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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 05:50

La Lettre du Chemin des Dames

n° 36 - Mars 2016

Nouveau numéro de la revue d'histoire du département de l'Aisne, qui titre à la Une sur la blessure du sous-lieutenant Guillaume Apollinaire au bois des Buttes en 1916. On relève aussi une rapide présentation des expulsions de civils de la zone occupée par les autorités militaires allemandes, et une étude sur "Les fusillés du 96e RI", quatre soldats fusillés pour l'exemple à Roucy après un refus collectif d'obéissance en mai 1916.Enfin, deux pages sont consacrées à une présentation de l'utilisation du béton par les Allemands pour l'aménagement de leurs emplacements de combat.

Pour commander directement (et gratuitement) la revue : ici

Les anciens numéros sont accessibles en ligne : ici

Chemin des Dames
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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 06:00

L'odyssée du Komet

Corsaire du IIIe Reich

Olivier Pigoreau

Au début de la Seconde guerre mondiale, comme de la Première, l'Allemagne arme en croiseurs corsaires un certain nombre de bâtiments civils réquisitionnés, pour qu'ils puissent opérer contre le commerce allié. Le Komet est l'un des plus célèbres et ce livre nous raconte son histoire.

Les Hilfskreuzer de la marine de guerre allemande sont actifs entre 1940 et 1943, et tout l'intérêt de ce livre est de nous proposer une approche large de leurs missions, de leurs équipages, de leurs croisières grâce à un fonds iconographique exceptionnel de plusieurs centaines de photos à travers un exemple. Au fil des pages, et après une présentation des hommes du Komet, nous participons presque au voyage de quelques 516 jours qui emmène le navire vers les îles du Pacifique mais aussi jusqu'en Antarctique. Il agit en particulier, avec l'Orion et le ravitailleur Kulmerland, entre Nauru (qu'il va oser attaquer) et le canal de Panama, et cela nous vaut à l'occasion d'une escale sur un petite île quelques photos exceptionnelles de marins allemands sous les cocotiers. Mais il patrouille également dans les mers australes et jette l'ancre aux Kerguelen, avant de longer la limite des mers glacées pour remonter ensuite vers la Polynésie. A nouveau, images étonnantes de ces matins avec des manchots. Il se dirige ensuite vers les Galapagos, avant de reprendre la route de Hambourg en passant par le cap Horn. A bord du navire, qui change régulièrement d'apparence en prenant les caractéristiques de bâtiments de commerce japonais en particulier, la vie s'organise au quotidien, entre l'entretien du bâtiment, les fêtes d'anniversaire, les moments de détente sur le pont ou les cérémonies traditionnelles de franchissement de l'équateur. Pour le premier anniversaire de son départ d'Allemagne, "les hommes du Komet sont réunis 'en bleu' pour une cérémonie marquée par une allocution de Robert Eyssen (le commandant). La veille, un message radio a informé le commandant du Komet que tous ses hommes avaient reçu la Croix de fer de seconde classe". Aidé tout au long de son aventure par des ravitailleurs camouflés comme lui, puis en approche de l'Europe par des U-Boot puis des appareils de l'aéronavale, le Komet touche enfin à l'Allemagne.

Un livre essentiellement constitué de photos classées de façon chrono-thématique. Chaque chapitre commence par un bref texte de présentation générale, puis chaque photos bénéficie d'une solide légende. Un sujet original et agréablement traité.

Histoire & Collections, Paris, 2016, 175 pages. 29,95 euros.

ISBN : 978-2-35250-433-7.

Croiseur corsaire
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 06:00

NSA

National Security Agency

Claude Delesse

Le livre commence par les premières divulgations d'Edward Snowden en 2013, puis nous présente un tableau aussi complet que possible de l'histoire et des activités de la NSA.

Le plan est thématique. La première partie nous raconte l'histoire de l'organisation depuis sa création pendant la Seconde guerre mondiale, du développement de ses capacités techniques et au fil des conflits successifs (Corée, Vietnam, Amérique centrale, Irak, Afghanistan). La seconde entre (autant que possible) dans le détail de son fonctionnement et de son l'organisation, avec ses principaux responsables connus, ses textes de référence, son déploiement territorial planétaire, "l'affaire Echelon" et ses partenariats anglo-saxons et une orientation croissante vers les questions industrielles et privées. La troisième partie, sous le titre "Dérives et paranoÏas", nous parle des ambitions qui se font jour après les événements de 2001 dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme", au nom de laquelle les dirigeants de la NSA, couverts par les responsables politiques au plus haut niveau, bénéficient de financements toujours accrus et s'affranchissent de (presque) tout cadre légal et réglementaire, au nom de l'efficacité et de la protection du secret. La quatrième enfin ratisse largement dans le champ des relations internationales discrètes, voires troubles, qu'il s'agisse des alliés traditionnels de la NSA, des rapports plus ambigus avec Israël et la France, de l'espionnage économique au bénéfice des seuls intérêts américains et de tout l'immense domaine du cyber, où l'agence est pionnière. En conclusion, une ouverture sur les adversaires de la NSA (Chine, Iran, Corée du Nord) et sur le renforcement des moyens israéliens et français. Puisque "les USA s'arrogent le droit d'espionner sans retenue pour assurer l'ambition démesurée de répandre leurs valeurs à l'échelle de la planète", étroitement liée à des sociétés privées "motivées par le patriotisme comme par l'appât du gain", la NSA fait fantasmer dans les rédactions.

Pour reprendre la formule gaulliste, "un pays digne de ce nom n'a pas d'amis mais des alliés", ce qui n'est pas tout-à-fait la même chose. Connaître une telle organisation est donc important et lire ce livre ne l'est pas moins.

Tallandier, Paris, 2016, 512pages. 23,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0863-2.

La grande agence américaine
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 06:00

Résister au nazisme

Le Jewish Labor Committee, New York, 1934-1945

Catherine Collomp

Dans ce livre original, l'auteure nous présente une organisation mal connue en France, le Jewish Labor Committee (JLC), engagé dès 1934 dans la lutte contre le nazisme.

Elle souligne dans un premier temps les origines syndicales et politiques du JLC, issu du mouvement ouvrier juif et pour l'essentiel du Bund (ancien emoire russe). Mais elle souligne également que le mouvement n'est ni communiste, ni sioniste; ce qui n'est pas sans poser des difficultés au sein de la communauté. Tout en étant sensible aux questions intérieures américaines (où l'antisémitisme n'est pas absent et dont le Congrès refuse de modifier les lois sur l'immigration au bénéfice des juifs allemands), il se préoccupe très tôt de nouer de solides contacts à l'étranger (en particulier via la Fédération socialiste internationale) et vient ainsi très tôt en aide à des victimes des gouvernements italien, allemand, autrichien. Il s'engage également aux côtés des républicains espagnols dans la seconde moitié des années 1930. Dans les domaines économique, financier, sportif, culturel, le JLC est particulièrement actif, sur le territoire américain comme en Europe. Dès 1939-1940, l'organisation se préoccupe d'obtenir des visas, afin de permettre aux juifs et à des centaines de réfugiés politiques (anti-fascistes italiens et anti-nazis allemands ou autrichiens) de rejoindre les Etats-Unis à partir de la France ou de la Lituanie. En France occupée, le mouvement peut élargir son action (après l'entrée en guerre officielle des USA) avec la résistance socialiste, ou socialisante, en particulier par le biais de subventions et dons. A partir de 1942, le JLC travaille également avec les jeunes services américains de l'OSS : "En somme, un véritable réseau international de solidarité ouvrière fonctionna efficacement pendant la guerre". Le dernier chapitre est consacré aux problèmes rencontrés au fur et à mesure de la libération de l'Europe, qu'il s'agisse d'aide alimentaire et humanitaire ou de fonds permettant de reconstituer des organisations sociales et politiques. Le livre se termine en réalité en 1947, avec l'installation de la guerre froide d'une part et l'émergence de la question palestinienne au Moyen-Orient d'autre part.

Un ouvrage sur un aspect certes minoritaire de la résistance au nazisme, mais dont l'importance et la réalité n'en méritaient pas moins une étude dédiée. Un livre qui se termine en particulier sur une solide biographie et dont les nombreuses références ouvrent tout autant sur les questions de résistance européenne que de politique, de la politique intérieure et de la vie sociale américaine que de l'organisation des différents mouvements juifs américains. Une approche originale pour tous ceux qui s'intéressent à la période. 

CNRS Editions, Paris, 2016, 310 pages, 25,-euros.
ISBN : 978-2-271-09002-7.

Résistance juive
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 06:10

Histoire de l'Irlande

De 1912 à nos jours

Alexandra Slaby

A l'occasion du centenaire de l'insurrection irlandaise de 1916, il est heureux qu'un éditeur confie à une vraie spécialiste (Alexandra Slaby est rédactrice en chef de la revue Etudes Irlandaises) une histoire de l'Irlande dans le long XXe siècle.

En effet, si la période 1916-1923 est parfois connue, il était utile de revenir sur différentes périodes qui furent souvent cahotiques ou difficiles pour l'Etat Libre, de l'entre-deux-guerres à la question de l'Irlande du Nord jusqu'au début des années 1990. L'ensemble du livre est ainsi divisé en dix chapitres qui nous entraînent chronologiquement (après un chapitre liminaire qui traite rapidement de l'histoire des XVIIIe et XIXe siècles, de la "grande famine" et de la renaissance linguistique et culturelle) du projet de Home Rule déposé devant la Chambre des communes en 1912,  à la crise financière du début des années 2000 et aux profondes évolutions sociétales de cette ancienne nation catholique. L'importance de la crise irlandaise avant 1914 est bien présentée, la persistance du mouvement indépendantiste et la révolte de Pâques 1916 puis sa terrible répression également. Elle rappelle aussi les contradictions qui traversent l'île pendant la Grande Guerre : "Pour chaque Volontaire (de l'insurrection) y prenant part, il y avait seize volontaires nationalistes dans les tranchées". Les années de l'immédiat après-guerre sont marquées par la renaissance et le développement de la guerre civile (1500 morts), et la question des comtés d'Ulster se pose déjà avec acuité. Alexandra Slaby explicite également cette apparente contradiction de nombreux indépendantistes, à la fois "révolutionnaires" et "conservateurs". La place du catholicisme et de l'Eglise dans le pays, l'origine du bipartisme au parlement national, le long processus qui éloigne progressivement l'Irlande du Royaume-Uni, la première dissidence de l'ETA et les attentats de la fin des années 1930, l'évolution constitutionnelle et les politiques économique et culturelle : chacun de ces thème fait l'objet de chapitres plus ou moins longs qui en apprendront beaucoup à la plupart des lecteurs. La neutralité de la Seconde guerre mondiale s'explique aussi par les difficultés économiques et la rigueur budgétaire ("Il est donc décidé de réduire le budget de la Défense, et le 1er décembre 1939 est votée une réduction de 4000 hommes des effectifs de l'armée. L'Irlande ... n'a pas de force aérienne, pas de marine de guerre. Même la cavalerie polonaise est mieux armée pour faire face à la machine de guerre nazie"). Les contradictions dans lesquelles se trouve alors le pays (par rapport à l'Angleterre mais aussi par rapport à l'Allemagne) sont en particulier exacerbées entre l'Etat Libre et l'Irlande du Nord, et elles expliquent aussi la non-réunification de l'île. L'histoire des années 1950-1990 est essentiellement orientée dans les domaines sociaux et culturels, c'est l'époque où l'IRA se rapproche de l'odéologie marxiste, puis que la république d'Irlande intègre la Communauté européenne. Les questions morales et cultuelles prennent une place de plus en plus importante avec les jeunes générations et, entre crises économiques et financières d'une part et profondes évolutions politiques d'autre part, le pays se modernise à grand pas tout en se fortifiant sur une histoire et une culture propre. Les dernières années étudiées, qui nous sont tout-à-fait contemporaines, sont mieux connues, ne serait-ce que par la presse écrite et la radio-télévision, mais l'auteure a le grand mérite de remettre en cohérence de nombreux éléments dont nous n'avons souvent d'une connaissance éclatée.

Un bel et bon volume qui ne donne jamais dans l'hagiographie et se refuse tout autant à la critique systématique. Un livre très intéressant, pour aller au-delà des paysages de Sky Road (Clifden), du Ring of Kerry ou de Dingle Peninsula. 

Tallandier, Paris, 2016, 461 pages. 23,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1742-9.

L'île verte
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 06:00

Croix de guerre

Revue Historique des Armées - n° 282

Un dossier consacré à la Croix de guerre dans la dernier numéro de la RHA, avec en particulier un article de synthèse bienvenu par Jean-François Dubos et deux études sur cette décoration qui a tant inspiré d'autres alliés : la croix de guerre belge et son homologue portugaise. Dans les varia, un article somme toute classique sur "Le premier héros de l'artillerie d'assaut : le commandant Louis Marie Bossut", une approche originale du "Port d'Alexandrie, pivot stratégique de la campagne d'Egypte (1798-1801)", et un texte sur "La question des sépultures des morts de la guerre d'Indochine".

L'essentiel des rubriques "Symbolique et Traditions" (Terre, Air, Mer, Gendarmerie) est consacré à la représentation de la Croix de guerre sur les insignes et symboles militaires, tandis que le portofolio est extrait d'un fonds photographique anonyme du SHD sur la Grande Guerre.

Pour commander directement au SHD : ici.

 

Honneur aux braves !
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 06:00

Journal intime

Saint-Pétersbourg, Moscou, Berlin, Mandchourie

Baron Ludwig von Knorring

Le baron Ludwig von Knorring appartient à ces familles d'ascendance germanique (balte) qui servent le tsar. Il a rejoint la carrière diplomatique et son Journal s'ouvre sur un entretien avec son ministre, en décembre 1903, au cours duquel il rend compte de la volonté japonaise d'entrer prochainement en guerre contre la Russie, avant d'être invité à "reprendre sa vie oisive". Le ton est donnné.

Avec l'apparent détachement que donnent une solide éducation et une réelle aisance financière, ce diplomate nous raconte son quotidien, mais aussi nous en apprend beaucoup sur la réalité et le fonctionnement de la diplomatie de l'empire. De l'incompréhension de la situation par Nicolas II (qui parle en 1904 de "cette stupide soi-disant guerre avec le Japon") aux manoeuvres de la Cour après la révolution de 1905 ("Malgré l'immense charme personnel émanant de notre Auguste Souverain, il est bien à craindre que rien ne puisse marcher, grâce à Son caractère qui, hélas, n'est pas fait pour la haute mission que Dieu Lui a confiée"). Au fil des pages, des soirées, des cérémonies, des invitations, il croise tous ceux qui comptent dans l'empire, grandes familles, ministres et politiques, membres de la famille impériale. A chaque fois, l'indication de la rencontre est suivie de quelques lignes précisant le contenu des conversations et se terminant par un commentaire sur la pertinence de telle ou telle observation. On dispose ainsi que témoignages ponctuels sur la façon dont la guerre russo-japonaise est comprise et perçue dans la capitale russe, sur l'extrême sensibilité des relations avec l'Allemagne, sur l'inquiétude qui se manifeste à propos du Royaume-Uni, sur les courants d'évolution à l'oeuvre dans les provinces Baltes et en Finlande. Les conversations entre grands de l'empire (toute la haute noblesse russe passe devant nous) au Yacht-Club, avec ses petites passions partisanes mais aussi ses soucis caritatifs au bénéfice des soldats. Certes, le moindre "incident" touchant à l'ego de tel ou tel est souvent monté en épingle, mais cela aussi fait partie de la réalité quotidienne pour ces familles, du côté russe comme du côté allemand ; et l'on assiste aussi aux conversations discrètes en dehors des sièges officiels de l'autorité pour nouer des alliances ou pour calmer des inquiétudes, politiques, diplomatiques, économiques et financières, et ou l'on suit de curieux processus décisionnels : "De chez (l'amiral) Abaza, les télégrammes (chiffrés) vont chez l'empereur d'où, après un certain laps de temps, ils sont retournés à Abaza par lequel ils sont censurés et seulement après cette opération transmis à l'état-major de la marine". Le baron von Knorring reste d'une grande lucidité (à plusieurs reprises à propos de la poliique russe en Finlande) et ne s'illusionne pas au sujet de la plupart des dirigeants influents : "Je trouve la grand-duc Alexis qui est très gai, comme si de rien n'était, et c'est pourtant grâce à son incurie que notre flotte est dans l'état pitoyable où elle se trouve". Il fait également le récit, par témoins interposés, de l'interminable croisière vers l'Extrême-Orient de la flotte russe du Pacifique (débuts de révoltes, attitudes des Français et des Britanniques, etc.), jusqu'au désastre de Tsushima. De même, on assiste, de loin d'abord, à la révolution de 1905, aux propositions de réformes institutionnelles, à leur proclamation puis à leur ... non application et à la dissolution de la Douma.

En résumé, un tableau passionnant de la haute société russe au début du XXe siècle, qui rencontre ponctuellement la famille impériale sans faire partie du premier cercle de la Cour, qui est "aux affaires" tout en pouvant se permettre une luxueuse vie privée, qui assiste à un lent naufrage, en a en quelque sorte conscience mais s'illusionne sur la capacité de résistance du système, qui s'inquiète de l'éventuel mariage de telle ou telle princesse mais ignore à peu près tout des conditions d'existence de l'immense majorité de la population. La solide réputation des éditions des Syrtes concernant les ouvrages sur le "monde russe" ne peut qu'être confirmée par cette belle publication. Une lectue indispensable pour quiconque s'intéresse aux dernières (difficiles) années de l'empire des tsars.

Editions des Syrtes, Paris, 2016, 273 pages, 20,- euros.

ISBN : 978-2-940523-36-8.

Diplomatie et vie politique russes
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 06:00

La Troisième Voie

La pensée politique de J.F.C. Fuller

Olivier Entraygues

Sans doute seul spécialiste français du général Fuller, auquel il a consacré sa thèse et plusieurs ouvrages, Olivier Entraygues nous propose une étude dont le seul titre peut paraître risqué : la pensée politique de son sujet. Réponse instinctive : l'un des responsables de la British Union of Fascists (BUF) pendant plusieurs années... Mais réponse finalement un peu courte.

Avec ce dernier opus, Olivier Entraygues souhaite "présenter un aspect peu connu de ses écrits", puisque "pour Fuller, la pensée militaire se double toujours d'une pensée sous-jacente politique et ontologique". Il aborde donc avec méthode les écrits politiques de Fuller pour la période 1933-1940 qui, certes "marqués d'antisémitisme", pourraient "se définir comme la recherche ... d'un ordre modèle d'organisation politique, c'est-à-dire un fascisme éclairé par la raison". Le propos, on le voit, est profondément honnête (étudier l'homme dans toutes ses facettes sans exclusive ni oeillières) mais très risqué.

Après avoir amplement précisé le cadre intellectuel et culturel qui était celui de Fuller afin de prendre en compte le contexte, il détaille ses écrits historiques, sa définition du "Royaume-Uni", cette certitude dans son époque que "L'Angleterre (victorienne) doit gouverner le monde", l'importance de l'insularité, les qualités intrinsèques du soldat anglais selon lui, et revient assez longuement sur la jeunesse et l'éducation du jeune Fuller, ainsi que sur sa carrière militaire. Les lignes consacrées à la tendance à l'occultisme de Fuller semblent les moins convaincantes et la démonstration est minimaliste : "Ces deux ouvrages mettent une nouvelle fois en valeur sa qualité d'historien qui est cependant à nuancer par des tendances à une lecture fascisante de l'histoire". Une tendance ? Une formule que les Britanniques qualifieraient sans doute de litote étudiée, même s'il est bien certain qu'il y a autant de "tendances fascisantes" que de spécificités nationales. Plus intéressante est l'analyse faite à la fin de la deuxième partie sur "Une vision politique engagée", avec cette idée de créer un ministère de la Défense nationale "fédérateur" pour l'empire britannique et son interprétation de la faillite du traité de Versailles n'est pas sans intérêt, sans compter une certaine influence de Charles Maurras (y compris dans l'argumentation contre la finance apatride et le rôle attribué ici aux "banquiers juifs". On débouche sur la notion "d'intrigue occulte",  qui permet la création de la Société des Nations et la remise en cause de l'ordre européen traditionnel. De tout ce salamigondis plus ou moins fumeux, n'émerge finalement que la crainte de voir l'empire disparaître : "Son interprétation générale de l'histoire repose sur la croyance que seul un grand homme et non le peuple peut exercer une influence sur les destinées d'une nation". Une interprétation qui repose, pour de nombreux exemples, sur des informations erronées et des a priori douteux. Parmi ses motivations à rejoindre la BUF : "un ensemble de déceptions" et "le jusqu'au-boutisme de ses idées". L'argument-pivot pour ce théoricien de la tactique et de la stratégie : "Plus les instruments de la guerre deviennent puissants, plus leur direction et leur contrôle doivent être avisés". Sa critique d'un système financier despotique, "usurier", il prône le corporatisme et un "système économique de bon sens", sans oublier "la liberté de la vie culturelle de tout un chacun". Ajoutons pour faire bonne mesure l'antibolchevisme et une dose d'unité européenne (de l'Ouest) et nous ne sommes pas loin de différents textes des "technocrates" de Vichy, qui firent le choix de la collaboration par "simple" souci technique d'efficacité... Le livre se termine, avec une longue deuxième partie (plus de 150 pages), par la retranscription de plusieurs articles importants publiés par Fuller dans l'entre-deux-guerres. Heureuse initiative qui permet de revenir à l'original des textes de ce général finalement bien étrange.

Si le livre est réellement passionnant, il laisse un sentiment mitigé. Finalement, on peut être un grand penseur militaire et un piètre politique.  

Editions Le Polémarque, Nancy, 2015, 339 pages, 20,- euros.

ISBN : 979-10-92525-03-8.

Penseur iconoclaste
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 06:00

Lettres de la Grande Guerre

1915-1919

Jean Giono

"2e classe sans Croix de guerre" comme il se présentera lui-même après la guerre, Jean Giono m'était surtout connu par son oeuvre sur le monde rural de Haute Provence (je n'ai jamais pu me détacher totalement des champs de lavande et considère toujours que les agneaux des Basses-Alpes sont les meilleurs...). On sait qu'il fut pacifiste et un temps "compagnon de route" du jeune Parti communiste durant l'entre-deux-guerres, mais cette première publication de sa correspondance de la Grande Guerre (il a alors 20-24 ans) est une très bonne idée, car elle donne du (jeune) homme qu'il est alors une autre image.

Ces lettres d'un simple soldat cultivé sont d'autant plus intéressantes que Giono sert sur quasiment l'ensemble du front ouest, de l'Alsace aux Flandres en passant par Verdun, la Somme et le Chemin des Dames, sans être pour autant (loin de là) toujours dans des secteurs dangereux. Même s'il affirme "Je fais la guerre en amateur", il n'en accomplit pas moins son devoir tout en ayant soin de tout faire pour se protéger, se maintenir en arrière des lignes, et comme le souligne Jacques Mény dans son introduction on voit peu à peu le jeune homme qui vient de quitter ses parents pour la première fois mûrir et devenir un adulte pleinement autonome. Affecté au fil du temps sur différents postes (observateur, radio, etc.), il n'a rejoint effectivement le front qu'à la fin du mois de mai 1916 pour arriver dans la région de Verdun avec le 140e RI, mais s'il peut raconter les séances d'instruction il ne participe pas directement aux combats pour "courbature fébrile" et "embarras gastrique". Au fil de cette correspondance, il s'efforce d'abord de rassurer ses parents (et surtout sa mère) : toutes les lettres commencent par l'affirmation qe sa santé est bonne. Il n'hésite pas à manier l'humour (parfois au deuxième degré), sait améliorer l'ordinaire avec ses camarades (les références aux paquets reçus sont extrêmement nombreuses) et recherche aussi les "bons plans" (lorsqu'il se prépare à partir pour un stage de TSF : "Voilà un bon filon. Je vais être à l'abri et au chaud cette fois. Et je ne ferai plus de marche", puis après son affectation comme radio : "Je suis maintenant un véritable embusqué"). On constate effectivement qu'à partir de la fin du mois de juin 1917 le rythme des permissions s'accélère sensiblement, et que les séjours à l'arrière sont à la fois nombreux et longs ("Nous sommes au repos pour longtemps, 30 ou 45 jours, très loin des lignes"). Certains propos peuvent surprendre ou sembler excessifs ("On s'ennuie bien un peu, mais enfin ce n'est rien à côté de ceux qui se font tuer, hélas ! Le moral est bon, le pinard aussi"), mais ils traduisent aussi une des réalités de l'avant moins souvent soulignée (parce que moins glorieuse ?). Il laisse à quelques reprises percer l'image des horreurs de la guerre pour les simpls soldats, mais globalement ne se met jamais en avant et ne "pose" pas.

Une correspondance très intéressante qui offre un autre (nouveau) regard sur cette réalité toujours diverse que fut la guerre. 

Revue Giono, hors-série 2015, Association des amis de Jean Giono, 341 pages, 20,- euros.

ISBN : 979-10-94078-01-3.

Pour commander l'ouvrage : ici.

2e classe sans Croix de guerre
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 06:00

Rollon

Le chef viking qui fonda la Normandie

Pierre Bouet

On connaît la réputation sulfureuse des Vikings fondateurs de la Normandie au Xe siècle, mais on ignore généralement qui ils étaient et comment s'organisa le territoire qui leur fut confié.

Dans ce volume, Pierre Bouet nous conte l'histoire des raids dévastateurs de ces hommes du Nord, de plus en plus puissants et prolongés au IXe siècle, au fur et à mesure que l'empire caroligien s'étiole. Une carte nous en montre d'ailleurs la répartition géographique, jusque dans des cités improbables comme Bourges, Clermont et Rodez. L'auteur précise la généalogie de Rollon, chef viking somme toute secondaire au départ, et le cadre culturel qui était le sien, puis s'intéresse aux raids qu'il conduit lui-même jusqu'en 911, en Angleterre, sur le territoire des futurs Pays-Bas et bien sûr le long de la Seine et jusqu'à Paris. Les négociations préalables au traité de Saint-Clair-sur-Epte entre Rollon et Charles le Simple et le traité lui-même font l'objet d'un chapitre complet, puisque celui-ci est considéré comme "l'acte de naissance" de la Normandie (on note l'original tableau de synthèse de l'évolution des propositions et négociations), à une époque où des territoires importants (en Bourgogne ou au sud de la Seine) s'émancipent de la tutelle royale. Le rôle clefs de certains évêques dans ces négociations, puis dans la pérennité de la sédentarisation des Vikings, est également lié à leur conversion au christianisme et aux dons généreux que Rollon et les siens font à l'Eglise. Les vingt premières années de l'installation des Vikings sont difficiles, du fait de la poursuite des raids par d'autres bandes, mais Rollon reste fidèle à sa parole et loyal au roi Charles et impose sur ses terres un pouvoir fort. Le livre se termine sur "La construction du mythe", jusqu'à la mise en scène d'une origine "troyenne" des Normands et faisant de Rollon "l'élu de Dieu". L'aventure se poursuivra au siècle suivant, vers l'Italie du Sud et la Sicile. Mais ceci est une autre histoire...

Document et bien référencé (l'auteur sait critiquer les sources très discutables du Moyen-Âge), l'ouvrage n'est pas très volumineux et se lit facilement. Un sujet original et traité de manière agréable.

Tallandier, Paris, 2016, 220 pages. 19,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1746-7.

Naissance de la Normandie
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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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