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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:10

 

La logistique

une fonction opérationnelle oubliée

 

Collectif sous la direction d'Olivier Kempf

linkCouverture de l'ouvrage 'La logistique une fonction opérat 

Ce petit volume (180 pages) reprend les communications prononcées lors d'un collque organisé à l'Ecole militaire en juin 2010. Dans son introduction, Olivier Kempf rappelle opportunément que la logistique constitue l'une des trois fonctions stratégiques avec le commandement et le renseignement et qu'elle connaît depuis quelques années deux évolutions en apparence contradictoires : l'internationalisation et l'externalisation. Il faut, quoi que l'on puisse penser par ailleurs de telle ou telle communication, se féliciter de l'organisation de ce colloque et de la publication des actes, car la logistique, souvent grande absente des débats, conditionne en réalité toute velléité de projection de forces. Plus le volume de troupe et plus l'éloignement d'avec la métropole sont importants, plus cette question devient absolument dimensionnante.

Parmi les intervenants, on croise aussi bien la génération montante des jeunes chercheurs (Benoit Bihan, Guillaume Lasconjarias) que des officiers des armes (colonel Guéguen, lieutenant-colonel Thépenier), des spécialistes de la logistique militaire (commissaire-colonel Legendre, Christian laroque) ou des acteurs du monde industriel (Francis Brétaudeau -EADS-, Laurent Maury -Thales-, etc.). Si certaines communications s'apparentent davantage à de l'autosatisfaction qu'à de l'analyse critique, l'ensemble des informations et des analyses présentées méritent que l'on s'y attarde. Comme le souligne Pierre Pascallon dans sa conclusion générale, "il faut désormais voir pour de bon la logistique comme une fonction majeure, voire la considérer comme LA fonction globale, unique, stratégique, déterminante pour donner à une armée sa cohérence".

Un index des acronymes et une utile bibliographie complètent utilement cet ouvrage qui trouvera facilement sa place dans toute bonne bibliothèque.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:00

 

Les prisonniers de guerre français

Enjeux militaires et stratégiques

1914-1918 et 1940-1945

 

Evelyne Gayme

linkCouverture-de-l-ouvrage--Les-prisonniers-de-guerre-francai.jpg

L'auteur a soutenu en décembre 2002 une thèse sous la direction de Jean-Jacques Becker consacrée à "L'image des prisonniers de guerre français de la Seconde Guerre mondiale", à l'université de Paris X. Quelques années après, elle élargit son propos dans une démarche comparative entre les deux conflits mondiaux, et thématique en abordant cette fois les enjeux militaires et stratégiques de ceux qui demeurent des soldats. Le propos est fort louable et s'inscrit dans un renouveau des études sur la captivité de guerre, franchissant maintenant une étape générationnelle supplémentaire avec l'arrivée de jeunes chercheurs, après le temps des témoins, puis celui des travaux d'Yves Durand et les miens.

La première partie pose la question du statut de combattant des prisonniers de guerre. S'il est vrai que, mémoriellement, les anciens prisonniers s'érigent en "premiers résistants", notamment après la Seconde guerre mondiale où leur masse interroge leur combattivité perçue, les chiffres d'évadés viennent montrer que le plus grand nombre s'est installé dans la captivité. Le combat pour l'attribution de la carte du combattant relaie les questions des catégories captives par l'opinion.

prisonniersLa deuxième partie évoque les prisonniers comme enjeu des stratégies militaires dans les deux guerres. On peut trouver cette partie un peu "plaquée" et raccorchée au titre de la collection ("Campagnes et Stratégies"). Durant la Grande Guerre, l'utilisation des prisonniers de guerre dans l'économie du Reich relève de l'adaptation et de l'opportunité, mais aussi des textes conventionnels de 1899 et 1907 bien davantage que de la stratégie au sens strict. Durant la Seconde guerre mondiale, s'il est vrai que la mission Scapini "change la donne", c'est plutôt que la diplomatie de Vichy que d'une stratégie que relève le débat. D'ailleurs, quand l'auteur tente de consacrer un chapitre à la manière dont les prisonniers français sont inclus -ou pas- dans la stratégie alliée, ce chapitre se réduit à cinq pages. Les prisonniers ne constituent pas, en fait, une question stratégique.

La troisième partie porte un titre un peu trop large sans doute ("Les prisonners dans la stratégie des guerres totales"), mais le contenu est mieux cerné. Evelyne Gayme retrouve ce qui avait fait la richesse de sa thèse, à savoir les questions de représentations et d'images. Les différents chapitres sur l'instrumentalisation des prisonniers par la propagande, ou la question de la mise au travail de la Seconde guerre mondiale, font l'objet de synthèses tout-à-fait intéressantes. Quelques erreurs de détail subsistent ici ou là : en 1940, la CORF n'existe plus (p. 74), les aspirants n'ont jamais été considérés par les Allemands comme de simples soldats mais comme des sous-officiers (p. 145). Une relecture un peu plus attentive aurait permis d'éliminer quelques redondances. Ainsi, le cas de la reddition de la garnison de Maubeuge, en 1914, est évoqué à trois reprises (p. 21, 30, 68).

Au total, un livre intéressant qui a le mérite de comparer les captivités des deux guerres mondiales du côté français en s'appuyant sur des travaux plus anciens.

François Cochet

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:00

Les rendez-vous de l'histoire de l'IRSEM

sur France Culture

IRSEM 

Les conférences prononcées dans le cadre des "Rendez-vous de l'histoire" de l'IRSEM sont enregistréesLOGO-FRANCE-CULTURE.jpg et disponibles avec quelques semaines de décalage sur France Culture. Le cycle 2011-2012 est consacré au thème de "La captivité de guerre, des guerres puniques à l'Afghanistan" et la communication de Thierry Widemann sur "Les prisonniers et le droit de la guerre au XVIIIe siècle" est désormais en ligne.

http://www.franceculture.fr/les-prisonniers-et-le-droit-de-la-guerre-au-xviiie-siecle

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:26

70e anniversaire

de l'arme des Transmissions

ANNIV-TRANS.jpg

Comme nous le laissions entendre dans notre billet du 26 janvier dernier, les cérémonies et manifestations pour le 70e anniversaire de l'arme des Transmissions seront nombreuses en 2012. Un site internet dédié a d'ailleurs été lancé pour les faire connaître ( http://www.appat.org/70ans/ ).

Les cérémonies officielles commenceront le 15 février (après-demain), en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, avec une série de manifestations parisiennes :

- Office religieux aux Invalides et prise d'armes dans la cour d'honneur à 10h30

- Cérémonie au monument au général Ferrié sur le champ de Mars à 15h30

- Ravivage de la Flamme à l'Arc de Triomphe à 18h30.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 00:00

 

Tempête du désert, octobre 1990-avril 1991

Un peloton de légionnaires cavaliers dans la première guerre du Golfe

colonel Nicolas Casanova

linkCouverture-de-l-ouvrage--Tempete-du-desert-.jpg

La collection 'Guerres et guerriers', dirigée par le général Eric Bonnemaison, s'inscrit dans une démarche volontaire de publication "d'ouvrages consacrés à l'homme dans la guerre". Loin de n'être qu'un énième recueil de faits d'armes, elle privilégie des récits dans lesquels le vécu et l'expérience prennent le pas sur les élans patrotiques affichés et refuse de jouer sur les ressorts émotionnels de certains ouvrages.

Lieutenant servant à la Légion étrangère à l'époque de Tempête du désert, le colonel Casanova appartient, selon ses propres dires, à la "quatrième génération du feu" qui s'est instruite par le biais des récits et témoignages de la guerre d'Algérie. Acteur sur de nombreux théâtres d'opérations après la première guerre du Golfe, son expérience ainsi que les choix qu'il a fait en ce qui concerne la teneur et le contenu de son récit participent de l'intérêt de cet ouvrage.

Le livre illustre parfaitement la ligne éditoriale de la collection. En effet, il "oppose des faits bruts au fameux brouillard de la guerre décrit par Clausewitz". C'est une histoire particulière que personne, en dehors de lui-même et des hommes qui l'on suivi au combat ne peut raconter à sa place, ni les observateurs, ni les chantres de l'histoire officielle. Il livre sans retenue ses impressions, ce qu'il voit, ce qu'il entend, mais aussi et surtout ce qu'il vit. Le colonel Casanova note, non sans ironie, que l'autodérision est de mise lorsque les soldats parlent de cet épisode : "Ils ont vaincu sans gloire. Le sang n'ayant pas suffisamment coulé". La trame de cet ouvrage est également intéressante dans la mesure où elle permet au lecteur de suivre pas à pas le déroulement de l'opération, des interrogations des légionnaires avant leur départ à la chevauchée finale et à la victoire, en passant par l'attente et le retour en France. Le lecteur peut alors, à travers le récit, prendre conscience des différentes phases d'une campagne au cours de laquelle l'individu ne disparaît jamais derrière le militaire (et inversement) et où les émotions, de la crainte à l'euphorie, sont omniprésentes.

L'intérêt de cet ouvrage, et l'objectif affiché de l'auteur, est aussi de livrer aux jeunes générations engagées la réalité, non seulement de la guerre et des combats avec leur lot de difficultés, mais également l'humanité et les liens qui unissent ces hommes, frères d'armes. Ce dernier point est un des facteurs essentiels à la démonstration de la cohésion, et du courage, dont ils ont fait preuve.

Julie Prin-Lombardo

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 11:03

Coup d'oeil sur :

la contribution de la Nouvelle-Zélande

à l'effort militaire allié

NZ-14-18.jpg 

Au début de l'année 1919, le gouvernement de Wellington publie les chiffres officiels définitifs de la participation néo-zélandaise à la Grande Guerre.

La Nouvelle-Zélande a mobilisé au total 124.211 hommes, soit 11;4 % de l'ensemble de sa population et 50,5 % des hommes en âge de servir. Le nombre des soldats envoyés outre-mer atteint 100.444, soit 9,3 % de la population. Sur ces chiffres, le nombre de volontaires s'élève à 91.941, soit 74 % du total des mobilisés. Les pertes, pour l'ensemble de la campagne, sont de 41.345 hommes, dont 16.302 tués et 356 prisonniers.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:52

Les Binh-Xuyên,

des hors-la-loi devenus combattants nationalistes ?

BINH 1

A la fin de la guerre d'Indochine, les équilibres politiques au (Sud) Vietnam sont particulièrement fragiles et complexes, et le mouvement Binh-Xuyên, dont les unités servent depuis 1948 aux côtés des forces françaises, s'est progressivement mué en parti politique tout en conservant son appareil militaire. Dès 1955 toutefois, battu lors de la "bataille de Saigon", son chef Lê-Van-Viên (dit Bay Vien) doit trouver refuge en France.

Curieuse histoire que celle de ces repris de justice devenus nationalistes sans avoir en rien abandonné les "lois du milieu", alliés du Vierminh à partir de 1945 avant de rallier Bao Daï trois ans plus tard. Si leur rôle est parfois rapidement évoqué dans les ouvrages consacrés à la guerre d'Indochine, on a généralement oublié les conditions de leurs naissance et leur puissance réelle en 1954.

BINH 4

Né entre 1920 et 1925, le mouvement Binh-Xuyên se rattache à la tradition des bandes de pirates et n'est à l'origine qu'un groupement plus ou moins informel de vauriens, voleurs et truands en rupture de ban, cherchant à échapper aux forces de l'ordre. Ils trouvent refuge près du fleuve éponyme, au sud de l'agglomération de Saigon-Cholon, dans une région de forêts et de marais difficilement pénétrable, et se livrent à de multiples méfaits dans les environs (piraterie fluviale, extorsion de fonds, enlèvements, etc.). Leur nombre total ne dépasse pas 200 à 300 hommes selon les périodes, pauvrement armés d'armes blanches et de quelques vieux fusils. Ils survivent ainsi dans des conditions difficiles, comme une "fédération" souple de groupes mafieux, jusqu'à l'arrivée des troupes japonaises et choisissent aussitôt de servir l'occupant contre les Français, ce qui leur procure quelques armes, leur permet de sortir de la clandestinité et leur assure une relative "régularisation" de leur situation et de leurs financements. A la suite du coup de force japonais du 9 mars 1945, ils rallient le mouvement nationaliste vietnamien qui est en train de se structurer et, dans l'atmosphère confuse et enfiévrée de l'été 1945, participent à des manifestations indépendantistes sous une banderole portant, pour tout programme, l'inscription "Ban Am Sat Binh-Xuyên" ("Comité d'assassinat Binh-Xuyên") ! Le pas est franchi : tout en conservant leur organisation propre, ils deviennent des "soldats politiques". Au fur et à mesure que l'administration française se réimplante dans la province, de nombreux jeunes rejoignent les rangs des "hommes d'honneur" (?) et, en septembre, ils entrent en résistance. Bien qu'officiellement alliés d'Ho-Chi-Minh, ils n'en maintiennent pas moins farouchement leur autonomie et leurs cinq (puis sept) "régiments" ( "Chi Dôi", en fait de grosses compagnies, ou de petits bataillons) restent sous leur commandement exclusif.

BINH 2Tout en continuant par exemple à pratiquer le racket auprès des établissement de jeux de Cholon ou des corporations commerçantes de Saigon, ils vont désormais tenir un "front", contre lequel les troupes françaises font pourtant rapidement preuve de modération, car le commandement de Cochinchine ne désespère pas de les rallier, comme les Caodaïstes et les Hoà-Hao. Néanmoins, on leur attribue avec certitude au moins 40 attaques contre les postes français et les villages loyalistes entre mars 1946 et avril 1948. Ils représentent alors, selon les services de renseignement, un effectif d'environ 2.000 combattants, équipés de 1.200 à 1.300 armes à feu (pistolet, fusils, armes automatiques), ce qui à l'échelle du sud de la péninsule constitue une force non négligeable.

 

En juin 1948, après plusieurs mois de frictions avec le parti communiste, de plus en plus méfiant à l'égard de ces éléments peu perméables à l'orthodoxie idéologique et qui poursuivent en grande partie leurs trafics anciens, les Binh-Xuyên reconnaissent le Gouvernement provisoire du Sud-Vietnam et leur chef Lê-Van-Viên, nommé colonel de la Garde nationale, proclame alors "accorder notre confiance absolue à Sa Majesté l'Empereur Bao-Daï, pour guider notre pays, dans le cadre de l'Union française, vers l'indépendance et l'unité". Désormais adversaires irréductibles du Vietminh, ils vont se battre avec l'armée française, l'armée nationale vietnamienne naissante et les milices des sectes religieuses tout en conservant leur particularisme, en s'organisant progressivement en parti politique nationaliste, et ... en poursuivant néanmoins de nombreuses activités illicites. BINH 3

 

En décembre 1954, le général Lê-Van-Viên commande toujours les Forces armées nationalistes Binh-Xuyên (FANBX). Il dispose d'un état-major à peu près complet, avec ses quatre bureaux traditionnels, et d'un centre militaire de formation des cadres, d'une force de police (à l'effectif d'un, puis de deux bataillons, avec lequel il assure en particulier "l'ordre public" (sic !) dans la capitale), et de six bataillons opérationnels plus une compagnie autonome. Il contrôle le Front du salut national, mis sur pied à la suite des Accords de Genève avec les représentants des divers partis nationalistes et des sectes, et un mouvement de jeunesse en uniforme, le Thanh Niên Phung Su ("Jeunesse qui sert").

 

L'ancien "pensionnaire" du bagne de Poulo-Condor peut faire et défaire les ministères... Que de chemins parcouru en moins de dix ans ! Mais la roche Tarpénienne est toujours proche du Capitole et les Binh-Xuyên sont rayés de la vie politique et militaire sud-vietnamienne par Diem quelques mois plus tard.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 16:15

Téléchargez le Guide des lieux de mémoire

petit-fute.jpg

Jusqu'à la fin du mois de février, le site "Chemins de mémoire" de la DMPA propose de consulter et de télécharger gratuitement la dernière édition du Guide des lieux de mémoire, de Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, paru aux éditions du 'Petit Futé' (250 pages répertoriant de très nombreux sites caractéristiques, du Ier Empire à la Seconde guerre mondiale).

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichebiblio.php?idLang=fr&idBiblio=6110&idPage=20386

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 08:25

La guerre au XXe siècle

iha-paris.jpg 

Organisé par l'Institut historique allemand de Paris, ce cycle de conférences s'étend de février à juin 2012. Dans la perspective du centenaire de 2014, les guerres mondiales, et en particulier la Grande Guerre, constituent le socle des thèmes retenus pour cette année, mais les conflits de la décolonisation par exemple seront au programme des prochaines années.

 

14 février, 18h00-20h00 : L'occupation allemande en France en 1914-1918 (Annette Becker, Philippe Nivet, Larissa Wegner et Emmanuel Debruyne)

12 mars, 18h00-20h00 : Le centenaire de l'historiographie française de la Grande Guerre. Un bilan (Gerd Krumeich, Nicolas Offenstadt et Antoine Prost)

10 avril, 18h00-20h00 : De Gaulle avant son discours d'Oxford du 25 novembre 1941 (Julian Jackson et Anne Simonin)

iha-2.jpg26 avril, 18h00-20h00 : Le syndrome d'encerclement allemand. Vers une nouvelle histoire culturelle de l'avant-1914 (Ute Daniel et Johann Chapoutot)

10 mai, 10h00-12h00 : Présentation du livre Terres de sang. L'Europe entre Hitler et Staline (Timothy Snyder et Christian Ingrao)

15 mai, 18h00-20h00 : Les guerres balkaniques, 1912-1913 (John Horne et Stanislav Sretenovic)

19 juin, 18h00-20h00 : Armand Petitjean, un intellectuel témoin de la guerre, 1939-1940 (Martyn Cornick et Michel Leymarie)

L'entrée est libre, mais il est préférable de s'inscrire : event@dhi-paris.fr

 

L'Institut historique allemand est installé dans un charmant hôtel particulier du Marais, 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris (métro ligne 1 Saint-Paul, ligne 8 Chemin-Vert). Pour toutes informations sur les activités, le programme et les publications de l'Institut : http://www.dhi-paris.fr/

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 08:20

Guerres, conflits, violence

L'état de la recherche

Couverture-de-l-ouvrage--Guerres--conflits--violence---L--t.jpg 

La collection "Le Mook" (par contraction de "magazine" et "book"), lancée par les éditions Autrement, s'est enrichie en 2010 d'un ouvrage atypique qui, en association avec l'Agence nationale de la recherche, dresse un bilan des études conduites dans ce très vaste domaine de la guerre et des violences.

Comme le veut la loi du genre pour ce type de publication, à la fois inter et pluridisciplinaire, tous les textes n'intéresseront pas tous les lecteurs. L'ouvrage est divisé en cinq grands chapitres : "De la préhistoire à l'Antiquité", "Conflits et croisades du Moyen-Âge au XVIIIe s.", "Guerres du XXe siècle : identité, mémoire, reconnaissance", "La géopolitique des conflits contemporains" et "Les tensions sociales et urbaines au quotidien". Le chapitre 3, le plus proche de nos préoccupations, se compose de trois articles tout à fait originaux sur la "Guerre du Chaco, 1932-1935", "La guerre du Peuple au Népal, 1996-2006" et "Les mémoires de guerres au Liban, 1975-1990". 

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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile