Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:20

Pas de commémoration officielle

pour le 19 mars 1962

 

Un communiqué du secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense explique pourquoi il n'y aura pas de commémoration officielle pour l'anniversaire du 19 mars 1962.

Pour lire le texte sur le site Lignes de défense.  De très nombreux journaux ont évoqué cette question durant le week-end : voir par exemple Le Parisien pour la presse quotidienne ou Le Point pour les hebdomadaires.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:12

Suite à plusieurs demandes,

il nous faut préciser qu'il ne nous est pas encore techniquement possible

de référencer un article sous plusieurs catégories ou rubriques.

Ainsi, par exemple, pour faire le bilan de ce qui a été publié sur le thème "Première Guerre mondiale",

il faut, bien sûr, consulter la catégorie du même nom,

mais aussi regarder dans les rubriques "colloques", "presse Histoire", "Actualité", etc.,

afin de faire le tour complet du sujet.

Nous espérons pouvoir, à l'occasion d'une prochaine refonte du site,

vous faire bénéficier d'un classement plus complet,

en particulier en référençant les articles sous plusieurs mots-clefs.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:10

Musée national de la Légion d'honneur

et des ordres de chevalerie

LEGION-D-HONNEUR.jpg

Installé dans l'hôtel de Salm (face au musée d'Orsay), il accueille l'une des plus exceptionnelle collection de médailles, décorations et ordres français et européens en particuier. On restera par exemple pantois devant le nombre de barrettes que compte la médaille coloniale du maréchal Lyautey, surpris devant les médailles de la Commune de Paris ou étonné par la diversité des hautes décorations des monarchies fédérées au sein de l'empire allemand.

Jusqu'au 8 juillet 2012, le musée présente une exposition temporaire qui retrace l'aventure de la berline de Napoléon à Waterloo.

Il y a en fait peu de visiteurs (gratuit pour militaires en tenue) et l'on a le temps d'apprécier dans le calme des pièces absolument rarissimes.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:00

La guerre pour l'opinion publique

Général Benoit Royal

Couverture de l'ouvrage 'La guerre pour l'opinion publique'

Ancien chef du SIRPA-Terre, aujourd'hui responsable du recrutement, le général Royal est sans nul doute l'une des personnes les plus autorisées pour traiter des questions relatives à la communication militaire. Dans ce petit volume de 105 pages, l'auteur pose d'abord un constat : "Comprendre l'action médiatique". Il développe ensuite huit modes d'action, organisés en trois chapitres : "La stratégie des nouveaux espaces" (Oser l'action directe dans les réseaux sociaux, Maîtriser sa réputation électronique, Exploiter le dynamisme médiatique des militaires), "La stratégie de l'imitation" (Attaquer l'adversaire sur son propre terrain, Oser jouer de la désinformation), "La stratégie de la vertu" (Engager le combat de la moralité, Cultiver la transparence, Valoriser le comportement éthique). Le texte est clair, fluide, rapide ; le vocabulaire positif, directif parfois. L'ensemble est ponctué de nombreuses citations et les différents chapitres sont accompagnés d'encarts qui présentent un cas concret, souvent très récent, à partir duquel le général Royal appuie son argumentation.

Même si l'on reste parfois sur sa faim tant la démonstration est rapide et si l'on ne retrouve pas vraiment de remise en cause de ce qui a été fait ces dernières années (on a l'impression que tout va très bien...), ce petit livre très abordable (14 euros) offre une très utile synthèse des difficultés et des problématiques actuelles d'une communication institutionnelle qui touche aux fondamentaux de l'Etat (intérêts supérieurs) et de l'individu (la vie et la mort). Il ne s'agit donc pas d'information, mais de poursuivre quotidiennement la guerre de la communication.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Histoire sociale et culturelle
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:40

Disparition de Pierre Schoendoerffer

Unanimité des hommages

 

En consacrant le 23 février dernier un long article au Pierre Schoendoerffer de Bénédicte Chéron (avec interview de l'auteur), nous n'imaginions pas que ce très grand réalisateur disparaîtrait quelques jours plus tard. Voici quelques liens qui traduisent l'unanimité des hommages exprimés sur la toile en ces tristes circonstances : un autre entretien avec Bénédicte Chéron le 14 mars sur Secret Défense, le même jour sur Lignes de défense, sur DSI International, sur Zone militaire, sur Le Mamouth et sur Bir Hacheim, le 15 sur Theatrum Belli,  le 16 sur Défense ouverte, etc.

Plusieurs de ces articles sont accompagnés de vidéos et/ou de rappels d'interviews antérieurs qui permettent de retrouver Pierre Schoendoerffer. Une si rare unanimité méritait d'être signalée.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:50

1942. Des rafles à la déportation

5e rencontres historiques de l'Ecole militaire

dmpa-1942.jpg

Cette 5e rencontre historique, organisée par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) et par le Mémorial de la Shoah, se tiendra le samedi 24 mars 2012 en amphithéâtre Foch de l'Ecole militaire. Au programme :

- 16h00 : Accueil du public

- 16h30 : Table ronde animée par Henry Rousso, avec la participation de François Azouvi, Tal Bruttmann, Sarah Gensburger et Denis Peschanski

- 19h00 : Projection du film "Elle s'appelait Sarah" (2010) (durée 1h.50)

DMPA-1942-2.jpg

Renseignements et inscription : dmpa-colloque.historique@defense.gouv.fr

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Tables rondes et colloques
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:40

Ils avaient 20 ans.
Ils ont fait la guerre d'Algérie

Dominique Paganelli

Couverture-de-l-ouvrage--Ils-avaient-20-ans--ils-ont-fait-l.jpg

Quoi de commun entre Raymond Poulidor, Jean-Pierre Beltoise, Jacques Higelin, Pierre Santini, Pierre Joxe, Cabu ou Jacques Barrot ? Sans se connaître, et bien avant d'être célèbres, il ont appartenu à ce million et demi d'appelés qui ont, d'une façon ou d'une autre, participé à la guerre d'Algérie. Comme le précise Benjamin Stora dans son introduction, l'auteur "a suivi avec obstination et patience leurs destins parallèles dans ces années 1950" et, dans son avant-propos, Dominique Paganelli, ancien grand reporter pour la télévision, revient sur quelques aspects du débat de l'automne 1999 qui voit finalement le vote de la loi qualifiant de "guerre" les "opérations de maintien de l'ordre" en Algérie.

Le thème était donc "glissant" : quelques people en guerre d'Algérie... Plutôt que de faire "raconter leur guerre" à chacune des quinze célébrités d'aujourd'hui dont les témoignages constituent le coeur de l'ouvrage, Dominique Paganelli a choisi de classer ces récits chronologiquement et thématiquement : "La Toussaint rouge", "L'incorporation", "La traversée", "La vie quotidienne", "La patrouille", "La peur", "Le mal-être", "La désertion", "Les paras", "Le combat", "La torture", "Le retour", "Mars 1962", "Le terrible silence", "Et après ?".

Pari osé et difficile, disions-nous. Quelques textes sont étonnants et le témoignage de Jean-Pierre Farkas (journaliste) sur ses gardes de nuit ("Tous les bruits sont interprétés à l'aune de sa propre peur") est tout-à-fait réaliste. De même, le récit par Raymond Poulidor de ses constatations sur le déroulement du référendum de septembre 1958 ne manque pas de saveur. Le chapitre sur "Les paras" présente toute la complexité de la situation, vue par le regard d'un appelé "lambda"  ("partie noble de l'armée", "des héros", "une simplicité de relation entre l'officier et ses hommes" pour Gilles Perrault, mais aussi "éducation à coups de poing", "des décervelés", "Rien n'est donc bon chez eux" pour Jacques Higelin). Globalement toutefois, le sens général est hostile aux "engagés" et à leurs missions, certains témoignages sont mêmes résolument militants. Tout simplement sans doute parce que, comme dans tous les conflits, chacun se souvient de "sa" guerre, dans "son" secteur, avec "sa" mission et à "son" niveau de responsabilité, c'est-à-dire de circonstances nécessairement très différentes de celles d'autres participants et qu'il est toujours extrêmement difficile de tenter des généralisations à l'échelle d'un territoire grand comme plusieurs fois l'hexagone sur lequel les formes de guerre évoluent en plusieurs années. Ces appelés d'hier sont aussi les notabilités d'aujourd'hui, ce qui accentue un rejet ambiant ordinaire : en racontant 50 après leurs souvenirs de guerre, ils ne peuvent (même involontairement) ni se départir d'un demi-siècle de discours public, ni aller trop nettement contre les généralités fréquemment répétées. L'historien connaît bien ces problématiques de "ré-écriture mémorielle" et de remise dans les contextes : celle du temps des événements, comme celui du témoignage.

Un livre original donc, à certains égards surprenant. Mais aussi un livre "dans l'air du temps", que l'on lira facilment, qui ne manque pas de charge émotionnelle, ajoutera quelques anecdotes intéressantes et qui, ne l'oublions pas, remet dans le lot commun d'une génération quelques personnalités (plus ou moins) médiatiques.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Guerre d'Algérie
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:30

La puissance américaine à l'épreuve

Politique Américaine, n° 19

Couverture-de-l-ouvrage--La-puissance-americaine-a-l-epr.jpg 

Publié par l'Institut des Amériques, ce numéro est lepremier publié chez L'Harmattan et la périodicité devrait retrouver un rythme plus régulier (semestriel) en cours d'année.

Ce numéro est principalement centré sur la "politique extérieure armée" des Etats-Unis et une analyse des "hard", "soft" et "smart" power. A l'issue de trois séjours en Afghanistan en 2010 et 2011, Adam Baczko s'interroge sur "Les revers de l'armée américaine dans la guerre d'Afghanistan" dans la Kounar, province de l'Est frontalière avec le Pakistan ; Stéphane Taillat tente "Une approche sociologique de la contre-insurrection américaine en Irak" ("L'impuissance de la puissance") ; Philippe Gros s'intéresse, sous le titre "Leading from behind : contour et importance de l'engagement américain en Libye" et présente en particulier la chaîne de commandement AFRICOM, la liste des moyens engagés et le rôle des Américains dans le ciblage d'opportunité.

On peut ne pas être d'accord avec telle ou telle analyse, mais les travaux sont de qualité et méritent d'être connus des chercheurs. Chaque article est accompagné de notes et références, très utiles lorsqu'il s'agit de questions "chaudes" et de problématiques en cours.

Pour commander ou s'abonner : éditions L'Harmattan, www.editions-harmattan.fr

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Défense"
commenter cet article
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 01:20

Combats et Opérations n° 2

Dossier "Syrie-Liban, 1860-2012"

combats-opex.jpgCombat-OPEX.jpg

Le numéro de mars-mai 2012 de Combats et Opérations est disponible en kiosque. L'essentiel de la pagination est consacré à un intéressant dossier de synthèse sur la présence (militaire) française dans ce Levant compliqué. Il s'ouvre sur un bref article de présentation générale de Michel Goya, puis aborde successivement l'expédition de 1860, la révolte druze de 1925 et l'opération Diodon des années 1982-1984. Hors dossier, on remarque la suite de l'article de Jean-Charles Jauffret sur le trajet maritime Marseille/Algérie des rappelés d'Algérie et celui de Pascal Le Pautremat sur "L'Ecole des fusillers-marins de Lorient".

Une surprise : apparition d'un bandeau rouge en bas de couverture portant la mention "La revue d'histoire de l'armée française". Quid de la RHA (pour Revue Historique des Armées) ?

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Histoire"
commenter cet article
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 01:15

"ENTRETIEN CROISE" A HUIT VOIX

L'édition de livres d'histoire et la politique éditoriale

 

A l'occasion de l'ouverture du salon du livre de Paris,

nous avons pris contact avec différents éditeurs,

volontairement choisis dans des "segments" et avec des catalogues très différents

(Pierre de Broissia pour LBM, Christian Castellani pour SOTECA 14/18, Jacques Baudouin pour CNRS Editions, Bernard Giovanangeli pour Giovanangeli Editions, Jean-Pierre Turbergue pour Editions Italiques,

Jean-Luc Barré pour BOUQUINS, Fabrice d'Almeida pour FAYARD et Benoît Yvert pour PERRIN),

pour leur demander ce qu'ils pensent de la production de livres d'histoire aujourd'hui.

Remercions les d'abord tous, pour avoir pris le temps de répondre à nos questions, en cette période particulièrement dense et délicate. On constate que les approches de chacun sont différentes (ils dirigent des maisons aux histoires et aux identités différentes), mais qu'un réel amour du livre et de l'histoire constitue un puissant moteur commun : l'emploi à pluieurs reprises de terme "passion" est significatif. Il apparaît également que les projets à l'horizon 2014 ne sont pas facilement dévoilés : conservation du "secret industriel", bénéficier de l'effet de surprise dirait un militaire. Attendons donc jusqu'à la parution des ouvrages. Leurs réponses méritent en tout cas d'être comparées et méditées. Au-delà des nuances entre les sociétés, bien des points communs (intellectuellement) unissent leurs responsables. Mais l'on entend partout dire que l'édition va mal. Tout ce que chacun pourra faire pour populariser et diffuser ces productions mérite de l'être. Dans un domaine où les chiffres de vente ne cessent pas de baisser depuis plusieurs années, promouvoir les livres d'histoire (qui apportent tant, aussi bien en termes de culture générale que de capacité de compréhension et de réflexion sur le monde d'aujourd'hui) est presque une nécessité morale : c'est l'un des très rares moyens d'échapper à la dictature de l'instantané et de l'immédiateté.

  SALON-LIVRE.jpg

 

Question : Comment qualifiriez-vous aujourd'hui la place et la situation des livres d'histoire dans l'ensemble du monde de l'édition ?


Réponses

 LBM (Little Big Man) : En tant que modeste artisan du livre, je n'ai pas suffisamment de hauteur pour répondre de façon très pertinente. Je crois que c'est un créneau difficile dans un secteur en crise. L'enjeu fondamental me paraît être le renouvellement du lectorat. Les plus de 60 ans ont encore le goût du livre et de l'histoire, je ne suis pas sûr que les nouvelles générations soient dans le même cas.

C'est vrai, les livres, ça prend de la place dans les petits appartements. La semaine dernière, je discutais avec un homme de 25 ans. Il me confiait qu'il achetait en moyenne deux livres par an (des romans policiers) ; il les lisait puis il les revendait sur e-bay. Il me disait que tous ses amis faisaient comme ça. Le livre est devenu encombrant. Personnellement, je ne trouve rien de plus beau qu'une bibliothèque qui reflète la personnalité et les goûts de son propriétaire. On ressent dans nos chiffres de vente que les libraires souffrent, ce qui ne pousse pas à un optimisme débordant en tant qu'éditeur, mais aussi et peut-être surtout en tant que citoyen. Quand une bonne librairie de quartier est fermée pour être remplacée par un magasin de chaussures, c'est un peu triste, non ?

Cela paraît être un mouvement inéluctable. La vente par internet, la dématérialisation des livres, ... un jour, on se rendra compte que ce qui nous paraissait pratique et moderne est une formidable régression. Dans ce contexte difficile et dégradé, nous tentons de nous adapter en produisant des livres de qualité pour une clientèle de passionnés.

 

FAYARD : Une résistance : tant sur la qualité que par la quantité. Le tout serait de revenir de cette posture défensive à une logique de conquête.

LOGO-FAYARD.jpg

CNRS Editions : L'histoire reste une passion française et constitue un domaine particulièrement dynamique de l'édition. Elle occupe donc toujours une place de choix dans les programmes éditoriaux. Une très grande diversité de thèmes, servie par de nombreux auteurs de talent, continue d'attirer un nombre élevé de lecteurs, des livres grand public et des Mémoires aux ouvrages universitaires et étrangers.

 

SOTECA : Les Français manifestent un intérêt réel pour l'histoire. Il semble par conséquence que les livres d'histoire continueront à occuper une place significative dans le monde de l'édition, sans toutefois faire partie des thématiques faisant l'objet des ventes les plus importantes.

 

PERRIN : Elle est visible et légitime, correspondant en tout point à la passion française pour l'histoire qui remonte au XIXe s.

 

GIOVANANGELI Ed. : Le public est seul juge. L'intérêt des lecteurs pour les livres d'histoire est une réalité et ne se dément pas. Aux éditeurs de trouver les thèmes ou les périodes susceptibles de rencontrer les faveurs des lecteurs et de traiter les sujets sous la forme la plus pertinente (biographie, récit, témoignage, essai, etc.).

 

BOUQUINS : J'ai le sentiment qu'aujourd'hui il y a toujours beaucoup de lecteurs passionnés, mais pourtant plus de difficultés que par le passé. Par exemple, peut-être publie-t-on trop de livres en même temps ? Dans le domaine des biographies également, il me semble que le public attend également autre chose. Mais la curiosité reste intacte, en dépit d'une baisse ou d'un tassement de la diffusion. Je pense qu'il est nécessaire de réfléchir au renouvellement de notre métier.


Ed. ITALIQUES : Des journées et des semaines de travail bien remplies (et au-delà !) par notre propre production me laissent peu de temps pour étudier celle de mes estimés confrères... Je ne suis donc pas qualifié pour juger de la place et de la situation qu'y occupent les livres d'histoire. En revanche, celle que leur accorde les médias est à coup sûr insuffisante. Et mes longues années d'expérience du métier d'éditeur (35 ans déjà !) me permettent d'affirmer qu'elle s'amenuise sans cesse davantage.


italiques.jpg

Question : Quels sont vos repères, vos références, vos critères pour éditer un livre d'histoire ?


Réponses

LBM : Il existe de nombreux paramètres différents, objectifs et subjectifs : la qualité du texte reçu, la pertinence de ce texte avec notre ligne éditoriale, la sympathie de l'auteur, l'avis de notre comité éditorial et mon goût personnel, l'intérêt d'une institution qui pourrait être partenaire, une date qui potentiellement accroche (commémorations), etc.

 

Fayard : Trois critères simples, en apparence, mais qui en fait nécessitent une adaptation constante : d'abord le livre doit porter un véritable attachement à l'histoire comme compréhension du monde. Je veux encore croire dans son efficacité, dans sa capacité de livrer une lecture adéquate du réel ; ensuite il doit contenir une perspective ou des faits neufs et originaux, car trop souvent les ouvrages semblent des reprises de ce qui existe depuis longtemps ; enfin l'auteur doit avoir le goût d'un public élargi et être désireux de faire passer par la narration et l'analyse une pensée et des connaissances claires.


 CNRS Editions : Eu égard à la spécificité de notre maison d'édition, la qualité scientifique et celle des références est le premier critère. La qualité du style de l'auteur en est naturellement un second, à l'exemple de Talleyrand, dernières nouvelles du diable d'Emmanuel de Waresquiel. L'originalité du thème ou son caractère novateur constitue également un critère de choix pour nos différentes collections. La publication dans notre collection "Débats" de l'essai de Jean-François Sirinelli L'histoire est-elle encore française ? illustre aussi notre souhait de soutenir certains questionnements sur cette discipline universitaire. 


SOTECA : Pour l'essentiel, nous éditons des ouvrages sur les thématiques et périodes traitées dans nos magazines (Premier et Second empires, Première et Deuxième guerres mondiales, guerres coloniales et opérations extérieures, Légion étrangère). Il nous semble important que ces livres permettent un approfondissement de ces thématiques et puissent avoir une valeur scientifique reconnue. 

Logo--Editions-SOTECA-.jpg

PERRIN : Trois critères sont essentiels. En premier lieu l'importance historique du texte, ensuite sa qualité littéraire, enfin sa dimension pédagogique.

 

 GIOVANANGELI Ed. : J'ai des périodes de prédilection (Premier empire, guerre de 1870, Grande Guerre). Je m'efforce d'apporter ma pierre à l'édifice de la connaissance de ces périodes, mais aussi à la perpétuation de la mémoire des combattants français. Ma maison relève donc d'une démarche personnelle. Mes choix éditoriaux résultent souvent d'une réflexion commune avec l'auteur.

 

BOUQUINS : Dans le créneau qui est le nôtre, celui des dictionnaires, il est indispensable de prendre en compte ce que j'appelle le "phénomène Internet". Il faut faire évoluer nos dictionnaires, pour qu'ils apportent davantage de plus-values, puisées aux meilleures sources : il faut à la fois informer et faire réflechir. Cette composante "réflexion" est désormais indispensable et elle doit rendre compte de l'état de la recherche. Je n'insiste pas bien sûr sur la qualité des historiens-auteurs, et je veux souligner l'importance de la qualité de l'écriture, du style. Les grands historiens sont souvent aussi de grands écrivains.

 

Ed. ITALIQUES : Avant tout mes coups de coeur et mes rencontres, avec les auteurs des manuscrits ou les ayants-droit puisque la plupart de nos auteurs sont morts depuis longtemps... Quelle vanité de penser si on aime un livre que d'autres l'aimeront aussi ! Mais, comme de juste, plus d'un de mes enfants de l'amour s'est chargé de me ramener à la nécessaire humilité...

Logo--Editions-LBM-.jpg

Question : Pensez-vous que votre maison d'édition soit clairement identifiée dans le domaine de l'histoire ? Quels sont selon vous vos points forts ?


Réponses

LBM : Je pense que nous répondons à notre slogan dans chacun de nos livres publiés : "Des livres au service de notre histoire". Nous essayons d'explorer quelques chemins de traverse, tout en répondant aux attentes du coeur de notre lectorat. Nos points forts sont l'implication que nous mettons dans la réalisation et l'édition de nos livres. Nous essayons de faire des livres qui soient beaux et qui le restent longtemps.

 

Fayard : Sans aucun doute, le travail de mes prédécesseurs Olivier Bétourné, Denis Maraval et surtout Anthony Rowley ont fait de Fayard l'une des maisons les plus clairement installées en histoire. Nos points forts ? Les biographies depuis 1970, les documents historiques, les travaux de recherche innovants sont les trois genres qui structurent nos publications et nous maintenons des publications dans toutes les périodes, comme le livre de Pierre Cosme sur L'année des quatre empereurs ou celui d'Evelyne Lever sur Le temps des illusions Les chroniques de la ville et de la Cour l'illustre : de l'Antiquité, de la Moderne... Et pour la rentrée de grands livres de contemporaine comme celui de Pierre Milza sur Garibaldi.


CNRS Editions : CNRS Editions est reconnu pour la qualité de ses publications, en particulier dans le domaine des sciences humaines et sociales auquel l'histoire appartient. C'est une maison de référence pour de nombreux travaux universitaires ou patrimoniaux. En témoignent l'édition des Mélanges historiques de Marc Bloch ou celle de Bâtir au Moyen-Age de Philippe Bernardi. La rigueur du travail éditorial que nous effectuons est une garantie importante pour nos auteurs, la communauté des historiens et les passionnés d'histoire. Nous publions annuellement près d'une quinzaine de livres consacrés à l'histoire, auxquels s'ajoutent les titres repris dans notre nouvelle collection de poche "Biblis" et de nombreuses revues historiques comme le Corpus des inscriptions de la France médiévale.


SOTECA : Nous espérons bien que SOTECA est clairement identifiée dans le domaine de l'histoire. Nos points forts sont avant tout aujourd'hui les livres relatifs au Ier Empire, aux guerres coloniales et à la Grande Guerre, pour partie dans le cadre de collections, sous la responsabilité de directeurs scientifiques. Pour 14/18, nous attachons un intérêt particulier à la collection "Les nations dans la Grande Guerre", sous la direction de Frédéric Guelton (déjà parus "La Serbie", "La Roumanie", "L'Autriche-Hongrie", à paraître "La Belgique, "La Grande-Bretagne", en préparation "La Turquie", "La Tchécoslovaquie" et "L'Allemagne"). Il faut aussi noter que la collection "Vivre dans la guerre", sous la direction de Jean-Pascal Soudagne, est intéressante et innovante. En outre, une collection d'édition ou de réédition de mémoires (commentés) pourrait voir le jour. Ainsi, SOTECA dispose aujourd'hui d'un catalogue d'ouvrages sur la Grande Guerre particulièrement diversifié et d'un intérêt scientifique certain. Sur une autre thématique, une collection est en cours de développement sous la responsabilité du professeur Jacques Frémeaux (colonisation, guerres et expéditions coloniales). Sont à noter par ailleurs une politique de coédition avec l'ECPAD et le SHD et l'édition d'actes de colloques.

Logo--Pour-l-histoire-PERRIN-.jpg

PERRIN : Je le crois. Perrin est une maison qui a plus de 150 ans et qui est le premier éditeur d'histoire. Notre principale force est la légitimité de la maison, servie par la qualité de nos auteurs. J'ajouterai également en point fort l'ensemble maintenant extrêmement établi de la collection "Tempus".

 

GIOVANANGELI Ed. : C'est aussi au public de la dire. J'ai choisi de publier essentiellement de l'histoire militaire sur des périodes données avec l'espoir d'être clairement identifié. Cette spécialisation fait ma force. La charte graphique, la fidélisation des auteurs et l'existence d'un fonds constituent aussi un certain nombre d'atouts. Tout me laisse penser aussi que je suis reconnu comme éditeur d'histoire militaire car, maintenant, de nouveaux auteurs s'adressent à moi.

 

BOUQUINS : Je pense qu'étant donné ses spécificités BOUQUINS n'a pas de souci de "visibilité" ou de "positionnement", au-delà même de l'histoire. Le Dictionnaire de la Grande Guerre, le Dictionnaire de Gaulle ou celui sur Jeanne d'Arc sont des références reconnues. Peut-être observe-t-on actuellement (sans négliger toutefois les autres grandes périodes historiques) un certain recentrage sur l'époque contemporaine.

 

Ed. ITALIQUES : Sans aucun doute. Les 300 jours de Verdun et La Fayette nous voilà ! par exemple constituent je crois en la matière de beaux exemples. Et même si notre production récente s'est un peu diversifée (plusieurs livres atypiques avec CD et/ou DVD), quelques romans, plus récemment un titre de management et une nouvelle collection non historique sous le coude, le risque reste faible pour les Editions Italiques d'être confondues avec TF1 Productions, Dunod ou Gallimard...

Logo 'CNRS Editions'

Question : Anniversaires et commémorations vont se succéder de 2012 à 2019, de campagnes de l'empire à la Grande Guerre, au traité de Versailles et aux guerres d'Indochine et d'Algérie. Avez-vous défini une politique éditoriale particulière ?


Réponses

LBM : Nous préparons quelques livres commémoratifs, mais il est un peu tôt pour en faire état.

 

Fayard : Les grands sujets attirent toujours l'attention des auteurs et des lecteurs. Nous avons donc différents projets de livres qui s'y rattachent. Mais notre politique éditoriale n'est pas dépendante des commémorations, sinon tout le monde publierait la même chose au même moment. Or, l'édition a ceci de précieux qu'elle doit faire vivre des idées, même à contretemps.


CNRS Editions : Divers projets sont en cours d'élaboration, en particulier sur la Grande Guerre. C'est moins une politique éditoriale que la qualité et l'originalité de ces projets qui leur permettra d'aboutir.


SOTECA : Il est probable que les commémorations prévues ces prochaines années vont accroître l'intérêt du public pour ces mêmes thématiques et SOTECA s'efforcera de répondre à cette demande.

 

PERRIN : Bien sûr. En un mot, publier des livres majeurs sur les commémorations à venir. Par exemple, pour le bicentenaire de la campagne de Russie nous publions une enquête définitive de Thierry Lentz sur L'affaire Malet, une synthèse de Jean Joël Bregeon sur 1812 et la première biographie de Caulaincourt par Antoine d'Arjuzon. Enfin, à la fin de l'année, nous éditons le grand colloque orchestré par la Fondation Napoléon qui réunira les meilleurs spécialistes français et internationaux de la campagne de Russie.

 

GIOVANANGELI Ed. :De préférence non. Mais je ne m'interdis pas de publier un livre sur une période ou un épisode faisant l'objet d'une commémoration. Ce livre viendra de toute façon enrichir un fonds. Peut-être publierai-je un livre sur la Grande Guerre en 2014, mais il enrichira dans ce cas un corpus d'une quinzaine de titres déjà existants.

BOUQUINS

BOUQUINS : J'aurais plutôt tendance à ne pas parler de politique éditoriale particulière sur ce sujet, car le piège est celui de la surabondance de livres sur un thème à un moment donné et donc le risque de la confusion ou de l'effacement. Je pense qu'un livre doit constituer un événement à lui seul, mais je suis très pragmatique : ne pas rater une commémoration importante si l'on a un bon auteur, mais ne pas en faire un principe.

 

Ed. ITALIQUES : Bien sûr, même si à notre échelle la tactique prend trop souvent le pas sur la stratégie. Disons pour nous consoler que l'anniversaire ne fait pas le best-seller, et que tous les succès ne sont pas liés à des commémorations. Et que si le climat médiatique devrait être plus favorable à un livre sur Marignan en 2015, les places seront si chères cette année-là qu'il vaut peut-être mieux être un avant-coureur isolé qu'un dossard parmi mille autres dans la Vasaloppet éditoriale. Mais c'est de toute façon le point d'honneur des Editions Italiques : farouchement indépendant, même si cela veut dire seul, voire à contre-courant.

Logo--Bernard-Giovanangeli-Editeur-.jpg

Merci messieurs pour vos réponses.

Amis lecteurs, A vos livres !

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile