Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:15

Paix et constitutions

Colloque international

20 - 21 septembre 2012

PAIX.jpg

Co-organisé par plusieurs organismes, dont le Centre de recherche en droit et sciences politiques de l'université de Bourgogne et la CFHM, ce colloque international se tiendra à la Maison des sciences de l'homme (UMS CNRS 2739), 6 esplanade Erasme, Dijon. Il vise à rechercher en quoi et comment les constitutions peuvent contribuer à établir concrètement un idéal de paix, quelles sont les normes relatives à la paix et à la guerre et leur poids réel. Les aspects juridiques sont bien sûr au coeur des débats, mais les composantes philosophiques, culturelles et stratégiques ne sont pas absentes. On relève que l'approche choisie est résolument internationale, avec la participation d'intervenants venus de tous les continents, du Chili à Taiwan. Ce colloque sera accompagné d'un atelier de jeunes chercheurs sur des thèmes parallèles.

Renseignements et contacts :

joel.mekhantar@u-bourgogne.fr

juliette.olivier@u-bourgogne.fr

Martina.Mayer-Perreau@u-bourgogne.fr

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Tables rondes et colloques
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:06

Notre tour de France des "petites" maison d'édition nous ramène sur Paris, avec une création récente qui mérite toute notre attention d'amoureux des livres.

 

Pierre de Taillac

(Paris)

Logo-de-taillac.jpg

Question : Votre maison d'édition est très récente. Pouvez-vous décrire votre parcours et nous expliquer pourquoi vous vous êtes lancé dans cette aventure alors que le secteur de l'édition fait généralement grise mine ? Par ailleurs, vous annoncez faire le choix d'une politique éditoriale prenant largement en compte l'histoire militaire, ce qui n'est pas le plus court chemin pour connaître les tirages d'un Prix Goncourt ?

Réponse : Après avoir étudié à la Sorbonne et à Sciences-Po, je me suis spécialisé en histoire militaire en suivant un master de « WarStudies » au King’sCollege de Londres. Puis j’ai commencé à travailler dans le monde de l’édition, notamment aux Éditions François Bourin. Après cette expérience, j’ai pris la décision de créer une maison d’édition spécialisée en histoire militaire. J’avais, et j’ai encore plus aujourd’hui, le sentiment qu’il y a de nombreux livres passionnants à faire dans ce domaine. J’ai parfois l’impression que la guerre et l’histoire militaire sont des sujets méprisés par bon nombre d’acteurs du monde de la culture. Et ceux qui s’y intéressent sont trop souvent traités avec dédain et regardés de haut… Ce comportement est très regrettable car je crois que si l’on s’intéresse à la culture, aux sciences sociales et aux sciences humaines, la guerre est au contraire une porte d’entrée passionnante. En plongeant les hommes et les sociétés dans des circonstances extraordinaires, elles agissent comme un puissant révélateur. Et je suis convaincu qu’il est essentiel que les citoyens aient une bonne culture en matière militaire.

Je garde toujours à l’esprit cette maxime d’Erasme : "La guerre est douce à ceux qui n'en ont pas l'expérience". Si vous connaissez bien l’histoire militaire, je suis persuadé que vous serez plus conscient que la guerre est un « outil »dangereux. C’est un outil au service du pouvoir politique (et non du commandement militaire) pour reprendre l’idée maîtresse de Clausewitz – toujours mal comprise – mais c’est un outil dont il faut absolument se méfier (même s’il est malheureusement parfois utile) : cet outil génère nécessairement son lot de souffrance, pour les militaires et pour les civils, et il est très difficile à contrôler. Combien de conflits, qui devaient se solder par une victoire rapide, se sont en fait prolongés pendant des années, prenant des proportions inimaginables pour ceux qui les avaient déclenchés, et devenant de véritables suicides pour les pays belligérants ? Autant dire qu’il est indispensable pour les citoyens d’une démocratie d’être bien informés, d’avoir une bonne culture en matière militaire. D’où l’intérêt d’essayer de publier de bons livres sur ces questions. C’est ce que j’essaie de faire.

Couv-Armee-rouge-bd.jpg

Question : Comment avez-vous déterminé vos collections et combien de titres envisagez-vous d'éditer à courte ou moyenne échéance? 

Réponse : Les collections sont très différentes les unes des autres car chacune est consacrée à une forme de livre que j’apprécie. Les livres de photo avec la collection « Images de guerre ». Les anthologies avec la collection « Aux armes ! », consacrée aux plus grands discours de guerre, que nous avons lancée avec les proclamations de Napoléon. Et les témoignages de soldat avec « Les voix oubliées ». Dans cette collection, on vient de publier Un Marsouin au Congo, le récit inédit et étonnant d’un officier sorti du rang envoyé au Congo en 1902 administrer l’équivalent de deux ou trois de nos départements.

Mon objectif est de publier 8 à 10 titres par an. Cela peut sembler relativement modeste mais réussir à faire une dizaine de bons livres chaque année, c’est en fait assez ambitieux et c’est un travail de Romain qui mobilise de nombreuses personnes : auteur, éditeur, correcteur, graphiste, imprimeur, attaché de presse…

Question : Vous êtes un "jeune chef d'entreprise" : quelle place pensez-vous pouvoir donner dans vos publications aux jeunes chercheurs et historiens ? Comment sélectionnez-vous vos sujets et vos titres ? 

Réponse : L’âge d’un auteur – jeune ou moins jeune – m’importe peu. Ce qui m’importe avant tout, c’est la qualité du texte et l’originalité du sujet. Expérimentés ou pas, tous les auteurs qui trouvent des angles nouveaux pour écrire l’histoire des guerres m’intéressent. Mon objectif est vraiment de faire de l’histoire militaire autrement. Je ne tiens pas à publier un énième album général sur 14-18 à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre. Ce que je recherche, c’est le manuscrit à l’angle original qui fera découvrir cette guerre sous un jour nouveau. C’est certainement parce que c’est ce que j’aime lire en tant que lecteur.

couv-grosse-bertha.jpg

Question : Vous publiez coup sur coup Clemenceau avec une préface de Jean-Jacques Becker et une "Histoire vraie de la Grosse Bertha" : est-ce le fait du hasard ou doit-on y voir une future orientation forte ?

Réponse : Non, il ne faut pas y voir de signe particulier. L’enchaînement s’est fait assez naturellement pour ces deux livres, mais il faut noter que depuis 2011, nous avons également  publié Opération Barbarossa, Pearl Harbor, et En Campagne avec l’Armée rouge qui portent tous trois sur la Seconde Guerre mondiale. Tous les conflits nous intéressent et j’aimerais que notre catalogue, à terme, ne laisse aucune époque de côté. Par exemple, nous travaillons actuellement à un livre sur les grandes batailles du Moyen Âge et à un autre sur les relations entre guerre et argent depuis l’Antiquité. 

Question : Etant en pleine phase de développement, vous avez sans doute de nombreux projets en instance. Quelles surprises nous réservez-vous ?

Réponse : De nombreux projets, c’est même peu dire ! Pour la rentrée, nous travaillons actuellement à l’élaboration de deux « Beaux livres », l’un sur les grandes bataille du Moyen Âge, comme je l’ai indiqué, et le second sur l’invention du camouflage pendant la Grande Guerre. Batailles du Moyen Âge sera l’occasion pour le lecteur de découvrir des cartes étonnantes détaillant les plus célèbres affrontements médiévaux. Tromper l’ennemi. L’invention du camouflage moderne pendant la Grande Guerre sera quant à lui le premier beau livre français sur le camouflage, riche d’une abondante iconographie. Il est écrit par Cécile Coutin, conservatrice en chef à la Bibliothèque nationale de France et spécialiste de cette question, et elle y révèle le rôle méconnu et pourtant essentiel des artistes et des décorateurs de théâtre (rompus aux effets de trompe-l’œil) dans l’évolution des techniques de camouflage.

Merci très vivement pour ces réponses spontanées, précises et argumentées. Bon courage et plein succès dans vos projets.

Retrouvez les éditions Pierre de Taillac sur

http://www.editionspierredetaillac.com

ou sur http://fr-fr.facebook.com/pages/%C3%89ditions-Pierre-de-Taillac/228239233864505

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Présentation d'un éditeur
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:01

Ils ont vécu dans la guerre d'Algérie

Raphaël Delpard

  Ils-ont-vecu-dans-l-Algerie-en-Guerre.jpg

Jusqu'à une période très récente, les ouvrages consacrés à la guerre d'Algérie traitaient essentiellement soit de ses aspects politiques, soit de ses formes militaires. Depuis quelques années, les témoignages se multiplient et désormais les "vaincus" (Harkis et Pieds-Noirs) n'hésitent plus, après des années de silence, à s'exprimer. Nous écrivions récemment (voir la recension de Algérie, souvenirs d'ombre et de lumière le 20 juin) que l’histoire de la guerre d’Algérie s’écrit aujourd’hui de façon pointilliste à partir de témoignages extrêmement divers (et parfois à certains égards contradictoires). Ce volume nous en donne une nouvelle preuve.

Dans les premiers chapitres, Raphaël Delpard nous présente le peuplement de ce qui va devenir l’Algérie, l’origine et les particularités des Pieds-Noirs sous un jour tout-à-fait sympathique (« Le visage s’est façonné dans la joie de vivre où le rire est son passseport » ; « La jeunesse est superbe, oisive et nonchalante, saine et sportive » ; mais « loin de passer sa vie à faire la fiesta, l’Européen travaille dur. Le courage, l’audace et la ténacité des premiers colons ont eu raison de cette terre africaine »). Tout au plus apprend au détour d’une phrase qu’il peut exister un « grand colonat », moins de 2.000 familles qui en imposent au gouverneur général comme à Paris. Le ton général est donné : l’auteur plaide, au sens propre du terme, en faveur du « petit peuple pied-noir », celui qui sera victime des événements de 1962 presque au même titre que les Harkis. C’est un choix honorable et qui peut très légitimement se justifier, mais qui ne fait pas un livre d’histoire.

Ceci étant dit, l'ouvrage évoque (parfois avec douleur), en six chapitres, la vie, les espoirs et les peurs de cette population européenne : « Les origines de la révolte arabo-musulmane », « La rupture et le terrorisme », « Ils ont vécu dans l’Algérie en guerre », « Ils ont vécu la résistance », « Ils ont vécu les enlèvements » et « Ils ont vécu l’exode » : « L’angoisse défigure la population pied-noir, d’habitude très chaleureuse et débonnaire. Les Arabes ne peuvent ignorer le changement, et certains profitent de la situation ». Sans doute, bien sûr, en partie, mais est-ce aussi simple ? De même, si l’on peut comprendre le sentiment d’abandon qui pousse presque des quartiers entiers dans les bras de l’OAS pour réagir aux attentats du FLN, peut-on justifier cet engagement au titre de « la résistance » et donner comme exemple « une jeune femme de trente-cinq ans, mère de deux enfants, [qui] se meurt dans une clinique. Arrêtée pour collusion avec l’OAS, elle a été atrocement torturée par la police » ? L'émotion est palpable. Cependant, si l'action des barbouzes est désormais bien connue, à trop vouloir prouver, il devient difficile de convaincre …

Oui, il est acquis, il est connu, il est su que la majorité de la population pied-noir a vécu un véritable drame, dans un environnement politique, militaire et social extrêmement difficile et avec des conséquences individuelles d’une dureté parfois incompréhensible aujourd’hui. Oui, les derniers gouvernements de la IVe République et les premiers de la Ve, parlementaires, hauts fonctionnaires et responsables policiers alors en poste, portent une vraie responsabilité dans ces événements trop longtemps passés sous silence. A ces titres, le livre de Raphaël Delpard apporte de nouvelles pièces (témoignages) au dossier et mérite d’être lu. Le lecteur est, pour certains paragraphes, en totale empathie avec les victimes. Mais, pour une compréhension plus fine (et donc plus exacte) de cette période sombre de notre histoire récente, il faudra aussi en lire d’autres, avec du recul, car un ouvrage de témoignage ou de conviction personnelle ne fait pas un livre d'histoire.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Guerre d'Algérie
commenter cet article
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 07:15

Triennale internationale de l'affiche politique

Verdun

AFFICHE.jpg

Cette exposition se tiendra jusqu'au 7 octobre prochain au Centre mondial de la Paix (Palais épiscopal) de Verdun. Un voyage par le dessin dans toutes les thématiques politiques, sociales et culturelles du XXe siècle, jusqu'à la période la plus actuelle.

Renseignements et informations : 03 29 86 55 00 ou http://www.cmpaix.eu/expos.php

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 07:05

La Chouette, café historique

CHOUETTE

Une assistance plus clairsemée pour notre deuxième édition mercredi dernier (ni la météo, ni la date n'étaient hélas très favorables), mais cela n'a empêché ni des interventions très intéressantes de François Cochet et d'Océane Zubeldia, ni des questions pertinentes de la part des participants et un débat riche entre les uns et les autres. Comme nous essayons de le réaliser systématiquement, les deux auteurs ont pu dédicacer leurs ouvrages.

photo-1-.JPG

Ce cycle de réunions amicales reprendra en septembre. Le programme des séances de la rentrée est en cours de finalisation et sera annoncé très prochainement. Dès à présent "au menu" : la question coloniale au 19e siècle, l'évolution des armées dans le temps long, les témoignages des combattants, le Premier empire, etc...

photo

Merci encore aux auteurs qui ont accepté de faire le déplacement pour nous présenter leurs ouvrages, et merci à ceux qui nous ont fait l'amitié d'être présents pour leur participation active. Rendez-vous dès la rentrée et, dans l'attente, excellentes vacances à tous !

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 07:16

Les soutenances de thèse sont publiques, et du fait de l'importance et de la précision des travaux réalisés par les impétrants, il est souvent extrêmement intéressant d'y assister. Cet exercice peut également être riche d'enseignements pour les futurs candidats. Deux soutenances pour l'obtention du titre de docteur en histoire se tiendront prochainement dans les locaux de la Sorbonne :

Paris IV

M. Laurent Lopez

La guerre des police n'a pas eu lieu.

Gendarmes et policiers, coacteurs de la sécurité publique sous la Troisième République

(1870-1914)

sous la codirection de messieurs les professeurs Jean-Noël Luc et Jean-Marc Berlière

le mardi 26 juin, à 13h30

La Sorbonne, salle J 636 (Esc. galerie Gerson, 3e étage)

 

M. Aziz Saït

Les Prévôtés, de la "drôle de guerre" à "l'étrange défaite"

(1939-1940)

sous la direction de monsieur le professeur Jean-Noël Luc

le vendredi 29 juin, à 09h30

Maison de la recherche, 28 rue Serpente, salle D 223 (2e étage gauche)

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Séminaires universitaires
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 07:10

Poursuivons notre tour de france des éditeurs indépendants, maisons "petites" par la surface financière mais si "grandes" par la passion de leurs animateurs (voir notre chronique récente sur les Mémoires d'un proscrit).

LA-LOUVE-1.jpg

 

La Louve

(Lot)

 Logo--Editions-La-Louve-.jpg

Question : Quelle est votre ligne éditoriale et quelle place y tient votre implantation régionale ?  

Réponse : La ligne éditoriale de La Louve est celle de l’Histoire, avec un grand H, à savoir que nous travaillons et publions uniquement dans le domaine historique (et/ou mémoriel), à l’exclusion de tout autre. L’implantation régionale, sauf à parler de notre exceptionnelle qualité de vie et de l’accent, ne joue qu’un rôle minime : notre catalogue n’est pas « régionaliste », même si parfois certains titres peuvent se rattacher en effet à la région. Mais c’est le hasard, et seul l’intérêt des projets décide de la publication des ouvrages, pas le « territoire » dont ils traitent. Notre diffusion est nationale et le choix des sujets n’a de frontière ni géographique ni dans le temps. Il suffit de parcourir le catalogue pour s’en convaincre et voir que Rhodes voisine avec le comté de Foix, ou que la reine Emma de Normandie côtoie (imprudemment, certes, mais jusqu’ici sans incident) le roi mérovingien Chilpéric. 

Question : Sur quels critères décidez-vous de publier un livre et comment sélectionnez-vous vos sujets ? Y a-t-il un titre dont vous êtes plus particulièrement fier ou heureux ?

Réponse : Ce que nous cherchons avant tout, ce sont des ouvrages apportant du neuf, soit par le sujet abordé (peu ou pas étudié jusque-là), soit par la manière dont il est abordé. Nous cherchons à entrer dans des « niches » où les grands éditeurs ne vont pas : ce n’est pas facile, toujours périlleux, mais nous pensons que c’est notre raison d’être… et peut-être aussi un gage de survie, finalement, dans un monde envahi de papier, relié ou non, où tout se ressemble un peu ! Dans tous les cas, nous attachons une grande importance à la qualité des travaux, c’est pourquoi la plupart des auteurs de La Louve sont historiens, chercheurs, spécialistes dans leur domaine. Ceci n’empêche nullement d’avoir un grand souci de « lisibilité », afin de rendre aisément abordables ces travaux qui sans cela seraient parfois difficiles.

Faire un tri dans les titres pour en extraire un est douloureux car ils ont tous fait l’objet d’un choix, à un moment donné. Cependant, il en est un, en effet, qui sort du lot par l’aventure humaine qu’il représente : il s’agit de la publication de l’extraordinaire correspondance de Gaston de Lévis vers son épouse Pauline (Écrire la Révolution, 1784-1795). Il faudrait cinquante pages pour en parler comme il convient. Ce livre est un tout : il y a de l’Histoire, de l’action, de l’aventure, de l’amour, de l’humour, le tout dans une superbe langue ! 

LA-LOUVE-2.jpg

Question : Comment avez-vous déterminé les thèmes et le contenu de vos 6 collections et que regroupez-vous sous "Histoire" ?

Réponse : Pouvons-nous avouer que c’est un peu le hasard ? Non, on plaisante… En revanche, ce qui est vrai, c’est qu’il est déjà arrivé qu’un beau projet nous « tombant du ciel », nous décidions de lui créer sa collection, tout simplement parce qu’il n’entrait pas dans celle(s) existante(s), qu’il n’était pas envisageable de le refuser, et que nous espérions ainsi « attirer » d’autres projets du même genre : cela s’est produit en particulier pour la collection Littérature et textes, dédiée à l’édition de sources, de correspondances, de mémoires, bref de textes anciens, qui est née d’un projet et qui, par la qualité et le succès de certains textes, s’alimente désormais toute seule, jusqu’à prendre une grande importance au catalogue.

Quant à la collection « L’Histoire », son nom, bien porté au début, est devenu incomplet : il s’agit en effet exclusivement d’histoire médiévale. Et comme le catalogue de La Louve n’est constitué que d’Histoire… 

Question : Quelle place donnez-vous aux jeunes auteurs ? Avez-vous une politique active en ce sens ?

Réponse : Nous n’avons pas spécialement de politique en ce sens. C’est seulement l’intérêt du projet, encore une fois, qui décide. Si le porteur de ce projet est jeune, nous ne le rejetons pas, bien entendu, pas plus que nous ne secouons le cocotier s’il est très âgé ! 

Question : Un souhait particulier en guise de conclusion ?

Réponse : Que ça dure encore longtemps, en n’allant pas plus mal !

Merci vivement pour cette franchise de ton, ce dynamisme et cette passion, et surtout Bonne chance !

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Présentation d'un éditeur
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 07:00

Prisonniers nazis en Amérique

Daniel Costelle

  Costelle-Prisonniers-Nazis-en-Amerique.jpg

Parmi tous les livres récemment publiés sur la Seconde guerre mondiale, celui-ci est l'un des plus étonnants.

Le sujet peut surprendre, mais il recèle bien des découvertes. Dans cette volumineuse étude de quelques 330 pages, Daniel Costelle (en particulier réalisateur bien connu de documentaires historiques) aborde l’archipel ignoré des « 55 camps principaux et 511 installations secondaires » ouvertes dans les zones rurales du pays par l’administration américaine durant la Seconde guerre mondiale : « le Texas, avec 79.000 prisonniers, est celui qui de loin en accueille le plus ». L’ouvrage s’ouvre toutefois sur l’histoire du lieutenant pilote von Werra, abattu au-dessus de l'Angleterre et fait prisonnier à l’automne 1940, transféré au début de l’année 1941 au Canada après plusieurs tentatives d’évasion, et qui réussit à fausser compagnie à ses gardiens pour passer aux Etats-Unis et finalement rejoindre l’Allemagne en avril de la même année.

Le sujet du livre à proprement parler est traité à partir du chapitre 2, à la suite de l’entrée en guerre des USA en décembre 1941. Onze camps sont progressivement construits dès janvier 1942, mais ils restent quasiment vides. A l’été, après que le gouvernement de Londres ait demandé aux Etats-Unis s'ils pouvaient recevoir quelques dizaines de milliers de prisonniers de l'Axe en surnombre dans l’empire britannique, de nouvelles infrastructures sont aménagées, mais restent tout aussi peu peuplés : en novembre 1942, « l’effectif des prisonniers en Amérique [s’établit] à 1.880 hommes, 512 Allemands et 1.317 Italiens (et toujours 51 Japonais) ». C’est à partir de la reconquête de la Tunisie l'année suivante que le nombre de prisonniers augmente rapidement : 130.000 officiers, sous-officiers et soldats de l’Afrikakorps sont transférés sur le sol américain à partir de mai 1943 : « Les camps de Louisiane ou du Texas vont enfin servir ». Les campagnes d’Italie puis de France multiplient désormais rapidement cet effectif.

L’ouvrage de Daniel Costelle prend alors toute son ampleur. Au fil des chapitres, il nous explique l’organisation intérieure des camps (où les prisonniers jouissent parfois d’une très étonnante liberté d’expression et où une « administration fantôme » organise le maintien d'un "ordre nazi"), la vie quotidienne et le déroulement des journées (peu harassantes et pendant de longs mois avec une compréhension très large des conventions internationales, pour éviter d’éventuelles représailles sur les prisonniers américains en Allemagne). Il décrit quelques tentatives d’évasion et l’organisation interne des groupes de prisonniers pour favoriser matériellement la réussite des « plus méritants » (phénomène que l’on retrouve, certes avec des difficultés bien plus grandes, dans les camps où les puissances de l’Axe retiennent les prisonniers des armées alliées) et insiste sur le rôle et la place que tiennent longtemps les éléments les plus politisés (les rabid nazis, « nazis enragés »), les plus fidèles du Führer dans ces communautés isolées qui, parfois jusqu'à l'effondrement final du Reich, croiront encore la victoire possible. Les dérapages atteignent un point où les autorités américaines seront contraintes de distinguer entre "prisonniers nazis" et "prisonniers anti-nazis" et de spécialiser les camps pour éviter rixes et crimes. L’auteur cite de nombreuses sources, témoignages, archives et presse de l’époque : le New York Times du 23 avril 1944 rapporte qu’au camp de Fort Lewis les prisonniers allemands avaient décidé « d’entreprendre une manifestation en l’honneur de l’anniversaire de Hitler », le 20 avril : « Les prisonniers ont décrété un jour de fête … Enfin, les célébrations ont atteint leur paroxysme lorsqu’un drapeau nazi a été hissé au mât principal » ! Costelle ajoute quelques pages plus loin qu’à la Noël 1944 encore, dans le camp de Papago, « le capitaine de vaisseau Jürgen Wattenberg a organisé une manifestation monstre dans le camp, en signe de soutien à l’offensive Rundstedt dans les Ardennes » ! De même, on ignore généralement que les prisonniers exerçant un travail étaient « payés normalement, par contrat entre l’employeur et le gouvernement des Etats-Unis », ce qui vaudra à l’administration fédérale des débats épiques avec … « les syndicats [ouvriers américains] qui demandent le paiement de la cotisation syndicale par les prisonniers de guerre » !

L’ouvrage se termine par la description des quelques mesures (peu efficaces) de dénazification, puis le retour en Europe de ces centaines de milliers d’hommes, pour un certain nombre d’entre eux via la France, … où ils sont un temps utilisés au déminage (« 740.000 ont été ‘fournis’ par les Américains … 24.178 meurent pendant leur captivité en France. Beaucoup restent prisonniers jusqu’en 1949 »).

Une excellente étude, dont certains chapitres se lisent comme de vrais romans, sur un aspect totalement méconnu de la Seconde guerre mondiale. Un travail de recherche qui ouvre aussi d’intéressantes réflexions sur la gestion des prisonniers de guerre, l’application (les limites et parfois les « excès ») des conventions de Genève

 

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
commenter cet article
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:15

War Studies Publications

WAR STUDIES

Parmi les dernières recensions (dont de nombreux livres sur des problématiques très actuelles de sécurité internationale) et présentations d'Olivier Schmitt sur son site, voici les liens pour les principales revues chroniquées :

Small Wars & Insurgencies, n° 3 / 2012 :

http://warstudiespublications.wordpress.com/2012/06/12/small-wars-and-insurgencies/

RUSI Journal, juin 2012 :

http://warstudiespublications.wordpress.com/2012/06/12/rusi-journal/

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:10

Un G.I. français à Omaha Beach

Caroline Jolivet

Un-GI-francais-a-Omaha-Beach.jpg

Une exceptionnelle tranche de vie. Il aura fallu quarante ans à Bernard Dargols "pour trouver les mots qui raconteraient au mieux mon histoire". Né en 1920 d'un père russe de confession israélite exilé en France, il quitte l'Europe en décembre 1938 pour un stage d'un an aux Etats-Unis. Il y apprend l'année suivante les déclarations de guerre, mais n'est convoqué qu'en mai 1940 par le consulat de France à New York pour passer devant un conseil de révision. Il suit, dans la presse et à la radio, la défaite militaire et l'armistice de juin, la difficile émergence de la France Libre, s'inquiète de rares nouvelles reçues de sa famille et parvient finalement à leur faire quitter Marseille pour les Etats-Unis via Cuba à l'hiver 1941-1942. Entre temps, il a participé à la création de l'association "Jeunesse France Libre" : "Nous étions une centaine de jeunes francophones de 19 ans en moyenne, venus de Belgique, de France ou de Suisse".

Il intègre finalement l'armée américaine aux premiers jours de 1943 et, à l'issue de sa formation initiale, sa parfaite maîtrise du français lui vaut d'être affecté à une section de renseignement militaire. Il rejoint alors le camp Ritchie, dans le Maryland, pour une formation de spécialité et adopte la nationalité américaine pour éviter d'être traité en espion, dans l'hypothèse où il serait fait prisonnier par les Allemands : "J'appris comment repérer les lieux stratégiques, comment récolter les informations, et la façon de poser les questions essentielles aux civils. Le but était d'obtenir un maximum de renseignements dans un temps imparti et de les décrypter le plus rapidement possible pour identifier l'ennemi qui nous faisait face". Il séjourne ensuite longuement au Royaume-Uni, où il poursuit son entraînement, et "en avril et mai 1944, progressivement, nous avons commencé à remarquer quelques changements dans notre quotidien". L'heure approche. Il embarque le 5 juin sur un Liberty Ship et débarque le 8 sur Omaha Beach : "Cet après-midi du 8 juin 1944, je revenais en tant que GI. J'avais 24 ans". Il raconte alors sa participation à la bataille de Normandie, puis à la libération de la poche de Brest, fait le récit de ses rencontres avec la population des villages normands, nous montre la réalité de l'impressionnant soutien logistique de l'US Army, témoigne de la qualité des relations humaines au sein de sa section, explique comment il fait un prisonnier sans même avoir d'arme, tant l'Allemand est apeuré. En septembre 1944, pour la première fois, il peut passer par Paris et revoir sa mère : "Elle me dit : 'Fais attention en traversant la rue', en refermant mon col pour que je ne prenne pas froid. Moi qui venais de participer au Débarquement ...". Brièvement affecté dans les Ardennes, il sert à partir de novembre 1944 au sein du Counter Intelligence Corps, chargé de "contrôler tout ce qui pouvait porter atteinte aux hommes, aux administrations et aux installations américaines en France"., à Paris puis à Châlons-en-Champagne. En décembre 1945, il quitte à nouveau la France pour les USA, mais, cette fois, pour être démobilisé le mois suivant. Dans un ultime chapitre, enfin, "Engagement contre l'oubli", il nous raconte son engagement et ses témoignages publics, en particulier dans les établissements scolaires, ces dernières années, pour éviter l'oubli : "Ce livre leur rappellera que ces événements ont eu lieu. Le Débarquement n'était pas du cinéma : j'y étais".

Un témoignage à hauteur d'homme. Et à coeur d'homme.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile