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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 05:50

Les causes de la défaite

NRH - n° 77

Le dossier de ce numéro de mars-avril 2015 est consacré, en huit articles, à l'environnement et aux conditions de la défaite de mai-juin 1940, en abordant les questions de la ligne Maginot, de l'aviation, des chars, des erreurs de commandement, etc. Grande diversité des thèmes abordés dans les autres articles, avec un original "Quand la Floride faillit être française" (Philippe Parroy), sur les maladroites tentatives de colonisation lancées au XVIe siècle ; un "Les Savoie : une dynastie européenne" (Frédéric Le Moal), qui revient sur le destin multiséculaire d'une dynastie régnante paradoxalement mal connue, et enfin "La Grande Guerre sur le front des Vosges" (Rémy Porte), pour rappeler le sacrifice des "Diables bleus" et des "Diables rouges" en 1915.

1940
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 06:00

De Weimar à Vichy

Les Juifs d'Allemagne en république

1918 - 1940 / 1944

Dorothea Bohnekamp

Comment les Juifs allemands ont-ils vécu les années d'entre-deux-guerres (et ont-ils pu s'illusionner sur leur intégration) au sein de la nouvelle république de Weimar avant d'être "broyés par la roue d'une histoire qui les entraîne irrésistiblement vers l'abîme", tel est le thème de cet ouvrage de recherche.

Partant du constat que la république de Weimar constitue pour les Juifs allemands "l'aboutissement d'un processus d'émancipation" et d'intégration à la vie publique nationale (du moins est-ce comme cela qu'elle est perçue par les intéressés), l'auteure suit leur parcours collectif de la fin de la Première Guerre mondiale à l'exil de milliers d'entre eux en France dans la deuxième moitié des années 1930, puis à leur livraison au Reich par le régime de Vichy à partir de 1941. Poursuivis dès la fin de la Grande Guerre dans certains milieux par l'image de "l'embusqué", les Juifs sont "conscients que les autorités militaires et l'opinion publique auraient besoin d'un bouc émissaire", au point qu'il devient nécessaire dès le début des années 1920 d'organiser des groupes d'auto-défense. Quelques grands noms de la politique allemande viennent alors de la communauté juive (comme Walther Rathenau, et l'on sait comment il finit), et Dorothea Bohnekamp observe que, s'ils sont effectivement relativement nombreux dans les premières années, "la proportion des Juifs commença à diminuer au milieu des années 1920", dans la magistrature comme à l'université. Le fossé se creuse au début des années 1930, avec l'anti-parlementarisme croissant de franges plus larges de la population, puis la crise économique qui "sapait les bases de la jeune et encore fragile démocratie allemande". La défense de la république devient synonyme de la défense des citoyens juifs : seuls les mouvements sociaux-démocrates conservent irréductiblement cette orientation, pourtant il existe aussi des mouvements juifs plus "nationaux" ou "conservateurs" qui sont longtemps proches des thèmes de la droite allemande. La situation est d'ailleurs compliquée par l'arrivée de très nombreux Juifs réfugiés d'Europe orientale, socialement fragiles et très souvent mal intégrés par rapport aux communautés plus anciennes, qui ne se distinguent plus, même sur le plan vestimentaire, de la population allemande "de souche". L'antisémitisme traditionnel fait alors un retour en force dans de nombreux milieux sociaux (alors que le parti national-socialiste reste encore minoritaire). Les succès électoraux régionaux et nationaux du NSDAP à partir de 1931-1932 sont suivis par une multiplication des actes antisémites violents, et les parlements des Etats fédérés deviennent autant de tribunes pour les nazis et leurs alliés. Le chapitre 5 tente d'établir un bilan de "l'influence" juive sur la culture et la vie publique allemandes, puis le suivant suit leur parcours d'exil en direction de la France, dont la représentation idéalisée se heurte parfois à la réalité de l'accueil, à une législation contraignante et à des conditions de vie difficiles. Pour une grande partie d'entre eux, ils ne font d'ailleurs que transiter par la France, avant de poursuivre vers d'autres destinations. Le dernier chapitre revient sur le rôle de l'Etat français dans l'emprisonnement (dans des conditions peu honorables) des Juifs allemands réfugiés sur le sol français, et leur livraison aux services nazis pendant l'occupation. 

Un livre intéressant, dans la mesure où il creuse la question de la situation des Juifs allemands dans leur pays avant l'accession au pouvoir du parti nazi, dont la démonstration est soutenue par de très nombreuses citations et s'appuie sur de multiples références. On a toutefois par moment le sentiment que l'auteure force un peu le trait pour faire coller tous les faits à ses idées, la communauté juive étant très vraisemblablement, plus que les autres sans doute (et elle le montre elle-même à plusieurs reprises), fragmentée, divisée, et la société allemande étant tout à la fois traumatisée et inquiète. Il n'est pas certain qu'il y avait là une sorte de fatalité générale et inéluctable. Toutefois, Dorothea Bohnekamp identifie très justement des traces anciennes, qui permettent de recontextualiser bien des évolutions de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres.

Fayard, Paris, 2015, 298 pages, 22,- euros.

ISBN : 978-2-2136-4286-4.

Identité et migrations
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 06:00

Waterloo

Chroniques d'une bataille légendaire

Bernard Cornwell

Successivement professeur, journaliste, écrivain, Bernard Cornwell livre ici selon son éditeur son premier ouvrage de "non-fiction". Considérant que "la bataille fut bien plus complexe" que le récit qui en est généralement fait, l'auteur souhaite nous "montrer ce qu'ont ressenti les acteurs sur le champ de bataille en ce jour plein de confusion".

Bernard Cornwell présente d'abord les armées en présence, le déroulement général de la campagne, le cadre géographique des opérations. Puis le livre entre dans le détail des 72 heures qui précèdent la célèbre bataille, passant du camp français aux coalisés, des quartiers généraux à Bruxelles. On y retrouve les anecdotes plus ou moins avérées, comme le fameux bal de la duchesse de Richmond, ou le combat de Ney à Quatre-Bras. Il décrit ensuite la bataille elle-même en plaçant le lecteur au coeur de la mitraille, au milieu des bataillons et des régiments, à partir des témoignages ultérieurs des acteurs eux-mêmes. Au fil des pages, émergent quelques personnalités comme le général Bernard qui émigrera plus tard aux Etats-Unis ; des événements dramatiques comme la charge des Royal Scots Greys, ou impressionnants comme la charge de cavalerie du général Delort ; des choix tactiques comme le passage de la Lasne par von Blücher ; des combats dans la durée autour d'Hougoumont ; etc. Nous sommes avec les soldats dans le moindre bâtiment, au coeur du moindre bosquet, au creux du plus petit mouvement de terrain. Côté français, la débandade du 4e Chasseurs annonce l'effondrement de l'armée : "Les hommes virent la Garde invaincue s'enfuir, défaite, et prirent eux aussi la poudre d'escampette".

On note néanmoins que Bernard Cornwell s'avance à plusieurs reprises à analyser des données tactiques qu'il ne maîtrise parfois qu'imparfaitement et en tire des conclusions générales qui peuvent être un peu rapides. Mais ce livre, utilement complété par différentes cartes détaillées, apportera une réelle plus-value à votre connaissance de la bataille par la précision et la diversité des citations fournies et des détails apportés. Par ailleurs, il est rédigé dans un style dynamique, facile et agréable à lire, qui permet de soutenir sans forcer l'attention du lecteur. Une étude intéressante qui séduira sans aucun doute les nombreux amateurs.

Ixelles éditions, Paris, 2015, 366 pages. 23,90 euros.

ISBN : 978-2-87515-2480.

Waterloo, heure par heure
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 06:00

Elie Viallet

capitaine des chasseurs alpins

août 1914 - juin 1915

Jacques Gasqui nous propose la correspondance d'un capitaine des chasseurs alpins qui, jusqu'à son décès en juin 1915, effectue toute sa guerre sur le front des Vosges.

Préfacé par le général commandant l'école d'infanterie et le général commandant la brigade de montagne, l'ouvrage présente l'ensemble des courriers adressés par le capitaine Viallet à sa famille, accompagnés d'explications complémentaires sur le contexte et, peut-être surtout, d'une très abondante iconographie parfaitement adaptée.

Intégré à l'armée d'Alsace après la proclamation de neutralité de l'Italie, il connait le baptème du feu au pied de l'Altenberg et dans la vallée de la Fecht et ne quitte plus le front d'Alsace. Blessé à deux reprises en début de campagne, il ne reçoit pas moins de quatre citations, dont trois à l'ordre de l'armée, en quelques mois. Dans chaque lettre perce son affection pour ses hommes, dont il admire à la fois la débrouillardise, le stoïcisme sous les pires conditions météo, le courage au feu, sans oublier une pointe d'humour : "Le bataillon ayant bien travaillé depuis le début de la campagne, on vient de nous accorder quelques jours de repos. Un de ces jours, on va nous donner des gâteaux" (12 novembre 1914). Il raconte les présentations aux journalistes ("Hier, nous avons fait une belle manoeuvre devant les journalistes de Paris : Temps, Figaro, Petit Parisien, Journal-Illustration, etc. Attention aux articles qui paraîtront prochainement, le 13e et les alpins ne seront pas oubliés"). Placé en réserve de corps d'armée, son bataillon est fortement engagé à partir de la troisième semaine de janvier 1915 sur l'Hartmannswillerkopf. Si Elie Viallet décrit aux siens l'organisation de ses positions et l'aménagement de ses tranchées, il reste muet sur les conditions réells des combats, et le reconnaît d'ailleurs : "Je t'assure que je t'écris souvent : tous les deux ou trois jours une lettre ou une carrte. D'ailleurs, toutes se ressemblent comme le communiqué officiel : santé bonne, situation inchangée". Jacques Gasqui complète utilement cette correspondance par des extraits de documents officiels ou des souvenirs des chefs d'Elie Viallet, ce qui permet de suivre avec précision (belles cartes) le déroulement des opérations. Les opérations vont se poursuivre durant tout le printemps, jusqu'à la mort du capitaine sur l'Hilsenfirst, et la correspondance familiale conserve le même caractère tendre, descriptif des moments tranquilles, pour ne pas inquiéter les siens.

On apprécie particulièrement l'appareil de notes et de références, les illustrations, la cartographie, la bibliographie finale. Un volume non seulement intéressant mais utile pour compléter notre connaissance des combats dans ce secteur des Vosges. 

Bernard Giovanangeli éditeur, Paris, 2014, 159 pages, 20,- euros.
ISBN : 978-2-7587-0128-6.

Souvenirs d'un alpin
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 06:00

Jihad Academy

Nos erreurs face à l'Etat islamique

Nicolas Hénin

Il est certes d'autant plus difficile de prendre de la distance par rapport à l'actualité que celle-ci est importante et dramatique. Nous avons donc vu arriver avec une certaine réticence ces dernières semaines dans les devantures des librairies une série d'ouvrages sur le thème du radicalisme islamique et de la guerre contre le terrorisme. Pourtant, l'actualité s'impose aussi, et il était délicat de ne pas traiter ce sujet alors que les effectifs terrestres, navals et aériens occidentaux mais aussi arabes ne cessent d'augmenter autour des territoires contrôlés par l'Etat islamique. Le livre de Nicolas Hénin, journaliste reconnu, spécialiste de cette région où il a longtemps séjourné, lui-même ancien otage, méritait donc une attention particulière.

L'auteur commence par affirmer que le régime syrien des Assad n'avait qu'une laïcité de discours, instrumentalisée, mais qu'il était en fait basé sur le communautarisme, puis il manie ce qui semble être une forme de paradoxe en expliquant que "le régime syrien a engendré l'Etat islamique, il ne le combat pas", rappelant en particulier ses liens avec différentes organisations islamiques régionales et les étonnantes libérations d'extrémistes religieux survenues en 2011 : "Dans le pire des cas, le jour où la Syrie sera sur le point de s'effondrer, il sera toujours possible de défendre à la face du monde la théorie du moindre mal, qui voudrait que le régime soit moins grave que l'Etat islamique. Les Assad ont toujours manipulé le 'moi ou le chaos' avec une grande force de persuasion. L'épouvantail est d'une efficacité redoutable". Il note ainsi que chercher à renouer les liens avec le régime syrien serait totalement contre-productif. Le chapitre 3 s'intéresse aux questions financières, essentielles, à travers la mise en coupe réglée du pays avec les privatisations des débuts de l'ère Bachar ("La 'maison des Assad' mua rapidement en Assad. inc."), qui aggravent les fractures sociales et la misère des campagnes. Il en résulte le développement des seigneurs locaux de la guerre, la prise de gages territoriaux, les combats pour contrôler des postes frontières qui autorisent tous les trafics ou des champs pétrolifères qui génèrent d'énormes revenus illicites. Le chapitre 4, tout en décrivant les années de radicalisation à partir de 2010-2011 et en insistant sur quelques groupes plus importants, revient sur les hésitations occidentales ("Chaque fois, on a pris peur. Trop compliqué. Trops risqué. Trop d'acteurs incontrôlables. Un régime encore trop fort. Et au final un coup d'intervention trop élevé par rapport à un bénéfice politique négligeable"), qui ont selon l'auteur entretenues et avivées la crise : "Dans leur malheur, les Syriens, abandonnés de tous, s'en sont remis de plus en plus à Dieu". Il en déduit que "les populations locales sont les premières victimes", et tente d'établir un bilan des victimes sans se laisser entraîner par l'émotion ("Avec l'Etat islamique, l'indignation est d'autant plus facile que l'organisation met en scène ses crimes") : le régime syrien tue des centaines de fois plus que l'organisation radicale, mais il tue "simplement" son propre peuple. Après avoir lié les dossiers syrien et irakien (retour sur l'intervention américaine dans ce pays : "le départ des troupes aura été à l'image de l'invasion et de l'occupation : bâclé"), Nicolas Hénin s'attache dans le chapitre 7 à décrypter "L'arnaque de Kobané" : "La défense des minorités est un piège ... La mobilisation pour les minorités, Kurdes, yézidis ou chrétiens, est une forme de communautarisme et favorise le sectarisme", d'autant que le parti kurde concerné n'a pas eu une attitude très claire à l'égard du pouvoir syrien et n'a aucun fonctionnement démocratique, sans oublier les responsabilités particulières de l'Iran et de la Turquie. On est peut être moins convaincu quand il relativise la présence chrétienne en Syrie et semble amoindrir les crimes des djihadistes.Enfin, les derniers chapitres sont consacrés à expliquer pourquoi autant de volontaires venus de tous les pays s'engagent aux côtés des islamistes, à évaluer la présence iranienne dans le conflit, à prendre en compte les effets pervers des frappes occidentales qui ne touchent jamais l'armée et les installations du régime, et de conclure sur la nécessité de "retrouver la confiance des populations. La priorité doit être la protection des civils. Penser local. Ne pas oublier l'économie. Réformer la gouvernance", citant ici David Galula et proposant quelques pistes pour une intervention plus équilibrée et plus active à la fois. Le débat est ici lancé et certaines propositions susciteront nécessairement de vives controverses (inventer une sorte de "djihad légal pour éviter que des Flavien, des Sébastien, ne se retrouvent entre les griffes des terroristes", "un engagement humanitaire, social" ?). Et cette conclusion : "On ne parviendra pas à réduire la menace djihadiste sans éteindre l'incendie qui l'alimente"...

Un livre motivé, engagé, qui tranche souvent avec le discours commun (au sens de "vulgaire") des grands médias institutionnels et privés, qui apporte beaucoup d'éléments d'information et de références (articles et déclarations récentes, entretiens, témoignages, etc.). Un élément important, au moins pour l'instant, pour comprendre le fond de la crise.

Fayard, Paris, 2015, 253 pages, 19 euros.
ISBN : 978-2-213-68656-1.

Daech
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 06:00

Les secrets de Louis XIV

Mystère d'Etat et pouvoir absolu

Lucien Bély

Réédition d'un ouvrage paru en 2013, qui témoigne à la fois de l'intérêt persistant porté au règne de Louis XIV et de la grande richesse, de la diversité des thèmes d'études et de recherches sur la période.

Une période qui est aussi de transition entre deux modes de pensée : un idéal chevaleresque et religieux qui imprègne encore fortement les élites et le fonctionnement de l'Etat, et des références plus libérales qu'illustre le siècle naissant des Lumières. Le tout, sur fond d'une jeunesse perturbée par la mort du père, Louis XIII, la régence de la mère, la présence d'un immense ministre, le cardinal Mazarin, et la révolte des grands lors de la Fronde. La dissimulation et le secret sont ainsi autant une protection qu'une arme dont le souverain saura jouer durant toute sa vie, s'exposant à la vue de tous (le lever du roi, les promenades, les repas, les manifestations officielles, etc.) mais décidant dans sa vie privée comme en politique (les deux étant souvent liées en monarchie absolue) avec la plus extrême discrétion. Le livre nous propose donc de suivre le cheminement de l'action royale tout au long du règne sous l'angle de cette paradoxale mais permanente pratique du secret, et force est de reconnaître que l'auteur est convaincant. Dans le choix ou le renvoi des ministres, des favoris ou des maitresses, l'usage des lettres de cachet, la Bastille et le développement du 'cabinet noir', la direction des administrations au sommet de l'Etat et la gestion des finances publiques, les alliances diplomatiques, les réseaux européens et la guerre, jusque dans certaines morts "suspectes" à la Cour de Versailles, et même sur son lit de mort, le secret est toujours présent. Il faut parfois faire la part de ce qui est d'un fonctionnement classique, sinon normal, d'un gouvernement sur la scène internationale (qui agit dans la totale transparence ?...) et de ce qui relève du tempérament et de la personnalité propre de Louis XIV, mais au total l'ouvrage est parfaitement complémentaire des différentes publications récentes sur le Grand règne, auxquelles il apporte indiscutablement une profondeur souvent négligée.

Coll. 'Texto', Tallandier, Paris, 2015, 728 pages. 12,50 euros.

ISBN : 979-10-210-0851-9.

Grand siècle
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 06:00

Dieudonné Costes

Avions - Hors-série n° 38

Si Dieudonné Costes reste connu des fanas de l'aviation de l'entre-deux-guerres pour sa réussite de la première traversée Paris - New York en septembre 1930, sa carrière antérieure a été assez largement oubliée.

Doublement oubliée d'ailleurs, puisqu'il fut l'As des As sur le front de Salonique... dont on parle si peu. Entré en service à la fin de l'année 1913, il est formé par Marcel Bloch, qui deviendra Marcel Dassault, et commence la Grande Guerre comme caporal mitrailleur à l'escadrille V 24. Après une blessure et une convalescence, il quitte la France pour Salonique à l'automne 1915 avec la MF 85, mais connaît d'abord de sérieux problèmes disciplinaires au point d'être brièvement muté d'office au 2e RMA. C'est finalement en mai 1916 qu'il commence à proprement parler sa carrière d'As, comme ... bombardier. Elle ne cesse dès lors de se développer et ce hors-série raconte par le menu les missions de tous types qui se succèdent jusqu'à son rapatriement en novembre 1918. Le fascicule traite ensuite, naturellement, de la conquête de l'Atlantique et de l'entre-deux-guerres, puis du rôle (controversé) de Costes pendant la Seconde guerre mondiale.

Un très bon numéro hors-série, à partir de nombreuses archives publiques et privées illustré par plus de 200 photos.

As des As en Orient
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 06:00

Prince impérial et médaille militaire

Napoléon III - n° 30

Ce numéro de mars-mai 2015 conserve la ligne éditoriale du magazine qui s'attache à présenter (et à mettre en valeur) la société du Second empire sous toutes ses facettes (Personnalités, vie quotidienne, ville impériale, littérature, etc.). Au sommaire, deux articles portent sur le Prince impérial et sa mort sous uniforme britannique en Afrique australe, et un autre sur la création de la médaille militaire en 1852.

Second empire
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:00

J'étais l'agent de Staline

Walter Krivitsky

Voici la réédition d'un livre assez exceptionnel. Juif polonais entré en bolchevisme comme on entre en religion dès 1917, Walter Krivitsky devient à partir du milieu des années 1930 l'un des principaux agents de Staline en Europe de l'Ouest, et il est au premier rang des opérations du Komintern jusqu'à la fin de 1938. Ce livre de souvenirs est publié aux Etats-Unis en 1939 et l'auteur est mystérieusement retrouvé mort dans une chambre d'hôtel  en 1941.

Dans son introduction, Walter Krivitsky explique pourquoi il a fait défection, revient sur les liens entre l'Allemagne, de Weimar puis nazie, et l'Union soviétique (son récit donne parfois ici l'impression d'être partial, ou partiel, par méconnaissance de certains événements intérieurs). Le livre est divisé en huit chapitres chronothématiques, allant des généralités (chap. 1 et 2) à des sujets particuliers : "La fin de lInternationale communiste", "La main de Staline en Espagne", "Staline fabrique des dollars", "Le Guépéou", "Pourquoi Staline fit fusiller ses généraux", etc. Il faudrait plusieurs pages pour présenter tous les exemples, tous les arguments, que l'auteur donne sur les manoeuvres et manipulations de Staline et les basses oeuvres du Guépéou, mais soyez persuadés que chaque chapitre se "dévore" littéralement. Le récit est vif, les dialogues restitués (reconstitués ?) passionnants, les dessous de l'action du Komintern et les choix politiques de Staline souvent dévoilés (quelques perles, comme la création d'une entreprise "privée" dans l'URSS des années 1930 pour l'exportation d'armes et munitions !). Bien sûr, chacun remettra aussi ce texte dans son contexte et replacera l'auteur dans la situation qui était matériellement la sienne lorsqu'il l'a écrit. Tout part et revient à Staline, véritable 'deus ex machina' malfaisant, ce qui est sans doute en grande partie vrai, mais est ici absolument systématique : à propos de la fabrication de faux billets de 100 $ : "Le fait est que Staline créa et dirigea cette entreprise de contrefaction" ; à propos de la guerre civile espagnole et des brigades internationales : "L'URSS envoya en Espagne, comme soldats, des détachements de communistes étrangers, hors-la-loi dans leurs pays, et qui s'étaient réfugiés en Russie. Staline était heureux de s'en débarasser" ; à propos des grandes purges dans l'Armée rouge : "Staline savait qu'il n'amènerait jamais Toukhatchevski, Gamarnik, Yakir, Ouborevitch et les autres chefs, à cet état d'obéissance passive qu'il exigeait de tout son entourage" ; etc. A chaque page, la personnalité de Staline est centrale et sa responsabilité absolue. Si le livre est (semble) globalement honnête, le fond du dossier est visiblement à charge. "Amoureux déçu" de l'URSS révolutionnaire, Walter Krivitsky dit sans aucun doute sur la majorité des points la vérité. Sur quelques autres, le doute est permis.

A lire, à conserver, et au hasard d'autres ouvrages à vérifier, autant que possible.

Nouveau Monde éditions, Paris, 2015, 263 pages, 19,90 euros.

ISBN : 978-2-36942-198-6.

Premier grand transfuge
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 06:00

Jocelyne Khoueiry

L'indomptable

Nathalie Duplan et Valérie Raulin

Réédition d'un ouvrage paru pour la première fois en 2005 mais aujourd'hui épuisé, qui raconte le parcours, l'engagement sans réserve, d'une jeune Libanaise chrétienne pour défendre son pays, d'abord les armes à la main.

Le livre commence par le récit rapide de cette soirée de mai 1976 durant laquelle Jocelyne Khoueiry accède à la notoriété dans le camp chrétien pour avoir défendu avec une poignée de jeunes femmes (et jeunes filles) l'accès au quartier chrétien de Beyrouth contre plusieurs centaines (?) de membres des milices islamo-palestiniennes. La guerre civile a commencé depuis un an dans un Liban où le "Fathaland" est devenu plus puissant que l'Etat et où les chrétiens sont de plus en plus menacés. Celle qui, à 15 ans, a entrainé ses camarades du lycée pour manifester leur tristesse dans la rue à l'annonce de la mort du général de Gaulle, née et élevée dans une famille où "la politique -alors coupée de considérations religieuses- occupe une place immportante", va partager son temps entre l'université et la préparation militaire (contre l'avis de ses parents) dans les mois qui précèdent le début de la guerre civile. Dès le premier soir, le 13 avril 1975, elle est l'arme à la main, le lendemain sur la première barricade. D'abord engagée dans la lutte au nom de l'indépendance libanaise, elle retrouve la religion de ses parents et ancre sa volonté de résister dans sa foi. Elle prend du galon, dirige des centaines de jeunes femmes, commande mieux que bien des hommes, dans la neige ou sous le soleil, sur tous les "fronts" de la guerre civile, contre les Palestiniens, les milices "progressistes" et même les Syriens, en particulier autour de Zahleh. Avec quelques amies, elle organise une véritable "force féminine" intégrée au mouvement chrétien et dont elle protège les membres. Au passage, quelques lignes bienvenues (pp. 150) pour rappeler l'importance des mots et les connotations péjoratives associées dans la grande presse française au combat des Kataëb. En 1982, elle accepte sans l'approuver l'intervention israélienne dans le conflit, mais à la fin de l'été l'assassinat de Bachir Gémayel puis le drame des camps de Sabra et Chatila relancent le processus de violence. Tout en poursuivant son combat pour le Liban, elle accorde une place de plus en plus importante à sa foi : c'est l'époque du conflit contre les Druzes et de la perte de la Montagne libanaise. Puis vient le temps de la discorde dans le camp chrétien, son opposition à Samir Geagea dont elle réprouve les méthodes, et par fidélité au clan Gémayel. En 1987, elle quitte le conseil militaire des Kataëb, s'engage davantage en faveur de ses compatriotes par le biais de la religion, rencontre plusieurs fois le Pape Jean-Paul II et défend les Chrétiens d'Orient, sur fond d'entrée massive des Syriens dans son pays et de fin de la présidence Aoun : "Avant nous défendions la vie dans son aspect matériel : nos parents, nos vieillards, nos enfants étaient menacés. Comment les aurions-nous abandonnés ? Notre combat s'est élargi : nous défendons la vie dans toutes ses dimensions, corporelle, morale, spitiruelle". En 2006, Israël reprend son offensive ("Aucun pont du Liban n'est épargné") et Jocelyne se lance dans l'aide à la reconstruction du Sud, recherche des financements, ouvre dans les régions musulmanes des annexes de son centre Jean-Paul II, puis développe un projet d'acceuil familial, la Maison Saint-Joseph, rencontre Benoît XVI et prépare sa venue au Liban, avant d'être nommée au conseil pontifical pour les laïcs.

Les deux auteures ont bien sûr de l'amitié et sans doute de l'admiration pour leur héroïne. Mais, probablement aujourd'hui plus encore qu'en 2005, il est utile de connaître ce parcours de vie dans une région aussi déchirée, alors que Liban est chaque jour menacé par la crise syrienne. Un beau récit, un bel engagement. Un livre à lire.

Le Passeur éditeur, Paris, 2015, 260 pages. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-36890-326-1.

Liban martyr
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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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