernière carte, allemande, représente un tirailleurs sénégalais au couteau entre les dents, accompagné d'un soldat tchèque, avec pour légende sur un ruban tricolore "Brutalité - Bestialité - Egalité" !

Un véritable livre d'histoire. Un récit de la Grande Guerre par l'image (et aussi par ce que l'on n'a pas voulu montrer, certaines pages doivent ainsi être "lues en creux") qui ravira tous les lecteurs intéressés par la Grande Guerre.

L'àpart éditions, Turquant, 2012, 293 pages, 38 euros.

ISBN : 978-23-60351-30-5.

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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