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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 06:00

Histoire du terrorisme de l’Antiquité à Daech

Gérard Chaliand et d’Arnaud Blin (Dir.)

Ce livre représente une somme de connaissances encore inégalée en langue française. Comprenant plus de 800 pages, il offre une histoire exhaustive et chronologique d’un phénomène aujourd’hui bien connu de nos contemporains mais dont l’interprétation est souvent source de confusion.

Les huit auteurs de ce livre nous offrent un panorama complet des actes terroristes et de leurs auteurs au cours de l’histoire. Si le tyrannicide était un devoir dans l’Antiquité grecque et romaine, le fait d’assassiner une personne célèbre ou un quidam n’est devenu au fil du temps une forme de « doctrine politique » qu’assez récemment, au 19e siècle, avec notamment Bakounine. Le terrorisme d’Etat est toutefois apparu à la fin du 18e siècle avec la répression déclenchée par la Révolution française aux pires moments de sa survie politique et militaire, même si cette répression a culminé lors des idéologies communiste et nazie du 20e siècle. Ariel Merari, professeur à Harvard et à Tel Aviv, après avoir donné du terrorisme une définition opératoire en tentant de le confronter aux notions de guérilla et de « combattant de la liberté », en définit la stratégie qui s’appuie sur l’intimidation des populations et la provocation à l’égard de l’autorité ou de l’adversaire. Cette stratégie devient assez rapidement, à la fois, une stratégie du chaos et une stratégie d’usure dont le but est de faire évoluer l’état politique de la région ou du pays où ils opèrent. Ensuite Gérard Chaliand et Arnaud Blin étudient la « préhistoire » du terrorisme en centrant leurs propos sur les zélotes juifs de la période de l’occupation romaine de la Palestine et sur cette secte chiite de l’époque des Croisades que constituaient les célèbres « Assassins ». Dans un chapitre consacré à la terreur à travers les âges, ces deux historiens étudient le cas du tyrannicide sous l’Antiquité et celui du « terrorisme de masse » apparu avec les invasions mongoles. Gengis Khan serait ainsi à l’origine de la notion de terrorisme d’Etat. Cette notion se perpétue au 17e siècle durant la terrible guerre de trente ans en Europe où, cette fois-ci, c’est dans la conduite de la guerre que les objectifs civils sont systématiquement recherchés de manière à provoquer l’exode massif de populations en suscitant la terreur. La révolution française est, quant à elle, symptomatique d’une terreur érigée en régime politique visant à imposer un nouvel ordre politique, social et économique par ce moyen et à mettre les forces armées au service d’un pouvoir politique, d’une minorité s’imposant par la force à la majorité. Olivier Hubac –Occhipinti traite ensuite de la naissance des terroristes anarchistes, d’abord en France, puis en Italie, en Espagne, contre le système monarchique, en Amérique du Nord et surtout en Russie. Dans ce pays, les sources doctrinales sont ailleurs mais font floraison en raison de l’extrême pauvreté des étudiants et du prolétariat à la fin du 19e et au début du 20e siècle. A côté de la doctrine de l’anarchisme, se construit maintenant en Russie celle du terrorisme de masse, puis celle du nihilisme. Tous ces mouvements philosophiques et littéraires s’accompagnent déjà de la volonté de détruire la société traditionnelle religieuse et bourgeoise et de reconstruire une société « nouvelle » qui n’obéirait plus à aucune loi contraignante d’un Etat policier. Les propagandistes de l’homme révolutionnaire entraînent derrière eux des étudiants mais cherchent à gagner des paysans. En 1878 est créé le parti « social-révolutionnaire ». Malgré la répression policière, les nouveaux révolutionnaires, appelés désormais « terroristes », commettent de nombreux attentats contre des personnalités militaires et politiques, dont le Tsar Alexandre II en mars 1881. Le terrorisme russe continue tout au long des trente années suivantes jusqu’à la Première Guerre mondiale et la Révolution éponyme, profitant notamment de chaque opportunité politique et économique, prospérant sur les difficultés intérieures et extérieures du gouvernement. Après un chapitre intéressant par Yves Ternon, historien spécialisé sur le négationisme et les génocides, Gérard Chaliand et Arnaud Blin brossent les contours de cette « Belle Epoque » du Terrorisme que constitue partout en Occident le début du XXe siècle. Le point culminant en est l’attentat de Sarajevo, nommé « l’attentat du Siècle », qui entraîne le cataclysme de la Première Guerre mondiale et l’instauration des « terrorismes d’Etat » que sont le Léninisme, le Stalinisme, le Fascisme et le Nazisme. La troisième et dernière partie du livre consacrée au Terrorisme contemporain de 1968 à nos jours et essentiellement sur le terrorisme islamiste que l’ on n’évoquera pas car déjà suffisamment détaillé et connu par d’autres ouvrages. Cette somme colossale est accompagnée en dernière partie de la rétrospective littéraire du Terrorisme, depuis un manifeste écrit contre Cromwell et qui encourage la population anglaise au Tyrannicide jusqu’aux derniers manifestes d’Al Qaida et de l’E.I.

En conclusion, ce livre volumineux devrait figurer dans toutes les bibliothèques de ceux qui cherchent à comprendre un phénomène devenu très actuel, sous un angle davantage stratégique que social, politique, ou religieux. Les terroristes ne deviennent réellement dangereux pour l’équilibre du monde que lorsqu’ils s’emparent d’Etats et des attributs de la puissance régalienne qui les accompagnent.

V. A.

Fayard, Paris, 2015, 840 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2213687308.

Profondeur historique
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 06:00

Aux origines de l'Entente cordiale

La reine Victoria à l'exposition universelle de Paris, 17-28 août 1855

Frédéric Médard

Préfacé (élogieusement) par l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, ce livre nous entraîne sur les pas et dans l'environnement immédiat de la reine Victoria à l'occasion de la première visite d'Etat d'un souverain britannique en France après Waterloo.

Le récit de Frédéric Médard (dont les travaux antérieurs relatifs à la guerre d'Algérie et à la gendarmerie en particulier sont bien connus) est parfaitement chronologique, du débarquement de la souveraine britannique à Boulogne le 18 août 1855 à son embarquement dans le même port le 27. Après une très solide et intense préparation, ces neuf jours de voyage officiel "audacieux" doivent permettre d'inscrire une alliance entre Paris et Londres dans la durée, même si cette idée ne séduit pas encore tout le monde des deux côtés de la Manche en dépit de la campagne commune en Crimée. Frédéric Médard raconte ainsi par le menu la traversée de Paris par Victoria sous les vivats lors de son arrivée (occasion pour le lecteur d'une visite du Paris de l'époque), le détail des activités protocolaires et des visites au programme de la reine, mais surtout bien sûr ses déplacements sur les sites de l'exposition universelle et ses entretiens avec Napoléon III. Quelques moments lourds de sens, comme la visite nocturne au tombeau de Napoléon, ou la grande réception offerte à Versailles, mais aussi des déjeuners plus intimistes qui favorisent une meilleure connaissance mutuelle des deux souverains. Ce réel succès diplomatique, préparé, conduit, mis en scène et popularisé par l'administration impériale, méritait d'être mieux connu, ne serait-ce que parce qu'il annonce l'alliance plus forte entre Paris et Londres au cours des deux guerres mondiales du XXe siècle. Le récit est d'une grande richesse de détails : on a l'impression de suivre le cortège officiel, d'être à la table des conversations, de participer aux réceptions.

Un livre passionnant, qui passe intelligemment de l'anecdote historique à l'analyse politique ou diplomatique. A lire par tous ceux qui se passionnent pour le Second empire ou les relations franco-britanniques.

Editions Anovi, 2015, 294 pages, 19,- euros.

ISBN : 978-2-914818-83-4.

Pour commander directement chez l'éditeur : ici.

1855, journées d'une reine
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 05:50

Prince Cantacuzino

Avions - n° 209

Bien des thèmes au sommaire de ce numéro de début d'année, mais le plus original au regard de la production historiographique récente est indiscutablement la première partie d'une biographie du prince Constantin "Bazu" Cantacuzino, As des As roumains de la Seconde guerre mondiale. Toujours dans les biographie des grands pilotes, première partie également d'une présentation du pilote français Eugène Gilbert, "le Vengeur" de la Grande Guerre. Concernant les appareils, un coup de chapeau aux Mirage, retirés du service en Argentine, et le début d'une présentation du Neman R-10, avion de transport  aux nombreuses versions successives des années 1930 utilisé pour la reconnaissance pendant la guerre par les Soviétiques. Pour les opérations, le récit complet des combats au-dessus du désert entre pilotes britanniques et italiens au début de la Seconde guerre mondiale.

As roumain
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 06:00

L'infanterie française en 1916

et les combats de l'escadron Kaminski en 1940

GBM - n° 115

Le premier numéro de l'année de Guerre, Blindés & Matériel poursuit la présentation détaillée de l'armée française de la Grande Guerre avec un très bon article, documenté et référencé, sur l'infanterie et l'année charnière que constitue 1916. Toujours sur la Grande Guerre, on appréciera le texte consacré au 75 Saint-Chamond, pour tenter de surmonter la crise des matériels de 1914-1915. Faisant en quelque sorte le lien entre les deux conflits, le FT 17, toujours, que l'on retrouve en nombre en 1940 pour la défense des bases aériennes. Et enfin la deuxième partie de la quasi-épopée de l'escadron Kaminski sur la Somme et la Seine en juin 1940.

Toujours aussi riche, précis, documenté et illustré.

Guerres mondiales
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 05:50

Verdun 1916 (et avant)

Tranchées - n° 24

L'année qui commence va voir indiscutablement un profusion de publications sur "la" grande bataille française de 1916, et Tranchées ouvre le bal en beauté avec ce numéro de janvier. A travers la présentation de l'évolution du système Séré de Rivières autour de la cité meusienne avant guerre, les combats de 1914, ceux de l'hiver 1915-1916 et bien sûr le récit de l'assaut allemand de février 1916, c'est un beau panorama qui nous est offert. On n'échappe pas à quelques affirmations rapides sur le désarmenent des forts en août 1915 (propos que l'on va entendre toute l'année sans aucun doute). La présentation des objectifs éventuels de von Falkenhayn avec cette offensive allemande est mesurée et crédible, dans le "brouillard" du débat historiographique. On apprécie en fin de numéro la visite commentée de la puissante forteresse allemande de Coblence.

 

Verdun
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 08:07

La déroute française de 1940 :

la faute aux Belges ?
Jean-Claude Delhez

Un (tout) petit volume consacré selon son titre à une question unique : la part de responsabilité belge dans la défaite de 1940.

En fait, comme Jean-Claude Delhez (qui passe ici de la Première à la Seconde guerre mondiale) le précise dans son introduction, il s'intéresse aux quatre années qui précèdent les opérations actives (1936-1940) pour y rechercher les causes profondes des déboires du printemps 1940, à partir de la réaffirmation de la neutralité absolue du royaume par le roi Léopold. Un thème limité donc, mais aux conséquences infiniment plus larges. Dans les dernières pages d'orientations bibliographiques, des pistes précieuses, d'autant que les publications citées sont sommairement analysées, dont les travaux importants de Jean Van Welkenhuyzen, mais un bémol pour Raoul Van Overstraeten pris à plusieurs reprises en flagrant délit de mensonges (au moins par omission). L'auteur analyse d'abord méthodiquement quelques combats de mai 1940 dans le massif ardennais (Etalle, Bodange, Chabrehez) pour montrer l'importance de la volonté de se défendre et de contre-attaquer dans un environnement géographique favorable ; puis rappelle le cadre politico-militaire : "La Belgique ne fait pas partie des Alliés". Et oui, de ce seul fait et des conséquences qu'il entraîne, "ce petit royaume joue donc, même à son corps défendant, un rôle capital dans la défaite des Alliés". De même pour le grand-duché du Luxembourg, rarement évoqué dans la littérature et auquel un chapitre est consacré. Dès lors, la proclamation de neutralité de 1936 déroule ses conséquences politiques et diplomatiques inévitables, contraignant Paris à perdre l'initiative stratégique. La capitulation belge au terme de "la campagne des 18 jours" n'en est finalement que la conséquence ultime, ... et prévisible.

Une étude ponctuelle documentée qui passionnera tous les amateurs d'une approche de la Seconde guerre mondiale dans le temps long, entre questions politico-diplomatique, prise en compte du théâtre d'opérations et analyse tactique.

Economica, Paris, 2015, 96 pages, 19,- euros.

ISBN : 978-2-7178-6848-7.

La faute aux Belges ?
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 06:00

La guerre germano-soviétique

Nicolas Bernard

Réédition en format poche (2 volumes pour plus de 1000 pages) du gros livre paru en 2013 et dont nous rendions compte aussitôt (ici). Assez logiquement, la césure entre les deux volumes est fixée à la date de la bataille de Stalingrad. Une très solide synthèse d'ensemble qui est ainsi remise à disposition des amateurs. A ne pas manquer.

'Texto', Tallandier, 2015, 2 vol., 23,- euros.

ISBN : 979-10-210-1628-6 et 279-10-210-1737-5.

Front de l'EstFront de l'Est
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 05:50

Paula

Survivre, obstinément

Paulette Sarcey

Un petit volume qui raconte, à la première personne du singulier, l'histoire d'une jeune parisienne d'origine juive polonaise entrée très tôt en résistance au sein d'un groupe de jeunes lié aux Jeunesses communistes de la MOI, et déportée à Auschwitz-Birkenau.

Le récit choronologique, après quelques pages consacrées à son enfance, est sobre, sans grandes tirades, sans excès de vocabulaire. On a parfois presque l'impression d'un compte rendu administratif des événements : tel jour, telle heure, tel endroit, tel fait. On a ainsi le sentiment d'une grande véracité dans ce témoignage. Sa simplicité d'expression accroît encore sa crédibilité. Par contre, ce récit factuel laisse dans l'ombre certains aspects (dont l'auteure n'a sans doute pas eu connaissance à l'époque), comme les conditions dans lesquelles son réseau a été trahi et démantelé, même si la personnalité d'une certaine Lucienne Goldfarb, probable agent infiltré par l'occupant, donne une explication. De même, les conditions de vie et de travail au sein de l'Aussenkommando chargé de participer à l'assèchement des marais autour d'Auschwitz sont sobrement décrites, et les "petites" astuces pour éviter l'aggravation des conditions de survie présentées comme des évidences (comment se placer dans la colonne lors du retour au camp à la fin de la journée de travail, p. 69). De même pour les "emplois" à l'intérieur du camp (stockage des effets des victimes, tissage, etc.), qui permettent aux prisonnières de disposer d'une (très) relative liberté de circulation et donc de constituer un réseau interne solidaire de "résistance". Transférée à Ravensbrück puis à Neustadt-Glewe à la fin de la guerre, elle met en valeur la solidarité qui se manifeste entre de nombreuses détenues, jusqu'à ce qu'elles se découvrent seules, au premiers jours de mai 1945, les gardes SS ayant purement et simplement abandonné le camp. C'est le retour à Paris, les retrouvailles avec la famille, les désillusions personnelles avant un départ pour les Etats-Unis en 1947 pour un séjour de trois ans.

Une brève biographie en fin de volume permet de retrouver presque tous les noms cités au fil des pages. Un témoignage intéressant et une contribution utile (d'une extrême modestie) à notre connaissance de la période.

Tallandier, 2015, 139 pages. 12,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1033-8.

Résistance et déportation
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 06:00

Une alliance improbable

L'armée française et la Russie soviétique

1917-1939

Georges Vidal

Figurant indiscutablement parmi les plus dynamiques, les Presses universitaires de Rennes nous proposent, dans leur collection 'Histoire', un nouveau volume de grande qualité, consacré à l'approche, la compréhension, les hésitations et doutes mais aussi les inquiétudes voire les espoirs et toujours les interrogations qu'exprime l'armée française de l'entre-deux-guerres à l'égard de l'Armée rouge et de l'Union soviétique.

Une phrase de l'introduction résume ce constat : "Il serait faux de considérer qu'avant octobre 1917, l'armée française est russophile, et qu'à la suite de la révolution bolchevique, elle devient immédiatement et irrémédiablement soviétophobe. En effet, si le passage du tsarisme au communisme marque bien une rupture dans la perception de la question russe par les militaires français, cette césure est moins brutale et complète qu'il n'y paraît et ses causes sont trop complexes ou diverses pour les réduire au seul jeu des facteurs idéologiques et politiques". On ne saurait mieux dire. Organisé en trois grandes parties thématiques ("La perception du monde soviétique", "L'Armée rouge, un outil militaire problématique", "Le dilemme soviétique et la question du front oriental"), ce livre présente avec finesse et de façon très complète les difficultés de l'état-major français pour comprendre et analyser à l'aune de ses propres impératifs les évolutions de la jeune Union soviétique et de son armée. Pour avoir travaillé sur certains aspects (période du colonel Mendras comme attaché militaire, évolution de 1935, mission Doumenc à l'été 1939), on ne peut qu'apprécier la qualité de la recherche et la justesse du propos, qu'il s'agisse des efforts pour avoir une vue la plus juste possible de la situation réelle dans le pays, ou des obstacles politiques et idéologiques qui surgissent régulièrement. Obstacles dont il faut noter que l'URSS elle-même, du fait de son régime de plus en plus policier et de sa politique internationale, n'y est pas étrangère. Les pages relatives aux rôles respectifs des autres pays d'Europe orientale (dont la Pologne) remettent à leur juste place bien des idées reçues, et l'ambivalence des effets contradictoires de facteurs aussi différents que la perception politique d'une part, l'impératif d'alliance de revers contre l'Allemagne, des doutes sur la solidité réelle de cette Armée rouge, est particulièrement bien mise en relief.

Un ouvrage indispensable pour quiconque s'intéresse à la question des relations franco-soviétiques.

Presses universitaires de Rennes, 2015, 307 pages. 20,- euros.

ISBN : 978-2-7535-4260-0.

Mystérieuse Armée Rouge
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 06:00

Pearl Harbour

Une victoire sans lendemain

Los !  -  hors-série n° 13

Présentation tactique et analyse stratégique du raid nippon sur la base américaine de Pearl Harbour, le 7 décembre 1941, "un plan conçu par un stratège qui était opposé à la guerre avec les Etats-Unis et exécuté par un chef qui ne croyait pas en sa réussite". Une présentation en une douzaine de chapitres chrono-thématiques, y compris les mythes, légendes et falsifications ultérieures. Une revue de détail des tenants et des aboutissants de cette journée fatidique, présentée minute par minute.

Un très bon dossier.

Opération Z
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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile