Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:05

L'espionnage en droit international

Fabien Lafouasse

  Couverture-de-l-ouvrage--L-espionnage-dans-le-droit-interna.jpg

Voilà un sujet bien délicat ! Or l'auteur, Fabien Lafouasse, réussit la prouesse de nous donner ici un ouvrage d’une très grande clarté, permettant de comprendre les arcanes du droit régissant les activités d’espionnage sous leurs diverses formes.

Toute sa réflexion s’ordonne autour d’un constat : le recueil clandestin du renseignement s’avère fondamentalement ambigu. Il constitue en effet une activité illicite, mais conduite à l’instigation des différents gouvernements qui la pratiquent tout en cherchant à s’en défendre. Or, au sein du droit international (coutumier et pas normatif), où le phénomène de mondialisation remet partiellement en cause le concept de souveraineté nationale, le droit de l’espionnage se révèle avant tout extrêmement pragmatique.

S’appuyant sur l’analyse poussée de nombreux cas concrets, étayée par de solides connaissances historiques, Fabien Lafouasse examine tour à tour les divers aspects de la question d’un point de vue juridique. Il s’intéresse d’abord à « l’espionnage réglé » en période de conflit armé, c’est-à-dire au cas des agents en temps de guerre. Il réfléchit ensuite aux différentes formes d’espionnage en temps de paix. Vient en premier l’espionnage depuis les espaces internationaux (haute mer, espace aérien international ou espace extra-atmosphérique) marqués par l’absence d’une quelconque appropriation étatique. Puis il aborde les atteintes à la souveraineté nationale à l’intérieur des frontières. Les actes d’espionnage aérien et maritime, avec notamment « l’intrusivité consentie » propre aux contrôles des accords de désarmement, constituent un troisième volet. Cet éventail de pratiques s’achève par l’analyse des activités de renseignement menées par des diplomates ou des membres d’organismes internationaux, qui bénéficient d’immunités plus ou moins larges.

L’auteur fournit à son lecteur, amateur éclairé ou juriste soucieux de se perfectionner dans un domaine très particulier, un instrument commode et complet permettant d’appréhender un sujet peu commun, qui touche à la fois au jus ad intelligentiam (le droit à pratiquer l’espionnage), au jus in intelligentia (les limitations à observer) et à la conduite des Etats envers leurs espions ou ceux de l’adversaire, essentiellement caractérisée par le principe de réciprocité. L’ouvrage, intelligemment construit, rédigé avec une grande clarté, comble ainsi une lacune qui existait en terme d’analyse juridique dans le domaine très particulier du renseignement.

Jean-François BRUN

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Renseignement - Espionnage
commenter cet article
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:00

Manuel de l'outil militaire

Jean-Vincent Brisset

Lettre776.jpg

Dans ce petit livre, qui se veut plus un outil pratique qu'une large synthèse, Jean-Vincent Brisset donne au non-spécialiste des définitions et des explications élémentaires. Il s'agit donc bien d'un "manuel", au sens propre du terme, qui s'adresse, avec succès, à tous les débutants.

En 200 pages, l'auteur présente d'abord l'ensemble des armes et équipements en dotation dans les trois armées, des armes individuelles du fantassin aux sous-marins, aux drones et aux systèmes d'information et de commandement. Il aborde dans une deuxième partie "L'organisation, les hommes et les concepts de la défense militaire", partant du national pour atteindre l'international, traitant des fournisseurs comme des budgets, des organismes interarmées comme des statuts du personnel, de la définition de l'ennemi comme du shéma théorique d'une opération. Chaque paragraphe est bref, chaque partie courte, le tout est rédigé dans un style agréable à lire et facile à suivre. Il explique dans son introduction : "S'il arrive qu'un exemple précis soit donné, c'est qu'il m'a paru démonstratif et représentatif ... Je n'ai pas toujours adopté la terminologie en viegueur en France, souvent plus verbeuse que précise et universelle ... Une place importante est faite aux matériels et aux armes, parce que c'est là que se situent les principales méconnaissances et c'est là aussi que le bon sens ne peut suffire".

L'objectif est indiscutablement atteint (j'ai déjà utilisé dès aujourd'hui ce manuel au profit de l'un de mes étudiants). Que les spécialistes ne s'irritent pas : ce livre n'est pas fait pour eux. Il est d'abord, et très judicieusement, destiné à ceux qui découvrent le monde militaire et les armées. En ce sens, il est une réussite.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Armes, unités, services
commenter cet article
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:15

Monument américain

Musée de la Grande Guerre

EXPO-MEAUX.jpg

L'exposition temporaire "Un cadeau des Américains à la France" du musée de la Grande Guerre de Meaux, consacréeau monement américain de la deuxième bataille de la Marne récemment restauré, a été ouverte le 19 mai dernier et restera en place jusqu'au 30 septembre prochain.

Ce dimanche, 1er juillet, à 15h00, Barbara Donné-Donati prononcera une conférence sur la restauration de ce "cadeau à la France".

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Première Guerre mondiale
commenter cet article
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:10

Cyberstratégie

L'art de la guerre numérique

Bertrand Boyer

Cyberstrategie.jpg 

Enfin un ouvrage qui, tout en brossant un tableau très complet de la "cybermenace", peut être lu par un béotien sans l'usage permanent d'un dictionnaire spécialisé !

Toute la première partie ("Livre I : Méthode stratégique et milieu") de l'ouvrage de Bertrand Boyer est en effet consacrée à une définition des termes, à l'étude théorique du lien entre "guerre" (classique) et "cyberguerre", à un rappel de l'historique de la question depuis la naissance d'Internet et à l'analyse des questions juridiques. C'est donc nanti d'un copeux viatique que le moins connaisseur des questions informatiques peut aborder les deux grandes partis suivantes : "De la nature de la cyberguerre" et "Les fondements de la cyberstratégie". On le fois, la démarche est très progressive et méticuleuse. Pris par la main, acompagné dans le raisonnement, le lecteur découvre les différentes définitions posibles de la cyberguerre, fait le point des spécificités tout-à-fait particulières de cet "espace" nouveau, classifie et décrypte les différentes catégories de "cyberguerre" à partir d'une typologie des actions offensives et défensives dans le monde "virtuel". Après avoir proposé "Les cinq piliers de la puissance numérique", l'auteur tente de faire un point de situation des mesures prises en Europe et en Amérique du Nord, puis pose un certain nombre de questions qui nous ramènent presque aux principes "fochiens" de la guerre ("L'impossible bataille décisive", "Prépondérance de l'offensive sur la défensive", "Primauté de la concentration des forces"), mais aussi à un constat (attendu mais inquiétant) sur l'instabilité et les risques de notre monde : "Se résoudre à ne pas contrôler le cyberespace" et "Gagner et maintenir la confiance en nos systèmes" : d'une part "la cyberguerre signe le retour de la manoeuvre, elle permet de redonner corps, au niveau tactique, aux théories offensives", mais aussi "l'analogie avec la période de la guerre froide est pertinente. Une forme de re-glaciation stratégique s'opère et nous renvoie au concept d'équilibre entre puissances numériques". Aujourd'hui, "l'heure est ... aux investissements à la fois financiers et humains ... Pour peser demain, il faut aujourd'hui résolument favoriser l'évolution de notre cadre de pensée, briser les codes qui régissent la stratégie et son rapport à la violence".

Un excellent ouvrage pour commencer à comprendre et approcher les données de ce qui sera, au moins en partie ou sous certaines formes, une des guerres de demain.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Stratégie et principes de la guerre
commenter cet article
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:05

La bataille de Stalingrad

Carnets du général Paulus

annotés et commentés par Boris Laurent

  La-bataille-de-Stalingrad.jpg

Voilà un livre aussi intéressant sur le fond qu'original dans la forme.

Longtemps présentée comme un véritable tournant de la Seconde guerre mondiale (mais ceci est aujourd'hui discuté), la bataille de Stalingrad a fait l'objet, dans toutes les langues, de nombreuses études selon un plan classique. Aujourd'hui, Boris Laurent nous livre un ouvrage qui, non seulement, permet bien sûr de suivre les événements, mais encore les analyse à travers les Carnets du maréchal Paulus, croisés avec de très nombreuses autres sources. Relevons simplement que les conditions de rédaction de ces Carnets (Paulus est alors prisonnier) pourraient avoir influé sur leur contenu.

Après une biographie assez complète du maréchal (40 pages), Boris Laurent divise son livre en six chapitres, suivis d'une conclusion ("Retour en arrière et résumé final") et d'un épilogue ("Paulus était-il l'homme de la situation ?"). Ces chapitres sont ordonnés chronologiquement : "Hitler et l'Angleterre : l'opération Seelöwe", "L'opération Barbarossa : études préparatoires et concentration à l'Est", "Adjoint au chef d'état-major général", "La marche sur Stalingrad", "Labataille d'encerclement - du 19 novembre au 12 décembre 1942. Tentera-t-on la percée ou attendra-t-on d'être dégagés ?", "La bataille d'encerclement - du 12 décembre 1942 au 2 février 1943. Va-t-on tenter la percée ou bien acceptera-t-on de se sacrifier ?". Les deux derniers chapitres, directement relatifs au déroulement de la bataille elle-même, se divisent chacune en une introduction spécifique, une analyse thématique des événements et une série d'annexes constituées par la reproduction d'extraits de documents d'époque. En pratique, l'insertion dans le corps du texte de documents et extraits de documents d'origines diverses (au lieu de reporter les annexes en fin de volume) conduit d'ailleurs parfois le lecteur, au début, à ne plus très bien savoir qui écrit : Boris Laurent, le maréchal Paulus, un témoin ou un acteur quelconque des événements. Il faut une phase d'adaptation qui prendre le rythme, particulier, que l'auteur a voulu donner à son livre.

Au bilan, néanmoins, on apprécie la richesse des informations et le diversité des références et angles d'analyse. Dans le chapitre V, les documents relatifs aux échanges entre Allemands et Roumains sont à cet égard très intéressants ; de même que, dans le chapitre VI, le point de vue "Air", avec les extraits du journal de marche de la 4e Flotte aérienne et du carnet de route de son commandant. Alors ? Paulus, responsable et coupable ? Les derniers mots de Boris Laurent sont plus mesurées : "En fait, Paulus n'aurait jamais dû entrer dans ce piège urbain et la bataille de Stalingrad n'aurait jamais dû avoir lieu".

STALINGRAD.jpg

Nous avons demandé à Boris Laurent de nous préciser sur certains points la synthèse de ses travaux.

Question : Pouvez-vous nous rappeler en quelques phrases l'origine, les dates et les conditions de rédaction de ces Carnets du maréchal Paulus ? Après les avoir étudiés, quelle crédibilité leur accordez-vous ?

RéponseLes premiers carnets sont écrits en 1945, alors que Paulus est en captivité en URSS, pour répondre à un questionnaire remis par les Soviétiques très intéressés par les opérations allemandes en URSS, mais aussi par les plans d’invasion de l’Angleterre – opération Seelöwe. C’est le fils du maréchal, Ernst Alexander Paulus, qui les recueille entre 1953 et 1957 puis les fait publier pour la première fois au début des années soixante.

Indéniablement, ces carnets sont une source de première main car ils offrent un panorama pertinent, et globalement juste, non seulement des opérations à l’Est de 1941 à 1943, mais aussi de la campagne de France, de l’opération Seelöwe, du travail des états-majors et des relations entre Hitler et ses généraux. C’est avec une rare acuité que Paulus fait le point sur les différents épisodes qui ont marqué le conflit germano-soviétique car lui-même a été un rouage essentiel de la machine de guerre allemande, dans la planification et dans l’exécution des opérations.

Toutefois, le récit est parfois confus et l’analyse manque de recul en raison du peu d’informations dont dispose l’auteur au moment où il rédige ses carnets et du  traumatisme de Stalingrad qui brouille encore sa perception de la bataille. Qui plus est, il reste factuel et élude les questions sensibles puisque ces carnets sont écrits au départ pour les Soviétiques puis sous la surveillance étroite de la police politique est-allemande, alors que Paulus vit à Dresde.

Question : Vous évoquez la participation des soldats italiens et roumains. Quelles ont été leurs principales missions, leur rôle dans la bataille et quel bilan peut-on établir de leur participation ?

RéponseAvec le plan Blau, Hitler se retrouve confronté à un véritable problème opérationnel : les flancs de la progression allemande sont très étirés. Comme il est impossible de toucher aux groupes d’armées Nord et Centre, le Führer doit faire appel à ses alliés pour renforcer le groupe d’armées Sud, en charge des opérations. 600 000 soldats roumains, italiens et hongrois participent ainsi à cette deuxième grande offensive stratégique. Mais ces unités sont peu motivées et mal équipées. Compte tenu de ces facteurs, leur mission est essentiellement défensive. Malgré leur faiblesse, les Allemands décident de leur confier la sécurité du flanc le plus fragile de l’offensive.

À partir de février-mars 1943 et durant l’après-guerre, les Allemands ont fait  porter la responsabilité de la défaite de Stalingrad à leurs alliés. Mais au regard des faibles moyens qui leur sont alloués, ces derniers n’ont aucune chance d’encaisser la contre-offensive soviétique (opération Uranus) puis l’assaut russe durant l’opération Saturne (foncer jusqu’à Rostov et isoler le groupe d’armées A toujours dans le Caucase). Les Roumains paniquent et se replient dans le chaos le plus total. Les unités qui tentent de résister sont balayées, écrasées par les tanks russes sans pouvoir riposter. Les Italiens des divisions Ravenna et Cosseria tentent de résister mais ont peu à opposer aux Soviétiques. Des Italiens sont même exécutés par les Allemands qui décampent à leur tour !

Le bilan pour ces pays est sans appel : les Roumains perdent deux armées, les Italiens en perdent une et les Hongrois une également. L’Axe est ébranlé : Budapest, Bucarest et Rome font tout pour se retirer des opérations militaires. Berlin est maintenant seule face à l’ours soviétique.

STALINGRAD-2.jpg

Question : Comment caractériseriez vous, pour bien les distinguer, les deux "stades" de la bataille d'encerclement (19 novembre-12 décembre 1942 et 12 décembre-2 février 1943) ?

RéponseLe premier stade est caractérisé par une opération d’encerclement parfaitement maîtrisée par les Soviétiques. Dans sa conception, Uranus est une opération très classique de double enveloppement… à l’allemande ! Son succès repose sur la surprise. C’est la raison pour laquelle les Soviétiques masquent leurs intentions par un art dont ils ont le secret et qu’ils utilisent pour la première fois à grande échelle : la maskirovkaqui regroupe les techniques d’intoxication, de dissimulation et de désinformation. C’est tout à fait remarquable. L’exécution d’Uranus ne l’est pas moins. En quatre jours, la 6e armée est complètement encerclée. In fine, Uranus est la plus belle opération d’encerclement de la Seconde Guerre mondiale, toutes armées confondues.

Le deuxième stade est marqué par la tentative de dégagement lancée par von Manstein – opération Wintergewitter – et son échec. Cet échec est imputable à la capacité des Soviétiques à modifier l’opération Saturne en Petite Saturne – dont l’objectif est l’élimination des forces de Manstein – et à la faiblesse des moyens dont dispose ce dernier. En quelques jours, Manstein est neutralisé par l’arrivée de la superbe 2e armée de la Garde et dès lors commence l’agonie de la 6e armée. L’opération Koltso (Cercle) termine le patient travail de l’état-major soviétique. En un mois, la poche de Stalingrad est réduite et la 6e armée rayée de l’ordre de bataille allemand.

Question : Finalement, quels ont été les principales causes de la défaite allemande ? Les défauts de Paulus, sont style de commandement, y tiennent-ils une place essentielle ?

RéponseJ’en vois trois qui me semblent essentielles. D’abord, la volonté de prendre Stalingrad par une attaque frontale. Or, au moment où la 6e armée s’enfonce dans la ville en septembre 1942, personne ne sait ce que peut réserver une bataille urbaine de cette ampleur : Stalingrad est une situation inédite dans l’art de la guerre. Pour le général Halder, c’est « une impossibilité militaire ». Pénétrer dans la ville n’a aucune valeur stratégique. D’ailleurs, en septembre, la Luftwaffe a la capacité d’y détruire les installations industrielles soviétiques et d’interdire le trafic sur la Volga.

Dans un deuxième temps, les services de renseignement allemands connaissent leur pire échec de la guerre : ils ne veulent ni voir ni croire à l’ampleur des préparatifs soviétiques. Le nombre d’unités ainsi que les intentions de l’ennemi sont mal appréciés. Malgré tous les signaux d’alarme, rien n’est fait pour parer à la contre-offensive russe. Troisièmement, la Luftwaffe s’est épuisée dans une multitude de tâches sur un théâtre d’opérations gigantesque (soutien au groupe A dans le Caucase et au groupe B à Stalingrad). Pour autant, la défaite allemande n’est nullement inévitable. En effet, la 6e armée a plusieurs fois l’opportunité de l’emporter, en juillet et en septembre 1942, mais ces occasions sont gâchées par Hitler : en juillet, la 4e armée Panzer qui aurait pu soutenir Paulus est inutilement déroutée plus au sud ; en septembre, Hitler disperse les unités de réserve, laissant la 6e armée seule pour affronter l’enfer d’une bataille urbaine.

Certes, Paulus est plus un officier d’état-major qu’un homme de terrain. Le Feldmarschall von Bock, chef du groupe d’armées Sud, le décrit d’ailleurs comme une homme ordinaire qui ne sait pas communiquer le feu sacré à ses hommes. Paulus est toujours tiré à quatre épingles et aime fignoler ses ordres, pesant longuement le pour et le contre avant de les transmettre. C’est un intellectuel, de santé fragile, souvent indécis et qui, nerveusement, encaisse mal sa première épreuve du feu à Kharkov en mai 1942 et encore moins la brutalité inouïe de Stalingrad. Mais contrairement aux nombreuses critiques dont il est la cible dès l'après-guerre, Paulus est un officier capable de parfaitement mener sa 6e Armée en juillet et août 1942. Il fait preuve d'une grande détermination dans le feu de l'action, mais aussi de sang-froid. Lucide, il voit le danger que font peser les Soviétiques sur ses flancs trop faibles. Il est clair cependant que sa personnalité cadre mal avec l'enfer de Stalingrad. Mais n'oublions pas qu'au départ, Stalingrad n'est pas un objectif prioritaire du plan Blau. Paulus n'aurait jamais dû entrer dans ce piège et la bataille de Stalingrad n'aurait jamais dû avoir lieu.

Merci Boris pour tous ces détails complémentaires et surtout plein succès dans toutes vos initiatives.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
commenter cet article
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:10

Général Pellé

Film et conférence

PELLE.jpg

Ce jour, à partir de 17h00, à l'Ecole polytechnique de Palaiseau, projection d'un film documentaire sur "Le général Pellé, soldat, diplomate et artiste". Voilà une excellente opportunité pour découvrir cet officier atypique, en particulier pour ceux qui n'auraient pas pu visiter l'exposition présentée sur ce thème à Verdun. La projection sera suivie d''une conférence prononcée par Jean-Noël Grandhomme sur "Le rôle des X aux premières heures de la Grande Guerre".

Les amateurs pourront également consulter le site www.legeneralpelle.fr 

et découvrir sa carrière sur le site de la Société des amis de la bibliothèque et de l'histoire de l'X :  http://sabix.revues.org/179#tocto1n5

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Première Guerre mondiale
commenter cet article
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:05

Guerre d’Algérie

Une génération sacrifiée

Patrick-Charles Renaud

Guerre-d-Algerie.jpg

Déjà auteur de plusieurs livres sur la guerre d’Algérie, Patrick-Charles Renaud explique dans son avant-propos les sources familiales de son intérêt pour ce conflit (les traumatismes d'une famille et d'une génération) et souligne à propos des témoignages recueillis : « Je le suis efforcé avant tout de les orienter, non pas pour favoriser une idéologie ou manipuler la vérité, mais pour qu’ils s’attardent sur des aspects et des points précis que l’histoire à négligé ».

L’ouvrage aborde successivement une présentation générale de « L’Algérie de 1954 » (chap. 1), puis « Le départ vers l’inconnu » des appelés et rappelés (chap. 2), présentés dans le chapitre 3. Les chapitres 4 à 6 traitent de sujets thématiques : « Embuscades et trahisons », « La pacification » et « Les opérations de maintien de l’ordre ». Les deux derniers enfin, « La parenthèses de la mort » et « Une sale guerre », s'intéressent aux aspects les plus polémiques et les plus durs du conflit. Chaque chapitre s’ouvre sur un texte de synthèse de l’auteur, suivi de 5 à 8 témoignages d’une longueur variable, entre une et six pages. Les textes sont relativement équilibrés, les différents témoignages s’opposent parfois et se complètent souvent : chacun raconte « sa » guerre, celle qu’il a vécu, à son niveau, dans son unité, dans son secteur. Cela donne au total une vision assez "kaléidoscopique", mais à bien des égards intéressante du conflit. La bibliographie finale est assez limitée au regard de la volumineuse production littéraire sur le sujet, mais on note la présence d’un utile index des sigles et d’un glossaire des termes arabes.

Ne cherchez donc pas ici une histoire générale de la guerre d’Algérie, mais prenez ces textes pour ce qu’ils sont : le récit de souvenirs, bien des années après les faits. Souvenirs, l'historien le sait bien, toujours plus ou moins fiables un demi-siècle après les événements, qu’il faudrait au cas par cas vérifier avec les archives, croiser avec d’autres témoignages, valider un à un pour tenir compte des distorsions progressives entre la réalité vécue à l'époque et la perception d'aujourd'hui. Mais au-delà de « l’objectivité » (quelle interminable quête !) de telle ou telle partie du texte que les uns ou les autres pourraient éventuellement mettre en doute, il n’en reste pas moins que ces récits contribuent au tableau pointilliste de cette guerre d’une part, et à la définition des contours de sa mémoire ultérieurement conservée par les appelés et rappelés eux-mêmes. Un livre de témoignages équilibré qui figurera utilement dans les références.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Guerre d'Algérie
commenter cet article
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:00

Un Marsouin au Congo

Lieutenant Clément

présentation par Bertrand Goy

  Un-marsouin-au-Congo.jpg

L’éditeur précise dans une note liminaire les conditions exceptionnelles de redécouverte du manuscrit du lieutenant Clément : à l’occasion d’un vide-grenier sous la pluie… Il s’en est fallu de peu que ce témoignage exceptionnel ne soit perdu à jamais. Exceptionnel en effet car, en 1902, lorsque le sous-lieutenant Fernand Clément prend le commandement d’une province (équivalent à 3 ou 4 départements métropolitains) encore mal pacifiée du Congo, dans la région de la Sangha, au sud-est du Kamerun allemand, la région est encore loin d'être stabilisée et la présence française toujours contestée. Au-delà de ces responsabilités importantes, le contexte joue contre le jeune officier, mais lui donne aussi l’opportunité de faire la preuve de son esprit d’initiative. Dans cette région, l’obligation de l’impôt indigène suscite des révoltes tribales, l’âpreté au gain des compagnies concessionnaires suscite de perpétuelles difficultés, l’administration civile coloniale est soit incapable, soit corrompue, le voisin allemand ne cesse de tenter de s'implanter dans la zone.

Le sous-lieutenant Clément n’était initialement pas volontaire pour servir au Congo (« J’étais surpris et inquiet. Je n’avais pas cité cette colonie dans la liste des pays que je désirais … Personne n’avait encore entendu parler de ce diable de pays sauf le capitaine G. et encore n’avait-il fait comme Marchand et avec lui que le traverser »). Après un séjour de trois mois à Brazzaville, dont il décrit l’organisation urbaine, les populations et la vie, le rédacteur raconte son trajet par voie fluviale vers sa nouvelle affectation, avec un sentiment mitigé : « Je vous plains, me dit un vieil administrateur, c’est à coup sûr le poste le plus mauvais du Congo ; j’y ai passé quelques semaines et j’en sais quelque chose ». L’officier qu’il relève doit faire face à une dénonciation calomnieuse et lui laisse pour consigne « ces quelques paroles tant de fois vérifiées : ‘Les Blancs sont ici nos pires ennemis’ ». Clément observe immédiatement qu’il ne pourra pas faire confiance à l’administrateur colonial : « Il agirait sans moi, se débarrasserait d’un témoin gênant en l’envoyant aux extrémités du cercle chasser le nègre … Peu m’importaient ses actions pourvu que je n’en sois pas témoin ni complice ».

C’est dans ce cadre aussi exotique que trouble que le récit se développe. Réservons aux lecteurs de ce témoignage le plaisir de la découverte. Les tournées en forêt, les visites aux factories, les patrouilles parfois accompagnées d’accrochages sur la frontière, les relations avec ses gradés et soldats indigènes, les contacts de plus en plus délicats avec l’administration civile, sont autant de sujets abordés dans le livre. Les détails notés par le lieutenant Clément, sur le vif, "dans leur jus", seront pour l’essentiel extrêmement utiles pour tous ceux qui s’intéressent aux premiers temps de l’implantation administrative en A.O.F., et il faut savoir gré aux éditions Pierre de Taillac d’avoir retrouvé et publié ce document. Quelques belles cartes et une iconographie originale adaptée complètent ce joli volume qui doit figurer dans toute bonne bibliothèque.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Mondes coloniaux
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 07:15

Débat "CYBER"

Mercredi 27 juin 2012

18h00 - 20h00

CYBER.jpg

La question de la "cyberguerre" (ou "cybermenace", ou "cyberdéfense") prend une importance chaque jour accrue. En partenariat avec la Revue Défense Nationale, qui vient de consacrer un dossier à ce sujet dans son dernier numéro, Olivier Kempf (qui revient très régulièrement sur ces questions dans son blog EGEA) animera un débat sur ce thème le mercredi 27 juin en amphithéâtre Louis de l'Ecole militaire. Parmi les thèmes abordés : "Etat et Cyber", "Industrie et Cyber", "Réponses étrangères".

L'inscription préalable est obligatoire : http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2012/06/20/D%C3%A9bat-Cyber-le-27-juin-18-%C3%A0-20h00-Ecole-militaire

 

P.S. : Le numéro 2 / 2012 de Politique Etrangère (IFRI) aborde la même thématique : "Internet, outil de puissance et Asie : le choc des grandes stratégies" avec en particulier un article de M. Hecker et Th. Rid sur "Les armées doivent-elles craindre les réseaux sociaux ?".

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Tables rondes et colloques
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 07:05

L'âme d'un guerrier

Carnets (1941-1961) du colonel Jean Sassi

Couverture-de-l-ouvrage--L-ame-d-un-guerrier---Carnets--19.jpg

16 juin 1941 - 14 mars 1961 : l'ouvrage se présente comme le "témoignage" (ou le "testament militaire") d'un soldat exceptionnel. A partir d’une centaine de lettres retrouvées en 2010 par son fils et de notes conservées dans une douzaine de cahiers, Jean-Louis Tremblais nous permet de redécouvrir le parcours et de suivre les pensées d’un officier à la carrière tout à fait atypique (on se reportera à son Opérations spéciales, 20 ans de guerres secrètes, paru en 2008), « cent pour cent politiquement incorrect » précise le journaliste. Oui. Et c’est justement ce qui en fait toute la saveur. Mais que l’on ne cherche pas de ce volume le moindre récit des combats : Jean Sassi se tait (presque totalement) sur ses missions mais commente abondamment sa vie quotidienne, son environnement et ce qu’il pense des évolutions générales.

La première lettre est datée du 16 juin 1941, alors que Jean Sassi est chef de station radio au sud de l’Algérie ; la dernière référence est du 14 mars 1961. Vingt ans d’une vie on ne peut plus dense, active et riche. Durant la première centaine de pages, isolé dans son fortin, presque oublié du haut commandement, il a fort peu à raconter et les premiers chapitres permettent surtout de comprendre sa personnalité et de saisir son état d’esprit. C’est à partir de l’hiver 1942-1943 qu’il devient le radio d’une unité combattante, participe à la campagne de Tunisie, passe dans « l’infanterie de l’air » et rejoint à la fin de l’année 1943 le BCRA à Londres, puis les Jedburghs. Les correspondances ne reprennent qu’en mars 1944, mais le ton général est toujours le même : il ne raconte presque rien de ses activités opérationnelles et se perd en de longues considérations et digressions sur le sens de la vie, et de sa vie. C’est en juin 1944, enfin, qu’il est parachuté sur la France (dans la Drôme) : « Enfin, le jour béni arrive. Sacs faits  … Trois ans d’attente, d’impatience mortelle, pendant lesquels seule la radio nous a tenu au courant de notre pays, de ses spasmes, au courant de ses espoirs, de ses souffrances, des réactions du magnifique peuple qui était le nôtre ». Il participe aux combats des maquis et de la libération du Sud-est, mais les notes et courriers s’interrompent à nouveau jusqu’en avril 1945. A cette date, volontaire pour continuer à servir dans les Jedburgs en Extrême-Orient, il est intégré à la Force 136 et séjourne en Inde d’où il envoie quelques longues lettres (« A part ça, je m’embête »). Il sera parachuté au Laos, près de la frontière vietnamienne, en juin, se bat contre les Japonais, les nationalistes et les Chinois soutenus par les Américains, et ne revient à Calcutta qu’en novembre 1945 : à nouveau, aucune lettre durant cette période et reprise de la correspondance après son retour en Inde, qu’il quitte sans regret (« Fini les pistes infernales où l’on risque de se casser les os à chaque pas, où l’on recule au lieu d’avancer, sous la pluie, le soleil, les sangsues … Les marches forcées de dix-sept heures par jour avec les Japs au cul … Finies les bagarres à un contre vingt, mitraillettes contre FM et mortiers. Fini de jouer aux explorateurs malchanceux, aux aventuriers sans gloire, aux lapins toujours chassés ») à la fin du mois pour rentrer en métropole via l’Indochine. Versé au 28e régiment de transmissions, il prend au printemps 1947 le commandement de la compagnie de transmissions du Groupement aéroporté de Bayonne et parvient enfin à la fin de l’année 1950 à se faire affecter au 11e Choc. De cette période, il raconte quelques anecdotes (visite de Georges Bidault suivi d’une imposante délégation à Béziers), mais note : « Je balade mon ennui de la caserne à mon hôtel, de mon hôtel au mess, du mess à la caserne ». Son humeur est plus que maussade et il écrit en avril 1947 : « J’ai tout dernièrement été averti que la direction s’occupait activement de moi pour me trouver une place sur un bateau à destination de je ne sais encore quel paradis à perdre en outre-mer ». Aucun courrier n’est daté de l’année 1949, ceux de 1950 et de 1951 apportent peu, ceux de 1952 guère davantage. Finalement, c’est au cours de l’année 1953 qu’il rejoint le GCMA en Indochine. Il en commande d’abord les transmissions et s’ennuie ferme en ville, puis à la fin du mois de décembre est placé à la tête du Groupement de commandos 200 : « Dans deux jours, je serai le roi méo du Tran Ninh » (23 décembre 1953) ; « Cette nouvelle année m’a surpris en train de me tailler dans les montagnes du Laos un royaume à la pointe de mon coupe-coupe d’apparat … J’ai deux mille sujets et des durs, Méos, Laos, Ihus, Khas, Pouthengs, Rhadès … Tous bien primitifs, simples et chasseurs de naissance » (2 janvier 1954). Cette partie est, pour nous, la plus intéressante et la plus riche de l'ouvrage. Pendant plusieurs mois, les lettres à son épouse se multiplient et, dans le même temps, il fait de son Groupement de commandos le plus efficace du Laos. Le 30 avril 1954, un mois après l’avoir lui-même proposé, il reçoit enfin l’ordre de partir au secours de Dien Bien Phu et s’engage dans la brousse à la tête d’une colonne de quelques 2.000 partisans (ce qu’il nomme affectueusement « l’armée de la cloche, de la cour des Miracles exotique ») pour agir sur les arrières du Vietminh, mais il est déjà trop tard et son opinion sur la situation militaire est pour le moins critique : « Avoir fait Diên … Il n’y a rien à redire là-dessus. Les grands chefs ne sont pas à l’abri des erreurs, mais n’avoir fait que cela, ne pas avoir prévu que le terrain d’aviation ne pourrait servir à rien dès le premier jour de l’attaque viet, ne pas avoir prévu la DCA, ne pas avoir prévu la moindre parade à l’étouffement progressif et accéléré du camp retranché … Diên n’est, sans doute, pas une réussite tactique, mais on a tellement fait de bruit autour, on l’a tellement monté en épingle, que maintenant nous sommes tous prêts à lâcher la guerre d’Indochine, à compromettre de durs combats, des sacrifices, pour le seul sauvetage de Diên. Il faut sauver Diên donc si nous ne voulons pas déchoir et tuer le corps expéditionnaire tout entier de honte ». Sa lettre du 5 juin n’est qu’une longue tirade contre les « héros officiels, parcheminés, décorés » des bureaux de la capitale, alors que lui « actuellement en deuxième séjour, n’a toujours pas la TOE ». Il ne quitte ses Méos qu’au printemps 1955, sur ordre formel. A bien des égards amer : « Donner à ceux qui n’ont pas connu de défaite une raison d’espérer ».

 

Les derniers chapitres sont du même ordre. Il séjourne près de quatre ans dans l’hexagone, en particulier à l’Ecole d’application de l’infanterie, et ne cesse de demander à être à nouveau affecté en unité parachutiste, si possible en Algérie. Il reçoit finalement satisfaction au printemps 1959, au titre des transmissions de la 27e division d’infanterie alpine, « seul officier des chasseurs alpins à porter le béret rouge », mais son poste d’état-major ne lui apporte pas que des satisfactions : « Cette guerre que je mène dans les rangs des officiers d’EM, j’avoue ne pas trop la comprendre et ne pas l’aimer du tout. Moi, je suis un broussailleux, l’ai toujours été, n’ai pas une âme de gibier, ni de chevalier ». Il commente davantage (de plus en plus) l’actualité politique et ses propos annoncent des jours mauvais : « En avons déjà trop bradé, vendu, trahi pour accepter d’en perdre davantage. Et l’Algérie, faudra la garder… Et c’est pour cela que je suis ici, toujours d’attaque ». Malade et hospitalisé en métropole, il assiste de loin à la fin de la guerre d’Algérie : presque idolâtré durant la Seconde guerre mondiale, le général De Gaulle ne mérite plus sous sa plume que les qualificatifs les plus durs : « Charlot, qui met au gnouf les Lagaillarde et autres Kaoua, pour avoir crié ‘Algérie française’, et s’apprête à aller bibiser les babouches du dernier des cireurs qui criera bien haut avec lui ‘Algérie algérienne’ » ; « Le pays craque de toutes parts, mais la Grande Charlotte se balade, serre des mains, s’enivre d’acclamations gratuites, stériles » ; « Jehanne d’Arc a promis la paix des Braves. Cette paix faisant suite à la « Paix dans l’honneur » de 40 et à la « Paix honorable » d’Indo ne peut que nous préparer des lendemains qui chantent ».

Au total, un livre étonnant, voire détonnant. Un double sentiment d’insatisfaction (car, après tout, on n’apprend strictement rien ou presque sur les opérations de contre-guérilla et de contre-insurrection) et de jubilation (avec un texte qui oscille parfois entre Audiard et Frédéric Dard). Un livre qui n’apportera pas d’éclairage novateur sur le déroulement des guerres d’Indochine et d’Algérie, mais qui permet de mieux comprendre l’état d’esprit et les sentiments d’une génération d'hommes, issus de la résistance et des FFL et qui seront contraints, la mort dans l'âme, d'assister à la rétractation de la France sur le seul hexagone.

Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Renseignement - Espionnage
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile