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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 07:05

Hemingway et les U-Boote

De la littérature à l'héroïsme

Terry Mort

Hemingway-et-les-U-Boote.jpg

Qui n'a jamais entendu parlé de L'adieu aux armes, de Pour qui sonne le glas ou du Vieil homme et la mer ?  Prix Nobel de littérature, Ernest Hemingway est également connu pour son oeuvre de journaliste, les affirmations parfois douteuses relatives à son rôle durant la période de la libération de Paris en août 1944 ou ses séjours à Cuba, la "belle endormie" des années d'avant Castro.

Par contre, seuls les spécialistes de l'auteur des Îles à la dérive savaient, plus ou moins vaguement, que pendant près de dix-huit mois, entre 1942 et 1943, Hemingway avait volontairement, et personnellement, mené de longues patrouilles anti sous-marines entre le Sud-est des Etats-Unis et Cuba avec son propre navire. Celui, le Pilar, bien modeste vedette de pêche armée d'un équipage de quatre hommes, fut intégré dans le dispositif général de défense ASM de l'US Navy. Ils ne disposaient à son bord que de quelques armes de poing et grenades, les autorités fédérales payant quelques compléments de matériel (radio) et le carburant, "mais les dépenses de fonctionnement étaient à sa charge, son équipage nécessitant d'être nourri et équipé". Finalement, aucun héroïque combat au cours de ces patrouilles, mais une immense source d'inspiration pour la suite de son oeuvre : "Pour Ernest, les U-Boote ont dû être à la fois réels et symboliques. De façon métaphorique, ils étaient les proches cousins des requins du Vieil homme et la mer : de sinistres figures apparaissant soudainement pour transformer une mer calme en une étendue de carnage sanglant".

Très régulièrement ponctué de citations extraites des ouvrages ou de la correspondance d'Hemingway, ce livre a bien sûr une résonnance plus littéraire que militaire. Il permet néanmoins d'ouvrir une porte sur la façon dont un des grands écrivains du XXe siècle aborde la question de la guerre et de son engagement individuel. Dans un cadre et un univers original, auxquels on ne pense pas lorsque l'on évoque la lutte contre les sous-marins allemands, un parcours artistique et humain à lire durant les vacances qui approchent.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 07:00

La marine ottomane

De l'apogée à la chute de l'empire

Daniel Panzac

La marine Ottomane

Avec cette réédition (première parution en 2009), un grand spécialiste de l'empire ottoman est de nouveau accessible. Il nous entraîne ici, en plus de 500 pages, dans une vaste fresque historique allant des lendemains de la bataille de Lépante à la fin de la Première Guerre mondiale. La couverture chatoyante donne le ton d'un ouvrage passionnant, que l'on soit (ou non) plus ou moins intéressé par les questions navales. Le texte est dense, précis, complet, est accompagné de tableaux et graphiques, le style est clair, agréable : l'ensemble constitue une indiscutable référence.

Tout en suivant chronologiquement les principales étapes de l'histoire de la Sublime Porte (reconquête de Tunis, guerre de Crète, guerres russo-turques, indépendances balkaniques et sécession égyptienne, modernisation sous influence occidentale et Grande Guerre), Daniel Panzac détaille l'organisation de cette marine ottomane mais précise aussi son emploi et sa situation en temps de paix comme en temps de guerre. Il expose longuement les questions liées au recrutement et à la formation (le rôle de la population d'origine grecque), aux constructions navales, aux changements techniques (passage de la galère au vaisseau de ligne, puis du vaisseau au cuirassé) et prend chaque fois que nécessaire en compte la présence (le rôle et la place) des ingénieurs et marins des principales puissances européennes, agissant d'abord souvent à titre individuel, puis à partir de la deuxième partie du XIXe siècle au sein de "missions navales".

A travers l'exemple précis de l'histoire de cette marine, c'est en fait toute l'histoire de l'empire ottoman durant plus de trois siècles qui défile devant nos yeux. Avec elle, ce sont les priorités stratégiques des Sultans qui transparaissent : ravitaillement des garnisons isolées sur lesquelles l'autorité centrale ne s'exerce que difficilement, défense des Détroits et protection de la capitale, etc. L'ensemble de l'ouvrage est complété par près de 50 pages de sources, bibliographie, index et cartes qui apportent une nouvelle plus-value à un livre en lui-même déjà essentiel.

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:10

La Grande Armée

à travers les collections du Service Historique de la Défense

Lettre778.jpg

Bel exploit ! En 71 pages très richement iconographiées (de l'ordre de 3 à 4 illustrations originales par double page), le SHD propose aux amateurs de l'histoire impériale un bel échantillonnage de ses collections. Ce petit volume aborde successivement l'organisation et l'administration de la Grande Armée, présente les hommes et la vie militaire du temps et offre un tableau des engagements et campagnes. Un texte courant de synthèse assure la continuité du discours au long du volume et (bien sûr) chaque image est scrupuleusement légendée.

Bref une belle réussite pour un prix modique (10 euros).

Pour renseignements et commandes : Service Historique de la Défense, DPV, Château de Vincennes, avenue de Paris, 94306 Vincennes cedex.

Insigne SHD

Par ailleurs, toujours en terme de publications de référence, savez-vous que le SHD "solde" (oui, oui), à 50 % et parfois davantage, des ouvrages plus ou moins anciens et pour certains aujourd'hui presque introuvables ? Une bonne opportunité pour acquérir à petits prix des publications de référence. Pour la liste des titres concernés : http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/IMG/jpg/Solde_livres_SHD_11-04-2012.pdf

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:05

L'espionnage en droit international

Fabien Lafouasse

  Couverture-de-l-ouvrage--L-espionnage-dans-le-droit-interna.jpg

Voilà un sujet bien délicat ! Or l'auteur, Fabien Lafouasse, réussit la prouesse de nous donner ici un ouvrage d’une très grande clarté, permettant de comprendre les arcanes du droit régissant les activités d’espionnage sous leurs diverses formes.

Toute sa réflexion s’ordonne autour d’un constat : le recueil clandestin du renseignement s’avère fondamentalement ambigu. Il constitue en effet une activité illicite, mais conduite à l’instigation des différents gouvernements qui la pratiquent tout en cherchant à s’en défendre. Or, au sein du droit international (coutumier et pas normatif), où le phénomène de mondialisation remet partiellement en cause le concept de souveraineté nationale, le droit de l’espionnage se révèle avant tout extrêmement pragmatique.

S’appuyant sur l’analyse poussée de nombreux cas concrets, étayée par de solides connaissances historiques, Fabien Lafouasse examine tour à tour les divers aspects de la question d’un point de vue juridique. Il s’intéresse d’abord à « l’espionnage réglé » en période de conflit armé, c’est-à-dire au cas des agents en temps de guerre. Il réfléchit ensuite aux différentes formes d’espionnage en temps de paix. Vient en premier l’espionnage depuis les espaces internationaux (haute mer, espace aérien international ou espace extra-atmosphérique) marqués par l’absence d’une quelconque appropriation étatique. Puis il aborde les atteintes à la souveraineté nationale à l’intérieur des frontières. Les actes d’espionnage aérien et maritime, avec notamment « l’intrusivité consentie » propre aux contrôles des accords de désarmement, constituent un troisième volet. Cet éventail de pratiques s’achève par l’analyse des activités de renseignement menées par des diplomates ou des membres d’organismes internationaux, qui bénéficient d’immunités plus ou moins larges.

L’auteur fournit à son lecteur, amateur éclairé ou juriste soucieux de se perfectionner dans un domaine très particulier, un instrument commode et complet permettant d’appréhender un sujet peu commun, qui touche à la fois au jus ad intelligentiam (le droit à pratiquer l’espionnage), au jus in intelligentia (les limitations à observer) et à la conduite des Etats envers leurs espions ou ceux de l’adversaire, essentiellement caractérisée par le principe de réciprocité. L’ouvrage, intelligemment construit, rédigé avec une grande clarté, comble ainsi une lacune qui existait en terme d’analyse juridique dans le domaine très particulier du renseignement.

Jean-François BRUN

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:00

Manuel de l'outil militaire

Jean-Vincent Brisset

Lettre776.jpg

Dans ce petit livre, qui se veut plus un outil pratique qu'une large synthèse, Jean-Vincent Brisset donne au non-spécialiste des définitions et des explications élémentaires. Il s'agit donc bien d'un "manuel", au sens propre du terme, qui s'adresse, avec succès, à tous les débutants.

En 200 pages, l'auteur présente d'abord l'ensemble des armes et équipements en dotation dans les trois armées, des armes individuelles du fantassin aux sous-marins, aux drones et aux systèmes d'information et de commandement. Il aborde dans une deuxième partie "L'organisation, les hommes et les concepts de la défense militaire", partant du national pour atteindre l'international, traitant des fournisseurs comme des budgets, des organismes interarmées comme des statuts du personnel, de la définition de l'ennemi comme du shéma théorique d'une opération. Chaque paragraphe est bref, chaque partie courte, le tout est rédigé dans un style agréable à lire et facile à suivre. Il explique dans son introduction : "S'il arrive qu'un exemple précis soit donné, c'est qu'il m'a paru démonstratif et représentatif ... Je n'ai pas toujours adopté la terminologie en viegueur en France, souvent plus verbeuse que précise et universelle ... Une place importante est faite aux matériels et aux armes, parce que c'est là que se situent les principales méconnaissances et c'est là aussi que le bon sens ne peut suffire".

L'objectif est indiscutablement atteint (j'ai déjà utilisé dès aujourd'hui ce manuel au profit de l'un de mes étudiants). Que les spécialistes ne s'irritent pas : ce livre n'est pas fait pour eux. Il est d'abord, et très judicieusement, destiné à ceux qui découvrent le monde militaire et les armées. En ce sens, il est une réussite.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:15

Monument américain

Musée de la Grande Guerre

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L'exposition temporaire "Un cadeau des Américains à la France" du musée de la Grande Guerre de Meaux, consacréeau monement américain de la deuxième bataille de la Marne récemment restauré, a été ouverte le 19 mai dernier et restera en place jusqu'au 30 septembre prochain.

Ce dimanche, 1er juillet, à 15h00, Barbara Donné-Donati prononcera une conférence sur la restauration de ce "cadeau à la France".

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:10

Cyberstratégie

L'art de la guerre numérique

Bertrand Boyer

Cyberstrategie.jpg 

Enfin un ouvrage qui, tout en brossant un tableau très complet de la "cybermenace", peut être lu par un béotien sans l'usage permanent d'un dictionnaire spécialisé !

Toute la première partie ("Livre I : Méthode stratégique et milieu") de l'ouvrage de Bertrand Boyer est en effet consacrée à une définition des termes, à l'étude théorique du lien entre "guerre" (classique) et "cyberguerre", à un rappel de l'historique de la question depuis la naissance d'Internet et à l'analyse des questions juridiques. C'est donc nanti d'un copeux viatique que le moins connaisseur des questions informatiques peut aborder les deux grandes partis suivantes : "De la nature de la cyberguerre" et "Les fondements de la cyberstratégie". On le fois, la démarche est très progressive et méticuleuse. Pris par la main, acompagné dans le raisonnement, le lecteur découvre les différentes définitions posibles de la cyberguerre, fait le point des spécificités tout-à-fait particulières de cet "espace" nouveau, classifie et décrypte les différentes catégories de "cyberguerre" à partir d'une typologie des actions offensives et défensives dans le monde "virtuel". Après avoir proposé "Les cinq piliers de la puissance numérique", l'auteur tente de faire un point de situation des mesures prises en Europe et en Amérique du Nord, puis pose un certain nombre de questions qui nous ramènent presque aux principes "fochiens" de la guerre ("L'impossible bataille décisive", "Prépondérance de l'offensive sur la défensive", "Primauté de la concentration des forces"), mais aussi à un constat (attendu mais inquiétant) sur l'instabilité et les risques de notre monde : "Se résoudre à ne pas contrôler le cyberespace" et "Gagner et maintenir la confiance en nos systèmes" : d'une part "la cyberguerre signe le retour de la manoeuvre, elle permet de redonner corps, au niveau tactique, aux théories offensives", mais aussi "l'analogie avec la période de la guerre froide est pertinente. Une forme de re-glaciation stratégique s'opère et nous renvoie au concept d'équilibre entre puissances numériques". Aujourd'hui, "l'heure est ... aux investissements à la fois financiers et humains ... Pour peser demain, il faut aujourd'hui résolument favoriser l'évolution de notre cadre de pensée, briser les codes qui régissent la stratégie et son rapport à la violence".

Un excellent ouvrage pour commencer à comprendre et approcher les données de ce qui sera, au moins en partie ou sous certaines formes, une des guerres de demain.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:05

La bataille de Stalingrad

Carnets du général Paulus

annotés et commentés par Boris Laurent

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Voilà un livre aussi intéressant sur le fond qu'original dans la forme.

Longtemps présentée comme un véritable tournant de la Seconde guerre mondiale (mais ceci est aujourd'hui discuté), la bataille de Stalingrad a fait l'objet, dans toutes les langues, de nombreuses études selon un plan classique. Aujourd'hui, Boris Laurent nous livre un ouvrage qui, non seulement, permet bien sûr de suivre les événements, mais encore les analyse à travers les Carnets du maréchal Paulus, croisés avec de très nombreuses autres sources. Relevons simplement que les conditions de rédaction de ces Carnets (Paulus est alors prisonnier) pourraient avoir influé sur leur contenu.

Après une biographie assez complète du maréchal (40 pages), Boris Laurent divise son livre en six chapitres, suivis d'une conclusion ("Retour en arrière et résumé final") et d'un épilogue ("Paulus était-il l'homme de la situation ?"). Ces chapitres sont ordonnés chronologiquement : "Hitler et l'Angleterre : l'opération Seelöwe", "L'opération Barbarossa : études préparatoires et concentration à l'Est", "Adjoint au chef d'état-major général", "La marche sur Stalingrad", "Labataille d'encerclement - du 19 novembre au 12 décembre 1942. Tentera-t-on la percée ou attendra-t-on d'être dégagés ?", "La bataille d'encerclement - du 12 décembre 1942 au 2 février 1943. Va-t-on tenter la percée ou bien acceptera-t-on de se sacrifier ?". Les deux derniers chapitres, directement relatifs au déroulement de la bataille elle-même, se divisent chacune en une introduction spécifique, une analyse thématique des événements et une série d'annexes constituées par la reproduction d'extraits de documents d'époque. En pratique, l'insertion dans le corps du texte de documents et extraits de documents d'origines diverses (au lieu de reporter les annexes en fin de volume) conduit d'ailleurs parfois le lecteur, au début, à ne plus très bien savoir qui écrit : Boris Laurent, le maréchal Paulus, un témoin ou un acteur quelconque des événements. Il faut une phase d'adaptation qui prendre le rythme, particulier, que l'auteur a voulu donner à son livre.

Au bilan, néanmoins, on apprécie la richesse des informations et le diversité des références et angles d'analyse. Dans le chapitre V, les documents relatifs aux échanges entre Allemands et Roumains sont à cet égard très intéressants ; de même que, dans le chapitre VI, le point de vue "Air", avec les extraits du journal de marche de la 4e Flotte aérienne et du carnet de route de son commandant. Alors ? Paulus, responsable et coupable ? Les derniers mots de Boris Laurent sont plus mesurées : "En fait, Paulus n'aurait jamais dû entrer dans ce piège urbain et la bataille de Stalingrad n'aurait jamais dû avoir lieu".

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Nous avons demandé à Boris Laurent de nous préciser sur certains points la synthèse de ses travaux.

Question : Pouvez-vous nous rappeler en quelques phrases l'origine, les dates et les conditions de rédaction de ces Carnets du maréchal Paulus ? Après les avoir étudiés, quelle crédibilité leur accordez-vous ?

RéponseLes premiers carnets sont écrits en 1945, alors que Paulus est en captivité en URSS, pour répondre à un questionnaire remis par les Soviétiques très intéressés par les opérations allemandes en URSS, mais aussi par les plans d’invasion de l’Angleterre – opération Seelöwe. C’est le fils du maréchal, Ernst Alexander Paulus, qui les recueille entre 1953 et 1957 puis les fait publier pour la première fois au début des années soixante.

Indéniablement, ces carnets sont une source de première main car ils offrent un panorama pertinent, et globalement juste, non seulement des opérations à l’Est de 1941 à 1943, mais aussi de la campagne de France, de l’opération Seelöwe, du travail des états-majors et des relations entre Hitler et ses généraux. C’est avec une rare acuité que Paulus fait le point sur les différents épisodes qui ont marqué le conflit germano-soviétique car lui-même a été un rouage essentiel de la machine de guerre allemande, dans la planification et dans l’exécution des opérations.

Toutefois, le récit est parfois confus et l’analyse manque de recul en raison du peu d’informations dont dispose l’auteur au moment où il rédige ses carnets et du  traumatisme de Stalingrad qui brouille encore sa perception de la bataille. Qui plus est, il reste factuel et élude les questions sensibles puisque ces carnets sont écrits au départ pour les Soviétiques puis sous la surveillance étroite de la police politique est-allemande, alors que Paulus vit à Dresde.

Question : Vous évoquez la participation des soldats italiens et roumains. Quelles ont été leurs principales missions, leur rôle dans la bataille et quel bilan peut-on établir de leur participation ?

RéponseAvec le plan Blau, Hitler se retrouve confronté à un véritable problème opérationnel : les flancs de la progression allemande sont très étirés. Comme il est impossible de toucher aux groupes d’armées Nord et Centre, le Führer doit faire appel à ses alliés pour renforcer le groupe d’armées Sud, en charge des opérations. 600 000 soldats roumains, italiens et hongrois participent ainsi à cette deuxième grande offensive stratégique. Mais ces unités sont peu motivées et mal équipées. Compte tenu de ces facteurs, leur mission est essentiellement défensive. Malgré leur faiblesse, les Allemands décident de leur confier la sécurité du flanc le plus fragile de l’offensive.

À partir de février-mars 1943 et durant l’après-guerre, les Allemands ont fait  porter la responsabilité de la défaite de Stalingrad à leurs alliés. Mais au regard des faibles moyens qui leur sont alloués, ces derniers n’ont aucune chance d’encaisser la contre-offensive soviétique (opération Uranus) puis l’assaut russe durant l’opération Saturne (foncer jusqu’à Rostov et isoler le groupe d’armées A toujours dans le Caucase). Les Roumains paniquent et se replient dans le chaos le plus total. Les unités qui tentent de résister sont balayées, écrasées par les tanks russes sans pouvoir riposter. Les Italiens des divisions Ravenna et Cosseria tentent de résister mais ont peu à opposer aux Soviétiques. Des Italiens sont même exécutés par les Allemands qui décampent à leur tour !

Le bilan pour ces pays est sans appel : les Roumains perdent deux armées, les Italiens en perdent une et les Hongrois une également. L’Axe est ébranlé : Budapest, Bucarest et Rome font tout pour se retirer des opérations militaires. Berlin est maintenant seule face à l’ours soviétique.

STALINGRAD-2.jpg

Question : Comment caractériseriez vous, pour bien les distinguer, les deux "stades" de la bataille d'encerclement (19 novembre-12 décembre 1942 et 12 décembre-2 février 1943) ?

RéponseLe premier stade est caractérisé par une opération d’encerclement parfaitement maîtrisée par les Soviétiques. Dans sa conception, Uranus est une opération très classique de double enveloppement… à l’allemande ! Son succès repose sur la surprise. C’est la raison pour laquelle les Soviétiques masquent leurs intentions par un art dont ils ont le secret et qu’ils utilisent pour la première fois à grande échelle : la maskirovkaqui regroupe les techniques d’intoxication, de dissimulation et de désinformation. C’est tout à fait remarquable. L’exécution d’Uranus ne l’est pas moins. En quatre jours, la 6e armée est complètement encerclée. In fine, Uranus est la plus belle opération d’encerclement de la Seconde Guerre mondiale, toutes armées confondues.

Le deuxième stade est marqué par la tentative de dégagement lancée par von Manstein – opération Wintergewitter – et son échec. Cet échec est imputable à la capacité des Soviétiques à modifier l’opération Saturne en Petite Saturne – dont l’objectif est l’élimination des forces de Manstein – et à la faiblesse des moyens dont dispose ce dernier. En quelques jours, Manstein est neutralisé par l’arrivée de la superbe 2e armée de la Garde et dès lors commence l’agonie de la 6e armée. L’opération Koltso (Cercle) termine le patient travail de l’état-major soviétique. En un mois, la poche de Stalingrad est réduite et la 6e armée rayée de l’ordre de bataille allemand.

Question : Finalement, quels ont été les principales causes de la défaite allemande ? Les défauts de Paulus, sont style de commandement, y tiennent-ils une place essentielle ?

RéponseJ’en vois trois qui me semblent essentielles. D’abord, la volonté de prendre Stalingrad par une attaque frontale. Or, au moment où la 6e armée s’enfonce dans la ville en septembre 1942, personne ne sait ce que peut réserver une bataille urbaine de cette ampleur : Stalingrad est une situation inédite dans l’art de la guerre. Pour le général Halder, c’est « une impossibilité militaire ». Pénétrer dans la ville n’a aucune valeur stratégique. D’ailleurs, en septembre, la Luftwaffe a la capacité d’y détruire les installations industrielles soviétiques et d’interdire le trafic sur la Volga.

Dans un deuxième temps, les services de renseignement allemands connaissent leur pire échec de la guerre : ils ne veulent ni voir ni croire à l’ampleur des préparatifs soviétiques. Le nombre d’unités ainsi que les intentions de l’ennemi sont mal appréciés. Malgré tous les signaux d’alarme, rien n’est fait pour parer à la contre-offensive russe. Troisièmement, la Luftwaffe s’est épuisée dans une multitude de tâches sur un théâtre d’opérations gigantesque (soutien au groupe A dans le Caucase et au groupe B à Stalingrad). Pour autant, la défaite allemande n’est nullement inévitable. En effet, la 6e armée a plusieurs fois l’opportunité de l’emporter, en juillet et en septembre 1942, mais ces occasions sont gâchées par Hitler : en juillet, la 4e armée Panzer qui aurait pu soutenir Paulus est inutilement déroutée plus au sud ; en septembre, Hitler disperse les unités de réserve, laissant la 6e armée seule pour affronter l’enfer d’une bataille urbaine.

Certes, Paulus est plus un officier d’état-major qu’un homme de terrain. Le Feldmarschall von Bock, chef du groupe d’armées Sud, le décrit d’ailleurs comme une homme ordinaire qui ne sait pas communiquer le feu sacré à ses hommes. Paulus est toujours tiré à quatre épingles et aime fignoler ses ordres, pesant longuement le pour et le contre avant de les transmettre. C’est un intellectuel, de santé fragile, souvent indécis et qui, nerveusement, encaisse mal sa première épreuve du feu à Kharkov en mai 1942 et encore moins la brutalité inouïe de Stalingrad. Mais contrairement aux nombreuses critiques dont il est la cible dès l'après-guerre, Paulus est un officier capable de parfaitement mener sa 6e Armée en juillet et août 1942. Il fait preuve d'une grande détermination dans le feu de l'action, mais aussi de sang-froid. Lucide, il voit le danger que font peser les Soviétiques sur ses flancs trop faibles. Il est clair cependant que sa personnalité cadre mal avec l'enfer de Stalingrad. Mais n'oublions pas qu'au départ, Stalingrad n'est pas un objectif prioritaire du plan Blau. Paulus n'aurait jamais dû entrer dans ce piège et la bataille de Stalingrad n'aurait jamais dû avoir lieu.

Merci Boris pour tous ces détails complémentaires et surtout plein succès dans toutes vos initiatives.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:10

Général Pellé

Film et conférence

PELLE.jpg

Ce jour, à partir de 17h00, à l'Ecole polytechnique de Palaiseau, projection d'un film documentaire sur "Le général Pellé, soldat, diplomate et artiste". Voilà une excellente opportunité pour découvrir cet officier atypique, en particulier pour ceux qui n'auraient pas pu visiter l'exposition présentée sur ce thème à Verdun. La projection sera suivie d''une conférence prononcée par Jean-Noël Grandhomme sur "Le rôle des X aux premières heures de la Grande Guerre".

Les amateurs pourront également consulter le site www.legeneralpelle.fr 

et découvrir sa carrière sur le site de la Société des amis de la bibliothèque et de l'histoire de l'X :  http://sabix.revues.org/179#tocto1n5

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:05

Guerre d’Algérie

Une génération sacrifiée

Patrick-Charles Renaud

Guerre-d-Algerie.jpg

Déjà auteur de plusieurs livres sur la guerre d’Algérie, Patrick-Charles Renaud explique dans son avant-propos les sources familiales de son intérêt pour ce conflit (les traumatismes d'une famille et d'une génération) et souligne à propos des témoignages recueillis : « Je le suis efforcé avant tout de les orienter, non pas pour favoriser une idéologie ou manipuler la vérité, mais pour qu’ils s’attardent sur des aspects et des points précis que l’histoire à négligé ».

L’ouvrage aborde successivement une présentation générale de « L’Algérie de 1954 » (chap. 1), puis « Le départ vers l’inconnu » des appelés et rappelés (chap. 2), présentés dans le chapitre 3. Les chapitres 4 à 6 traitent de sujets thématiques : « Embuscades et trahisons », « La pacification » et « Les opérations de maintien de l’ordre ». Les deux derniers enfin, « La parenthèses de la mort » et « Une sale guerre », s'intéressent aux aspects les plus polémiques et les plus durs du conflit. Chaque chapitre s’ouvre sur un texte de synthèse de l’auteur, suivi de 5 à 8 témoignages d’une longueur variable, entre une et six pages. Les textes sont relativement équilibrés, les différents témoignages s’opposent parfois et se complètent souvent : chacun raconte « sa » guerre, celle qu’il a vécu, à son niveau, dans son unité, dans son secteur. Cela donne au total une vision assez "kaléidoscopique", mais à bien des égards intéressante du conflit. La bibliographie finale est assez limitée au regard de la volumineuse production littéraire sur le sujet, mais on note la présence d’un utile index des sigles et d’un glossaire des termes arabes.

Ne cherchez donc pas ici une histoire générale de la guerre d’Algérie, mais prenez ces textes pour ce qu’ils sont : le récit de souvenirs, bien des années après les faits. Souvenirs, l'historien le sait bien, toujours plus ou moins fiables un demi-siècle après les événements, qu’il faudrait au cas par cas vérifier avec les archives, croiser avec d’autres témoignages, valider un à un pour tenir compte des distorsions progressives entre la réalité vécue à l'époque et la perception d'aujourd'hui. Mais au-delà de « l’objectivité » (quelle interminable quête !) de telle ou telle partie du texte que les uns ou les autres pourraient éventuellement mettre en doute, il n’en reste pas moins que ces récits contribuent au tableau pointilliste de cette guerre d’une part, et à la définition des contours de sa mémoire ultérieurement conservée par les appelés et rappelés eux-mêmes. Un livre de témoignages équilibré qui figurera utilement dans les références.

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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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