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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:30

La Chouette, café historique

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Merci à vous tous, et bravo à l'orateur comme aux intervenants.

La première édition de notre café historique hier soir a été tout-à-fait à la hauteur de nos attentes : 30 à 40 participants, une ambiance amicale et un intervenant qui maîtrisait parfaitement son sujet. Plus de la moitié du temps a été consacré aux questions de l'assistance et au dialogue avec la salle. L'offensive d'avril 1917 et la personnalité de Nivelle figuraient bien sûr au premier rang des interrogations, mais le débat, plus largement, a porté sur les questions de tactique, de stratégie, de matériels, etc.

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L'expérience sera renouvelée dès le mois prochain. Nous finalisons le programme et lançons les premières annonces dans les tous prochains jours.

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Merci encore et à très bientôt.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 07:15

L'assaut de Badajoz

La Revue Napoléon  -  n° 4

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Avec un peu de retard, au sommaire de ce numéro, l'étude du siège et de la prise de Badajoz par les Hispano-Britanniques au printemps 1812 (par Natalia Griffon de Pleineville) bénéficie d'un traitement de choix avec une quinzaine de pages. On lit également avec intérêt l'article sur "La question grecque sous le Premier empire" (Gauthier Lamy), qui rappelle opportunément que trois départements français insulaires virent le jour : Corcyre (Corfou), Ithaque et celui de la mer Egée (autour de Zante) et que des contingents albanais et grecs (pour la plupart peu fiabes d'ailleurs) furent recrutés. Très belle maquette et très belle iconographie.

Le numéro 5 vient de paraître. Au sommaire en particulier : une dominante sur la campagne de Russie et un article sur la réorganisation de l'armée prussienne.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 07:10

Syrie, l'Etat de barbarie

Michel Seurat

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Alors que la Syrie de Bachar el-Assad ne cesse de s'enfoncer depuis quinze mois dans une quasi-guerre civile, la réédition par les PUF sous la forme d'un seul volume de différents textes rédigés par Michel Seurat dans les années 1970-1980 et aujoiurd'hui épuisés est une bonne chose.

L'ouvrage reprend le titre ("L'Etat de barbarie") de l'un des derniers articles publiés par Michel Seurat avant son enlèvement à Beyrouth, dans un environnement général alors en pleine confusion puisque le régime syrien "y était revêtu de tous les sacrements de l'antiimpérialisme" mais "il était devenu aussi le pire ennemi de la cause palestinienne"", tandis que dans le pays "on vivait dans la hantise des moukhabarât -agents des services de renseignements- qui espionnaient les conversations, arrêtaient et conservaient au secret les prisonniers, torturés de manbière routinière, sur une rumeur, un soupçon". Bref, "un mélange entre socialisme réel et despotisme oriental".

Chercheur engagé, Michel Seurat a laissé une volumineuse production, dont certaines études sont réunies dans ce volume. Elles éclairent les évènements les plus récents. On trouve donc au fil des pages une analyse du terrorisme d'Etat en Syrie et des contradictions qui traversent le pays ; une étude sur la période 1963-1982 du "Mouvement islamique en Syrie", avec ses particularités et ses évolutions sur vingt ans ; enfin un retour sur quelques fondamentaux essentiels : les populations et les communautés (en particulier Alaouites, Druzes, Chrétiens, Kurdes, Juifs, Tcherkesses, Ismaïliens, etc.), l'organisation de l'Etat et les structures de la société, la classe politique traditionnelle. Une ultime quatrième partie décrit la ville orientale arabe classique et développe l'exemple du quartier de Bâb-Tebbâné à Tripoli.

Au-delà des positions propres à l'auteur, il s'agit là d'un volume à lui seul certes insuffisant, mais néanmoins indispensable pour comprendre la complexité des situations actuelles, discerner les lignes de force dans les évolutions en cours, entre actions terroristes et guerre civile, au regard des origines et des objectifs, des structures et des réseaux, des forces sociales, confessionnelles et communautaires en lutte.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 07:00

Lettres de la 'Der des Der'

Les lettres à Mérotte : correspondance de Pierre Suberviolle

Catherine Labaume-Howard

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Ce nouveau volume de correspodances de poilu est constitué par un fond familial cohérent et complet de quelques 300 lettres s'étendant d'août 1914 à février 1919. Retrouvées en 1986 lors de la vente de la maison familiale ("au fond d'un placard, dans un sac de pommes de terre"), elles ont été classées et retranscrites par sa petite-fille qui en propose ici l'édition. Comme le précise dans sa préface Jean-Pierre Guéno, Pierre Suberviolle s'engage à l'âge de 17 ans et sert d'abord comme chauffeur sur le front de France avant de rejoindre les armées d'Orient "et de silloner l'Albanie, la Macédoine et la Grèce". Rentré dans l'hexagone en octobre 1917, il devient pîlote de char d'assaut au sein de l'A.S. (l'Artillerie spéciale), alors en phase de montée en puissance.

Son regard est donc intéressant pour trois raisons essentielles : d'une part la durée sur laquelle s'étend cette correspondance familiale, plus de 51 mois, ce qui est relativement rare ; d'autre part l'alternance entre trois grandes phases, le front de France, l'Orient, puis à nouveau le front de France, entrecoupées d'assez longs séjour à l'arrière dans le cadre de sa formation ; enfin le fait qu'il appartienne au Train puis à l'Artillerie spéciale : il est à la fois proche de la guerre au quotidien sans être directement dans les tranchées. Le souci, fréquemment rencontré dans les correspondances de l'époque, de ne pas inquiéter les familles apparaît également : pas de description sanglante des combats dans les lettres à sa mère, mais des aller-retour entre les premières lignes et l'arrière-front, entre pensées personnelles et tranches de vie, entre les description des paysages et les rencontres effectuées. Ainsi, le 3 octobre 1914 : "Avant-hier encore, à 100 mètres des tranchées, j'ai entendu siffler les balles, plusieurs ont percé le camion, mais sacrebleu, ça met du feu dans le coeur. Etant au volant, je n'ai pas pu tirer, mais mon copain a fait de la besogne". Il précise les missions et le fonctionnement de ces convois automobiles si nouveaux dans les armées, et souligne qu'il se débrouille fort bien : "C'est mon camion qui marche le plus vite ... Mon lieutenant est content de moi, étant débrouillard et sachant lire la carte (et surtout capable de la comprendre), il m'expédie seul sans chef et en avant". Tout n'est pas rose cependant : "Le temps ... continue à nous verser d'interminables arrosoirs d'eau ... Nous sommes transformés en hommes machines rivés à notre siège ... filant toujours derrière notre chef de convoi, dans de sales routes, sous les obus, n'importe où ... Tu verrais ton grand fils allumer sa cigarette au milieu des marmites, tout aussi froid et calme qu'après dîner à la maison"

Après la Champagne, Pierre Suberviolle circule de Dunquerke à Ypres au printemps et à l'été 1915 et entre deux missions prend le temps, pour s'occuper, de fabriquer pour les siens des bagues à partir d'éclats d'obus : quelques lignes permettant de mieux comprendre le "pourquoi" de cet artisant des tranchées aujourd'hui si populaire.. Le jeune homme originaire du Tarn-et-Garonne est également marqué par sa première traversée de Paris comme permissionnaire : "Un monde fou sur les trottoirs, et au milieu, une vertigineuse chevauchée de trams, taxis, voitures, camions ... Ca doit être plus terrible de traverser une rue de Paris que de passer à travers les obus".

Au début de l'année 1916, l'annonce d'un éventuel départ pour l'Orient ouvre de nouvelles perspectives, entre rumeur et imagination : "Je ne crois pas aller du côté de M. Cavayé [Salonique],. Mais en revanche dans le pays du Sphinx et des Pyramides", mais il débarque finalement en Grèce du nord à la fin du mois de mars. Sa correspondance alors devient presque "ethnographique" ("J'ai des choses si intéressantes à raconter. La vie est si drôle, si nouvelle ici"), d'autant qu'il ne cesse de se déplacer dans toute la région couverte par les armées d'Orient, dans des conditions parfois extrêmement difficiles ("Je crois qu'ils veulent notre peau. Je ne te citerai qu'un passage de L'Illustration qui l'autre jour m'est tombé sous les yeux : 'Les soldats de l'armée d'Orient ont accepté de gaieté de coeur une existence et un travail de forçat'. Et je t'assure que c'est bien vrai". A l'automne 1916, il est dans la région de Monastir ("J'ai repris mon service dans les montagnes arides aux environs de lacs superbes, redevenant vieux sauvage au milieu de ces sales gens plutôt Bulgares que Francophiles" ; "Nous vivons absolument comme des ours"). Les colis envoyés par sa famille prennent toute leur importance, qu'il s'agisse de conserves, d'effets chauds ou d'une nouvelle pipe : "Elle est parfaite en tous points : fourneau grand et épais, bois irréprochable, forme épatante, en un mot un rêve !", mais toujours "de la neige jusqu'au ventre, aussi quel travail pour rouler". Ponctuellement, des missions plus originales ("une longue randonnée de 300 km. en Albanie"), puis à l'hiver le retour définitif dans l'hexagone. les Vosges en plein hiver, des stages de spécialisation ("car l'auto m'intéresse, puis pour arriver sous-off pour être tranquille"), l'affectation dans les chars et de nouveaux stages à Cercottes ("Tu sais, tu peux être fière de ton fils, ce n'est plus un vulgaire automobiliste, mes écussons verts sont devenus rouges, un petit béret noir bien enfoncé a remplacé le képi d'embusqué et sur la poitrine brille l'insigne des tanks, presque pareil à celui des aviateurs"). Ses excellentes notes lui valent d'ailleurs, malgré lui, d'y être maintenu ensuite comme instructeur : "Je ne veux plus rester à l'arrière, c'est dégoûtant"). Il rejoint le front en juillet 1918 et participe aux combats à partir du 27 août dans le Soissonnais : "Ca va, pas encore mort ni blessé. Je retourne à l'instant de l'attaque et ça a très bien marché", jusqu'à sa blessure et son évacuation sur l'hôpital de Zuydcoote le 17 octobre. Il y gagne une citation et la croix de guerre pour "un combat de plusieurs heures" et "avoir refusé de se faire évacuer".

Bref, un récit humain, varié, qui prend en compte l'environnement de l'auteur des lettres mais témoigne des plus grandes marques d'amour filial. Un enfant, d'ailleurs, qui n'hésite pas à demander très fréquemment de l'argent à sa mère et à son grand-père, ce qui confirme le constat fait à partir de plusieurs autres recueils de témoignages et correspondances sur la cherté de la vie au front et la nécessité pour les poilus "d'améliorer l'ordinaire" sur leurs ressources personnelles. Une correspondance émouvante qui confirme ou ajoute quelques observations générales aussi bien que des détails précis sur le quotidien d'un soldat qui a participé à toute la Grande Guerre. 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 07:20

C'est ce soir ...

La date et l'heure sont-elles réservées sur votre agenda ? 

Annonce CH-Blog-3—V2-10.05(1)

 

Nous profiterons de la parution de plusieurs ouvrages ces derniers mois pour débattre de la question du haut-commandement français pendant la Grande Guerre. Le principe est simple : évoquer de grands sujets d'histoire dans une ambiance amicale, autour d'un verre, avec la participation d'au moins un auteur et l'intervention de quelques spécialistes.

Pour des raisons de mise à disposition de la salle,

la séance commencera impérativement à 19h00 précise pour se terminer à 21h00 au plus tard.

Matériellement, LE CONCORDE est exactement à la sortie de la station de métro.

Chacun passe sa commande au comptoir à son arrivée (pas de service en salle)

et rejoint la salle, située au 1er étage, avec sa consommation.

Au programme : sérieux sur le fond, décontraction, bonne humeur dans la forme.

La deuxième séance est dès à présent programmée pour le mercredi 20 juin.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 07:10

Les espions du débarquement

Ben Macintyre

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On sait qu'en prévision du débarquement de Normandie, les Alliés organisèrent la formidable manoeuvre de déception que fut Fortitude. Si tous les amateurs en ont entendu parler et connaissent globalement son scénario général, Ben Macintyre nous entraîne ici au coeur du dispositif d'intoxication du IIIe Reich. Il s'agit de l'opération Double Cross (XX), dont il peut raconter l'histoire grâce à la déclassification d'une partie des archives du MI5. Les héros (pour le moins originaux) de cette épisode de la Seconde guerre mondiale sont au nombre de cinq et constituent une bien curieuse brochette d'espions retournés par les Britanniques : "une play-girl péruvienne bisexuelle, un tout petit pilote de chasse polonais, une Française lunatique, un séducteur serbe et un Espagnol carrément excentrique dipômé en aviculture" !

Ce groupe étonnant d'agents doubles, progressivement constitué et magistralement manipulé, va recevoir la mission d'intoxiquer les cercles de commandement ennemi par les voies les plus diverses et jusqu'au plus haut niveau politique et militaire. Ben Macintyre décrit par le menu le processus de sélection, les angoisses des uns et les hésitations des autres, les manoeuvres les moins orthodoxes (jusqu'à la manipulation de l'épouse de l'un d'eux), le rôle de plaque tournante de Lisbonne. On se perd parfois entre "Agent véritable, faux agent, agent à la solde des deux parties" : parlant d'Elvina Chaudois, accro au jeu et ployant sous les dettes, le MI5 conseille d'être généreux : "comme c'est une femme dépensière, nous nous en tirerions mieux si on lui permettait de garder ce que lui Allemands lui envoient"".

La préparation de Fortitude et de Bodyguard (l'opération associée) à proprement parler commence page 189 et l'on voit que les évolutions et adaptations sont nombreuses au fil des mois. C'est vraiment de la part du responsable anglais de ce dossier une "gestion" plus que fine, demandant capacité d'anticipation, imagination et réactivité. On a entendu parler des faux chars, des faux avions et des faux navires construits et mis en place par milliers dans le Sud-est de l'Angleterre, mais qui connaît ... l'infiltration des colombiers militaires allemands sur le continent avec de quasi "pigeons voyageurs agents doubles" ? Le premier semestre 1944 voit se développer les manoeuvres les plus tordues, au point que l'on se demande à plusieurs reprises s'il ne s'agit pas de fiction, et chacun des cinq espions joue sa propre mesure, complémentaire en réalité de celles des autres, dans une partition d'ensemble écrite à Londres, et où Lisbonne et Madrid tiennent aux côtés de la Suisse une place essentielle. On croise également au fil des pages ce lieutenant australien, dans le civil acteur plus ou moins médiocre, sosie du général Montgomery. Trois mois avant le débarquement, le puzzle se met en place : "Le gros mensonge serait constitué de bribes, glanures et allusions, dissimulées dans une meule de données, exactes pour certaines", dans une ambiance de plus en plus trouble. Un pari osé et risqué.

L'épiloge nous permet de connaître ce que deviennent les principaux protagonistes de l'affaire après le débarquement, et cette ultime partie réserve également quelques surprises, qu'il s'agisse de Garbo, qui "avait soutiré quelque 350.000 dollars aux Allemands et une Croix de fer. Les Britanniques lui donnèrent 15.000 livres et le firent membre de l'Ordre de l'empire britannique" avant qu'il ne s'installe comme libraire au Venezuéla ; ou Dusko Popov, qui "prit la nationalité britannique et reçu une médaille" sans rien changer à son train de vie, de sorte que "les services secrets britanniques essayaient encore de se dépêtrer de [ses] histoire financières longtemps après la guerre".

La bibliographie finale, sur quatre pages, est bien ciblée et prend en compte les plus récentes publications. Bref, un ouvrage absolument passionnant, écrit d'une plume alerte, qui va nécessairement prendre place parmi les meilleures publications sur la période.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 07:00

Verdun, une mémoire debout

Catherine Panot-Contenot et Jean-Louis Marteil

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Dans ce nouvel opus de la collection Terre de mémoire, le corps de l'ouvrage est constitué par les lettres que s'adressent les deux co-auteurs : lui, étranger à la ville, et elle, qui y réside. Il lui demande de lui parler de Verdun, elle finit par lui proposer de venir visiter la commune et les sites voisins.

Comme dans les autres volumes de la collection, il s'agit donc d'une "rêverie littéraire" autour de Verdun, de ses combats et de leurs symbolique, "mais ce qui sort grandi de cette aventure, à nos yeux du moins, c'est bien Verdun ... Verdun et les morts innocents de la Grande Guerre, Verdun et ses vivants d'aujourd'hui". On le voit, la formulation fait parfois "tiquer" l'historien : y a-t-il, à Verdun ou ailleurs pendant la Grande Guerre (et les autres), des "morts coupables" qui seraient différents des "morts innocents" ? Bien sûr, l'essentiel n'est pas là : le "récit de Poilu" daté du 21 février est imaginaire et pourtant "j'imagine, à te lire, que dans quelques instants une pluie d'acier et de feu va s'abattre". Quelques pages plus loin, c'est Verdun aujourd'hui, un dimanche, et un groupe qui se promène dans les bois, "de gros bouquets de muguet à la main" ; ce sont plus loin "des portifs à VTT qui foncent, presque assurés d'être seuls". C'est aussi la description de la ville, avec ses monuments, ses statues et ses plaques commémoratives, et la Meuse qui "depuis 2000 ans est l'axe de la ville, un de ses outils de défense et son lien économique avec les régions voisines". C'est enfin le contraste entre les photos d'hier et les images d'aujourd'hui : "Ce lieu est le même que celui aperçu sur une photo ancienne. En 1916, ici, pas un arbre, les racines avaient été englouties dans un magma de terre et de sang ... Seulement, aujourd'hui, les arbres masquent un peu les trous d'obus", sentiment que ressentent tous les visiteurs de ces sites. Les aller-retour entre le passé et le présent sont ainsi permanents, au fil des visites, dans la ville comme dans ses abords : "Douaumont ... Comme à Vaux, comme partout ici, d'abord on ne voit rien. Le monstre -car c'en est un- semble endormi. Et comme je l'ai fait à Vaux, je commence par monter sur son toit, ou sur son dos si tu préfères".

Les deux dernières lettres de cette étonnante correspondance imaginaire tentent d'établir un bilan : "Avons-nous évoqué tous les Verdun possibles ? Non. ... Il y a sans doute autant de Douaumont que de visiteurs". Et cette question : "Quelle ville de France n'a pas sa Rue de Verdun ?", "Heu... Cahors, à ma connaissance" répond à distance le visiteur. A vérifier. Mais après tout, qu'importe.

Un échange épistolaire en hommage aux morts d'hier et aux vivants d'aujourd'hui. 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 07:15

Armements terrestres

Enjeux et perspectives

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Co-organisée par l'IHEDN et la Fondation pour la recherche stratégique, une table-ronde sur ce thème se tiendra le 6 juin prochain, de 14h00 à 18h30, en amphithéâtre Des Vallières de l'Ecole militaire. Le sujet est majeur puisqu'il s'agit à la fois de capacités futures, mais aussi de choix budgétaires (néanmoins, tout ceci ne serait rien sans des hommes sur le terrain). Il sera également question des bilans des premiers déploiements du FELIN et des drônes tactiques.

Renseignements et inscription : www.ihedn.fr

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 07:10

1941-1942

Et si la France avait continué la guerre

Jacques Sapir, Frank Stora, Loïc Mahé

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Connaissez-vous l'uchronie ? Il s'agit d'oeuvres litterraires reposant sur une ré-écriture de l'histoire, à partir de la modification initiale d'un événement du passé. Autant le dire, longtemps, je n'ai pas été un adepte des ouvrages d'uchronie. Trop cartésien sans doute, il me semblait inutile d'envisager ce qui aurait pu se passer si les choses s'étaient déroulées autrement. Comprendre les événement du passé, bien sûr, mais pourquoi les "ré-inventer" ? Mais depuis quelques années, le genre a profondément évolué et le volume 1 de Et si la France avait continué la guerre ?, 1940, paru en 2010, m'avait convaincu. Il racontait de façon aussi réaliste que possible que la France, bien que militairement battue, n'avait pas abandonné le lutte et s'était en partie rétablie en Afrique du Nord. Si l'hexagone était occupé, l'essentiel des troupes et du matériel avait pu être replié outre-Méditerranée.

Ce deuxième volume, qui couvre l'année 1941 et le premier semestre de l'année 1942, accorde une place importante aux questions matérielles et logistiques (dont les principes sont développés en postface) et offre d'intéressants développement "d'histoire politique fiction", comme ces échanges entre Reynaud et De Gaulle sur la refondation de la République au début de l'ouvrage.

A en croire les auteurs, la guerre se serait désormais essentiellement déroulée autour de la Méditerranée et l'on assiste aux raids des bombardiers de l'Axe sur Malte, aux opérations de Corse et de Sardaigne, aux campagnes de Grèce ou à la conquête de l'Afrique Orientale Italienne. On croise le général Giraud évadé de Königstein, le général Noguès nommé chef d'état-major général de la Défense nationale, le chef d'escadron Weygand, fils du général, ralliant Alger via l'Espagne et le Portugal. On "comprend" le remplacement de Catroux en Indochine et l'on suit la constitution d'une Armée française d'Orient de 30.000 hommes en Grèce. Tous les territoires, tous les océans sont "auscultés", des mers de Chine à la Terre de feu, tous les grands dossiers sont "torturés" et ré-écrits, du projet américain Manhattan à l'opération Barbarossa contre l'URSS en passant par les ultimes conversations entre Américains et Japonais. Bref, un extraordinaire survol de toutes les questions et de tous les événements des années 1941-1942, réels (réformulés, à la conclusion modifiée) ou imaginaires (créés de toutes pièces, aussi réalistes que possible).

Entre le livre d'histoire et le roman, 1941-1942 Et si la France avait continué la guerre ? est si bien construit et écrit que l'on en vient parfois presque à se demander si tel ou tel épisode raconté s'est, ou non, effectivement déroulé et que l'on se surprend à aller vérifier une date ou un détail. C'est dire si l'exercice est réussi et si le livre offre à la fois quelques heures de lecture très agréable et pousse à se poser des questions de fond sur les causes et les conséquences des vrais événements.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 07:00

Reginald Teague-Jones

Au service secret de l'empire britannique

Taline Ter Minassian

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On dirait un roman d'espionnage, quelque part entre Agatha Christie et James Bond, mais c'est bien d'une solide et authentique biographie qu'il s'agit. Dans son avant-propos, l'auteur, enseignante à l'INALCO où elle a en charge l'histoire de la Russie et du Caucase, explique comment elle a découvert ce personnage étonnant à l'occasion de recherches sur d'autres sujets, puis s'est passionnée pour cette vie littéralement "extra"-ordinaire ; quelles ont été ensuite ses difficultés pour retrouver dans les archives (India Office Records, British Library et Imperial War Museum à Londres, archives nationales britanniques à Kew et même SHD-Terre à Vincennes) les traces éparses d'une carrière aussi longue que mystérieuse. Car, de mystères, il n'en manque pas, à commencer par le plus important : la "fausse mort" et la "réapparition" sous le nom de Reginald Sinclair en 1922, après quatre années très denses vécues dans tout le Caucase, de la mer Noire à la Caspienne, par "l'espion qui avait disparu".

Taline Ter Minassian distingue donc deux grandes parties dans la vie de son héros.

De 1910 à 1922, son activité se développe dans le vaste espace qui, du Penjab à Bakou, constitue le "jardin" de l'empire des Indes et voit s'affronter les ambitions britanniques et russes (le "Grand jeu"), puis allemandes (on croise en particulier le célèbre Wassmuss), mais aussi ottomanes puis kémalistes. Dans ce contexte déjà trouble, Tatars, Géorgiens, Arméniens parmi d'autres cherchent à obtenir la reconnaissance d'un indépendance aussi récente que fragile et les représentants de Londres s'efforcent de contenir la progression bolchevique. Entre les généraux Dunster et Malleson, les divers gouvernements transcaspiens et des autorités locales parfois pour le moins pittoresques, Teague-Jones défend au mieux une influence britannique aux forts relents de pétrole.

Après l'épisode de l'exécution des "26 commissaires de Bakou", abondamment utilisé par la propagande soviétique naissante, et pour protéger sa vie comme celle de sa famille, Reginald Teague-Jones disparaît ... pour devenir Ronald Sainclair. Sous ce nouveau nom, il poursuit ses activités dans toute la zone d'intérêt de la vice-royauté de Delhi, en Syrie, en Iran, en Afghanistan et jusqu'au Thibet en 1935. Il est alors officiellement employé par des sociétés commerciales britanniques privées, mais derrière cette couverture n'en continue pas moins ses activités de renseignement et d'influence. Il réapparaît en 1941, à New York, au poste très officiel de consul britannique dans la mégapole multinationale. Il lui revient alors de participer à l'organisation, dans le cadre de la guerre mondiale, des rapports entre Londres et Washington dans le domaine de la guerre secrète. Au sein du British Security Coordination, il a en particulier en charge "les questions indiennes, juives et communistes", entre le MI6 et le SOE. Il reste une quinzaine d'années aux Etats-Unis après la guerre, officiellement en retraite mais s'intéressant toujours aux questions afghano-pakistanaises et à l'Asie centrale, avant de prendre sa retraite définitive en Angleterre où il décède, presque centenaire, en 1988.

De l'Inde en Turquie, d'Afghanistan en Transcapie, du "Grand jeu" anglo-russe à l'opposition entre l'URSS et les Occidentaux, "l'espion qui avait disparu" méritait bien cette somptueuse biographie. S'il faut absolument exprimer une critique, regrettons l'absence de cartes détaillées des régions traversées par Reginald Teague-Jones, car tous les lecteurs ne sont pas des habitués des noms de lieux et de vallées dans ces territoires. Mais il s'agit bien d'un livre remarquable, tout aussi indispensable à ceux qui s'intéressent aux questions de renseignement qu'aux curieux de géopolitique régionale et à tous ceux pour lesquels les ressorts des évènements les plus actuels trouvent leur origine dans des réalités plus anciennes.

 

Nous avons demandé à Taline Ter Minassian de bien vouloir nous préciser certaines étapes parmi les moins connues de la vie de ce personnage extraordinaire.

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Question : A partir de votre connaissance des archives de l'India Office Records, comment définiriez-vous le rôle réel de l'Indian Political Service aux marches de l'empire des Indes et la place de Teague-Jones dans cette organisation ?

Réponse : L'Indian Political Service était une caste de hauts fonctionnaires au sein de l'administration civile de l'Inde britannique (Indian Civil Service), dont Reginald Teague-Jones a vrai dire ne faisait pas partie, même s'il a fréquemment cotoyé certains de ses représentants comme Vivian Gabriel en particulier. Vous faites sans doute allusionn à l'Indian Political Intelligence (I.P.I.), le service de renseignement de l'Inde britannique, placé sous la double tutelle de l'India Office de Londres et du Government of India à Delhi (Delhi Intelligence Bureau). Ce service constitue une branche particulière au sein du système de renseignement britannique, au même titre que le MI5 auquel il sera finalement rattaché après la décolonisation de l'Inde. Sa vocation est plus particulièrement coloniale, puisqu'il est entièrement dévoué à la sécurité extérieure de l'Inde britannique. Les archives de l'I.P.I. sont actuellement les seules archives d'un service de renseignement britannique largement ouvertes à la consultation : on peut donc d'autant mieux appréhender le champ très diversifié des préoccupations de ses agents. Il s'agit de la surveillance des mouvements nationalistes en Inde mais aussi à l'extérieur, en particulier aux Etats-Unis, d'infiltration des agents russes en Inde ou de la propagande communiste en Afghanistan, en Azerbaïdjan et en Inde. Et pour répondre plus précisément à votre question, effectivement, l'I.P.I. se préoccupe de la situation en Afghanistan, en Perse, au Turkestan, régions où Reginald Teague-Jones va être amené à effectuer ses missions opérationnelles. J'aurais voulu pouvoir le resituer précisément dans l'organigramme de l'I.P.I., mais malheureusement ce n'est pas possible. Il n'existe pas dans ces archives quelque chose qui ressemblerait à un organigramme ou à des états de service, sauf pour Philip Vickery, son directeur jusqu'en 1947, avec lequel Reginald Teague-Jones conservera des relations jusqu'à la fin de sa vie.

Question : Pourriez-vous, en quelques mots, tenter une comparaison entre Teague-Jones le Britannique et Wassmuss l'Allemand, en tant qu'agents de leurs gouvernements mais aussi en tant qu'hommes ?

Réponse : En théorie, tout oppose ces deux agents, y compris leurs tempéraments contrastés : Wassmuss est un aventurier fantasque et exalté, Reginald Teague-Jones (qui peut parfois se laisser aller à l'exaltation) est plutôt pondéré et doté d'un authentique sens de l'humour britannique. Wassmuss est considéré comme un pionnier : ses méthodes de "subversion" parmi les tribus du sud de la Perse pendant la Première Guerre mondiale font de lui le premier agent opérationnel dans des affaires de rébellion dans l'histoire des services secrets modernes. Et il est clair que, chargé de poursuivre Wassmuss, Teague-Jones s'inspire de ses méthodes, à commencer par le déguisement. Wassmuss adopte le costume persan, travestit son accent. De même, Reginald Teague-Jones se déguise en marchand arménien pour passer de la Perse au Turkménistan, où il est assigné pour une mission solitaire en 1918. A propos de Wassmuss, les Britanniques l'appelaient le "Lawrence allemand". Mais Teague-Jones, lui, ne ressemble pas du tout à Lawrence : la situation qu'il trouve au Turkménistan ne laisse aucune place à un sentiment quelconque d'exaltation. Il essaie de remplir sa mission de la façon la plus loyale qui soit à l'égard de son gouvernement, mais il est confronté en Transcaspie à une réalité qui oscille en permanence entre le vaudeville et la tragédie.

Question : En mission informelle à Constantinople aux côtés du général Wrangel à la fin de l'année 1920, il semble avoir été particulièrement impressionné par le commandant de l'armée blanche. Sait-on exactement comment il le jugeait personnellement et comment il appréciait alors l'avenir éventuel des troupes contre-révolutionnaires ?

Réponse : En effet, on retrouve Reginald Teague-Jones à Constantinople en 1920, après tout un périple caucasien qui est raconté dans le livre. Il y travaille en principe pour le Comité britannique chargé des réfugiés et rencontre de nombreux Russes blancs, dont la baronne Wrangel. Naturellement, cette fonction au sein du British Refugee Relief Committee n'est qu'une couverture et sa mission comporte aussi un volet politique. Teague-Jones était chargé d'assurer la liaison avec le général Denikine, dont les armées semblaient en juillet 1919 sur le point de marcher sur Moscou. Durant cette période, qui laisse présager une victoire anti-bolchevique en Russie, Londres décide donc d'envoyer Teague-Jones à Constantinople pour assurer cette mission de liaison. Mais, à peine arrive-t-il sur place qu'il apprend la retraite de Denikine et des Blancs vers le sud, en direction de la mer Noire. S'agissant du gouvernement Wrangel, on sait que les Britanniques, contrairement aux Français, se gardèrent d'une reconnaissance officielle sans lendemain. D'ailleurs, les Anglais annoncent en avril 1920 qu'ils cessent tout soutien aux forces armées anti-bolcheviques. Je pense que si Reginald Teague-Jones a certainement compris les considérations pragmatiques qui dictaient cette politique, cela le désespérait à titre personnel. Car il semble tout-à-fait fasciné par le général Wrangel : autour de lui, beaucoup considéraient que si Wrangel avait eu depuis le début de l'offensive le commandement en chef, les Blancs auraient pu effectivement ouvrir une brèche vers Moscou. Sa rencontre avec Wrangel au large de la Crimée en octobre 1920 s'inscrit dans un contexte tragique dont Teague-Jones est pleinement conscient. Mais il nourrit, à titre personnel, une admiration profonde pour le général Wrangel, qui lui prédit pourtant sa défaite annoncée. De cette renconte historique avec Wrangel, Reginald Teague-Jones a voulu conserver un souvenir : il tire le magnifique portrait du général publié dans le livre.

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Question : Justement. Vous décrivez longuement les photos prises et les films tournés au cours de ses déplacements par Teague-Jones, devenu Ronald Sinclair durant l'entre-deux-guerres, d'Iran en Egypte et du Thibet en Thaïlande. Comment expliquez-vous une aussi abondante production de la part d'un homme aux missions mystérieuses et aux visages multiples ?

Réponse : La production iconographique de Reginald Teague-Jones tient à ses inclinaisons naturelles. Il ne s'agit pas d'une nécessité liée à ses activités dans les services secrets. Teague-Jones est d'abord un excellent dessinateur amateur. Il dessine en voyage de nombreux croquis, dessins, aquarelles, à la manière des voyageurs du XIXe siècle. Et il peindra jusqu'à la fin de sa vie. Il est ensuite un remarquable photographe : les quelques photographies publiées dans le livre permettent de se faire une idée de son talent de portraitiste et d'ethnographe. Les films, enfin, sont le complément et le prolongement animé de ces scènes de l'Orient colonial qui le fascinent et dont il pressent peut-être la disparition prochaine. Sa pratique de la caméra fixe est assez fascinante : elle restitue des scènes de rues, à Jérusalem ou au Caire durant les années 30, des paysages des campagnes égyptiennes à cette époque. A la manière d'Albert Khan, il y a là une ambition d'inventaire et un regard sur le monde colonial qui est extrêmement précieux pour les historiens.

Question : Enfin, après avoir longuement travaillé avec les services américains à partir de 1941, sait-on ce que Teague-Jones pensait de la place prise par les Etats-Unis en Asie et comment il appréciait leur rôle dans les affaires afghano-pakistanaises en particulier ?

Réponse : Aux Etats-Unis, Reginald Teague-Jones travaille au sein du British Security Coordination, basé à New York. Il sera assigné à diverses missions dans le cadre de ce poste, l'une d'entre elles consistant à enquêter sur l'action de l'India League of America, dont les Britanniques voyaient bien qu'elle agissait comme un puissant groupe de pression en faveur de l'indépendance de l'Inde. Teague-Jones ne pouvait qu'être exaspéré à titre personnel par la propagande anti-coloniale américaine et il perçoit parfaitement ses enjeux économiques et politiques. S'agissant de la politique américaine après 1947, on ne sait malheureusement pas grand chose du jugement qu'il portait. Retraité au début des années 1950, il reste aux Etats-Unis jusque dans les années 1960. Je me suis longtemps demandée s'il n'avait pas continué à collaborer d'une manière ou d'une autre avec les services américains, que les Britanniques durent former, au début tout au moins. Reginald Teague-Jones a continué jusqu'à la fin de sa vie à suivre assidument l'actualité de l'AfPak, mais durant les années 1970 il est, à juste titre, plutôt préoccupé par la menace que faisait peser l'Union soviétique sur la région.

En vous remerciant pour toutes ces explications, nous vous souhaitons très sincèrement plein succès pour ce livre.

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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

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Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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