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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 05:50

La vérité sur Churchill

NRH - n° 76

Le premier numéro de l'année de la NRH consacre son dossier central (en sept article) au "vieux lion britannique", officier, journaliste, homme politique, qui domine le XXe siècle anglais. On retiendra en particulier ceux de Martin Benoist ("Des Dardanelles aux Flandres"), de Frédéric Le Moal ("Le choc Churchill-de Gaulle") et de Thierry Baron ("Churchill, anticommuniste ou realpolitiker ?"). Outre les rubriques habituelles, relevons dans les articles en varia (où je publie un texte sur "La fin de Tsing Tao, un Singapour allemand en Chine"), on retient "Le vrai visage de Richelieu", par Anne Bernet, et "Quand Oran était espagnole", par Georges Clément.

Le lion britannique
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 06:15

14-18 en Rhône-Alpes

La fracture

Gilles Aubagnac

Une nouvelle étude régionale autour de la thématique de la Grande Guerre. Un petit format qui pèse lourd, non pas en nombre de pages ou en format (il tient dans la poche), mais par la quantité et la qualité des informations qu'il contient.

Gilles Aubagnac procède par touches successives. Son livre est divisé en quatre grandes parties ("Combattre", "Communiquer", "Fabriquer", "Vivre et mourir"), composées chacune d'une dizaine de chapitres thématiques de trois à quatre pages. A partir d'une situation locale, d'un cas concret ou d'une anecdote, il décrit ensuite un aspect de la guerre, ou des effets de la guerre dans la région et présente une synthèse du sujet. Des sujets d'ailleurs très nombreux, et souvent orignaux, sont ainsi abordés. Saviez-vous qu'un grand camp anglais avec son hôpital fut installé à Saint-Germain-au-Mont-d'Or (il y reste encore une centaine de tombes britanniques) comme étape pendant le trajet en direction des ports de la Méditerranée ou de l'Italie ? Que "la production d'ypérite est principalement réalisée par l'usine de Pont-de-Claix, près de Grenoble, à partir de 1916" ? Nous avons ainsi l'un des derniers discours de Jaurès, en meeting à Lyon le 25 juillet 1914 ; un point sur "la guerre des Territoriaux" qui finalement connurent tous les fronts ; sur l'emploi de l'occitan et du franco-provençal par les poilus de la zone de recrutement ; sur les usines d'armement, de munitions, de matériel aéronautique et bien sûr les camions Berliet comme les chars Saint-Chamond ; sur la production d'aspirine (brevet allemand au départ), sur les populations déplacées accueillies dans la région et sur les permissions agricoles, etc.

En résumé, un condensé précis des effets de la guerre en Rhône-Alpes, avec, le plus souvent, quelques références en fin de chapitre pour ceux qui veulent "aller plus loin". Un petit volume facile à lire, solide, pratiquement complet au regard de sa pagination, qui sera aussi intéressant pour les amateurs d'histoire locale et régionale que pour ceux qui ont une approche plus large de la guerre. A retenir et à conserver.

EMCC, Lyon, 2014, 159 pages, 12 euros.

ISBN : 978-2-35740-351-2.

Pour commander directement chez l'éditeur : ici.

Une région en guerre
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 06:00

L'Histoire,

pour quoi faire ?

Serge Gruzinski

Un ouvrage original et ambitieux dans son propos, qui se propose de mieux nous faire comprendre notre monde et ses évolutions en regardant avec des yeux neufs vers la Renaissance, mais finalement sans réellement nous convaincre. 

Serge Gruzinski, historien spécialiste des mondes latino-américains à l'époque moderne, s'interroge dans ce volume sur un sujet aussi complexe qu'important : pourquoi l'histoire et comment intéresser les jeunes générations à l'histoire ? Au fil des neuf chapitres de l'ouvrage, l'auteur aborde divers sujets en dressant un intéressant parallèle entre notre époque et celle des « Grandes Découvertes », où les empires ibériques ont amorcé une première mondialisation du monde. A travers ce parallèle, Serge Gruzinski examine la place de l'histoire et de la mémoire dans les sociétés d'aujourd'hui, propose une utilisation nouvelle du cinéma pour aider la réflexion historique ou s'attache à convaincre de l'utilité d'une histoire plus détachée d'un point de vue trop "européo-centré". La position de l'auteur est clair dès l'avant-propos : « Les débats d'historiens, pour indispensables qu'ils demeurent, visent souvent davantage à redéfinir des territoires et des fiefs écornés qu'à bousculer les routines académiques. […] Prenons d'autres voies ». Le souci ressenti à la lecture de cet ouvrage est qu'à trop vouloir prendre d'autres voies, on finit par s'égarer, voire par se perdre. On a finalement l'impression d'un vague fourre-tout sur la place de l'histoire dans une planète mondialisée, et pourtant le mot de mondialisation n'est pas défini par l'auteur, sauf erreur de ma part. Les thèses abordées sur la manière dont les médias modernes, tels que le jeu vidéo ou la télévision, peuvent servir la réflexion historique sont intéressantes mais le choix des exemples donnés (à savoir le jeu vidéo Civilization et la série télévisée Game of Thrones) peut prêter à discussion et rendre l'argumentation caduque, voire erronée. Certaines formules malheureuses rendent parfois la lecture du texte compliquée, quand elles ne laisse pas tout simplement l'impression d'une contradiction dans le discours. La critique (assez systématique) de l'européanocentrisme des historiens occidentaux est elle aussi maladroite et n'apporte pas plus de solution que le reste du livre, bien que certains postulats initiaux se révèlent particulièrement pertinents. Pourtant, les informations distillées tout au long du livre sur la construction et la mutation des empires maritimes de l'Espagne et du Portugal sont d'un grand intérêt et à de nombreuses reprises appuient clairement la réflexion de l'auteur.

On en ressort avec l'impression que ce livre est un véritable bouillonnement d'idées, certes, mais qui n'a pas encore totalement débouché sur un discours structuré et accessible. Au final, on reste confus, un peu troublé, par la lecture de cet ouvrage qui pose beaucoup de questions (souvent pertinentes), mais que l'auteur semble laisser sans réponse.

Thierry Barroca

Fayard, Paris, 2014, 196 pages, 18 euros.
ISBN : 978-2-213-67752-1.

Relire la Renaissance
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 06:15

Les Harkis,

des mémoires à l'histoire

(Coll.)

Ce deuxième volume de la série des actes de colloque (ici celui de novembre 2013) de la Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie confirme la qualité des travaux lancés par la FMACMT.

Consacré au thème délicat des Harkis, il aborde le dossier avec finesse, en présentant tout d'abord de façon large l'emploi des troupes supplétives et auxiliaires dans l'armée française (Thierry Noulens), puis avec l'exemple juste antérieur de la guerre d'Indochine (Michel David). Les neuf communications qui suivent s'intéressent à la fois aux événements de l'époque ("L'engagement des harkis", Maurice Faivre, et "Forces et limites de l'emploi des Harkis en opérations", Rémy Porte), mais aussi aux conditions qui prévalent en 1962 ("Du désarmement à l'abandon", Jean-Jacques Jordi) et aux évolutions ultérieures, en particulier au plan mémoriel mais aussi matériel (par exemple "L'Etat et la question 'Harki' depuis 1975", par Renaud Bachy, et "Existe-t-il une ou des mémoires harki, et pour quels enjeux ?", par Guy Pervillé). Les communications sont solides, le ton posé, le propos argumenté. Le livre se termine par le témoignage émouvant de madame Jeannette Bougrab, fille de harkis, maître de requêtes au Conseil d'Etat et ancienne ministre, venue parler de son père, "le caporal-chef Lakhdar Bougrab" : "Il ne sait pas lire ni écrire, mais c'est l'homme le plus brillant, le plus lumineux que je connaisse. Il a aujourd'hui 81 ans. Il a permis à ses enfants, et surtout à ses filles, d'être émancipés, de pouvoir faire des études, d'être indépendants et autonomes".

Un bel hommage, apaisé et sérieux, et une belle reconnaissance de l'engagement et du sacrifice de ces hommes et de leurs familles.

Riveneuve éditions, Paris, 2014, 145 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-36013-266-9.

Recrutés, abandonnés, oubliés
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 06:00

La dynastie rouge

Corée du Nord, 1945-2014

Pascal Dayez-Burgeon

Nouvel ouvrage en quelques semaines sur le royaume de la Schizophrénie. Après Cher Leader (ici), témoignage personnel d'un ancien privilégié du régime en exil, voici un livre d'histoire sur la mystérieuse dynastie rouge des Kim.

Avec Kim Jong-sung, puis Kim Jong-il et enfin Kim Jong-un (qualifié dans l'introduction "d'ahuri dodu" et de "buté, belliqueux, cruel"), l'étonnante et kafkaïenne monarchie communiste de Corée du Nord semble un îlot paradoxal dans le monde moderne, de stabilité (à quel prix !) et d'absurdité. L'auteur prend ses précautions : "Cette première biographie croisée n'entend en aucune manière légitimer une dictature dont les crimes sont odieux", mais de façon assez étonnante pour un tel sujet adopte un ton presque froid et détaché, tout en disant nettement les choses. Cette distance donne à l'ouvrage l'allure d'une surprenante étude à froid. Pascal Dayez-Burgeon prend soin de systématiquement replacer les événements qu'il décrit dans le temps long de la culture coréenne et de préciser le contexte culturel qui est le leur (le mont Paektu, berceau du fondateur mythique du pays, "récupéré" par Kim Jong-sung et ses successeurs). De ce fait, non seulement on apprend énormément de choses sur la Corée du Nord des Kim, mais aussi sur l'ensemble de l'histoire du pays et sa civilisation. L'étonnant système nord-coréen, ses administrations pléthoriques, ses services de sécurité redondants, sa richissime élite et sa population affamée (entre 500.000 et 1,5 million de morts du fait de la famine à la fin des années 1990 selon les estimations), la volonté du dernier héritier de faire entrer cet étrange Etat dans le monde d'Internet tout en le contrôlant ("En 2006, (il) rend l'enseignement informatique obligatoire, sans se rendre compte que la plupart des écoles n'ont ni les moyens de se procurer des ordinateurs, ni même l'électricité nécessaire pour les faire fonctionner"), la place laissée aux sciences humaines revues et relues à l'aune du juché, cette doctrine qui puise ses principes d'autosuffisance et d'indépendance dans le vieux fond confusiasniste et coréen. D'où la course à l'arme nucléaire ("L'arme nucléaire est leur assurance-vie"). D'où aussi l'industrialisation de la corruption et de tous les trafics, dont celui de la drogue : "Une escouade de chimistes est réquisitionnée pour transformer l'opium en héroïne ou reprendre la production des méthamphétamines ... Moscou, Tokyo et Washington ne tardent pas à dénoncer la filière coréenne. Pyongyang nie, mais plusieurs ambassadeurs nord-coréens sont pris sur le fait, leurs valises diplomatiques bourrées de stupéfiants, et avouent avoir agi sur ordre. Le Nord nie également les trafics de cigarettes, de CD piratés, d'antiquités contrefaites ou de fausse monnaie, mais avec si peu de conviction qu'il ne convainc personne". Des personnages mégalomes, "d'une stature surhumaine" selon la propagande qui les entoure, que l'on voit vivre et tout faire pour maintenir un pouvoir qui, malgré tout, peu à peu se fissure (Oh ! Bien modestement encore !). Pour nos esprits rationnels et cartésiens, des détails pour le moins surprenants, comme l'attribution "à titre posthume" à Kim Jong-il par le Parti des travailleurs, en 2012, du titre de "Secrétaire général éternel"

La conclusion est sans ambigüité et l'auteur évoque un "Disneyland de l'horreur" : "Les Kim sont encore là pour un certain temps. Mais ce temps est incertain". Indiscutablement, à lire. 

Perrin, Paris, 2014, 446 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-262-04043-7.

Au pays du "Phare de l'espoir" !
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 06:15

Les éminences grises du nazisme

Gérard Chauvy

Si le grand public connait les noms de quelques dignitaires du régime nazi, comme Himmler ou Goering, bien d'autres représentants de l'élite allemande ont apporté leur soutien au Führer, en particulier pendant la phase d'ascension vers le pouvoir. Gérard Chauvy présente ici dix portraits d'hommes "de second rang" qui jouèrent parfois un rôle essentiel dans leur domaine.

Le premier est Dietrich Eckart, auteur et journaliste antisémite bavarois du début du XXe siècle, mythomane proche de la société de Thulé et de certains cercles radicaux de l'émigration russe, qui sera l'un des inspirateurs et le premier rédacteur en chef du journal du parti. Le second est l'un des anciens camarades de guerre d'Hitler, le sous-officier Max Amann, qui deviendra le gestionnaire du parti (avec le titre de secrétaire général) et le directeur de sa maison d'édition, puis le véritable "magnat" de l'ensemble de la presse national-socialiste. Le troisième est un authentique baron héritier d'une ancienne famille de financiers, "principal banquier privé de la Ruhr", qui assure à partir de la fin des années 1920 une aisance financière au parti nazi et lui ouvre bien des portes dans les milieux capitalistes, y compris en Angleterre et aux Etats-Unis. Vient ensuite un militaire, Walter von Reichenau, proche du général von Blomberg, "officier moderne qui ne connaissait ni préjugés, ni sentiments", qui aida Hitler tout en tentant de l'influencer, devient l'un des personnages clefs du ministère de la Guerre, contribua à abattre Röhm et les SA et finira Feld-maréchal sur le front de l'Est. Le personnage suivant est une femme, Inge Viermetz, qui devient secrétaire de l'organisation Lebensborn en 1938 et joue après le début de la guerre un rôle important dans la "germanisation" des enfants des territoires occupés (il s'agit de l'un des portraits les moins en phase avec le titre du livre puisqu'elle est renvoyée pour irrégularités en 1943 et n'accèdera jamais à des responsabilités nationales, mais il fallait sans doute une femme). Un médecin, Karl Brandt, est le personnage suivant, chirurgien doué qui devient "médecin d'escorte" du Führer, développe le programme nazi d'euthanasie et termine sa carrière comme médecin-général de la SS. Un haut magistrat complète ensuite le tableau, Charles Roland Friesler, qui fut d'abord avocat du parti dans les années 1920 avant de devenir secrétaire d'Etat après la prise du pouvoir en 1933 puis l'un des concepteurs du nouveau "droit" national-socialiste ("Le droit national-socialiste prend moins souci de la précision absolue des prescriptions de la loi que de la justice réelle, toujours facile à établir en tenant compte des saines impressions populaires" !). Comme président du "tribunal du peuple", il condamnera les quelques civils et militaires qui tenteront de résister au régime, et des milliers d'autres accusés de trahison. Oswald Pohl est le suivant, ancien intendant de la marine devenu trésorier de la SS puis responsable de sa direction économique et administrative, et à ce titre en charge de la "rentabilisation" des camps de concentration à partir de 1942. Un médecin encore avec Ernst Robert Grawitz, entré dans la SS en 1932 et qui devient en 1937 président de la Croix-Rouge allemande et conseiller d'Himmler, alignant la vénérable institution caritative sur la politique nazie, partisan des expérimentations humaines et qui fait comme Hitler le choix de se suicider en 1945. La série se termine avec Otto Dietrich, chef du service de presse du Führer, journaliste dans des périodiques nationalistes dans les années 1920, qui facilite les rencontres avec le milieu des grands industriels et devient président de la Ligue allemande de la presse à partir de 1933. 

Un panel impressionnant de personnages d'envergures différentes, mais souvent aussi de véritables fonctionnaires du régime, chacun dans leur domaine. Si l'intérêt personnel, voire le plus simple appât du gain, n'est pas absent de leur engagement, ils raisonnent pour la plupart d'abord comme de bons et laborieux subordonnés et  permettent à Hitler de couvrir tous les domaines de la société et de la vie publique.

Ixelles éditions, Paris, 2014, 350 pages. 22,90 euros.

ISBN : 978-2-87515-235-0.

Compagnons de route d'Hitler
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 06:00

Robert de Sarrebrück

ou l'honneur d'un écorcheur

(v. 1400 - v. 1462)

Valérie Toureille

Voici un livre que tous les amateurs d'histoire du Moyen-Âge finissant se doivent de lire. Avec une très grande érudition, Valérie Toureille fait revivre pour nous l'un des seigneurs les plus caractéristiques (et en même temps déjà en décalage) de son temps.

Après une solide introduction qui restitue la situation de l'époque en Lorraine et présente en particulier le corpus d'archives étudiées, un premier chapitre s'attarde sur la famille et la jeunesse du Robert "de Sarrebruche", entre territoires germaniques et royaume de France (Commercy), son éducation et sa proximité (y compris familiale) avec le "parti orléannais" : s'il "recueillit les domaines de son père, il hérita aussi de ses querelles, de ses dettes et de ses fidélités". Dès avant l'âge de vingt ans, il se lance dans la "petite guerre" autour de ses terres : "Dès l'année suivante ce furent trente-trois hommes de guerre de Durand de Saint-Dié qui furent saisis lors d'une bataille rangée à Maxey, avant d'être conduits dans les prisons de Commercy et mis à rançon". Le second chapitre retrace les campagnes et opérations militaires de Robert de Sarrebrück, toujours sur fond de rivalités politiques entre le faible royaume de France et ses voisins, et insiste en particulier sur la notion de "guerre privée", au titre d'une dette impayée par le duc de Bar : "Il existait dans la tradition lorraine une coutume qui permettait de recourir aux armes lorsque l'on s'estimait lésé par une créance non honorée. C'est fort de cet usage que Robert envisagea d'agir par le fer et le feu, plutôt que de saisir les tribunaux, comme un créancier l'aurait sans doute fait en France". Pendant dix ans, raids et coups de mains se succèdent pour faire céder les détenteurs successifs du duché de Bar, le tout sur fond de rivalités locales multipliées par le système de vassalité (duché de Bourgogne) et les alliances familiales. Se posent également de nombreuses questions de propriétés (qui impliquent des revenus mais aussi une éventuelle souveraineté), qui accaparent l'attention de Robert de Sarrebrück ; et après le retour de temps plus apaisés celle de la liquidation des bandes de routiers et de l'indemnisation de leurs exactions. Sa fidélité au roi de France lui vaudra de terminer sa vie dans un calme relatif et avec une aisance retrouvée. A partir de cette partie biographique, Valérie Toureille développe son étude dans deux dimensions originales : le chapitre III traite de Robert de Sarrebrück comme "Entrepreneur de guerre" et la quatrième des rapports entre le droit et la guerre à l'époque. Ceci nous donne quelques excellentes pages sur la guerre au Moyen-Âge, qu'il s'agisse des questions financières ("Combattre n'était pas seulement un jeu ou une passion, une manière de maintenir son rang ou de se conformer à une identité, c'était aussi une stratégie économique, dans laquelle le seigneur de Commercy investissait et dont il attendait le meilleur retour"), ou des normes juridiques ("La société en guerre dans laquelle vit Robert de Sarrebrück est totalement balisée par le droit, et même par un droit écrit, qui oblige le plaideurà compiler l'abondante documentation des mémoires, des requêtes, des preuves et des décisions pour des affaires qui se traînent parfois sur des dizaines d'années, voire sur plusieurs générations"). Au terme de son ouvrage, elle livre donc un portrait nuancé de l'homme dont "la violence (du) comportement se mesure à l'aune de l'époque qui fut le sienne : Philippe Contamine avait osé l'expression 'corsaires de terre' ; elle lui convient à merveille".

Une passionnante lecture. Un livre tout-à-fait recommandé aux amateurs de la période (et même au-delà à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de la guerre en Europe).

Presses universitaires de Rennes, 2014, 272 pages, 21 euros.

ISBN : 978-2-7535-3477-3.

Homme de guerre
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 06:15

1715

La France et le monde

Thierry Sarmant

Une superbe fresque du monde, de la France et du monde, de l'influence française dans le monde à la mort de Louis XIV. Une étude qui allie extrême diversité des informations et hauteur de vue.

La première partie de l'ouvrage se concentre sur la France elle-même et tente d'évaluer à la fois l'importance réelle des évolutions intérieures et diplomatiques durant la Régence, et l'influence réelle ou supposée de Paris et Versailles sur le reste de l'Europe. A partir de la deuxième partie, le regard se déporte à travers un "étranger" de plus en plus lointain : l'Angleterre et l'Autriche d'abord, puis les Pays-Bas et l'Italie, l'empire ottoman d'Ahmet III, la Perse du chah Hossein, l'Inde des souverains moghols, la puissante Chine de l'empereur Kangxi et ses royaumes vassaux (autant de pays et territoires généralement peu traités dans la littérature francophone grand public). Puis Thierry Sarmant revient vers l'Europe avec une belle partie sur l'empire russe du tsar Pierre le Grand, étoile montante au nord-est du continent, et un chapitre passionnant sur la Suède de Charles XII. Enfin, une ultime partie ("Les horizons nouveaux") regroupe une présentation du monde nord-américain et de l'arc antillais, des premières multinationales que sont les Compagnies des Indes (hollandaise, anglaise, française), et de quelques mouvements migratoires qui compteront au cours des siècles ultérieurs, qu'il s'agisse de croyants chassés de leurs terres ancestrales, de missionnaires et soldats du bout du monde ou d'esclaves transportés d'un continent à l'autre. Ponctuellement, au fil des chapitres, l'auteur ne manque jamais d'établir le lien avec la France, de rappeler les missions diplomatiques, de revenir sur les voyages des élites intellectuelles, etc. Progressivement, est dressé le tableau d'un monde qui commence (à peine) à percevoir ses limites et dont les grandes ères géographiques peu-à-peu se rencontrent, sans encore se comprendre.

Un livre passionnant qui doit figurer dans toute bibliothèque "de l'honnête homme".

Perrin, Paris, 2014, 461 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-262-03331-6.

Tour du monde
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 06:00

La fin de l'empire romain d'Occident

Chronique de son dernier siècle, de 375 à 476

Georges-André Morin

Période essentielle de notre histoire qui fait toujours l'objet d'un débat historiographique sur les causes et modalités de la disparition de l'empire romain d'Occident, le Ve siècle de notre ère bénéficie de la réédition complétée d'une importate étude, initialement parue en 2007.

Dans son avant-propos à la nouvelle édition, l'auteur confirme que "si l'affaissement et l'effacement de l'empire d'Occident n'ont à l'évidence pas eu un caractère cataclysmique, les analyses divergent sur leurs conséquences" et défend ensuite le principe du respect de la chronologie et l'idée d'un retour au "déroulement cohérent des faits, y compris en démythifiant quelques belles légendes bien installées" . La question des sources est assez rapidement évacuée cependant : "les matériaux abondent, mais les ouvrages existants et accessibles sur cette période relèvent soit du roman historique, soit de la thèse spécialisée" (les deux sont-ils comparables ?). Pour traiter de cette "époque cruciale et mal connue de notre histoire", Georges-André Morin dresse d'abord le tableau d'ensemble du siège du pouvoir impérial (Ravenne), de l'administration et de l'organisation de l'empire au IVe siècle, puis reprend chronologiquement à partir du chapitre 3 les règnes des empereurs successifs, de Valentinien Ier et de ses problèmes de succession jusqu'à Glycerius, Nepos et Romulus-Augustule, dont seul le nom du dernier est entré dans l'histoire. On (re)découvre au passage les conflits entre quelques grandes familles, les décès aussi inattendus qu'étonnants, les relations ambigües avec les principaux chefs barbares aussi bien qu'avec l'empereur d'Orient à Constantinople, les prises successives de Rome, les révoltes militaires en Italie comme dans ce qu'il reste des "provinces", l'importance de Théodose et l'irruption des Huns, puis au cours des vingt dernières années une succession extrêmement rapides d'empereurs quasiment inconnus, dont un étonnant Avitus, d'origine auvergnate et mis en place par le Wisigoth Théodoric II ! Dans le "brouillard" des dernières années de l'empire, certains titulaires de la plus haute charge restent même douteux, tandis que d'autres sont directement nommés par l'empereur d'Orient. Désormais, l'ensemble du territoire de ce qui fut l'empire romain d'Occident est divisé en royaumes barbares autonomes et distincts et l'empereur nominalement sur le trône ne contrôle plus en propre qu'une partie de la côte adriatique. Si tout ne se termine pas avec la déposition de Romulus-Augustule, ou s'est peut-être terminé avant, la date est retenue car elle marque une rupture définitive : "L'importance du 4 septembre 476 ne réside pas dans une déposition impériale de plus, ... mais dans le fait que le vainqueur d'un jour, Odoacre, ne juge utile ni de se proclamer empereur, ni d'en désigner un. Il se proclame roi, dénomination usuelle chez les Barbares ; mais roi d'Italie, pas roi de Rome, le titre mythique refusé à César".

Un récit essentiellement factuel, ce qui pour une période aussi troublée et globalement mal connue est une qualité. Un récit historique parfois étonnant, dont chacun peut au fur et à mesure envisager les conclusions.

Editions du Rocher, Monaco, 2014, 447 pages, 23 euros.

ISBN : 978-2-26807-640-9.

Fin d'un monde ?
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 06:15

Napoléon perd l'Europe

(janvier-avril 1814)

Gérard Bouan

Un nouvel et dernier ouvrage sur la campagne de 1814, qui présente dans le détail les ultimes opérations militaires de l'empereur.

Gérard Bouan organise son livre en six grands chapitres chronologiques à partir de la situation à l'été 1813 qui permet de poser le contexte. Après avoir dans le chapitre 2 évoqué assez rapidement l'environnement politique et diplomatique du début de l'année 1814, aussi bien à l'intérieurde l'empire qu'en Europe, il s'intéresse longuement aux opérations militaires à proprement parler, traitant successivement de tous les fronts et de toutes les armées, du Nord aux Pyrénées, de la région lyonnaise à l'Est de la France et à la Suisse. Il traite ensuite avec beaucoup de détails aux opérations de fin janvier - fin février 1814, période qui suscite souvent l'admiration et qu'il qualifie d'époque des "fausses victoires", et s'attarde enfin sur les batailles de mars 1814 de Soissons à La Ferté et à Troyes, jusqu'aux portes de Paris. Le dernier chapitre nous mène à l'abdication à travers la dernière semaine de mars et le "quasi-coup d'Etat" de Talleyrand.

Globalement, le livre n'apporte pas à proprement parler de nouveautés sur ce trimestre de combats et de batailles sur le sol de France (voir la bibliographie finale assez longue mais classique), mais descent jusqu'à un niveau de détail rarement atteint récemment dans les ouvrages grand public, au point que j'ai pu reconstituer l'itinéraire presque d'origine, dans un "staff ride" personnel, l'approche des colonnes alliées à l'est de Paris. Le lecteur trouvera au fil des pages tous les éléments pour suivre les évolutions, les marches et contre-marches, les engagements même mineurs de chaque corps d'armée, le détail des pertes au fur et à mesure des jours, l'indication précise de l'état d'esprit des maréchaux et généraux de l'empereur, et ponctuellement une analyse critique des décisions prises au plan militaire.

Un livre qui a certes ses limites mais qui complète très utilement d'autres ouvrages plus orientés sur les questions diplomatiques ou politiques.

Economica, Paris, 2014, 288 pages, 29 euros.

ISBN : 978-2-7178-6746-6.

1814
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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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