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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 09:00

Churchill et hitler (suite)

Rencontre avec François Delpla

Churchill & Hitler

A la suite de la recension consacrée à son dernier livre, mise en ligne le 25 avril dernier, François Delpla nous a dressé un commentaire regrettant que nous ayons parlé de "rapprochements hâtifs". Il nous a semblé important de lui permettre d'expliquer sa méthode de travail et ses recherches. A partir d'exemples précis puisés dans le texte de son livre, il a bien voulu nous préciser sa démarche, son raisonnement et résumer en conclusion comment il comprend la recherche historique.

 

Question : A la lecture de votre dernier livre, on peut avoir l'impression que vous procédez parfois par "raccourcis" rapides, comme page 160 et suivante lorsque vous évoquez une lettre d'Albrecht Haushofer du 16 juillet 1939, dont on ne sait plus très bien quelques lignes plus loin si elle existe ou non ("D'après un livre de son fils (qui n'évoque pas sur ce point de document : peut-être a-t-il entendu son père conter l'anecdote") et dont semble-t-il, sauf erreur, la référence n'est pas indiquée : comment procédez-vous pour croiser vos sources et confirmer vos premières analyses ?

Réponse : La lettre existe, dans les archives de la famille Hamilton, et a été publiée en 1971 par le fils du duc de l'époque, mêlé à la préhistoire du vol de Hess : c'est l'ordre, allégué par le propre fils, de sa communication à Churchill, Chamberlain et Halifax successivement. C'est cet ordre, dis-je, qui me fait sourire, et me semble plus proche des bienséances de l'après-guerre que du protocole conservateur de 1939. Je souhaiterais alors qu'un document (un agenda du duc, par exemple) vienne à l'appui et, comme ce n'est pas le cas, je me dis qu'au mieux le père en a parlé au fils. En d'autres termes, l'anecdote de Churchill ceint de sa serviette et lisant cette lettre au sortir du bain, plus encore le propos du duc souhaitant qu'il succède à Chamberlain, m'inspirent non point des déductions hâtives mais un profond scepticisme ; c'est là un scène convenue et attendue, fortement suspecte comme telle mais heureusement pas très importante. J'aurais pu en effet être encore plus clair en précisant que la lettre figurait dans les pages indiquées du livre.

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Question : Page 238, vous évoquez le goût prononcé de Churchill pour l'alcool et vous le décrivez rapidement errant "en peignoir à la recherche d'un bain chaud" aux 'Muguet(s)'. Comment, alors, porter crédit aux récits ultérieurs ?

Réponse : Je fais preuve devant ses mémoires du doute le plus méthodique possible, non point tant en raison de son intempérance (j'aimerais avoir sa mémoire et sa présence en buvant le dixième de lui !) que des impératifs politiques qui lui font ménager Pierre ou Paul. D'une façon plus générale, je pratique devant tout document un doute méthodique et suis pris d'une frénésie de recoupement !

Question : Page 393, vous reconnaissez que "nous sommes très mal renseignés sur les approches que tente alors l'Allemagne en direction du Kremlin". Vous envisagez que "des archives essentielles" dorment sans doute en Russie ou en Suède. En l'absence de document(s), vous faites en particulier référence aux "propos de table transcrits par des secrétaires sur ordre de Martin Bormann". Est-ce sufffisant ?

Réponse : A l'impossible nul n'est tenu, mais je fais observer qu'au possible l'historien, en revanche, est absolument tenu. Le lecteur doit être aussi sévère avec lui qu'une mère de famille à l'ancienne quand un enfant laissait dans une assiette la moindre miette comestible. Ainsi, les propos de table de Hitler, miraculeusement préservés, sont une voie royale vers des secrets d'Etat que nous allons pouvoir, suivant les recoupements possibles, pénétrer plus ou moins précisément. Dans l'été 1941, ils présentent, quand il est question des Soviétiques, des variations qu'on peut et doit rapprocher des événements militaires (un recoupement non avec des documents, mais avec des actes et des événements), pour faire l'hypothèse que, plus le morceau se révèle dur à avaler, plus les ambitions se restreignent et le désir d'une paix de compromis grandit. Après, on trouve ou pas des recoupements textuels : il y en a un certain nombre. Mais le choix de prendre l'Ukraine avant Moscou, qui détermine de terribles disputes d'état-major autour du 20 août, est-il dicté, dans le cerveau de Hitler, par le souci de s'assurer ce territoire avant les pourparlers ? Cela reste une possibilité, sans plus, au stade actuel de mon information et de ma réflexion.

Question : Au-delà de ces quelques exemples, finalement, pour un sujet aussi complexe sur une période aussi controversée, comment voyez-vous le statut des documents de référence ? Les hiérarchisez-vous ? Considérez-vous qu'ils sont tous du même pied ? Pensez-vous que de nouvelles pièces puissent émerger dans les prochaines années ?

Réponse : Sur le dernier point, ô que oui ! J'ai souvenance d'un historien qui, interrogé de la même façon par une chaîne de radio il y a une vingtaine d'années à l'occasion d'une ouverture d'archives permettant de préciser un point quelconque, répondit qu'il n'attendait plus rien d'essentiel, concernant la Seconde guerre mondiale. C'est là une erreur révélatrice, procédant de l'idée que l'ouverture des archives allemandes dès Nuremberg, puis des anglaises et des américaines après 1970, avaient permis de faire le tour des questions importantes. Cette personne n'attendait rien du versant soviétique ... et là je lui donne plutôt raison -on n'a pas appris grand-chose- sur les questions essentielles, qui ne fût largement discernable grâce aux documents des autres pays. Mais il reste la pratique nazie du secret, passant notamment par la consigne de ne rien écrire, et, plus généralement, le style écrit et surtout oral de Hitler, rempli de formules sibyllines qu'il faudra encore scruter longtemps ; et le fait que petit à petit les ennemis de l'Allemagne, Britanniques avant tout, se sont adaptés et ont commencé à duper Hitler selon ses propres méthodes. Voyez, dans le livre, l'exemple du télégramme de Lequio (14 mars 1941, p. 351) : l'ambassadeur anglais à Madrid et vieux compagnon de Chamberlain, Samuel Hoare, raconte à un émissaire allemand qu'il forme un gouvernement pacifiste pour remplacer celui de Churchill et compte aboutir prochainement. Cette archive est, pour l'instant, unique, mais déjà très éloquente : puisque justement les très nombreux documents qui montrent comment Hoare exécutait sa mission ne disent jamais rien d'approchant, il est certain qu'il s'agit d'une intoxication et la structure du pouvoir britannique montre qu'elle ne peut venir que de Churchill. Ce document a été publié en recueil en 1986 et n'avait, jusqu'ici, été exploité par aucun historien digne de ce nom. Preuve qu'il dérange. Je confesse que c'est ce qui m'attire. Non point par souci de démolir ce qu'on croyait, je suis comme tout le monde, j'ai besoin de mon confort intellectuel, et plus je crois les questions tranchées, mieux je me porte. Mais en tant qu'historien, il est de mon devoir de chasser sur des terres nouvelles et d'aborder des questions justement pas tranchées, ou plus compliquées qu'on ne croyait.

 

Merci François Delpla d'avoir répondu aussi nettement et présenté sans fard vos recherches. Amis lecteurs, à vous la parole.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:45

D'une Terreur à l'autre
Théories du complot et nostalgie de l'Empire

1815-1816

Laurent Nagy

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"Au printemps 1814 règne à Paris une cacophonie d'où jaillissent les idées les plus diverses" écrit l'auteur dans son introduction.

Laurent Nagy, dans son ouvrage, analyse de façon détaillée la croyance en un grand complot antiroyaliste qui, dans la France de 1815 et 1816, hante les milieux ultras. Cette certitude légitime, aux yeux de ceux qui adhèrent à la « réthorique conspirative », les représailles contre les républicains, les bonapartistes ou les opposants en général. L’action « ultraciste » se concrétise ainsi par la Terreur légale à la Chambre ou la répression sans pitié de conspirations parfois embryonnaires, montées en épingle par la police politique. Le sujet avait déjà été abordé dans un certain nombre d’études spécialisées traitant de la Restauration. Toutefois, Laurent Nagy ne se contente pas de souligner la similitude des procédés utilisés par les jacobins contre le « complot de l’Etranger » en 1793-1794 et ceux employés par les ultras en 1815-1816. Il s’efforce également, pour le plus grand intérêt du lecteur, de conceptualiser ces comportements extrêmes qui interviennent lors des périodes de très forte tension politique et finissent par disqualifier les partisans de la tendance dure, bientôt désavoués par les modérés qui forment le gros du courant d’opinion concerné.

Au final, D’une Terreur à l’autre se révèle un excellent ouvrage d’histoire politique qui offre un éclairage très pertinent sur les premiers mois de la Seconde Restauration.

Jean-François Brun

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 12:00

La bataille d'Orléans

Jeanne d'Arc et la guerre de Cent Ans  -  n° 1

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Exceptionnellement, en ce dimanche, un "billet" sur un thème ne relevant pas de nos thématiques habituelles. Un fois n'est pas coutume, quittons nos horizons "contemporénistes" pour souhaiter longue vie à un nouveau magazine spécialisé, magnifiquement illustré, Jeanne d'Arc et la guerre de Cent Ans, dont la numéro 1 est en librairie à partir de cette semaine. L'essentiel de la pagination s'articule autour de la personnalité et de la vie de celle qui est devenue en 1922 sainte patronne de France. Y aura-t-il là matière à faire vivre un magazine dans la durée ? La question peut être légitimement posée, mais on remarque également deux articles sur des thèmes connexes : "Gilles de Rais" par Olivier Bouzy et "Les archers anglais" par Joël Meyniel.

Alors, un nouveau trimestriel spécialisé sur le Moyen-âge ?

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:50

Revue Défense Nationale

mai 2012  -  n° 750

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Deux dossiers principaux au sommaire de ce numéro de mai de la RDN : "Europe et défense", avec sept articles qui abordent essentiellement les questions politiques et budgétaires, et "Défense et armement", avec six articles traitant aussi bien des aspects technologiques que financiers et juridiques.  On note également l'article "de tête", du chef d'escadrons de Chilly, sur un thème d'actualité, "Officier et candidat : et pourquoi pas". En prime, la qualité des textes et une grande diversité de signatures.

PS : Rappelons que jusqu'à la fin du mois de mai, un partenariat entre la RDN et Theatrum Belli permet de souscrire un abonnement à un tarif très intéressant.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:40

39-45 Soldats oubliés

Ceux dont l'histoire ne parle plus

Dominique Lormier

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Dominique Lormier est l’un des auteurs français les plus prolifiques sur le thème de la Seconde guerre mondiale (30 livres sur 32 ouvrages publiés depuis 1986, une centaine de titres au total). Ses dernières productions depuis trois ou quatre ans étaient assez largement centrées sur le sacrifice « oublié » de soldats français durant ce conflit (Les victoires militaires françaises de la Seconde guerre mondiale, Ed. Souny, 2009), en particulier en mai-juin 1940 (La bataille de france jour après jour, Le Cherche Midi, 2010 ; La bataille de Dunkerque, 26 mai - 4 juin 1940, Tallandier, 2011).

Son nouvel opus s’intéresse non pas aux seules armées françaises ou aux combattants de l’ombre, mais aux troupes régulières de différentes nationalités qui se sont obscurément sacrifiées sut tel ou tel théâtre d'opérations pour obéir aux ordres reçus. Le livre est divisé en quinze chapitres (d’importance très variable, entre 7 pages pour le plus "mince" et plus de 70 pour le plus étoffé) qui abordent chacun une bataille ou une campagne particulière. Certes, toutes ne sont pas oubliées (« Les batailles de Hannut et de Gembloux », « La bataille des Alpes », « La bataille de Bir-Hakeim » (à laquelle l'auteur à lui-même consacré un livre en 2009), mais la plupart, il est vrai, surtout lorsqu'elles concernent des unités étrangères, sont rarement évoquées dans l’historiographie française : « La résistance héroïque des soldats grecs » sur la frontière albanaise à l’hiver 1940-1941 (« Le 25 janvier 1941, la division alpine Julia ne compte plus que 1.500 soldats valides sur les 9.000 du début de la campagne. Le bataillon alpin Cividale est réduit à 72 survivants sur 1.200 ») ; « Les sous-marins italiens de l’Atlantique » qui coulèrent à partir de leur base de Bordeaux plus de 120 navires alliés, et dont les équipages participeront ensuite à la défense des poches de l’Atlantique aux côtés des Allemands ; « L’épopée de l’armée italienne sur le front russe » entre 1941 et 1943, démunie d’équipements suffisants pour les rigueurs de l’hiver et contre laquelle les Russes bénéficie d’une supériorité de dix contre un ; « La brigade belge Piron » engagée sous commandement britannique, d’août 1944 à mai 1945, dans les combats de la libération, de Normandie au territoire allemand. Quelques autres épisodes encore sont abordés, relatifs aux armées française ou italienne essentiellement.

Le texte est rapide, le récit fluide, et l’on a parfois l’impression de « sentir » les événements car l’auteur a vraiment le sens du mot juste et de la reconstitution du contexte. On peut toutefois regretter l’absence de bibliographie et l’extrême concision des références (simple mention « Archives militaires françaises », ou « italiennes », ou « allemandes », ce qui est dommage pour certaines citations que l'on aimerait pouvoir retrouver et compléter). Le lecteur est pris par le récit, mais reste finalement en partie "sur sa faim". Un bon ouvrage de vulgarisation (au sens noble du terme) qui se lit facilement et avec intérêt donc, mais qui en reste au récit des événements militaires. C'est un regret, car la réelle originalité des trois ou quatre chapitres les plus rarement traités en France aurait gagné à être mise en valeur.

 

Il nous a semblé intéressant de demander à Dominique Lormier les raisons de ses choix rédactionnels.

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Question : Sur quelle(s) base(s) avez-vous sélectionné les batailles et campagnes retenues dans votre livre ?

Réponse : J'ai voulu mettre en avant des faits militaires peu connus, méconnus ou oubliés. Notamment avec la volonté de balayer les clichés habituels concernant les soldats français en 1940-1945, les soldats italiens durant la même période ; sans oublier les combats tombés dans l'oubli, je pense notamment à la guerre italo-grecque et à la campagne du Médoc ; ainsi qu'à des unités méritantes, comme notamment la brigade belge Piron et la brigade FFI Carnot. Les actions d'éclat des parachutistes et des commandos allemands en 1940 sont plus connues, mais nettement moins que la percée des Panzerdivisions. En bref, il s'agit de réparer une injustice historique. Il n'y a pas eu que Stalingrad, la Normandie ou Guadalcanal durant la Seconde guerre mondiale. Ces histoires rendent hommage au courage et au sacrifice des combattants, qu'ils aient été du bon ou du mauvais côté.

Question : On constate de très importantes différences entre les chapitres (de 7 à 70 pages). Pourquoi cette différence de traitement ?

Réponse : Certains chapitres reposent sur des faits militaires de courte durée, d'autres relatent des combats ayant duré plusieurs mois. D'autre part, j'ai voulu développer des opérations militaires souvent méconnues du grand public.

Question : Il n'y a pas de bibliographie en fin de chapitre ou en fin de volume, et vos références sont très brièvement notées en bas de page. Pourquoi, et quelles ont été vos sources ?

Réponse : Je ne voulais pas alourdir le texte de références bibliographiques trop longues afin de citer l'essentiel de mes sources en bas de page. C'est un ouvrage grand public, reposant cependant sur des sources sérieuses, à mi-chemin entre le travail universitaire et le livre de vulgarisation. Il faut captiver le lecteur et ne pas trop détourner son attention par une succession de références bibliographiques. J'ai essentiellement travaillé sur les archives militaires, les témoignages recueillis d'anciens combattants et les ouvrages déjà publiés.

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Question : L'une de ces batailles vous parait-elle plus particulièrement emblématique et pourquoi ?

Réponse : Je pense que la bataille de Dunkerque souligne un fait militaire très souvent occulté par les historiens étrangers, à savoir la résistance héroïque des troupes françaises ayant couvert le rembarquement des divisions britanniques, sans oublier les pertes en chars des Allemands entre le 10 et le 23 mai 1940. Le général Halder reconnait que durant cette période 50 % des chars allemands ont été mis hors de combat (détruits ou endommagés), principalement par l'armée française.  Pour affronter les 60 % de troupes françaises restantes, lors de la seconde phase de la campagne de 1940, Hitler décide de ne pas engager les Panzerdivisions contre la poche de Dunkerque. Or, les historiens étrangers oublient volontairement ces faits pour s'attarder sur des suppositions ubuesques d'une prétendue volonté d'Hitler de ménager l'armée britannique ! Or, le commandement anglais, ainsi que Churchill, ont toujours estimé que la perte du corps expéditionnaire britannique à Dunkerque, représentat l'élite et l'essentiel de l'armée anglaise à ce moment-là en Occident, aurait été une véritable catastrophe : Montgomery et Alexander, de futurs maréchaux, se trouvaient dans la poche de Dunkerque, sans parler de la quasi totalité des soldats professionnels qui formeront ensuite en grande partie les troupes alliées débarquant en Normandie en 1944.

Question : Quels sont désormais vos projets ? De nouveaux travaux sur la Seconde guerre mondiale ?

Réponse : Début mai 2012, j'ai deux livres qui sont publiés, à savoir L'armée française pour les Nuls aux éditions First, ainsi qu'une biographie sur le maréchal Koenig (Koenig, l'homme de Bir Hakeim) aux éditions du Toucan. Début juin 2012, deux autres livres de ma plume sont édités : La libération de la France jour après jours, juin 1944 - mai 1945, éditions Le Cherche Midi ; et 39-45 Les résistants oubliés, ceux dont l'histoire ne parle plus, aux éditions Jourdan. Le premier ouvrage (L'armée française pour les Nuls) est un énorme travail présentant l'armée française des origines à nos jours, avec des faits souvent méconnus du grand public et de certains spécialistes. Le second est une biographie du général Koenig qui présente à la fois le militaire de légende et l'homme privé. Le troisième livre (La libération de la France jour après jour) met en avant l'apport des troupes françaises (armée régulière et Résistance) dans la libération du territoire, sans oublier bien sûr le rôle capital des alliés anglo-américains. Enfin, la dernière parution (39-45, les résistants oubliés) repose sur le même principe queLes soldats oubliés, en mettant en avant des faits méconnus de la Résistance française.

Actuellement, je travaille sur un ouvrage portant sur un sujet particulièrement douloureux : La Gestapo et les Français, histoire d'une tragédie, aux éditions Pygmalion. Pour la rentrée et l'automne 2012, deux autres livres seront publiés : La Résistance, aux éditions Gründ, sous la forme d'un ouvrage grand format richement illustré ; Histoire générale de la Résistance française, aux éditions Souny, gros pavé de plus de 600 pages. Je prépare également une Histoire de la Résistance pour les Nuls (éditions First), parution prévue en 2013.

 

Merci Dominique Lormier pour toutes ces précisions, et bravo pour cette production qui nous donnera très prochainement sans doute l'occasion de nous retrouver. Bon courage et à bientôt.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:30

La délation

dans la France des années noires

Laurent Joly

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Je me souviens d'avoir été étonné il y a quelques années, alors que je travaillais sur les archives de la Commission d'enquête sur les repliements suspects (mise en place par Weygand à l'été 1940), par le nombre de dossiers ouverts à la suite d'une dénonciation. Ce point de départ d'un assez grand nombre de procédures m'avait marqué. Il faut donc remercier Laurent Joly d'avoir réuni une équipe de 11 chercheurs pour travailler spécifiquement sur ce thème de La délation, pour étudier avec mesure "ces deux faces, politique et sociale, du phénomène de la dénonciation sous l'Occupation". Avec mesure en effet, puisque dès l'avant-propos les auteurs soulignent que certaines autorités de Vichy elles-mêmes s'inquiètent de cette attitude d'une partie de la population : "Il faut, par tous les moyens possibles, mettre un terme à cette campagne de délation qui crée une atmosphère insupportable de suspicion", écrit en novembre 1941 le secrétaire général de la vice-présidence du Conseil.

Dans une solide introduction de plus de 60 pages, le directeur de l'ouvrage procède successivement à une définition des termes du sujet, puis à l'identification des sources d'archives (ce qui conduit d'ailleurs à observer que, face à l'ampleur du phénomène, seule une petite partie de la ressource a pu être systématiquement exploitée). Il précise ensuite que le processus se poursuit après la Libération (les "délations inversées"), même si "les dénonciations des années d'occupation marquent durablement les esprits", et tente de quantifier par grandes thématiques les sujets de dénonciation.

Le corps de l'ouvrage est divisé en 12 grandes parties qui permettent d'aborder avec précision de nombreuses facettes différentes : "Les dénonciations totalitaires" (étude de la situation en URSS, Allemagne et Italie), "Insulter le maréchal" (la répression des délits d'opinion), "La dénonciation dans la traque des communistes et des Juifs" (estimation comparative), "La dénonciation dans la répression du marché noir" (dont les premiers acteurs sont les consommateurs urbains), "Dénoncer les réfractaires au STO" (au nom d'un paradoxal souci "d'égalité", mais phénomène qui reste minoritaire), "Des délations ordinaires" (essai de typologie sur le thème 'Qui dénonce qui et sur quel sujet?'), "La dénonciation vertueuse" (liée aux questions morales et de comportement sexuel), "Le Corbeau de Henri Georges Clouzot" (film sombre qui obtient -paradoxalement ?- un étonnant succès à l'automne 1943), "La dénonciation civique en Moselle occupée" (sous l'administration civile d'un Gauleiter allemand), "La dénonciation politique en Alsace" (dans le cadre du retour à la France après 1945), "Comment juger la délation à la Libération" (avec la question de la qualification judiciaire des faits), et "Dénoncer les délateurs" (à travers l'exemple du département du Rhône à partir de 1945).

On le voit, un volume particulièrement dense, complété par 20 pages de notes et références, puis 5 pages de bibliographie et un utile index détaillé. Un livre posé, mesuré, argumenté, indispensable sur un sujet aussi douloureux.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:15

Mon commandement en Orient

Général Sarrail

Edition annotée et commentée par Rémy Porte

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'

Etroitement associé à tous les débats (pour ne pas dire toutes les "affaires") interférant entre la politique et l'armée au début du XXe siècle, héros des républicains socialistes et des radicaux qui lui apporteront jusqu'à la fin un soutien sans faille, le général Sarrail a laissé un volume de souvenirs relatant son temps de commandement à la tête de l'armée de Salonique (1915-1917). Cette édition critique, commentée et annotée, reprend dans son intégralité le texte original pour en corriger les non-dits, les oublis, les approximations et les autojustifications à partir des archives. Sarrail était-il "l'homme de la situation" pour commander en Orient ? Un livre au carrefour des opérations extérieures, de la conduite de la guerre sur les fronts secondaires, des ingérences partisanes, des manoeuvres de couloir et des réseaux d'influence en pleine Première Guerre mondiale.

Disponible en librairie à compter du 15 mai.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:10

Napoléon et les femmes

Napoléon Ier  -  n° 64

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Le magazine se modernise, adopte un format plus important et une pagination plus aérée avec ce numéro de mai-juillet 2012, adaptation réussie : plaisir et confort de lecture accrus. Si l'article à la Une, bien que signé Jean Tulard, n'apporte que peu et reste du domaine des généralités bien connues, on lira avec beaucoup d'intérêt l'excellent article de Jacques Garnier sur "La bataille de Montereau (18 février 1814)", bel exemple de victoire napoléonienne en dépit de ses suites incertaines et celui, non moins intéressant de Josiane Bourguet-Rouveyre sur "Le général Mathieu Dumas", ce monarchiste libéral rallié à l'empire dès le 18 Brumaire. Enfin Thierry Lentz, dans "La politique économique de Napoléon" dresse en sept pages une convaincante synthèse de ce sujet rarement évoqué.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:05

L'armée française pour les Nuls

Dominique Lormier

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La célébrissime collection "... pour les Nuls" compte déjà plus dee 90 titres et s'intéresse aujourd'hui, après Jeanne d'Arc, Louis XIV ou la Première Guerre mondiale, à L'Armée française, des origines à nos jours. Selon le shéma généralement retenu pour ces volumes, l'ouvrage est très clairement séquencé en parties identifiées, regroupant au total 22 chapitres et quelques annexes pour "balayer" l'ensemble des thèmes et sous-thèmes. Comme de coutume dans la collection, le texte courant est ponctué d'encarts (qui précisent tel ou tel point particulier) et d'icones visuelles en marge (qui soulignent certains paragraphes : anecdotes, détails chiffré, date clef, etc.).

Il est possible d'aborder ce livres à partir de deux points de vue : celui de l'historien et celui du simple curieux.

Dans le premier cas (mais précisons immédiatement qu'il ne constitue pas l'objectif de l'éditeur et de l'auteur), plusieurs observations s'imposent. Par un étonnant anachronisme, Dominique Lormier consacre ses premiers chapitres aux "Gaulois, Romains et Francs" (chap. 3), siècles durant lesquels la France est encore bien loin d'exister (de même l'annexe A "Les grandes dates de l'armée française" commence en ... 390 av. J.-C. avec l'occupation de Rome par Brennus !) ; et au "Temps des chevaliers : les armées féodales" (chap. 4), dont l'une des premières caractéristiques est justement qu'elles ne sont pas des armées nationales permanentes et époque où le roi lui-même est parfois bien loin d'être le plus puissant des seigneurs. "Les réformes militaires de Charles VII", et l'institution de la première armée permanente, qui constituent en quelque sorte "l'acte de naissance officiel" de l'armée française, sont par contre traitées au détour d'un chapitre en un peu plus d'une page. Plus généralement, les événements sont souvent présentés de façon très "positive" et le vocabulaire employé multiplie les qualificatifs élogieux "décisif", "hégémonie", "victoire", "incroyable", "héroïsme", "puissance", etc. Bref, une vision très franco-centrée, classique de l'armée française qui bat les Prussiens à Valmy en 1792 et "sauve les Britanniques" en 1918. Une impression d'image d'Epinal bien lisse, que confirme le chap. 14 ("Ne pas baisser la garde : les effectifs et l'organisation") relatif à l'armée d'aujourd'hui et qui ne porte aucune appréciation sur les évolutions de l'outil militaire ces dernières années. Un peu comme l'obéissance était définie dans les anciens réglements comme "sans hésitation ni murmure", nous assistons au défilé d'une armée française "virtuelle" progressant de toute éternité derrière Vercingétorix sur les chemins de la gloire... D'ailleurs, le premier volume cité dans le dernier chapitre, "L'armée française en dix oeuvres" d'art, est le livre éponyme du général Weygand.

Ceci étant dit, et ce devait l'être, plaçons nous sous l'angle du "curieux", de l'amateur, et constatons que l'ouvrage témoigne alors de très nombreux points extrêmement positifs.

Il est, tout d'abord, extrêmement bien mis en page et présenté, rédigé d'une plume alerte, ce qui en rend la lecture aisée et agréable. L'utilisation fréquente des icones visuelles permet de mettre en relief facilement certains passages et "scande" littéralemment le texte courant. Sur le fond, le volume est particulièrement riche en informations détaillées et chiffrres précis, qui font de l'ensemble un véritable outil de référence rapide. Par ailleurs, des "gros plans" précisent très utilement certaines périodes ou certains événements dont le souvenir s'est en grande partie estompé, comme les "Onze guerres d'Italie" qui se succèdent entre 1494 et 1559 ou "L'âge d'or de la marine française" à la veille de la Révolution. Par ailleurs, le dernier chapitre de cette histoire, très descriptif et informatif, fournit de bonnes références sur les possibilités de "Faire carrière au service de la France" aujourd'hui (recrutement). Enfin, à partir de la page 319, Dominique Lormier a la bonne idée de présenter certains sujets ou thèmes par grandes "séries" de dix exemples : les dix grandes batailles, les dix chefs militaires de légende, les dix décorations militaires, les dix théâtres d'opérations, etc. On relève également dans les annexes un très utile index des sigles et abréviations ainsi qu'un index complet des noms propres.

Alors, qu'en penser ? Finalement, le premier mouvement passé, il faut sans doute faire abstraction de ce que l'on sait déjà sur la question pour se placer du point de vue de l'auteur et de l'éditeur : une synthèse, une présentation générale documentée. De ce point de vue, le challenge (difficile) est réussi et chacun trouvera dans ce volume matière soit à compléter pour telle ou telle période ses connaissances, soit à y découvrir l'une des plus importantes institutions régaliennes dont les racines (parfois bien lointaines et indirectes) plongent dans notre passé commun. A lire (par plaisir) et à conserver (comme outil de référence).

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:00

  Bonaparte est un factieux !

Les résistants au coup d'Etat, Mazamet, 1851

Rémy Cazals

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Quand la micro-histoire rencontre la Grande.

Si Rémy Cazals est plutôt connu dans les débats historiographiques franco-français comme un spécialiste de l’histoire des soldats pendant la Grande Guerre (CRID 14-18), on oublie souvent qu’il est un excellent connaisseur du mouvement ouvrier et de son Sud-ouest, auxquels il a déjà consacré plusieurs livres (dont Autour de la Montagne Noire au temps de la Révolution en 2008, Jean Jaurès, l’intégrale des articles de 1887 à 1914 dans La Dépêche en 2009 et Cinq siècles de travail de la laine, Mazamet en 2010).

Il n’est donc pas surprenant qu’il nous livre ici un volume consacré aux "résistances" dans la région de Mazamet (Tarn) lors du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, président de l’éphémère IIe République, en décembre 1851. En fait, l’auteur replace immédiatement les évènements nationaux dans le cadre cultuel, social et économique régional et reconnaît « [qu’] on ne peut comparer Mazamet à Bédarieux ou Clamecy où se déroulèrent des troubles sanglants », puis que « la tentative de résistance au coup d’Etat a été rapidement oubliée ». Il précise qu'il ne s’agit pas « de survaloriser les événements locaux, mais de progresser dans la compréhension d’une période ».

Sur ces bases, voici une étude passionnante à bien des égards. Les archives communales et départementales sont très fréquemment citées et permettent de reconstituer les incidents les plus mineurs. Les cinq premiers chapitres (« La ville est sur le point de faire une grande révolution », « Nous voulons les ouvriers mulgennistes, il faut qu’ils cessent de travailler », « Nous ne voulons aucun des fonctionnaires ou employés qui sont aujourd’hui en place », « Rendre l’homme utile à l’homme » et « Vive la République honnête et modérée ») traitent de la période antérieure (1845-1849), au cours de laquelle les avancées démocratiques de 1848 sont rapidement remises en cause. Les deux qui suivent (« Ici l’on pétitionne pour le rétablissement du suffrage universel » et « La propriété est un vol ») s’intéressent plus particulièrement à l’été et à l’automne 1951, qui précèdent immédiatement le coup d’Etat. Quelques jours avant l’événement, un ouvrier qui manifeste son opposition dans un café est signalé dans un rapport de police : « C’est indigne d’avoir un gouvernement comme celui que nous avons, toutes les places sont données aux riches ».

Trois chapitres précisent ensuite la situation locale pendant les événements eux-mêmes : « Je laisse ici un bataillon d’infanterie et la ville assez calme », « Il a sauvé la famille, la propriété, la France entière », « J’ai entendu parler vaguement d’une société secrète existant à Mazamet » La situation se tend le 4 décembre et les libelles courent : « Puisque Bonaparte est un factieux, le peuple doit lui refuser toute obéissance ainsi qu’à ses agents. Vive la République sociale une et indivisible ». Rémy Cazals multiplie les citations et les exemples. Le moindre propos public ou privé, le moindre procès-verbal est pris en compte, souligné, expliqué. Aucun détail ne nous échappe, mais il faut bien se rendre à l’évidence : sur 101 suspects, « seulement 15 d’entre eux ont participé aux événements du 4 décembre » et « seulement 17% des hommes jugés les plus dangereux de la ville ont été compromis dans les troubles ». Les derniers chapitres enfin (« Cayenne, Algérie plus, Algérie moins », « De Votre Altesse impériale, les très humbles et très fidèles serviteurs », « Il faudrait un livre pour vous dire tout ce qu’on lui a fait souffrir ») évoquent les tribunaux d’exception, la reprise en main de l’opinion publique, les témoignages ultérieurs.

Dans les bassins ouvriers de la « France rouge » du Midi de langue d’Oc, l’arrivée au pouvoir du futur Napoléon III suscite plus d’hostilité que d’adhésion, mais il est difficile de parler, au sens strict, de « résistance » à Mazamet. Le livre n’en demeure pas moins très intéressant, non seulement pour les Méridionaux eux-mêmes qui y retrouvent une partie de leur histoire, mais aussi pour tous ceux qui souhaitent mieux connaître, à partir d’une enquête de terrain locale, extrêmement détaillée, les puissants mouvements de pensée qui traversent le pays au XIXe siècle.

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Published by guerres-et-conflits - dans Second empire
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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