Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 05:45

De Waterloo aux Tigres Tamouls

C'est la guerre ! - n° 4

Le plus jeune magazine de la presse grand public poursuit son évolution (nouvelle couverture, nouvelles rubriques, etc.), tout en conservant un style et une ligne éditoriale à destination du large public qui découvre l'histoire militaire. Au sommaire de ce numéro : Waterloo, les Tigres Tamouls à Ceylan, la guerre civile en Somalie, les commandos britanniques de la Seconde guerre mondiale, les princes guerriers du Rajastan en Inde, l'opération 'Tempête du Désert', un hommage à Bob Maloubier et la présentation des musées militaires et des sites internet d'histoire militaire.

Histoire immédiate aussi
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Histoire"
commenter cet article
5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 06:00

Deux ans dans les pas de Zamaraï Païkan

général et héros afghan

Philippe Cholous

Un livre particulièrement original sur l'aspect "conseil/formation" de l'action des Occidentaux en Afghanistan, avec ce témoignage sur une "expérience rare et singulière" : celle d'un officier français de gendarmerie qui est resté pendant deux ans le conseiller permnent du général commandant la police nationale afghane d'ordre public (ANCOP).

C'est "une histoire de compagnonnage" que nous conte Philippe Cholous puisqu'il fut pendant dix-huit mois, à partir de 2013, "en immersion complète parmi les Afghans ... Aucun Occidental n'était avec moi, puisque j'évoluais sans conducteur ni équipe de protection dédiée. C'est ainsi que j'ai vécu l'intimité opérationnelle, humaine et spirituelle du général Zamaraï et de ses gardes du corps, de mon interprète aussi, sans aucune interférence extérieure. C'est en cela que mon expérience s'avère singulière, riche d'enseignements particuliers et mérite d'être partagée". Il souligne d'ailleurs dans les premières pages, lorsqu'il évoque sa préparation opérationnelle avant projection : "Je lis beaucoup ... Comme toute forme d'entraînement, cette phase d'intenses lectures constitue un plaisir particulier mais bien réel ... Mes précédentes opérations extérieures m'ont convaincu de l'importance de cette phase d'études et de réflexion,sans laquelle on se comporte en aveugle". Après avoir raconté sa première rencontre avec le général afghan ("Ce qui frappe d'emblée, c'est d'une part un regard profond et chaleureux, d'autre part un sourire malicieux. La combinaison des deux est redoutable et participe du charisme immédiat, presque foudroyant de l'homme"), l'auteur nous raconte l'histoire de Zamaraï Païkan, Tadjik, fils de militaire, âgé de 16 ans lors de l'invasion soviétique, qui ne connaît que la guerre, longtemps aux côtés de Massoud. Il nous présente ensuite l'Afghanistan tel qu'il l'a connu, dans sa topographie (il regrette en particulier "l'absence de prise en compte par les analystes de tous poils de la géographie physique"), ses populations et sa société : "Pour féodale qu'elle soit, la société afghane connaît une très grande liberté de parole", et dans les assemblées locales "les décisions peuvent s'avérer arbitraires, mais la parole est libre, quelle que soit la condition de chacun des intervenants". Il poursuit par son approche de la population afghane et décrit sa perception, sa compréhension des communautés (dont il reconnaît mais relativise à la fois les différences) : "Les Afghans ne sont pas résignés. En revanche, ils sont à la fois philosophes et très durs au mal", et pour tout dire "très attachants". Au passage, il note que ses interlocuteurs apprécient le simple geste de serrer la main, "marque française de considération qui, là encore, nous distingue avantageusement des Anglo-saxons qui évitent les contacts et se passent ostensiblement les mains au produit désinfectant". Il en vient enfin à la présentation de l'ANCOP elle-même, son histoire récente, son orgnisation, sa formation, son intégration dans le dispositif général de sécurité, ses difficultés aussi. Il consacre un chapitre entier à la question de la corruption, dont il n'a pas, reconnaît-il, "immédiatement perçu la réalité et l'ampleur", mais au sujet de laquelle il donne plusieurs exemples précis. Après avoir tenté d'en expliquer les sources et les formes, il évoque le népotisme et a cette phrase en fin de chapitre : "En comparaison de la société civile, des mondes politique et militaire de la France d'aujourd'hui, tels que je les ai encore récemment vécus, je ne suis malheureusement pas certain que le népotisme afghan soit finalement si marqué que cela"... Les brefs chapitres se poursuivent avec la question de l'Islam, celle de la sécurité collective, le récit de ses déplacements, la présentation des fêtes traditionnelles afghanes, sur le style de commandement ("Le commandant de l'ANCOP passe quotidiennement à la salle radio, immédiatement après le point de situation. Là, sur fréquence unique et en phonie, il converse directement et successivement avec les huit commandants de brigade ou leurs officiers opérations. Il échange avec eux à la voix. Au-delà des mots, il détecte les nuances dans les intonations des subordonnés qu'il connaît parfaitement"). Philippe Cholous décrit ensuite le "mode de fonctionnement" du général Zamaraï, son pragmatisme, sa puissance de travail, sa force de volonté, son sens moral et son goût pour la paix d'autant plus fort qu'il n'a presque connu que la guerre : il a "une conception afghane et médiévale de la guerre, dans laquelle le courage physique et moral des hommes est fondamental. L'idée de tuer par procuration à travers des explosfs de fortune déposés, voire déclenchés à distance, lui est étrangère et insupportable". Les derniers chapitres sont consacrés aux aspects plus internationaux : visites en France et en Allemagne, relations avec la communauté internationale à Kaboul (parfois peu reluisante), rapports avec la mission de police européennne EUPOL ("bilan malgré tout très mince au regard des sommes investies", statistiques "établies à partir de rien, de façon purement théorique, au doigt mouillé en somme"), avec les Russes et avec les Américains (Il parle du "mépris et (de) l'arrogance des Anglo-saxons comme de l'Union européenne vis-à-vis des Russes. Cette posture viscérale est incompréhensible pour nous Français qui, sans être naïfs, cultivons à raison une estime et une amitié également séculaires pour ce très grand peuple"), dont il souligne plusieurs exemples de manque (pour le moins) d'éducation et de savoir-vivre.

Philippe Cholous, qui ne cache ni son profond patiotisme, ni visiblement sa solide foi chrétienne, nous livre ainsi un témoignage vivant, naturel, presque spontané. Il alterne avec aisance les exemples concrets et les réflexions plus élevées, et son discours "respire" le vécu et le naturel. Une (solide) nouvelle brique à notre connaissance de ce pays et de l'action menée par les militaires français. A lire.

Lavauzelle, Panazol, 2015, 222 pages. 22,30 euros.

ISBN : 978-2-7025-1631-7.

Conseiller en Afghanistan
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Missions internationales ONU-OTAN
commenter cet article
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:00

Les secrets de Vichy

Bénédicte Vergez-Chaignon

Ayant récemment publié une imposante biographie de Pétain, Bénédicte Vergez-Chaignon revient à sa thématique générale sur la Seconde guerre mondiale avec cette étude du régime de Vichy qui s'efforce d'apporter des éclairages nouveaux sur quelques moments particuliers, mal connus ou sujets à polémique.

Parmi les douze sujets traités, elle commence par nous présenter Vichy, "micro-capitale" d'un Etat impuissant mais qui tient à conserver les formes extérieures et la vie qui s'y développe dans les services officiels, puis s'intéresse aux "rédacteurs et correcteurs" des discours du maréchal (qu'il corrige néanmoins) : en 1940, "on constate que le nombre de personnes sollicitées pour présenter des projets est finalement assez élevé et les versions multiples", plus le cercle des rédacteurs privilégiés se structure, mais il reste relativement important. Elle analyse également quelques discours importants et se penche sur leur diffusion. Elle tente ensuite de déterminer qui est (qui sont) le(s) principal(paux) rédacteur(s) du statut des juifs de l'automne 1940, et si la première version "de travail" n'est pas de sa main, il apparaît clairement que Pétain apporte à ses versions successives plus qu'une attention particulière : il a pris une part importante. Ainsi de suite, du retour des cendres de l'Aiglon en décembre 1940 (concomittant avec la destitution de Laval) : la cérémonie "se révèle comme la mascarade qu'elle a toujours été" (avec le soupçon peu crédible d'avoir voulu attirer le maréchal à Paris pour le retenir prisonnier) ; à l'attentat de Versailles contre Laval à l'été 1941, qui permet de parler de la création de la LVF et de la carrière ultérieure du tireur, Paul Collette. Un chapitre est consacré au rôle particulier de Vichy dans la "solution finale" en France, sa réalité mais aussi ses ambiguités et ses limites ; un autre à la carrière et à la personnalité de Darnand, qui réussit "l'exploit" de devenir membre du gouvernement en décembre 1943 après avoir prêté serment de fidélité à Hitler... Le dernier chapitre traite des "Cent derniers jours de Laval", de juillet à octobre 1945, balloté vers le "réduit bavarois" au dernier stade de l'avance alliée, puis brièvement réfugié en Espagne avant d'êtrepris en charge par la Sécurité militaire française en Autriche et d'être ramené dans l'hexagone où il comparaît devant un juge à partir du mois d'août.

En résumé, une approche pointilliste de quelques moments importants ou de quelque scènes ordinaires du régime de Vichy qui permet à l'auteure de brosser le portrait de très nombreux responsables de la collaboration croisés au fil des pages, et de dresser le tableau peu glorieux d'une période définitivement sombre.

Perrin, Paris, 2015, 415 pages, 22,- euros.

ISBN : 978-2-262-02683-7.

Vichy
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
commenter cet article
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 06:00

Napoléon et la France

Thierry Lentz

Auteur bien connu de nombreux ouvrages de référence sur le Premier empire,le directeur de la fondation Napoléon nous propose ici un ouvrage différent qui tente de dresser "le bilan" de l'oeuvre napoléonienne dans tous les domaines.

Dès l'introduction, il règle son compte à l'idée récente (si ce n'est à la mode) d'un Napoléon précurseur du totalitarisme sinon d'Hitler (Il revient d'ailleurs sur la question dans l'avant-dernier chapitre). Il s'attache ensuite à présenter l'oeuvre impériale par grands thèmes à travers une série de chapitres, pour la plupart issus de travaux antérieurs et de communications dans des colloques retravaillées. Au fur et à mesure de sa démonstration, il aborde la question des institutions et de l'Etat, l'organisation administrative des territoires, le code civil et la constitution, le fonctionnement "régulé" de l'économie, les réformes judiciaires et le rôle des différents tribunaux, l'interventionnisme dans le domaine des arts, la suspicion de "dictature militaire", alors même que l'empereur s'entoure essentiellement de civils pour son gouvernement. De fréquentes citations viennent appuyer le propos, et des tableaux stratistiques de synthèse viennent renforcer l'argumentation.

Ni exclusivement élogieux, ni systématiquement critique, le livre pose en termes clairs les données du débat et restitue légitimement à l'empereur sa place dans l'évolution générale du pays, place au moins aussi éminente par son oeuvre législative et réglementaire que par ses succès militaires. Un ouvrage agréable et facile à lire qui constitue une excellente entrée pour approcher Napoléon chef d'Etat. 

Editions Vendémiaire, Paris, 2015, 255 pages, 20,- euros.

ISBN : 978-2-36358-186-0.

Héritage
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Révolution et Empire
commenter cet article
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 06:00

Les hommes d'Hitler

Jean-Paul Bled

Bien connu pour ses nombreux ouvrages sur le monde germanique dans son ensemble, Jean-Paul Bled s'attaque ici à un sujet qui a déjà fait l'objet de plusieurs publications, dans un domaine où les reconstructions voire les fantasmes sont légion. Fort heureusement, il aborde la question de l'entourage proche d'Hitler avec le sérieux et la mesure d'un professeur émérite. Les amateurs de "révélations" plus ou moins croustillantes en seront pour leurs frais, les amateurs d'histoire apprécieront.

Après avoir rappelé en introduction comme le IIIe Reich est organisé et fonctionne autour du Führer, quelles sont les différences entre les "barons" du régime et comment Hitler se comporte avec eux, Jean-Paul Bled nous propose vingt-trois portraits organisés en six parties : "Les idiots utiles" (ces conservateurs comme von Papen et von Blomberg qui facilitèrent l'arrivée d'Hitler au pouvoir en croyant pouvoir le manipuler), "Le premier cercle" (pour la plupart des anciens membres du NSDAP, de la "vieille garde bavaroise", à l'exception de Bormann et surtout de Speer), "Les civils" (groupe hétérogène qui rassemble des hauts responsables du régime, de la propagande à la justice et à la jeunesse), "Les militaires" (pour ceux qui furent le plus longtemps particulièrement choyés par le régime, comme Guderian et Rommel), "Les artistes" (le photgraphe d'Hitler et la cinéaste Leni Riefenstahl), et enfin "Les éliminés" (avec Röhm et surtout Strasser, bien moins célèbre). Des personnalités peu connues comme Frick, le juriste "qui a pour mission de reconstruire l'Etat", ou au parcours plus controversé comme Dönitz, l'amiral créateur de la flotte sous-marine et dernier dirigeant du Reich, qui réécrira largement l'histoire dans ses Mémoires de 1956.

Le livre se temine sur un index et une solide bibliographie. Il n'apporte pas à proprement parler de révélation, mais dresse un tableau assez complet des principales élites dirigeantes de l'Allemagne nazie. 

Perrin, Paris, 2015, 506 pages. 24,90 euros.

ISBN : 978-2-262-03967-7.

Hommes d'appareil
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Allemagne - Monde germanique
commenter cet article
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 06:00

Mémoires

Joseph Fouché

Après une biographie de Talleyrand au printemps chez 'Texto', voici une réédition des Mémoires du second personnage le plus controversé de l'époque révolutionnaire et impériale. Il s'agit de la réédition d'un ouvrage paru en 1945, présenté par Louis Madelin, qui s'interroge d'abord sur leur authenticité. "On écrira sur les papiers de Fouché une chronique qui ressemblerait fort à un roman et même à un conte : papiers volés, papiers brûlés, papiers retrouvés, resupprimés, et ressuscitant sans cesse de leurs cendres. Au fond, ce prodigieux faiseur trompa, à ce sujet, son entourageautant qu'il le put et non sans des intentions arrêtées".

Rédigées pendant ses longues années d'exil, ces pages ont évidemment pour objectif de défendre post-mortem l'ancien ministre de la Police et d'abaisser (voire de salir) ses adversaires et successeurs : "Moi qui longtemps revêtu d'un pouvoir occulte et terrible, ne m'en servis jamais que pour calmer les passions, dissoudre les partis et prévenir les complots"... Presque un saint ! En une trentaine de brefs chapitres de dix à vingt pages, chronologiquement, Fouché affirme dès les premières lignes refuser "les froides déclamations" et les "phrases académiques et alambiquées" pour confonde ses détracteurs "par des faits et des preuves, par l'exposé véridique de mes travaux". Au fil des pages, il multiplie donc les flèches, comme contre Robespierre par exemple dès le premier chapitre. Du Directoire à Brumaire, du Consulat à l'Empire, de la Restauration à l'exil, l'autojustification permanente et le dénigrement de ses concurrents sont systématiques. Tout est dans le style, dans la présentation des événements, dans les anecdotes concernant les autres grands personnages du moment. Il relate les "dessous" de la grande histoire, comment le secrétaire particulier de Bonaparte en vient à travailler pour lui, comment il intervient dans les affaires familiales des uns et des autres pour se créer des bras de levier, comme il "gère" ses rapports avec le prince de Talleyrand, comment il doit supporter sa première disgrâce puis revient au premier rang comme ministre de la Police générale. Il se présente alors comme un utile et heureux conseiller du nouvel empereur, un "médiateur entre l'ancien et le nouvel ordre des choses". Un fonctionnaire exemplaire, qui adresse au moins un rapport quotidien à son souverain. Au moment de Wagram : "Investi dans l'absence de l'empereur d'une grande partie de son pouvoir, par le concours de deux ministères, je donnais l'impulsion au Conseil dont j'étais l'âme et je fis passer des mesures fortes". L'Empire, c'est lui ! Mais bientôt il se méfie et s'écarte de Napoléon et lance quelques considérations assez impressionnantes : "Support et surveillant d'un empire immense, ma seule désapprobation le mit en péril, qu'il s'écroula dès que je ne le soutins plus de mes mains". C'est beau comme l'antique ! Négociations avec Londres, contacts avec tous les opposants, divergences sur l'affaire espagnole, tout en renouant avec Napoléon. La complexité est croissante et dans l'ombre Fouché tisse un réseau de plus en plus dense, fait jouer toutes ses relations, en France comme en Europe à partir de l'échec de la campagne de Russie, en particulier dans les Etats italiens lorsque les Coalisés entrent en France. Le livre se termine sur la Restauration des Bourbons, Louis XVIII faisant de lui à nouveau un éphémère ministre : "J'avais conçu le dessein d'être médiateur entre le roi et les patriotes".

Fouché aurait donc finalement été fidèle à travers les régimes à ses idées, par respect pour un idéal, et ce serait les gouvernants auraient trahit sa confiance... La dernière phrase est explicite : "Je crois résumer ma vie en déclarant que j'ai voulu vaincre pour la Révolution et que la Révolution a été vaincue dans moi". Rien de moins. Parfois énervant avec cette autojustification à outrance, systématique, ce livre est néanmoins passionnant, sur la forme comme sur le fond, et l'on a une présentation parfois bien différente des idées reçues sur les quelques grandes figures de la période. 

Coll. 'Tempus', Perrin, Paris, 2015, 668 pages, 12,- euros.

ISBN : 978-2-262-05094-8.

Duc d'Otrante
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Révolution et Empire
commenter cet article
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 06:15

Les pilotes français dans la bataille d'Angleterre

Avions - n° 207

Un article de plus de vingt pages consacré aux quelques Free French engagés aux côtes des aviateurs britanniques dans la bataille d'Angleterre : rien que celui-ci justifie la lecture du magazine. On remarque également la deuxième partie, sur plus de vingt pages également, du long article connsacré à Adolphe Pégoud, premier As français de la Grande Guerre. Un sujet oublié enfin a retenu notre attention, l'histoire du NC-3021 Belphégor français, à partir d'un projet d'avion de très haute altitude d'avant guerre, dont la finalisation au lendemain de la Libération se heurte à d'importantes difficultés (1ère partie).

13 Français Libres
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Histoire"
commenter cet article
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 06:00

En Europe, en Asie et en Afrique

2e Guerre Mondiale - n° 61

Dans son éditorial, Nicolas Pontic rappelle le souci de la revue de proposer des articles répondant à une vraie problématique, afin d'aider à mieux comprendre les événements. On relève avec intérêt l'article de Benoit Rondeau, "De l'usage des témoignages", qui précise leur importance sous réserve de toujours les passer au crible de la critique historique et de les recontextualiser. Intéressant également, et original, celui de Vincent Bernard qui présente quelques extraits d'un "Guide du GI's" destinés aux soldats américains stationnés en Irak à partir de 1942. On note également un article s'efforçant de comparer l'Afrika Korps aux unités alliées en Afriqe du Nord et un récit de la bataille de Königsberg en Prusse orientale.

Témoignages
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Histoire"
commenter cet article
30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 07:00

Le Père Jacques

Carme, éducateur, résistant

Alexis Neviaski

Déjà auteur d’un Képi blanc, casque d’acier et croix gammée (ici) sur les manœuvres de déstabilisation de la Légion étrangère par l’Allemagne durant l’entre-deux-guerres (en particulier au Maroc), Alexis Neviaski change totalement de thématique avec ce nouvel ouvrage, à la fois profond et plein de finesse.

Il nous compte en effet la vie du Père Jacques de Jésus, né Lucien Bunel, devenu le héros du célèbre film (romancé) de Louis Malle Au revoir, les enfants. Entré au Petit séminaire dès l’âge de douze ans en 1912, très pieux mais ayant déjà fort caractère pendant sa scolarité, il passe au Grand séminaire en 1919 et effectue son service militaire en 1920. L’un de ses camarades affirmera plus tard : « J’ai été le témoin de l’heureuse influence qu’il a sur ceux avec qui il est en contact : chefs, camarades, subordonnés. Son action est discrète, c’est un ‘catalyseur’ agissant par sa seule présence ». Ordonné prêtre en juillet 1925, il est enseignant (instruction religieuse, anglais, latin), surveillant et aumônier d’une troupe de scouts tout en restant en charge de paroisses Très vite, sa réputation comme pédagogue et son charisme sont unanimement reconnus. En 1931, il fait le choix du « désert du Carmel », se sépare de tous ses biens propres et entre dans l’ordre des Carmes déchaux : « l’abbé Lucien Bunel n’est plus. Le frère Jacques de Jésus prend sa place ». Il y croise en particulier le Père Louis de la Trinité, Georges Thierry d’Argenlieu, dont il devient proche et auquel il doit de rejoindre Avon pour y créer le Petit Collège en 1934 : « Ce que le Petit Collège poursuit avant tout, c’est l’Unique Nécessaire. Tout se fera d’ailleurs dans la joie et la spontanéité de la jeunesse et non par une contrainte de surface ». Ses méthodes pédagogiques étonnent à l’époque : « Il est en effet viscéralement convaincu que c’est en tirant les enfants vers le haut, en leur donnant des raisons d’être responsables et fiers que l’on fait d’eux des hommes libres … D’abord laisser les enfants seuls au dortoir, puis sans surveillance pendant les compositions. Résister à la tentation s’avère alors aussi important que de réussir l’examen ». Les principes développés sont de la même veine : « Notre idéal n’est pas de former des enfants figés, les bras croisés, et qui garderont toute leur vie l’habitude des bras croisés. Notre rêve est d’habituer nos enfants à savoir distinguer le bien du mal, à connaître la valeur d’un acte de volonté, à s’éprendre d’amour pour tout ce qui rend un son de droiture, de loyauté, d’honneur, et donc à prendre très tôt l’habitude de faire eux-mêmes volontairement, librement, avec amour, le mieux possible, leur devoir ». Le nombre d’élèves augmente, l’établissement doit rapidement s’agrandir, mais bientôt la situation européenne se détériore. C’est la mobilisation (temporaire et partielle à l’automne 1938, générale à l’été 1939) et il rejoint comme sergent-chef le 6e groupe autonome d’artillerie dans une batterie de repérage. Il se dépense au profit de son unité et de ses hommes, et son témoignage sur la ‘Drôle de guerre’ et un certain nombre d’officiers est d’ailleurs peu flatteur…Il lance et rédige un journal ‘du front’ : « Non seulement, il faut vivre la guerre en hommes mais il faut la vivre pour devenir plus hommes … Si nous sommes attentifs, nous apprendrons à mieux connaître les hommes, à découvrir le vrai visage de la France vivante, simplement en observant les habitudes de pensée de nos camarades venus de partout ». Dans son secteur de la ligne Maginot, il n’a pas le temps en mai 1940 de vivre réellement les combats et doit se replier avec la 3e Armée à partir du 13 juin : « On peut signaler chez lui le mépris le plus absolu du danger et même une certaine satisfaction aux premiers coups de feu qui lui faisaient croire aux préliminaires d’une guerre active qu’il voyait victorieuse », note un témoin. Fait prisonnier le 20 juin, il devient aumônier de son camp de détention provisoire à Lunéville et est libéré, comme prêtre, le 18 novembre. Il retrouve son établissement scolaire (« L’âge d’or du Petit Collège, 1941-1943 »), mais aussi une communauté rapidement divisée entre les partisans de la confiance absolue au maréchal Pétain et ceux qui refusent l’humiliation de l’occupation nazie. Le Père Jacques adhère d’abord à l’analyse présentée par le chef du nouvel Etat français (« Nous avons à restaurer la France … Notre défaite est venue de nos relâchements »), mais la législation sur les Juifs le fait s’éloigner.et dès 1942 il entre en résistance, presque comme il était entré en religion. Il devient l’agent RX 3 280 d’un réseau « spécialisé dans le refuge et l’évasion ». Il accueille d’abord dans son établissement un professeur de confession juive renvoyé du fait des lois raciales, puis explique à ses élèves : « Si vous voyez quelqu’un qui a une étoile jaune, découvrez-vous ». En mars 1943, ce sont trois enfants juifs qui rejoignent secrètement le Petit Collège (« J’en appelle à chacun de vous pour garder absolument le silence. C’est un risque que nous prenons. Une vie sans risque est une vie qui ne vaut pas la peine d’être vécue ») et aide parallèlement ses anciens élèves à échapper au STO et rejoindre le maquis. Tous les religieux n’adoptent pas la même attitude et le curé d’Avon, germanophile, « travaille à dépouiller le courrier des dénonciations à la Gestapo », or Père Jacques multiplie les activités, même s’il se sait de plus en plus menacé. Il écrit à son frère au début du mois de janvier 1944 : « Si je suis fusillé, réjouissez-vous car j’aurai réalisé mon idéal : donner ma vie pour tous ceux qui souffrent ». Il est effectivement arrêté sur dénonciation le 15, et c’est alors qu’il prononce à l’attention de ses élèves la phrase qui deviendra le titre du film, « Au revoir les enfants ! A bientôt ! ». C’est alors la prison à Fontainebleau, où il commence à dire la messe et à consoler les prisonniers, puis après plusieurs étapes et camps transitoires où il reconstitue des « paroisses improvisées », arrive au camp de Neue-Breme où les violences et maltraitances se succèdent. Il y prend rapidement en charge le répugnant local pompeusement baptisé « Infirmerie » par les gardiens : « Malgré la fatigue et les coups de schlague, le Père Jacques s’obstine à rendre une dignité humaine aux malades et parvient à maintenir propre le lieu comme ses occupants ». Un mois plus tard pourtant, « des cinquante arrivants du 28 mars, ils ne sont plus que sept encore en vie ». Il est alors transféré à Mauthausen comme prisonnier politique, avant d’être affecté à Gusen 1 dans un Kommando de travail : « la mort assurée par le travail ». S’occupant toujours des autres bien que de plus en plus affaibli lui-même, il conserve toute sa vivacité d’esprit, la foi chevillée au corps. Il participe à la constitution d’un réseau d’entraide au sein de la population des prisonniers, donnant tout aux plus faibles : « Je n’ai pas le droit d’avoir plus que n’importe qui, car je suis prêtre et je dois donner l’exemple ». Le 28 avril 1945, le camp est libéré mais un désordre extrême règne, la mort est présente partout et une épidémie se déclare. Malade, totalement épuisé, Père Jacques  meurt au soir du 19 mai.

Un vrai travail d’historien, sur une personnalité exceptionnelle qui, grâce à Alexis Neviaski, sort du cadre romancé du film pour retrouver toute la stature et les couleurs d’un engagement complet au service de sa foi, des enfants, des résistants et des déportés. Un beau livre très enrichissant. A lire.

Tallandier, Paris, 2015, 408 pages. 22,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1074-1.

Foi et sacrifice
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Biographies
commenter cet article
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 07:00

Vendetta

Bandits et crimes d’honneur en Corse au XIXe siècle

Caroline Parsi

Partant du double constat qu’à la fin du XIXe siècle la Corse « possède un nombre d’homicides qui, rapporté à la population, est … quinze fois supérieur à la moyenne française », et que la notion ‘d’honneur’ irrigue de façon sensible, épidermique presque, l’ensemble de la vie familiale et sociale insulaire, l’auteure se penche sur ce phénomène devenu presque légendaire, celui de la vendetta et du banditisme « comme deux étapes différentes dans l’évolution d’un même phénomène : la réponse à l’honneur offensé ». Elle s’appuie pour cela sur un vaste corpus d’archives départementales et nationales, sur de nombreux extraits de presse (en particulier régionale) et sur une très riche bibliographie.

Caroline Parsi organise son livre en cinq grandes parties très cohérentes qui permettent d’embrasser l’ensemble de la question. Dans un premier temps, elle précise ce qu’est la Corse au XIXe siècle, son territoire, ses populations, ses ressources, son organisation sociale, etc., mais aussi l’image que Paris a de cette terre méditerranéenne « pauvre et dure »« l’agriculture est encore aux procédés de Virgile ». Elle s’intéresse ensuite aux représentations du « peuple corse », en particulier dans la littérature, de Mérimée (Colomba) à Alexandre Dumas (Frères corses) et Maupassant (Vendetta), et dans la presse parisienne où les situations corses permettent d’alimenter des articles « sensationnels » réguliers. Elle observe pourtant que la vendetta supposée avoir commencée pour des motifs futiles (une poule tuée, un chien dans le champ d’un voisin, etc.) repose souvent sur l’opposition de deux familles « de longue date dans les luttes électorales ». Au bilan, déjà, « l’île apparaît comme un espace de non-droit, où la loi de l’Etat peine à s’appliquer ». Caroline Parsi pose ensuite la question de la définition de ce code d’honneur et de son éventuel particularisme corse, où « l’importance de la respectabilité, de la famille et de la mémoire des défunts régit l’ensemble des relations sociales entre les villageois ». Elle procède alors par comparaison avec d’autres provinces françaises, mais aussi avec d’autres motivation comme la cupidité, le sens de la propriété, voire une dénonciation jugée abusive mais aussi souvent à des questions électorales : « La mairie peut alors se transformer en une véritable forteresse. Le camp du maire s’y barricade, attendant, armé, la venue des adversaires. L’ennemi politique devient l’ennemi de sang ». Elle observe également que le déroulement de la vendetta répond à des règles presque codifiées, que les femmes y jouent un rôle important et que l’ensemble de la famille comprise au sens large est concernée : « C’est ce qui explique la disparition presque totale de certaines familles » ! Parfois, la fin de la vendetta est solennellement actée par un véritable « traité de paix », signé par les représentants des deux familles concernées devant les autorités civiles ou militaires de la République. Une quatrième partie nous plonge dans la vie au bandit d’honneur en fuite au cœur du maquis. Il s’agit le plus souvent d’hommes « ordinaires » que « la nécessité pousse à se venger d’un déshonneur », protégés par leurs familles, et même de la maréchaussée par le reste de la population au point que certains maires prennent la défense des bandits contre les gendarmes venus les arrêter. Cette réalité n’est pas contradictoire avec un « phénomène de folklorisation », et les fugitifs deviennent « des figures de gloire pour les écrivains locaux et un sujet de curiosité pour les touristes », au point qu’il « est à la mode de leur rendre visite » ! La dernière partie enfin s’attache à retracer l’histoire des efforts des autorités pour rétablir l’ordre public, maintenir le calme et réprimer les crimes. En dépit d’un arsenal juridique spécifique et d’un important déploiement de forces, « les véritables arrestations sont finalement assez rares » et « la persistance de la criminalité à un niveau élevé à la fin du XIXe siècle montre bien l’ampleur de l’échec du dispositif répressif ». Lorsqu’enfin un bandit peut être traduit devant un tribunal, les jurés « énoncent un verdict clément toutes les fois où l’accusé fait preuve d’un comportement conforme aux valeurs de la société insulaire »

Un héritage culturel complexe, dont on sait bien qu’il perdure sous différentes formes aujourd’hui même si l'on sent bien qu'il est désormais encore plus inadapté au siècle. Un livre passionnant, parfaitement référencé, où les analyses s’appuient sur de très nombreux exemples précis et qui se termine par des annexes chiffrées particulièrement éclairantes.

Editions Vendémiaire, Paris, 2015, 186 pages, 18,- euros.

ISBN : 978-2-36358-060-3.

Crimes "d'honneur"
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans XIXe siècle
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile