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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 06:00

11 batailles qui ont fait la Bretagne

Dominique Le Page (Dir.)

A l'heure où la notion de "roman national" fait débat, il est intéressant d'interroger le "récit régional" d'un territoire à la personnalité propre aussi fortement affirmée que la Bretagne.

Les douze auteurs rassemblés autour de Dominique Le Page pour cette aventure éditoriale nous présentent onze batailles emblématiques de l'histoire bretonne. Une approche d'ailleurs large de la notion "d'histoire bretonne", puisque la bataille de Quiberon y figure au titre de sa localisation géographique, et celle de Dixmude du fait de la participation des célèbres fusiliers-marins. Cette (légère) réserve n'enlève absolument rien au plaisir de lecture. On est avec César sur la presqu'île de Rhuys lors de la bataille navale de - 56 av. J.-C. contre les Vénètes, avec Du Guesclin (Franco-Bretons) ou Clisson (Anglo-Bretons) à quelques encablures d'Auray en 1364, sur la lande de la Rencontre entre La Trémoille et d'Albret en juillet 1488 lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Systématiquement, les auteurs présentent le contexte, les forces en présence et leur constitution, les chefs et leurs décisions, le déroulement de la bataille et ses conséquences, mais aussi leur mémoire collective et leur souvenir populaire (avec d'intéressants développements sur les reconstructions ultérieures et leur instrumentalisation). D'autres combats moins connus du grand public sont heureusement rappelés, comme les "descentes" anglaises en Bretagne au 16e siècle ou la bataille de Craon, entre la Ligue et l'armée royale en mai 1592. Les Anglais tentent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle un certain nombre de débarquements (Camaret en 1694 et Quiberon en 1795 sont ici traités), et ce n'est finalement qu'avec la Grande Guerre et les combats côte-à-côte dans les Flandres que Français (Bretons) et Britanniques dissipent (en partie) les anciennes oppositions et réticences. Pour le XXe siècle, il était bien difficile de trouver des engagements spécifiquement "bretons", mais les auteurs n'hésitent pas à interroger le déroulement (et le souvenir) des batailles de Dixmude et de l'Atlantique ainsi que l'histoire des (brefs) combats du maquis de Saint-Marcel. Pour ces cas également, ils procèdent à une présentation critique des principales sources, des conditions extérieures et du déroulement stricto sensu de l'évènement et surtout naturellement de la mémoire qui en est officiellement conservée et mise en valeur.

Un certain nombre d'illustrations aèrent chaque partie, différents encarts précisent des données particulières, des références nombreuses et des cartes claires et lisibles apportent une indiscutable plus-value. Un volume à la fois agréable dans la forme et intéressant sur le fond.

Skol Vreizh, Morlaix, 2015, 359 pages, 27,- euros.

ISBN : 978-2-36758-043-2.

Breizh
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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 05:50

La République, ses valeurs, son école

Corpus historique, philosophique et juridique

Textes présentés par Vincent Duclert

Voilà un petit livre important par l'ensemble des documents de référence qu'il propose à l'attention des lecteurs intéressés.

Considérant à juste titre que l'école est (ou devrait être ?) le lieu de l'apprentissage des valeurs de la République, Vincent Duclert a rassemblé plus de 150 textes qui, à la fois, montrent le chemin parcouru et rappellent les fondamentaux de l'école républicaine. La première partie est consacrée aux références de la Révolution et de la première république, du préambule de la première constitution en 1789 aux lois sur la citoyenneté ou la mendicité, mais aussi à tous les textes qui (jusqu'en 2013) élargissent les droits et renforcent les libertés fondamentales. Le chapitre 5 est plus particulièrement consacré à la laïcité, d'un discours de Léon Gambetta en avril 1872 sur la liberté de conscience à une intervention de Jaurès devant la chambre des députés en janvier 1910 "Pour la Laïque". La seconde partie s'intéresse davantage à la philosophie politique, de Montesquieu et Voltaire aux auteurs des années 1980 et 1990 en passant par Condorcet, Tocqueville, Renan, Clemenceau ou De Gaulle. Ici aussi, le chapitre 5 consacré à "L'épreuve de l'histoire" retiendra particulièrement votre attention, entre Péguy, Blum et Camus. La troisième partie enfin traite spécifiquement de l'école, avec ce texte essentiel de Charles Renouvier : "Il faut et il est indispensable qu'une République fraternelle reconnaisse et assure deux droits à tous les citoyens : le droit de travailler et à subsister par son travail ; le droit à recevoir l'instruction sans laquelle un travailleur n'est que la moitié d'un homme" (et nous ajoutons que sans l'histoire il n'est que la moitié d'un citoyen). Le chapitre 2 revient sur la laïcité (à l'école) et les suivant s'intéressent plutôt aux enseignants et à leurs missions : "L'instituteur se doit, doit à ses élèves et doit à l'Etat de ne prendre parti dans l'exercice de ses fonctions ni pour ni contre aucun culte, aucune église, aucune doctrine religieuse, ce domaine étant et devant rester le domaine sacré de la conscience. Mais on pousserait le système à l'absurde si l'on prétendait demander au maître de ne pas prendre parti entre le bien et le mal, entre la morale du devoir et la morale du plaisir, entre le patriotisme et l'égoïsme, si on interdisait de faire appel aux sentiments généreux, aux émotions nobles, à toutes ces grandes et hautes idées morales que l'humanité se transmet sousdes noms divers depuis quelque mille ans, comme le patrimoine de la civilisation et du progrès ... Tout simplement la bonne vieille morale de nos pères, la nôtre, la vôtre, car nous n'en avons qu'une ... La laïcité de l'école n'exclut pas l'éducation morale, elle lui donne au contraire un rôle et une portée qu'elle n'avait jamais eus auparavant".

Bref, un livre dense à conserver à portée de la main et qui sera sans nul doute raidement indispensable à tous ceux qui s'intéressent aux questions d'éducation et d'enseignement.

Folio Actuel, Paris, 2015, 510 pages. 8,20 euros.

ISBN : 9782070467686

Anthologie
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:00

Les plus grands discours de guerre

de l'histoire de France

Présentés par Jacques-Olivier Boudon

Préfacé par Jean-Yves Le Drian, ce qui est peu courant, le livre contient, plus largement que le titre ne peut le laisser penser, une longue série de formules brèves, de proclamations, de discours plus ou moins raisonnés, sur le thème de la guerre et le plus souvent à la veille d'entrer en campagne ou avant une grande bataille. Il est certain que Charlemagne ("Qui veut marcher me suive") s'exprime avec plus de concision que Thiers s'adressant aux parlementaires. De même, on peut s'interroger sur la continuité "de Vercingétorix à Villepin"...

Outre Thiers, figurent dans ce volume Jaurès, Mandel, Pierre-Mendès France ou Malraux par exemple, dont on peut se demander ce qu'ils font avec les autres intervenants, même si bien sûr ils parlent aussi de la guerre. Mais pas de la même façon, ni dans le même cadre, ni dans le même but. Par ailleurs, certains se lisent plus facilement que d'autres : si une proclamation reste relativement courte, comme au lendemain d'Austerlitz ou lors des adieux de Fontainebleau, et peut être entrainante voire enflammée ; un discours est d'une tout autre nature et d'un tout autre style, qu'il s'agisse d'un débat devant les députés ou d'une allocution lors d'une cérémonie officielle, comme Foch devant le tombeau de l'empereur en 1921. En résumé, sous le même titre, nous trouvons des choses fort différentes. Différentes mais intéressantes, comme cette lettre de Jeanne d'Arc ("venue de par Dieu pour réclamer le sang royal") au roi d'Angleterre en mars 1429, ou comme le discours de Robespierre sur la guerre aux Jacobins en janvier 1792. Quelques belles phrases peu connues sous le Second empire : le général Cousin de Montauban annonçant aux troupes, avant de partir pour l'expédition de Chine, qu'elles porteront "le drapeau national dans des contrées où la Rome immortelle, au temps de sa splendeur, n'a jamais songé à faire pénétrer ses légions" ! Ou Napoléon III lui-même avant l'embarquement pour l'expédition de Syrie comparant ses régiments aux "héros qui ont porté glorieusement dans ce pays la bannière du Christ". Rien de moins, de César au Christ ! Quelques fortes convictions aussi, pendant ou juste après les deux guerres mondiales. Un discours de Mitterrand devant le Bundestag en 1983, en sortie de crise des missiles, et le fameux discours devant le conseil de sécurité de l'ONU de de Villepin clôturent ce volume.

Un livre qui peut surprendre par la diversité de son contenu, mais celui-ci fait en réalité sa richesse. En fait, je crois avoir été induit en erreur par le titre et m'être imaginé, avant même de lire les premières pages, ce qu'il n'est pas. A lire, pour quelques formules, et pour autant de raisonnements plus élaborés.

Editions Pierre de Taillac, Paris, 2015, 238 pages. 22,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-024-0.

Les mots des chefs de guerre
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 06:00

Le vol de l'histoire

Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde

Jack Goody

Dans ce volume, paru au Royaume-Uni en 2006, l'auteur, anthropologue, se fixe pour objectif de démontrer que l'Europe a "imposé" sa compréhension et sa vision de l'histoire du monde au reste de la planète. Osons le dire immédiatement, en dépit des nombreux exemples pertinents donnés, le propos est finalement peu convaincant (même s'il connaît une certaine vogue).

La première partie remet en cause les études de trois historiens : Joseph Needham, devenu sinologue ; l'Allemand Norbert Elias, qui situe l'apogée de la civilisation dans la Renaissance européenne ; et le Français Fernand Braudel, qui situe en Europe également la fondation de l'économie moderne. Puis, thème par thème, il revient sur une série de notions temporelles et politiques (l'Antiquité, le Moyen-âge, le despotisme) qu'il relativise. Pour l'Antiquité grecque, il fait par exemple appel aux apports de l'Egypte et de la Phénicie pour expliquer que, finalement, le "berceau" de la culture européenne doit beaucoup à l'Orient et aux influences extérieures. De même, après la chute de l'empire romain (d'Occident), les échanges ne se sont pas interrompus entre l'Afrique du Nord, l'Inde et la Chine via le Moyen-Orient et Byzance. Dans le même esprit, la chevalerie et la guerre équestre "venaient bel et bien d'Orient" ; tandis que la notion de "despotisme asiatique" ne serait qu'une "impropriété grossière". La troisième et dernière partie aborde trois autres domaines : le développement des villes, des universités et de l'éducation, celui des valeurs d'humanisme et de démocratie, et enfin celui de l'amour, de l'amour courtois, romantique, et de l'attachement sentimental. Pour chacun, il multiplie les exemples pour prouver que les Européens n'ont pas été les seuls, ou les premiers, à valoriser ces facteurs positifs. Sur la liberté de mariage : "Le mariage arrangé, aussi contraire soit-il à la sensibilité des Européens modernes, n'empêche assurément pas que se développe un rapport de grande affection entre les conjoints une fois l'union scellée"... Effectivement, rien ne l'empêche. Mais est-ce pour autant une règle ? Ou un argument pertinent ?

Alors oui, bien sûr, l'Europe n'a pas tout inventé, loin de là. La Phénicie pratiquait le commerce international et la Chine a donné naissance à l'imprimerie. Certes. Mais la question n'est pas seulement là : ces inventions mises au point, encore faut-il les développer, les harmoniser, les valoriser, les combiner, pour en tirer le meilleur, pour les faire croître et prospérer. Les anciens Grecs ont indiscutablement été influencés par leurs principaux voisins, mais ce sont bien eux qui ont donné à l'Europe, pardon au monde, l'héritage intellectuel et architectural par exemple que l'on connaît encore aujourd'hui. Au bilan, un livre qui remet un certain nombre de pendules à l'heure mais qui, en voulant à tout prix prouver que finalement l'Europe n'a pas inventé ou produit grand chose (de positif) rate sa cible. Elle n'est pas exclusive d'autres, sous des cieux différents, mais il existe bien une "exception européenne".

Folio Histoire, Paris, 2015, 607 pages. 9,50 euros.

ISBN : 978-2-07-045396-2.

Contre "l'eurocentrisme"
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 06:00

L'ennemi invisible

Sofiane Bouhdiba

Un ouvrage original, puisque l'auteur s'attache à retrouver dans l'histoire des conflits armés une série d'exemples particulièrement significatifs du fait que les mauvaises conditions d'hygiène, les maladies, les épidémies, causent autant sinon plus de décès parmi les militaires que les combats eux-mêmes.

Pour assoir sa démonstration, il revient donc sur dix exemples plus ou moins célèbres, entre les Croisades et la fin du XXe siècle, chaque épisode de guerre étant associé à une épidémie ou une maladie particulière. Il commence ainsi avec le siège d'Antioche en 1097-1098, durant lequel la faim est la première cause de mortalité chez les croisés ; poursuit par le siège de Caffa en Crimée, à l'origine de l'épidémie de peste dans tout le bassin méditerranéen au XIVe siècle ; puis par la prise de la capitale aztèque, Tenochtitlan, par Cortés, grâce à quelques centaines d'hommes et... une épidémie de variole ; etc. Il revient pour des périodes plus récentes sur Valmy ("La France trouvera alors un allié inespéré dans cette bataille décisive : la dysenterie"), sur la retraite de Russie à l'hiver 1812, avec le "général Hiver" et le froid ; sur la campagne de Crimée du Second empire et son épidémie de choléra ; sur la campagne du Mexique et les ravages de la fièvre jaune (on se souvent du vomito negro) ; sur la campagne de Tunisie et la fièvre typhoïde ; etc. Pour les conflits du XXe siècle, les exemples choisis sont totalement différents : les atteintes à la santé des poilus causées par l'eau et la boue des tranchées d'une part, et le syndrome de la guerre du Golfe parmi les vétérans américains.

On reste finalement un peu sur sa faim à l'issue de la lecture, car la très brève conclusion ne développe pas à proprement parler une synthèse des enseignements, et se termine curieusement par l'évocation d'un opérateur de drone ("Peut-il être considéré comme responsable de la mort ?"). Par ailleurs, il aurait sans doute été intéressant de mettre en parallèle des situations décrites l'évolution des réponses, jusqu'à l'émergence de services de santé modernes. Le livre n'en demeure pas moins intéressant, en ce qu'il met en relief, dans des campagnes pour lesquelles on n'en parle peu, les contraintes médicales et sanitaires. Ce sujet vient par exemple immédiatement à l'esprit pour la première expédition de Madagascar (non traitée), mais qui y pense pour celle du Mexique ? Il permet ainsi d'intégrer à la réflexion sur ces opérations une composante fondamentale pour le maintien de la capacité opérationnelle. 

Editions Pierre de Taillac, Villers-sur-Mer, 2015, 169 pages. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-051-6.

La faucheuse
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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 06:00

Les éditions Pierre de Taillac confirment l'heureux choix de la ligne éditoriale et la qualité des volumes publiés en rééditant déjà deux ouvrages récents :

Tromper l'ennemi

L'invention du camouflage moderne en 1914-1918

Cécile Boutin

Paru en 2012, cet excellent livre-album présente avec de très nombreuses illustrations un point à peu près complet de la question du camouflage pendant la Grande Guerre. Notre présentation et l'entretien avec l'auteure : ici.

 

Offensive éclair au Mali

Rémi Scarpa

Le récit du premier mandat de l'opération Serval en 2013, par l'assistant militaire du général commandant la force. Une édtion revue et augmentée d'une quinzaine de pages et une iconographie exceptionnelle. En bonus, un DVD "Une brigade au combat". Notre présentation lors de la première parution : ici.

 

Ceux qui n'ont pas pu lors de la parution se procurer ses ouvrages, peuvent désormais à nouveau les commander directement : ici. Une bonne idée avant les fêtes !

Heureuses rééditionsHeureuses rééditions
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 06:00

Versailles

Histoire, dictionnaire et anthologie

Mathieu da Vinha et Raphaël Masson (Dir.)

Un ouvrage absolument indispensable pour tout savoir sur le célèbre château construit pour Louis XIV.

Une trentaine de contributeurs différents ont été réunis autour des deux directeurs de l'ouvrage pour un résultat exceptionnel. Une première partie, sur environ 70 pages, nous raconte l'histoire du château lui-même, du relais de chasse de Louis XIII à l'établissement public d'aujourd'hui. Puis commence le dictionnaire à proprement parler, où l'on retrouve les détails des lieux (intérieurs et extérieurs), les fonctions tenues à la cour puis au château-musée, les grands noms attachés à son histoire, les collections rassemblées, les "Divertissements de la cour" aussi bien que les "Elections présidentielles" des IIIe et IVe Républiques, la proclamation de l'empire allemand les jardins et les statues, les visites les plus marquantes des souverains et chefs d'Etat étrangers, le mobilier et les tableaux, etc. Sans hésitation, d'une très, très grande richesse et sans doute un préalable indispensable avant d'aller (à nouveau) visiter le site. La troisième grande partie enfin s'intéresse aux écrits sur Versailles, de Colbert osant émettre quelques prudentes réserves financières et budgétaires, à un délirant aticle de... L'Os à moelle du milieu des années 1960. Au fil des pages, la création du musée par Louis-Philippe, ou la guerre de 1870-1871 et le sacre de Guillaume Ier.

Une carte très explicite des jardins et un plan du premier étage du palais, suivis par une bibliographie sélective d'une dizaine de pages complètent ce volume très réussi, qui séduira aussi bien les amateurs du Grand siècle que ceux qui plus largement s'intéresse à l'histoire de France (dans ses diverses composantes culurelles en particulier) dans son ensemble. A la fois plaisir de lecture et ouvrage de référence.

Coll. 'Bouquins', Robert Laffont, Paris, 2015, 988 pages, 30,- euros.

ISBN : 978-2-221-11502-2.

Histoire d'un lieu emblématique
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 07:15

Un prêtre à la guerre

Le témoignage d'un aumônier parachutiste

Christian Venard et Guillaume Zeller

Réédition d'un ouvrage paru en 2013, dont l'intérêt n'a peut-être pas été assez souligné en son temps et qui nous présente la "carrière", la vie, les pensées, les réflexions, d'un homme indispensable dans une unité : le "padre", l'aumônier, "militaire non pratiquant" qui sait normalement se mettre à la hauteur de chacun et parler en camarade à tous.

Le livre se présente de façon originale sous la forme d'un très long entretien de Christian Venard, prêtre, avec Guillaume Zeller, homme de presse, et permet, en trois grandes parties ("Un prêtre du XXIe siècle", "Militaire non pratiquant", et "Aumônier de la République"), à la fois d'aborder toute la vie de l'aumônier et d'éclairer sa connaissance des casernes et des OPEX de sa foi. Très tôt sensible à l'appel de la vocation sacerdotale, Christian Venard est issu d'un milieu très traditionnel au plan militaire et religieux, est séduit par Jean-Paul II et entre au séminaire français de Rome en 1992, ce qui nous vaut quelques belles pages sur le centre du christianisme et la ville elle-même, sur la question de la soutane et celle de la modernité. Ordonné prêtre en 1997 et ayant fait le choix du diocèse ("non territorial")  aux armées, rejoint l'état-major de la 11e DP à Toulouse. Il explique alors en quelques phrases aussi sobres que pertinentes comment il a compris son rôle dès le début : il doit être crédble auprès des parachutistes, savoir porter le sac, marcher et sauter avec eux, mais "l'aumônier n'a pas à tenir la 12.7". "Si l'aumônier n'est qu'un para parmi les paras, alors il ne remplit plus son rôle d'aumônier ... Tout est question d'équilibre". Après avoir rappelé le cadre réglementaire de son action et sa mission cultuelle, il décrit ses premiers pas d'intégration au 14e RPCS, sa préparation aux test TAP, son brevet ("Par tradition, quand un aumônier saute pour la première fois, il est accompagné de deux aumôniers déjà brevetés qui l'encadrent : un devant, l'autre derrière. Impossible de se dégonfler"). Il partage alors la vie des unités au quartier en adaptant son rôle de prêtre au rythme des compagnies et régiments, dans les séances de sport ou d'instruction : "Je suis donc régulièrement avec eux sur les pas de tir, sans m'exercer moi-même. N'étant pas armé, cela n'aurait aucun sens. Mais je parle avec les hommes ... C'est une dimension essentielle de mon ministère". Le "padre" raconte ensuite sa participation aux missions opérationnelles, à partir du Kosovo en 1999, à Mitrovica où la situation est alors plus que tendue, passant des parachutistes, à l'ALAT puis au génie. On note au passage son injuste mise en cause dans une opération de désinformation à laquelle sont associés "les services américains qui veulent ainsi nuire à la réputation de l'armée française au Kosovo". Passant du Liban en Afghanistan, il est identifié comme "Catholic Mollah", ce qualificatif permettant de faire accepter en terre d'Islam que "l'armée française n'est pas une armée d'impies". Une expérience particulièrement forte : les morts ("Pour la seule annnée 2011, j'ai accompagné neuf camarades dans ces circonstances"), leurs camarades et leurs familles, les blessés qu'il faut accompagner, les camarades qu'il faut d'abord écouter, et les Afghans eux-mêmes, "qui forment un peuple merveilleux, doté d'un grand sens de l'humour quand on a la chance de vivre avec eux. Par contraste, la bêtise des présupposés de l'Occident me saute aux yeux". Nouveau témoignage d'un acteur de terrain qui constate une fois de plus la distorsion entre les "emballements médiatiques" parisiens et la vie sur le terrain, ou avec ces organisations internationales, onusiennes ou ONG, qui "s'empiffrent grâce à des situations devenues de véritables gagne-pain. Beaucoup de militaires le pensent mais n'osent pas le dire de peur d'être réprimandés. De théâtres d'opérations en théâtres d'opérations, nous finissons par bien connaître ces spécialistes de l'humanitaires...". Ce constat, une nouvelle fois répété : "Notre armée n'a ni les meilleurs équipements du monde, ni les crédits les plus généreux, mais l'existence d'une French Touch est unanimement constatée, en particulier dans la manière dont les troupes françaises sont capables d'entrer en empathie avec les populations locales". Et cette formule d'un Afghan face à la présence étrangère : "Vous savez, vous, les Français, on vous aime bien. Et comme on vous aime bien, vous serez les derniers que nous tuerons quand nous aurons décidé de chasser tous les étrangers de chez nous"... C'est enfin l'Afrique, de Licorne à Serval, de Côte d'ivoire au Mali. Il tire enfin longuement les conclusions de son engagement personnel, à "panser les blessures" et "soigner les traumatismes", à soutenir les familles en plein désarroi tout en suivant une procédure "administrative" indispensable et à laquelle il faut donner l'humanité nécessaire. Comme "Aumônier de la République", il dresse enfin le portrait, selon lui, du "soldat de 2013", et cette question à laquelle il faut bien répondre : "Quand règne l'obsession de l'argent, du profit immédiat ou de l'écrasement du plus faible, sommes-nous en droit de continuer à enseigner à des jeunes que se faire trouer la peau pour 1500 euros par mois peut avoir du sens ?"... Il évoque le manque de moyens matériels et financiers, la nécessaire reconnaissance dont la nation devrait témoigner : "On devient plus facilement un héros en tapant dans un ballon pour des dizaines de millions d'euros par an, qu'en tombant pour son pays au fin fond de l'Afghanistan pour une solde réduite. Il y a là un désordre". Moins opérationnelle, mais tout aussi importante, sa dernière affectation aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan lui permet enfin quelques solides réflexions sur la formation, la jeunesse, le sens de l'engagement.

On l'a compris, un livre très actuel, qu'il est important de connaître, de lire et de méditer. 

Texto, Paris, 2015, 283 pages, 9,- euros.

ISBN : 979-10-210-1603-3.

Témoignage
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 07:00

Sous le feu

La mort comme hypothèse de travail

Michel Goya

Réédition en format poche du dernier livre de Michel Goya, déjà plusieurs fois primé et devenu un classique en quelques mois. Une étude à la fois précise, intellectuelle et pragmatique du comportement, des réactions, des pensées et des attitudes de l'homme dans le feu de la guerre. Indispensable. Pour mémoire, nos deux présentations : ici et ici.

Texto, Paris, 2015, 289 pages, 9,- euros.

ISBN : 979-10-210-1653-8.

"Comment" meurt-on ?
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 06:00

1984

George Orwell

Régulièrement réédité depuis 1950, le célèbre roman d'anticipation de George Orwell doit être lu, car il est aussi un essai politique et presque philosophique et une féroce critique de la communication envahissante comme de la politique décervelante.

Dans ce pays d'Océania, où l'on célèbre la "semaine de la Haine" et où il existe un ministère de la Vérité sous le régime du parti unique et de la police de la Pensée, tout est surveillé, tout est sanctionné, toute la vie (même la plus intime) est placée sous contrôle. Le récit de la vie du héros, Winston, et de ce qui est aussi une histoire d'amour avec Julia, permet au fil des chapitres de décrire des situations ubuesques, comme ce service qui travaille à un dictionnaire de la "novlangue" en supprimant des mots ("Nous taillons dans le langage jusqu'à l'os"), ou ce statut de la classe "inférieure" ("Tout ce qu'on leur demandait, c'était un patriotisme primitif auquel on pouvait faire appel chaque fois qu'il était nécessaire de leur faire accepter  plus d'heures de travail ou des rations plus réduites"). La disparition des références au passé est tout aussi déstabilisante, d'autant que le "télécran" vous observe en permanence. Le travail de Winston, comme celui de ses contemporains, est totalement au service de ce système totalitaire : "Il consistait à falsifier une série d'exposés sur la production d'il y avait deux ans, de façon à jeter le discrédit sur un membre éminent du Parti intérieur qui était actuellement en disgrâce". Un monde plus qu'inquiétant : "Nous ne savons presque rien de la Révolution et des années qui la précédèrent. Tous les documnts ont été détruits ou falsifiés, tous les livres réécrits, tous les tableaux repeints". Un monde où l'homme ne compte plus et presque n'existe plus ; et où ceux qui osent encore dans leur fort intérieur envisager de penser par eux-mêmes sont poursuivis et vivent dans la peur. Au passage également, entre les pages 240 et 250 approximativement, Orwell se livre a une féroce critique de la guerre permanente (donc en réalité la fin de la "vraie" guerre) que se livrent sur leurs marges les trois derniers Etats qui se partagent la planète, puis propose de longues considérations sur la division de la société en classes inconciliables et sur les idéologies dominantes et partis totalitaires. Dans cette partie, il semble bien que George Orwell a été marqué, traumatisé presque, par les terribles événements des années 1930-1950. Pour ceux qui n'auraient pas encore lu le livre, laissons le suspens sur sa chute... au premier degré.

Comme le veut la règle dans cette collection, le texte original est suivi d'un "Dossier" qui met l'oeuvre dans son contexte et précise certains aspects de la vie et du travail d'Orwell. Cette ultime partie, sur près d'une centaine de pages, sera particulièrement utile aux lycéens et étudiants. Mais, pour l'adulte déjà dans la vie active et qui fait le choix de cet ouvrage parce qu'il aime la lecture, le coeur du roman d'Orwell suffit à ouvrir en grand les portes de la réflexion. Sur le monde imaginaire d'Océania, mais aussi sur le nôtre. Il ne s'agit pas de comparer ce qui n'est pas comparable, mais de s'interroger sur certaines évolutions récentes de nos sociétés. De ce pointde vue, 1984 est un ouvrage indispensable.

Folio Plus classiques, Paris, 2015, 479 pages. 8,50 euros.

ISBN : 978-2-07-0463369-5.

Big Brother vous regarde
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Qui Suis-Je ?

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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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