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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:00

1812

La campagne de Russie

Marie-Pierre Rey et Thierry Lentz (Dir.)

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Il s'agit ici des actes d'un grand colloque international qui s'est tenu à Paris les 4 et 5 avril dernier, et il faut tout d'abord féliciter les organisateurs de cette manifestation et l'éditeur pour avoir pu (c'est aujourd'hui bien rare) en assurer la publication en quelques mois.

Une trentaine d'auteurs, tous excellents spécialistes de la période impériale, apportent leur contribution à ce volume qui détaille des aspects très différents de la campagne. On peut en effet y lire un texte sur "Le prestige d'invincibilité de la Russie au début du XIXe siècle" (Lucien Bély), un autre sur "La formation 'diplomatique' de la Grande Armée" (Jean-François Brun), sur "L'information des Français pendant la campagne" (Chantal Prévot) ou sur "L'attitude des milieux financiers en 1812" (Emmanuel Prunaux). On retrouve les opérations proprement militaires ("Le rôle du 1er corps de Davout", par Alain Pigeard ou "Les Polonais de la Grande Armée", par Andrezej Nieuwazny) et quelques portraits ("Calaincourt en 1812" par Antoine d'Arjuzon ou Barclay de Tolly par Jean-Noël Brégeon) ; mais également plusieurs communications relatives à l'image, au souvenir, à la mémoire de la campagne ("Un siècle de représentation de la bataille de la Moskova", Valérie Bajou ; "Captivité en Russie : regards comparés", David Rouanet ; "L'image de la guerre de 1812 dans le folklore russe", Alexandre Tchoudinov ; ou encore "La campagne de Russie au coeur de la fiction française de 1820 à 1870", Louis Bergès ; et même un passionnant "1812 au cinéma" par David Chanteranne.

Des actes de colloque de grande qualité, qui témoignent de la vitalité des études napoléoniennes mais aussi de la diversité des travaux en cours ... et à venir. Un ouvrage particulièrement recommandé.

Perrin, Paris, 2012, 381 pages. 23,90 euros.

ISBN : 978-2-262-04072-7.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 07:10

Les grandes batailles du Moyen-Âge

K. Devries, M. Dougherty, I. Dickie, P. G. Jestice et C. Jorgensen

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Magnifique album pour les fêtes. Les auteurs de cet ouvrage, publié pour la première fois au Royaume-Uni en 2006, nous présentent 20 grandes batailles, entre Hastings en 1066 et Brunkeberg en 1471, replacées dans leur contexte, décrites dans le détail et présentées avec leurs conséquences.

L'ouvrage s'ouvre sur une introduction d'une dizaine de pages, qui nous rappelle qui sont les principaux intervenants et comment manoeuvrent les armées ou les "peuples guerriers". Chaque bataille est ensuite présentée avec "Les raisons du conflit", "Les forces en présence", la description des combattants (équipements, etc.), de nombreuses illustrations et surtout de très belles cartes en 3D sur double page), vues aériennes plongeantes du meilleur effet.

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Philippe Auguste à Bouvines, vu par Le Petit Populaire (p. 83)

Parmi les engagements peu connus remis ici à l'honneur, vous retrouverez bien sûr les "grands classiques" : Hattin, Château-Gaillard, Constantinople, Bouvines, Crécy ou Tannenberg. Mais vous apprendrez très certainement beaucoup sur les batailles de Legano, en 1176, qui voit l'empereur Frédéric Barberousse battu par les milices de villes italiennes ; d'Arsouf, en 1191, qui voit la victoire de Richard Coeur de Lion sur Saladin ; de Peïpous, en 1242, remportée par Alexandre Nevski sur les croisés teutoniques ; celles de l'Ecluse, en 1340, bataille navale qqui se termine par la défaite de la flotte française face aux archers anglais embarqués sur les navires d'Edouard III ; de Najera, en 1367, qui marque une nouvelle fois la supériorité des archers anglais du Prince Noir contre les Franco-Espagnols d'Henri II de Castille ; ou de Vitkov, en 1420, quand les 9.000 paysans hussites de Jan Zizka écrasent les 80.000 mercenaires de l'empereur romain germanique Sigismond.

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Carte de la bataille de Peïpous (pp. 102-103)

Un très bel album et, pourquoi pas, une excellente idée de cadeau pour les fêtes.

Editions Pierre de Taillac, Paris, 2012, 224 pages, 34 euros.

ISBN : 978-2-36445-016-5.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 07:05

Pierre Denis

Français Libre et citoyen du monde

Philippe Oulmont

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Spécialiste de la France Libre à laquelle il a déjà consacré plusieurs ouvrages, Philippe Oulmont nous propose ici une belle biographie d'un personnage important, mais pourtant tout-à-fait méconnu, de la geste gaulliste : "Pierre Denis avait été un peu partout, sans laisser beaucoup de traces", bien qu'il ait été défini par rené Cassin comme "l'un des meilleurs serviteurs de la France Libre aux heures du désastre".

Divisé en 24 chapitres qui brossent l'ensemble de la vie et de la carrière de Pierre Denis, ce livre s'ouvre sur le choix de rejoindre Londres, dès juin 1940, alors que l'intéressé a près de 50 ans, dans des circonstances assez rocambolesques que l'exode comme la désorganisation générale expliquent. Reprenant ensuite le cours de la chronologie, Philippe Oulmont nous présente le milieu familial de son héros, famille de scientifiques et d'universitaires, tous patriotes et dévoués au service de l'Etat. L'héritier sera donc normalien, agrégé d'histoire et de géographie et commence, comme boursier, en janvier 1907, un quasi "tour du monde" qui le conduit en Italie, en Afrique du Nord, en Amérique centrale et du Sud, aux Etats-Unis et sur les rives du Pacifique, avant d'occuper un poste d'enseignant en province à partir de 1909. En 1914, il suspend la préparation de sa thèse pour remplir "son devoir patriotique", comme sous-officier dans l'infanterie aux tranchées jusqu'au printemps 1915 (il définit la propagande comme "un rappel de la tradition nationale exprimé par des sots"), devient officier, sert comme officier au 2e bureau de Salonique. La guerre terminée, il reprend la rédaction de sa thèse, fait la connaissance de Jean Monnet, devient brièvement professeur des universités à Strasbourg avant de rejoindre la Société des Nations, où il croise fréquemment Paul Mantoux dont il devient le secrétaire personnel, avant de passer au cabinet de Jean Monnet, puis de s'occuper des questions financières et budgétaires. Il quitte en 1927 l'organisation internationale pour rejoindre le monde de la haute finance, "sur les pas de Monnet", et acquiert une solide expérience internationale (Etats-Unis, Chine, etc.). Celle-ci se révèle décisive dès le début de la 'Drôle de guerre' car, dès octobre 1939, il rejoint le Comité de coordination [économique] franco-britannique et séjourne longuement à Londres où, le 23 juin 1940, il rejoint de Gaulle parmi les premiers.

A son âge, Pierre Denis peut difficilement servir dans les Forces Françaises Libres combattantes. Au regard de son expérience internationale et de ses compétences, il peut être beaucoup plus utile dans le domaine financier, car la France Libre est bien loin d'avoir les moyens de ses ambitions : "Il y avait eu encore la veille 14 shillings en caisse, mais dans la journée ses réserves s'étaient épuisées, et il avait dû ajouter 10 shillings de sa poche pour faire partir deux télégrammes que le général, dans son inconscience des limites de nos moyens d'action, avait jugé utile d'expédier". Il sera donc "L'argentier des brigands, 1940-1943", celui qui permettra à la France Libre de vivre et de financer ses actions, et le créateur en 1941 de la Caisse centrale de la France Libre, dont il quitte la direction en 1943. La description de ses rapports avec les autres responsables gaullistes, avec les Britanniques et les Alliés, avec les colonies progressivement ralliées à de Gaulle montre bien la fermeté de conviction du personnage. Arrivé à Alger en juin 1943, il est coeur de l'affaire "Giraud / de Gaulle", puis fonde la Caisse centrale de l'outre-mer, retrouve Pleven et Monnet et devient, sur proposition de Mendès-France, le "chef des services financiers de la mission française à Londres" et, de fait, le conseiller financier du CFLN. Il est donc aux premières loges dans le cadre de la préparation du débarquement et de la réinstallation d'une administration française dans les territoires libérés, alors que les Américains envisage de mettre en place une administration militaire disposant de sa propre monnaie. Il quitte les affaires, à bien des égards déçus, après la Libération, non sans avoir exercé des responsabilité à la Caisse centrale de la France d'outre-mer et au Commissariat au plan naissant.

Selon son biographe, "Pour Denis, accepter la défaite est indigne de l'histoire de la France, des valeurs de la nation et des engagements du pays avec ses alliés ... Il admire de Gaulle tel qu'il est et le soutient parce que l'expérience me parait démontrer que sa personnalité est indispensable à l'édifice à bâtir".

Une superbe biographie sur un "homme de l'ombre", porté par le seul sens du devoir, et qui, à l'âge où d'autres attendaient une prochaine retraite, s'est engagé sans réserve pour donner à la France Libre les moyens de vivre, de combattre, et finalement au pays de retrouver sa place au sein des vainqueurs. Une très belle biographie, comme on les aime.

Nouveau Monde éditions, Paris, 2012, 478 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-36583-336-3.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:55

De l'armée en Afrique à l'armée d'Afrique

1830 - 1914

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Cette première journée d'études organisée par la jeune Fondation Algérie Maroc Tunisie ("Pour la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie") se tiendra le lundi 10 décembre, de 09h00 à 17h30, salle Victor Hugo, 127 rue de l'Université, 75007 Paris (Assemblée nationale). On observe que les intervenants sont, de façon équilibrée, aussi bien des universitaires spécialisés que des officiers historiens reconnus. Le programme complet est directement accessible à l'adresse : http://www.fm-gacmt.org/fondation-algerie-maroc-tunisie/actualites/177-journee-detudes-annuelle-q1830-1914-de-larmee-en-afrique-a-larmee-dafriqueq.html.

L'inscription en amont est obligatoire auprès de : colloque2012@fm-gacmt.org

Informations complémentaires et renseignements :

bertrand.rouvillois@fm-gacmt.org, ou jamila.azeroual@fm-gacmt.org

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:40

Aymard de Foucauld (1824-1863)

De Saint-Cyr et Saumur à la campagne du Mexique

Emmanuel Dufour

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Une nouvelle preuve que d'excellents ouvrages, de véritables pépites, sont à rechercher dans les catalogues des "petites" maisons d'édition. Cette biographie nous présente en effet la carrière d'un officier tout à fait digne et compétent mais que fort peu de choses, au final, distinguent de ses camarades. Elle offre par contre l'intérêt éminent de reconstituer avec précision sa carrière et son environnement sur une époque au sujet de laquelle les publications nouvelles sont particulièrement rares. 

Emmanuel Dufour s'est attaché à reconstituer la vie d'Aymard de Foucauld de Malembert, né en 1824 et issu de la noblesse du Sud-ouest, au sein d'une famille finalement peu aisée et où le service des armes pour les hommes est la norme : "Partout où l'on se bat il doit y avoir un Foucauld tant qu'il y aura des Foucauld qui auront du coeur et de l'honneur". Saint-cyrien (promotion d'Isly), il fait le choix de servir dans la cavalerie et rejoint en 1845 un régiment de hussards dans l'hexagone. Il connait alors pendant plusieurs années une vie professionnelle et personnelle relativement monotone en métropole, multipliant les changements de garnisons dans toutes les régions de France, avec des obligations de service parfois bien peu prenantes qui lui permettent de s'adonner longuement à la chasse, et toujours en limite de difficultés financières, car les soldes sont modestes et sa famille ne peut lui être que d'un secours limité : "Je n'ai pas de sol, mais je suis riche de jeunesse, d'avenir et de bonne humeur". Après 12 ans de service métropolitain, il rejoint comme capitaine le 2e régiment de chasseurs d'Afrique en 1857, s'adapte rapidement à la vie de patrouilles dans la grande province oranaise, et c'est avec ce régiment qu'il participe à la campagne d'Italie en 1859. Il commande avec brio son escadron, mais voit son rôle essentiellement limité à quelques longues patrouilles, à des flanc-gardes. Bref, il est, avec ses hommes, "en réserve" et n'arrive généralement sur les champs de bataille que le lendemain ou le surlendemain des combats. Rentré (un peu déçu) en Algérie, il reprend ses activités antérieures dans l'ouest du territoire et participe à une grande offensive contre les tribus révoltés des confins algéro-marocains : une nouvelle fois, il entend le canon mais n'effectue principalement que de monotones escortes de convois sur les arrières. Durant toutes ces périodes, les obligations de service alternent avec les visites, les activités "mondaines" et le plaisir de la chasse : Aymard de Foucauld décrit longuement ces différentes obligations et ces loisirs, tout en restant préoccupé par son avenir de carrière.

En 1862 enfin, désigné pour la campagne du Mexique, il quitte Mers el-Kebir pour Vera Cruz, où il débarque le 23 mars, rejoint les hauts plateaux, participe à quelques engagements secondaires et arrive devant Puebla, une première fois attaquée par les Français au début du mois d'avril. Il connait alors, pendant une brève période, une succession d'engagements parfois très durs contre les troupes mexicaines (et ne se prive pas d'ailleurs de critiquer ses chefs directs dans ses lettres), est fait chevalier de la Légion d'honneur au feu mais attend toujours son avancement au grade supérieur. Il retrouve la région de Puebla, désormais fermement assiégée, est enfin promu chef d'escadron aux derniers jours du mois d'avril et meurt en chargeant à la tête de ses chasseurs le 5 mai, "le torse perforé par la lance d'un cavalier mexicain".

Plus qu'un récit des campagnes de son héros, qui finalement est souvent plus "spectateur" de la guerre "qu'acteur" pendant la plus grande partie de sa vie, c'est un véritable tableau de la société militaire (cavalerie légère) du temps que nous propose Emmanuel Dufour, dans sa vie quotidienne, ses espoirs et ses difficultés, ses ambitions et ses déceptions, à travers l'exploitation systématique de la correspondance assidue qu'Aymard de Foucauld adresse régulièrement à sa famille (tous les thèmes de la vie privée et publique sont abordés), complétée en tant que de besoin par le renfort d'autres sources (journaux, carnets et lettres d'autres soldats et officiers, JMO des unités, etc.). De ce point de vue, il s'agit indiscutablement d'un véritable apport à la connaissance historique et, à notre sens, tout amateur des questions militaires et sociales sous le Second empire se doit de connaître cette belle biographie.

La Louve éditions, Cahors, 2012, 414 pages, 27 euros.

ISBN : 978-2-916488-56-1.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:10

Commandant Kieffer

Stéphane Simonnet

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Philippe Kieffer est bien connu pour avoir été le commandant de la poignée de Français qui participèrent au débarquement de Normandie sur Sword Beach, dans le secteur de Ouistreham. Mais que savez-vous de lui, de sa vie dans son ensemble et de son rôle pendant toute la durée de la guerre ?

Ce livre, bien écrit, nous apporte les réponses, parfois étonnantes, et nous découvrons un homme atypique et une « carrière » insoupçonnée. Né en 1899 à Haïti, d’un père d’origine alsacienne et dune mère d’origine anglaise, il est d’abord banquier et financier, avec la Banque nationale d’Haïti, puis la National City Bank of New York et enfin à son compte, avant de rentrer en France dans des circonstances familiales et professionnelles difficiles en 1939. Engagé dans la Marine pendant la ‘Drôle de guerre’, il est affecté à l’état-major de l’amiral Abrial, rejoint l’Angleterre dès la fin du mois de juin et « signe son acte d’engagement le 1er juillet 1940, sous le matricule 113 FNFL ».

Il fait très rapidement le choix de s’engager lui-même dans les commandos et de créer la première unité française libre de ce type. Formé au deuxième semestre 1941, il propose (à la suite d’un premier échec, affaire du 3e BFM ‘Basque’) « un véritable cahier des charges, l’acte de naissance des commandos marines à la française ». Nommé au commandement d’une unité encore à créer au début de l’année 1942, il lui faut d’abord recruter ses volontaires, en assurer la formation initiale puis complémentaire, tout en organisant ses relations à la fois avec la hiérarchie britannique et avec les autorités gaullistes. Les quelques premiers commandos français, sous uniforme anglais, engagés dans des opérations actives sont intégrés aux troupes, essentiellement canadiennes, du raid sur Dieppe en août 1942, durant lequel ils se distinguent. Mais vient ensuite le temps de l’inaction et les volontaires sont déçus : ils sont nombreux à quitter l’unité, devenue le 12 novembre 1ère compagnie de fusiliers marins commandos. L’auteur, dans cette partie, ne cache rien, ni des difficultés de Kieffer, ni des doutes des volontaires français. Les hommes sont progressivement brevetés parachutistes et, si quelques uns participent à un raid avorté sur Lorient, « entre l’été et novembre 1943 s’ouvre alors une période extrêmement incertaine », en particulier du fait des oppositions qui agitent à Alger la haute hiérarchie française. On trouve alors des hommes formés par Kieffer dans les différents territoires français d’Afrique et autour de la Méditerranée.

Les recrutements se poursuivent pourtant, toujours aussi difficilement. Une nouvelle compagnie est instruite en Ecosse peu avant que ne commencent les raids Forfar et Hardtack, qui se succèdent de l’été à l’hiver 1943, jusqu’à la disparition du commando Trépel à la fin de février 1944. Les réorganisations se poursuivent, les effectifs fluctuent, des volontaires de l’armée de terre s’efforcent de rejoindre une troupe qui relève des Forces navales, les entrainements s’enchainent, alors que les Français sont intégrés au Commando britannique n° 4 de la 1st Special service brigade, qui prépare déjà le débarquement sur le continent. Nous ne nous attarderons pas ici sur la désignation, les ultimes préparatifs, les combats de Kieffer et de ses hommes en Normandie, cette partie de sa biographie a été souvent racontée. Deux fois blessé le 6 juin, Kieffer doit être temporairement évacué alors que les commandos français poursuivent la campagne, avec des formes de guerre classique -défensive, contre attaque- qui leur conviennent peu, et que les pertes s’ajoutent aux pertes, que le nombre limité de nouveaux volontaires ne permet pas de combler. Ce sont ensuite les combats de Walcheren et des Pays-Bas. Il ne rentre finalement en Angleterre que le 1er juillet 1945 et les hommes partent en permissions, avant la dissolution attendue de l’unité. Mais les tractations se multiplient au sein de l’armée française et en particulier de la Marine pour pérenniser une formation qui s’est couverte de gloire, et donc maintenir durablement une unité de commando marine, mais qui servait "à l'écart" de Forces Françaises Libres. Ils survivront finalement à travers le centre Siroco, créé en Algérie en 1946.

Brièvement engagé en politique comme conseiller général, Philippe Kieffer rejoint ensuite Berlin, puis Bruxelles et Paris enfin, au sein des structures interalliées sur la base desquelles se construira l’OTAN, dont il devient directeur de l’administration et des services généraux. Kieffer décède en 1962, et c’est en 2008 que la Marine nationale donne son nom à un sixième Commando marine.

Cette très intéressante biographie est complétée par deux annexes qui retracent les parcours individuels de nombreux commandos, par un solide appareil de notes et par une utile bibliographie. En résumé, un livre qui passionnera en particulier tous les amateurs de la Seconde guerre mondiale et bien au-delà.

Editions Tallandier, Paris, 2012, 415 pages. 22,50 euros.

ISBN : 978-2-84734-842-2

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:00

La guerre au XXe siècle

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Ce cycle 2012-2013 de conférences et débats sur le thème de la guerre, organisé par l'Institut historique allemand de Paris, se déroulera du lundi 3 décembre 2012 au mercredi 5 juin 2013, à raison d'une à deux conférence(s) par mois. Les premières interventions auront pour thèmes : "Armes en guerre. A la recherche de la matérialité perdue" (François Cochet, lundi 3 décembre) et "Le blocus maritime pendant la Première Guerre mondiale" (Heather Jones, mardi 8 janvier 2013).

Toutes les séances se tiennent au siège de l'IHA, 8 rue du Parc Royal, 75003 Paris (métro Saint-Paul ou Chemin-Vert).

Le programme complet est disponible sur : http://www.dhi-paris.fr/fr/news/actualite/article/cycle-de-conferences-la-guerre-au-xxe-siecle-nouvelle-edition.html?no_cache=1&cHash=9d91ba4b81246397fad5e913351eda22

Les conférences (de 18h00 à 20h00) sont ouvertes à tous sur inscription préalable : event@dhi-paris.fr

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 07:05

De l'autre côté de l'eau

Indochine, 1950-1952

Dominique de La Motte

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Ces souvenirs, rédigés en fait bien longtemps après les événements, sont particulièrement intéressants car celui qui était à l'époque le lieutenant de La Motte nous raconte "sa" guerre de chef d'un commando isolé, perdu dans une plantation d'hévéas, à l'ouest de la Cochinchine. Or, si l'on rencontre souvent des récits des opérations au Tonkin, ceux relatifs au sud de la péninsule indochinoise sont moins nombreux et entrent rarement dans un tel détail du vécu quotidien.

Ce petit texte d'un peu plus de 160 pages est extrêmement riche, vif, dense. Nous suivons le lieutenant dans ses relations avec les colons et propriétaires, avec ses supplétifs, avec ses chefs. Nous partageons sa vie quotidienne, son rôle presque total, dans tous les domaines, jusqu'à être (ou passer pour) le médecin et le prêtre (ou le mage). On mesure au fil des pages la qualité, la solidité des relations entretenues avec ses subordonnés et on le voit, progressivement, s'éloigner des doctrines de l'état-major et des discours officiels, au fur et à mesure qu'il comprend, à sa façon, la Viet-Minh et les Caodaïstes. Les chapitres sont organisés non pas chronologiquement dans la durée de son séjour oriental, mais par thèmes : "L'autorité", "Les partisans", "Les congaïs", "Le corps médical", etc. On croise son chef, un colonel de la Légion, qui "possède, hors toute comptabilité, bien entendu, deux chenillettes Bren avec leur armement. Il m'en fait cadeau si je forme les équipages nécessaires et si la plantation assure l'entretien et le dépannage ... En prime, pour défendre l'immense enceinte du village de la plantation, il me dote d'un certain nombre de mitrailleuses, elles aussi sorties de toute comptabilité". On comprend les relations compliquées avec les Caodaïstes : "Le commandant de compagnie caodaïste arrive, revolver au poing. Je ne peux faire moins que de sortir le mien. La situation est bouffonne. Pendant que nous discutons peu aimablement, il fait mettre deux fusils-mitrailleurs en batterie à bout portant sur moi et, sans ordre de ma part, mes hommes en font autant à son égard. La conversation se termine lorsque je lâche, par inadvertance, un coup de pistolet entre ses jambes. Il le prend pour un coup de semonce, fait demi-tour et disparaît avec ses hommes"

Un récit passionnant, qui se lit extrêmement facilement et permet de relativiser bien des idées reçues. A lire.

Coll. 'Texto', Tallandier, Paris, 2012, 169 pages. 7,50 euros.

ISBN : 978-2-84734-816-3.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 07:11

Napoléon chef de guerre

Jean Tulard

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En cette fin d’année, dans la floraison des ouvrages consacrés à la campagne de Russie et au Premier empire, voici un livre qui se distingue. Membre de l’Institut, grand spécialiste de la période impériale et déjà auteur d’un nombre impressionnant d’ouvrages depuis le milieu des années 1960, Jean Tulard nous propose en quelque sorte une synthèse, un « bilan » très pédagogique de ses travaux.

En trois grandes parties (« La préparation de la guerre », « La guerre », « La défaite »), Jean Tulard présente domaine par domaine un point de situation complet, chiffré, de l’art de la guerre napoléonien. L’auteur commence donc par s'intéresser au cadre général, des auteurs antérieurs ayant inspiré Napoléon à l’organisation des états-majors, de l’étude des généraux et des maréchaux aux soldats français et étrangers, de l’armement à l’importance du renseignement et la réalisation des cartes topographiques (grande modernité), etc. : « Une guerre doit se préparer. Plus que tout autre, Napoléon ne l’a pas ignoré. C’est même là que se révèle la première facette de son génie : l’organisation ». La seconde partie nous fait entrer au cœur de l’action : « Dans un premier temps, l’armée se déploie comme un filet destiné à enserrer l’ennemi. Ensuite, elle se concentre, non moins rapidement et par surprise, de façon à obtenir la supériorité du nombre sur le champ de bataille, face à un ennemi qu’elle a déjà enveloppé ». L’accent est mis sur la constitution du corps d’armée, les mouvements et la manœuvre, la conduite de la bataille, le sort des prisonniers des guerres, les négociations de paix. La troisième partie enfin tente d’identifier les causes de l’ultime défaite : « S’il perd sur un champ de bataille en 1815, impuissant à briser les carrés anglais de Wellington, c’est qu’il a déjà perdu contre l’Angleterre ». Jean Tulard analyse les conditions et le déroulement de la guerre psychologique à travers le texte et l’image, des campagnes maritimes, de la guerre économique et du blocus, de l’échec de la contre-guérilla en Espagne. Il s’intéresse enfin aux pamphlets et brochures qui, à partir de la première abdication, déferlent sur la France pour nier à l’empereur déchu toute compétence de chef militaire.

En conclusion, Jean Tulard considère que « les guerres napoléoniennes se ramènent en définitive à un affrontement franco-anglais … Le conflit opposa deux stratégies : l’attaque à outrance avec Napoléon et la stratégie défensive accompagnée de contre-attaques pour l’Angleterre ». Il souligne également l’importance du rôle des financements anglais dans la poursuite de la guerre continentale : « La ‘cavalerie de Saint-Georges’ alimente les trésoreries de l’Autriche, de la Prusse et de la Russie ». Ce très riche volume est heureusement complété par de nombreuses annexes, qui précisent en particulier l’évolution des armes et l’organisation des troupes ; ainsi que par une belle bibliographie, judicieusement classée par campagnes successives. Un très bon livre de synthèse qui ravira tous les amateurs.

Tallandier, Paris, 2012, 379 pages, 24 euros.

ISBN : 978-2-84734-992-4.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 07:05

Pire que la guerre

Massacres et génocides au XXe siècle

Daniel Jonah Goldhagen

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Peut-on imaginer pire que la guerre ? Oui, nous répond Daniel Jonah Goldhagen : "Notre époque, que nous ferons commencer au début du XXe siècle, a vu se succéder les meurtres de masse, qui l'ont frappée l'un après l'autre avec une telle fréquence et, au total, une puissance de destruction si massive que le problème de la tuerie génociaire s'y révèle pire que la guerre".

Dans ce copieux volume de près de 700 pages, l'auteur a choisi d'organiser son discours en trois grandes parties, après une introduction générale visant à "Clarifier les termes du problème". Pour démontrer la difficulté de définir un "meurtre de masse", il commence par donner l'exemple des bombes atomiques largués sur le Japon à l'été 1945 : présentés comme un "massacre juste" puisqu'ils permirent d'écourter la guerre, ces raids n'en sont-ils pas moins des meurtres de masse ? Quelle est la part de l'éventuelle "justification morale" ? Y a-t-il un "seuil" en-dessous duquel la compréhension pourrait être de mise ? Comment contextualiser ces crimes, de la répression à l'expulsion de groupes sociaux ou ethniques ? Peut-on définir "l'éliminationnisme" et comment le différencier du génocide ? Le chapitre 2 ("Pire que la guerre. Notre époque : une époque de souffrance") tente de trouver ou de définir une cohérence d'ensemble et commence par l'évocation de la répresion conduite par le général allemand von Trotha en 1904 dans la colonie du Süd-West Afrika, considérée par Goldhagen comme "caractéristique  de la politique des débuts du XXe s.", ce qui semble pour le moins excessif. Il traite bien sûr ensuite de la question arménienne en 1915, puis élargit sob étude à Hitler, Kim Il Sung, Polt Pot, Staline, Mao et jusqu'à l'Afrique des Grands lacs et aux Balkans. Au fil des pages, en un long cortège funèbre, tout y passe : l'Amérique centrale, l'Ethiopie, l'Irak, l'Inde ou le Timor.

Il détaille ensuite (Première partie, "Expliquer les attaques éliminationnistes", pp. 79-305) comment naissent, se déroulent puis se terminent ces meurtres de masse, alternant les exemples choisis dans différentes situations particulières pour identifier des constantes. Constatant que les "grands" de la planète n'interviennent jamais (ou trop tardivement), il s'interroge : "Pour que s'opère un changement véritable, nous devons réfléchir à la manière dont nous devons transformer l'environnement international".  Il traite donc (Deuxième partie, "Les politiques éliminationnistes modernes", pp. 309-553) des fondements culturels de chaque société, du rôle individuel des principaux "génocideurs", des croyances et idéologies et des causes immédiates des différents crimes de masse modernes, puis s'attard esur le discours et la diffusion des idées "éliminationnistes" (déshumanisation et/ou diabolisation de l'autre). Passant ensuite du discours à l'action, il en décrit les modalités (on note quelques tableaux donnant des chiffres -effrayants- de nombre de victimes) et cherche à déterminer les ressorts de telles cruautés, du viol systématique (Bosnie, Rwanda) aux camps "de travail" et d'extermination. Enfin, l'auteur nous propose, dans une troisième partie ("Changer d'avenir") d'être attentifs aux nouvelles menaces (il s'attarde longuement sur "L'Islam politique" qui "présente les traits caractéristiques des civilisations éliminationnistes") et invite à un engagement plus ferme et plus résolu des grandes puissances démocratiques et de leurs opinions publiques pour le respect de leurs valeurs.

Cet imposant volume donne parfois le tournis, tous les explications des exemples présentés en appui de la thèse de l'auteur ne sont pas toujours absolument convaincantes, Daniel Jonah Goldhagen se laisse parfois, semble-t-il, emporter par sa démonstration. Mais il y a là un énorme travail de recension et de réflexion sur ce qui est bien l'une des calamités du XXe s., les massacres de masse. Sur ce plan, sa lecture est indispensable.

Fayard, Paris, 2012, 696 pages, 28 euros.

ISBN : 978-2-213-65468-3

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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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