Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 06:35

Stalingrad

Le tournant de la guerre

François Kersaudy

Auteur bien connu dont on apprécie en particulier les travaux sur Churchill, François Kersaudy a également beaucoup travaillé sur la Seconde guerre mondiale et il nous propose aujourd'hui un livre consacré à la bataille de Stalingrad.

Relativement peu volumineux (170 pages de texte courant), cet ouvrage n'a pas, par exemple, l'importance de celui que Jean Lopez a consacré au même sujet il y a cinq ans. Par contre, destiné à faire comprendre (et aimer) l'histoire militaire au grand public, il se présente de façon toute différente. Très largement illustré (on apprécie l'originale reproduction de timbres postes commémoratifs des belligérants, qui permettent d'être exactement en phase avec le texte), il comporte de nombreuses cartes en couleurs aussi claires que lisibles et des encarts apportent régulièrement des précisions bienvenues sur tel organisme, tel nom propre, telle grande unité, etc. Le récit est logiquement découpé en grandes phases chronologiques et commence par un point de situation sur le front oriental en 1942 pour se poursuivre par l'analyse des choix effectués par les Soviétiques comme par les Allemands à l'échelle du théâtre d'opérations, avant d'aborder la situation particulière sur les rives de la Volga puis la bataille elle-même dans ses différents développements. Le récit des opérations dans les différents secteurs est assez détaillé, chiffres à l'appui, et l'auteur sait nous rendre les rigueurs extrêmes du combat, du climat, de la faim, presque perceptibles, de même qu'il reconstitue à partir des différents témoignages les débats (parfois halucinants, comme les promesses de Goering) qui se déroulent autour d'Hitler par exemple.

En résumé, un bon ouvrage généraliste qui permet d'aborder sérieusement le sujet. Un livre qui ne peut que satisfaire ceux qui souhaitent s'intéresser aux combats du front de l'Est et à partir duquel, ensuite, ils pourront avec aisance se lancer dans des études plus spécialisées.

Perrin, Paris, 2013, 171 pages, 19 euros.

ISBN : 978-2-262-04318-6.

Verdun sur la Volga

Partager cet article

Repost0
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 06:35

Indochine

Des territoires et des hommes

Christophe Bertrand, Caroline Herbelin, Jean-François Klein (Dir.)

A l'occasion de la belle exposition au musée de l'Armée "Indochine, des territoires et des hommes, 1856-1956" que nous avons déjà signalée (vivement recommandée), le musée met à la disposition du public cet "album-catalogue" réellement superbe.

Plus de quarante "prêteurs", publics et privés, institutionnels et particuliers, apportent leur concours à la réalisation de cette manifestation et une cinquantaine de spécialistes contribuent à la rédaction des différents chapitres du volume. Le livre est globalement organisé en deux grandes parties. La première, livre d'histoire, en sept chapitres revient chronologiquement sur les grandes étapes de l'Indochine coloniale, des "Premiers contacts franco-vietnamiens" aux souvenirs et à l'analyse de l'histoire après la décolonisation. La seconde, catalogue à proprement parler de l'exposition, reprend en quatre séquences "Les premiers pas de la France au-delà de la route des Indes", "La formation de l'Indochine française", "Au coeur de la colonie indochinoise" et "Déclin et fin de l'empire en Extrême-Orient". On le voit, les deux sous-ensembles se complètent et se répondent, aspect amplifié par la magnifique iconographie qui vous fera découvrir les pièces les plus rares et/ou les plus originales.

Un superbe catalogue d'exposition qui complétera très utilement et esthétiquement les ouvrages dont vous pouvez déjà disposer sur l'histoire de l'Indochine française. 

Gallimard, Paris, 2013, 319 pages, 39 euros.
ISBN : 978-2-07014260-6.

Superbe catalogue

Partager cet article

Repost0
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 06:25

Au programme en novembre

sur Arte

 

Le mardi 5 novembre à partir de 20h50

Corée, l'impossible réunification

 

Le même jour à 22h40

Le parapluie bulgare : Londres 1978

 

Le samedi 9 novembre à partir de 20h50

La Grande Guerre

Documentaire en deux épisodes de 52 mn.

 

L'histoire à la télévision

Partager cet article

Repost0
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 06:30

L'Amiot 143

Jérôme Ribeiro et Michel Ledet

On a beaucoup critiqué l'armée de l'air pour son rôle durant la campagne de France en 1940 et cet ouvrage revient sur un appareil qui symbolise presque à lui seul toutes les insuffisances et les contradictions de la période. Michel Ledet rappelle que "malgré son âge et sa vétusté évidente, le bimoteur effectue des missions pendant toute la bataille" et Jérôme Ribeiro souligne que "le bombardement est bien le parent pauvre de l'armée de l'Air en 1940".

Absolument complet ou presque, autant que l'on puisse en juger, l'album est divisé en six grands chapitres qui permettent de comprendre "La genèse, une affaire longue et compliquée", les programmes concurrents et les dérivés, les essais et la construction en série, toutes les caractéristiques techniques du fuselage, de la voilure, de l'armement, des moteurs, etc. et enfin (pp. 172-367) le rôle de l'Amiot 143 en service actif. Nous suivons là les unités de bombardement qui en sont équipées, en métropole comme outre-mer, du milieu des années 1930 à 1940 et même dans l'aviation d'armistice. La "grande reconnaissance" dans l'empire, les tours de France, les missions en Afrique du Nord, la 'drôle de guerre', les terribles missions de bombardement des différentes unités du 10 mai au 25 juin 1940, dans toute la zone des combats et y compris en Allemagne (avec tableaux récapitulatifs), pour finir pour certains au Levant ou au Maroc. Deux emplois particuliers : celui du "Groupe de bombardement de marche polonais" en 1940 et celui de cet exemplaire unique évacué le 18 juin vers Zagreb par un équipage... tchèque et finalement versé à l'aviation croate !

De très nombreuses illustrations (mais pourquoi cette mise en page vieillote !), des encarts, des cartes, des annexes, complètent cette étude de référence sur un appareil dont les équipages, aux pires heures, n'ont pas démérité.

Lela Presse, Outreau, 2013, 382 pages, 55 euros.
ISBN : 978-2-914017-75-6

L'autobus volant

Partager cet article

Repost0
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 06:25

Chili, 1970-1973

Mille jours qui ébranlèrent le monde

Franck Gaudichaud

"Quand en septembre on assassine un peuple et une liberté..." : innombrables ont été, comme le chanteur Renaud, les artistes européens qui ont flêtri le coup d'Etat de septembre 1973 au Chili en en faisant porter sans plus d'analyse la responsabilité sur "les Américains". Dans ce livre issu de sa thèse, Franck Gaudichaud revient sur les "mille jours" qui, avant le coup d'Etat lui-même, ont marqué l'histoire du Chili et d'une grande partie de la gauche internationale, "une période peuplée d'images héroïques et de mythes, qui troublent parfois le travail du chercheur".

C'est donc à un véritable "scanner" de la gauche chilienne que procède l'auteur, qui organise son étude en quatre grandes parties : "Le Chili de l'Unité populaire", "Vers le débordement ? De l'échec des Comités de l'Unité populaire à l'Assemblée de Conception", "Des Cordons industriels en soi aux Cordons industriels pour soi" et " Répertoires du pouvoir populaire, territoire mobilisés et menaces de coup d'Etat". Nous abordons ainsi l'analyse des différentes composantes de la gauche chilienne, des socialistes modérés aux révolutionnaires, la question de la redistribution sociale et du capitalisme d'Etat, les premières réactions de la bourgeoisie et la naissance d'un véritable "marché noir", le rôle et les évolutions des syndicats, les manifestations d'un débordement du pouvoir par sa gauche alors que les travailleurs indépendants et les classes plus aisées s'organisent. L'inflation et les pénuries, qui touchent de plein fouet les classes moyennes et les populations les plus modestes, annoncent la "crise d'octobre rouge" en 1972, la lutte des classes devient une réalité quotidienne, la grève des camionneurs paralyse le pays et les forces armées, encore légalistes, jouent un rôle croissant ("L'ambassadeur du Mexique à Santiago se demande dans son journal de bord : Où est le président Allende ? On entend seulement la voix du commandant en chef de la zone d'état d'urgence ?"). Il y a dès lors cassure entre une base populaire qui s'auto-organise, un discours parfois plus lyrique que réaliste et un gouvernement qui place dans l'armée ses espoirs de stabilisation. Face au "spectre du soviet", chacun se radicalise, les mobilisations populaires se succèdent mais ne parviennent pas à dépasser le stade de la "défensive" et le gouvernement semble paralysé : "Début septembre, le Parti national n'hésite plus à distribuer des tracts qui laissent deux alternatives à Allende : la démission immédiate ou le suicide".

Une dense étude au coeur de l'expérience chilienne de "marche vers le socialisme" qui apporte sur la période considérée de très nombreuses informations, et laisse finalement le sentiment d'une envolée presque épique mais aussi d'une grave absence de pragmatisme et d'une incapacité à prendre en compte les réalités.

Presses Universitaires de Rennes, 2013, 345 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-7535-2663-1.

Unité populaire chilienne

Partager cet article

Repost0
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:35

La Grèce et les Balkans

Olivier Delorme

Zone crisogène au fil des siècles, les Balkans sont à la fois, en quelque sorte, à la marge et au coeur de l'Europe. Ils ont été, et restent, à des titres très divers, d'un intérêt majeur pour les puissances européennes et il fallait cet exceptionnel ensemble de près de 2.300 pages en trois tomes (!) pour en approcher toute l'importance dans le temps long.

vol. 1 : Ce premier volume nous entraîne dans l'histoire compliquée de l'empire romain d'Orient, longtemps en guerre contre les Musulmans et les Turcs, mais aussi contre le Pape, les princes et les marchands chrétiens. C'est ensuite une longue période d'occupation ottomane, qu'Olivier Delorme divise en deux grandes parties ("La victoire du turban, XVe-XVIIe siècle" et "Le carcan ottoman, XVe-XVIIIe siècle") au cours desquelles nous suivons la progression turque jusqu'au Danube, les chocs militaires avec les puissances occidentales et la mise en place d'une administration originale (le sultan, "héritier du basileus"). Les premiers dérèglements du système apparaissent assez tôt et, ici ou là dans les massifs montagneux, quelques rébellions chroniques parviennent à survivre (Albanie), quelques autonomies se maintiennent (Monténégro) et les exilés entretiennent le souvenir du pays perdu (Grecs et Russes). Dans ce contexte resté conflictuel, les Grecs conservent une situation particulière, du fait de leur ancienne installation en Asie mineure, de leur rôle à Constantinople, de leurs responsabilités dans les principautés danubiennes et de la place de l'église orthodoxe. Le volume se termine sur les événements du XIXe siècle, l'indépendance grecque et le philhellénisme, le congrès de Berlin et "les" questions d'Orient, de Crète et de Macédoine, qui intéressent au premier chef Athènes.

vol. 2 : Ce deuxième tome correspond globalement à une large première moitié du XXe siècle, des conséquences dans la région balkanique de la révolution jeune-turque (on connaît l'importance du foyer de Salonique) à la Grèce épuisée sortant au début des années 1950 de la guerre civile. On voit bien toute la richesse de cette période, marquée par les guerres balkaniques, la Première Guerre mondiale avec l'opposition Constantin-Venizelos et la place des Armées alliées d'Orient, la "Grande catastrophe" (défaite en Asie mineure contre Mustafa Kémal), les crise politiques de l'entre-deux-guerres, la Seconde guerre mondiale et l'occupation, mais aussi la résistance, les difficultés avec Tito comme avec les Albanais et les conséquences des oppositions Churchill-Staline, enfin la Grèce de la guerre civile sur fond de guerre froide et d'asservissement des nations voisines. Les pressions étrangères (russes, françaises mais aussi et parfois surtout britanniques) sont bien soulignées et l'on est interloqué par cette menace du haut-commissaire français en 1917 de raser Athènes comme les Allemands ont rasé Arras ! De même les oppositions régionales (les revendications de "Grande Grèce", "Grande Roumanie", "Grande Serbie", "Grande Bulgarie" se superposent souvent...), autour de la Macédoine en particulier, sont bien étudiées.

vol 3 : Le troisième volume enfin s'intéresse à quatre grandes thématiques allant de "La lente démocratisation" à "La fin des dictatures populaires", "L'Europe, quelle Europe ?" et "La Grèce de l'euphorie à la grande dépression", c'est-à-dire que nous couvrons ici les années 1955-2010. L'auteur y pose quelques questions pertinentes, à propos de l'implosion de l'ex-Yougoslavie (on se souvient que l'église orthodoxe grecque fut considérée comme le seul allié fidèle des nationalistes serbes) ou du devenir des "Etats successeurs" ("Pauvre et mafieuse Albanie", Monténégro "propriété d'un clan", "Au paradis kosovar des mafias et des criminels de guerre", "La Bosnie-Herzégovine existe-t-elle ?", "L'ARYM -Macédoine- entre protectorat et autoritarisme"). Les questions turque et chypriote (ou du moins leur perception à Athènes) sont au coeur de la dernière partie, à l'issue de laquelle Olivier Delorme souligne "le rôle contesté de l'Allemagne" dans la crise en cours. L'auteur donne de nombreux chiffres sur la situation réelle des Grecs depuis 2007-2008 (sait-on que le salaire minimum "a été réduit à 536 euros brut, montant gelé au moins jusqu'en 2016 et réduit à 510 euros pour les moins de vingt-cinq ans"), la déréglementation, les privatsations et parle d'une "restructuration en trompe-l'oeil", des conséquences humanitaires (chiffres de l'OMS à l'appui), sociales et politiques. Finalement, "la stratégie du choc appliquée à la Grèce par l'UE et le FMI n'a donc abouti à aucun résultat économique positif".

On le voit, trois volumes absolument indispensables pour quiconque s'intéresse à l'histoire de la Grèce et des Balkans dans le temps long. Chaque tome est complété par de très nombreuses notes et comporte une riche bibliographie. Une véritable "tranche" d'histoire de l'Europe, tant cette région intéresse tout le continent, qu'il est particulièrement judicieux d'avoir édité en format "poche".

Folio Histoire, 2013, 3 volumes, 

Histoire générale d'une région de criseHistoire générale d'une région de criseHistoire générale d'une région de crise

Partager cet article

Repost0
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:35

Les secrets de la Résistance

Robert Belot

Dans cette collection qui a pour ambition de présenter de façon agréable au grand public des aspects peu connus ou même ignorés de la grande histoire, Robert Belot nous propose un nouvel opus sur le thème de la Résistance, en soulignant en introduction les difficultés qu'il y a eu au cours des années passées à en écrire l'histoire.

Une vingtaine de brefs chapitres donc, qui abordent des idées reçues et des thèmes moins connus de la Seconde guerre mondiale et de l'Occupation, comme le premier qui traite du départ pour l'Angleterre le 18 juin 1940 des deux scientifiques les plus proches de Jolio-Curie, car l'on ignore souvent que "la découverte de l'atome doit beaucoup à la science française". Le second revient sur les circonsconstances de l'appel du 18 juin et ses différentes "versions" ; le troisième sur les premiers ralliements des territoires de l'empire à la France Libre et en particulier en Afrique (Tchad, Cameroun), etc. Au fil des chapitres, on retrouve les services secrets de Vichy, la politique de camouflage de l'armement, les oppositions "diplomatiques" entre France Libre et Vichy, les relations ambigües ou conflictuelles avec l'OSS américaine, celles tout aussi difficiles avec les communistes ou les troubles qui entourent la naissance du CNR. Deux chapitres sont consacrés, bien sûr, à l'arrestation de Jean Moulin et au drame de Caluire, ainsi qu'à la responsabilité de Hard, "le traître ?" ("Le processus qui conduit à Caluire est collectif, cumulatif, et ne repose pas sur un seul homme ... C'est là le secret de Caluire. Il y a la trahison pure et simple (Multon et Doussot), il y a la peur (celui qui révèle l'existence des boites postales), il y a l'imprudence (Aubry), il y a l'inconscience (Bénouville), il y a la manipulation et la vénalité (Lydie Bastien), il y a la trahison par nécessité ou égarement (Hardy)"). On retrouve ensuite le sabotage industriel ; les intellectuels, dont Sartre, mais aussi Les Lettres Françaises et Les Editions de Minuit ; le maquis du Vercors ("Aucun maquis de France ne paya un si lourd tribut") et sa république restaurée, son drame et son mythe. L'auteur termine par l'histoire méconnue du seul résistant noir de la libération de Paris et par une rapide étude sur Guy Môquet et la polémique de 2007.

En résumé, un livre varié, vivant, facile à lire, sur des points souvent originaux et qui, de manière un peu pointilliste, donne une image moins idéologique ou monolithique de la résistance et de la France Libre.

Vuibert, Paris, 2013, 330 pages. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-311-00878-4

Relecture des mythes

Partager cet article

Repost0
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:35

La bataille de la Marne

Jean-François Copé

en collaboration avec Frédéric Guelton

Commençons immédiatement par le surprenant duo annoncé en couverture de l'ouvrage. Maire de Meaux, député de Seine et Marne, président de l'UMP entre autres activités principales, Jean-François Copé dispose donc de journées de 48 ou 72 heures, puisqu'il a également, en plus de sa présence dans les médias, de ses déplacements en province, de ..., de ..., etc., le temps d'effectuer des recherches, de consulter des archives et de rédiger un ouvrage d'histoire. Tous ceux qui ont un jour publié un livre apprécieront l'exploit. Sauf à considérer que la "collaboration" de Frédéric Guelton, à peine évoquée en introduction, soit plus importante qu'elle n'est officiellement reconnue ?

Venons en au fond et au livre en lui-même. Il y a, bien sûr, une part de discours convenu (il ne s'agit pas d'histoire officielle puisque monsieur Copé est dans l'opposition) autour d'une trame très "roman national". Les questions (en particulier diplomatiques et politiques mais aussi militaires -le renseignement, les unités de réserve allemandes, les Taxis de la Marne, l'escadron Gironde, l'emploi du corps de cavalerie, les limogeages, la crise des munitions, etc.-) qui pourraient être génantes sont rapidement passées, en une phrase bien tournée qui ne remet rien en cause tout en laissant entendre que peut-être... Ceci étant dit, l'album dans son ensemble fait très bonne figure et restera certainement comme l'une des publications importantes de cet avant-centenaire. En trois grandes parties ("La guerre, coup de tonnerre dans un ciel d'été", "La bataille", "Après la bataille, la guerre continue"), l'auteur (les auteurs, zut, encore !) brosse(nt) un excellent tableau général de la situation et des événements du deuxième semestre de l'année 1914. Les cartes sont précises et très lisibles, les encarts nombreux, l'iconographie (très) souvent exceptionnelle. Même s'il ne fallait qu'évoquer l'iconographie, le livre mériterait d'ailleurs d'être cité. Le récit détaillé permet de suivre la campagne au niveau des autorités civiles et militaires, du commandant en chef au simple soldat, Si elles ne sont pas développées, presque toutes les thématiques sont néanmoins évoquées et il appartient au lecteur de chercher, dans d'autres ouvrages (peut-être moins consensuels mais plus précis) tous les compléments d'information nécessaires.

Un beau livre, qui a sans aucun doute tout pour ravir le grand public et dont la présentation fait un cadeau de choix pour ces fêtes de fin d'année. Un bel album qui devrait contribuer à "populariser" dans le pays les manifestations du centenaire et l'histoire de la Grande Guerre. Pour cela au moins, il mérite d'être connu.

Tallandier, 2013, 159 pages. 29,90 euros.
ISBN : 979-10-210-0149-7.

Présentation disponible sur : http://www.labatailledelamarne.com/

Beau livre, surprenant duo

Partager cet article

Repost0
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:30

Willy Brandt

Hélène Miard-Delacroix

Voici à notre connaissance la première biographie en français de celui qui fut l'un des artisans durant les années 1960-1970 d'une évolution fondamentale des relations diplomatiques dans l'Europe divisée, chancelier fédéral SPD d'Allemagne de l'Ouest et l'un des hommes politiques les plus importants en Europe.

Très critiqué par la CSU (on le surnomme Willy Brandy à Munich en référence à son goût supposé prononcé pour l'alcool et les femmes), il est celui qui lance la politique d'ouverture à l'Est, qui lui vaudra le prix Nobel de la paix. Dans cette biographie, Hélène Miard-Delacroix spécialiste d'histoire de l'Allemagne à laquelle elle a déjà consacré plusieurs livres, ne cache rien des faiblesses et des failles de son sujet et, après une première partie consacrée à la jeunesse du socialiste Willy Brandt et à son long exil à partir de 1933, détaille les trois grandes périodes de sa vie d'après-guerre : Berlin, le gouvernement, la Chancellerie. Sur la première période, on est en particulier relativement surpris de la faiblesse insigne des réactions occidentales lors de la construction du mur de Berlin en 1961, le gouvernement de Bonn, les USA, le Royaume-Uni et la France laissant globalement Willy Brandt seul face à l'événement. En dehors de quelques discours, rien. La "démonstration de force" du général Clay, le 25 octobre, avec quelques chars est bien tardive et relève semble-t-il davantage de la recherche d'un effet médiatique. Paris, d'ailleurs, refuse que l'ONU soit saisie du dossier. Dans le chapitre 3, "De chef de parti à chef de la diplomatie", on assiste à la montée de Willy Brandt vers le pouvoir, avec méthode, détermination, habileté aussi. C'est l'époque du gouvernement de grande coalition, qui voit les éléments radicaux, à l'extrême droite et surtout à l'extrême gauche, se développer. Brandt joue un rôle de "conciliateur"  et "pose tranquillement les jalons de la politique des petits pas", cherche à "transformer le côté d'en face (RDA et URSS) en établissant la confiance et en cherchant la détente". Elu chancelier en 1969 (il sera réélu en 1972), Brandt met en oeuvre sa politique, qu'il résume dans son premier discours de politique générale : "Oser plus de démocratie et être un peuple de bons voisins". Ce sont les négociations interminables avec la RDA et l'URSS, le sentiment parfois d'incompréhension à l'ouest, le voyage symbolique à Varsovie , où il s'agenouille devant le mémorial aux victimes du ghetto. Mais au cours du deuxième mandat, c'est l'affaire Guillaume, cet espion au service de l'Est inséré jusqu'au coeur du cabinet du chancelier. Le scandale éclate, les rumeurs courent. Le 5 mai 1974, il rédige sa lettre de démission. Helmuth Schmidt lui succède. Pour l'auteure, "certes, Brandt démissionne à l'occasion de l'affaire Guillaume, mais aussi parce qu'il s'est trouvé au fil des mois de plus en plus isolé, attaqué, et qu'il a perdu le contrôle de la politique économique et financière". Les deux derniers chapitres ("Après le pouvoir" et "La fin de l'histoire ?") sont rapidement consacrés aux dernières années de la vie de Willy Brandt, qui conserve dans un premier temps la présidence du SPD. L'une des dernières pages le montre enfin, un matin de novembre 1989, devant ce mur ébranlé qu'il avait vu construire près de trente ans plus tôt. Berlin, et le symbole, ou le syndrome, d'une génération allemande ?

Une belle biographie sur un personnage très important mais complexe de l'histoire allemande (et européenne) de la seconde moitié du XXe siècle.

Fayard, Paris, 2013, 312 pages, 20 euros.
ISBN : 978-2-213-67250-2.

Willy Brandy

Partager cet article

Repost0
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:25

Difficile démocratie

Les idées politiques en Europe au XXe siècle, 1918-1989

Jan-Werner Müller

Historien allemand spécialiste d'histoire politique, Jan-Werner Müller nous propose ici une somme sur l'histoire du XXe siècle en Europe, vue sous l'angle de l'évolution des idées politiques, ou plutôt (comme il le précise en introduction) il s'intéresse aux "figures-passerelles, philosophes, hommes d'Etat, spécialistes du droit public, rédacteurs de constitutions" et aux "bureaucrates à visions, penseurs proches de partis et de mouvements politiques, ceux que Friedrich von Hayek sppela un jour les vendeurs d'idées de seconde main". Son propos est donc à la fois différent et plus large de ce que l'on trouve dans les habituels manuels type Sciences Po.

Cette volumineuse étude est organisée en six chapitres principaux. "La masse en fusion", qui s'ouvre sur Max Weber et se poursuit par l'analyse des conséquences politiques, culturelles et sociales de la Grande Guerre pour les libéraux, les progressistes, les croyants, les socialistes, les monarchistes, etc... "Les expériences de l'entre-deux-guerres", (à partir d'une citation de Paul Ricoeur qui évoque "une situation d'expérimentations en tous genres") constituent la deuxième partie sur fond, bien sûr, de montée des fascismes et des autoritarismes, la progression des marxistes et la place des syndicats, l'exemple de la Suède avec le seul gouvernement durable de coalition, le cas hongrois et les débats en Allemagne, la place des milieux paysans et ruraux, la terreur en URSS, etc. La troisième traite des "Thèmes fascistes", dont Mussolini disait (tout en tentant pourtant de le faire) qu'il ne pouvait pas être "exporté" parce que trop lié à l'idée de nation. De longues pages sur Sorel dans cette partie, sur les intellectuels italiens et allemands, sur le corporatisme, etc. L'auteur distingue entre les différents régimes (Hongrie, Portugal, Roumanie, Italie, etc.) selon leur caractère plus ou moins conservateur ou traditonnaliste : "Les régimes autoritaires-corporatistes, tout en empruntant le style des fascistes, empêchèrent ceux-ci de se regrouper ... La plupart de ces régimes dénonçaient, outre le matérialisme, tout relent de paganisme ... En Pologne, le maréchal Pilsudski était censé n'être responsable que devant Dieu et l'Histoire". Et il dresse ensuite un tableau des particularités du régime national-socialiste, "une vaste théorie du déterminisme historique et, en premier lieu, biologique". "La reconstruction" commence immédiatement après la Seconde guerre mondiale, marquée par le souvenir de la mort de masse et la Shoah, l'affaiblissement de l'Europe, la recherche de la stabilité et la place finalement prise par la social-démocratie et la démocratie chrétienne. C'est bientôt l'heure de la construction européenne et de la "politique du consensus", entre "paternalisme à l'ancienne" et diminution du rôle de l'Etat, le "néo-libéralisme" et l'importance de l'éducation à l'ouest, tandis que l'autre moitié de l'Europe reste sous contrôle idéologique, policier, politique et intellectuel communiste. L'avant-dernière partie, "Vers une société sans pères", nous fait traverser les années 1960-1970, la crise de 1968 dans ses différentes manifestations, les critiques de "l'Etat bourgeois" sur fond d'une sorte de mauvaise conscience collective. "L'antipolitique et le sentiment d'une époque qui s'achève", enfin, nous conduit à la fin du XXe siècle, avec la crise économique, politique et morale que la plupart des pays connaissent tour-à-tour, "un immense vide idéologique" et l'émergence des droits de l'homme : "ces droits offraient une sorte de minimum moral, après l'échec de tant d'autres projets idéologiques d'avenir radieux", le féminisme et l'écologie, la toute-puissance de l'économie et ses conséquences, etc.

De très nombreuses notes et références ponctuent le texte et le terminent, permettant à ceux qui le souhaitent d'aller plus loin. Comme souvent sur de tels sujets, les critiques et remarques peuvent être nombreuses en fonction des opinions personnelles des uns ou des autres, mais il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une vaste et ample synthèse qui doit absolument être connue de tous ceux qui s'intéressent à ces questions.

Alma éditeur, Paris, 2013, 555 pages, 24 euros.
ISBN : 978-2-36279-091-1.

Idées politiques en Europe

Partager cet article

Repost0

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile