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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 06:00

Les combats héroïques du capitaine Manhès

Carnets inédits d'un chasseur alpin (1915-1916)

Présenté par Max Schiavon

Saint-cyrien ayant choisi de servir dans la cavalerie, le futur capitaine Manhès passe "temporairement dans l'infanterie pour la durée de la guerre" lorsque le front se fige de la Suisse à la mer du Nord et que les unités montées perdent leur utilité. Il sert alors dans les bataillons de chasseurs alpins (13e et 7e) sur le front des Vosges, dont il va devenir l'une des figures emblématiques, et se distingue tout particulièrement en juin 1915 sur l'Hilsenfirst lorsque, encerclé par les Allemands, il parvient à tenir totalement isolé pendant trois jours dans des conditions dignes des romans épiques. Il terminera d'ailleurs la guerre avec quatre galons et cinq citations. Dans cet ouvrage, après avoir présenté la carrière de Manhès, Max Schiavon nous propose la retranscription des carnets de l'officier pour la période du 6 mars au 29 décembre 1915 sur l'Hartmannswillerkopf et dans les principaux "points chauds" de la ligne de crête des Vosges pendant cette terrible année pour les chasseurs.

Le récit détaillé de son quotidien s'accompagne de considérations sur le commandement, sur le métier de soldat, sur la guerre, qui témoignent d'une belle élévation de pensées. Ponctuellement, les descriptions des paysages traversés témoignent de grandes qualités littéraires, et l'on sent au fil des pages un attachement exceptionnel à ses hommes. Le récit que fait Manhès de ses combats (dont ceux assez exceptionnels du mois de juin) est rédigé dans un style presque "neutre", sans mise en avant personnelle, en rendant hommage discrètement aux qualités de ses subordonnés, bref, un modèle d'honnêteté et de simplicité.

Le livre mérite (doit) d'être connu par tous ceux qui s'intéressent à la Grande Guerre, aux chasseurs, aux combats des Vosges. Un très beau témoignage, à la fois précis et riche hauteur de vues. 

Editions Pierre de Taillac, Villers-sur-Mer, 2015, 344 pages. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-052-3.

Un chasseur dans les Vosges
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 06:00

Tranchées

Confidences d'un soldat d'infanterie

Carlo Salsa

Les témoignages traduits en français sur l'expérience de guerre des soldats italiens entre 1915 et 1918 sont relativement peu nombreux, et celui-ci présente la particularité d'avoir été rédigé par un écrivain de talent.

Dans ses souvenirs, dédiés au soldat inconnu italien, Carlo Salsa veut donner la parole aux simples soldats de l'Isonzo et témoigner pour eux, pour rectifier le discours des journalistes ("Les premiers à façonner de grands discours depuis quelque bonne table de l'arrière-front") et les représentations héroïsantes des combats sur les sommets alpins ("où la guerre se présentait sous ses plus beaux atours"). Son livre veut donc "accompagner quelques lecteurs le long des premières lignes d'infanterie" pour leur montrer la réalité de ces tranchées, qui ne sont en rien moins horribles que celles du front de France ou de Gallipoli. Dans ce rude environnement du nord-est italien, les offensives ordonnées par Cadorna se succèdent rapidement et l'on est presque surpris de constater l'étonnante ressemblance entre la vie et les souffrances des poilus de Verdun ou de Champagne, et ceux du Karst ou du San Michele. Facteur aggravant, de nombreux exemples de "distance" (terme pudique) entre le commandement de terrain et la troupe témoignent que la "solidarité du front" est en grande partie un mythe ultérieurement (re)construit. Le tableau qu'il brosse de l'armée italienne installée en dessous des lignes austro-hongroises est sans ambiguité : "D'un côté, un amas d'hommes abrutis, enlisés dans la boue avec leurs propres morts, aussi usés et inertes qu'un troupeau d'esclaves sous les coups redoublés ; de l'autre, une armée de machines barricadées dans leur forteresse qui déchaînent contre nous leur colère aveugle". Les conditions de (sur)vie, les difficultés d'alimentation, les rigueurs de la météo, les problèmes d'équipement, tout le quotidien défile progressivement sous nos yeux, entrecoupé d'observations sur le déroulement des combats ou la conduite des prisonniers, les shrapnels et les grenades, les barbelés et les mitrailleuses, les pertes aussi ("Cinq cent quatre présents. Il y a vingt jours, le régiment comptait trois mille hommes, et entre temps des soldats de complément ont été incorporés"), mais également les chants plus ou moins mélancoliques, les amours lointains, les rats ou l'artillerie...  L'ensemble est agrémenté de dialogues reconstitués et de la présentation de tous ceux qui entourent le jeune officier et nous restitue tout le quotidien d'un officier subalterne qui vit avec ses hommes. Fait prisonnier à l'issue d'un assaut, Carlo Salsa consacre les dernières pages de son livre à quelques destriptions de sa vie dans les camps austro-hongrois et allemands. Des prisonniers italiens purement et simplement abandonnés par leur gouvernement, qui les considère à peine mieux que les déserteurs.

Un livre souvent émouvant, poignant, qui nous parle d'un autre quotidien et d'une autre expérience de guerre, dans lesquels on retrouve  toutefois bien des points communs.

Les Belles Lettres, Paris, 2015, 311 pages, 23,- euros.

ISBN : 978-2-251-31014-5.

Front italien
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 05:45

Des armes des légions romaines aux fusils des tireurs d'élite

Guerres & Histoire - n° 28

Toujours le même ton et la même diversité avec ce dernier numéro de Guerres & Histoire. Au sommaire, le dossier en cinq articles consacré aux snipers par Michel Goya, bien sûr, qui non seulement remet les choses à leur juste place tout en présentant l'emploi actuel (au sein d'un groupe) de ces tireurs d'élite. Mais aussi un portofolio commenté sur la guerre du Rif, un bel article sur la bataille de Shangaï en 1937, un texte étonnant sur les enfants embarqués par la Royal Navy, une présentation du pont Bailey du génie, une présentation d'ensemble de la bataille de Kosovo au XIVe s. et des questions qu'elle pose, et enfin un retour sur le méconnu Manuel tactique de Végèce.

Une variété de thèmes et une qualité des textes maintenue avec constance qui font tout l'intérêt du magazine.

Snipers
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 06:48

Maréchal Juin

Jean-Christophe Notin

Après s'être à plusieurs reprises intéressé aux OPEX récentes ces dernières années, Jean-Christophe Notin revient à la biographie, domaine dans lequel il avait auparavant réalisé de belles réussites (on se souvient de son Foch en 2008).

Il s'intéresse aujourd'hui à un personnage tout-à-fait emblématique de la France et de son armée au XXe siècle, avec courage car le sujet reste sensible, ne serait-ce que dans les débats désormais traditionnels entre "partisans" de Juin et "soutiens" de de Lattre, aussi bien qu'entre l'armée d'Afrique et ceux qui ont choisi plus tôt la voie de la poursuite de la guerre. La biographie commence naturellement par l'arrivée du brillant saint-cyrien au Maroc sous Lyautey en 1912, et se poursuit (très rapidement) par son rôle comme officier subalterne dans la Grane Guerre, ses blessures, l'entraînement de "ses" Marocains, ses doutes à la fin du conflit. Au fil de ses notations annuelles, ses grandes qualités intellectuelles et humaines sont soulignées, ainsi que sa forte personnalité, qui lui fait conserver une vraie réserve durant l'entre-deux-guerres à l'égard des doctrines qui s'imposent alors. A nouveau le Maroc, "devenu sa terre d'adoption", le Rif où il croise à nouveau de Lattre et le retour en métropole avec Lyautey qu'il fait le choix de suivre lorsqu'il est relevé de ses fonctions. Mais, très vite c'est à nouveau l'Afrique du Nord, le mariage, la fin de la pacification marocaine avant un nouvel aller-retour avec Paris et cette affirmation d'une conviction : "Une exploitation poussée à fond donnera toujours, si elle réussit, des résultats plus importants du point de vue politique qu'une progression méthodique mais lente". Après avoir commandé son régiment, il prend la direction, toujours au Maroc, des Affaires indigènes et le commandement des Goums. Page 61 commencent les événements qui précèdent immédiatement la Seconde guerre mondiale : Juin est en mars 1939 le plus jeune général de France. L'essentiel du livre (environ 250 pages) est donc consacré aux opérations de 1939-1945, dans tous leurs aspects et caractéristiques militaires certes, mais aussi dans leurs relations au monde politique, dont une première phase de fidélité totale au maréchal Pétain et son souci de préserver à tout prix l'armée d'Afrique ("A l'instar de Weygand, Juin résoud la complexité du moment (1942) en s'en remettant totalement à la sagesse du Maréchal" ) : "Je n'ai d'autre souci que de la (l'armée d'Afrique) maintenir dans le devoir d'une armée de métier, qui est d'obéir aveuglément et sans discussion de conscience aux ordres du gouvernement". Mais la rapide évolution de la situation l'amène, entre Darland et Murphy, à jouer un rôle à la fois important et secondaire dans le débarquement allié d'afrique du Nord : "Lui, comme la plupart des responsables de ce côté-ci de la Méditerranée, invoqueront le risque de représailles allemandes en métropole et dans l'empire pour n'en rien faire". Il sera bien difficile de faire le tri entre les affirmations ultérieures des uns et des autres, les témoignages revus et les commentaires biaisés durant cette période de grande confusion et Christophe Notin consacré de longues pages très détaillées au récit chronologique très précis des événements. Toute la suite du volume (sur plus de 400 pages) est de la même richesse : les difficiles relations entre Français en Afrique du Nord en 1943-1944 (et l'accusation de "chercher à blanchir" les anciens collaborateurs), la campagne d'Italie sur laquelle finalement les chefs alliés comptent peu ("un théâtre d'opérations secondaires où les pertes peuvent être lourdes pour un bénéfice médiocre, ou nul du point de vue de la politique française"), des suspicions réciproques avec les Américains, les dures opérations dans les Abruzzes et les manifestations de cet esprit audacieux et offensif qui le caractérise (au prix de pertes élevées) jusqu'à la réouverture de l'ambassade de France à Rome, tout est décrit avec précision. A partir de la campagne de libération de la métropole, les questions politiques tendent de plus en plus à prendre le pas sur les sujets strictement militaires, période marquée par une rencontre importante avec les Soviétiques, à nouveau les tiraillements avec de Lattre au sujet de la libération de l'Alsace à l'hiver 1944-1945, de derniers remous avec les Américains pendant la marche à travers l'Allemagne au premier trimestre 1945. A partir de l'été, c'est, pour le chef d'état-major général, la "grande oeuvre" de reconstitution d'une nouvelle armée française, et les déchirements intérieurs à l'heure du procès Pétain : "Le général ne comprend même pas comment pareille indignité peut être réservée au Maréchal, tant il est convaincu qu'en son for intérieur, le vainqueur de Verdun n'a toujours servi que la France et les Français". Va suivre une longue mission en Chine et en Indochine alors que les Français reprennent pied au Tonkin, et à son retour "pointe le double jeu des Etats-Unis", tout en se sentant de moins en moins à sa place au sommet de la hiérarchie militaire : "Je remets ma charge entre vos mains, écrit-il au nouveau président du Conseil, je l'exerce sans joie, je puis le dire, depuis la fin des hostilités, et n'y suis resté que par austère devoir ... Vous savez du reste, mieux que personne, que je suis mieux fait pour le commandement et l'action véritable que pour les arcanes de l'état-major où l'autorité se dilue". Il retrouve les questionns marocaines, reste aux affaires (comme seul maréchal vivant à partir de 1952), s'interroge sur l'OTAN dont il ne se rapproche qu'à pas très mesurés, et toujours le Maroc avec le remplacement par la force du sultan, et toujours l'Indochine à propos de laquelle il doit gérer la dégradation des relations entre les chefs sur place, la CED qui envenime le débat public, sans oublier que quelques politiciens lui prête la volonté de conspirer... en vue de l'élection présidentielle de 1954. Le temps semble s'accélérer : encore la maroc, désormais la Tunisie, demain l'Algérie : toute l'Afrique du Nord française à laquelle Juin a consacré l'essentiel de sa carrière s'embrase et/ou s'effondre : "Jusqu'à la fin de sa vie, l'Algérie ne quittera plus le premier rang des priorités du maréchal. Chacune de ses décisions sera pesée à l'aune des conséquences qu'elle pourrait avoir sur le maintien de sa terre natale dans le giron français". C'est au sujet de l'Algérie, d'ailleurs, qu'intervient en 1959 la rupture avec De Gaulle, allant jusqu'à menacer de lui renvoyer son bâton de maréchal et sa grand croix de la Légion d'honneur. Il est finalement suspendu de toutes ses fonctions officielles, le chef de la France Libre redevenu chef de l'Etat ne pouvant accepter les menaces que la popularité de Juin pourrait lui faire courir. Ce sont les dernières années, loin des ors de la République et en partie consacrées à l'écriture, jusqu'au décès en 1967. "Fils de soldat, Alphonse Juin, partout et toute sa vie, fut avant tout un soldat".

Une belle biographie, qui prend position sur des sujets discutés, qui égratigne un peu les uns ici et les autres là, qui entre dans un niveau de détail exceptionnel pour la période des années 40-années 60. A connaître et à lire absolument.

Tallandier, Paris, 2015, 716 pages. 28,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0736-9.

Grand général
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 06:00

Nous sommes la France

Natacha Polony

Nous présentons assez rarement d'ouvrages polémiques de commentaires de l'actualité la plus chaude, mais celui-ci, rédigé de façon méthodique par une journaliste que l'on voit quand même de moins en moins sur les plateaux depuis quelques mois, ne manque pas d'intérêt.

Elle explique dans son introduction que ce livre vif, presque une lettre ouverte ou un pamphlet car elle a un vrai sens de la formule, a été écrit en quelques semaines à la fin du printemps dernier en écoutant les déclarations et en observant les décisions de nos principaux "leaders d'opinion" et décideurs après les attentats de janvier (et donc avant ceux du mois dernier, ce qui en renforce l'intérêt). Refusant d'être "assignée à résidence idéologique", elle pose cette simple question : "Si nous sommes la France, comme certains ont voulu le proclamer après les attentats, qui est ce 'nous' ? ... Qu'est-ce qui peut nous donner espoir de nous sentir de nouveau constituer un peuple qui ne soit pas partiel, amputé de l'une ou l'autre de ses composantes ?"  Elle procède ensuite en trois grandes parties ("Le festival du déni", "Un état des lieux et des dégats", "Que faire ?") à une charge résolue contre tous ceux dont elle estime qu'ils refusent la réalité, qu'ils intrumentalisent les événements ou qu'ils dénaturent les faits. Chacun "en prend pour son grade", l'exécutif en tête ("François Hollande joue les funambules" est sans doute la formule la plus gentille), à l'intelligensia parisienne, celle qui favorise "l'inversion fascinante qui permet de transformer les premiers coupables en victimes, au choix, de la discrimination, du colonialisme, de la France en général", malhonnêteté intellectuelle qui "a quelque chose de profondément choquant, pour ne pas dire abject". La charge est argumentée : on compte trois, quatre ou cinq citations et références par page, pour bien rappeler ce que les uns et les autres ont effectivement dit ou écrit depuis plusieurs mois. La question de la jeunesse (des banlieues mais pas seulement) "privée de grand récit national" est longuement traitée, celle de l'école avec ses défaillances également (car elle n'a pas "apporté ce savoir dont les humanistes pensaient qu'il était la condition de notre humanité"), celle aussi de la religion et de la place qu'elle doit avoir dans notre société, Natacha Polony rappelant ici que les représentants de l'Eglise de France n'ont pas été les derniers à entretenir la confusion. BHL, Kouchner, Sarkozy, les tenants de l'atlantisme et les néoconservateurs, "les alliances douteuses qui ont transformé la politique extérieure de la France en un alignement fantomatique sur la diplomatie américaine", la confusion entre "savoirs" et "opinions", tout y passe. Il faut donc se résoudre à accepter la question que tous refusent d'aborder sur le fond : qu'est-ce qu'une identité ? Et une identité nationale ? Un gros mot ? Une volonté. Et "pour qu'il y ait cette volonté, pour que perdure cette âme, ce principe spitiruel, il faut qu'il y ait un héritage commun". Dit autrement : "Nous sommes la France, certes, mais il ne peut y avoir de France que s'il y a un nous". Quant au roman national, pour terminer en parlant d'histoire : "Aucun déterminisme, aucun dessein caché. La France éternelle n'existe pas. Mais la France actuelle porte la mémoire de sa lente composition, de la lutte patiente du pouvoir royal contre les foédalités, de l'écrasement brutal du sud par le nord, de la poursuite par la révolution et l'empire de l'oeuvre de centralisation engagée sous Colbert ... L'école n'a pas pour objet d'inventer un roman national pour galvaniser un peuple et lui faire croire à quelque prédestination, mais elle a pour objet de forger un récit national qui apporte à chaque futur citoyen son legs ... Si l'école, à un moment, ne se fixe pas pour mission de donner des repères communs, ne vision commune de l'histoire du pays, personne ne le fera".

Allez, une dernière : "La république compte désormais parmi les concepts mous, dont chacun se réclame sans avoir la moindre notion de ce qu'implique un tel régime en termes de souveraineté ou de rapport entre l'individuel et le collectif". Je suis certain que des tas de dents doivent grincer, et l'on s'explique beaucoup mieux pourquoi l'auteure n'est plus présente aux heures de grande écoute... Il ne s'agit ni d'une analyse scientifique, ni d'une thèse de sciences humaines, mais d'un cri du coeur, dont les formules trop rapides et raccourcies peuvent souvent être contestées. Mais au total, quel air frais dans les miasmes des discours radio-télévisés toujours identiques ! Un livre qui ne laisse à aucun moment indifférent : déjà une belle réussite.

Plon, Paris, 2015, 215 pages. 14,90 euros.

ISBN : 978-2-259-23040-7.

Pamphlet
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 06:00

1914 - 1918

Les hommes, les mots, la guerre

Alain d'Amato

Il y a parfois des livres "coup de coeur", d'autant plus intéressants qu'ils sont découverts sans que les pompes des grands services de communication n'y soient pour quelque chose. C'est le cas avec ce très bel album, esthétique, original, intelligent.

Alain d'Amato (voir sa page FB ici) nous offre tout à la fois un ouvrage que l'on prend beaucoup de plaisir à feuilleter, à lire, à regarder. L'auteur a en effet en partie colorisé avec un très grand souci du détail, de l'exactitude et de la précision plus de 200 photos de la Grande Guerre et celles-ci sont présentées à raison d'une par page, acoompagnées d'une citation de l'époque et d'un rapide commentaire explicatif. Une mise en page sobre, le jeu des couleurs, la clarté de chaque ensemble, tout participe du plaisir de la lecture des textes et de l'observation des photos. Qu'il s'agisse de ce poilu avec son pigeon voyageur, de ces soldats allemands derrière leur mitrailleuse, de cet Australien transportant sur son dos son camarade blessé, de cet Anglais couvert de boue et seul sur la route, de ces regards vides des soldats dans leur "niche" individuelle au fond de la tranchée, des blessés et des amputés, etc., toutes sont belles et bien traitées. Au fil des pages, on passe des "Quatre années de combats acharnés" à la vie à l'arrière, puis à la sortie de guerre (à voir, p. 202, le début du défilé du 14 juillet 1919 avec les deux maréchaux de France colorisés alors que tout le reste de la photo reste en noir et blanc) et à la mémoire.

Indiscutablement classé parmi les plus belles productions de ces deux dernières années sur le thème de la Grande Guerre. A l'approche des fêtes de fin d'année, voilà un très bel album qui, sans aucun doute, ravira tous les amateurs qui auront le plaisir de la découvrir sous leur sapin !

Editions Aldacom, Béziers, 2015, 223 pages, 40,- euros.

ISBN : 978-2-917197-18-9.

P.S. : La présentation du livre sur France 3 Languedoc-Roussillon, ici.

Superbe
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 05:00

Les femmes militaires

Claude Weber (Dir.)

Actes d'un colloque tenu au musée de l'armée en novembre 2013, organisé par Claude Weber pour le Centre de recherche des écoles de Coëtquidan, ce volume propose 21 contributions, dont 6 témoignages.

Trois textes ouvrent le volume (dont un de ma part pour la mise en perspective historique, avec une définition volontairement assez restrictive), puis se succèdent quatre grandes parties : "Le recrutement et l'entrée dans le métier", "L'exercice du métier", "La carrière militaire" et "Le cas des armées étrangères". On apprécie tout particulièrement les témoignages, qui illustrent parfaitement la réalité de l'exercice du métier (de l'engagement à l'accession aux responsabilités et aux promotions). Parmi les riches communications, nous retiendrons, entre autres, celle de Jeanne Teboul sur "Un choix professionnel atypique ? Etude du parcours biographique de quelques jeunes femmes candidates à l'engagement", celle de Jean-Philippe Pierre sur "Jeunes recrues féminines en CFIM : intégration exemplaire et complémentarité nécessaire", celle d'Adélaïde Fouchard sur "Le soldat a-t-il un sexe ?". Les cas étrangers étudiés concernent la Belgique, le Portugal, la Suisse et les Etats-Unis. On le voit, l'ensemble est très complet, riche et diversifié. La conclusion mesurée de Claude Weber fait justement référence au temps nécessaire pour que les évolutions se concrétisent d'une part, et au caractère somme toute exemplaire de la situation des femmes dans les armées par rapport à d'autres organismes et entreprises (ne serait-ce que sur le plan de l'égalité des soldes).

Un volume que doivent connaître tous ceux qui s'intéressent aux questions de sociologie militaire.

Presses universitaires de Rennes, 2015, 273 pages, 18,- euros.

ISBN : 978-2-7535-4269-3.

Femmes et soldats
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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 06:00

Amputez docteur !

Témoignage

Laurent Catelain

Nouveau témoignage d'un blessé (très) grave en opérations qui, considéré comme en état de mort clinique sur une route afghane, a réussi à se recontruire et à reprendre une vie active grâce à son épouse, à ses camarades et à l'extrême professionnalisme du personnel médical du SSA.

Le livre nous raconte trois ans de combat individuel et collectif. Il est organisé en trois grandes parties qui en scandent les étapes principales : le récit de l'attentat en 2011, la lente reconstruction, la rééducation et ses espoirs de retrouver la planitude de ses capacités physiques (cette seconde partie occupant l'essentiel de l'ouvrage), l'acceptation finale d'une double amputation avec la volonté chevillée au corps de continuer, malgré tout. Au fil des pages rédigées de façon à la fois sobre et souvent poignante, nous faisons bien sûr connaissance avec l'épouse du lieutenant-colonel Catelain, totalement impliquée dans la lutte de son époux, après sa sortie du coma, pour la vie, une vie aussi "normale" que possible, mais il y a également, presque à chaque page, d'émouvantes références à l'action de tous les professionnels et spécialistes du Service de santé, toutes spécialités confondues, du chirurgien au kiné et aux infirmières. Il y a de très belles phrases sur la cohésion du monde militaire, aussi belles que sont dures celles qui relèvent les injustes rigueurs d'une législation inadaptée, mais aussi la volonté, la volonté permanente de celui qui veut absolument, à tout prix, retrouver son autonomie de déplacement et reprendre son activité professionnelle, la détresse des blessés et leur entraide, la foi aussi.

En résumé, si les simples difficultés du quotidien vous font douter, ou si vous voulez puiser des sources nouvelles d'énergie : ce livre est fait pour vous. Des valeurs hautes, positives, qui font se relever et marcher vers l'avant. Merci mon colonel. 

Editions Mélibée, Toulouse, 2015, 304 pages. 18,50 euros.

ISBN : 978-2-36252-750-0.

Se reconstruire
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 06:00

Saleté de guerre !

Correspondance 1915-1916

Marie-Louise et Jules Puech

Nouvelle publication des échanges de correspondance privée au sein d'un couple pendant la Grande Guerre, avec cette fois une double caractéristique : le couple appartient au milieu des bourgeois protestants proches du socialisme, "progressistes" pour le moins, et l'un comme l'autre font figure d'intellectuels, fréquentant les cercles politiques, journalistiques et littéraires et écrivant eux-mêmes régulièrement. 

Si la période couverte est relativement brève (printemps 1915 / été 1916), la densité des textes est tout à fait remarquable. On note également (et le phénomène semble s'accentuer au fil du temps) que chacun parle de ce qu'il fait, de ce qu'il vit, des gens qu'il rencontre ; mais chacun étant dans son propre monde (elle parmi le milieu intellectuel, plutôt pacifiste et féministe, lui mobilisé aux armées) leurs discours divergent progressivement. Marie-Louise évoque ses rencontres et entretiens, les conférences et réunions auxquelles elle assiste, les conversations qu'elle peut avoir avec tel ou tel responsable politique, du monde de l'édition ou de la presse. Lui, naturellement, évoque plus fréquemment (même s'il parle des articles qu'il rédige) sa vie quotidienne, de la question très prosaïque des poux et des rats à celles plus générales de son rôle dans son unité d'appartenance, de sa compréhension du conflit, de son approche de l'ennemi. Le "militarisme prussien" (ou allemand) est défini comme le coupable absolu et, tout progressiste et défenseur de la paix qu'il soit, bien que déjà relativement âgé, il ne songe pas à esquiver ses responsabilités de citoyen. Il y a donc dans ce dialogue par (parfois longues) lettres interposées un subtil équilibre des préoccupations et des sentiments de l'un et de l'autre, qui présente tout son intérêt et que traduit mal un titre volontairement accrocheur, même si l'expression "Saleté de guerre !" revient à plusieurs reprises dans ces courriers.

Ici ou là quelques anecdotes un peu plus "croustillantes", mais globalement un dialogue "à distance" de haute tenue sur la guerre et la paix, entre la femme qui peu ou prou continue à vivre normalement à l'arrière et l'homme confronté à la réalité du front et à ses camarades. Voilà qui permet aussi de relativiser bien d'autres témoignages plus caricaturaux. De vraies pistes de réflexion. Du plus grand intérêt.

Editions Ampelos, 2015, 571 pages, 20,- euros.

ISBN : 978-2-35618-096-4.

Un intellectuel de la Territoriale
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 06:00

Djihadisme

Nouvelle menace mondiale

Diplomatie - n° 77

L'éditorial de ce numéro souligne les difficultés croissantes auxquelles le royaume saoudien va devoir faire face à brève échéance avec la baisse inexorable de sa rente pétrolière, qui lui assure la paix intérieure (et ajoutons-nous la quiétude vis à vis d'alliés intéressés). Six articles sont consacrés au dossier sur le djihadisme, dont l'un s'intéresse à "L'ambiguïté des pétromonarchies du Golfe vis à vis de l'islamisme radical", et un autre à "L'internationalisation de l'Etat islamique". Dans la grande rubrique Géopolitique, trois articles intéressants sont consacrés aux questions liées à la mer Noire, où l'on assiste (comme ailleurs) au retour de la Russie. Enfin, les cartes par continent des "Alertes de sécurité" nous rappellent, même si l'on en parle moins pour l'instant, que la situation du Congo reste non seulement fragile mais que l'aggravation des tensions y est réelle, et que le Yémen reste plongé dans un chaos meurtrier. 

Plus qu'une menace
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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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