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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:16

L'artillerie sur la toile...

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La fédération nationale de l'Artillerie (FNA, http://fna.artillerie.asso.fr) se montre particulièrement active sur la toile depuis quelques années et est à l'origine d'un véritable "bouquet" de sites.

- http://amad.artillerie.asso.fr est le site de l'association des amis du musée de l'artillerie de Draguignan, essentiellement tournée vers le soutien financier du musée, le développement des collections et le rayonnement de ce patrimoine.

- http://basart.artillerie.asso.fr permet de répondre plus directement aux questions et sollicitations du grand public. Il s'agit d'une base de données qui accueille désormais près d'un millier d'articles.

- http://musee.artillerie.asso.fr, qui a pour but de faire connaître les activités du musée.

- http://cesane.artilleris.asso.fr, conçu comme un point de rencontre pour les "anciens" de l'artillerie sol/air et un mémorial des FTA et de la DCA.

Tous ces sites sont accessibles à partir d'un portail commun : http://www.artillerie.asso.fr

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:10

12 août 1944

Nantes, ville libre

Jean-Claude Terrière

Couverture-de-l-ouvrage--12-aout-1944---Nantes--ville-libr.jpg

Essentiellement rédigé à partir des rapports et souvenirs personnels de Gilbert Grangeat, jeune commandant FFI de la place de nantes à l'été 1944 (il a à peine plus de 22 ans !), ce livre présente un tableau et un bilan sans doute complet de l'action des mouvements de résistance, des maquis et des agents du BCRA comme des Jedburghs dans la capitale des ducs de Bretagne et ce qui était en 1944 le département de la Loire-inférieure. La documentation personnelle de Gilbert Grangeat est heureusement complétée par l'appel à diverses sources et fonds, publics et surtout privés, et le recours (ponctuellement) aux témoignages des acteurs et témoins aujourd'hui survivants.

Il est ainsi possible de suivre le jeune résistant de son engagement dans l'armée d'armistice en 1942 à son entrée dans le mouvement Libération Nord en janvier 1943, ses contacts avec l'Armée secrète, les bombardements de Nantes par les Alliés, la prise de responsabilité croissante dans son département, les relations avec Londres (France Libre et Britanniques), les rencontres toujours plus problématiques et délicates avec d'autres animateurs et responsables de réseaux, l'installation du maquis de Liffré et l'arrivée des Jedburghs, la question de la poche de Saint-Nazaire, etc. La création du 5e bataillon FFI au début de l'été 1944 ouvre une nouvelle période, marquée par un engagement militaire accru et un développement des actions de renseignement au profit des Alliés (Américains) désormais très proches. On trouve par exemple, p. 105, l'organigramme détaillé du 2e bureau FFI dans la région.  Au début du mois d'août, les contacts avec la préfecture se multiplient afin de préparer la libération proprement dite de la ville, et le maintien de l'ordre public. Tout n'est cependant pas si facile : "Si la foule (les quelques Nantais à avoir bravé les bombes) s'abandonna à l'enthousiasme, nous connaissions les plus graves soucis qu'un militaire peut connaître : l'impuissance du fait du manque de moyens".

De nombreux encarts détaillés (dont une série de textes rédigés de la main de Gilbert Grangeat), des reproductions de documents, des citations, des tableaux émaillent et complètent le texte courant. La dernière page annonce la suite de la carrière de Gilbert Grangeat : décoré de la Légion d'honneur à 23 ans pour faits de guerre, il demande son intégration dans l'armée d'active et rejoint l'Algérie pour devenir officier des Affaires indigènes. A la fin de l'ouvrage, une bibliographie ciblée et un index complet apportent une utile plus-value à cet excellent ouvrage d'histoire régionale, qui éclaire d'un jour nouveau un épisode peu connu de la fin de la Seconde guerre mondiale dans l'ouest de la France et peut constituer un "cas d'école" tout-à-fait intéressant à étudier.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:05

20.000 soldats sous la terre

Peintures murales et graffitis des fortifications de Thionville, Metz et Strasbourg

Michaël Séramour

 Couverture de l'ouvrage '20 000 soldats sous la terre'

 

J'ai eu le plaisir, à la fin de l'année 2010, de faire partie du jury de soutenance de thèse de Michaël Séramour, et j'avais souhaité, à la fin de mon intervention, qu'il puisse rapidement mettre à la disposition du public le résultat de ses monumentales recherches. C'est désormais chose faite, et il faut remercier les éditions Serpenoise d’offrir au public ce superbe album d’un peu plus de 200 pages. L’ouvrage s’ouvre sur une carte en double page présentant le détail des ensembles fortifiés français et allemands en 1914 entre Epinal, Verdun, Metz et Strasbourg, mais ne traite finalement que d’une partie de la thèse : les fortifications de la région de Thionville, les ceintures intérieure et extérieure de Metz et la place forte de Strasbourg. Il faut dire que ces puissantes installations, utilisées successivement depuis leur construction par les Allemands, les Français, éventuellement les Américains après 1945 et qui ont vu passer des travailleurs forcés d’Europe orientale pendant la Seconde guerre mondiale, sont celles qui offrent le plus large panel de dessins, peintures murales et graffitis.

Tous les groupes fortifiés ont été longuement visités, au cours de véritables expéditions de spéléologie, des plans ont été dressés pour la plupart d’entre eux et sont reproduits dans l’ouvrage, un positionnement précis du moindre dessin a été réalisé, tous ont été photographiés, inventoriés, classés. Cela donne un ensemble magnifique, illustré par des centaines de photos originales, toutes d’excellente qualité. On reste muet devant le réalisme des paysages qui représentent les panoramas de tir des abris du chemin de ronde du petit groupe fortifié d’Illange, devant la fraicheur des saynètes du foyer des officiers du fort de Champagne près de Metz, devant la précision des blasons qui ornent le foyer de la Feste Prinzregent Luitpold ou devant la richesse des peintures murales de fort Kronprinz (devenu fort Foch par la suite) de Strasbourg.

Ce travail exceptionnel, très vraisemblablement exhaustif, d’archéologie du XXe siècle ne pouvait être réalisé que par un passionné. Et il en a fallu de la passion à Michaël Séramour pour réaliser, avec une petite équipe d’amis et de bénévoles, au cours d’une dizaine d’années, à travers des milliers de photos, cet extraordinaire inventaire de notre patrimoine. La plupart des sites ont été fermés ces dernières années, pour des raisons de sécurité. Quelques uns sont difficilement entretenus et restent partiellement accessibles au public grâce au dévouement d’associations locales. Avec le temps, l’action des éléments, voire les dégradations volontaires, ces merveilleux dessins disparaissent et la mémoire s’estompe : c’est à Michel Séramour que nous devrons bientôt d’avoir conservé l’image réelle, in situ, de ces peintures murales et graffitis, ultimes témoignages des dizaines de milliers de soldats qui tinrent garnison en ces lieux.

L’album (40 euros) est en particulier disponible par correspondance auprès des éditions Serpenoise, 3 avenue des deux fontaines, BP 70090, 57004 Metz cedex 1.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:00

Nous poursuivons notre "tour de France" des maisons d'édition que l'on qualifie de "petites" (par la surface financière), mais qui sont en réalité "grandes" (par la passion de leurs animateurs). Rencontre aujourd'hui avec :

Eric Labayle

ANOVI

(Indre-et-Loire)

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Question : Les éditions ANOVI existent depuis une dizaine d'années. Quelles sont les grandes collections et comment sélectionnez-vous les titres de vos ouvrages pour faire évoluer votre catalogue ?

Réponse : Les éditions Anovi ont été fondées en 2001 (premier titre, Carnets de guerre de Georges Curien, territorial vosgien, a été publié en novembre 2001). Nous travaillons autour de trois axes principaux : témoignages, biographies et monographies. Cela nous amène à publier sur des sujets plutôt précis, sans forcément chercher à concurrencer la "grande" édition. Il n'est en effet pas question pour nous de publier à nouveau Ceux de 14 de Genevoix, ni un traité global sur l'histoire de la Grande Guerre. D'autres s'en sont déjà chargés, et sans doute mieux que nous ne saurions le faire.

Nous sélectionnons les travaux qui nous sont proposés en fonction d'un critère qui est en fait une question : cet ouvrage apporte-t-il quelque chose à la connaissance et à la compréhension de la période historique qu'il aborde ? Cela nous laisse une grande latitude pour le choix de nos publications. Tel témoignage, par exemple, n'aura pas une grande valeur littéraire, mais il apportera un éclairage précieux sur les mentalités et les pratiques d'un corps social. Tel autre nous renseignera sur un épisode peu connu de la Grande Guerre, etc. En tant que "petit" éditeur, nous devons nous démarquer en tablant sur l'originalité de nos publications et sur leur qualité.

Question : Pour un "petit" éditeur, le problème n'est-il pas celui de la diffusion ? Comment procédez-vous pour faire connaître vos productions au public ?

Réponse : La diffusion est le talon d'Achille de toute l'édition. Et il y aurait beaucoup à dire sur le sujet ! Pour ce qui nous concerne, nous travaillons avec un diffuseur institutionnel, mais cela n'est pas suffisant. Il nous faut donc aller à la rencontre du public, que ce soit sur le web (par notre bouquet des sites web d'histoire ou par notre catalogue en ligne www.anovi.fr), dans les salons du livre, ou bien en organisant des événements (conférences prononcées par nos auteurs, cafés-histoire, etc.). C'est un travail extrêmement lourd, mais dont les enjeux sont vitaux.

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Question : Etant donné votre expérience dans ce domaine, pensez-vous que le livre d'histoire soit toujours apprécié et conserve un avenir "commercial et intellectuel" ? Est-ce un créneau susceptible encore de se développer ?

Réponse : J'apporterai une réponse de Normand à cette question : oui et non. D'un point de vue commercial, il est illusoire d'espérer faire de l'édition de livres d'histoire une activité lucrative. Néanmoins, dans la crise actuelle que traverse le monde de l'édition, les éditeurs d'histoire s'en sortent un peu mieux que ceux qui publient des ouvrages de littérature, car ils bénéficient d'une clientèle de passionnés, certes restreinte mais fidèle et "ciblée".

Le problème qui se pose actuellement ne concerne pas que l'édition d'histoire. Il s'agit de la désaffection globale de nos contemporains pour l'écrit. On zappe, on s'étale devant la télévision, on va s'époumoner dans les tribunes d'un stade de foot ou bien on prévoit de passer des vacances aux antipodes ... Dans ce contexte, le livre (et plus généralement la culture) est laissé pour compte. Pour que le livre d'histoire se développe, il faut inverser la tendance et faire de la curiosité intellectuelle une valeur aussi forte que Secret Story...

Question : Dans votre politique éditoriale, accordez-vous une place particulière aux jeunes auteurs et chercheurs ? Percevez-vous l'émergence d'une "relève" et comment l'expliquez-vous ?

Réponse : Oui, nous accordons une place importante aux jeunes auteurs. Mais cela n'est pas particulier à Anovi. De nombreux "petits" éditeurs font de même. Nous avons notamment publié plusieurs mémoires de maîtrise dont nous sommes très fiers, car ce sont des travaux remarquables, qui abordent des sujets originaux avec des points de vue très stimulants. Il existe bien une "relève", mais le regard que je porte sur elle est très contrasté. Je ne sais pas si cette "relève" est prometteuse ou non. Tout ce que je sais, c'est que notre travail d'éditeur est de lui faire confiance et de l'accompagner pour lui permettre de prendre sa place dans le débat historique.

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Question : Y a-t-il, dans l'ensemble de votre production un livre dont vous soyez particulièrement heureux ou fier de l'avoir imprimé et diffusé ? A courte et à moyenne échéance, quelle politique éditoriale allez-vous développer et quels sont vos axes d'efforts en termes de publications ?

Réponse : Je serais capable de défendre bec et ongles tous les ouvrages que j'ai publiés, car je les ai choisis et, malgré leurs inévitables défauts et leurs non moins inévitables lacunes, ils comportent tous un "petit plus" qui, à lui seul, justifie les risques pris pour leur édition. Si je ne devais citer qu'un titre d'Anovi concernant la Première Guerre mondiale, ce serait peut-être Par la plume et par l'épée, qui est à la fois une biographie et un témoignage, et qui propose à son lecteur un voyage émouvant et pétillant dans l'univers d'un écrivain boulevardier de la Belle Epoque, ... jusqu'à sa mort sur la Somme en 1916.

Quant à la ligne éditoriale d'Anovi, il n'est pas question de la faire évoluer, car il ne nous semble pas que nous en ayons exploré tous les contours. Et il reste encore tant de beaux projets dans nos cartons...

Eric, merci pour cette franchise de ton, et surtout plein succès dans vos prochaines initiatives.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:10

Les guerres médiques

499-449 avant J.-C.

Peter Green

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Cette réédition au format "poche" d'un ouvrage paru en 1996 nous apporte un immense "bol d'air".

A trop travailler sur les conflits des 19e au 21e siècles, nous risquons un effet de saturation ; et à trop avoir l'oeil sur les guerres les plus récentes, nous risquons d'oublier quelques fondamentaux. Certes, nous continuerons à privilégier les campagnes récentes, mais, une fois n'est pas coutume, accordons-nous une pause...

Voici donc le récit de ces cinquante extraordinaires années de guerre entre les irréductibles cités grecques et le plus formidable empire de son temps. "Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois", la formule est entrée dans l'Histoire (avec un "H" majuscule), témoignage de la volonté d'indépendance des peuples grecs et souvenir du sacrifice de 7.000 Spartiates et Thébains affrontant les quelques 300.000 soldats et mercenaires de Xerxès Ier. Les batailles de Marathon et de Salamine, la reconstitution des forces détruites au combat par la levée de nouvelles unités, les débats politiques sur l'agora, l'appel à l'aide (souvent ignoré) aux Carthaginois, les discours de Thémistocle, le rôle de Léonidas, tout y est et le texte courant est parsemé de nombreux extraits des récits antiques. Les esprits chagrins diront, peut-être, d'Hérodote n'est pas toujours absolument crédible. Sans doute. Mais ne peut-il pas y avoir une part de mythe dans toute épopée ?

On peut regretter que les cartes (par ailleurs très claires puisque dessinées au trait noir) soit reproduites si petites, ce qui rend difficile la lecture des légendes et des noms. La bibliographie et le riche appareil de notes contribuent à donner à l'ouvrage toute sa densité. Pour 11 euros, un grand bond dans le passé, une machine à remonter le temps, une référence dans l'histoire des grandes campagnes de l'humanité.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:00

La collaboration militaire française

dans la Seconde guerre mondiale

Krisztian Bene

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Il ne s'agit, pour une fois, ni des mémoires plus ou moins enjolivées de l'un des acteurs, ni d'un gros titre à la Une pour faire vendre un magazine, mais d'une étude académique, directement tirée d'une thèse de doctorat. Krisztian Bene, responsable des études de français à l'université de Pécs en Hongrie, précise dans son introduction que "le souci d'impartialité a toujours constitué ma principale préoccupation" et il souligne que les ouvrages de "Jean Mabire et Eric Lefèvre ... appartiennent davantage à la littérature romanesque qu'au genre historique". Il insiste sur la nécessité de puiser les plus largement possible aux archives officielles et de croiser les sources, et a exploré les fonds des archives nationales, du SHD, de l'IHTP et surtout des Bundesarchiv-Militärarchiv allemandes de Fribourg (Brisgau), jusqu'à ce jour, paradoxalement, largement ignorées, semble-t-il, par les chercheurs français.

Après avoir brièvement retracé dans une première partie l'évolution de l'extrême-droite radicale et des ligues nationalistes durant l'entre-deux-guerres (avec d'ailleurs quelques raccourcis historiques pour le moins trop rapides), il souligne que l'influence de ces mouvements "ne s'exerce que sur une frange réduite d'une opinion française majoritairement républicaine", puis observe les conséquences immédiates de la défaite de juin 1940 et les premiers pas collaborationnistes de Vichy, de son gouvernement et surtout des partis ou journaux qui à Paris s'en réclament.

Il rentre dans le coeur de son sujet à partir de la page 52 et étudie d'abord la L.V.F. (création, financement, recrutement, composition sociologique, etc.) puis, après s'être intéressé à son instruction militaire, aborde la question de son déploiement et de son engagement sur le front de l'Est (quelques chiffres : 120 croix de fer attribuées, 500 morts au combat, mais aussi quelques crimes de guerre contre les populations civiles). La Légion tricolore et la Phalange africaine sont ensuite rapidement traitées, leur rôle proprement militaire étant resté mineur. Krisztian Bene consacre une longue partie à la Milice française, "l'armée de la guerre civile". Celle-ci est étudiée dans ses origines, sa composition sociale, son organisation et son armement, puis ses activités contre les maquis jusqu'à la disparition de ses derniers éléments en Italie du Nord au printemps 1945.

La dernière grande partie traite de "La collaboration militaire en mains allemandes" avec la Sturmbrigade Frankreich, la division Charlemagne jusqu'aux derniers combats de Berlin en avril 1945. Il brosse enfin le portrait des autres organisations militaires ou para-militaires allemandes au sein desquelles servirent des Français, en nombre plus ou moins important : N.S.K.K., Kriegsmarine, organisation Todt, division Brandenbourg, 21e Panzerdivision, Légion Speer, DCA ferroviaire, et quelques unités atypiques comme le Benzen Perrot en Bretagne ou la Brigade nord-africaine engagée contre les maquis du Massif Central.

"Les douze exécutions de Bad Reichenhall" sont évoquées dans un ultime chapitre consacré au "Destin de la collaboration militaire après la guerre", avec l'épuration et les procès, la création à l'été 1948 pour servir en Indochine du Bataillon d'infanterie légère d'outre-mer (BILOM), la place relative de ces anciens soldats "dans le mauvais camp" au sein de la Légion étrangère. En conclusion, l'auteur donne en particulier un bilan numérique : cette collaboration militaire a concerné, selon les estimations, entre 29.360 et 34.360 hommes, chiffre qu'il est difficile de préciser, en particulier du fait des doubles appartenances et des mutations d'un corps à l'autre. La Benzen Perrot et la Brigade nord-africaine, avec respectivement 100 et 150 hommes, sont les plus petites formations, et la division Charlemagne, avec de 7 à 8.000 hommes (mais pas tous combattants), de loin la plus importante.

Le texte courant est complété par différentes annexes, dont une série de biographies sommaires qui vont bien au-delà de la seule collaboration militaire (mais que vient faire François Coty, mort en 1934, dans cette liste ? Ou Léon Degrelle, fondateur du Rex belge et de la Légion Wallonie ?). Parmi les 45 annexes qui suivent (relatives à la L.V.F., à la Légion Tricolore, au S.O.L. et à la Milice, à la Phalange africaine et aux unités de la Waffen S.S., on relève le nombre de textes réglementaires et législatifs reproduits, ainsi que des états nominatifs et des organigrammes. On compte enfin une quinzaine de pages de références d'archives et de bibliographie, avant un index très complet.

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L'auteur a bien voulu répondre à quelques questions complémentaires :

Question : Comment un universitaire hongrois en vient-il à travailler sur la collaboration militaire française pendant la Seconde guerre mondiale et comment votre thèse a-t-elle été reçue par vos homologues des universités hongroises ?

Réponse : Le choix du sujet de thèse et le travail lui-même sont le fruit d'une longue histoire, remontant au tout début de mes études doctorales, où moment où j'ai dû choisir dans quel domaine particulier développer mes recherches. Titulaire de maîtrises en français et en histoire, intéressé par la Seconde guerre mondiale depuis longtemps, je voulais approfondir mes connaissances sur la question de la participation française au conflit et éventuellement ajouter quelques nouveaux résultats à l'étude de cette histoire apparemment bien connue. En débutant mes recherches en France, j'ai vite compris que l'histoire de la collaboration, malgré les efforts de quelques historiens français et étrangers de grande envergure, était bien moins connue. Finalement, j'ai opté pour l'aspect militaire de la collaboration dans la mesure où ce chapitre extrêmement intéressant de l'histoire militaire française n'avait pas encore été traité de manière scientifique, excepté le travail de Giolitto dont l'ouvrage a constitué une bonne base de départ pour mes recherches.

En Hongrie, la langue et l'histoire française sont relativement peu connues. Ainsi, mon travail y a été bien reçu, car il est apparu comme inédit et, pour tout dire, presque "exotique". Les encouragements de mes collègues et des membres de mon jury de soutenance me laissent à penser que la version hongroise de mon livre (qui va paraître prochainement) peu constituer un pas important vers une meilleure connaissance des questions françaises par les Hongrois.

Question : Vous faites état dans votre introduction de l'exploitation des archives militaires allemandes de Fribourg, que les historiens français n'auraient que très peu consulté auparavant. Comment l'expliquez-vous et qu'avez-vous trouvé de particulier, de complémentaire ou de significatif dans ces archives ?

Réponses : Je suis persudé qu'un certain nombre de collègues français ont déjà réalisé des recherches dans les archives militaires allemandes, mais, selon mes connaissances, aucun d'eux n'avait systématiquement exploité les fonds concernant la collaboration militaire. Je suppose que ce manque d'intérêt peut s'expliquer par les difficultés linguistiques d'une part et une "pudeur" française d'autre part. Indéniablement, sans une bonne connaissance des dossiers conservés dans les archives de Fribourg, on ne peut pas reconstituer de façon fiable l'histoire des volontaires français servant dans les forces armées allemandes. Les journaux de marche des unités allemandes comportant des volontaires français et ceux des unités françaises placées au sein de l'armée allemande, confrontés à un certain nombre d'études contemporaines rédigées par des officiers allemands et aux souvenirs des anciens combattants (notamment ceux de Robert Soulat, en langue allemande) permettent de procéder à d'indispensables recoupements.

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Question : Justement, a contrario, quelle crédibilité et quelle place accordez-vous aux témoignages et récits plus ou moins romancés déjà parus sur ce thème?

Réponse : Je dois avouer que l'orientation parmi ces oeuvres (de plus en plus nombreuses depuis un certain temps) a été un travail difficile. Si on peut effectivement y trouver des informations très précieuses, certains témoignages n'ont qu'une crédibilité minimale. Par conséquent, j'ai décidé de ne pas travailler sérieusement avec ces livres avant d'avoir terminé mes recherches dans les archives. Car seule la comparaison des résultats issus de celles-ci avec les informations trouvées dans les témoignages m'a permis de procéder à une sérieuse sélection et hiérarchisation. Finalement, j'ai établi trois catégories : les livres inutilisables, à cause du manque de crédibilité ou de contenu pertinent ; ceux utilisables avec des restrictions, certains éléments étant confirmés par les archives ; et finalement les livres utiles, dont la crédibilité est presque totale et dans lesquels on ne rencontre pas de déformation idéologique volontaire. Naturellement, ces derniers sont très peu nombreux. En outre, l'honnêteté intellectuelle ne signifie pas forcément que l'auteur avait une connaissance parfaite ou générale des événements, qu'il était complétement objectif ou qu'il n'a pas subi d'influences extérieures. Mais, bien évidemment, la présentation des seules informations retrouvées dans les archives aurait privé de lecteur de la compréhension de certaines motivations individuelles. Les extraits cités de ces ouvrages constitue donc une part importante, et je crois intéressante, de mon travail.

Question : Vous étudiez une grande diversité d'organisations. Les "hiérarchisez-vous" dans la collaboration et quelles différences établissez-vous entre des formations aussi différentes que la Phalange africaine, la division Charlemagne ou l'unité Perrot ?

Réponse : Il a existé, c'est vrai, un grand nombre d'unités françaises au service des intérêts allemands. J'ai fait le choix de les mentionner pratiquement toutes. Bien évidemment, cela ne veut pas dire que leur importance a été égale. La structure de mon livre suit avant tout un ordre chronologique, mais la longueur des chapitres et des sous-chapitres témoigne de l'importance relative de ces unités. Les formations de premier ordre, traitées le plus longuement, ont été la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), la Milice française et les unités françaises de la Waffen -SS. Les unités moins importantes, mais méritant une attention particulière ont été la Légion tricolore et la Phalange africaine, dont la création est liée à la volonté du gouvernement de Vichy de prendre une part plus active à la collaboration militaire tout en la contrôlant, alors qu'elle était initiée à ses débuts par les seuls partis collaborationnistes de Paris. Les autres unités ne sont traitées que succintement. Cette décision peut sembler paradoxale, car certaines d'entre elles (comme la NSKK ou la Kriegsmarine) regroupaient plusieurs milliers de volontaires. Cependant, ces derniers n'ont que très peu connu le feu et étaient surtout voués à des missions de quasi-supplétifs à l'arrière. En même temps, je pense que leur histoire détaillée reste encore à écrire.

Question : Dans votre conclusion, vous évoquez un chiffre total oscillant entre un peu plus de 29.000 et 34.000 hommes engagés dans cette collaboration militaire. Le différentiel de 5.000 hommes, à cette échelle, semble énorme. Comment l'expliquer, et ne peut-on préciser ces chiffres ?

Réponse : La question est très pertinente. Cette différence semble vraiment énorme, mais il faut avoir à l'esprit tout d'abord que de très nombreux anciens combattants collaborationnistes ont été très intéressés par "l'effacement" de leur passé. Il y a relativement peu de sources nominatives fiables et précises sur les volontaires servant dans ces unités. Parfois, on a de la chance : on connait ainsi assez précisément l'effectif de la LVF ou du Benzen Perrot. Mais, dans la majorité des cas, il ne reste aucun registre listant les noms de ces volontaires. Il est donc nécessaire de procéder à des estimations, que l'on affine progressivement parfois, en croisant les informations disponibles, souvent assez vagues. Enfin, il ne faut pas oublier que de nombreux volontaires ont été versés successivement dans plusieurs unités différentes, ce qui complique la situation. S'il serait certainement plus rassurant et confortable d'évoquer des chiffres précis, les principes du métier d'historien me font dire qu'il faut garder la marge de doute et travailler à partir de ces estimations, certes aléatoires mais certainement les plus fidèles en l'état actuel de nos connaissances sur la question.

 

Merci Krisztian pour ces longues réponses, et bon courage pour la poursuite de vos travaux.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:15

Premier atelier doctoral international

Center for Policy Research

New Dehli, 23 juillet - 3 août 2012

INDE

Les nations émergentes ne le sont pas seulement dans le domaine économique. Si vous disposez de quelques moyens financiers et d'un peu de temps libre, le premier atelier doctoral international du C.P.R. vous est ouvert. Les candidatures (à renvoyer d'urgence, avant le 8 juin !) sont à adresser par courrier électronique à : cprsecuritystudies@gmail.com et doivent comprendre vos coordonnées personnelles, un CV de deux pages et une présentation en 3.000 mots de vos travaux de recherche. Les organisateurs précisent que les trajets intérieurs en Inde et l'hébergement sur place sont pris en charge par le C.P.R.

Les thèmes couverts au cours de cette semaine sont extrêmement variés : définition et nature des forces armées, les guerres conventionelles et irrégulières, la stratégie nucléaire, le renseignement, etc.

Pour tous renseignements complémentaires : www.cprindia.org

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:10

Churchill contre Hitler

Norvège 1940, la victoire fatale

François Kersaudy

Couverture-de-l-ouvrage--Churchill-contre-Hitler-.jpg

Heureuse initiative que de rééditer dans la collection Texto ce volume paru pour la première fois en 1987. Grand spécialiste de Churchill (dont il a une vision assez classique) et parfaitement anglophone (il a été professeur à Oxford), François Kersaudy revient sur un épisode généralement peu développé dans les livres d'histoire de la Seconde guerre mondiale : celui des combats entre l'Axe et les Alliés en Norvège au printemps 1940.

Partant de la situation géographique du royaume de Norvège, neutre et presque désarmé, l'auteur nous entraîne dans une histoire tout à la fois militaire, politique et diplomatique. Au fil des pages, on découvre mieux la complexité de la personnalité de Quisling, futur dirigeant collaborationniste mais pourtant ancien officier et humaniste (il travaille avec Nansen) devenu homme politique,  qui propose à Hitler lors d'un tête-à-tête en décembre 1939 de le soutenir dans une tentative de coup d'Etat. On assiste à la réunion du gouvernement norvégien, le 8 avril 1940 à 1h30 du matin, lorsqu'il est avéré que des navires de guerre allemands entrent dans les eaux territoriales norvégiennes. On partage les doutes et les inquiétudes du roi Haakon VII, en particulier lorsque le Reich exige dans un ultimatum, le 10, que Quisling soit nommé chef du gouvernement. On suit pas-à-pas les réactions britanniques (et marginalement françaises) : "Quoi qu'il arrive à Narvik, l'essentiel est maintenant l'assaut et la capture de Trondheim", écrit Churchill, la semaine suivante, au commandant en chef de la Home Fleet. Parmi les aspects mis en valeur, par exemple, on note le désarroi de la population et des nombreux volontaires qui se présentent dans les bureaux de recrutement mais que l'administration militaire n'a pas les moyens d'armer.

Un très bon livre, qui sous certains aspects secondaires peut parfois être considéré comme dépassé par les derniers progrès de l'historiographie, mais qui demeure une référence absolument incontournable.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 07:00

Articles et discours de guerre

(1914-1918)

Georges Clemenceau

Couverture de l'ouvrage 'Articles et discours de guerre'

Voilà une très heureuse réédition. Sur le plan purement matériel et formel, tout d'abord, le livre est beau. Le papier est d'excellent qualité, la police d'écriture agréable, l'iconographie adaptée : presque un ouvrage pour bibliophile, en tout cas un volume que l'on a plaisir à prendre en mains et à feuilleter.

Sur le fond, il s'ouvre sur une solide introduction du professeur Jean-Jacques Becker. Celui-ci replace dans leur contexte l'ensemble de la carrière de Clemenceau, et en particulier la période couverte par les textes réédités. On constate ainsi qu'il cesse toute activité éditoriale à partir de sa nomination comme président du Conseil et ministre de la Guerre et que les derniers textes sont généralement des extraits de discours officiels (avec quelques échanges au parlement, un peu plus "pimentés"). On ne présente plus Clemenceau, orateur et polémiste hors pair, craint ou adoré, ayant parfois "la dent dure" mais toujours le goût de la formule et le sens de la réplique qui fait mouche, maniant avec une rare aisance une langue très classique. Sélectionnons quelques exemples. Après la bataille de la Marne, alors que le Service de santé est de plus en plus critiqué : "Si je m'étais promis, en crivant cet article, de ne faire aucune personnalité et de ne mettre en cause aucun établissement, je pourrais citer des faits qui surprendraient douloureusement le public. Je ne me résoudrai à préciser que si les améliorations qu'on annonce continuent de n'être pas réalisées. En tout cas, j'ai le regret de dire que certains chefs responsables ne sont pour rien dans les réformes promises". On imagine l'ambiance dans les cabinets des hautes autorités... L'année suivante, alors qu'il incite "ceux de l'arrière" à contribuer activement au succès de l'emprunt de guerre : "Qu'il paye de son or, comme l'autre de son sang, et la France est sauvée". En 1916, au plus fort des combats devant Verdun : "Ce n'est plus la fameuse 'furie française' des anciens jours. Non. Rien que l'auguste impassibilité sculpturale du contrefort immuable où vient se briser la démence du plus furieux torrent. Ils étaient là, nos vrais grands hommes de France, étreignant le sillon auquel ils s'étaient donnés". A l'automne 1917 enfin, pendant que la France en guerre traverse sa plus longue crise gouvernementale et ministérielle : "M. Painlevé ne voit pas si simple. Son esprit a la rectitude d'un alambic où se distillent les fumées" ; ou, critiquant l'inflation du nombre de maroquins : "Nous faisons l'économie d'un sous-secrétariat d'Etat aux forces hydroliques. Il n'a pas encore été question d'un sous-secrétariat d'Etat aux réverbères .... Conçoit-on que, depuis trois ans, nous ayons pu nous passer d'un sous-secrétariat d'Etat à l'administration générale et d'un sous-secrétariat d'Etat au contentieux ? On frémit à l'idée du péril que, pendant si longtemps, ce défaut de sous-ministres a pu nous faire courir".

Celui qui, jusqu'au bout, malgré son âge et ses responsabilités, arpentera régulièrement les tranchées de première ligne et n'hésitera jamais à se rapprocher des poilus, deviendra le Père [de] la victoire. Ces Articles et discours de guerre doivent impérativement figurer dans toute bibliothèque consacrée à la Grande Guerre.

 

Dépliant 'Musée Clemenceau'-copie-1

Profitons de cette opportunité pour rappeler l'existence à Paris d'un petit musée trop méconnu. Il est installé 8 rue Benjamin Franklin, dans le 16e arrondissement (métro Passy ou Trocadéro), dans l'appartement même (resté en l'état) que Clemenceau a occupé pendant 35 ans, jusqu'à sa mort en 1929. On y remarque en particulier son imposante bibliothèque.

Pour tous renseignements : 01 45 20 53 41 ou musee.clemenceau@wanadoo.fr

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:10

Ennemis héréditaires

Amis pour toujours

BFA2

Cette journée d'études, organisée par le CREC / Saint-Cyr sur le thème de la coopération franco-allemande en matière de défense et de sécurité, se déroulera le jeudi 31 mai prochain en amphithéâtre Sabatier de l'Ecole militaire (Paris, 7e), de 09h00 à 17h00. Elle réunira de nombreux historiens, civils et militaires, mais aussi des spécialistes de la PESD et de la collaboration bilatérale. La matinée sera plutôt consacrée à la période 1806 / 1945, l'après-midi aux évolutions survenues depuis 1945.

Inscription obligatoire : 02 90 40 40 40 ou journee-francoallemande@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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