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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:15

Les Mariannes de l'Yonne

Bernard Richard

1891marianne.jpg 

Dans l'esprit des articles précédemment publiés (dont "Les cloches de France pendant la Seconde guerre mondiale"), voici une étude extrêmement précise et référencée sur les débats qui accompagne localement le choix et la mise en place des Mariannes sous la IIIe République, à travers l'exemple du département de l'Yonne.

Pour lire l'article, cliquer ici

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:10

www.grande-guerre.org

ANOVI 3 

Parallèlement à son travail d'éditeur, Eric Labayle développe un très intéressant projet sur la toile. Nous avons voulu en savoir plus.

Question : Pourquoi, et quand, avoir ajouté aux publications d'Anovi un bouquet de sites Internet ?

Réponse : Dès la création d'Anovi, en 2001, nous avons choisi de diviser notre activité éditoriale en deux branches distinctes, mais complémentaires : l'édition de livres et l'édition Internet. En effet, nous n'avons jamais considéré Internet comme un concurrent pour le livre. Au contraire, ces deux médias nous paraissent parfaitement complémentaires. Ainsi, nous pouvons publier sur le web des textes que nous ne pourrions pas publier en livres, soit parce qu'ils sont trop courts, soit parce qu'ils sont trop spécialisés, ou pour d'autres raisons encore. Anovi a donc ouvert depuis 2002, les uns après les autres, une dizaine de sites web consacrés aux grandes périodes de l'histoire : le Premier empire, le XIXe siècle, la Grande Guerre, la Seconde guerre mondiale, etc. Actuellement, la plupart de ces sites sont fermés, car nous sommes en train de les adapter à un nouveau format, ce qui représente un gros chantier ! Le site www.grande-guerre.org est le premier à avoir rouvert. Il sera bientôt suivi par notre site sur la Seconde guerre mondiale, et ainsi de suite.

Question : Comment se situe grande-guerre.org dans cet ensemble et qu'est-ce qui le différencie des autres sites consacrés à la Première Guerre mondiale ?

Réponse : Le site www;grande-guerre.org est parfaitement cohérent avec le reste du bouquet Anovi, puisque chacun des titres qui composent ce bouquet dispose des mêmes rubriques : chronologie, bibliographie, documents, album-photos, biographies, etc. Ils obéissent donc à une logique commune, qui permet au lecteur de s'y retrouver et d'avoir facilement accès à l'objet de ses recherches.

C'est précisément cette structure qui différencie grande-guerre.org des autres sites consacrés à la Première Guerre mondiale. Ne disposant pas d'un thème précis, le site est également ouvert à tous les sujets, civils ou militaires, sans limitation géographique et presque sans limitation chronologique. En effet, notre site ne se limite pas à la grande Guerre stricto sensu entre 1914 et 1918, mais (afin d'en faciliter la compréhension) il l'inclut dans une période historique plus large : 1902-1932. Enfin, les pages de www.grande-guerre.org ne sont pas réservées à un seul rédacteur ni à une équipe restreinte. Au contraire, elles sont ouvertes à tous. Il suffit de nous adresser des textes et (ou) des documents pour que nous les publiions, à condition toutefois que ces contributions respectent bien sûr quelques règles élémentaires de qualité.

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Question : Comment fonctionne-t-il et quelle plus-value particulière peut-il selon vous apporter aux internautes ?

Réponse : www;grande-guerre.org fonctionne comme un "site-ressource", sur lequel nous nous efforçons de mettre à la disposition des lecteurs un maximum d'informations fiables, aisément accessibles et utiles au plus grand nombre (scolaires, généalogistes, amateurs, etc.). Bien entendu, il serait stupide de prétendre à l'exhaustivité ! Les lacunes sont encore nombreuses et il reste beaucoup de travail pour compléter les rubriques ! Nous nous y employons régulièrement et nous rendons compte de ces travaux par une lettre d'information que nous adressons périodiquement à nos abonnés. Néanmoins, nous offrons d'ores et déjà à nos lecteurs l'une des plus riches bibliographies sur la Grande Guerre (et son époque, 1902-1932) existant sur le web francophone, ainsi qu'une chronologie copieuse et un dictionnaire biographique bien fourni. Et les autres rubriques ne sont pas en reste !

Question : Quelles sont, enfin, vos ambitions pour ce site et comment envisagez-vous son développement à moyen terme ?

Réponse : Comme tout animateur de site, notre ambition est de toucher un public le plus large possible ! En 2011, avant sa réfection, www.grande-guerre.org accueillait déjà plus de 800 visiteurs uniques par jour. Notre marge de progression est encore importante. Mais avant tout, nous souhaitons poursuivre notre travail d'enrichissement du site, avec la participation de nos lecteurs et de nos amis des éditions Anovi. Car notre principal objectif n'est pas que notre site soit le meilleur, ni le plus beau, ni le plus gros, mais qu'il soit un lieu d'échanges et de mise à disposition d'informations. Surtout, nous souhaitons avec lui faire oeuvre utile pour que la connaissance de la Première Guerre mondiale soit accessible au plus grand nombre.

Merci Eric. Bravo pour cette belle réalisation et à très bientôt sur la toile.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:00

Les soldats inconnus de la Grande Guerre

La mort, le deuil, la mémoire

François Cochet et Jean-Noël Grandhomme (Dir.)

Couverture-de-l-ouvrage--Les-soldats-inconnus-de-la-Grande-.jpg

Ces Actes du colloque tenu à l'automne 2010 à Verdun et aux Invalides sont du plus grand intérêt et la collection d'actes publiée par 14/18 Editions s'enrichit d'un nouveau volume qui, à n'en pas douter, fera date. Soulignons immédiatement qu'il s'agit d'un vrai colloque international : au fil des 27 communications, 24 situations nationales différentes sont traitées et parmi les intervenants on ne compte pas moins de 13 historiens étrangers. Dans cette démarche résolument comparative, que François Cochet explique dans son introduction, jusqu'à la Turquie et l'Inde, si lointaines, sont prises en compte, tout comme les petits Etats baltes ou le Luxembourg, généralement oubliés.

Après une phase introductive ("Le poids de la mort" par Antoine Prost et "Les Eglises et les soldats morts à la guerre" par Xavier Boniface), l'ouvrage est divisé en deux grandes parties ("Les cas nationaux" et "Médiatisations et mises en mémoire") qui permettent d'aborder de très nombreuses facettes de ce vaste thème. Toutes les contributions présentent un réel intérêt et il est bien difficile de choisir l'une plutôt que l'autre. Faisons donc le pari de l'originalité et soulignons, pour la première partie, les textes d'Elli Lemonidou ("Le soldat inconnu grec") ; d'Isabelle Davion ("Le soldat inconnu tchécoslovaque : le droit d'inventaire") ; et d'Alexandre Toumarkine ("L'invention permanente des soldats inconnus en Turquie") qui constate : "Le Soldat inconnu se conjugue en Turquie au pluriel, car il existe -d'après mon recensement- aujourd'hui au moins une douzaine de monuments au Soldat inconnu", avec ce paradoxe que "le Soldat inconnu n'est pas toujours non identifié à l'origine, mais peut le devenir avec le temps". Les textes d'Eva Fisli ("Le prisme de la perte. La Hongrie et ses soldats inconnus") et de Nicolas Dejenne ("La porte de l'Inde et la 'Flamme du soldat immortel' à New Delhi", dont la forme d'arc monumental sans présence d'un corps jusqu'en 1972 s'explique par la pratique de la crémation par les Hindous et les Sikhs) apporteront également de nombreuses informations aux lecteurs francophones. Dans la deuxième partie, et avec la même difficulté de choix, nous retiendrons par exemple les interventions de Michel Litalien ("Mieux vaut tard que jamais : le cas du soldat inconnu canadien"), dont le monument ne fut inauguré qu'en l'an 2000) ; de Francis Balace ("Le soldat inconnu belge : du lieu de mémoire au lieu d'affrontement"), qui revient sur l'opposition entre les communautés et les querelles bruxelloises ; et de Gilles Dutertre (L'espace commémoratif de la Grande Guerre et des guerres d'indépendance des trois pays baltes"), à Kaunas, Riga et Tallinn, dont la restauration fut l'un des premiers actes de ces pays après leur retour à l'indépendance en 1991.

Dans ses conclusions, Jean-François Chanet rappelle cette diversité des situations et ces objectifs, sinon opposés du moins parfois contradictoires. Il retient cette idée : "De façon remarquablement convergente, les communications ont rappelé que la relation entre la nation et la guerre est réciproque et non pas univoque : si c'est la nation qui fait la guerre, c'est bien aussi la guerre qui fait la nation". Avant de terminer sur ces mots : "Tout soldat inconnu est à la fois l'orphelin d'une énigme et le père d'une espérance".

A lire, à relire et à conserver.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:25

Saison "Grande Armée"

Service Historique de la Défense

SHD-1.jpg

Dans le cadre de l'ensemble des activités liées au bicentenaire de 1812, le Service Historique de la Défense se distingue par quatre réalisations complémentaires :

1 - Un cycle de conférences sur le thème "Aux sources de l'histoire de la Grande Armée". La première s'est tenue avant-hier mercredi 23 mai : "Les maréchaux d'Empire, le dossier Bernadotte" (avec Bernard Gainot et Michel Roucaud). Les séances suivantes méritent également votre déplacement. Elles se dérouleront à 18h30 dans les locaux du château de Vincennes (entrée libre, sans inscription préalable) :

Le mercredi 13 juin :

"Les relations de la campagne de Russie et le discours sur les batailles de l'Empire"

(Hervé Drévillon et Yves-Marie Rocher)

Le mercredi 20 juin :

"Le dossier de l'affaire Malet"

(Thierry Lentz et Antoine Boulant).

 

2 - Une journée d'études sur "Napoléon et l'espace atlantique" en partenariat avec le musée de la Marine, dans les murs de l'ancienne école de médecine navale à Rochefort (Charente maritime), le 2 juin de 08h45 à 17h30.

 

3 et 4 - Deux publications à venir : dans les prochains jours un numéro spécial de la Revue Historique des Armées sur le thème général de l'année 1812 ; puis un portofolio qui promet d'être spectaculaire quand on connaît la qualité et l'esthétique des fonds conservés sur La Grande Armée à travers les collections du Service Historique de la Défense.

Insigne SHD-copie-1

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:20

La guerre de Sécession, 1861-1865

Champs de bataille  -  n° 45

Couverture-de-la-revue--Champs-de-bataille-.jpg

Un copieux dossier sur la guerre de Sécession au sommaire de ce numéro de Champs de Bataille, revue qui poursuit sa transformation avec un nouveau format, un nouveau papier et surtout une baisse sensible du prix de vente au numéro (désormais 6,95 euros). Au sommaire du même numéro, outre un article sur la bataille de Flodden entre Anglais et Ecossais en 1513, on relève un texte sur la crise égypto-ottomane de 1840 et surtout une intéressante étude sur "Les Australiens au Viet-Nam (1962-1972)", une contribution originale mais trop souvent oubliée à ce conflit.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:10

Bréviaire tactique

Colonel-divisionnaire Hans Frick

Couverture-de-l-ouvrage--Breviaire-tactique-.jpg

Ce volume de 130 pages au (trop) petit format (la police d'écriture choisie étant d'ailleurs minuscule, il n'est pas toujours aisé de la lire) présente bien des points d'intérêt.

Dans un texte introductif, Pierre Streit retrace l'évolution générale de la pensée militaire suisse depuis le XIXe siècle et remet le colonel-divisionnaire Hans Frick dans son contexte d'une armée de milice en partie influencée par le modèle allemand voisin. Jean-Jacques Langendorf ensuite complète cette présentation en revenant sur le détail de la vie professionnelle de l'auteur, devenu officier d'active quelques années avant la Première Guere mondiale. Durant l'entre-deux-guerres, il commande en particulier un bataillon de fusiliers puis un régiment d'infanterie, mais effectue aussi un long séjour en Italie (où il considère que "le comportement des officiers laisse à désirer, la formation au combat est lamentable et l'instruction des soldats totalement insuffisante") en 1928-1929 ; puis en Allemagne en 1937 : "Sur le plan militaire, son impression est très favorable. Mais pour le reste, il est foncièrement hostile au national-socialisme". Il figure pendant la Seconde guerre mondiale parmi les principaux responsables de l'armée suisse, et se heurte d'ailleurs à son commandant en chef, le général Guisan ; il commande en particulier la 7e division et devient en novembre 1944 le chef de l'instruction de l'armée fédérale. C'est dans ce cadre qu'il rédige en 1943 ce Bréviaire tactique, publié en français chez Payot dès l'année suivante.

Avec des phrases brèves, le colonel-divisionnaire Frick s'efforce de présenter les "principes permanents" du commandement sur le terrain. Il ne s'agit donc pas d'un manuel, au sens où "on en a exclu tout ce qui, à un titre quelconque, dépendait de l'époque ou se rapportait à l'état actuel de la technique" et l'on ne trouvera pas ici de longs développements. L'ouvrage est divisé en treize brefs chapitres et s'ouvre sur cette affirmation à méditer : "Les lois de la guerre sont simples. Mais dans la réalité du combat, il arrive souvent qu'elles se contredisent. Une âme simple succombe devant l'accumulation de leurs exigences contradictoires, et seul un caractère d'airain, uni à une pensée claire et ferme, se trouve capable de discerner à laquelle il convient de donner la préférence dans chaque situation, ou encore jusqu'à quel point il convient d'établir un compromis entre elles". Frick pose ici le principe de l'importance absolument essentielle à ses yeux de la formation en amont et des valeurs morales à cultiver. Au fil des différents chapitres, l'auteur développe en de très courts paragraphes, rédigés de façon affirmative (voire parfois impérative) toutes les notions relatives aux moyens du combat, à l'utilisation du terrain, à l'attaque et à la défense, à l'exploration et à la sûreté, à l'exploitation ou à la retraite. Plus original dans un ouvrage de ce type, le chapitre 12 s'intérese à "La guérilla" : elle "n'emporte pas la décision ; elle peut, néanmoins, lui apporter une contribution importante. Elle exerce une influence durable sur le moral de l'ennemi, contrarie considérablement le commandement adverse et le ravitaillement de ses troupes, le contraint à des mesures de sécurité dispendieuses et à la dispersion de ses moyens".

L'ouvrage se termine sur deux courts textes complémentaires. Alain Baeriswyl revient sur l'importance de "L'art de la tactique" contre "les effets pervers de la mode US" et François Villard évoque la figure et la carrière légionnaire du capitaine Quinctet, pour expliquer que ce Bréviaire tactique a bien été "éprouvé au feu de la vraie guerre".

Au bilan, un petit volume qui tient dans la poche et dont le coût modeste (15 euros) justifie pleinement qu'il figure en bonne place dans toute bibliothèque bien tenue d'un officier ou d'un amateur des questions militaires.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:00

Mission secrète

Addis-Abeba / Jérusalem

Tereska Torrès

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Ce petit livre (un peu plus de 180 pages) nous entraîne dans un pays que l'on croirait parfois oublié des Dieux et des hommes, l'Ethiopie, et auprès d'une population dont les origines restent en partie obscures, la communauté juive des Falashas, énigmatiques "descendants du roi Salomon". La personnalité de l'auteur n'est pas moins attachante. Engagée dès 1940 auprès du général de Gaulle à Londres (voir Une Française libre. Journal 1939-1945, paru en 2000 chez Phébus) alors qu'elle n'a pas 17 ans, elle est au moment des faits une dame déjà âgée qui se lance dans cette aventure en mémoire de son défunt mari.

Tereska Torrès raconte par le menu ses deux missions en Ethiopie, dans le but d'exfiltrer vers Israël le plus grand nombre possible d'enfants de la communauté juive noire des Falashas, que l'on dit parfois les fils de "la tribu de Dan, une des dix 'tribus perdues', 722 avant J.-C.". La première, en 1984, est initiée par une organisation juive américaine, au nez et à la barbe du gouvernement Mengistu ; la seconde, en 1989-1990, bénéficie de l'accord et du soutien discret du gouvernement israélien. Elle explique les rendez-vous préalables pour l'organisation de ces opérations, dans une ambiance de surveillance et d'inquiétude, les "vrais-faux" documents pseudo-officiels destinés à leurrer les administrations publiques, les nervis de la police politique et l'atmosphère angoissante de l'hôtel Ethiopia, qui n'est pas sans rappeler celle du Moscou des années 1950. Paradoxalement, certains épisodes peuvent a posteriori prêter à sourire, car malgré toute leur bonne volonté les participants à ces opérations de sauvetage restent des bénévoles, faisant dire à un attaché de l'ambassade américaine : "L'Ethiopie n'est pas un pays où les amateurs peuvent jouer aux gendarmes et aux voleurs" et qu'il faudrait "laisser à des gens plus compétents ce genre de travail". Pourtant, les faits sont là : il faut littéralement "acheter" chaque enfant au moins 500 dollars à des notables corrompus et une administration gangrenée, multiplier les visites, obtenir des appuis indirects (et parfois sans leur expliquer effectivement le but de la mission pour des raisons de sécurité), mais quelques victoires individuelles peuvent être obtenues.

Cinq ans plus tard, c'est une organisation franco-française soutenue par Israël, appuyée par Pierre Lefranc, le gaulliste de toujours, et localement aidée par l'ambassade de France qui conduit la mission. Il faudra de longues semaines, et à nouveaux surmonter bien des peurs, pour la mener à bien et sauver une petite trentaine d'enfants. Bien sûr, dans l'absolu, le total des exfiltrations réussies par "la dame aux cheveux blancs" n'a rien à voir avec les chiffres atteints par les grandes opérations d'Etat israéliennes (Moïse en 1985, 8.000 personnes ; Salomon en 1991, 14.000), mais à échelle humaine et avec ses moyens, à 60 ans passés, Tereska Torrès a donné une exceptionnelle leçon de courage, de droiture et de volonté.

Une superbe "tranche de vie" dans notre histoire la plus récente.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 07:15

L'armée de la Belle Epoque, au seuil de la tragédie

Images de l'armée française  -  n° 1

Couverture de la revue 'Images de l'Armée Française'

Tout nouveau (puisque daté de juin-août 2012), ce numéro 1 arrive dans les kiosques. L'éditorial de François Vauvillier est tout à fait explicite : "un magazine tout entier fait d'esprit et de coeur". Chaque numéro à venir présentera chronologiquement différents focus sur l'armée française au XXe s., en privilégiant les illustrations et l'iconographie originale : "une incroyable somme de documents d'époque, très visuels, d'approche limpide, comme vous en avez rarement vus, et jamais avec une telle densité". Enfin, le magazine est conçu comme le parallèle de G.B.M. (axé sur les matériels, le moteur, la chenille, etc.) et fera effort sur l'homme, l'individu, le soldat, le combattant.

Au sommaire de ce numéro 1, pas moins de 10 articles, allant des "Mitrailleuses de cavalerie" en 1902, aux "FFI : l'armée ressuscitée" de 1944. Les amateurs de militaria, d'insignes et d'uniformologie seront séduits par la précision des textes et les détails des illustrations, ceux qui privilégient les grandes unités et les organigrammes par le "Panorama de l'armée française en 1914", ceux enfin qui s'intéressent aux armements individuels se plongeront dans "1916 : le V.B., l'artillerie de poche du poilu".

Bonne chance et longue vie à Images de l'armée française.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 07:10

Hitler et les siens

Dans le cercle des intimes du Führer

Pierre Stéphany

Couverture-de-l-ouvrage--Hitler-et-les-siens-.jpg

Hitler fait vendre. Ce n'est pas nouveau. C'est parfois regrettable ou navrant.

Mais sans doute est-il temps d'en terminer avec ce type de productions, qui n'apporte rien à la connaissance de la période et à la compréhension du phénomène "nazisme". Longtemps journaliste à La Libre Belgique, aujourd'hui âgé de près de 90 ans, Pierre Stéphany livre ici un volume qui n'est que la mise bout-à-bout des critiques, commentaires, affirmations et rumeurs les plus éculées formulées contre les dirigeants du IIIe Reich. Loin de nous, d'ailleurs, l'idée de les défendre, mais les incantations sulfureuses ont aussi leurs limites et ce n'est pas avec de tels livres que l'on peut argumenter une analyse raisonnée..

L'ouvrage est organisé chronologiquement, de l'adolescence du jeune Adolf (avec les problèmes familiaux bien connus qui furent les siens) à sa prise de contrôle du Deutsche Arbeitpartei dans le Munich enflammé de l'immédiat après-guerre. Les descriptions sont brèves et les affirmations rapides ("Hitler est entouré de personnages venus on ne sait d'où, disparus on ne sait comment") : elles donnent le ton de l'ensemble du livre. Au fil de la montée vers le pouvoir, on croise ainsi les futurs dirigeants du Reich et ceux qui furent éliminés ("Nuit des longs couteaux"), les femmes d'Hitler et celles de ses proches (Ah ! Les femmes ! Gross malheur ...), le petit personnel qui entoure le dictateur. Des individus interlopes, tous atteints d'incapacité physique ou d'indigence intellectuelle, écartelés entre le goût du pouvoir, l'avidité matérielle et les problèmes sexuels (Ah ! Le sexe ! Gross malheur aussi ...).

Quelques exemples ? Goebbels et son épouse, la "belle Magda" dont le nom "s'ajouta ainsi à la longue liste des conquêtes, jamais prouvées, que l'on prête au maître du Reich". Goering, dont "le jovial embonpoint ne devait pas faire illusion : sa bonhommie n'était qu'apparente et il n'était pas moins brutal que les autres membres du gang". Dans son domaine de Karinhall, "sa franchise égalait sa balourdise". Le photographe du Führer, Hoffmann, dont "le goût pour la boisson et sa réputation de coureur de jupons ne gênaient pas Hitler, qui dégradait sans complexe les généraux mais passait tout aux vieux camarades". Tous sont décrit sur le même mode : "Des hommes sans foi ni loi qui composaient l'essentiel du personnel hitlérien à son plus haut niveau", ou "des aventuriers, des gens de sac et de corde, des coquins dont la politique avait fait des assassins". A côté des puissants, il y a aussi les petits, des dizaines de chauffeurs, cuisiniers, secrétaires, gardes du corps, médecins, surtout soucieux de grapiller quelques avantages personnels ; mais aussi des célébrités, des femmes souvent d'ailleurs (Hanna Reitsch, Leni Riefenstahl, Magda Schneider), sans oublier les "amantes" : Geli Raubal et Eva Braun, qui, à quinze ans d'intervalle, toutes deux se suicideront (Ah ! Encore ! Le sexe va si bien avec le suicide ! Mais toujours Gross malheur !).

Probablement y a-t-il une part de vérité dans ce volume ? Mais aucune note d'explication ou de référence, aucune mention de sources d'archives (on doute d'ailleurs qu'il en ait été fait usage), quelques vagues ouvrages généralistes indiqués en "Lectures utiles", dont on se demande ce que certains viennent faire dans cette liste... Ce n'est pas avec cette publication (qui peut faire penser aux titres de certains navets franco-italiens érotico-sado-maso des années 60 ou 70, ou à cette célèbre caricature d'un mensuel de jardinage à la même époque, "Le Führer vous parle de ses Vert-de-gris") que vous découvrirez Hitler et les siens. Au mieux, à emporter sur la plage cet été pour sourire un moment devant tant de platitudes.

R. Porte

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 07:00

Combattant de la France Libre. Témoignage

Jean-Mathieu Boris

Couverture-de-l-ouvrage--Combattant-de-la-France-Libre-.jpg

Ancien de Bir Hakeim, Jean-Mathieu Boris témoigne ici de son engagement de Français Libre. Dans sa préface, Jean-Louis Crémieux-Brilhac fait référence à ces quelques volontaires qui rejoignirent de Gaulle dès juin 1940, cette "poignée d'aristocrates, quelques juifs éclairés et les pêcheurs de l'île de Sein". Par exemple, "sur 253 Français identifiés que se sont embarqués du 21 au 25 juin à Saint-Jean-de-Luz ou à Bayonne sur des cargos polonais, 35 au moins sont juifs et 20 d'ascendance nobiliaire". Jean-Mathieu Boris est l'un de ceux-là.

Au long de ce livre de souvenirs, l'auteur commence par raconter son arrivée à Angleterre ("Le 2 juillet, nous partons vers le centre de Londres en colonnes par cinq, précédés d'une pancarte 'French Volunteers for General de Gaulle's Army"), puis sa formation à Camberley et au Old Dean Camp ("Les pluies torrentielles ont tout transformé en bourbier"). Il écrit dans son carnet le 1er janvier : "Je pense à cette année qui a été la plus heureuse et la plus malheureuse de ma vie. C'est la première année de ma vraie vie". Il a 20 ans. 

C'est en octobre 1941 qu'il quitte l'Angleterre avec les galons d'aspirant pour rejoindre la 1ère Brigade française libre en Orient, mais il ne débarque finalement en Egypte qu'à la mi-décembre, après un long périple autour de l'Afrique par Le Cap, et termine se route en autocar jusqu'à Beyrouth, d'où il rejoint le 1er régiment d'artillerie à Damas. Dès que le régiment a reçu ses nouvelles dotations de matériels et de véhicules, les colonnes prennent la route du Caire, passe la frontière occidentale de l'Egypte et Boris campe en Libye le 25 janvier 1942. Il s'installe avec la brigade Koenig sur le site de Bir Hakeim, organise sa position et participe aux "Jock Columns" jusqu'au début du siège, terrible. Le 27 mai, les Germano-Italiens attaquent. Il connaît toutes les péripéties de la bataille et note le 4 juin après un bombardement : "De ce jour et à travers tous les combats qui ont suivi, j'ai toujours tout fait pour éviter de montrer la peur qui allait souvent m'étreindre". Il participe à l'évacuation de la position dans la nuit du 10 au 11 juin, avec "les deux tracteurs restés intacts auxquels je fais attacher les deux derniers 75 utilisables". L'exfiltration est meurtrière, et Jean-Mathieu Boris en donne plusieurs exemples. Quelques jours plus tard, replié en Egypte, il reçoit sa première citation et sa Croix de guerre. La guerre crée aussi des situations inattendues et, à l'hiver suivant, comme simple aspirant, il lui arrive de commander le territoire du Djebel druze, et donc les formations autochtones : "Chaque matin, des chefs d'escadron à quatre galons [venaient] me présenter leurs respects".

C'est ensuite la campagne de Tunisie et, le 20 mai 1943, le défilé de la victoire dans la capitale du protectorat. En juin suivant, il est affecté à un nouveau régiment d'artillerie. C'est l'époque de la fusion entre les unités françaises de différentes origines. Il y est, "en dehors du colonel, le seul Français Libre". Promu lieutenant, il retrouve le Liban qu'il sillonne pendant plusieurs semaines, passe au Caire et rejoint Alger en décembre. Il se porte volontaire pour servir dans les troupes aéroportées et se prépare à être parachuté en France pour le BCRA, mais rejoint finalement les Commandos de France. A la suite de contre-ordres successifs, ce n'est toutefois qu'en octobre 1944 qu'il débarque dans la rade de Toulon et retrouve la métropole. Remontant vers le Nord-est, c'est en Jeep qu'il participe aux combats des Vosges et d'Alsace à l'hiver 1944 avec la brigade de choc de la 1ère Armée. Après le nettoyage de la poche de Colmar, il reçoit sa quatrième citation et la croix de la Légion d'honneur des mains du général de Lattre de Tassigny. Il a 24 ans. Quelques combats, toujours sous les ordres du colonel Gambiez, en Allemagne en direction de l'Arlberg en avril et c'est la capitulation allemande. "Enfin, j'ai l'immense honneur de défiler le 18 juin 1945 sur les Champs-Elysées à la tête du 1er commando de France".

Ce volume témoigne modestement d'un engagement hors norme à l'époque. Le récit des combats est fait sans excès de vocabulaire et l'auteur sait reconnaître qu'entre les périodes d'engagements intenses, il y a celles de calme et de repos, les séjours loin du théâtre des opérations, la naissance de solides amitiés et la rencontre de l'amour. Il apporte quelques exemples éclairant sur des phénomènes connus (déficit en matériels entraînant une subordination de fait aux Britanniques, complexité des relations entre "anciens" de la France Libre et de l'Armée d'Afrique, etc.) tout en faisant preuve d'une extrême humilité. Un beau témoignage.

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

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Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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