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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:30

Pierre Schoendoerffer

de Bénédicte Chéron

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Il est des personnages vivants qui véhiculent une aura d'exception et de mystère. Pierre Schoendoerffer est de ceux-là. Sur la base de sa thèse remarquée, soutenue en 2010 (Le cinéma de Pierre Schoendoerffer, entre fiction et réalité), Bénédicte Chéron nous propose ici un portrait exceptionnel et attachant de cet "homme de voyage, d'aventure et de guerre".

Chacun connaît le nom du célèbre réalisateur. Mais que sait-on des conditions de tournage de ses principaux films, du réseau amical et familial qui l'entoure, des idées que Pierre Schoendoerffer veut réellement faire passer et de la façon dont elles ont été, et sont, reçues ? La première partie de l'ouvrage est naturellement articulée autour de ses films : La 317e section, Objectif 500 millions, La section Anderson, Le Crabe-Tambour, L'honneur d'un capitaine, Dien Bien Phu et Là-Haut, et Bénédicte Chéron "décortique" littéralement les difficultés rencontrées par le réalisateur. L'auteur s'attache ensuite à rechercher les continuités dans l'oeuvre de Pierre Schoendoerffer, ses rapports avec les anciens combattants d'Indochine et d'Algérie, mais aussi avec son public. Elle trouve, "au fil des films", entre histoire militaire, mémoire personnelle ou collective et récits romancés, la marque de "destins héroïques ancrés dans la tradition européenne" : "Du récit que dresse Pierre Schoendoerffer demeure donc l'image de lieutenants et de capitaines héroïques, à jamais tourmentés par les guerres qu'ils ont traversées, par les morts qu'ils ont vu tomber, par la captivité qu'ils ont connue, mais dont toute la vie s'inscrit dans la quête de la rédemption". En dépit de nombreux passages dans les émissions de télévision et de radio, Pierre Schoendoerffer n'a que rarement livré ses motivations profondes, mais il lui est arrivé de s'exprimer sur le fond : "Aucune société ne peut être construite sur le déshonneur, sur la lâcheté, sur le mensonge. Une société se construit sur un certain nombre de valeurs".

Au bilan, un livre original, au long duquel le lecteur circule d'Indochine en Bretagne, d'Afrique du Nord en Savoie ou à Paris, des montagnes à la mer, à l'époque des événements comme lors des tournages, au sein des unités comme avec le réalisateur, avec ses proches comme avec les critiques du cinéma français. Splendid !, dirait un Anglais. Un livre que l'on ne pose qu'après l'avoir terminé.

 

Entretien avec Bénédicte Chéron

 

Question : Vous évoquez à plusieurs reprises dans votre livre une approche différente par Pierre Schoendoerffer des guerres d'Indochine et d'Algérie. Comment l'expliquez-vous et comment cela se manifeste-t-il à l'écran ?

Réponse : Pierre Scoendoerffer n'a pas la même connaissance des guerres d'Indochine et d'Algérie. Il a de la première une expérience personnelle et sensible, au moment où il passe de l'adolescence à l'âge d'homme. Il y devient adulte, y crée des liens indéfectibles avec d'autres, souvent plus âgés que lui, dans le contexte d'une guerre éprouvante, dure, dans un environnement lointain. Il y croise les corps blessés et les corps morts, il y connait la captivité. Il y forge son otuil et son métier en apprenant, comme caméraman des armées, à filmer, à cadrer, à réaliser une image utilisable et construite. Tout cela contribue à faire de ces quelques années une expérience fondatrice. Au moment de la guerre d'Algérie, il est déjà ailleurs. Il n'est plus militaire, mais journaliste. Il ne connait du terrain algérien que ce qu'il tourne pour un documentaire, pour Cinq colonnes à la une, sur le commando Georges. De ces expériences différentes ressortent des films différents. Ses oeuvres qui montrent la guerre d'Indochine sont particulièrement sensibles, voire sensuelles (au sens propre du terme), comme pour la 317e section : tous les sens du spectateur y sont mis en éveil par sa manière de filmer (en suivant la section dans l'ordre du scénario), par la combinaison des sons, des images, des musiques et des dialogues. Le spectateur ne sait que ce que savent les hommes de la section, c'est-à-dire peu de choses. Il ne peut que ressentir au travers des personnages ce qu'est cette guerre, avec d'autant plus d'intensité que l'équipe de tournage a vécu les conditions de vie de la section jusque dans les moindres détails. Lorsque l'Indochine ressurgit dans Le Crabe-Tambour, elle ne revêt pas la même dimension tragique, mais elle demeure ce lieu d'une expérience sensible, avant d'être rationnelle et réfléchie. L'Algérie apparaît différemment dans l'oeuvre de Pierre Schoendoerffer : dans les scènes de cette guerre, en particulier dans L'honneur d'un capitaine, on retrouve bien la "patte" du réalisateur, mais le propos est davantage didactique, ce qui lui fut d'ailleurs reproché.

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Question : Comment situez-vous Pierre Schoendoerffer dans le monde cinématographique français ? Les relations qu'il a entretenu entretenir avec certains acteurs "fétiches" font-elles de lui un membre d'une "école" particulière ?

Réponse : Il est difficile de rattacher Pierre Schoendoerffer àune "école" particulière, d'abord parce qu'il est un des rares cinéastes français à occuper durablement ce champ thématique de la décolonisation, de la guerre et de l'aventure. Au moment de la sortie de la 317e section, certains ont voulu voir dans ce film une forme de "cinéma-vérité", très en vogue à l'époque. Les liens qui unissent Pierre Schoendoerffer et Raoul Coutard, son chef-opérateur, très présent dans les mêmes années auprès des réalisateurs de la Nouvelle Vague, pourrait aussi induire le spectateur en erreur. Car Pierre Schoendoerffer ne fait pas du "cinéma-vérité" au sens où on l'entend en général : il ne laisse que peu de place à la spontanéité lors du tournage, il dirige ses acteurs en fonction d'un scénario scrupuleusement écrit et travaillé, qu'il ne fait qu'adapter à des conditions de tournage parfois hors du commun. Il utilise, comme Raoul Coutard, les mots de l'artisan pour décrire sa manière de travailler. On découvre au fil du temps de affinités particulières entre le duo "Schoendoerffer / Coutard" et Jacques Perrin, Bruno Crémer, Jacques Dufilho ou Claude Rich. Non pas des affinités idéologiques, mais des attachements communs à certains repères et certains principes dans la manière de travailler, une fidélité sans flagornerie qui n'est pas si courante dans le petit monde du cinéma, un même effacement des ego devant l'histoire à raconter à un public.

l-honneur-d-un-capitaine-mini.jpg 

Question : Pensez-vous qu'il y a, au sein de l'institution militaire par rapport au reste de la société, une compréhension ou une approche différente des films de Pierre Schoendoerffer ?

Réponse : Le livre ne prend pas directement en compte cette approche : les seuls militaires rencontrés ont été des anciens combattants d'Indochine, pour lesquels la 317e section demeure un film-choc, même quand leurs souvenirs précis sont estompés. Les images de la 317e section se sont parfois substituées dans leur mémoire à leurs propres souvenirs. Certains ont vécu une guerre d'Indochine très différente, mais ils commencent généralement toujours par évoquer un sentiment d'identification très fort au lieutenant Torrens et à l'adjudant Willsdorff. Pour ce qui est des militaires d'active, ma réponse ne peut être fondée que sur des impressions au fil de conversations informelles,en général avec des officiers et quelques sous-officiers. Tous connaissent Pierre Schoendoerffer et au moins un ou deux de ses films. Tous font l'éloge de cette oeuvre. Je pense qu'ils y trouvent une reconnaissance de leur engagement, qu'ils estiment (à tort ou à raison) insuffisamment valorisé. Enfin, le goût des militaires pour cette oeuvre ne doit pas faire oublier que Pierre Schoendoerffer a su trouver de nombreux spectateurs au-delà de leurs rangs. Lorsqu'ils sont projetés, ses films suscitent à chaque fois l'émergence de publics variés et de tous horizons, comme en a témoigné par exemple la rétrospective qui lui a été consacrée à la Cinémathèque française en 2007.

 

Bénédicte Chéron, merci beaucoup pour nous avoir consacré un peu de temps, et bonne chance pour ce beau livre.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:30

L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale

Max Schiavon

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A l'occasion de la présentation officielle de L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale. La fin d'un empire, une sympathique réunion s'est tenue dans les locaux de l'ambassade d'Autriche à Paris, en présence non seulement l'ambassadrice d'Autriche, mais également des ambassadeurs de Hongrie, de Croatie et de Slovénie, ce qui donnait de cette manifestation une image très particulière et très attachante.

photo (1)

Son Excellence l'ambassadrice d'Autriche à Paris

pendant la présentation du livre

Après quelques mots d'accueil du colonel attaché de défense près l'ambassade d'Autriche, les principales autorités présentes ont brièvement pris la parole, pour souligner à la fois le caractère très particulier de la Double-monarchie dans l'ensemble européen, le poids de l'histoire (entre-deux-guerres, Deuxième guerre mondiale et ses conséquences) dans la mémoire des populations concernées et les évolutions les plus récentes, liées en particulier à la situation (et à l'avenir ?) des Etats balkaniques.

A l'issue, Max Schiavon a brièvement présenté son livre, sur lequel nous aurons l'occasion de revenir très prochainement. Signalons dès à présent qu'il s'inscrit dans une collection, "Les nations dans la guerre", dont les volumes La Serbie et La Roumanie sont déjà parus, qui ambitionne de présenter aux lecteurs français un panorama exhaustif des différents belligérants. Les titres consacrés à La Belgique et à L'Angleterre sont d'ailleurs annoncés pour les prochaines semaines. 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:50

La guerre des Malouines, 30 ans après.

Conflits, sorties de conflit, mutations politiques et représentations

TIMBRE MALVINAS 

Alors que les rumeurs d'actualité font état d'un regain de tension entre Argentins et Britanniques dans l'émisphère sud, l'Institut des Amériques, l'université de Pau et des pays de l'Adour et le CNRS annoncent l'organisation pour l'automne prochain d'un grand colloque international.

Parmi les principaux axes qui seront étudiés :

- Les faits et leurs interprétations, les querelles symboliques et juridiques ;

- Les représentations de la guerre et les objets mémoriels ;

- La diplomatie à l'épreuve : négociations, médiations, impasses ;

- Les enjeux économiques, stratégiques et géopolitiques ;

- Les batailles sémantiques et conceptuelles : Falkland / Malvinas, souveraineté / autodétermination, colonisation / décolonisation.

Le colloque se tiendra les 15 et 16 octobre prochain àl'Institut des Amériques, 175 rue Chevaleret, 75013 Paris. Nous y reviendrons lorsque des informations complémentaires seront communiquées. 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:40

Hartmannswillerkopf,1915-1916

Journal d'un poilu du 15-2

Auguste Chapatte

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La publication de "carnets" et autres "témoignages" de soldats de la Grande Guerre ne cesse pas et tous les éditeurs, peu ou prou, présentent quelques titres à leur catalogue. Celui-ci se distingue du lot en ce qu'il constitue à la fois un hommage à son ancien régiment d'appartenance, le célèbre 15-2, 152e d'infanterie ("J'ai vécu au 152e Régiment d'Infanterie les heures les plus dures, les plus tragiques de mon existence, mais aussi de très belles heures, très réconfortantes, dont le souvenir m'enchante le coeur. Elles ont laissé sur mon âme une empreinte ineffaçable. Au Quinze-Deux, on respirait un air pur, vivifiant, un air d'héroïsme") et parce que ces souvenirs ont été mis sur le papier tardivement et sont donc, visiblement, marqués par l'esprit "ancien combattant" des années 1930.

Le livre est centré sur les combats du Vieil Armand, l'Hartmannswillerkopf, position dominante sur la plaine d'Alsace, objet de luttes acharnées entre Français et Allemands tout au long de l'année 1915, et dont la nécropole nationale fait l'objet depuis quelques années de travaux de rénovation dans la perspective de la commémoration du centenaire des combats. Il décrit les engagements au niveau du simple combattant, de la première attaque à laquelle assiste (plus que participe) Auguste Chapatte le 23 mars 1915, à la dernière le 22 décembre suivant, au cours de laquelle il est très grièvement blessé et évacué.

Les commentaires de l'auteur (rappelons qu'il s'agit de souvenirs rédigés plus de 15 ans après les faits) portent sur le quotidien des combats en moyenne montagne, sur les Allemands faits prisonniers, sur sa promotion au grade de caporal, sur la remise de la Croix de guerre au régiment, ou la dégradation publique d'un camarade parti sans autorisation en permissions.

la dureté des assauts menés de part et d'autre pour s'assurer la maîtrise de cet éperon rocheux fut en leur temps absolument exceptionnelle (et les "Diables bleus" y gagnent en partie leur réputation et leur surnom). Sans apporter de réelle révélation, et avec les limites que nous avons souligné, ce livre constitue donc un témoignage très utile.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:30

De Gaulle et la Russie

sous la direction de Maurice Vaïsse

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La première édition, épuisée, datait de 2006 et il est heureux que les éditions du CNRS publient à nouveau aujourd'hui, en collection 'Biblis' (format 'poche', 12 euros), ce volumineux classique auquel les meilleurs spécialistes ont contribué.

S'appuyant sur un copieux appareil de notes (ce qui compense l'absence de bibliographie finale), ce livre présente en quatre étapes chronologiques toute la problématique des rapports entre le général de Gaulle et l'Union Soviétique, de 1940 à la fin des années 1960. C'est à dire qu'il couvre une période correspondant pour la France à la Seconde guerre mondiale, aux guerres d'Indochine et d'Algérie et à l'ensemble du processus de décolonisation, enfin aux premières années de la construction européenne et à l'heure des coopérations industrielles. A cet égard, le fait que presque la moitié des contributeurs soient russes, ayant travaillé sur leurs archives nationales (peu connues en France), est extrêmement positif.

La première partie, "La Russie de Staline et la France Libre", aborde non seulement les aspects diplomatiques, mais aussi militaires de la question. Elle comporte un intéressante annexe d'une vingtaine de pages sur "Comment a-t-on perçu le traité franco-soviétique de décembre 1944 ?". La seconde, centrée sur "La relation franco-soviétique au temps de la Guerre froide", consacre bien sûr une partie de sa pagination à la question de la CED et à la place du PCF dans la vie intérieure française. La troisième, sous le titre "De Gaulle, l'Union soviétique et les crises des années 1960", s'interésse en particulier à la question algérienne mais aussi à toute la problématique de la décolonisation, aux crises de Cuba et du Moyen-Orient, jusqu'au retrait de la France du commandement militaire intégré de l'OTAN et aux événements de 1968. La dernière partie, sur le thème de "Détente, entente et coopération", part de la célèbre formule L'Europe de l'Atlantique à l'Oural (avec les questions induites de l'évolution de l'Allemagne et des 'démocraties populaires') pour se conclure sur différents aspects de la coopération bilatérale industrielle et technique, dont celle (rarement évoquée) relative au domaine spatial. Dans sa conclusion, Hélène Carrère d'Encausse souligne en particulier "la pérennité de l'intérêt d'un accord franco-russe, à la fois pour la paix en Euorpe, pour la France et pour la Russie" et rappelle la phrase : "La Russie absorbera le communisme comme un buvard".

Un désormais classique, indispensable pour toute personne travaillant sur cette période.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 08:40

Indochine, 1946-1954.

Témoignages inédits

présentés par La Sabretache

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Comme le précise très justement Jacques Valette au début de son introduction, "la guerre d'Indochine fut mal comprise des Français alors qu'elle se déroulait ; elle reste presque inconnue de leurs descendants, hors quelques épisodes très médiatisés comme Dien Bien Phu". Ce volume est donc lebienvenu et se présente sous la forme d'une vingtaine de récits, témoignages et évocations, rédigés par des "Anciens d'Indo".

Contrairement à ce qu'affirme le sous-titre, tous les textes ne présentent pas un caractère réellement inédit et, même si l'on comprend qu'il pouvait être nécessaire de resituer le cadre de l'action, l'article introductif du général (2S) Kieffer apporte peu. Mais de nombreuses autres contributions sont plus originales, comme "Les hussards des rizières (1948-1950)" (par le général 2S Boissau), qui s'intéresse au parcours du 1er hussards, ou "Le génie voie ferrée en Indochine" (par le lieutenant-colonel (h) Richard, qui détaille l'organisation et les missions de cette unité si particulière. On lit également avec intérêt trois articles, l'un du colonel Carles présentant le colonel Tran Dinh Vy (à l'époque sous-officier dans l'armée française), les deux autres de ce dernier sur "Le commando Vanderberghe", dont il fut l'adjoint, et sur "Le général Gambiez, père spirituel du commando 24". Les sous-officiers ne sont pas oubliés et plusieurs articles ont été rédigés par d'anciens sergents, comme le récit d'une "Opération aérotransportée dans la plaine des Jarres", par l'adjudant-chef Gusic, servant à l'époque à la 5e compagnie du 2e BEP. Inévitablement, Dien Bien Phu n'est pas absent de ce volume, et l'on ne compte pas moins de cinq communications consacrées à la célèbre cuvette (dont deux traitent du Service de santé).

Comme toujours dans ce type d'exercice, il est impératif de recontextualiser les récits et de prendre en compte qu'il s'agit généralement de textes rédigés plusieurs dizaines d'années après les événements sur la base dela seule mémoire individuelle et au mieux d'une documentation très fragmentaire. Lecolonel (h) Gagniard l'exprime en introduction de son article : "Alors que les faits remontent à près de soixante ans et que La Sabretache me sollicite pour évoquer les vicissitudes d'un sous-lieutenant de l'Arme blindée en Indochine, je vais tenter, à l'aide d'un journal de marche partiellement récupéré, de mereplacer dans les circonstances qui, pendant deux ans, ont profondément imprégné la suite de mon existence". Cet impératif étant posé, le volume prend tout son intérêt et l'on peut approcher, comme le sous-entend la dernière partie de la phrase citée l'origine de ce "mal jaune", de l'attachement profond et durable que tant de soldats métropolitains ressentirent pour "la perle del'empire".

Enfin,les amateurs apprécieront le cahier centra len couleurs qui reproduit les insignes de tradition de toutes les unités des trois armées ayant participé à la bataille de Dien Bien PHu.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 08:35

Replacer l'armée dans la nation

commandant Hugues Esquerre

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Cette nouvelle collection de petits livres (102 pages pour celui-ci) est lancée aux éditions Economica sous le titre générique "Guerres et Opinions, avec pour objectif affiché de proposer "des réflexions autour de la guerre comprise comme la chose militaire au sens large", sous "la forme d'ouvrages courts" et "accessibles à un large public".

Nous regrettions vendredi dernier que le cycle hebdomadaire de "La fabrique de l'histoire" sur le thème du lien armée-nation se soit déroulé sans la participation d'officiers d'active, voilà qui répond (au moins partiellement) à notre attente. Dans sa préface, le député Yves Fromion souligne d'ailleurs : "Ne sont-ce pas en réalité nos militaires qui s'interrogent sur leur place dans la nation dès lors que, devenus un corps de spécialistes 'enfermés' par une 'règle' qui les contraint durement, ils éprouvent le sentiment d'une vie à part, d'une mise à l'écart, voire d'un positionnement 'hors sol'".

L'ouvrage est divisé en six chapitres, aux titres évocateurs : "Les Français et leur armée : distance, sympathie mais ignorance", "Le long déclin des militaires dans les cercles décisionnels", "L'armée dans la nation, l'armée de la nation ?", "Retrouver les Français", "Rencontrer les décideurs" et "Responsabiliser l'expression des militaires". Le texte est fluide, bref. Il donne parfois l'impression de céder au risque principal de ce type d'exercice (annoncer des évidences), mais on peut également considérer qu'il s'agit de rappeler des fondamentaux, comme lorsqu'il évoque la quasi-disparition des tenues militaires dans les rues de Paris : "Il serait tout à fait vain d'espérer une quelconque reconnaissance lorsqu''au sein même des armées les contraintes de la vie professionnelle quotidienne l'emportent sur la fierté de se montrer en tant que soldat. C'est pourquoi il est aujourd'hui urgent que l'armée française remette à l'honneur le port de l'uniforme et que chaque militaire, officiers en tête, se mette en tenue le plus souvent possible". D'autres affirmations laissent plus rêveur ("Un jeune Français peut encore en 2011 s'engager comme 2e classe et finir général 35 ans plus tard"...) et ses propositions pour "inscrire l'action des armées dans la vie sociale des Français" mériteraient sans doute d'être précisées.

Au total, le commandant Esquerre s'efforce de trouver, dans tous les domaines de la vie individuelle et collective du grand corps de l'Etat que sont les armées françaises, des voies, moyens, substituts, procédés divers et variés permettant de donner aux hommes (et femmes) et aux unités une meilleure visibilité et une plus grande intégration. Ce n'est pas le moindre mérite de ce livre.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 08:30

La guerre totale

sous la direction de Dominique Barjot

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Avec ce nouveau volume, paru dans la collection "Bibliothèque stratégique", il apparaît que la prise en compte de l'ensemble des conditions (en particulier financières, économiques et industrielles) qui constituent le contexte général dans lequel se déroulent les opérations militaires est désormais une nécessité admise par tous.

En proposant ce livre de quelques 490 pages, les nombreux auteurs font donc oeuvre utile. Les textes, rédigés par dix-huit universitaires français et étrangers (britanniques, canadien, italien, américains, japonais, etc.) sont organisés en quatre grandes parties : "Armer", "Produire", Innover" et Gérer". L'ampleur de la thématique frappe, à la seule lecture du titre des communications : de "La mobilisation des hommes dans la Grande Guerre" (Jean-Jacques Becker) à "La révolution de l'artillerie" (Hew Strachan), des "Entreprises et entrepreneurs face à l'effort de guerre : électricité et travaux publics" (Dominique Barjot) à "La chimie en guerre" (Pap Ndiaye), ou de "Improvisation et organisation dans la production d'armements terrestres. Le cas italien" (Luciano Segreto) à "Evolution du système japonais de production aéronautique au cours de la Seconde guerre mondiale" (Kazuo Wada). On voit que de nombreuses facettes de la mobilisation des pays en guerre sont étudiées, à partir de situations nationales très différentes. Cette approche comparatiste, ou au moins la confrontation induite de ces conditions particulières (avec les difficultés rencontrées dans ce domaine en France, mieux connues), constitue sans nul doute l'un des plus grands intérêts de l'ouvrage. On apprécie en particulier certaines communications tout-à-fait originales dans la littérature française et l'on retiendra par exemple "Effort de guerre et contestation sociale : les effets inattendus de la mobilisation économique en Russie sur les équilibres socio-politiques", dans lequel Jacques Sapir trouve les origines du modèle soviétique.

Paradoxalement, le texte introductif est celui qui parvient le moins à convaincre, du fait de nombreuses "ellipses" ou raccourcis approximatifs. Quelques exemples parmi de nombreux autres : la guerre sous-marine à outrance de l'Allemagne n'est pas inspirée par l'amiral von Tirpitz au début de la Grande Guerre, Lloyd George n'est pas à l'origine du système des convois maritimes et le commandement interallié de Foch n'est pas "accéléré" par la nécessité d'équiper la jeune armée américaine. On s'interroge sur certaines affirmations rapides, comme "l'artillerie permet d''exploiter au mieux deux innovations majeures : les obus à gaz ... et les chars" ? Comme quoi, on peut être l'une des sommités de l'histoire des techniques et de l'industrie et n'avoir qu'une approche assez vague des questions militaires. Ceci conduit à regretter, une nouvelle fois, qu'un ouvrage collectif sur la guerre ne compte parmi ses rédacteurs aucun officier historien, constat d'autant plus "urticant" que nous sommes un certain nombre parfaitement convaincus de l'importance et de l'intérêt de ce sujet.

Il n'en rete pas moins que ce volume dans son ensemble apporte beuacoup. D'un grand intérêt, il fournira à tous de riches enseignements (soulignons la présence de nombreux tableaux et graphiques) et de nombreuses références.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:30

Géographie militaire et conflits

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Ce séminaire de recherche passionnant, organisé par Philippe Boulanger (on se souvient en particulier de son Géographie militaire, paru chez Ellipses en 2006) et Jean-Paul Amat, vaParis IV tenir prochainement ses dernières séances du cycle 2011-2012. Il nous semble toutefois important de le signaler, tout en précisant qu'à l'automne prochain nous reviendrons beaucoup plus tôt sur ce sujet essentiel pour toute personne s'intéressant aux questions militaires.

Les séances se déroulent : Maison de la recherche, 190-198 avenue de France, salle 007, 75013 Paris, de 17h30 à 19h00.

Mercredi 14 mars : De l'utilisation de l'analyse géopolitique dans la lutte contre la grande criminalité : le cas du trafic d'ALPC (par le capitaine Jean-Charles Antoine) ;

Mercredi 16 mai : Climat et guerre (par les professeurs J.-P. Amat et O. Canta).

Rappelons pour mémoire que l'origine de l'I.G.N. est à rechercher pendant la Seconde guerre mondiale, lorsque les services géographiques de l'état-major, "civilianisés" à la suite de l'armistice de 1940, quittent le giron du ministère de la Guerre et que le Livre blanc de 2008 place le renseignement, y compris géographique, comme le premier pilier ("Connaître et anticiper") parmi les cinq qui définissent les missions des armées : "La connaissance des zones d'opération potentielles est un élément déterminant pour toute forme d'action militaire".

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:10

 

Yashka,

journal d'une femme combattante

 

linkCouverture de l'ouvrage 'Yashka - Journal d'une femme comba 

Livre étonnant que celui-ci, qui vient de paraître chez Armand Colin. Il raconte en effet la guerre de Maria Botchkareva (dite Yashka), engagée volontaire dès 1914 et qui prend le commandement en 1917 du célèbre "Bataillon de la mort" exclusivement composé de femmes.

Dans son introduction, Stéphane Audoin-Rouzeau insiste longuement sur le caractère féministe ou non de cette véritable aventure personnelle et sur les éventuelles conséquences pour la distinction entre les sexes de cet engagement guerrier. Mais, toutes les guerres ayant vu (à un niveau subalterne ou à des rangs élevés) une poignée de femmes participer aux opérations, ni l'essentiel, ni la nouveauté ne nous semblent être là (en dehors d'un effet de mode).

Rappelons tout d'abord l'origine de l'ouvrage : au printemps 1918, Maria Botchkareva séjourne brièvement aux Etats-Unis et raconte sa vie à un journaliste américain, qui prend des notes ultérieurement publiées en feuilleton dans le Metropolitan Magazine. C''est sur la base de ce texte qu'une traduction française a pu voir le jour. Il y a donc deux ruptures successives dans le témoignage : le passage de l'oral à l'écrit et du russe à l'anglais d'abord, de l'anglais journalistique au français littéraire ensuite. Par ailleurs, si l'on replace la première publication dans le double contexte (de l'immédiat-après Première Guerre mondiale) du développement des mouvements féministes dans les pays anglo-saxons d'une part et de guerre civile en Russie d'autre part, on voit bien que ce témoignage, pour important qu'il soit, est à manier avec précautions. A notre sens, son principal intérêt réside dans la présentation qui est faite par Yashka de l'organisation, du fonctionnement, de l'emploi, des difficultés et de l'implosion finale des armées du tsar.

Alors que la Grande Guerre sur le front oriental semble en voie d'être (re)découverte par les historiens français, ce tableau "de l'intérieur" de l'armée russe est en effet tout particulièrement intéressant. La vie des troupes (aux tranchées comme dans l'arrière-front), les préparatifs d'une attaque et les conditions d'un assaut à l'échelon de la compagnie, de bataillon ou du régiment, les états d'âme de la troupe et les considérations d'une partie du commandement supérieur, les conditions (dans la mesure où l'intéressée a pu les constater) d'exercice du pouvoir et de l'autorité militaire par le gouvernement provisoire, la personnalité du général Kornilov, sont quelques uns des points sur lesquels ce livre apporte une contribution très utile et pour lesquels il mérite de figurer dans toute bonne bibliothèque.

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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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