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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 07:00

3e café historique de La Chouette

Les mondes coloniaux au XIXe siècle

CHOUETTE

La salle du café Le Concorde était pratiquement pleine mercredi 19 septembre dernier pour la troisième édition des Cafés Historiques de La Chouette sur le thème des mondes coloniaux au XIXe siècle et de la colonisation française au Soudan. Julie d'Andurain et Jean-François Klein ont pu présenter leurs récents ouvrages et débattre avec le public dans une ambiance chaleureuse. Du détail de telle opération à la comparaison des conceptions impériales britannique et française, en passant par l'importance des voies de communication ou le traité de Berlin, de nombreux thèmes ont été abordés. Merci à eux, et à vous tous, pour cette participation.

Cafe-historique-19-sept.-2012.JPG

Notre prochain rendez-vous est fixé au mercredi 17 octobre

sur le thème "REFORMES ET REORGANISATIONS MILITAIRES",

avec, une nouvelle fois, des invités de grande qualité.

A très bientôt.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:15

De l'autorité aux opérations :

Marine et transmission des ordres, de l'Ancien Régime à nos jours

MARINE-1.jpg

Programme particulièrement riche pour cette journée d'études organisée le jeudi 4 octobre à Paris IV (Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris. Métro Odéon ou Saint-Michel), de 09h00 à 16h30, par le GIS d'histoire maritime et la Fédération d'histoire et d'archéologie maritimes :

09h15 : Ouverture (Olivier Chaline et Tristan Lecoq)

09h30 :

Le Retour d'expérience (contre-amiral Marc de Briançon)

10h00 :

La transmission des ordres dans la marine royale à la fin du XVIIe siècle : éléments de réflexion à partir de l'exemple de quelques campagnes de Tourville (Caroline Le Mao)

11h00 :

La transmission des ordres lors des opérations amphibies britanniques au XVIIIe siècle (Richard Harding)

11h45 :

Des instructions mais pas d'ordres ? L'amiral de Grasse et la campagne de la Chesapeake, 1781 (Olivier Chaline

14h00 :

La manoeuvre stratégique de Napoléon (1805) à l'épreuve des moyens de transmission de la marine impériale (Michèle Battesti)

14h45 :

Une étude de cas de la transmission des ordres : Mers el-Kébir, 3 juillet 1940 (Tristan Lecoq)

15h30 :

Le témoignage d'un ancien commandant de SNLE (vice-amiral 2S Lagane)

16h15 : Conclusions (Olivier Forcade)

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:10

L'histoire des sièges militaires

La Fabrique de l'Histoire  -  France Culture

fabrique_histoire.png

L'actualité de l'édition nous a imposé des choix... Heureusement, la technique permet aujourd'hui d'écouter (ou de regarder lorsqu'il s'agit de télévision) avec quelques jours de retard les émissions les plus intéressantes. Nous revenons donc sur cette série, diffusée entre le 3 et le 6 septembre dernier, sur le thème des "sièges militaires". Au programme (chaque émission dure 53 mn.) :

- Le siège de Sarajevo (3 septembre) : 

- Le siège de Stalingrad (perçu depuis la France, 4 septembre) : 

- Le siège de Stalingrad (vécu par les Soviétiques, 5 septembre) : 

- Le siège de Troie (6 septembre) : 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:05

Chez Fritz et Ivan

Incorporé de force dans la Wehrmacht et prisonnier de l'armée Rouge

André Muller

img157-copie-1.jpg

Voilà une publication comme l'on en découvre que fort peu !

En un seul tome de près de 800 pages au format 21 x 29,7, les éditions La Nuée Bleue nous proposent la réédition pro-format de trois volumes rédigés en 2000 par André Muller et simplement photocopiés à 200 exemplaires à l'époque.

Chez Fritz et Ivan constitue ainsi un témoignage pratiquement unique par son importance et sa densité sur la vie d'un jeune Alsacien incorporé de force dans le service civil obligatoire du IIIe Reich en 1942, puis dans la Wehrmacht en 1943 et engagé sur le front russe, évadé et fait prisonnier dans le secteur de Polotsk en 1944, maintenu en captivité par les Soviétiques pendant seize mois (il sera même déclaré mort), avant d'être autorisé à rentrer à Strasbourg en novembre 1945. L'ouvrage commence d'ailleurs chronologiquement en amont (1939 et la Drôle de guerre vue d'Alsace) et se termine par la description des conditions de sa réinstallation chez lui et une évocation de ses camarades ayant connu des expériences identiques ou proches.

Le texte courant, tapé sur une vieille machine à écrire, n'a pas l'aspect "propre et lisse" des livres habituels d'aujourd'hui, mais il conserve tout le pouvoir d'évocation et d'émotion du document original. Il est entrecoupé de très nombreuses coupures de presse de l'époque, et surtout de centaines de dessins rapidement jetés sur le papier au moment des événements et conservés par André Muller, de photos, cartes postales et autres documents iconographiques originaux collectés au fil des années pour illustrer ces "mémoires" (au total, plus d'un millier de documents). Ce n'est donc pas "facile à lire" au sens où le serait un livre composé par un professionnel et mis en page avec l'assistance de l'informatique. Mais c'est touchant, émouvant, poignant. Particulièrement dense et intéressant.

Illustration

L'un des dessins de l'auteur (style "BD"),

représentant le retour au quartier après un "raid" dans un village ukrainien

Une édition rare et un témoignage absolument indispensable pour quiconque souhaite s'intéresser au parcours des Malgré nous.

Editions de La Nuée Bleue, Strasbourg, 2012, 792 pages, 29 euros.

ISBN : 978-2-7165-0807-0

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:00

Sur les traces du crime

Léon Poliakov

SUR-LES-TRACES-DU-CRIME.jpg

Très intéressante réédition de textes parus en 2003 chez Berg Editeurs. Différents écrits du grand historien (travail fondateur) de l'antimémitisme sont ici réunis, après une introduction de Paul Zawadzki sur "De l'antisémitisme à l'antisionisme", qui n'est pas, à notre sens, un modèle de démonstration rigoureuse tant sont nombreuses les problématiques qui y sont mélangées (des négationnistes aux jeunes des banlieues ?).

Le corps de l'ouvrage, directement sous la signature de Léon Poliakov, est beaucoup plus riche. Quatorze chapitres, qui correspondent à autant de thèmes différents, abordent à la fois des cas particuliers (Louis-Ferdinand Céline, Xavier Vallat, Pie XII, Max Weber, etc.) et des questions plus générales ("La psychologie des exterminateurs", "Du racisme intégral au racisme de compromis", "Quand fut donné l'ordre de la solution finale ?", "L'éthique juive et le génocide"; "Spéculations aryennes sur l'univers", etc.).

L'expérience familiale et personnelle de l'auteur transparait bien sûr au fil des pages (comment pourrait-il en être autrement ?) : "Poliakov s'est engagé dans le métier d'historien à partir d'une question singulière : pourquoi a-t-on voulu me tuer ?" ; mais tout les textes (parfaitement écrits) sont scrupuleusement référencés et accompagnés de nombreuses notes.  Un livre entre philosophie et histoire, entre récit des événements et analyse psychologique.

Mais d'abord un livre à lire.

Editions Grancher, Paris, 2012, 231 pages, 17 euros.

ISBN : 978-2-7339-1216-4

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:10

Marine Corps University Journal

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Longue présentation le 12 septembre dernier, sur le site War Studies Publications des éditions (en particulier Histoire) et du journal de l'université de l'US Marine Corps. Il s'agit certes de publications institutionnelles (dans un milieu qui pratique peu l'autocritique), mais vous y trouverez de très nombreuses informations factuelles et de solides documents sur les engagements de l'armée américaine.

Merci à Olivier Schmitt pour cette nouvelle présentation :

http://warstudiespublications.wordpress.com/2012/09/12/presentation-dune-revue-marines-corps-university-journal/

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:05

L'infanterie attaque

Enseignements et expérience vécue

Erwin Rommel

Préface du colonel Michel Goya

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Importante réédition que celle-ci. On sait que le futur maréchal Rommel fut, durant la Première Guerre mondiale, un exceptionnel officier subalterne au commandement de ses unités successives (le musée de Goriza, aujourd'hui en Slovénie, lui réserve un large espace dans les salles consacrées à l'offensive austro-allemande de l'automne 1917). Chacun a plus ou moins entendu parler de son livre de souvenirs et de réflexions militaires Infanterie greift an !, dont il n'existait pas jusqu'à ce jour une édition française complète et largement disponible pour le grand public. C'est désormais chose faite.

Dans sa préface, Michel Goya procède d'abord à une remise du texte dans le contexte de sa première édition allemande, le IIIe Reich de 1937 : "Il se trouve parfaitement coller aux attentes psycho-politiques de l'Allemagne nazie ... L'Infanterie attaque constitue alors aussi un outil d'autopromotion". Cependant, l'ouvrage conserve tout son intérêt aujourd'hui et "la lenteur des évolutions du combat d'infanterie depuis 1918 rend du coup la lecture de Rommel très fructueuse pour tout cadre d'infanterie".

En plus de 400 pages, Rommel raconte l'ensemble de "sa" Première Guerre mondiale, dans la guerre de mouvement comme dans la guerre de position, sur le front de France comme sur le front italien ou contre la Roumanie. Se présentant un peu à la manière d'un "journal" tenu (presque) au jour le jour (mais en réalité rédigé bien après les événements décrits), il s'en distingue en proposant à l'issue de chaque phase de combat un paragraphe "Observations", dans lequel lequel l'auteur s'efforce de tirer des enseignements (plus ou moins) généraux de l'engagement qui vient d'être décrit. A ce niveau, le livre conserve effectivement une totale actualité, dans les relations de commandement et avec ses subordonnés, dans la préparation de la mission par un lieutenant ou un capitaine, sur la question de ces fameuses "forces morales" dont on parle si souvent, sur l'emploi des armes collectives, etc.. Par ailleurs, dans les descriptions qu'il fait des préparatifs des combats ou du déroulement de ses missions, il évoque par exemple fréquemment l'importance de l'organisation défensive du terrain par les fantassins : la pelle est aussi importante que le fusil, même dans l'offensive. Enfin, et plus largement, il permet aussi de suivre l'évolution intellectuelle, le mûrissement tactique, qui amène les armées impériales à la victoire de Riga, à la mise en oeuvre étudiée de l'artillerie (les "symphonies à la Bruchmüller") et au développement des troupes d'assaut massivement engagées dans les offensives du printemps 1918. Près d'une cinquantaine de combats très localisés, à l'échelle de l'unité qu'il commande, sont détaillés et accompagnés de petits croquis explicatifs.

Un livre d'une très grande richesse au plan tactique, pour comprendre hier mais aussi pour les engagements d'aujourd'hui. A lire et à méditer.

Editions Le Polémarque, Nancy, 2012, 426 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-9529246-6-5

 

Michel Goya a bien voulu apporter quelques précisions complémentaires :

ROMMEL-1.jpg

Question : Pouvez-vous revenir en quelques phrases sur le contexte de la première édition allemande du livre et la place que l'ouvrage tient dans "l'autopromotion" de Rommel ?

Réponse : L’infanterie attaque (Infanterie greift an !) est publié au début de 1937. Roturier énergique décoré pour son courage, Rommel incarne déjà parfaitement le type de héros que veut mettre en avant le nazisme. Il a alors déjà rencontré Hitler qui lui a confié, deux ans plus tôt, l’instruction à l’Ecole de guerre de Potsdam. Le livre est d’abord destiné à ses élèves mais c’est aussi un immense succès de librairie qui contribue à le faire connaître du grand public alors qu’il vient juste de passer colonel. Tous les ingrédients sont présents dès cette époque pour faire de Rommel un mythe.

Question : Aussi bien dans l'offensive que dans la défensive, Rommel insiste sur l'importance pour tous les fantassins d'être également des "terrassiers". Son analyse est tout-à-fait conforme aux règlements allemands d'avant la Grande Guerre et à cet égard parfaitement distincte de la pratique française. Il n'y a donc pas contradiction mais complémentarité entre "la pelle" et "le fusil" ?

Réponse : Les Allemands ont retenu les leçons de 1870 de manière plus rationnelle que les Français, qui rejettent de manière presque obsessionnelle toute idée de défensive, responsable selon eux du désastre. L’infanterie allemande de l914 joue subtilement des avantages de la puissance de feu là où les Français font confiance presque exclusivement à l’« élan ». La manœuvre de base des fantassins allemands consiste ainsi à se placer en position de défense, si possible organisée et enterrée, face à une attaque directe ennemie et à manœuvrer sur ses flancs ou ses arrières. Lorsque Rommel commande une compagnie, sa première action consiste toujours à placer judicieusement sa section de mitrailleuses puis à manœuvrer en fonction des effets de celle-ci. On retrouve cette combinaison -neutralisation par le feu, exploitation par la manœuvre- à tous les échelons jusqu’aux divisions d’assaut de 1918. Rommel est maître dans cet art mais il bénéficie aussi d’un outil toujours supérieur à ceux de ses adversaires -Français de 1914-15, Roumains de 1916 et Italiens de 1917-18- moins bien formés ou expérimentés.

Question : On parle souvent d'audace à propos de Rommel, mais on voit bien dans sa description des différents combats qu'il commence presque systématiquement par une reconnaissance personnelle en première ligne, parfois même au-delà de ses avant-postes. Ce serait donc une "audace" très mesurée ou réflechie ?

Réponse : L’audace est surtout dans cette reconnaissance personnelle qui le place souvent dans des positions très délicates. Il est d’ailleurs assez étonnant, et cela est valable aussi pour la Seconde Guerre mondiale, qu’il s’en soit sorti avec aussi peu de blessures. La première qualité de Rommel a été la chance. Cette reconnaissance personnelle, rapide et discrète, lui permet de dissiper un peu le brouillard de la guerre et de placer le premier son dispositif. Rommel a compris qu’en combat d’infanterie le premier qui ouvre le feu prend l’ascendant sur son adversaire et l’emporte dans la grande majorité des cas. Aussi, ses manœuvres ne sont pas forcément brillantes mais elles sont toujours rapides. Lorsqu’il est lui-même surpris, notamment dans ses reconnaissances, son premier réflexe est toujours d’attaquer le premier même en situation de grande infériorité numérique. C’est comme cela qu’il est grièvement blessé. En résumé, son combat est réfléchi mais dans la mesure où il fondé sur des renseignements de première main obtenus en prenant des risques personnels.

ROMMEL-2.jpg

Question : Que nous apprend L’infanterie attaque sur les combats pendant la Première Guerre mondiale ?

Réponse : L’infanterie attaque d’une peinture très précise et professionnelle de l’atmosphère générale des combats d’infanterie de la Première Guerre mondiale, dans la lignée, plus littéraire, d’Orages d’acier de Jûnger ou de Ceux de 14 de Genevoix. On y constate par exemple l’absence quasi-totale de combats à l’arme blanche et même la rareté des contacts visuels entre combattants. Le combat d’infanterie se décide plutôt de loin et toujours par le feu, surtout celui des mitrailleuses. Loin des duels homériques, le courage du moment est surtout un combat stoïcien.

Question : Au bilan, quelle pertinence ces "enseignements" conservent-ils aujourd'hui ?

Réponse : Le combat d’infanterie n’a finalement pas beaucoup évolué depuis la fin de la Première Guerre mondiale, au moins aux petits échelons. On peut même imaginer qu’un lieutenant Rommel transporté au XXIe siècle avec sa section d’infanterie pourrait rivaliser avec n’importe quelle autre unité de taille équivalente aujourd’hui. La description très précise de dizaines de combats d’infanterie contenue dans L’infanterie attaque constitue donc une source d’inspiration valable pour les fantassins d’aujourd’hui. Plus largement, c’est aussi une description presque clinique du commandement d’hommes en situation de danger. C’est une démonstration de la manière dont cette situation extrême déforme les comportements individuels et de l’avantage considérable dont bénéficient ceux qui ont un peu plus de compétence et d’expérience que les autres.

Merci Michel pour ces réponses très complètes et plein succès dans tous vos prochains projets.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:00

Je réussis en histoire

(licence)

Thomas Berthod, François Pernot, Jenny Rafflik et Emilia Robin Hivert

  Je-reussis.jpg

Rentrée universitaire oblige, les ouvrages sur les formations proposées aux étudiants de Sciences humaines fleurissent. Avec sa collection « Je réussis en.. », Armand Colin s’adresse préférentiellement aux étudiants qui doivent passer le cap de la première année de licence - année de L1 - réputée la plus difficile.

Manuel de près de 200 pages, l’ouvrage est réalisé par des enseignants du supérieur et propose des conseils concrets pour que les étudiants s’adaptent rapidement à l’université. En réalité, il s’agit avant tout d’une présentation de la matière et de l’utilité de faire de l’histoire (« S’engager dans des études d’histoire »), d’un glossaire, au demeurant fort précieux, pour expliquer la périodisation historique, les acronymes multiples – UE pour Unités d’Enseignements ; EC pour Eléments constitutifs – ECTS pour les crédits d’enseignement – que les étudiants devront nécessairement apprendre à décrypter très vite, tout comme l’extrême diversité des titres et fonctions de leurs enseignants  (ATER, chargé de cours, PRAG, Maître de Conférences, Professeurs des Universités).  La première partie se termine par une injonction, celle de la nécessité pour les étudiants de devoir construire leur parcours universitaire, dès leur première année.

L’essentiel de l’ouvrage se situe dans la deuxième partie, toute entière tournée vers les méthodes à acquérir. Au-delà d’une adaptation nécessaire aux pratiques universitaires fort éloignées des méthodes du secondaire,  de nombreux conseils sont proposés aux étudiants pour apprendre, c'est-à-dire s’organiser matériellement pour prendre des notes, classer les informations et les retenir, à la fois dans le cadre d’un TD et sur l’ensemble du semestre, clôt par les partiels. De façon très didactique, les auteurs ont pris le soin d’expliquer par le menu ce que l’on attend de l’étudiant en histoire à la fois en termes de savoir-faire et de savoir-être. Mais plus globalement, ils insistent sur les pré-requis absolument nécessaires à savoir la maîtrise de l’écrit, autrement dit la nécessité de devoir corriger une orthographe défaillante, la connaissance de la méthodologie bibliographique, la mise en fiche et enfin la présentation des grandes épreuves que sont la dissertation et l’explication de texte qui font, l’une et l’autre l’objet d’un chapitre indépendant.

La troisième partie aborde enfin la question des débouchés professionnels en histoire, sans doute la partie plus faible de l’ouvrage – et en tous cas la plus réduite – car elle ne présente guère l’histoire sous un jour très favorable. En fait de débouchés professionnels des étudiants, il est surtout question des « petits boulots » (sic) et il est fait une place extrêmement réduite à ce qui a toujours été le débouché principal des étudiant en histoire, à savoir les concours de l’enseignement. Celui-ci est en effet présenté en moins de trois lignes, en mettant pratiquement sur le même niveau, le métier de CPE (Conseiller principal d’éducation), d’enseignant du secondaire ou d’enseignant du supérieur. Nulle part véritablement, il n’est question des concours de la fonction publique, pourtant seuls secteurs qui recrutent encore actuellement en dépit de la crise. Les autres métiers (« pigiste » (sic), « chargé de relation publique » ; « attaché de presse », « conservateur du patrimoine », « archéologue », etc.)  sont présentés bien trop rapidement pour que les étudiants puissent précisément concevoir leur propre parcours professionnel. Il n’est d’ailleurs pas fait mention des possibilités aussi pour les étudiants de trouver à travailler dans des institutions autres que culturelles où leurs qualités de bons rédacteurs trouveraient à s’employer.

En dépit de cette limite sur les débouchés professionnels de l’histoire, l’ouvrage reste cependant utile aux jeunes bacheliers qui souhaitent s’engager dans un parcours universitaire. Les conseils méthodologiques du cœur de l’ouvrage justifient à eux seuls l’achat de ce petit opuscule, précieux lorsque l’on est soucieux de franchir l’écueil de la première année à l’université.

Julie d’Andurain

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 07:15

Rommel's Lost Battalions

Army History  -  Eté 2012

ARMY 1

Un long article sur les "bataillons perdus" de Rommel en Tunisie, en fait initialement des bataillons de relève, qui disparaitront dans la tourmente des dernières réorganisations de l'Afrika Korps à la fin de l'année 1942. On relève également cette consigne, presque ce leitmotiv à l'attention de ses subordonnés, dans le mot du Dr. Richard W. Stewart ("Chief Historian") : "Préserver les documents et l'histoire de l'Army est important, mais insuffisant en soi. Les historiens militaires doivent produire une grande quantité d'articles, de monographies, de livres. Ils devraient répondre à des interviews à la télévison et dans les radios ... En bref, les historiens militaires doivent diffuser une grande variété de productions sous divers formats pour toucher tous les publics".

Intéressant comme idée, non ?

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 07:10

Etrangers et engagements, 1939-1945

Centre des archives du personnel militaire

13 septembre  -  20 décembre 2012

 Affiche étrangers

Si leur rôle a souvent été mis en exergue dans le cadre des études sur la Grande Guerre, la place des étrangers engagés volontaires dans les rangs de l'armée française au cours de la Seconde Guerre mondiale est finalement moins connue. Une exposition de photos et de documents leur rend hommage de belle manière, du 13 septembre au 20 décembre 2012, au Centre des archives de personnel militaire (qui a récemment intégré le SHD) de Pau.

A voir : Caserne Bernadotte, place de Verdun, 64000 Pau

Horaires : les jours ouvrés de 08h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h00 (vendredi 15h00)

Renseignements : 05 59 40 46 92

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Qui Suis-Je ?

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  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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