Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 06:00

Musique militaire

Revue Historique des Armées - n° 2 / 2015

Nous n'avions pas encore pu chroniquer ce numéro exceptionnel de la RHA, et c'est bien dommage. Un véritable numéro thématique dont la presque vingtaine d'articles, rédigés par d'excellents spécialistes, font un tour d'horizon très large de la question.

Sous la direction de Thierry Bouzard et en partenariat avec Theatrum Belli, voici donc une approche fine de ce "patrimoine culturel méconnu", allant de "La transmission des ordres par signaux sonores" au chant comme "Outil de communication des soldlats depuis l'Indochine et l'Algérie". Ancien régime, période napoléonienne, très riche XIXe siècle, mais aussi la musique comme facteur de rayonnement de l'institution militaire, les "Cahiers de chansons des soldats" de la IIIe République, le rôle du chant au sein d'une unité, etc. Si l'on ajoute à la qualité des textes proposés une iconographie souvent originale et de très belle qualité, voici un numéro qu'il faut non seulement lire, mais précieusement conserver.

La RHA n'étant pas diffusée en kiosque, pour commander : ici.

 

En avant la musique !
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Histoire"
commenter cet article
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 06:00

Gertrude Bell

Archéologue, aventurière, agent secret

Christel Mouchard

Voici une passionnante biographie de celle que l'on a pu surnommer "la reine sans couronne d'Irak", un peu comme Lawrence fut "le roi secret d'Arabie". Nous voici au coeur de l'influence et de la présence britannique au Moyen-Orient au début du XXe siècle, avant et après la Grande Guerre.

Vous lirez cette biographie comme un roman d'aventure. Elle commence normalement par la présentation de la riche famille de Gertrude, le remariage de son père, sa personnalité à la fois attachante, curieuse, et solide, sinon dure à certains égards et surtout son exceptionnelle capacité à apprendre, à lire, à raisonner et débattre, qui lui vaut d'être la première femme titulaire de la mention Très bien à l'issue de ses examens d'histoire à d'Oxford. Après trois ans de vie de bals et de réceptions à Londres, elle part pour la Perse avec sa tante en 1892, où après quelques mois elle pense pouvoir épouser un consul désargenté, mais le père refuse cette union. C'est le retour à Londres, mais pour repartir aussitôt pour la Suisse et l'Italie, l'Algérie, l'Allemagne, la Grèce, ConstantinopleChypre, la Syrie, Gibraltar, Tanger, l'Espagne, la Perse à nouveau : elle entame son deuxième tour du monde en 1903 ! Et cela avec le luxe des grands voyageurs de la fin du XIXe-début du XXe siècle : "Elle n'a pas peur des bagages volumineux, ils sont le prolongement naturel de sa personne ... Si la mode n'attend pas son retour pour changer, elle fait sans complexe appel au courrier". En 1905, après avoir appris l'arabe, elle se lance dans le désert "où nomadisent des tribus farouches que le pouvoir ottoman peine à contrôler". Seule avec ses serviteurs à sa suite, elle visite Pétra, puis part pour le djebel Druze et désormais consacre son intérêt et son temps à cette région. Paradoxalement, pour répondre à la demande "sociale" de sa famille et de la bonne société britannique, elle multiplie les correspondances qui présentent ses déplacements comme une suite ininterrompue de plaisirs et d'agréables moments : "Quand elle trace un itinéraire, elle sait quels hommes vont se trouver sur son chemin et, à peu près, jusqu'où leur faire confiance, comment les apprivoiser. A force de connaissance et de prudence, apte à utiliser tous les ressorts de l'hospitalité arabe, elle va ainsi traverser une décennie de vendettas diverses sans une égratignure, en usant de sa parole et de sa carte de visite". Au tournant des années 1910, elle découvre littéralement l'ancienne métropole d'Al-Ukhaidir au nord de Nadjaf et se rend à Karkemish, ancienne cité hittite sur l'Euphrate, où les fouilles sont conduites par des archéologues britanniques que l'on dit liés aux services de renseignement de Sa Majesté, dont un jeune T. E. Lawrence (qui deviendra son ami), Babylone, et Assur figurent aussi sur son itinéraire. Au fil des déplacements et des rencontres, en robe de soirée dès qu'elle peut disposer de ses bagages, elle rencontre émirs et chefs de tribus, parle avec eux, partage le thé et écoute quelques chants. Après quinze ans d'absence, elle séjourne deux ans en Angleterre avant de retrouver l'Arabie en 1913 et se lance dans un immense périple par les territoires actuels de la Jordanie, de l'Arabie saoudite, de l'Irak et de la Syrie, à l'époque plus ou moins concrètement sous suzeraineté ottomane, mais surtout zone mal contrôlée et en état larvé d'insurrection. Elle rencontre les cheiks, reste quelques temps prisonnière à Ha'il, au pays des Chammars, peut repartir et s'arrête à Bagdad, visite à nouveau les ruines des grandes cités antiques, rejoint Palmyre au terme d'un véritable raid dans le désert et retrouve Damas, lieu de son départ quatre mois plus tôt. Les itinéraires qu'elle a ouvert seront, après le début de la Grande révolte arabe, utilisés par les Hachémites et leurs alliés occidentaux, tandis que Gertrude Bell travaillera pour "le département de renseignement militaire de Bassora". Au début de la Première Guerre mondiale, elle s'engage cependant dans la Croix-Rouge, et elle sert à l'hôpital militaire britannique de Boulogne-sur-Mer. Elle retrouve l'Orient à la fin de l'année 1915 et son "réseau mondain", qui "a des ramifications jusque dans les tentes de laine noire plantées sur les rives de l'Euphrate et sur les frontières du Nedjd", est si utile à l'empire britannique ! Christel Mouchard rappelle sa connaissance profonde de la région et la cite : "Qui sait, si ce n'est ceux qui sont familiers de la région, que l'Orient est un et indivisible ? Appuyez sur un bouton à Kaboul, le choc électrique sera ressenti jusqu'à Damas". Visiblement, certains l'ont aujourd'hui oublié. On croise alors les personnages qui favorisent la révolte contre les Turcs du chérif Hussein et de ses fils en 1916, Hogarth, Clayton, Storrs et Lawrence. Du Caire, elle passe en 1916 à la Mésopotamie, poursuit son travail avec les notables locaux, facilite les relations souvent tendues entre Le Caire et les Indes, et y gagne le poste de Political Officer, seul officier féminin de l'armée britannique, puis celui d'Oriental Secretary ! A la fin de la guerre, son nom sera même prononcé pour devenir Haut-Commissaire en Mésopotamie : "Les Britanniques ne peuvent se passer d'elle parce qu'elle est la seule capable d'évaluer le poids réel des mouvements d'opinion qui parcourent la ville". Après être passé par Paris lors de la conférence de la paix, elle regagne l'Orient, persuadée qu'il faut faire naître un royaume arabe indépendant et devient la conseillère de l'administrateur civil Percy Cox, avec pour adjoint un certain Saint-John Philby, avant que celui-ci ne regagne le centre de l'Arabie avec Ibn Saoud et ne serve les Américains. Lors de la conférence du Caire, voulue par Churchill en mars 1921, elle est à l'apogée de sa notoriété et de son influence. Fayçal y sera fait roi d'Irak, et Gertrude Bell faiseuse de roi : "En demeurant près du nouveau roi, elle se fabrique un pays, l'Irak, quasiment taillé sur mesure, loin de l'Angleterre et tout près du désert. Elle pose ses bagages, cette fois définitivement". Mais dans les bouleversements du Moyen-Orient et de l'Arabie de l'entre-deux-guerres, son influence va s'effacer rapidement. Malade, elle décède à l'été 1926.

L'historien prendra soin de croiser les informations de ce livre, essentiellement basé sur la correspondance de Gertrude Bell, très fréquemment citée, avec les archives : il est fort probable qu'en certains points le récit que fait Christel Mouchard ne doivent être en partie amendé. Il n'en demeure pas moins qu'il y a là un formidable récit d'une vie exceptionnelle. A recommander à tous ceux qui s'intéressent à l'Orient arabe, y compris aujourd'hui.

Tallandier, Paris, 2015, 333 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1031-4.

L'aventurière exemplaire
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Biographies
commenter cet article
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 06:00

Francis Delaisi

Du dreyfusisme à "l'Europe nouvelle"

Eric Bussière, Olivier Dard et Geneviève Duchenne (Dir.)

Les douze contributions de cet ouvrage collectif présentent en trois grandes parties chronologiques la vie et les engagements d'un homme aujourd'hui bien oublié, mais qui exerça en son temps, à plusieurs reprises, une influence non négligeable.

La première partie nous présente en trois interventions les débuts de carrière de Francis Delaisi qui est l'un des organisateurs à Rennes du mouvement d'opinion en faveur de Dreyfus, puis l'un des intellectuels proches de la CGT, journaliste et auteur de plusieurs ouvrages, anticapitaliste et pacifiste, dont les "réflexions ont nourri le mouvement syndicaliste à tendance révolutionnaire". Le seconde s'intéresse à l'après-Première Guerre mondiale, lorsque Delaisi devient un européiste convaincu, pacisfiste, et un "quasi-expert" en économie, célèbre pour son La banque de France aux mains des deux cents familles, paru en 1936, mais également auteur de Le pétrole , Les contradictions du monde moderne, Les deux Europe et de Les financiers et la démocratie, qui lui valent une vraie notoriété internationale. Il y explique en particulier "comment les financiers ont déclenché la guerre mondiale et prophétise une nouvelle conflagration voulue par les deux cents administrateurs qui ont usurpé le pouvoir de l'économie nationale". Il se prononce alors pour une planifcation économique à l'échelle européenne et s'engage en 1934 au sein du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, dont il sera l'un des dirigeants, mettant en avant le "pacifisme intégral". La troisième partie nous permet de suivre l'homme pendant la guerre, qui "dès la débacle bascule totalement dans le choix collaborationniste, puis il y reste fidèle jusqu'à la fin de l'occupation", comme nombre de ses camarades venus de la gauche politique française. Tout en contribuant à de nombreux journaux de la collaboration, il est membre du RNP de Déat ("Il est l'un des rares auteurs publiés par ce parti") et joue un rôle de formation des cadres intellectuels : "Delaisi fait en 1943-1944 des cours de formation professionnelle pour l'éducation économique des journalistes, portant sur l'histoire, la géographie et la géopolitique. Son argumentaire, qui lui a valu ce poste, mérite d'être cité : le gouvernement autoritaire doit convaincre l'opinion rétive ou rebelle et les communiqués du minsitère de l'Information nepeuvent être efficaces s'ils ne sont adaptés à la clientèle de chaque journal par un corps de journalistes avertis". Arrêté en 1945, il présente son parcours comme "les tribulations d'un collaborationniste sincère", uniquement préoccupé par la paix européenne et les questions économiques.

On apprécie tout particulièrement l'exceptionnelle biographie de référence en fin de volume, sans doute exhaustive ou peu s'en faut. Un ouvrage collectif passionnant pour quiconque s'intéresse à l'histoire des idées de l'entre-deux-guerres à la Libération.

PIE Peter Lang, Bruxelles, 2015, 265 pages, 40,- euros.

ISBN : 978-2-87574-285-8.

De la gauche révolutionnaire à la collaboration
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Histoire politique
commenter cet article
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 06:00

La chute du Second empire

Reichshoffen - Sedan - Metz

Jean Tabeur

Le livre revient sur les événements de l'été et de l'automne 1870 qui, de la Dépêche d'Ems à la mise en place u gouvernement provisoire, scandent les étapes de la disparition du Second empire. Spécialiste du XIXe siècle, et en particulier des campagnes impériales, Jean Tabeur nous propose donc ici une synthèse militaire et politico-militaire.

L'auteur articule son propos en trois grandes parties, chacune étant chronologiquement centrée sur l'une des armées en campagne : "L'armée du Rhin", "L'armée de Châlons" et "L'armée de Metz". La première est marquée par l'inutile opération initiale sur Sarrebruck, puis par les combats de Wissembourg, Reichshoffen et Forbach avant la retraite, où le sacrifice des hommes le dispute à l'incompétence d'une grande partie du commandement ; la seconde nous permet de suivre Napoléon III lui-même de Champagne aux Ardennes, à partir du plan préparé en dernière minute du général comte Palikao jusqu'à l'investissement de Sedan. Napoléon III, fatigué, y apparaît néanmoins décidé à partager le sort de son armée, jusqu'à ce conseil de guerre qui rassemble trente-deux généraux et qui décide d'accepter le principe d'une capitulation. La troisième partie enfin est logiquement centrée sur Bazaine et Metz, aussi bien en ce qui concerne ses "réactions" à l'encerclement (et surtout ses préoccupations intérieures) que pour les liaisons que l'on cherche à établir avec les autorités parisiennes.

L'auteur alterne les passages consacrés aux questions tactiques (tel corps d'armée déployé de telle façon, telle division se déplaçant vers tel point, etc.) et ceux qui traitent des conséquences politiques nationales de la situation militaire, ce qui donne à l'ensemble une qualité de présentation de la campagne tout à fait intéressante, et il souligne au fur et à mesure les forces et les faiblesses de cette armée française. On appréciera également les nombreux chiffres (effectifs engagés, pertes, etc.) qui émaillent les différents chapitres. Pas de nouveautés toutefois, et ce volume permettra une solide première approche du conflit, avant d'être éventuellement complété par d'autres lectures.

Economica, Paris, 2015, 174 pages, 29,- euros.

ISBN : 978-2-7178-6817-3.

L'année terrible
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans XIXe siècle
commenter cet article
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 07:15

Un prêtre à la guerre

Le témoignage d'un aumônier parachutiste

Christian Venard et Guillaume Zeller

Réédition d'un ouvrage paru en 2013, dont l'intérêt n'a peut-être pas été assez souligné en son temps et qui nous présente la "carrière", la vie, les pensées, les réflexions, d'un homme indispensable dans une unité : le "padre", l'aumônier, "militaire non pratiquant" qui sait normalement se mettre à la hauteur de chacun et parler en camarade à tous.

Le livre se présente de façon originale sous la forme d'un très long entretien de Christian Venard, prêtre, avec Guillaume Zeller, homme de presse, et permet, en trois grandes parties ("Un prêtre du XXIe siècle", "Militaire non pratiquant", et "Aumônier de la République"), à la fois d'aborder toute la vie de l'aumônier et d'éclairer sa connaissance des casernes et des OPEX de sa foi. Très tôt sensible à l'appel de la vocation sacerdotale, Christian Venard est issu d'un milieu très traditionnel au plan militaire et religieux, est séduit par Jean-Paul II et entre au séminaire français de Rome en 1992, ce qui nous vaut quelques belles pages sur le centre du christianisme et la ville elle-même, sur la question de la soutane et celle de la modernité. Ordonné prêtre en 1997 et ayant fait le choix du diocèse ("non territorial")  aux armées, rejoint l'état-major de la 11e DP à Toulouse. Il explique alors en quelques phrases aussi sobres que pertinentes comment il a compris son rôle dès le début : il doit être crédble auprès des parachutistes, savoir porter le sac, marcher et sauter avec eux, mais "l'aumônier n'a pas à tenir la 12.7". "Si l'aumônier n'est qu'un para parmi les paras, alors il ne remplit plus son rôle d'aumônier ... Tout est question d'équilibre". Après avoir rappelé le cadre réglementaire de son action et sa mission cultuelle, il décrit ses premiers pas d'intégration au 14e RPCS, sa préparation aux test TAP, son brevet ("Par tradition, quand un aumônier saute pour la première fois, il est accompagné de deux aumôniers déjà brevetés qui l'encadrent : un devant, l'autre derrière. Impossible de se dégonfler"). Il partage alors la vie des unités au quartier en adaptant son rôle de prêtre au rythme des compagnies et régiments, dans les séances de sport ou d'instruction : "Je suis donc régulièrement avec eux sur les pas de tir, sans m'exercer moi-même. N'étant pas armé, cela n'aurait aucun sens. Mais je parle avec les hommes ... C'est une dimension essentielle de mon ministère". Le "padre" raconte ensuite sa participation aux missions opérationnelles, à partir du Kosovo en 1999, à Mitrovica où la situation est alors plus que tendue, passant des parachutistes, à l'ALAT puis au génie. On note au passage son injuste mise en cause dans une opération de désinformation à laquelle sont associés "les services américains qui veulent ainsi nuire à la réputation de l'armée française au Kosovo". Passant du Liban en Afghanistan, il est identifié comme "Catholic Mollah", ce qualificatif permettant de faire accepter en terre d'Islam que "l'armée française n'est pas une armée d'impies". Une expérience particulièrement forte : les morts ("Pour la seule annnée 2011, j'ai accompagné neuf camarades dans ces circonstances"), leurs camarades et leurs familles, les blessés qu'il faut accompagner, les camarades qu'il faut d'abord écouter, et les Afghans eux-mêmes, "qui forment un peuple merveilleux, doté d'un grand sens de l'humour quand on a la chance de vivre avec eux. Par contraste, la bêtise des présupposés de l'Occident me saute aux yeux". Nouveau témoignage d'un acteur de terrain qui constate une fois de plus la distorsion entre les "emballements médiatiques" parisiens et la vie sur le terrain, ou avec ces organisations internationales, onusiennes ou ONG, qui "s'empiffrent grâce à des situations devenues de véritables gagne-pain. Beaucoup de militaires le pensent mais n'osent pas le dire de peur d'être réprimandés. De théâtres d'opérations en théâtres d'opérations, nous finissons par bien connaître ces spécialistes de l'humanitaires...". Ce constat, une nouvelle fois répété : "Notre armée n'a ni les meilleurs équipements du monde, ni les crédits les plus généreux, mais l'existence d'une French Touch est unanimement constatée, en particulier dans la manière dont les troupes françaises sont capables d'entrer en empathie avec les populations locales". Et cette formule d'un Afghan face à la présence étrangère : "Vous savez, vous, les Français, on vous aime bien. Et comme on vous aime bien, vous serez les derniers que nous tuerons quand nous aurons décidé de chasser tous les étrangers de chez nous"... C'est enfin l'Afrique, de Licorne à Serval, de Côte d'ivoire au Mali. Il tire enfin longuement les conclusions de son engagement personnel, à "panser les blessures" et "soigner les traumatismes", à soutenir les familles en plein désarroi tout en suivant une procédure "administrative" indispensable et à laquelle il faut donner l'humanité nécessaire. Comme "Aumônier de la République", il dresse enfin le portrait, selon lui, du "soldat de 2013", et cette question à laquelle il faut bien répondre : "Quand règne l'obsession de l'argent, du profit immédiat ou de l'écrasement du plus faible, sommes-nous en droit de continuer à enseigner à des jeunes que se faire trouer la peau pour 1500 euros par mois peut avoir du sens ?"... Il évoque le manque de moyens matériels et financiers, la nécessaire reconnaissance dont la nation devrait témoigner : "On devient plus facilement un héros en tapant dans un ballon pour des dizaines de millions d'euros par an, qu'en tombant pour son pays au fin fond de l'Afghanistan pour une solde réduite. Il y a là un désordre". Moins opérationnelle, mais tout aussi importante, sa dernière affectation aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan lui permet enfin quelques solides réflexions sur la formation, la jeunesse, le sens de l'engagement.

On l'a compris, un livre très actuel, qu'il est important de connaître, de lire et de méditer. 

Texto, Paris, 2015, 283 pages, 9,- euros.

ISBN : 979-10-210-1603-3.

Témoignage
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Généralités
commenter cet article
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 07:00

Sous le feu

La mort comme hypothèse de travail

Michel Goya

Réédition en format poche du dernier livre de Michel Goya, déjà plusieurs fois primé et devenu un classique en quelques mois. Une étude à la fois précise, intellectuelle et pragmatique du comportement, des réactions, des pensées et des attitudes de l'homme dans le feu de la guerre. Indispensable. Pour mémoire, nos deux présentations : ici et ici.

Texto, Paris, 2015, 289 pages, 9,- euros.

ISBN : 979-10-210-1653-8.

"Comment" meurt-on ?
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Généralités
commenter cet article
10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 06:00

Le mythe du grand silence

Auschwitz, les Français,la mémoire

François Azouvi

Qu'en est-il en réalité de la connaissance par les Français de la Shoah dans l'immédiat après-Deuxième guerre mondiale ? Et quelles en sont les traces dans les années 1960-1980 ? Tels sont les thèmes fouillés par ce livre.

Publié pour la première fois en 2012, ce volume vise à démontrer que dès 1944-1945 les Français n'ignoraient rien des crimes allemands de la Shoah et que "l'occultation" de ces crimes qu'affirme idenfier l'auteur ne serait qu'une légende. Le livre est donc divisé en trois grandes périodes chronothématiques : "Le génocide dans la culture française, septembre 1944-novembre 1961", "Le génocide dans l'espace public, du Vicaire à la guerre des Six-jours", et "Le génocide dans la sphère de l'Etat". La première partie traite directement des premiers mois qui suivent la libération du territoire, la dernière des procès Touvier et Barbie pour se terminer sur la reconnaissance de responsabilité de Chirac au nom de la France. Au fur et à mesure, l'auteur utilise abondamment son matériel essentiel : la presse, quotidienne ou périodique, dont il dresse un impressionnant tableau du nombre d'articles publiés sur ce thème, y compris les plus hostiles, ou les plus réservés, les livres publiés et même les émissions de télvision. Dans la conclusion, à partir du procès Barbie, François Azouvi met en avant la déportation des enfants d'Yzieu comme emblématique de l'idéologie nazie, qui en quelque sorte en fonde l'exception. Alors, oui, les Français (comme les autres d'ailleurs) ont été très tôt au courant, mais ces informations sont "tombées" dans un contexte particulier, en confrontation à la fois avec la mémoire de la résistance et avec la volonté politique de reconstruire une sorte d'unité nationale, entraînant ce que l'on a pu ressentir comme un silence volontaire. Et dans les années 1990 les repentances officielles, contre lesquelles Mitterrand résistera longtemps. 

Un livre qui se termine sur la question connexe du "résistancialisme", et au terme duquel les amateurs apprécieront les quelques cent pages de notes, références et index. Finalement, quels enseignements en tirer ? Peut-être pas grand chose, puisque "la concurrence des mémoires" en est sortie exacerbée à la fin des années 1990. Un ouvrage qui permet en particulier de mesurer l'importance et les échos de la production littéraire, journalistique et parfois cinématographique sur le thème et la particularité de la Shoah et qui, en le constatant mais sans y apporter réellement de réponse nous semble-t-il, souligne (une nouvelle fois) la différence entre "histoire", "mémoire" et "commémoration".

Folio Histoire, Paris, 2015, 695 pages. 11,90 euros.

ISBN : 978-2-07-046512-5.

Mémoire française de la Shoah
Repost 0
Published by guerres-et-conflits
commenter cet article
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 06:15

1915

L'enlisement

Champs de bataille thématique - n° 42

Un numéro très complet (un peu cher quand même, 15,50 euros, soit presque un livre) qui couvre quasiment l'ensemble des opérations militaires de l'année 1915. Grand intérêt : tous les fronts, même périphériques sont évoqués, plus ou moins longuement. On n'échappe toutefois pas aux raccourcis trop rapides, comme sur le "désarmement des forts" (sans plus d'explications ni mise en contexte), ou de détail (comme le "colonel" Doumenc qui est à l'époque capitaine). Et puis, quand même, le casque Adrian arrive avant décembre 1915... En résumé un numéro qui présente beaucoup d'intérêt pour sa présentation d'ensemble, mais qui dans le même temps offre inutilement le flanc à la critique dès que l'on entre dans le détail. On apprécie néanmoins pour la plupart des articles la présence d'un encart "Bibliographie / Pour aller plus loin", même si les conclusions sont d'une banalité si classique : "Le haut commandement n'a pas encore bien intégré les conséquences de l'établissement d'une ligne de front continu" (pas une mention des très nombreuses notes et directives qui précisent à partir de l'automne 1914 les modalités que doit prendre une attaque, par exemple) ou même si "La guerre sur mer" parle du Lusitania et de l'Emden en oubliant pratiquement le théâtre d'opérations navales essentiel cette année-là de la Méditerranée.

A conserver comme base d'information générale mais à compléter.

L'année oubliée
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Histoire"
commenter cet article
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 06:00

De Fleurus à Metz

Traditions - n° 4

Excellent numéro que celui-ci, qui nous entraine de la bataille de Fleurus (en 1794) avec le rôle de Jourdan, jusqu'à la responsabilité de Bazaine dans la capitulation et Metz et le procès du maréchal (un peu favorable quand même...). Au fil des articles, après un classique mais toujours intéressant "La conquête du Mexique" (sous le Second empire) par Jean-Jacques Prévost, on apprécie particulièrement l'original "La bataille de La Nouvelle-Orléans du 8 janvier 1815", qui marque pratiquement le terme du conflit entre les jeunes USA et le Royaume-Uni, durant laquelle se distingue un Français... Mais oui. On remarque également la rubrique "Du côté des livres anciens", consacrée à "L'Invasion, 1870-1871", de Ludovic Halévy, paru en 1872.

 

Guerres du XIXe s.
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse Histoire
commenter cet article
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 06:00

Guerre des services spéciaux en Afrique du Nord

Olivier Lahaie

Spécialiste reconnu des questions de renseignement militaire, Olivier Lahaie nous raconte (après les mémoires du général Dupont, de la Grande Guerre, ici) la vie, ou plutôt une partie de la vie, du général Chrétien, à travers l'entre-deux-guerres et surtout la Seconde guerre mondiale.

L'auteur retrace de manière originale la carrière de cet officier général, en travaillant à partir des souvenirs dactylographiés de Jean Chrétien, conservés à Vincennes et très largement cités, et en les complètant avec d'autres archives et témoignages. La première partie nous présente donc les années 1920-1930, avec un focus particulier sur la proximité du général avec la Cagoule, tandis que les deux suivantes traitent des années 1940-1944, durant lesquelles Jean Chrétien exerce des responsabilités très politiques à Alger où il a été affecté en décembre 1940. Son poste d'observation est alors exceptionnel, puisqu'il prend en charge les services de contre-espionnage. On en apprend ainsi beaucoup sur les bureaux des "menées antinationales" et leurs actions à l'égard des Allemands et des Italiens, sur Weygand en Afrique du Nord, sur la perception de l'opération Torch et les suites du débarquement américain, sur les ambiguités de Darlan, sur la création du CFLN puis les combats de la libération. Au fil des pages et des chapitres, tous les personnages importants de l'époque, célèbres ou moins connus, passent à tout de rôle, leur rôle ponctuel est précisé, leur portrait tracé, autant d'éléments qui complètent très utilement notre connaissance de la période et des événements cahotiques qui s'y succèdent.

Un volume particulièrement intéressant, qui apporte des informations complémentaires (ou parfois corrige) par rapport aux témoignages déjà publiés et qui passionnera aussi bien ceux qui souhaitent en connaître plus sur la France des années noires que ceux qui privilégient les questions de contre-espionnage au sens large.

Histoire & Collections, Paris, 2015, 229 pages, 22,- euros.

ISBN : 978-2-35250-314-9.

Alger, nid d'espions
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Renseignement - Espionnage
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile