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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 06:25

Histoire et dictionnaire de la Gendarmerie

De la Maréchaussée à nos jours

Jean-Noël Luc, Frédéric Médard

Plus de trente contributeurs pour ce gros volume qui présente à la fois une histoire de "l'arme d'élite" de Napoléon Ier en 200 pages environ et un dictionnaire à proprement parler en presque 300 pages.

Les trois premières parties abordent plus de deux siècles d'histoire de la gendarmerie sous trois angles différents : "La Maréchaussée et la gendarmerie à l'épreuve des siècles", parcours chronologique qui met en relief les grandes phases de l'évolution de l'institution ; "Les gendarmes à l'oeuvre dans les campagnes et dans les villes", de son rôle militaire aux côtés desarmées à la police judiciaire, au maintien de l'ordre et aux missions de sauvetage ; et enfin "Le gendarme au coeur de l'imaginaire national", dans la littérature, la bande dessinée, le cinéma et à la télévision. Au bilan, un tableau sinon exhaustif du moins très complet, qui n'oublie ni les questions de statut, ni les relations avec la police, ni celles avec les sociétés privées.

La partie Dictionnaire, de "A" comme "Adjudant" à "Z" comme "Zuyderzée (compagnie de gendarmerie du)", aborde tous les sujets et tous les thèmes et chacun pourra y trouver les références et les explications de son choix, du "Chapelet de Saint-François", en quelque sorte ancêtre des menottes ; à "Dominici, en référence à la célèbre affaire ; à "Galon d'élite", galon de tissu dont la couleur distingue les subdivisions de l'arme ; à l'emblématique "Moustache" ou à la "Renault 4L", administrativement définie comme le VRBPC : "véhicule routier de brigade de petite capacité". Bref, du fond et de la forme, du sérieux et de l'anecdotique, de la réflexion et du plaisir.

Un volume qui sera absolument utile à tous.

Editions Jacob-Duvernet, Paris, 2013, 538 pages. 24,90 euros.

ISBN : 978-2-84724-496-0.

Plus et mieux qu'un dictionnaire

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 06:25

L'histoire de

l'aviation légère de l'armée de terre

1794-2014

Général André Martini

Nouvelle édition d'un ouvrage paru pour la première fois en 2005, sous la signature d'un officier général ayant servi pendant une trentaine d'années dans l'ALAT.

Comme le précise le général chef d'état-major de l'armée de terre dans sa préface, "l'aérocombat s'impose incontestablement comme un facteur décisif permettant d'emporter la décision, au ras du sol et au coeur des opérations". Il était donc utile que ce livre, issu d'une thèse de doctorat, soit complété et réédité, et le professeur Jauffret précise judicieusement dans un avant-propos de l'édition de 2005, ici conservé, que le propos de l'auteur sait être nuancé tout en ignorant la langue de bois. Des premiers aérostiers de Fleurus à la Première Guerre mondiale, des "voilures tournantes" de l'entre-deux-guerres et des autogires aux guerres de décolonisation  (l'ALOA en Indochine et l'ALAT en Algérie), des réorganisations de la guerre froide (en particulier les études des années 1970 et le tournant des années 1980) à la création de la Division AéroMobile, du révélateur de la guerre du Golfe jusqu'aux règlements d'emploi des années 2000, aux dernières OPEX et à l'épineuse question de "l'interarmisation", le lecteur bénéficie d'une véritable et complète histoire de l'aviation légère de l'armée de terre, dans son organisation, ses moyens et ses missions. On apprécie tout particulièrement le nombre et la diversité des annexes, ainsi que la richesse des sources, bibliographie et archives, listées sur une dizaine de pages.

Parfaitement complémentaire de récentes publications relatives à l'ALAT que nous avons chroniqué, mais davantage liées à l'actualité récente, ce livre (presque) complet est dès à présent une véritable référence pour quiconque s'intéresse à la question.

Lavauzelle, Panazol, 213, 447 pages

ISBN : 978-2-7025-1602-7.

ALAT

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 06:25

Les chasseurs alpins du 13e BCA

Deux siècles d'histoire et d'engagement au sommet

Est-ce le début d'une nouvelle génération d'albums régimentaires ? Une nette évolution se manifeste en effet par rapport aux usages antérieurs. Beaucoup mieux présentés, plus aérés et dans le même temps plus denses quant à la qualité du texte, ils ne sont plus "simplement" des albums régimentaires (mais ils le restent).

Celui que les éditions Pierre de Taillac viennent de consacrer au 13e BCA est de ce point de vue un véritable succès. Après une présentation rapide de l'origine des unités de chasseurs, en Algérie comme au Maroc, puis pendant la guerre de 1870-1871, et jusqu'à l'arrivée à Chambéry en 1882, la priorité est bien sûr donnée à la spécialisation alpine. Mais celle-ci n'est jamais exclusive d'emploi sous d'autres cieux et dans d'autres contexte géographiques ou climatiques, et les chasseurs alpins participent à toutes les grandes campagnes et opérations. La Première Guerre mondiale est marquée par les affrontements du Vieil Armand en 1915, mais aussi la Somme en 1916, l'Aisne et l'Italie en 1917, les combats dans le Nord puis en Champagne en 1918. La Haute Silésie, la Ruhr, la Tunisie les voient passer durant l'entre-deux-guerres, mais ils connaissent aussi une professionnalisation croissante dans le domaine particulier de l'alpinisme. Avec la Seconde guerre mondiale, c'est l'expédition de Norvège, puis au retour en France, le 11 juin 1940, la plus grande partie de l'unité est faite prisonnière. Un nouveau 13e BCA est re-créé dans le cadre de l'armée d'armistice, avant qu'une autre formation, issue des bataillons Savoie et Maurienne de la résistance intérieure, ne reprenne en janvier 1945 le numéro 13. Finalement, le bataillon ne participe que très peu aux campagnes de la décolonisation et doit à sa spécialité et à son environnement montagnard d'avoir conservé son particularisme et son état d'esprit : jusqu'au "Temps des OPEX" en effet les Alpes constituent pratiquement son seul horizon. Les quelques soixante dernières pages détaillent les opérations récentes, des Balkans au Liban et d'Afghanistan en Afrique, sans oublier les séjours outre-mer ni Vigipirate. Les annexes reviennent sur les traditions des BCA en général et du 13 en particulier, les insignes, les citations, etc.

Un volume qui est, évidemment, à la gloire du bataillon. Avec les limites que cela impose pour l'historien. Mais qui est aussi parfaitement réalisé et réussi, tout en offrant aux amateurs un beau résumé de (presque) deux siècles d'histoire (parce que, quand même, les chasseurs n'étaient pas alpins initialement...). 

Editions Pierre de Taillac, Villers-sur-Mer, 2013, 239 pages,

ISBN : 978-2-36445-028-8.

Chasseurs un jour ...

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 06:25

La Légion étrangère

Histoire et dictionnaire

André-Paul Comor (Dir.)

Nous avions chroniqué dès sa parution au printemps dernier (ici) l'excellent volume paru en avril dans la collection 'Bouquins'. Après lecture attentive, avec son enthousiasme et sa liberté de ton, le professeur jean-Charles Jauffret nous adresse la recension ci-dessous que nous nous faisons une joie de publier.

 

André-Paul COMOR (sous la direction de),

La Légion étrangère. Histoire et dictionnaire,

préface d’Etienne de Montety,

collection Bouquins, Robert Laffont, mars 2013, 1 140 p., 32 euros.

 

Premier dictionnaire historique et critique consacré à la Légion étrangère, cette œuvre monumentale doit tout à la persévérance d’André-Paul Comor. Maître de conférences honoraire à Sciences Po Aix, auteur, entre autres, de La Légion étrangère (PUF, coll. « Que Sais-Je ? », 1992), et d’un retentissant Camerone (Tallandier 212) qui renouvelle, en histoire militaire comparée, le récit de ce combat fondateur du mythe légionnaire, il a su s’entourer d’une équipe de 59 spécialistes, y compris étrangers (dont l’historien américain Douglas Porch qui publia chez Fayard, en 1994, une somme, La Légion étrangère,1831-1962).

A corps d’élite, ouvrage d’exception ! Mieux que tous les autres dictionnaires de la collection Bouquins, celui-ci est à la fois un instrument de travail et une synthèse. Ce qui est d’autant plus difficile à réussir qu’il s’agit d’une étude d’un corps vivant et dynamique. En effet, après la préface lumineuse d’Etienne de Montety qui souligne en quoi la Légion est bien « la promesse de l’extraordinaire », s’ensuivent une présentation de l’antériorité des étrangers au service de la France depuis les Ecossais chers à Charles VII et, in fine, une anthologie de la littérature légionnaire (poèmes, anecdotes, extraits de mémoires…). Une chronologie comparée, des cartes, quelques illustrations étayent la présentation alphabétique des entrées. Un dernier regroupement est offert au lecteur par l’intelligence de la présentation de la bibliographie sélective, par pays, d’ouvrages non cités dans les notices. Elle est exhaustive pour le relevé des ouvrages et témoignages publiés relatifs à la Légion. Même rigueur scientifique pour la présentation de l’abondante (et insoupçonnée) filmographie (films de fiction et documentaires) démontrant que la Légion, d’Under Two Flags (Etats-Unis, 1912, de Lloyd Lonergan) à Français par le sang versé (France, 2011, de Marcela Feraru), est autre chose que l’inévitable et populaire Beau Geste (1939, avec Gary Cooper, et « remake » de 1966). Ce dictionnaire recèle des trésors, telle cette précieuse discographie depuis les premiers 78 tours aux supports contemporains. Et ce, en  montrant comment, une des toutes dernières musiques principales de l’Armée de terre peut, en 2012, offrir aussi la fantaisie d’aubades et chants du monde entier où elle se produit d’ailleurs, de Santiago du Chili aux capitales européennes.  En ce sens, par leur prestige, ces légionnaires musiciens sont à l’Armée de terre ce que la Patrouille de France est à l’Armée de l’air.

Loin des clichés habituels, c’est de l’étude d’un bien de l’humanité, profondément ancré dans la tradition militaire française, dont il s’agit. On s’attend, tout d’abord, à trouver les monographies de chaque régiment, d’unités particulières (compagnies d’infanterie montées, escadrons dotés de « crabes » en Indochine…), mais loin de l’hagiographie type Livre d’or. En effet, rien n’est laissé dans l’ombre : mutineries de 1840, 1915, 1916 et 1940, drames de conscience en juin 1940 et du Levant en 1941, choix d’avril 1961 lors du putsch des généraux (où le colonel Brothier, chef de corps du Premier étranger, sut préserver l’unité de la Légion malgré critiques internes et sécessions)… Des entrées concernent également  la légende noire de la Légion, les questions de l’alcoolisme et des bordels (Sidi-Bel-Abbès, les BMC…), sans oublier les désertions et les suicides, formes ultimes du « cafard ». Sont aussi évoqués des personnages qui font aussi partie de l’histoire de la Légion avant de choisir l’activisme terroriste de l’OAS, tel le lieutenant Roger Degueldre. En revanche, parmi les grandes figures, comme l’emblématique « père de la Légion », le général Rollet ou les « maréchaux de la Légion », c’est-à-dire ses célèbres sous-officiers, véritable ossature de ce corps d’exception, apparaissent les nobles destins de femmes, telle la marraine du 1er REC (régiment étranger de cavalerie), la comtesse Leila du Luart (1888-1985) ou Edmonde Charles-Roux. On croise également l’inattendu, d’Isabelle Eberhardt à la tempête de neige et de sable de Forthassa sur les confins algéro-marocains, en février 1908, qui vit la mort par le froid de 34 légionnaires épuisés après une marche forcée dans la montagne. Sans doute une des approches les plus nouvelles concerne les relations entre les politiques et la Légion (Adolphe Thiers, Louis de Montfort, Pierre Messmer, ancien de Bir Hakeim…). A noter comment le Parti communiste s’est associé aux campagnes de presse dénonçant les exactions de la Légion, avant d’en réclamer la suppression par une proposition de loi de 1980. Tout comme les troupes de marine, dont on peut un jour espérer qu’elles auront un dictionnaire de cette qualité, les unités de légionnaires ont aussi été engagées dans des opérations de maintien de la paix, sous l’égide de l’ONU ou de l’OTAN, de 1992 à nos jours. Les aspects internationaux ne sont donc pas négligés, y compris le droit pour l’extradition de criminels notoires. Les amateurs d’exotisme ne seront, eux aussi, pas déçus, entrées : « chapeau chinois », « Boudin, le », « Fêtes »… Ce qui relève souvent de l’image et de l’imaginaire liés à la Légion dont un long article offre une synthèse.

Ce dictionnaire est avant tout consacré à la foule anonyme Des hommes sans nom. Leur « code de l’honneur » si particulier remonte, pour la version écrite, à mars 1937. Cet ouvrage offre un baromètre des recrutements, depuis 1831, lié aux crises politiques et économiques en Europe et à présent dans le monde. Ce peuple bariolé sous l’uniforme, aux antipodes d’un racisme à présent récurrent dans une France décadente, est évoqué de main de maître dans les multiples aspects de la vie quotidienne, mais aussi des rudes entraînements et de l’esprit de corps. Un des aspects les plus novateurs de cette œuvre magistrale, prouvant qu’un corps d’élite sort grandi de l’analyse scientifique, concerne la culture légionnaire (chants, traditions…) et la définition de ce qui conduit, un jour, des étrangers sous un drapeau français d’accepter l’ultime sacrifice pour remplir la mission. En ce sens « faire Camerone » les distinguent des mercenaires, fléau du monde militaire contemporain qui sacrifie l’armée à des sociétés d’Affreux, précurseurs d’une nouvelle forme de féodalité dans le délitement des devoirs régaliens des Etats. De plus « On n’est pas à la Légion pour la gamelle » : le légionnaire gagne une misère à l’engagement. A travers l’étude des primes et soldes, c’est aussi  s’intéresser aux motivations, hors des stéréotypes habituels, qui poussent un homme à choisir de servir avec honneur et fidélité sous le képi blanc. Evidemment, toutes les campagnes où fut engagée la Légion sont magistralement décrites, y compris les avatars tel le « jaunissement » à la fin de la guerre d’Indochine. Sont également analysées, ce qui confirme l’aspect d’histoire totale de ce dictionnaire propre de l’histoire militaire contemporaine, les croyances religieuses (articles « Eglise catholique », « Pasteurs », « Juifs dans la Légion » (et question de l’antisémitisme en 1915 et 1940 surtout)…)

Enfin, ce dictionnaire ouvre également sur les représentations de la Légion à travers la presse, la littérature, tout en séparant ce qui relève du mythe et ce qui correspond au vécu du combattant. De sorte que l’objectif est atteint : permettre au grand public de découvrir une société jugée imperméable, comprendre pourquoi à chaque 14 juillet, sur les Champs-Elysées, la Légion précédée de sa musique principale et de son corps de sapeurs portant barbe, tablier et hache, suscite un tel enthousiasme. Il reste à souhaiter qu’à l’heure de la réduction des forces armées françaises à un format de poche, ce travail aide à réfléchir les politiques timorés et les petits boutiquiers de Bercy issus de l’énarchie : un corps d’élite ne s’improvise pas, il est le fruit d’expériences et d’une longue tradition. De sorte que rayer d’un trait de plume un régiment au savoir-faire inégalable et irremplaçable dans une opération extérieure, ou muter un autre régiment de tradition liée au substrat de la Légion romaine à Orange pour le cul-de-basse-fosse du camp de Carpiagne, outre le mépris du contribuable pour la dépense inutile, relève de l’inconscience

                                               Jean-Charles Jauffret

Dictionnaire de référence

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:30

Les scorpions de Spin Boldak

Commando parachutiste de l'air n° 10

Une équipe des forces spéciales raconte 20 ans de missions

Jean-Marc Tanguy

Journaliste spécialisé reconnu pour sa compétence et la qualité de ses informations (voir son site Le Mamouth), Jean-Marc Tanguy nous offre une histoire d’une formation très particulière, celle des commandos parachutistes de l’air, dont il dit en avant-propos que « jamais une unité aussi réduite en effectif n’avait accumulé autant de citations au combat … Une telle unité, à la fois humble et discrète, valait bien un bref coup de projecteur à travers le récit de ses exploits passés ».

Le livre nous entraine donc en 27 chapitres de tailles très variables (de 2 à 30 pages) du sud de l’Afghanistan à l’Afrique des Grands Lacs, en Lybie et au Sahel, en passant par les étapes de la formation, les portraits de plusieurs personnalités hors du commun, l’historique de l’unité et sa « généalogie », etc. Plusieurs annexes et un sympathique cahier photos complètent le livre. Les nombreux brefs chapitres consacrés, au centre du volume, à des portraits des membres presque emblématiques de l’unité forcent l’intérêt par la diversité des parcours, des expériences, des spécialités et des compétences, mais, même si l’on comprend bien la double nécessité de préserver autant que possible l’anonymat des individus, la multiplication des surnoms plus ou moins hasardeux finit par devenir lassante (Zouzou, Tintin, Lolo, etc.). De plus, la multiplication des missions (et souvent des succès) depuis quelques années a-t-elle changé en quoi que ce soit l’évolution du cours des choses sur les différents théâtres ? Peut-être, mais il y a là une vraie interrogation sur la place et les effets des forces spéciales dans le dispositif militaire général. Force est toutefois de constater que par la connaissance personnelle des hommes et de leur métier que ses nombreux reportages lui ont permis d’acquérir, Jean-Marc Tanguy nous livre ici un témoignage très humain, coloré, souvent précis sur une unité qui est très souvent à la peine sans connaitre les honneurs, à l’exception de rares cérémonies « intimistes ».

Dans les conditions très difficiles d’écriture de l’histoire de ces formations particulières, surtout en « histoire immédiate », il y a là un récit important, à lire parfois au deuxième degré, et à conserver soigneusement pour le confronter, dans quelques années, avec d’autres sources. Il figurera sans aucun doute dès les prochains mois dans toutes les bonnes bibliographie sur le sujet.

Nimrod, Paris, 2013, 274 pages, 21 euros.

ISBN : 978-2915243574.

CPA 10

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 06:35

3e RAMa

Dans la vie d'un Bigor

Marlène Photography, 2012

Ce n'est pas un livre, ni même une brochure, tant les textes sont marginaux, tout au plus un recueil de photos. En fait, un album régimentaire, mais quel recueil !

Prenant comme trame un peu fictive une chronologie journalière, la photograhe nous présente des centaines de belles images, de l'instruction aux cérémonie, de l'engagement opérationnel aux spécialités, sans oublier l'histoire du 3e RAMa, la diversité des matériels mis en oeuvre et le centre d'instruction spécialisé.

En résumé, un très bel album de photos qui séduira tous les amis des Bigors et tous ceux qui s'intéressent à la vie des régiments aujourd'hui.

Informations et commandes : www.marlene-photography.com

Bigors

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 06:30

Airborne Forces at War

From Parachute Test Platoon to the 21st Century

Robert K. Wright Jr. et John T. Greenwood

A mi-chemin entre le livre d'histoire et l'album, ce volume est divisé en 11 chapitres qui permettent de suivre chronologiquement la montée en puissance et l'engagement des troupes aéroportées américaines.

Ce n'est qu'en 1940, alors que les Occidentaux "découvrent" les succès allemands du début de la guerre (Danemark, Norvège, Belgique) que le général Marshall autorise la création d'une unité expérimentale d'infanterie de l'air, une simple section, née à la fin du mois de juin à Fort Benning. En octobre, un premier bataillon est mis sur pied, et en 1945 on comptera cinq divisions ! Quand les Etats-Unis décident de créer quelque chose, ils ne le font pas à moitié ! Nous suivons ensuite ces unités tout au long de la guerre (chap. 3 à 6), de Méditerranée en Normandie, pendant la libération de l'Europe comme dans le Pacifique. Le chapitre 7 est essentiellement consacré à la guerre de Corée (à partir de Sukch'on et Sunch'on en octobre 1950). Le livre se poursuit avec la période de la guerre dite "froide", avec ses réorganisations, les redéfinitions des missions, les immenses manoeuvres des années 60 et quelques opérations ponctuelles. Le chapitre 9 s'attache naturellement à la guerre du Vietnam (1961-1975), et insiste en particulier sur le rôle croissant dévolu à l'hélicoptère et sur l'organisation en brigades, Quelques opérations dans le "jardin" centre-américain des USA marquent simplement les années 1980-2000 et c'est à partir de la guerre du golfe que les engagements se succèdent à nouveau rapidement.

Il s'agit bien sûr d'une histoire américaine par des Américains. Pas de "thèmes qui fâchent" donc, mais de très nombreuses photos illustrent ce livre, chaque description d'une opération est accompagnée d'une (petite) carte, et une bibliographie finale en anglais se révèlera utile pour tous ceux qui veulent travailler ce sujet. 

Naval Institute Press, Annapolis (USA), 2007, 214 pages.

ISBN : 978-1-59114-028-3.

Histoire des parachutistes américains

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 06:38

Légion est mon nom

Souvenirs de la Légion étrangère (1944-1948)

Giuseppe Bottai

Voilà un livre tout-à-fait intéressant qui permet de vivre la Légion de l'intérieur. L'auteur, ministre de Mussolini, est "exfiltré" en 1944 par les services français, puis s'engage en Afrique du Nord dans la Légion étrangère. Il va servir pendant quatre ans, au 1er REC puis au RMLE. 

Ne cherchez pas dans cet ouvrage le détail des campagnes, le récit des opérations. Ils figurent ponctuellement, en fond de tableau, d'autant que la carrière à proprement parler "opérationnelle" de l'auteur se termine assez rapidement (une dizaine de mois) sur blessure. Mais celui-ci, qui fut officier supérieur italien et dont c'est la quatrième guerre, sait admirablement raconter la vie de ses camarades, les dépeindre, citer des anecdotes, et c'est là que réside tout l'intérêt du livre. Ainsi, lorsqu'il évoque le vocubulaire particulier des légionnaires, leur pudeur, leur rapport à la mort ou à Dieu, Il analyse cette dure discipline librement acceptée : "on pressent que le système disciplinaire se fonde sur le mystère que chacun de ces hommes constitue pour l'autre ... Dans l'équation 'commandement-obéissance', il y a une inconnue représentée par l'homme qui se trouve en face de vous. Trouver la solution au cas par cas est le premier secret de celui qui commande à des légionnaires". On le voit, le texte est dense et le propos réfléchi : "Le courage le plus difficile en guerre n'est pas celui de mourir, mais celui de vivre jusqu'au moment de mourir, dans les privations, la saleté, les plaies, la puanteur". Bref, une plongée dans "l'âme légionnaire" qui mérite toute votre attention.

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2005, 189 oages, 22 euros.

ISBN : 978-2-910536-35-1.

Souvenirs légionnaires

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 06:30

Café historique de La Chouette mai 2013

La Légion étrangère

Nouvelle présentation, son épuré, mise en ligne sur Youtube : retrouvez presque 1h20 de présentations et dialogues sur le thème de la Légion étrangère : ici

(une annonce en avant-première : dans les prochaines semaines, quatre recensions d'ouvrages récents sur l'histoire de la Légion !)

Legio Patria Nostra (2)Legio Patria Nostra (2)

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:50

Histoire de la cavalerie

Frédéric Chauviré

Il est de ces ouvrages dont on se rend compte de leur extrême qualité dès les premières pages, Histoire de la Cavalerie est de ceux-ci. Il est écrit d'une main de maître par Frédéric Chauviré, chargé de cours à Rennes II et ancien élève de Jean-Pierre Bois (qui, à juste titre, ne tarit pas d'éloges pour son protégé), dont le sujet de thèse doctorale était « La charge de cavalerie ». Divisé en quatre parties (« De l'Antiquité à l'irruption du feu », « L'empreinte de Gustave Adolphe », « La renaissance de la cavalerie » et « Le Choc et le Feu, une dialectique fondamentale »), le livre nous retrace l'histoire de l'arme noble durant l'ère moderne, des guerres d'Italie jusqu'à la Guerre de Sept Ans, en se permettant de nous en montrer les origines antiques et les ruptures brutales du XIXe et XXe siècle. L'ouvrage se concentre principalement sur la cavalerie française, mais porte aussi son regarde sur les cavaleries étrangères, notamment suédoise et prussienne.

L'ouvrage, issu de ce travail universitaire, s'attache à montrer l'histoire de la cavalerie à travers les mutations de la doctrine d'emploi, en s'appuyant sur de nombreux penseurs militaires, grands capitaines et chroniqueurs qui ont traversé l'époque moderne, tels que La Noue, Tavannes, Turenne, Maurice de Saxe ou encore Frédéric II. L'auteur met aussi en valeur le cavalier et les évolutions de son équipement, de son entraînement, de son encadrement et même de sa façon de combattre. Mais plus qu'une histoire de la cavalerie, ce livre est également une histoire de la charge de cavalerie. La grande force de Frédéric Chauviré, c'est qu'outre ses brillantes analyses historiques, il propose au lecteur de lui faire véritablement (re)vivre ce que fut une charge à différentes époques. Quand on lit ces lignes, on est avec les reîtres qui pratiquent la caracole, avec les cavaliers prussiens qui chargent au galop et sabre au clair. Les batailles ne sont pas en reste et l'auteur livre de brillantes analyses sur Marignan, Ivry, Rocroi ou Rossbach pour ne citer que les plus célèbres.

Grâce à un sens aigu de la pédagogie et à une qualité d'écriture des plus assurées, l'auteur parvient à faire comprendre, même aux plus néophytes, toutes les révolutions, ou plutôt les évolutions, ainsi que leur portée. Il démonte aussi un certain nombre de mythes qui entourent la cavalerie et la charge. On apprend pourquoi le choc, même s'il gardait toute sa puissance, était tombé en désuétude avec l'apparition des armes à feu, et pourquoi la caracole, malgré une efficacité tactique fort contestable, reste une référence pendant un siècle. La charge ne revient en grâce que sous l'impulsion des grands capitaines suédois et prussiens que sont Gustave Adolphe, Charles XII et Frédéric II pour connaître son apogée durant l'époque de la Révolution et de l'Empire. La dernière partie, « Le Choc et le Feu, une dialectique fondamentale », nous semble être une réussite majeure de l'ouvrage. L'auteur y livre une analyse quasi-anthropologique de la charge, en décrivant les mécanismes psychologiques provoqués par cet acte, le comportement des cavaliers durant la mêlée, puis poursuit sur le lent déclin de la cavalerie au XIXe et XXe siècle et le retour de la domination du feu sur le choc dans la cavalerie. L'analyse de la synergie entre feu et choc, qui parfois devient conflit, est prégnante tout au long du livre et forme un véritable fil rouge sur les presque quatre siècles d'histoire parcourus.

Nous sommes incontestablement ici en présence d'un ouvrage de référence, destiné, espérons-le, à un brillant avenir. Il est complété par une bibliographie bien fournie, qui propose des pistes de lecture supplémentaires bienvenues. En guise de conclusion, nous reprendrons les mots parfaitement choisis par Jean-Pierre Bois à propos de l'ouvrage : « Le livre que propose Frédéric Chauviré est un beau livre. Mieux : c'est un livre qui sera lu. ».

Thierry Barroca

Perrin, Paris, 2013, 382 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-262-03976-9.

Les Centaures

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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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