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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:00

Nous poursuivons notre "tour de France" des maisons d'édition que l'on qualifie de "petites" (par la surface financière), mais qui sont en réalité "grandes" (par la passion de leurs animateurs). Rencontre aujourd'hui avec :

Eric Labayle

ANOVI

(Indre-et-Loire)

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Question : Les éditions ANOVI existent depuis une dizaine d'années. Quelles sont les grandes collections et comment sélectionnez-vous les titres de vos ouvrages pour faire évoluer votre catalogue ?

Réponse : Les éditions Anovi ont été fondées en 2001 (premier titre, Carnets de guerre de Georges Curien, territorial vosgien, a été publié en novembre 2001). Nous travaillons autour de trois axes principaux : témoignages, biographies et monographies. Cela nous amène à publier sur des sujets plutôt précis, sans forcément chercher à concurrencer la "grande" édition. Il n'est en effet pas question pour nous de publier à nouveau Ceux de 14 de Genevoix, ni un traité global sur l'histoire de la Grande Guerre. D'autres s'en sont déjà chargés, et sans doute mieux que nous ne saurions le faire.

Nous sélectionnons les travaux qui nous sont proposés en fonction d'un critère qui est en fait une question : cet ouvrage apporte-t-il quelque chose à la connaissance et à la compréhension de la période historique qu'il aborde ? Cela nous laisse une grande latitude pour le choix de nos publications. Tel témoignage, par exemple, n'aura pas une grande valeur littéraire, mais il apportera un éclairage précieux sur les mentalités et les pratiques d'un corps social. Tel autre nous renseignera sur un épisode peu connu de la Grande Guerre, etc. En tant que "petit" éditeur, nous devons nous démarquer en tablant sur l'originalité de nos publications et sur leur qualité.

Question : Pour un "petit" éditeur, le problème n'est-il pas celui de la diffusion ? Comment procédez-vous pour faire connaître vos productions au public ?

Réponse : La diffusion est le talon d'Achille de toute l'édition. Et il y aurait beaucoup à dire sur le sujet ! Pour ce qui nous concerne, nous travaillons avec un diffuseur institutionnel, mais cela n'est pas suffisant. Il nous faut donc aller à la rencontre du public, que ce soit sur le web (par notre bouquet des sites web d'histoire ou par notre catalogue en ligne www.anovi.fr), dans les salons du livre, ou bien en organisant des événements (conférences prononcées par nos auteurs, cafés-histoire, etc.). C'est un travail extrêmement lourd, mais dont les enjeux sont vitaux.

ANOVI-2.jpg

Question : Etant donné votre expérience dans ce domaine, pensez-vous que le livre d'histoire soit toujours apprécié et conserve un avenir "commercial et intellectuel" ? Est-ce un créneau susceptible encore de se développer ?

Réponse : J'apporterai une réponse de Normand à cette question : oui et non. D'un point de vue commercial, il est illusoire d'espérer faire de l'édition de livres d'histoire une activité lucrative. Néanmoins, dans la crise actuelle que traverse le monde de l'édition, les éditeurs d'histoire s'en sortent un peu mieux que ceux qui publient des ouvrages de littérature, car ils bénéficient d'une clientèle de passionnés, certes restreinte mais fidèle et "ciblée".

Le problème qui se pose actuellement ne concerne pas que l'édition d'histoire. Il s'agit de la désaffection globale de nos contemporains pour l'écrit. On zappe, on s'étale devant la télévision, on va s'époumoner dans les tribunes d'un stade de foot ou bien on prévoit de passer des vacances aux antipodes ... Dans ce contexte, le livre (et plus généralement la culture) est laissé pour compte. Pour que le livre d'histoire se développe, il faut inverser la tendance et faire de la curiosité intellectuelle une valeur aussi forte que Secret Story...

Question : Dans votre politique éditoriale, accordez-vous une place particulière aux jeunes auteurs et chercheurs ? Percevez-vous l'émergence d'une "relève" et comment l'expliquez-vous ?

Réponse : Oui, nous accordons une place importante aux jeunes auteurs. Mais cela n'est pas particulier à Anovi. De nombreux "petits" éditeurs font de même. Nous avons notamment publié plusieurs mémoires de maîtrise dont nous sommes très fiers, car ce sont des travaux remarquables, qui abordent des sujets originaux avec des points de vue très stimulants. Il existe bien une "relève", mais le regard que je porte sur elle est très contrasté. Je ne sais pas si cette "relève" est prometteuse ou non. Tout ce que je sais, c'est que notre travail d'éditeur est de lui faire confiance et de l'accompagner pour lui permettre de prendre sa place dans le débat historique.

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Question : Y a-t-il, dans l'ensemble de votre production un livre dont vous soyez particulièrement heureux ou fier de l'avoir imprimé et diffusé ? A courte et à moyenne échéance, quelle politique éditoriale allez-vous développer et quels sont vos axes d'efforts en termes de publications ?

Réponse : Je serais capable de défendre bec et ongles tous les ouvrages que j'ai publiés, car je les ai choisis et, malgré leurs inévitables défauts et leurs non moins inévitables lacunes, ils comportent tous un "petit plus" qui, à lui seul, justifie les risques pris pour leur édition. Si je ne devais citer qu'un titre d'Anovi concernant la Première Guerre mondiale, ce serait peut-être Par la plume et par l'épée, qui est à la fois une biographie et un témoignage, et qui propose à son lecteur un voyage émouvant et pétillant dans l'univers d'un écrivain boulevardier de la Belle Epoque, ... jusqu'à sa mort sur la Somme en 1916.

Quant à la ligne éditoriale d'Anovi, il n'est pas question de la faire évoluer, car il ne nous semble pas que nous en ayons exploré tous les contours. Et il reste encore tant de beaux projets dans nos cartons...

Eric, merci pour cette franchise de ton, et surtout plein succès dans vos prochaines initiatives.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:10

Les guerres médiques

499-449 avant J.-C.

Peter Green

Couverture-de-l-ouvrage--Les-guerres-mediques-.jpg

Cette réédition au format "poche" d'un ouvrage paru en 1996 nous apporte un immense "bol d'air".

A trop travailler sur les conflits des 19e au 21e siècles, nous risquons un effet de saturation ; et à trop avoir l'oeil sur les guerres les plus récentes, nous risquons d'oublier quelques fondamentaux. Certes, nous continuerons à privilégier les campagnes récentes, mais, une fois n'est pas coutume, accordons-nous une pause...

Voici donc le récit de ces cinquante extraordinaires années de guerre entre les irréductibles cités grecques et le plus formidable empire de son temps. "Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois", la formule est entrée dans l'Histoire (avec un "H" majuscule), témoignage de la volonté d'indépendance des peuples grecs et souvenir du sacrifice de 7.000 Spartiates et Thébains affrontant les quelques 300.000 soldats et mercenaires de Xerxès Ier. Les batailles de Marathon et de Salamine, la reconstitution des forces détruites au combat par la levée de nouvelles unités, les débats politiques sur l'agora, l'appel à l'aide (souvent ignoré) aux Carthaginois, les discours de Thémistocle, le rôle de Léonidas, tout y est et le texte courant est parsemé de nombreux extraits des récits antiques. Les esprits chagrins diront, peut-être, d'Hérodote n'est pas toujours absolument crédible. Sans doute. Mais ne peut-il pas y avoir une part de mythe dans toute épopée ?

On peut regretter que les cartes (par ailleurs très claires puisque dessinées au trait noir) soit reproduites si petites, ce qui rend difficile la lecture des légendes et des noms. La bibliographie et le riche appareil de notes contribuent à donner à l'ouvrage toute sa densité. Pour 11 euros, un grand bond dans le passé, une machine à remonter le temps, une référence dans l'histoire des grandes campagnes de l'humanité.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:00

La collaboration militaire française

dans la Seconde guerre mondiale

Krisztian Bene

Couverture-de-l-ouvrage--La-collaboration-militaire-franca.jpg

Il ne s'agit, pour une fois, ni des mémoires plus ou moins enjolivées de l'un des acteurs, ni d'un gros titre à la Une pour faire vendre un magazine, mais d'une étude académique, directement tirée d'une thèse de doctorat. Krisztian Bene, responsable des études de français à l'université de Pécs en Hongrie, précise dans son introduction que "le souci d'impartialité a toujours constitué ma principale préoccupation" et il souligne que les ouvrages de "Jean Mabire et Eric Lefèvre ... appartiennent davantage à la littérature romanesque qu'au genre historique". Il insiste sur la nécessité de puiser les plus largement possible aux archives officielles et de croiser les sources, et a exploré les fonds des archives nationales, du SHD, de l'IHTP et surtout des Bundesarchiv-Militärarchiv allemandes de Fribourg (Brisgau), jusqu'à ce jour, paradoxalement, largement ignorées, semble-t-il, par les chercheurs français.

Après avoir brièvement retracé dans une première partie l'évolution de l'extrême-droite radicale et des ligues nationalistes durant l'entre-deux-guerres (avec d'ailleurs quelques raccourcis historiques pour le moins trop rapides), il souligne que l'influence de ces mouvements "ne s'exerce que sur une frange réduite d'une opinion française majoritairement républicaine", puis observe les conséquences immédiates de la défaite de juin 1940 et les premiers pas collaborationnistes de Vichy, de son gouvernement et surtout des partis ou journaux qui à Paris s'en réclament.

Il rentre dans le coeur de son sujet à partir de la page 52 et étudie d'abord la L.V.F. (création, financement, recrutement, composition sociologique, etc.) puis, après s'être intéressé à son instruction militaire, aborde la question de son déploiement et de son engagement sur le front de l'Est (quelques chiffres : 120 croix de fer attribuées, 500 morts au combat, mais aussi quelques crimes de guerre contre les populations civiles). La Légion tricolore et la Phalange africaine sont ensuite rapidement traitées, leur rôle proprement militaire étant resté mineur. Krisztian Bene consacre une longue partie à la Milice française, "l'armée de la guerre civile". Celle-ci est étudiée dans ses origines, sa composition sociale, son organisation et son armement, puis ses activités contre les maquis jusqu'à la disparition de ses derniers éléments en Italie du Nord au printemps 1945.

La dernière grande partie traite de "La collaboration militaire en mains allemandes" avec la Sturmbrigade Frankreich, la division Charlemagne jusqu'aux derniers combats de Berlin en avril 1945. Il brosse enfin le portrait des autres organisations militaires ou para-militaires allemandes au sein desquelles servirent des Français, en nombre plus ou moins important : N.S.K.K., Kriegsmarine, organisation Todt, division Brandenbourg, 21e Panzerdivision, Légion Speer, DCA ferroviaire, et quelques unités atypiques comme le Benzen Perrot en Bretagne ou la Brigade nord-africaine engagée contre les maquis du Massif Central.

"Les douze exécutions de Bad Reichenhall" sont évoquées dans un ultime chapitre consacré au "Destin de la collaboration militaire après la guerre", avec l'épuration et les procès, la création à l'été 1948 pour servir en Indochine du Bataillon d'infanterie légère d'outre-mer (BILOM), la place relative de ces anciens soldats "dans le mauvais camp" au sein de la Légion étrangère. En conclusion, l'auteur donne en particulier un bilan numérique : cette collaboration militaire a concerné, selon les estimations, entre 29.360 et 34.360 hommes, chiffre qu'il est difficile de préciser, en particulier du fait des doubles appartenances et des mutations d'un corps à l'autre. La Benzen Perrot et la Brigade nord-africaine, avec respectivement 100 et 150 hommes, sont les plus petites formations, et la division Charlemagne, avec de 7 à 8.000 hommes (mais pas tous combattants), de loin la plus importante.

Le texte courant est complété par différentes annexes, dont une série de biographies sommaires qui vont bien au-delà de la seule collaboration militaire (mais que vient faire François Coty, mort en 1934, dans cette liste ? Ou Léon Degrelle, fondateur du Rex belge et de la Légion Wallonie ?). Parmi les 45 annexes qui suivent (relatives à la L.V.F., à la Légion Tricolore, au S.O.L. et à la Milice, à la Phalange africaine et aux unités de la Waffen S.S., on relève le nombre de textes réglementaires et législatifs reproduits, ainsi que des états nominatifs et des organigrammes. On compte enfin une quinzaine de pages de références d'archives et de bibliographie, avant un index très complet.

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L'auteur a bien voulu répondre à quelques questions complémentaires :

Question : Comment un universitaire hongrois en vient-il à travailler sur la collaboration militaire française pendant la Seconde guerre mondiale et comment votre thèse a-t-elle été reçue par vos homologues des universités hongroises ?

Réponse : Le choix du sujet de thèse et le travail lui-même sont le fruit d'une longue histoire, remontant au tout début de mes études doctorales, où moment où j'ai dû choisir dans quel domaine particulier développer mes recherches. Titulaire de maîtrises en français et en histoire, intéressé par la Seconde guerre mondiale depuis longtemps, je voulais approfondir mes connaissances sur la question de la participation française au conflit et éventuellement ajouter quelques nouveaux résultats à l'étude de cette histoire apparemment bien connue. En débutant mes recherches en France, j'ai vite compris que l'histoire de la collaboration, malgré les efforts de quelques historiens français et étrangers de grande envergure, était bien moins connue. Finalement, j'ai opté pour l'aspect militaire de la collaboration dans la mesure où ce chapitre extrêmement intéressant de l'histoire militaire française n'avait pas encore été traité de manière scientifique, excepté le travail de Giolitto dont l'ouvrage a constitué une bonne base de départ pour mes recherches.

En Hongrie, la langue et l'histoire française sont relativement peu connues. Ainsi, mon travail y a été bien reçu, car il est apparu comme inédit et, pour tout dire, presque "exotique". Les encouragements de mes collègues et des membres de mon jury de soutenance me laissent à penser que la version hongroise de mon livre (qui va paraître prochainement) peu constituer un pas important vers une meilleure connaissance des questions françaises par les Hongrois.

Question : Vous faites état dans votre introduction de l'exploitation des archives militaires allemandes de Fribourg, que les historiens français n'auraient que très peu consulté auparavant. Comment l'expliquez-vous et qu'avez-vous trouvé de particulier, de complémentaire ou de significatif dans ces archives ?

Réponses : Je suis persudé qu'un certain nombre de collègues français ont déjà réalisé des recherches dans les archives militaires allemandes, mais, selon mes connaissances, aucun d'eux n'avait systématiquement exploité les fonds concernant la collaboration militaire. Je suppose que ce manque d'intérêt peut s'expliquer par les difficultés linguistiques d'une part et une "pudeur" française d'autre part. Indéniablement, sans une bonne connaissance des dossiers conservés dans les archives de Fribourg, on ne peut pas reconstituer de façon fiable l'histoire des volontaires français servant dans les forces armées allemandes. Les journaux de marche des unités allemandes comportant des volontaires français et ceux des unités françaises placées au sein de l'armée allemande, confrontés à un certain nombre d'études contemporaines rédigées par des officiers allemands et aux souvenirs des anciens combattants (notamment ceux de Robert Soulat, en langue allemande) permettent de procéder à d'indispensables recoupements.

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Question : Justement, a contrario, quelle crédibilité et quelle place accordez-vous aux témoignages et récits plus ou moins romancés déjà parus sur ce thème?

Réponse : Je dois avouer que l'orientation parmi ces oeuvres (de plus en plus nombreuses depuis un certain temps) a été un travail difficile. Si on peut effectivement y trouver des informations très précieuses, certains témoignages n'ont qu'une crédibilité minimale. Par conséquent, j'ai décidé de ne pas travailler sérieusement avec ces livres avant d'avoir terminé mes recherches dans les archives. Car seule la comparaison des résultats issus de celles-ci avec les informations trouvées dans les témoignages m'a permis de procéder à une sérieuse sélection et hiérarchisation. Finalement, j'ai établi trois catégories : les livres inutilisables, à cause du manque de crédibilité ou de contenu pertinent ; ceux utilisables avec des restrictions, certains éléments étant confirmés par les archives ; et finalement les livres utiles, dont la crédibilité est presque totale et dans lesquels on ne rencontre pas de déformation idéologique volontaire. Naturellement, ces derniers sont très peu nombreux. En outre, l'honnêteté intellectuelle ne signifie pas forcément que l'auteur avait une connaissance parfaite ou générale des événements, qu'il était complétement objectif ou qu'il n'a pas subi d'influences extérieures. Mais, bien évidemment, la présentation des seules informations retrouvées dans les archives aurait privé de lecteur de la compréhension de certaines motivations individuelles. Les extraits cités de ces ouvrages constitue donc une part importante, et je crois intéressante, de mon travail.

Question : Vous étudiez une grande diversité d'organisations. Les "hiérarchisez-vous" dans la collaboration et quelles différences établissez-vous entre des formations aussi différentes que la Phalange africaine, la division Charlemagne ou l'unité Perrot ?

Réponse : Il a existé, c'est vrai, un grand nombre d'unités françaises au service des intérêts allemands. J'ai fait le choix de les mentionner pratiquement toutes. Bien évidemment, cela ne veut pas dire que leur importance a été égale. La structure de mon livre suit avant tout un ordre chronologique, mais la longueur des chapitres et des sous-chapitres témoigne de l'importance relative de ces unités. Les formations de premier ordre, traitées le plus longuement, ont été la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), la Milice française et les unités françaises de la Waffen -SS. Les unités moins importantes, mais méritant une attention particulière ont été la Légion tricolore et la Phalange africaine, dont la création est liée à la volonté du gouvernement de Vichy de prendre une part plus active à la collaboration militaire tout en la contrôlant, alors qu'elle était initiée à ses débuts par les seuls partis collaborationnistes de Paris. Les autres unités ne sont traitées que succintement. Cette décision peut sembler paradoxale, car certaines d'entre elles (comme la NSKK ou la Kriegsmarine) regroupaient plusieurs milliers de volontaires. Cependant, ces derniers n'ont que très peu connu le feu et étaient surtout voués à des missions de quasi-supplétifs à l'arrière. En même temps, je pense que leur histoire détaillée reste encore à écrire.

Question : Dans votre conclusion, vous évoquez un chiffre total oscillant entre un peu plus de 29.000 et 34.000 hommes engagés dans cette collaboration militaire. Le différentiel de 5.000 hommes, à cette échelle, semble énorme. Comment l'expliquer, et ne peut-on préciser ces chiffres ?

Réponse : La question est très pertinente. Cette différence semble vraiment énorme, mais il faut avoir à l'esprit tout d'abord que de très nombreux anciens combattants collaborationnistes ont été très intéressés par "l'effacement" de leur passé. Il y a relativement peu de sources nominatives fiables et précises sur les volontaires servant dans ces unités. Parfois, on a de la chance : on connait ainsi assez précisément l'effectif de la LVF ou du Benzen Perrot. Mais, dans la majorité des cas, il ne reste aucun registre listant les noms de ces volontaires. Il est donc nécessaire de procéder à des estimations, que l'on affine progressivement parfois, en croisant les informations disponibles, souvent assez vagues. Enfin, il ne faut pas oublier que de nombreux volontaires ont été versés successivement dans plusieurs unités différentes, ce qui complique la situation. S'il serait certainement plus rassurant et confortable d'évoquer des chiffres précis, les principes du métier d'historien me font dire qu'il faut garder la marge de doute et travailler à partir de ces estimations, certes aléatoires mais certainement les plus fidèles en l'état actuel de nos connaissances sur la question.

 

Merci Krisztian pour ces longues réponses, et bon courage pour la poursuite de vos travaux.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:15

Premier atelier doctoral international

Center for Policy Research

New Dehli, 23 juillet - 3 août 2012

INDE

Les nations émergentes ne le sont pas seulement dans le domaine économique. Si vous disposez de quelques moyens financiers et d'un peu de temps libre, le premier atelier doctoral international du C.P.R. vous est ouvert. Les candidatures (à renvoyer d'urgence, avant le 8 juin !) sont à adresser par courrier électronique à : cprsecuritystudies@gmail.com et doivent comprendre vos coordonnées personnelles, un CV de deux pages et une présentation en 3.000 mots de vos travaux de recherche. Les organisateurs précisent que les trajets intérieurs en Inde et l'hébergement sur place sont pris en charge par le C.P.R.

Les thèmes couverts au cours de cette semaine sont extrêmement variés : définition et nature des forces armées, les guerres conventionelles et irrégulières, la stratégie nucléaire, le renseignement, etc.

Pour tous renseignements complémentaires : www.cprindia.org

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:10

Churchill contre Hitler

Norvège 1940, la victoire fatale

François Kersaudy

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Heureuse initiative que de rééditer dans la collection Texto ce volume paru pour la première fois en 1987. Grand spécialiste de Churchill (dont il a une vision assez classique) et parfaitement anglophone (il a été professeur à Oxford), François Kersaudy revient sur un épisode généralement peu développé dans les livres d'histoire de la Seconde guerre mondiale : celui des combats entre l'Axe et les Alliés en Norvège au printemps 1940.

Partant de la situation géographique du royaume de Norvège, neutre et presque désarmé, l'auteur nous entraîne dans une histoire tout à la fois militaire, politique et diplomatique. Au fil des pages, on découvre mieux la complexité de la personnalité de Quisling, futur dirigeant collaborationniste mais pourtant ancien officier et humaniste (il travaille avec Nansen) devenu homme politique,  qui propose à Hitler lors d'un tête-à-tête en décembre 1939 de le soutenir dans une tentative de coup d'Etat. On assiste à la réunion du gouvernement norvégien, le 8 avril 1940 à 1h30 du matin, lorsqu'il est avéré que des navires de guerre allemands entrent dans les eaux territoriales norvégiennes. On partage les doutes et les inquiétudes du roi Haakon VII, en particulier lorsque le Reich exige dans un ultimatum, le 10, que Quisling soit nommé chef du gouvernement. On suit pas-à-pas les réactions britanniques (et marginalement françaises) : "Quoi qu'il arrive à Narvik, l'essentiel est maintenant l'assaut et la capture de Trondheim", écrit Churchill, la semaine suivante, au commandant en chef de la Home Fleet. Parmi les aspects mis en valeur, par exemple, on note le désarroi de la population et des nombreux volontaires qui se présentent dans les bureaux de recrutement mais que l'administration militaire n'a pas les moyens d'armer.

Un très bon livre, qui sous certains aspects secondaires peut parfois être considéré comme dépassé par les derniers progrès de l'historiographie, mais qui demeure une référence absolument incontournable.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:00

Articles et discours de guerre

(1914-1918)

Georges Clemenceau

Couverture de l'ouvrage 'Articles et discours de guerre'

Voilà une très heureuse réédition. Sur le plan purement matériel et formel, tout d'abord, le livre est beau. Le papier est d'excellent qualité, la police d'écriture agréable, l'iconographie adaptée : presque un ouvrage pour bibliophile, en tout cas un volume que l'on a plaisir à prendre en mains et à feuilleter.

Sur le fond, il s'ouvre sur une solide introduction du professeur Jean-Jacques Becker. Celui-ci replace dans leur contexte l'ensemble de la carrière de Clemenceau, et en particulier la période couverte par les textes réédités. On constate ainsi qu'il cesse toute activité éditoriale à partir de sa nomination comme président du Conseil et ministre de la Guerre et que les derniers textes sont généralement des extraits de discours officiels (avec quelques échanges au parlement, un peu plus "pimentés"). On ne présente plus Clemenceau, orateur et polémiste hors pair, craint ou adoré, ayant parfois "la dent dure" mais toujours le goût de la formule et le sens de la réplique qui fait mouche, maniant avec une rare aisance une langue très classique. Sélectionnons quelques exemples. Après la bataille de la Marne, alors que le Service de santé est de plus en plus critiqué : "Si je m'étais promis, en crivant cet article, de ne faire aucune personnalité et de ne mettre en cause aucun établissement, je pourrais citer des faits qui surprendraient douloureusement le public. Je ne me résoudrai à préciser que si les améliorations qu'on annonce continuent de n'être pas réalisées. En tout cas, j'ai le regret de dire que certains chefs responsables ne sont pour rien dans les réformes promises". On imagine l'ambiance dans les cabinets des hautes autorités... L'année suivante, alors qu'il incite "ceux de l'arrière" à contribuer activement au succès de l'emprunt de guerre : "Qu'il paye de son or, comme l'autre de son sang, et la France est sauvée". En 1916, au plus fort des combats devant Verdun : "Ce n'est plus la fameuse 'furie française' des anciens jours. Non. Rien que l'auguste impassibilité sculpturale du contrefort immuable où vient se briser la démence du plus furieux torrent. Ils étaient là, nos vrais grands hommes de France, étreignant le sillon auquel ils s'étaient donnés". A l'automne 1917 enfin, pendant que la France en guerre traverse sa plus longue crise gouvernementale et ministérielle : "M. Painlevé ne voit pas si simple. Son esprit a la rectitude d'un alambic où se distillent les fumées" ; ou, critiquant l'inflation du nombre de maroquins : "Nous faisons l'économie d'un sous-secrétariat d'Etat aux forces hydroliques. Il n'a pas encore été question d'un sous-secrétariat d'Etat aux réverbères .... Conçoit-on que, depuis trois ans, nous ayons pu nous passer d'un sous-secrétariat d'Etat à l'administration générale et d'un sous-secrétariat d'Etat au contentieux ? On frémit à l'idée du péril que, pendant si longtemps, ce défaut de sous-ministres a pu nous faire courir".

Celui qui, jusqu'au bout, malgré son âge et ses responsabilités, arpentera régulièrement les tranchées de première ligne et n'hésitera jamais à se rapprocher des poilus, deviendra le Père [de] la victoire. Ces Articles et discours de guerre doivent impérativement figurer dans toute bibliothèque consacrée à la Grande Guerre.

 

Dépliant 'Musée Clemenceau'-copie-1

Profitons de cette opportunité pour rappeler l'existence à Paris d'un petit musée trop méconnu. Il est installé 8 rue Benjamin Franklin, dans le 16e arrondissement (métro Passy ou Trocadéro), dans l'appartement même (resté en l'état) que Clemenceau a occupé pendant 35 ans, jusqu'à sa mort en 1929. On y remarque en particulier son imposante bibliothèque.

Pour tous renseignements : 01 45 20 53 41 ou musee.clemenceau@wanadoo.fr

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:10

Ennemis héréditaires

Amis pour toujours

BFA2

Cette journée d'études, organisée par le CREC / Saint-Cyr sur le thème de la coopération franco-allemande en matière de défense et de sécurité, se déroulera le jeudi 31 mai prochain en amphithéâtre Sabatier de l'Ecole militaire (Paris, 7e), de 09h00 à 17h00. Elle réunira de nombreux historiens, civils et militaires, mais aussi des spécialistes de la PESD et de la collaboration bilatérale. La matinée sera plutôt consacrée à la période 1806 / 1945, l'après-midi aux évolutions survenues depuis 1945.

Inscription obligatoire : 02 90 40 40 40 ou journee-francoallemande@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:15

Les Mariannes de l'Yonne

Bernard Richard

1891marianne.jpg 

Dans l'esprit des articles précédemment publiés (dont "Les cloches de France pendant la Seconde guerre mondiale"), voici une étude extrêmement précise et référencée sur les débats qui accompagne localement le choix et la mise en place des Mariannes sous la IIIe République, à travers l'exemple du département de l'Yonne.

Pour lire l'article, cliquer ici

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:10

www.grande-guerre.org

ANOVI 3 

Parallèlement à son travail d'éditeur, Eric Labayle développe un très intéressant projet sur la toile. Nous avons voulu en savoir plus.

Question : Pourquoi, et quand, avoir ajouté aux publications d'Anovi un bouquet de sites Internet ?

Réponse : Dès la création d'Anovi, en 2001, nous avons choisi de diviser notre activité éditoriale en deux branches distinctes, mais complémentaires : l'édition de livres et l'édition Internet. En effet, nous n'avons jamais considéré Internet comme un concurrent pour le livre. Au contraire, ces deux médias nous paraissent parfaitement complémentaires. Ainsi, nous pouvons publier sur le web des textes que nous ne pourrions pas publier en livres, soit parce qu'ils sont trop courts, soit parce qu'ils sont trop spécialisés, ou pour d'autres raisons encore. Anovi a donc ouvert depuis 2002, les uns après les autres, une dizaine de sites web consacrés aux grandes périodes de l'histoire : le Premier empire, le XIXe siècle, la Grande Guerre, la Seconde guerre mondiale, etc. Actuellement, la plupart de ces sites sont fermés, car nous sommes en train de les adapter à un nouveau format, ce qui représente un gros chantier ! Le site www.grande-guerre.org est le premier à avoir rouvert. Il sera bientôt suivi par notre site sur la Seconde guerre mondiale, et ainsi de suite.

Question : Comment se situe grande-guerre.org dans cet ensemble et qu'est-ce qui le différencie des autres sites consacrés à la Première Guerre mondiale ?

Réponse : Le site www;grande-guerre.org est parfaitement cohérent avec le reste du bouquet Anovi, puisque chacun des titres qui composent ce bouquet dispose des mêmes rubriques : chronologie, bibliographie, documents, album-photos, biographies, etc. Ils obéissent donc à une logique commune, qui permet au lecteur de s'y retrouver et d'avoir facilement accès à l'objet de ses recherches.

C'est précisément cette structure qui différencie grande-guerre.org des autres sites consacrés à la Première Guerre mondiale. Ne disposant pas d'un thème précis, le site est également ouvert à tous les sujets, civils ou militaires, sans limitation géographique et presque sans limitation chronologique. En effet, notre site ne se limite pas à la grande Guerre stricto sensu entre 1914 et 1918, mais (afin d'en faciliter la compréhension) il l'inclut dans une période historique plus large : 1902-1932. Enfin, les pages de www.grande-guerre.org ne sont pas réservées à un seul rédacteur ni à une équipe restreinte. Au contraire, elles sont ouvertes à tous. Il suffit de nous adresser des textes et (ou) des documents pour que nous les publiions, à condition toutefois que ces contributions respectent bien sûr quelques règles élémentaires de qualité.

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Question : Comment fonctionne-t-il et quelle plus-value particulière peut-il selon vous apporter aux internautes ?

Réponse : www;grande-guerre.org fonctionne comme un "site-ressource", sur lequel nous nous efforçons de mettre à la disposition des lecteurs un maximum d'informations fiables, aisément accessibles et utiles au plus grand nombre (scolaires, généalogistes, amateurs, etc.). Bien entendu, il serait stupide de prétendre à l'exhaustivité ! Les lacunes sont encore nombreuses et il reste beaucoup de travail pour compléter les rubriques ! Nous nous y employons régulièrement et nous rendons compte de ces travaux par une lettre d'information que nous adressons périodiquement à nos abonnés. Néanmoins, nous offrons d'ores et déjà à nos lecteurs l'une des plus riches bibliographies sur la Grande Guerre (et son époque, 1902-1932) existant sur le web francophone, ainsi qu'une chronologie copieuse et un dictionnaire biographique bien fourni. Et les autres rubriques ne sont pas en reste !

Question : Quelles sont, enfin, vos ambitions pour ce site et comment envisagez-vous son développement à moyen terme ?

Réponse : Comme tout animateur de site, notre ambition est de toucher un public le plus large possible ! En 2011, avant sa réfection, www.grande-guerre.org accueillait déjà plus de 800 visiteurs uniques par jour. Notre marge de progression est encore importante. Mais avant tout, nous souhaitons poursuivre notre travail d'enrichissement du site, avec la participation de nos lecteurs et de nos amis des éditions Anovi. Car notre principal objectif n'est pas que notre site soit le meilleur, ni le plus beau, ni le plus gros, mais qu'il soit un lieu d'échanges et de mise à disposition d'informations. Surtout, nous souhaitons avec lui faire oeuvre utile pour que la connaissance de la Première Guerre mondiale soit accessible au plus grand nombre.

Merci Eric. Bravo pour cette belle réalisation et à très bientôt sur la toile.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:00

Les soldats inconnus de la Grande Guerre

La mort, le deuil, la mémoire

François Cochet et Jean-Noël Grandhomme (Dir.)

Couverture-de-l-ouvrage--Les-soldats-inconnus-de-la-Grande-.jpg

Ces Actes du colloque tenu à l'automne 2010 à Verdun et aux Invalides sont du plus grand intérêt et la collection d'actes publiée par 14/18 Editions s'enrichit d'un nouveau volume qui, à n'en pas douter, fera date. Soulignons immédiatement qu'il s'agit d'un vrai colloque international : au fil des 27 communications, 24 situations nationales différentes sont traitées et parmi les intervenants on ne compte pas moins de 13 historiens étrangers. Dans cette démarche résolument comparative, que François Cochet explique dans son introduction, jusqu'à la Turquie et l'Inde, si lointaines, sont prises en compte, tout comme les petits Etats baltes ou le Luxembourg, généralement oubliés.

Après une phase introductive ("Le poids de la mort" par Antoine Prost et "Les Eglises et les soldats morts à la guerre" par Xavier Boniface), l'ouvrage est divisé en deux grandes parties ("Les cas nationaux" et "Médiatisations et mises en mémoire") qui permettent d'aborder de très nombreuses facettes de ce vaste thème. Toutes les contributions présentent un réel intérêt et il est bien difficile de choisir l'une plutôt que l'autre. Faisons donc le pari de l'originalité et soulignons, pour la première partie, les textes d'Elli Lemonidou ("Le soldat inconnu grec") ; d'Isabelle Davion ("Le soldat inconnu tchécoslovaque : le droit d'inventaire") ; et d'Alexandre Toumarkine ("L'invention permanente des soldats inconnus en Turquie") qui constate : "Le Soldat inconnu se conjugue en Turquie au pluriel, car il existe -d'après mon recensement- aujourd'hui au moins une douzaine de monuments au Soldat inconnu", avec ce paradoxe que "le Soldat inconnu n'est pas toujours non identifié à l'origine, mais peut le devenir avec le temps". Les textes d'Eva Fisli ("Le prisme de la perte. La Hongrie et ses soldats inconnus") et de Nicolas Dejenne ("La porte de l'Inde et la 'Flamme du soldat immortel' à New Delhi", dont la forme d'arc monumental sans présence d'un corps jusqu'en 1972 s'explique par la pratique de la crémation par les Hindous et les Sikhs) apporteront également de nombreuses informations aux lecteurs francophones. Dans la deuxième partie, et avec la même difficulté de choix, nous retiendrons par exemple les interventions de Michel Litalien ("Mieux vaut tard que jamais : le cas du soldat inconnu canadien"), dont le monument ne fut inauguré qu'en l'an 2000) ; de Francis Balace ("Le soldat inconnu belge : du lieu de mémoire au lieu d'affrontement"), qui revient sur l'opposition entre les communautés et les querelles bruxelloises ; et de Gilles Dutertre (L'espace commémoratif de la Grande Guerre et des guerres d'indépendance des trois pays baltes"), à Kaunas, Riga et Tallinn, dont la restauration fut l'un des premiers actes de ces pays après leur retour à l'indépendance en 1991.

Dans ses conclusions, Jean-François Chanet rappelle cette diversité des situations et ces objectifs, sinon opposés du moins parfois contradictoires. Il retient cette idée : "De façon remarquablement convergente, les communications ont rappelé que la relation entre la nation et la guerre est réciproque et non pas univoque : si c'est la nation qui fait la guerre, c'est bien aussi la guerre qui fait la nation". Avant de terminer sur ces mots : "Tout soldat inconnu est à la fois l'orphelin d'une énigme et le père d'une espérance".

A lire, à relire et à conserver.

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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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