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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 07:00

Touaregs,

la révolte des hommes bleus

1857-2013

Mériadec Raffray

  Revolte-hommes-bleus911.jpg

A partir de son étude récemment rédigée pour le CDEF (Les révoltes touarègues au Sahel), Mériadec Raffray nous invite à le suivre dans l'histoire politique, sociale, culturelle, militaire des "seigneurs du désert" depuis un siècle et demi. Revenant sur le peuplement du Sahel, les étapes de la conquête coloniale et de l'organisation administrative sous l'égide de la France, il nous rappelle le détail des révoltes successives qui, depuis les indépendances, émaillent l'histoire du Mali et du Niger. La dernière partie, consacrée aux groupes fondamentalistes et à leur alliance de circonstance avec les mouvements Touaregs fait judicieusement comprendre qu'il ne faut pas confondre les deux. Un véritable précis de l'histoire de la région depuis une soixantaine d'années qui permet de poser sérieusement le cadre des interventions actuelles.

Economica, Paris, 2013, 99 pages, 23 euros.

ISBN : 978-2-7178-6570-7.

 

La prison nomade

Roman

Claude Le Borgne

Prison-nomade912.jpg

Publié pour la première fois en 1990 et plusieurs fois primé, La prison nomade est le récit totalement romancé des aventures d'un marin échoué sur la rive sud de la Méditerranée au milieu du XIXe s., d'abord réduit en esclavage puis accepté parmi la communauté des guerriers nomades. L'auteur, Claude Le Borgne, est général en deuxième section et il a surtout longuement servi au Sahara, parmi les derniers méharistes. On peut donc supposer que ce roman est aussi nourri des ses expériences personnelles et de ses souvenirs.

Rédigé dans le style des grands romans du XIXe siècle, le livre peut surprendre, mais il nous présente un mode de vie et des communautés sans doute aujourd'hui largement disparues. Le charme du désert et d'une vie "quasi-monacale", le code d'honneur individuel, mais aussi familial et tribal, la place du chameau, moyen de déplacement et presque "compagnon de route", en même temps que signe extérieur de richesse, les soirées et les nuits en bivouac, etc. Les paragraphes sont parfois très descriptifs (il y a peu d'action en réalité), mais c'est aussi ce qui fait le charme parfois "désuet" du volume et permet de pénétrer, presque par effraction, dans l'intimité, les pensées, les légendes (parfois plus sûres que la réalité) et l'histoire (orale) de ces hommes.

Un roman donc, mais qui complètera utilement votre connaissance de la région saharienne et vous permettra probablement de mieux en comprendre les ressorts et les mouvements.

Economica, Paris, 2013, 320 pages, 23 euros.

ISBN : 978-2-7178-6556-1.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 07:10

Carnet d'un Toubab en Afrique

Daniel Frère

Toubab772.jpg

Lorsque, presque au terme d'une belle carrière, un officier "de la Colo" fait le choix de partager ses souvenirs, cela peut donner un livre de batailles, de combats, d'engagements opérationnels. Rien de tel avec ce Carnet d'un Toubab en Afrique, alors même que son auteur a vécu des situations parfois très critiques. Il s'agit au contraire d'un véritable recueil de "cartes postales" rédigées, qui témoignent d'un amour sincère du continent noir.

En brefs chapitres (de 3 à 5 pages généralement) vifs et colorés, Daniel Frère se remémore et nous fait partager modestement son expérience de neuf longues années au total en terre africaine : "L'Afrique, ça ne se raconte pas, ça se vit" écrit-il... Et pourtant... Il ajoute aussitôt : "J'ai toujours eu à coeur de ne pas m'imposer, de respecter l'intimité, les traditions et les croyances de chacun et, surtout, de ne jamais juger mais de chercher à comprendre". Du "Racket à touristes" et au "Tourisme artificiel" favorisé par les tour-opérateurs, à "L'exode rural" et aux souffrances à l'intérieur des terres, de l'importance de "La parole donnée" à la visite privée de la mosquée de Touba, de la quasi-disparition des bêtes sauvages ("Animaux - Braconnage") à la situation des anciens combattants ou des femmes, il nous plonge dans les paradoxes et les réalités plurielles de ce continent, à la fois si lointain et si proche. Sa perception des effets pervers du "travail" de certaines ONG (pp. 159-162) est également intéressante...

On apprécie la bibliographie indicative et raisonnée placée en fin de volume et, au même titre (et souvent bien plus profond) qu'un Guide du routard, la lecture de ce livre est absolument conseillée avant tout voyage. De même, il ne sera pas inutile de le glisser dans son sac et de s'inspirer, sur place, des conseils de son auteur. A lire.

Edilivre, 2012,  191 pages. 20,50 euros.
ISBN : 978-2-332-50799-0.

L'ouvrage est directement disponible sur le site de l'éditeur

Question : Vous précisez en introduction que vous avez effectué de nombreux séjours professionnels et privés en Afrique. Comment y avez-vous vécu et pourquoi avez-vous toujours voulu aller à la rencontre de la population ?

Réponse : Indépendamment de l’aspect professionnel, nous avons (ma famille partage la même approche) toujours considéré qu’une mutation offrait une formidable opportunité de découverte. En France, sachant que nous ne sommes là que pour deux ou trois ans, nous sillonnons dans tous les sens, à chaque moment de liberté, la région d’affectation, à la rencontre du patrimoine. Nous considérons une affectation à l’étranger comme un privilège, une opportunité unique de découvrir plus qu’une région, une autre civilisation et, là aussi, nous essayons d’en profiter au maximum, en mettant l’accent sur la découverte de l’Autre.

En Afrique, il m’est arrivé, à parts égales, soit d’habiter en quartier africain soit, par nécessité de service, dans un quartier réservé aux coopérants. Mais dans ces deux cas notre attitude a toujours été la même : fuir à la première occasion les « ghettos de blancs » et éviter les mondanités stériles et artificielles, mais saisir toute occasion de découvrir le pays sous tous ses aspects. Combien, hélas, ai-je vu de « blancs » critiquer, juger, voire mépriser un pays ou une population qu’ils ne connaissaient même pas, dont ils faisaient parfois même abstraction, se contentant de profiter de leur statut en restant confinés dans leurs quartiers et leurs « clubs » ! Autant rester à Paris !

Question : Non pas « une », mais « des » Afrique(s), précisez-vous à plusieurs reprises. Vous connaissez toutefois particulièrement bien la grande région sahélienne, du Sénégal au Tchad. Au regard des événements actuels, quels peuvent être selon vous les sentiments des populations ? Comment, localement, peuvent-elles comprendre et gérer le regard que posent les grandes puissances sur la région sahélienne ?

Réponse : Là, nous sortons de la « carte postale grand public » et de la modeste approche socio-culturelle de mon Carnet, et répondre à cette double question en quelques lignes relève de la gageure tant le fond du problème est complexe. Mais avant de répondre, il me faut revenir, puisque vous les évoquez, sur « les » Afriques parmi lesquelles il y a, entre autres, l’Afrique blanche et l’Afrique noire, l’Afrique des nomades éleveurs et celle des agriculteurs sédentaires… La zone sahélienne se situe justement sur cette ligne de rencontre et d’échanges mais aussi de fracture et de rivalités, où, depuis la nuit des temps, prévalent ces grands antagonismes ancestraux -de nature ethnique-, qui sont au cœur des événements actuels.

Dans ce cadre, la question « touareg » -je mets le mot entre guillemets car cet ensemble n’est pas homogène- dépasse largement les frontières maliennes : un « Azawad » ou un « Touaregland » empièterait non seulement sur le Mali, mais aussi sur la Mauritanie, l’Algérie, le Burkina Faso, le Niger, la Libye et le Tchad. D’où d’insurmontables difficultés pour régler le problème dans son ensemble. Par ailleurs, il y a dans ces zones éloignées du pouvoir central, où les représentants de l’État sont soit corrompus voire impliqués, soit (s’ils veulent rester intègres) impuissants et marginalisés, une intrication de problèmes politiques, sur fond de terrorisme (AQMI et ses mouvements dissidents ou dérivés) et d’activités mafieuses (trafics de drogue, de carburant, d’armes, d’hommes), ces deux maux se confondant parfois. Cette « zone grise » touche ces mêmes pays.

Dans un tel contexte, quels peuvent être les sentiments des populations et leur regard sur les « grandes puissances » ? Les populations que j’ai rencontrées aspirent à la paix. Elles rejettent les extrémismes et se sentent impuissantes devant les fléaux évoqués supra, dont elles subissent les nuisances et qu’elles redoutent. Elles ne peuvent qu’approuver l’intervention française (pour l’instant, les autres « grandes puissances » sont bien timides), qui par ailleurs n’a été critiquée par aucun État d’Afrique noire. Cependant, un sentiment de frustration et d’impuissance de ne pouvoir régler le problème au niveau du seul continent est réel tant au niveau des populations que des États et de l’Union africaine. Enfin, les populations observent la France : ira-t-elle jusqu’au bout ? Comment pourra-t-elle concilier le respect de sa parole donnée au chef de l’État malien, auquel elle a répondu, et en même temps satisfaire les « Touaregs » qui veulent combattre à ses côtés et être reconnus, sans « trahir » ni désavouer le premier ? Chacune des populations attendant bien sûr la reconnaissance de ses droits et la satisfaction de ses demandes. La France est dans une position extrêmement délicate.

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Question : Vous évoquez rapidement (mais avec émotion),, à partir de la page 143, les anciens combattants africains rencontrés en particulier dans les réceptions officielles de nos ambassades. Quelle place occupent-ils aujourd'hui dans les sociétés de leurs pays respectifs ? Transmettent-ils des valeurs, des témoignages à leurs jeunes cadets et si oui lesquels ?

Réponse : En Afrique, le respect de l’Ancien reste une valeur forte même si, je l’ai dit, les valeurs traditionnelles confrontées à la modernité sont parfois remises en cause. J’ai souvent rencontré les Anciens combattants dans des « foyers », dont les locaux, il faut le souligner, sont souvent repeints ou entretenus par les forces françaises quand elles sont présentes. Ils y passent beaucoup de temps, assis sur des bancs, souvent désœuvrés, semblant trouver là leur seule famille et très heureux de recevoir un trop rare visiteur. Ils sont souvent discrets et je les ai rarement vus à des postes de responsabilité.

Quand ils venaient percevoir leur pension à la Pairie de France, certains venaient accompagnés de jeunes qui, hélas, semblaient voir en eux une source de revenus plus qu’un héros ou un modèle à suivre. À la limite, ces jeunes considéraient que cette pension n’était pas une reconnaissance des services rendus mais un dédommagement pour le "préjudice" infligé par les colonisateurs, reprochant à ces Anciens, aux crochets desquels ils vivaient pourtant sans vergogne, d’avoir été en quelque sorte des "collaborateurs".

Question : Parmi les nombreuses et savoureuses anecdotes que vous relatez, y en a-t-il une qui vous paraisse plus significative que les autres ? Laquelle et pourquoi ?

Réponse : Encore une question délicate car toutes ces anecdotes présentent des aspects différents, complémentaires et sont donc, à mon sens, également significatives. Toutefois, au regard des événements actuels, je retiendrai le chapitre sur la « démocratie » : à travers mes quelques témoignages, le lecteur comprendra que, manifestement, ce n’est pas la panacée. Je suis en effet intimement convaincu qu’à de très rares exceptions près, les règles de la « démocratie à l’occidentale » ne sont pas adaptées et ne peuvent être un facteur de stabilité, notamment dans des États pluriethniques. Le retour à la stabilité passe par un modus vivendi autre, une « cohabitation » à l’africaine, un système propre à l’Afrique, à ses valeurs traditionnelles, bref un système qu’elle porte en elle et qu’elle doit redécouvrir et peut-être « dépoussiérer », mais sans ingérence extérieure, sans une « greffe » qui aboutira inéluctablement à un phénomène de rejet.

Question : A qui s’adresse ce livre ?

Réponse : A tous ceux qui veulent découvrir le continent africain, quelle qu’en soit la raison : parce qu’ils vont le rejoindre pour y travailler ou s’y promener, parce qu’ils sont interpellés par l’actualité et qu’ils « cherchent à comprendre », parce qu’ils veulent s’évader sans prendre l’avion, parce qu’ils cherchent à comprendre la diversité des civilisations… C’est la première étape d’une longue démarche initiatique.

Merci pour cette franchise de ton, et la spontanéité de vos réponses. A très bientôt.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 07:05

Sociétés en guerre

Ethnographie des mobilisations violentes

Rémy Bazenguissa-Ganga et Sami Makki (dir.)

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Ouvrir des champs nouveaux et aborder par d'autres itinéraires des horizons que l'on croit connus, tel pourrait être l'objectif de ce volume. Les directeurs de l’ouvrage s’efforcent de préciser en introduction ce qu’ils entendent par « situations de guerre » et définissent l’objet de leurs travaux : « les études régionales et locales des lieux d’affrontement et des conflits armés d’un côté ; les études à portée globale sur la modernisation des moyens et des doctrines concernant les questions de la sécurité internationale et de l’humanitaire de l’autre ». Une approche très large du sujet donc.

Les onze contributions qui constituent le livre sont réunies en trois grandes parties : « Mobilisations violentes », qui étudie les milices (Côte d’Ivoire, Congo-Brazzaville et Centrafrique) ; « Vivre entre guerre et paix », qui s’attache aux capacités mises en oeuvre plus ou moins empiriquement par les populations civiles prises dans le conflit pour survivre (Nouvelle-Calédonie, Afghanistan, Colombie) ; et « Transformations globales », qui s’intéresse aux aspects administratifs et gouvernementaux (milices nord-américaines, sécurité globale, migrants vers l’Europe et « paix humanitaire »). On le voit bien, le champ d’investigation des auteurs est bien plus large que celui des seules « zones de guerre » et aborde des problématiques qui relèvent aussi bien des forces qui dépendent des différents ministères de l’Intérieur et chargées du maintien de l’ordre public que des organisations internationales et non-gouvernementales. Il pourrait y avoir, ici, un risque de "confusion des genres" (toute situation de violence n'est pas nécessairement une situation de guerre) auquel le lecteur doit prêter garde.

Il n'en demeure pas moins que chacun apprendra beaucoup de choses sur les trafics transfrontaliers des hommes et des armes, sur la question des zones humanitaires, sur les ambitions et les limites des agences de l’ONU, etc. On apprécie également les trente pages de bibliographie, bien actualisée et qui comporte une large proportion d’articles généralement peu cités. Un livre qui peut être parfois un peu difficile à aborder, mais qui repose sur l’observation de réalités avérées et qui fournit des données précises sur des situations particulières. A lire et à utiliser en complément d’autres études.

Editions de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 2012, 293 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-7351-1441-2

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:00

Mission secrète

Addis-Abeba / Jérusalem

Tereska Torrès

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Ce petit livre (un peu plus de 180 pages) nous entraîne dans un pays que l'on croirait parfois oublié des Dieux et des hommes, l'Ethiopie, et auprès d'une population dont les origines restent en partie obscures, la communauté juive des Falashas, énigmatiques "descendants du roi Salomon". La personnalité de l'auteur n'est pas moins attachante. Engagée dès 1940 auprès du général de Gaulle à Londres (voir Une Française libre. Journal 1939-1945, paru en 2000 chez Phébus) alors qu'elle n'a pas 17 ans, elle est au moment des faits une dame déjà âgée qui se lance dans cette aventure en mémoire de son défunt mari.

Tereska Torrès raconte par le menu ses deux missions en Ethiopie, dans le but d'exfiltrer vers Israël le plus grand nombre possible d'enfants de la communauté juive noire des Falashas, que l'on dit parfois les fils de "la tribu de Dan, une des dix 'tribus perdues', 722 avant J.-C.". La première, en 1984, est initiée par une organisation juive américaine, au nez et à la barbe du gouvernement Mengistu ; la seconde, en 1989-1990, bénéficie de l'accord et du soutien discret du gouvernement israélien. Elle explique les rendez-vous préalables pour l'organisation de ces opérations, dans une ambiance de surveillance et d'inquiétude, les "vrais-faux" documents pseudo-officiels destinés à leurrer les administrations publiques, les nervis de la police politique et l'atmosphère angoissante de l'hôtel Ethiopia, qui n'est pas sans rappeler celle du Moscou des années 1950. Paradoxalement, certains épisodes peuvent a posteriori prêter à sourire, car malgré toute leur bonne volonté les participants à ces opérations de sauvetage restent des bénévoles, faisant dire à un attaché de l'ambassade américaine : "L'Ethiopie n'est pas un pays où les amateurs peuvent jouer aux gendarmes et aux voleurs" et qu'il faudrait "laisser à des gens plus compétents ce genre de travail". Pourtant, les faits sont là : il faut littéralement "acheter" chaque enfant au moins 500 dollars à des notables corrompus et une administration gangrenée, multiplier les visites, obtenir des appuis indirects (et parfois sans leur expliquer effectivement le but de la mission pour des raisons de sécurité), mais quelques victoires individuelles peuvent être obtenues.

Cinq ans plus tard, c'est une organisation franco-française soutenue par Israël, appuyée par Pierre Lefranc, le gaulliste de toujours, et localement aidée par l'ambassade de France qui conduit la mission. Il faudra de longues semaines, et à nouveaux surmonter bien des peurs, pour la mener à bien et sauver une petite trentaine d'enfants. Bien sûr, dans l'absolu, le total des exfiltrations réussies par "la dame aux cheveux blancs" n'a rien à voir avec les chiffres atteints par les grandes opérations d'Etat israéliennes (Moïse en 1985, 8.000 personnes ; Salomon en 1991, 14.000), mais à échelle humaine et avec ses moyens, à 60 ans passés, Tereska Torrès a donné une exceptionnelle leçon de courage, de droiture et de volonté.

Une superbe "tranche de vie" dans notre histoire la plus récente.

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile