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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 06:40

The Line, january-february 1951

Striking Back, march-april 1951

Passing the Test, april-june 1951

Trois ouvrages (entre 325 et 486 pages) chacun pour reprendre dans le détail toute l'histoire tactique et opérationnelle de six mois de combats pendant la guerre de Corée, globalement de la reprise de Séoul par les Chinois au début des négociations entre les deux blocs en passant par le limogeage de MacArthur, période des grandes offensives des Nord-Coréens et des "volontaires" chinois. Les deux premiers volumes ont été rédigés par le colonel en retraite William T. Bowers, et après son décès le tome 3 a été terminé par John T. Greenwood, du service historique du service de santé de l'armée américaine ; ils ont été édités grâce au soutien de l'AUSA, puissante association de l'US Army, Le premier volume se consacre essentiellement sur les combats autour de Wonju (jusqu'au détail des engagements des régiments et bataillons), des Twin Tunnels et de l'opération Roundup du Xe Corps. Le volume 2 est centré sur les engagements de Grenade Hill, les opérations Tomahawk et Swing, la task force Growdon, les combats du 187e Aiborne Regimental Combat Team et l'opération amphibie de Hwach'on Dam. Le troisième tome, enfin, évoque les combats d'Outpost Line, ceux de Hill 628 et de Gloster Hill, l'engagement des chars à Kap'yong et la bataille de Soyang River. Si l'ensemble est peu problématisé, il est par contre particulièrement détaillé et je n'ai pas le souvenir d'avoir eu dans les mains un ouvrage en français aussi précis.

Pratiquement aucune référence au contexte politique et le remplacement de MacArthur est à peine évoqué, presque par hasard au détour d'une phrase. Il s'agit bien d'histoire strictement opérationnelle racontant dans le détail les engagements des différentes unités. Pour un lecteur européen, qui intellectualise systématiquement et qui est souvent ignorant des réalités tactiques, cet objectif pourra paraître un peu court, mais au moins est-il parfaitement réalisé et chacun apprendra des masses d'informations sur le déroulement e la campagne vu par l'US Army. C'est, de ce point d vue, une incontestable réussite. Chaque volume est accompagné d'un cahier photos (noir et blanc) et surtout d'un dense appareil de notes, très souvent en référence avec des entretiens auprès de vétérans dont les témoignages ont été recueillis et sont ainsi portés à la connaissance des chercheurs européens. Une masse impressionnante d'informations factuelles. Un ensemble absolument indispensable pour quiconque s'intéresse à cette guerre.

AUSA, Presses universitaires du Kentucky, 2008-2012.

Guerre américaine de CoréeGuerre américaine de CoréeGuerre américaine de Corée

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 06:30

La route du Dragon, la grande traversée du Vietnam

Echappées Belles - France 5

Pour ceux qui n'auraient pas vu la diffusion de cette émission samdi 22 juin, n'hésitez pas à retrouvez le "replay" pour découvrir sur les pas du réalisateur-baroudeur Yves Legrain Crist quelques uns des plus beaux paysages du Vietnam, souvent évoqués dans les souvenirs et mémoires des témoins et acteurs. De superbes images qui permettent de comprendre (en partie) ce fameux "mal jaune". Un bon moment de télévision, c'est rare !

Pour suivre le documentaire : ici

Vietnam

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 06:40

Histoire de la Chine des origines à nos jours

John K. Fairbank et Merle Goldman

Traiter d'un pays tel que la Chine et donner un aperçu global de son histoire relève du défi. C’est la prouesse que réalise John King Fairbank dans ce vaste panorama historique, de la Chine ancestrale à nos jours. L’exercice est encore plus difficile lorsqu’il s’agit de transmettre une vision d’ensemble d’un pays qui inquiéte parfois et au moins agite la politique mondiale actuelle et dont les modes d'appréhension du politique ne sont pas du tout identiques à la conception occidentale. John King Fairbank est sans conteste l'un des plus éminents sinologues américains (il a créé la chaire d'histoire de la Chine moderne à Harvard) et il était donc le plus à même de s’atteler à cette tâche. Cette nouvelle édition datée de 2006 a été traduite par Simon Duran et enrichie par la contribution de Merle Goldman, professeur émérite à l’université de Boston. Le but de John King Fairbank, à travers ce récit, est bien de décrypter les modes de compréhension du politique Chinois grâce à la perspective historique. Ce effort d'explication peut offrir deux avantages : tout d’abord améliorer les relations mutuelles entre la Chine et l'Occident en diminuant les incompréhensions, ensuite permettre de mieux saisir les perspectives de la politique chinoise contemporaine.

Deux grands axes successifs se dessinent dans cette étude. La première partie présente une lecture plus politique des évènements et traite de l’établissement des grandes constantes de la politique chinoise. Jusqu’en 1328, date d’arrivée au pouvoir de la dynastie Ming, l’auteur privilégie cette lecture politique des  évènements. Cette primauté du politique sur l’économique est inhérente à la dynamique d’unification sous l’égide d’un pouvoir central fort, que ce pouvoir soit chinois avec les Han, les Tang, ou les Song ou qu'il émane de l'étranger avec les Yuan d’ethnie mongole. Quelque soit l’autorité centrale, elle est toujours mus par le confucianisme, véritable religion impériale, et par les principes traditionnels qui guident la conduite des communautés villageoises, véritables "atomes" composants la société chinoise. L’auteur s’efforce ainsi de présenter les différents outils mentaux qui structurent l’histoire chinoise et qui sont autant d’incompréhensions aux yeux des occidentaux. La priorité absolue donnée à la famille ou l’obéissance filiale en sont des exemples notables. La seconde partie est abordée sous l'angle d'une lecture plus sociale et économique des choses. Des Ming jusqu’aujourd’hui, elle est marquée par l’importance croissante de la société locale. L’émergence de la Chine nationaliste puis de la République populaire de Chine sont, certes, autant de ruptures avec une Chine marquée jusqu’alors par le féodalisme et l’exploitation de la Chine rurale, mais le confucianisme reste une quasi-idéologie universelle qui pose la Chine en tant que centre du monde. Le décalage avec l’Occident à partir du XVIème siècle est vécu comme un traumatisme, la question de la place de la Chine étant centrale dans le rapport au monde des gouvernants chinois. On voit bien que cette affirmation est un prérequis nécessaire à la compréhension de la politique chinoise contemporaine.

John King Fairbank atteint pleinement son objectif et livre, avec la hauteur de vue du spécialiste, une Histoire de la Chine appelée à faire référence. Nous retiendrons particulièrement les premiers chapitres qui présentent les principes d’organisation traditionnels chinois, véritables fils rouges de l’histoire chinoise.

Thibault Laurin

'Texto', Tallandier, Paris, 2013, 750 pages. 12,50 euros.

ISBN : 979-10-210-0110-7.

 

L'empire du Milieu

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 06:50

La Chine

Des guerres de l'opium à nos jours

Xavier Paulès

Les brochures de la Documentation française sont souvent des documents de référence et de travail extrêmement utiles, et celle-ci ne déroge pas à la règle.

En à peine plus de 60 pages, à l'aide de photos, de graphiques et de nombreuses cartes (très claires, comme celle des zones d'influence des seigneurs de la guerre en 1922), Xavier Paulès nous entraine dans une vaste fresque à travers l'histoire de la Chine, de la fin du XIXe siècle au début des années 2000. La révolution de 1911, la Chine des seigneurs de la guerre, la guerre sino-japonaise, la 'Longue marche' et la guerre civile sont globalement bien résumées. L'ère maoïste (le 'grand bond en avant', la révolution culturelle) sont relativement bien traités, même s'il n'y a pratiquement pas un mot sur le goulag chinois (Mao le "libérateur" peut-il être l'un des plus grand criminel de l'histoire ?) ... Les derniers articles consacrés à l'évolution démographique, sociale et écologique du pays sont également d'un grand intérêt. Une bibliographie indicative complète judicieusement cette publication.

Un petit volume de travail, qui sera sans nul doute très utile aux enseignants et aux étudiants.

La Documentation française, Paris, 2013, 64 pages, 11 euros.

 

Empire du Milieu

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 07:05

Pourquoi les Khmers rouges ?

Henri Locard

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Excellent connaisseur du Cambodge, où il vit et travaille depuis de longues années, Henri Locard nous propose ici un texte solide, cru, parfois hallucinant. Alors que « le régime des Khmers rouge ne dura exactement que trois ans, huit mois et vingt jours » (avril 1975-janvier 1979), il a battu deux « records » : « celui de la brièveté d’un régime communiste et celui du pourcentage le plus élevé de la population exterminée ». Face à des récits aujourd’hui nombreux mais souvent marqués d’erreurs et omissions, l’auteur nous offre une synthèse globale du système, de sa folle idéologie et de ses crimes, à partir « des sources fiables et concordantes, ainsi que des enquêtes approfondies réalisées sur le terrain ».

Après deux premiers chapitres qui reviennent sur les « Origines de l’idéologie » (pp. 13-52), entre Mao et Staline, et sur « L’établissement du régime autoritaire » (pp. 53-72), Henri Locard développe méthodiquement son propos en six parties : « 17 avril 1975 : la plongée dans l’abîme », « L’Angkar », « Le gouvernement du Kampuchéa démocratique », « La politique intérieure, entre autarcie et table rase », « Alliances à l’extérieur » et « Répression et extermination ». Dans les trois derniers chapitres enfin, il tente de faire comprendre les fondements de ce drame et d’en évaluer les séquelles : « Eléments d’explication », « L’effondrement » et « Après le totalitarisme ».

Au fil des pages et d’un raisonnement qui s’appuie sur des très nombreuses citations et références, nous pouvons pénétrer le quotidien (entre folie idéologique et inconscience) des dirigeants Khmers rouges aussi bien que celui, infiniment plus dramatique, de ces Cambodgiens, qui ne sont même plus des « citoyens ». Si ces derniers d’ailleurs n’ont plus le moindre droit ordinaire, les « devoirs » les plus stricts pèsent toujours plus nombreux sur eux et le travail forcé devient la norme, tandis que les chefs révolutionnaires « étaient [pourtant] des personnages bien banals ». C’est presque Ubu-roi : au-delà de l’horreur, ce régime fut aussi « le règne de la stupidité et de la médiocrité, tant les politiques développées n’avaient aucun sens, sauf celui d’assurer un pouvoir absolu à quelques individus qui jusque-là n’avaient pas fait carrière ». Quelques exemples : l’interdiction « de cuisiner chez soi » au début de l’année 1976 pour contraindre à la vie collective ; l’absence totale de compassion pour l’individu, même mort, puisque « les Khmers rouges considéraient les restes humains comme le meilleur compost » (!) ; le mépris pour les plus faibles, « les enfants [eux-mêmes] étaient considérés comme propriété de l’Angkar » et pouvaient être exécutés avec leurs parents « pour exterminer définitivement une lignée de traitres » ; etc.

« En somme, le Kampuchéa démocratique fut un concentré des politiques les plus délétères et criminelles des régimes communistes qui l’avaient précédé » : plus de 40 % des habitants de Phnom-Penh disparaissent et « 3.389.000 personnes pourraient avoir été déportées des villes ». Plutôt que le terme de « génocide », l’auteur invite à utiliser celui de « politicide », c’est-à-dire le massacre systématique des classes et couches de la population jugées ennemies de la révolution. Démontant avec rigueur à la fois les ultimes mensonges des dirigeants khmers rouges déchus pour « justifier » leurs crimes et les faiblesses de l’action internationale (« Une mission ratée pour l’ONU ? »), Henri Locard dresse un tableau toujours sombre, en fait, de la situation du pays où une certaine conception du « libéralisme » entretient la corruption la plus étendue : « C’est une sorte de régime khmer rouge à l’envers qui dirige le Cambodge. Et le plus paradoxal est que cette politique inversée est animée par les mêmes personnages, preuve que ce qui les motivait en premier lieu à l’époque était bien le pouvoir, et non pas les idéaux révolutionnaires … Chacun est propriétaire de sa prébende et en tire le maximum de profit, pour lui, sa famille et son clan ». Malheureux peuple khmer !

Un livre solide, impressionnant, qui mérite d’être le plus connu possible.

Vendémiaire, Paris, 2013, 347 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-36358-052-8.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 07:00

Souvenirs d'un révolutionnaire chinois

Sun Yat-Sen

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Encore une initiative originale et intéressante prise par une petite maison : la réédition des écrits du révolutionnaire et homme d'Etat fondateur de la Chine moderne. Ce texte avait été publié en France qu'en 1933, par les éditions de la Nouvelle Revue Critique, et était depuis bien oublié. Le retour de la Chine au premier rang de la scène internationale justifie aujourd'hui cette nouvelle parution.

« Pousser la Chine à l’action » telle est le mot d’ordre que tente de lancer Sun Yat-Sen dans cet ouvrage. Pour l’intellectuel et homme politique chinois du début du XXe siècle, l’action a pour objectif le changement, et le changement le progrès. Le fondateur du Parti du Peuple, ou Kouo-Min-Tang, aura d’ailleurs voué sa vie et son œuvre à consolider la République chinoise et l’application du principe d’un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Utopiste parfois et idéaliste sans aucun doute, Sun Yat-Sen délivre dans cet ouvrage un message en faveur du développement de la connaissance et pour le progrès, sur l’inaction et l’obscurantisme. Par le biais de comparaisons étonnantes entre l’Orient et l’Occident, Sun Yat-Sen dévoile au lecteur certains aspects de la pensée chinoise au moment où la révolution communiste commence à être « exportée » hors de Russie et propose au lecteur sa vision prospective du futur de la Chine au moment des grands changements qui vont la bouleverser (rappelons toutefois qu’il s’agit d’abord d’un texte destiné aux Chinois eux-mêmes et ensuite traduit en français).

Dans un premier temps, Sun Yat-Sen compare de manière surprenante les mœurs culinaires chinoises et occidentales ainsi que les effets de la nourriture « combustible du corps » sur les cellules qui composent le vivant. Moins attiré par l’aspect physique que par la signification intellectuelle de l’acte de nutrition, l’auteur souligne ici la nécessité d’appliquer au quotidien un régime hygiénique, sans excès ni abus. Il souligne en réalité, dans ce tableau du vivant, l’action du corps sur son propre fonctionnement, la volonté nécessaire à toute chose afin de déterminer les solutions adéquates. Malgré une argumentation complexe (pour un Occidental peu habitué à la rhétorique chinoise), il parvient à imposer sa vision du travail intellectuel qui se doit d’être constamment associé à l’action. Au fil de son récit, Sun Yat-Sen offre au lecteur les différents arguments qui tendent à confirmer cette observation. Il développe ensuite trois principes qui constituent le socle de sa réflexion politique et qui lui semblent essentiels pour la Chine : le nationalisme, la démocratie et la justice sociale. Il suit ainsi les modèles occidentaux qu’il a étudié, et plus précisément le modèle américain qui représente pour lui une exceptionnelle démonstration de puissance et d’importance de la volonté (il cite Lincoln lui-même) pour parvenir à ce « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Le nationalisme est, comme il le souligne, un élément central par sa portée politique et sa capacité à unir les millions de chinois dispersés sur un très vaste territoire. Le terme de démocratie, quant à lui, est définit par Sun Yat-Sen comme le ciment du progrès, avec les piliers du droit de vote pour tous, du droit de révocation, du droit d’initiative et du droit de référendum. Le socialisme, selon le discours de l’auteur, représente la capacité de la Chine à accéder à l’équité entre tous, afin de permettre l’instauration de la paix entre les différentes classes et de supprimer les inégalités traditionnelles qui ont ravagées le pays. Tout au long de son ouvrage il tente de marteler sa maxime, tel un mot d’ordre : « l’action est aisée alors que la connaissance est difficile ». Dans cette perspective, on observe plusieurs points : il semble nécessaire pour Sun Yat-Sen de répéter et préciser ses objectifs constamment, de les appuyer, de les argumenter afin que l’action attendue puisse s’accomplir. C’est dans la répétition de cette argumentation qu’il tire sa « force de frappe », sa capacité d’action, son aptitude à faire se mouvoir les éléments à sa portée.

Il s’agit ici d’un « ouvrage témoin », sur un ton et dans un style à la fois marqués par la culture chinoise et la date de sa rédaction, mais aussi à bien des égards presque philosophique, qui permet au lecteur occidental d’aujourd’hui de mieux approcher et cerner les motivations d’une Chine rugissante dans l’après Seconde guerre mondiale. Ce livre présente la vision de la Chine et du monde telle qu’un homme politique majeur de l’entre-deux-guerres, véritable incarnation du potentiel de son pays, peut alors l’exprimer. Parfois incompris, parfois encensé, Sun Yat-Sen aura le destin que l’on sait à la fin de la guerre civile, mais son Kouo-Min-Tang n’est sans doute plus alors ce qu’il était dans les années 1920 et 1930. Un livre parfois difficile à aborder, mais qui éclaire très utilement tous les travaux qui peuvent être entrepris sur la Chine dans la première moitié du XXe siècle. 

Juliette Jeanneau

Editions Laville, Moncrabeau, 2012, 215 pages, 14 euros.

ISBN : 979-10-90134-17-1.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:00

Histoire de la Corée,

des origines à nos jours

Pascal Dayez-Burgeon

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En dehors de quelques images (sans doute erronnées !), nous ne connaissons presque rien de la Corée, cette péninsule asiatique extrême-orientale.

Ancien énarque, Pascal Dayez-Burgeon s'est spécialisé sur ces pays depuis maintenant plusieurs années et en a une intime connaissance. Diplomate de 2001 à 2006 dans la région, il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la Corée, entre autres Les Coréens publié chez Tallandier en 2011. Il présente aujourd’hui, aux mêmes éditions, une Histoire de la Corée, épopée méconnue du monde occidental et pourtant riche en rebondissements. Pascal Dayez-Burgeon observe ici les différentes étapes qui ont successivement contribué à la construction la Corée et de son identité, puis menées à sa scission en 1953 avec la divergence d’évolution politique, économique et culturelle que l'on connait. Il étudie les deux faces de la Corée, entre un exemple du « miracle » asiatique moderne et un modèle de dictature autoritaire anachronique. Il analyse également les différentes problématiques actuelles que fait émerger l'histoire de la péninsule coréenne. A travers un récit minutieux de l’histoire de la région depuis le 17e siècle, du royaume de Joseon en passant par la dictature Yushin, il nous permet de mieux saisir les enjeux multiples qui font de la Corée un acteur central de la scène mondiale actuelle. Passée d’une des régions les plus pauvre au 12e rang économique mondial, la Corée du Sud a effectué en quelques décennies un bond exceptionnel dans la modernité. Davantage reconnue comme l’une des plus sévères (et sans doute dernière) dictatures communistes au monde, la Corée du Nord s’impose dans les relations internationales comme l’espace paranoïaque de cristallisation des tensions héritées de la guerre froide.

Dans une première partie de son ouvrage, Pascal Dayez-Burgeon brosse un tableau de la situation géographique spécifique de la Corée, de ses ressources, et de la situation pré historique, dans un sens large, de cette région. Il déroule ensuite le fil de l’histoire nationale de la Corée autour des dynasties séculaires qui ont construit la nation coréenne, autant à travers les mythes qu’à travers des évènements concrets. Dans la partie suivante, l’auteur s’applique à l’étude de les occupations et oppressions qui s’exercent sur le territoire coréen depuis le 18e siècle, les monarchies qui se succèdent sous l’emprise chinoise, les invasions russes du milieu du 19e siècle, et la soumission aux règles du commerce nippo-coréen à la fin du 19e. C’est également durant cette même période que la Corée subit la plus forte influence coloniale de la part de l’Occident, en devenant la porte d’entrée des européens et des américains sur le marché asiatique.  On observe alors un phénomène qui poursuivra la Corée pendant de nombreuses années, la volonté constante d’asservissement de la part des étrangers qui caractérise cette région. Malgré la colonisation japonaise de 1910 à 1945, et malgré la guerre qui affaiblit considérablement cet espace pendant le milieu du 20e siècle, elle ne cesse pourtant pas de s’adapter, afin de préserver son identité culturelle originale et d’imposer son autonomie politique.

En définitive la Corée peut être définie par  une capacité de résistance hors du commun, et c’est peut-être ce qui, aujourd’hui, a fait de la Corée du Sud l’un des pôles les plus dynamiques de l’innovation mondiale. Cependant l’auteur souligne qu’il est indispensable d’observer cette région dans sa dualité, dans cette « double Corée » qui, bien que radicalement en opposition, ne doit pas occulter les racines communes aux deux peuples. La Corée demeure un espace « carrefour » de l’Asie et c’est aussi de ce rôle qu’elle tire sa force.

Cet ouvrage intéressera non seulement les férus d’histoire, ceux qui s’intéressent à l’actualité parfois bouillonnante de la région et permettra à tous les lecteurs d’ouvrir leurs réflexions et leurs perspectives à un espace asiatique encore relativement méconnu en Europe.

Juliette Jeanneau

Tallandier, Paris, 2012, 479 pages. 24,90 euros.

ISBN : 978-2-84734-835-4.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 07:10

L’évolution du débat stratégique en Asie du Sud-est depuis 1945

Pierre Journoud (Dir.)

Etude de l’IRSEM  -  n° 14

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Fruit d’un important travail collectif (16 participants) mené en 2011, cette nouvelle étude de l’IRSEM (téléchargeable sur : http://www.defense.gouv.fr/irsem) s’intéresse à toutes les évolutions politico-militaires et diplomatiques, des guerres de décolonisation à nos jours. Le pacte régional de l’ASEAN, dans ses potentialités et ses limites, figure au cœur de ces réflexions. Ce volumineux dossier de quelques 420 pages (hors annexes) est divisé en trois grandes parties : « Le positionnement des grandes puissances et des ex-puissances coloniales », « Les stratégies militaires et les contentieux territoriaux » et « Les nouvelles menaces transnationales ».

Les rapports difficiles avec la Chine sont bien sûr évoqués à plusieurs reprises, mais la place de la France et celle de la Grande-Bretagne ne sont pas ignorées, tandis que les questions des archipels de mer de Chine ou de la piraterie font l’objet de textes précis. Dans ce contexte délicat de conflictualités sans cesse renouvelées, quel peut-être le rôle de l’ASEAN ?  Finalement, quelle(s) priorité(s) relative(s) accordons-nous à cette extrémité asiatique et au massif (et puissant) continent dans son ensemble ?

Un point de situation des problèmes, et des réflexions, sur une question qui peut devenir demain un sujet essentiel des équilibres internationaux.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 07:05

Vietnam, 1968-1976

La sortie de guerre

Pierre Journoud et Cécile Menétrey-Monchau (Dir.)

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Pierre Journoud, qui s’avère être, de plus en plus, l’un des meilleurs spécialiste français de l’Extrême-Orient et du Sud-est asiatique, propose ici, avec sa collègue Cécile Menétrey-Monchau, les actes d’un colloque qui s’était tenu à Paris il y a quatre ans. A travers plus de vingt contributions, françaises, américaines mais aussi vietnamiennes, les auteurs abordent toutes les facettes de l’histoire diplomatique (et au-delà) de la fin de la guerre du Vietnam. Soulignons également que le volume est accompagné d’un DVD qui, de même, regroupe les témoignes filmés d’acteurs français, américains et vietnamiens des conversations officieuses, puis officielles, qui aboutissent aux Accords de Paris de 1973. Enfin, la « Bibliographie suggestive » finale présente les sources, ouvrages et articles français, anglophones, japonais, vietnamiens et chinois du dossier, ce qui complète les très nombreuses notes de bas de page des différents textes et donne à l’ensemble davantage encore d’ampleur, de densité et de cohérence.

L’ouvrage s’ouvre sur une préface de Robert Frank, qui retrace rapidement le contexte diplomatique de guerre froide et rappelle que, dans les conflits de ce type, « la victoire ne se mesure pas par les objectifs militaires obtenus sur le terrain, mais par la capacité à atteindre l’objectif politique défini lors du recours à la force armée », leçon trop souvent oubliée. Elle est suivie par une introduction de Pierre Journoud, qui précise l’environnement et les données du débat jusqu’aux conséquences des Accords de Paris : « l’histoire est une discipline vivante, en perpétuelle évolution, qui s’enrichit en permanence du présent tout en aspirant à l’éclairer ».

Les contributions (en français ou en anglais) des différents intervenants sont ensuite regroupées en cinq grandes parties, toutes d’une grande richesse : « Le Vietnam dans la guerre froide, 1968-1973 » pose en particulier la question de la priorité à accorder aux combats ou à la négociation et précise la place et le rôle de la Chine et du Japon dans le contexte géopolitique ; « La confrontation diplomatique américano-vietnamienne, 1968-1973 » développe longuement les débats intérieurs de l’administration américaine durant cette période ; « La France, la guerre du Vietnam et les négociations de Paris, 1968-1973 » revient sur le rôle original du gouvernement français, mais aussi sur l’action du P.C.F. et le mouvement « Front Solidarité Indochine » ; « L’accord de Paris et ses suites, 1973-1976 » étudie les analyses du Politburo et la place de l’URSS ainsi que la question des réparations de guerre entre les Etats-Unis et le Vietnam ; « Epilogue : du Vietnam à l’Irak, 1968-2008 » permet d’étudier (et de relativiser) le poids des intellectuels et des opinions publiques dans l’évolution de la guerre.

On le voit, un ouvrage d’une très grande densité, qui fait honneur aux directeurs de ces travaux et qui trouve parfaitement sa place dans les collections de référence de l’éditeur Peter Lang. Un outil absolument indispensable pour aller au-delà des seules questions tactiques, de l’offensive du Têt ou des bombardements des B 52.

 

Collection ‘Enjeux internationaux’ n° 17, P.I.E. Peter Lang, Bruxelles, 2012, 378 pages.

ISBN : 978-90-5201-744-0

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 08:00

La guerre du Viêt-Nam

John Prados

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Si les écrits ayant pour objet la guerre d'Indochine sont abondants, les ouvrages de référence relatifs à la guerre américaine du Viêt-Nam se révèlent plutôt rares dans l'historiographie française. La récente parution du livre de John Prados, La guerre du Viêt-Nam, vient combler cette lacune. Cette publication, qui aurait pu aussi bien s'appeler Histoire politique de la guerre du Viêt-Nam tant elle se focalise sur une approche analytique des événements politiques au détriment de l'étude des opérations militaires, revisite la genèse et le déroulement du conflit avec un regard neuf. L'un des intérêts majeurs de cet ouvrage, qui propose une vision sans concession de la politique américaine en Extrême-Orient, est qu'il dissèque les rouages de l'administration américaine et les processus décisionnels existant au sein de cette administration. Le rôle des "conseillers", notamment, rend intelligible les mécanismes qui conduisent au choix de la guerre. S'appuyant sur de nombreuses sources inédites, dont des documents appartenant à l'ancien président Dwight Eisenhower, l'auteur peut définitivement faire justice de certains mensonges construits pendant et après la guerre pour justifier l'intervention américaine. De même, John Prados met en relief toutes les illusions dont les responsables politiques et militaires américains se sont nourris entre 1955 et 1975 quant aux stratégies à mener au Viêt-Nam, et en premier lieu celle de la "vietnamisation du conflit".

Enfin, le livre se clôt sur une très intéressante notice bibliographique qui présente et critique les documents essentiels qui ont servi à sa rédaction, notice qui constitue un excellent document de travail pour le chercheur.

Ivan Cadeau

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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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