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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:15

The Russian Origins of the First World War

Sean McMeekin

RUSSIE-1-WW.jpg

Professeur de relations internationales à l'université d'Ankara, l'auteur met très largement en cause la responsabilité de l'empire des Tsars dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale. S'appuyant en particulier sur de nombreuses archives turques et russes rarement citées dans les ouvrages ouest-européens (ce qui constitue indiscutablement une véritable plus-value), il reprend la thèse selon laquelle la décision russe de mobiliser à la fin du mois de juillet 1914 aurait été à l'origine de l'enchaînement des décisions austro-hongroise, allemande et française d'entrer en guerre. On sait que l'affirmation n'est pas totalement fausse (l'intérêt de la Russie pour Constantinople ou pour un acès aux mers chaudes sont bien connus), mais le caractère presque militant de la démonstration n'en provoque pas moins une gêne.

L'auteur étudie ensuite les actions militaires (en particulier russes, puisqu'elles sont supposées venir en appui de son raisonnement) dans le Caucase et en Perse.

Un livre intéressant parce qu'il évoque des fronts rarement traités dans la littérature française et parce qu'il fait référence à des archives peu connues ; mais dont les conclusions sont à manier avec précaution. Il n'en devra pas moins figurer désormais dans toute bonne bibliographie car il présente un point complet d'une thèse importante.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:10

 

 

La conspiration du général Malet

23 octobre 1812, premier ébranlement du trône de Napoléon

 

 

Thierry Lentz

linkMalet400.jpg 

S'il est communément admis que certains milieux monarchistes ont comploté contre l'Empire à maintes reprises (attentat de la rue Saint-Nicaise, "conspiration des poignards", etc.), d'autres coupables entreprises sont bien moins connues.

Alors que la Grande Armée quitte Moscou en flammes pour prendre le chemin du retour à travers les immensités russes, qui seront fatales à tant de grognards, à Paris, un général tente sa chance. Nostalgique de l'Ancien régime ? Que nenni, il est en faveur des idéaux de la Révolution et certains se souviennent de l'avoir vu, en 1790, lors de la Fête de la Fédération. Le général Malet est républicain, hostile au pouvoir en place, opposé à Napoléon depuis le Consulat et il entend bien rendre à la France la forme républicaine du gouvernement.

Sa stratégie est simple et a été rendue possible par l'empereur lui-même : parti depuis plusieurs mois aux confins de l'Europe à la tête de la Grande Armée, il a délégué la responsabilité d'assurer la bonne marche des institutions à son gouvernement sans qu'une autorité incontestable n'assume la réalité du pouvoir. Il a en quelque sorte laissé le pouvoir vacant. Dès lors, pourquoi ne pas en profiter pour tenter un coup de main osé ? Le général se voit en sauveur de la république, prévoit d'annoncer la fausse nouvelle de la mort de Napoléon et celle de la désignation par le Sénat d'un gouvernement provisoire. La levée d'écrou de quelques complices et le rappel d'anciens républicains, la mise aux arrêts de ce que l'empire pourrait compter de partisans déterminés, le tout en brandissant des documents attestant de sa bonne foi, mais tous totalement faux, quelques comparses, quelques uniformes, et le tour serait joué...

L'histoire aurait pu prendre une tournure différente en ce 23 octobre 1812. Si tout s'était passé comme Claude-François Malet l'avait imaginé durant sa détention, car l'homme n'en est pas à sa première tentative. Il est apparu que les hésitants et les tièdes étaient en fait les plus nombreux. Pendant quelques heures, l'empire a pu vaciller.

Stauffenberg avant l'heure ? N'exagérons pas. Les motivations du général lui sont propres et "collent" à son époque : l'empire ne suscite toujours qu'une adhésion de forme plus que de fond. C'est donc le récit de l'aventure politique, mais aussi humaine, de celui qui aurait aimé être le restaurateur de la république que nous propose Thierry Lentz.

Abondamment référencé (35 pages de notes + 15 pages de sources et bibliographie), ce livre fera le bonheur de tous les amateurs du Ier Empire. Comme tous les régimes forts en apparence mais en réalité tenus par la volonté d'un seul, il pouvait trembler en jour sans que la majorité des contemporains n'ait pu l'imaginer. Ce fut le 23 octobre 1812. Il suffit parfois d'un homme, ... et d'un peu de chance.

Gilles Eté

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:00

Défenses et sièges de Paris

1814-1914

Marie-France Sardain

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Dans cette étude originale, publiée en 2008 par les éditions Economica, l'auteur revient sur un sujet rarement traité en dépit de son importance politique : la défense de la capitale, d'autant plus importante que la France est un pays extrêmement centralisé.

A partir du souvenir des occupations de 1814-1815 par les Coalisés (qui se souvient que l'armée anglaise campait au bois de Boulogne et les Prussiens à Montmartre ?), les commissions royales mises en place avec la Seconde restauration puis la monarchie de Juillet élaborent différents projets d'organisation défensive de Paris. La traduction concrète de ces réflexions commence avec Louis-Philippe en septembre 1840 et se poursuit jusqu'en 1845 pour sa première phase. Plutôt qu'une enceinte continue autour de la capitale, la priorité est donnée à un réseau de forts (16 au total) et de bastions (94 répartis sur 38 kilomètres) protégeant les voies de communication et pouvant s'appuyer mutuellement.

Les évènements de "l'année terrible" (1870-1871) redonnent toute leur actualité à ces questions et un nouvel effort financier important est entrepris dans le cadre plus large de la construction des forts Séré de Rivières aux premiers temps de la IIIe République. Toutefois, sous l'effet conjugué des évolutions technologiques de l'artillerie et du manque d'investissement pour moderniser les installations, cette ceinture des forts parisiens est de fait obsolète à la veille de la Grande Guerre : "La Place de Paris était en fait dans la même situation qu'en 1880, aucun changement notable ne fut entrepris depuis la fin de sa construction en 1881". Enfin, même si ses décisions sont peu développées, l'accent est mis en fin de volume sur l'action de Gallieni dès sa prise de fonction à la fin du mois d'août 1914; dont le bilan est rapidement impressionnant.

Au total, un ouvrage dense, parfois technique, mais qui aborde à la fois les questions purement militares (tactiques et stratégiques), financières et budgétaires, mais aussi techniques et industrielles. Un excellent volume de référence.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 07:00

Séminaires

"Cultures stratégiques XIXe - XXIe s." et

"Historiographie des deux guerres mondiales"

Paris-I.jpg 

Placés sous la direction d'Alya Aglan à l'université de Paris I, ces deux séminaires se tiennent en salle Picard (Sorbonne).

M 1 : "Cultures stratégiques", le lundi de 9h00 à 11h00

13 février : Permanences et mutations dans l'action de la mer contre la terre, XVIIIe-XXe s. (Guillaume Lasconjarias)

20 février : La "petite guerre" dans la Grande, guérillas et insurrections pendant la Première Guerre mondiale (Rémy Porte)

27 février : Carl Schmidt et la théorie du partisan

5 mars : De la "guerre révolutionnaire" à la COIN, permanences et ruptures (Rémy Porte)

12 mars : Le Vietnam, laboratoire d'une culture stratégique (Pierre Journoud)

19 mars : Clausewitz et sa postérité (Martin Motte)

26 mars : Evolutions technologiques et dangerosité du champ de bataille (François Cochet)

 

M 2 : "Historiographie des deux guerres mondiales", le vendredi de 10h00 à 12h00

10 février : Auschwitz et les centres de mise à mort (T. Bruttmann)

17 février : Les Juifs de Lens (C. Zalc et N. Mariot)

24 février : Les militants de la mémoire (R. Chemama)

2 mars : Le MBF (G. Eismann)

9 mars : 1914-1918 en 1939-1945 (A.-S. Anglaret)

16 mars : Fédéralisme italie, français, européen avant et après Silvio Trentin (B. Carnaghi)

23 mars : Trafic de stupéfiants dans la concession internationale de Tianjin 1929-1941 (J. Bonjean)

30 mars : La transition OSCE et OCDE, 1958-1962 (M. Cortes)

6 avril : Les guerres de partisans en Europe, 1939-1945

13 avril : Les nettoyeurs de tranchées, 1914-1918 (D. Chavaroche)

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 11:00

Les secrets de la Grande Guerre

Rémy Porte

couverture secrets

Il est toujours difficile de parler de l'un de ses propres livres (en librairie à compter de vendredi 10 février). En fait, il ne s'agit pas ici, bien sûr, à proprement parler, de "secrets", titre choisi par l'éditeur, mais plutôt de revenir à l'attention du grand public sur différents épisodes de la Grande Guerre, peu connus ou dont le souvenir est encombré par des réinterprétations et des idées reçues ultérieures.

Le livre est donc divisé en une vingtaine de chapitres qui permettent, à partir d'un cas particulier ou d'une situation concrète, d'évoquer des questions plus larges.Le premier, "Mourir à 20 ans en pantalon rouge ?", permet par exemple de rappeler les conditions budgétaires et sociales dans lesquelles l'armée française tente de s'adapter avant 1914 ; un autre, "Les forçats de la mer en Méditerranée", permet de souligner le rôle discret mais au combien important pour l'Entente des vapeurs, caboteurs et autres chalutiers réquisitionnés pour surveiller les voies maritimes ; un troisième revient sur la bataille de Caporetto à l'issue de laquelle l'armée italienne connaît sa plus sévère défaite ; etc. Parmi les thèmes également abordés : "Le bal des limogés" et "Le mythe des Taxis de la Marne" en 1914, les combats à Gallipoli et en Galicie en 1915, les auto-mitrailleuses belges en Russie et les "Jardiniers de Salonique" en 1916, "La guerre sous-marine à outrance" en 1917 et les effets de l'entrée en ligne de l'armée américaine en 1918. Au total, une vingtaine de chapitres qui contestent "le caractère réducteur, abusif et parfois fallacieux, des généralisations trop rapides et des commémorations instrumentalisées".

En résumé, à travers le récit "d'histoires de la Grande histoire", j'ai essayé de remettre le phénomène "guerre" au coeur de la réflexion, "nécessité paradoxale depuis qu'un certain conformisme intellectuel a conduit à ne plus traiter de la Grande Guerre qu'à travers le prisme, indispensable mais insuffisant, de considérations autres que militaires".

 


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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:00

" L'art opératif  "

Entretiens de Guerres & Histoire

avec Michel Goya et Benoit Bihan

 

Mis en ligne sous forme de trois séquences, cette vidéo de Guerres & Histoire (dont le prochain numéro arrive en kiosque le 17 février prochain et qui fêtera bientôt sa première année d'existence) permet de revenir sur la notion d'art opératif.

 

La première, d'une durée de 8 mn., est consacrée à un rappel historique (le retour de la manoeuvre au printemps et à l'été 1918) par le colonel Goya et à une définition liminaire par Benoit Bihan qui retrouve l'origine du concept dans les dernières grandes campagnes du Ier Empire et la guerre de Sécession.

 

 

 

La seconde permet à Michel Goya de présenter, en 6 mn. environ, les opérations françaises du deuxième semestre 1918 en montrant que l'on passe d'une conception basée sur "la bataille" à une planification d'engagements succesifs qui s'enchaînent et dont les résultats se cumulent jusqu'à obtenir la déstabilisation complète du dispositif ennemi.

 

 

La troisième enfin, en 11 mn., dans un dialogue entre Pierre Grumberg, Michel Goya et Benoit Bihan, commence par traiter de l'approche britannique ("la bataille des 100 jours" à l'automne 1918), puis évoque à plusieurs reprises l'apport des Soviétiques dans les années 1920 à la conceptualisation de l'art opératif, tout en établissant une comparaison sur la façon dont les Français, les Anglais, les Allemands, les Russes et les Américains vont analyser cette évolution majeure durant l'entre-deux-guerres.

 

 

 

Au bilan, une excellente introduction à cette question aujourd'hui majeure. On n'ose à peine rêver à une suite ? ...

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:20

L'art de la guerre

de Sun Tzu

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Flammarion fait reparaître, dans la collection "Champs classiques", pour une somme modique (7 euros), ce premier traité connu de l'art de la guerre, rédigé il y a environ vingt-cinq siècles. Il s'agit en fait de la réédition d'un ouvrage publié pour la première fois en 1963 avec un avant-propos de Liddell Hart (dont on sait qu'il a toujours privilégié dans ses écrits les stratégies indirectes) qui constate : "J'y ai trouvé de nombreux autres points qui concordent avec mes propres idées, en particulier l'accent sans cesse mis sur l'effet de surprise et sur la poursuite de travaux d'approche par voies détournées". Pour lui, le livre de Sun tzu constitue à la fois "la meilleure introduction rapide à l'étude de la guerre" tout en restant "pas moins précieux comme ouvrage de référence permanente, au fur et à mesure qu'on avance dans le sujet". Une longue et utile introduction (pp. 11-109) permet de replacer le texte original dans son contexte spatial et temporel, et rappelle sa profonde influence sur la pensée militaire en Extrême-Orient au fil des siècles, jusqu'à l'expression d'un certain nombre de règles de la guerre révolutionnaire par Mao.

Très souvent cité (sans toujours avoir été lu), l'ouvrage original se divise en treize chapitres principaux, de la préparation de la guerre aux détails de la manoeuvre, de l'analyse de l'offensive à la prise en compte du terrain, pour se terminer par les paragraphes bien connus sur l'utilisation des "agents secrets".

Quelques annexes complètent ce volume, et l'on peut regretter que la bibliographie finale n'ait pas été adaptée par rapport à l'édition de 1963 : depuis la fin des années 1950, de très nombreuses études ont été publiées sur les fondamentaux de la pensée de Sun Tzu, son intérêt et sa modernité éventuelle. Il aurait été utile (et sans doute peu coûteux) de les inclure dans une bibliographie mise à jour.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:10

Quelques réflexions de Napoléon Ier

à Saint-Hélène

Memorial399.jpg

On sait que l'empereur, lui-même grand manipulateur des opinions publiques, n'a jamais écrit ses mémoires. Il a, par contre, dicté les milliers de pages du Mémorial et plusieurs de ses derniers fidèles ont ultérieurement livré au public les confidences du glorieux exilé.

Dans le Mémorial de Sainte-Hélène, ou Journal où se trouve consigné, jour par jour, ce qu'a dit et fait Napoléon durant 18 mois, par le comte de Las Cases (t. VII, ed. de 1824 ; ou vol. 4, ed. de 1959), on peut lire à la date du 20 novembre 1916 ces réflexions sur la difficulté d'écrire l'histoire.

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"Les véritables vérités sont bien difficiles à obtenir pour l'histoire ... Il est tant de vérités ! ... Cette vérité historique, tant implorée, à laquelle chacun s'empresse d'en appeler, n'est trop souvent qu'un mot : elle est impossible au moment même des événements dans la chaleur des passions croisées ; et si, plus tard, on demeure d'accord, c'est que les intéressés, les contradicteurs ne sont plus. Mais qu'est-ce alors cette vérité historique, la plupart du temps ? Une fable convenue, ainsi que l'on dit fort ingénieusement. Dans toutes ces affaires, il est deux portions essentielles fort distinctes : les faits matériels et les intentions morales. Les faits matériels sembleraient être incontroversables ; et pourtant voyez s'il est deux relations qui se ressemblent : il en est qui demeurent des procès éternels. Quant aux intentions morales, le moyen de s'y retrouver, en supposant même la bonne fois dans les narrateurs ? ... J'ai donné un ordre ; mais qui a pu lire le fond de ma pensée, ma véritable intention ? Et pourtant chacun va se saisir de cet ordre, le mesurer à son échelle, le plier à son plan, à son système individuel ... Mon cher, voilà pourtant l'histoire !".

Ce constat, à la fois réaliste et cruel, d'autant plus motivé que l'on sait bien l'usage que l'empereur savait faire de la diffucion du récit héroïque de ses campagnes, mérite d'être médité. Il doit nous inciter à l'humilité et à la prudence. Il est pourtant possible, sous réserve de respecter quelques règles déontologiques claires, d'essayer d'écrire l'histoire. Il faut en particulier se défier des témoignages "d'auto-justification à chaud", des conclusions trop hâtivement établies et considérer, comme peut le faire un officier de renseignement, que pour commencer à établir une probabilité d'exactitude il est indispensable de croiser au moins trois sources primaires différentes.

Revenons aux propos de l'empereur, et mesurons l'ampleur des données qu'il faut recueillir, des connaissances qu'il faut acquérir, avant de commencer à rédiger un ordre... Voilà qui rend particulièrement complexe l'analyse des décisions a posteriori des chefs militaires...

Mais il faut bien pourtant écrire l'histoire : voilà qui nous rappelle le rôle de spécialistes formés, de professionnels responsables. Une question sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:00

Activités pédagogiques et éducatives

du Service historique de la Défense

Pedago-SHD393.jpg 

Afin de permettre aux élèves du secondaire de découvrir l'histoire à partir des documents originaux et aux étudiants de mieux préparer leurs recherches dans les archives de Vincennes, le SHD accueille classes et séminaires avec leurs professeurs dans le cadre de journées spécialisées. Ces activités sont bien sûr gratuites et peuvent apporter une rélle plus-value aux enseignements magistraux en salle. En fonction de la population concernée, du but recherché et du temps disponible, le programme de ces visites et présentations est systématiquement adapté, l'organisation est "à la carte". Il est donc nécessaire que les membres du corps enseignant prennent contact suffisamment tôt en amont pour préparer ces séances et réserver les créneaux auprès du bureau de la politique des publics : B2p-dpv@shd.defense.gouv.fr, ou par téléphone au 01 41 93 22 85.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:22

Séminaire

Marine & politique à l'époque contemporaine

 

Seminaire-marine.jpg

Organisé par l'université de Paris - Sorbonne, le Centre d'études supérieures de la Marine et le Service historique de la Défense, ce séminaire se déroule le mardi entre 17h30 et 19h00 en amphithéâtre Suffren de l'Ecole militaire.

14 février : Marine et politique : enjeux, bilan et perspective d'un champ de recherche (Jean de Préneuf)

21 février : La Révolution française et la Marine : commander par temps de révolution (Olivier Chaline)

20 mars : Le Second empire et les marins, les marins et le Second empire (Michèle Battesti)

3 avril : Louis Jacquinot, d'Alger à la rue Royale : le Colbert de la Libération (Philippe Vial et Thomas Vaisset)

15 mai : La dimension politique de l'action d'un officier général sous la Ve République (Laurent Mérer)

22 mai : Les opérations extérieures de la Marine nationale dans les années 1990 au prisme des rapports parlementaires (Dominique Guillemin)

 

Entrée libre, mais inscription obligatoire auprès de : cesm.etudes@marine.defense.gouv.fr

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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile