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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:00

Le journal de ma captivité

21 juin 1916 - 29 octobre 1917

Edmond Tournier

Un journal de guerre relativement moins courant que la plupart de ceux généralement publié, puisqu'il nous raconte le quotidien d'un brancardier du 132e RI fait prisonnier en 1916 sur le front de Verdun, à l'ouest du fort de Vaux, et qui retrouve la France via la Suisse à la fin de l'année 1917.

Retrouvé dans un ensemble de vieux papiers de famille à la suite d'un décès, ce journal a été directement tenu par Edmond Tournier, puis "retranscrit au propre" et dactylographié par son fils, avant d'être publié par son petit-fils. Conduit au fort de Vaux désormais occupé par les Allemands, il est brièvement employé comme infirmier auxiliaire, avant de rejoindre Baroncourt d'où commence son périple de prisonnier. Sur l'immédiat arrière-front, ses geôliers allemands se conduisent fort bien avec les Français (soins, alimentation, couchage). La première halte est au camp de Pouru-Saint-Rémy, dans une grande ancienne filature transformée en camp de prisonniers, qui travaillent aux champs pendant la journée (même si la description du nombre de faux brisées en une journée peut prêter à sourire), jusqu'à ce qu'il refuse de travailler et exige, comme auxiliaire sanitaire d'être employé au sein du service de santé, ce qui le fait désigner comme "forte tête". Tant qu'il reste en Alsace-Lorraine, il bénéficie fréquemment, comme ses camarades, des gestes amicaux de la population aussi bien que de soldats originaires du Reichland. Transféré à Mouzon, puis à Stenay (il assiste au bombardement du QG du Kronprinz par les aviateurs alliés), et à Brieulles dans l'arrière-front où les conditions de vie sont plus dures, dans un camp entouré de barbelés et de miradors : "Voici la nourriture, le matin à cinq heures et demie un quart d'eau de gland, le midi une soupe d'orge ou de betteraves cuites à l'eau. Le soir, 250 grammes de pain noir, un quart d'eau de gland et une demi-cuillère de marmelade de betteraves". Et pour cela, onze heures de travail en extérieur par jour, quel que soit le temps... Mais les déplacements continuent et, du fait de son refus persistant de travailler comme les autres prisonniers, doit subir de véritables tortures avant d'être menacé de mort au prochain refus. Est-ce le fait de sa détermination ? Il est finalement désigné comme interprète entre un groupe de prisonniers français et leurs gardiens allemands pendant quelques jours, avant de rejoindre le camp de représailles de Vilosnes-sur-Meuse, où les conditions de vie sont encore pires (y compris la privation d'eau) et où il est contraint de travailler à décharger des wagons dans une gare voisine (approvisionnement des troupes allemandes de Verdun), jusqu'au 19 novembre, date à laquelle il st enfin reconnu comme auxiliaire sanitaire et autorisé à prendre son service à l'infirmerie du camp. Début décembre, il est transféré par voie ferroviaire (le convoi compte plus de 1200 prisonniers venus de toute la région) dans un camp en Allemagne proprement dite, près de Darmstadt, où il peut bénéficier des colis adressés par la Croix-Rouge, écrire à sa famille, et où des sous-officiers français participent à l'encadrement "de contact" des prisonniers. La vie est bien moins dure dans ce camp rigoureusement administré très loin du front, mais il doit partir fin janvier pour un autre, plus éloigné encore, proche de Chemnitz, en Saxe. Le régime est encore différent : "Une cuisinière, payée par une société française de secours aux prisonniers de guerre, est installée dans un local prêté par les Allemands". Surtout, le camp compte des prisonniers de toutes les nations alliées et son fonctionnement répond (presque) parfaitement aux conventions internationales. Mais ce répit ne dure que quelques jours et, le 20 février, il est déclaré "Bon pour les mines" : le manège, le "jeu" des refus de travailler et des demandes pour être affecté dans un hôpital reprend, entre tentatives d'intimidation et menaces, et finalement le 24 mars obtient satisfaction : officiellement dispensé de travail par le général commandant les camps de prisonniers en Saxe, il travaille très ponctuellement à de légères activités de service au bénéfice des prisonniers français (ce qui nous vaut une bonne description du processus d'enregistrement et de distribution des colis arrivant de France), aménage un petit jardin, se lance dans l'apprentissage de l'anglais. Finalement, en septembre, il quitte ce camp pour être rapatrié en France via Leipzig, Francfort, Mannheim. Le trajet se prolonge, l'attente dure, jusqu'à la fin du mois d'octobre où il peut enfin arriver en Suisse : "Un cri part de toutes nos bouches : 'Vive la Suisse !'. Auquel la foule entière répond 'Vive la France !' Ces scènes sont émotionnantes et je m'en souviendrai toujours".

Un ouvrage d'autant plus intéressant que l'on y retrouve une grande partie de la diversité des situations que les prisonniers ont pu vivre. Ce qui était vrai ici ne l'était plus là. En ce sens, un témoignage sur des situations aussi variées marque bien la complexité de la Grande Guerre, au front comme à l'arrière, ou comme prisonnier.

Editions Esneval, Dieppe, 2015, 218 pages. 18,50 euros.

ISBN : 978-2-9545082-4-5.

Prisonnier de guerre
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 06:00

L'histoire secrètes des guerres biologiques

Mensonges et crimes d'Etat

Patrick Berche

Un livre qui, presque à chaque chapitre, fait se hérisser le poil... Une histoire de recherches scientifiques généralement secrètes, d'expérimentations encore plus secrètes, et d'emplois tout simplement niés, alors même que l'utilisation de ces armes révèle "leur faible intérêt stratégique, leur maniement difficile et les risques imprévisibles qu'elles engendrent pour l'attaquant lui-même".

L'ouvrage commence avec le récit d'un épisode bien oublié de la guerre d'Indépendance américaine, lorsque la question se pose de l'inoculation volontaire de la variole aux soldats, maladie dont Patrick Berche décrit l'évolution dans le monde, la quasi-éradication et les doutes qui existent aujourd'hui sur le maintien de "stocks" mal identifiés ou sur leur éventuelle destruction. Puis, globalement chronologiquement, l'auteur nous entraîne dans les entrailles des guerres secrètes, de la Grande Guerre aux attaques contre les Etats-Unis au début des années 2000. La Seconde guerre mondiale, des USA au Japon (unité 731) et à l'URSS, de la guerre de Corée à l'Afrique du Sud et à l'Irak, cet usage des germes et bacilles, cette volonté de poursuivre la recherche pour pouvoir utiliser l'arme des épidémies contre les populations civiles, ces recherches en manipulation génétique, entraînent la nécessité de procéder à des expériences "réelles", à des expérimentations sur des humains... Sans que l'on puisse affirmer avec certitude (litote) que ces programmes sont aujourd'hui totalement abandonnés. Patrick Berche termine son ouvrage sur l'identification de nouveaux acteurs ("nébuleuses, sectes, terroristes"), mais aussi de nouvelles armes grâce aux "outils puissants de la biologie moléculaire". Et pour les Etats et populations victimes, des enjeux de taille conditionnés par la capacité à mettre en oeuvre les parades et à gérer le temps dans l'urgence.

Un livre sombre, qui éclaire les rapports meurtriers entre sciences et médecine d'une part, politique et action militaire d'autre part. Une approche par les marges, certes, mais aussi une approche qui pose des question éthiques essentielles.

Robert Laffont, Paris, 393 pages, 21,- euros.
ISBN : 978-2-221-11214-4.

Armes biologiques
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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 06:00

Cent jours au front en 1915

Un sapeur du Quercy dans les tranchées de Champagne

Dominique Camusso

Oeuvre de souvenir familial (un "vouloir de mémoire"), ce petit volume nous présente sept mois de campagne sur le front de Champagne d'Armand Truel, mobilisé à la fin de l'année 1914 et présent en première ligne à partir d'avril 1915.

Après un peu plus de trois mois de formation initiale du génie au 2e RG de Montpellier, il rejoint le secteur de Perthes-les-Hurlus sur le front du 16e CA, alternant période de repos et de relève. Grièvement blessé dans la nuit du 13 au 14 juillet, Armand Truel est évacué sanitaire et quitte le front. Au cours de ces quelques mois, il participe activement à toutes les missions qui relèvent de sa spécialité. A partir de souvenirs de famille et de nombreux documents d'archive (nombreux JMO du génie identifiés en fin de volume), Dominique Camusso reconstitue le détail de son parcours. Il précise sa démarche dans l'introduction : "Ma première intention était de tenter de rédiger le journal personnel qu'il n'avait pas tenu. Ce choix aurait nécessité de recourir à une forme romancée ... Le contresens risquait d'être total", et il nous propose un récit "au ras des évènements", dont il reconnaît que "le plan d'ensemble échappe au soldat". Au bilan, nous avons là une (très) bonne présentation de l'aménagement défensif du front, des tranchées de première ligne, des travaux de sape et contre-sape, et au fil des pages des précisions concrètes sur les crapouillots, les aérostiers, les modalités de préparation des mines et leurs effets, etc. Le lecteur y apprendra beaucoup sur la réalité du rôle du génie au quotidien, avec la diversité des matériels nécessaires, et plus ponctuellement sur les rapports avec les fantassins.

Un petit livre sans prétention, mais précis, détaillé, et à cet égard extrêmement utile pour mieux saisir la réalité de la vie aux tranchées.

L'Harmattan, Paris, 2016, 165 pages, 16,- euros.

ISBN : 978-2-296-55472-6.

Un sapeur au front
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 06:00

Les Amériques

t. 1 : Du précolombien à 1830

t. 2 : De 1830 à nos jours

Michel Bertrand, Jean-Michel Blanquer, Antoine Coppolani

et Isabelle Vagnoux (Dir.)

Un ensemble particulièrement complet, qui en cette période de fêtes de fin d'année peut également constituer un très beau cadeau.

Des contributeurs par dizaines, spécialistes de l'Amérique précolombienne, de l'Amérique anglo-saxonne, de l'Amérique latine et du Canada, apportent toutes leurs connaissances à la rédaction des plusieurs centaines d'entrées qui constituent les deux volumes -divisés chronologiquement- (rassemblés dans un coffret rigide) de ce dictionnaire, dont le t. 1 est à dominante d'Amérique latine et le t. 2 d'Amérique du Nord, sans exclusive.  L'objectif général des auteurs est explicité dans l'introduction générale : permettre aux lecteurs français d'approcher à la fois le caractère unique de ce continent et d'en comprendre les innombrables facettes. La partie dictionnaire est précédée d'une utile chronologie générale et de quelques cartes, tandis que les index figurent à la fin de chaque volume et que la bibliographie adaptée est précisée après chaque entrée. Histoire et culture, économie et politique étrangère, religion et arts, tous les thèmes sont bien sûr abordés. Disposant d'une pagination suffisante, les auteurs n'ont semble-t-il pas été limités : l'indépendance du Brésil bénéficie de cinq pages, tout comme la question créole, six pages sont consacrées aux réformes de l'empire colonial espagnol à la fin du XVIIIe et au début du XIXe s., plus de deux à la puissante centrale syndicale AFL-CIO et une au sous-commandant Marcos et à ses Zapatistes. Des rites funéraires précolombiens à la Vierge de Guadalupe, de l'empire maya aux mythes (nord-)américains, de la civilisation olmèque à l'empereur inca Pachacuti, des temples-pyramides à, bien sûr, Americo Vespucci, le panorama est aussi divers que précis. La notion de frontière, la puissance des médias, la doctrine libérale, les principaux conflits et le thème des migrations sont autant de sujets que vous découvrirez au fil des pages, parmi bien d'autres.

Des articles de synthèse à l'échelle continentale ou sub-continentale, des articles plus ponctuels sur tel ou tel aspect dans un seul pays ou un ensemble de pays, l'ensemble est plus que conséquent, particulièrement dense, et constitue à la fois une très belle réalisation collective sur le plan intellectuel et un beau produit éditorial qui fait honneur à la réputation de la collection 'Bouquins'.

'Bouquins', Robert Laffont, Paris, 2016, 953 et 961 pages, 33,- euros (x 2)

ISBN : 978-2-221-11657-9 et 978-2-221-12578-6.

Dictionnaire continentalDictionnaire continental
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 06:00

La Compagnie du canal de Suez

Une concession française en Egypte (1888-1956)

Caroline Piquet

Compagnie internationale neutre, souvent qualifiée de véritable "Etat dans l'Etat" en Egypte, la Compagnie internationale du canal de Suez reste éventuellement connue pour le faste de son inauguration en présence de l'impératrice Eugénie sous le Second empire, et pour la dernière expédition militaire franco-britannique qu'elle suscite, à la suite de sa nationalisation par Nasser, en 1956. Entre ces deux dates, pendant plus de 90 ans ? Bien peu de choses affleurent à notre mémoire.

Tout le mérite du livre de Caroline Piquet, rédigé à partir de sa thèse, est donc de retrouver pour nous l'ensemble de cette histoire. L'auteure organise son propos en trois grandes parties. La première, "Concession et nation", chronologique, en quelque sorte histoire "par le haut", nous fait refaire un parcours qui commence officiellement en 1888 avec la reconnaissance internationale de l'indépendance de la Compagnie. Elle suit scrupuleusement le fil des événements, qu'il s'agisse des relations souvent compliquées avec l'Egypte ou de la capacité d'intervention dans la région qu'elle donne à Paris et à Londres. La seconde, "Un modèle français d'organisation du travail outre-mer", se consacre aux hommes qui font la compagnie. Histoire "par le bas", elle s'attache à cette main d'oeuvre française expatriée et autochtone, mais aussi originaire de toute les Méditerranée orientale. Des salariés qui, longtemps, vivent bien grâce à de hauts salaires, mais dont les revendications sociales s'expriment aussi à l'aune d'un nationalisme égyptien vivace. La troisième enfin, "Ancrages et héritages", étudie à la fois les différentes influences politiques et cultuelles en lutte dans la région et les aspects particulier de cette "petite France" d'Orient qui reste le domaine d'une entreprise privée. Au total, Caroline Piquet nous raconte donc à la fois l'aventure économique et financière d'une société commerciale, mais aussi celle parfois plus clinquante des exigences et des aléas politiques. Dans ce maelström, le "paternalisme" de la Compagnie se double de la création d'un authentique "esprit d'entreprise" qui intègre les employés locaux et développe un réel sentiments d'appartenance.

Avec la fabrication soignée (qualité du papier, police d'écriture, iconographie, etc.) qui est l'une des marques des PUPS, voici un bien beau livre, particulièrement riche et dense, tout à la fois ouvrage de référence et belle pièce dans une bibliothèque, livre d'histoire économique, d'histoire sociale, d'histoire politique, et nécessairement (toujours un peu) d'histoire militaire puisque la vie de la Compagnie ne fut pas simplement un long fleuve tranquille. A connaître par quiconque s'intéresse à ces problématiques.

PUPS, Paris, 2008, 617 pages, 32,- euros.

ISBN : 978-2-84050-593-8.

 

Compagnie internationale
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 06:00

Poutine

Une vision du pouvoir

Hubert Seipel

Dans le contexte extrêmement tendu des relations entre les Etats occidentaux et la Russie sur fond de crise syrienne et de renforcement militaire en Europe orientale, Hubert Seipel, journaliste allemand qui a fréquenté de près Poutine pendant plusieurs années, nous propose une très utile biographie.

L'auteur constate en introduction que le locataire du Kremlin "a depuis longtemps renoncé à voir son image à l'étranger changer de son vivant" et pose la question qui dérange : "L'Union européenne mérite-t-elle d'être célébrée comme le grandiose contre-projet démocratique face à un Etat colonial russe, cet empire décadent qui refuse de lâcher l'Ukraine ?". Centré sur une approche strictement politique, le livre retrace donc essentiellement la carrière officielle de Poutine depuis son accession au pouvoir, par coups de projecteur successifs, en la replaçant systématiquement dans son contexte et son histoire récente, celle des ruptures au sein de l'URSS puis de la Russie et du sentiment de délitement, de décomposition, qui règne dans l'appareil d'Etat autour des années 1990-2000 : "Il essaie, comme président, de redonner à sa nation le sentiment de sa propre valeur, qui avait été rudement mise à l'épreuve. Pour cela, il puise dans l'histoire de son pays et s'inspire des leçons de son passé". Est-ce parce que nous n'en sommes pas (plus) capables qu'il faut le lui reprocher ? A propos de la politique radicale suivie en Tchétchénie, Hubert Seipel rappelle les centaines de morts et de blessés dans des attentats au coeur de la Russie à la fin des années 1990. Au sujet des relations conflictuelles avec les oligarques et autres milliardaires bénéficiaires des privatisations, il revient sur les modalités de constitution de ces fortunes et les manoeuvres de couloir entreprises par leurs propriétaires. A propos de l'Ukraine, il évoque les relations antérieures à la crise, les déclarations des uns et des autres depuis la présidence Bush et  le rôle de Condoleezza Rice. Il insiste également sur une volonté raisonnée de rapprochement avec l'Europe occidentale : "Un rapprochement avec l'Europe n'est en principe pas mauvais pour nous. Nous avons les ressources naturelles et l'Europe le savoir technique. Tous les deux en tirerons profit à long terme". Enfin, Hubert Seipel ne cache rien des actions plus ou moins indirectes conduites par Poutine afin de parvenir à ses objectifs, comme la forte hausse du prix du gaz qui étouffe une Ukraine déjà en faillite. Considérant que les intérêts, en particulier économiques et géopolitiques, de Moscou sont en cause, il prend finalement "la ferme résolution de défendre en solitaire les intérêts de la Russie. Il va s'occuper de ses compatriotes russes en Crimée et en Ukraine orientale, ainsi que de l'avenir de la flotte russe stationnée dans la péninsule depuis une éternité. Et il s'agit aussi d'annoncer la couleur". Nous voici désormais en situation de "paix froide", avant que la paix ne devienne guerre.

En contrepoint des ouvrages plus favorables à l'Ukraine récemment publiés, ce volume plutôt "pro-russe" (mais sans aucune idolâtrie et toujours solidement documenté) fait résonner un son de cloche différent. Des échos toujours utiles lorsque l'on veut se faire une opinion personnelle.  

Editions des Syrtes, Paris, 2016, 368 pages, 22,- euros.
ISBN : 978-2-940523-45-0.

Nouveau tsar ?
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 06:00

L'Edit de Nantes

Bernard Cottret

Réédition, revue et augmentée, d'un ouvrage publié pour la première fois il y a près de 10 ans et qui, dans le débat très actuel entre "politique" et "religion(s)", conserve tout son intérêt, bien au-delà de la seule étude historique.

Bernard Cottret ne se contente pas de retracer la chronologie des événements qui conduisent à la ratification du célèbre texte par Henri IV en 1598. Le livre s'ouvre sur une introduction qui pose de la question de la laïcité, puis est organisé en trois grandes parties chrono-thématiques. La première, sur 160 pages environ, nous remet en mémoire la chronologie qui s'étend du développement de la religion réformée en France à l'assassinat d'Henri III et à la Ligue. La seconde est centrée autour de la marche vers le trône d'Henri de Navarre, la personnalité du souverain, la rédaction de l'édit et ses détails, les modalités de son application, ses effets et les conséquences immédiates qui s'ensuivent. La troisième enfin traite de la postérité de ce texte fondateur, avec une paix à peu près totale dans le royaume pendant presque un siècle jusqu'à sa révocation par Louis XIV. Au long du livre, l'auteur conserve, en fil rouge, la question du protestantisme en France et celle de la cohabitation des deux religions sur un même territoire et sous une même autorité, thème que l'on retrouve en conclusion avec quelques développements intéressants sur "le protestantisme entre mythe et histoire". On note également la phrase d'appel, extraite de l'édit lui-même, que Bernard Cottret fait figurer au tout début de sa première partie consacrée au "Devoir de mémoire" : "La mémoire de toutes choses passées d'une part et d'autre, depuis le commencement du mois de mars 1585, jusqu'à notre avènement à la couronne, et durant les autres troubles précédents et à l'occasion d'iceux, demeurera éteinte et assoupie, comme chose non advenue". Beau sujet de réflexion pour un historien : peut-on "éteindre" la mémoire ?

Un volume au format poche qui intéressera autant les passionnés d'histoire national que ceux qui veulent en savoir plus en histoire religieuse.

'Tempus', Paris, 2016, 760 pages. 12,50 euros.

ISBN : 978-2-262-06664-2.

Histoire et mémoire de l'Edit de Nantes
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 06:00

La guerre du Chaco

Bolivie-Paraguay

(1932-1935)

Thierry Noël

La connaissance que la plupart de nos contemporains ont de la guerre du (Grand) Chaco est sans doute limitée dans le meilleur des cas au souvenir des aventures de Tintin en Amérique latine. Mais l'on se doute bien que les représentations des généraux Alcazar et Tapioca ou que le récit du conflit entre le San Theodoros et le Nuevo Rico n'ont qu'un très lointain rapport avec la réalité, et il faut remercier Thierry Noël (déjà auteur de plusieurs ouvrages sur la Bolivie, ici et ici) de nous en proposer (une première en français) un récit aussi complet que possible.

L'auteur présente bien sûr le contexte continental de ce conflit et l'importance (réelle mais aussi imaginée) de la région du Chaco aussi bien pour la Bolivie que pour le Paraguay, sans oublier les troubles internes que connaissent chacun de ses deux pays, ou les évolutions récentes de leurs armées. Il organise ensuite son ouvrage en trois grandes parties qui correspondent aux principales phases du conflit. Dans un premier temps (juin 1932-juillet 1933), "La guerre des fortins" voit chacun des deux belligérants chercher à s'implanter durablement dans la région, tout en s'efforçant bien sûr d'en chasser l'autre, ce qui entraîne le développement d'actions militaires de plus en plus significatives. Au cours de la deuxième phase (juillet 1933-décembre 1934), "La guerre de mouvement" reprend ses droits. Des opérations offensives de grande ampleur sont conduites à tour de rôle par le Paraguay et la Bolivie, des colonnes parfois puissantes manoeuvrant entre les fortins avant de s'élancer à travers de vastes étendues isolées (et désolées). Durant cette phase, on parle parfois d'opposition indirecte (par Sud-Américains interposés) entre matériels et doctrines venus de France et d'Allemagne. Thierry Noël souligne à l'occasion le rôle méconnu des ... chauffeurs de camions-citernes : "Sillonnant le Chaco de part en part, au volant de véhicules souvent improvisés et inadaptés au climat comme au terrain, ils luttent pour faire parvenir l'eau potable aux combattants". Une dernière phase, "Finir la guerre", s'étend enfin de décembre 1934 à juin 1935, alors que les pertes cumulées deviennent difficiles à compléter, que maladies et épidémies causent plus de dégâts désormais que les opérations actives et que la SDN comme les Etats voisins se préoccupent désormais de trouver une solution diplomatique.

L'ouvrage est essentiellement descriptif, ce qui pour une première grande étude en français est somme toute préférable. Une utile chronologie et une bibliographie de référence complètent ce volume. D'une lecture aisée, il intéressera tous ceux qui veulent en connaître plus sur l'entre-deux-guerres aussi bien que sur cette Amérique latine souvent absente de l'historiographie.

Economica, Paris, 2016, 146 pages, 23,- euros.

ISBN : 978-2-7178-6915-6.

Le conflit le plus violent d'Amériqe latine
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 06:00

La Seconde guerre mondiale dans le discours politique russe

A la lumière du conflit russo-ukrainien

Stéphane Courtois et Galia Ackerman (Dir.)

Paru dans la collection 'Présence ukrainienne', ce qui constitue en soi un marquant significatif, ce volume constitue les actes d'un colloque qui s'est tenu en avril 2015 à Paris. Il est exclusivement orienté sur la dénonciation de l'impérialisme russe et de sa volonté hégémonique en direction de l'Ukraine. C'est un choix, que les différentes auteurs s'efforcent de démontrer au fil des contributions et que l'on peut partager, mais qu'il est plus honnête de souligner en premier lieu.

Cette position quasiment militante n'empêche pas que le volume soit tout à fait intéressant. On sait bien l'importance politique, morale, sociale, intellectuelle de la Grande Guerre patriotique en Russie et l'utilisation résolue que les autorités de Moscou en fait depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. A partir de ce constat, les différents auteurs (un peu plus d'une quinzaine, universitaires français et ukrainiens, journaliste allemande, ukrainienne et russe, politiques ukrainiens, letton et estonien, et -hélas- l'inévitable BHL) s'intéressent aux différentes formes prises par cette instrumentalisation de l'histoire d'une part et par cette ingérence de la Russie chez ses voisins. Les arguments, reconnaissons-le sans ambiguïté, ne manquent parfois pas de pertinence et l'on ne saurait être totalement naïf au sujet de la politique de Moscou à l'égard de Kiev et de la Crimée. Parmi les (souvent brefs) articles, des approches intéressantes sur la présentation en Russie du pacte Hitler-Staline, sur l'utilisation déterminée de la victoire de 1945 comme arme politique, sur la macabre capitalisation politique à partir des millions de morts de la période 1941-1945, sur les choix historico-politiques de Poutine et la réhabilitation de la politique stalinienne, sur le contrôle des archives russes, sur le rôle des médias contrôlés par le Kremlin, sur les minorités comme les Tatars de Crimée, etc. De ce vaste panorama, la Russie ne sort pas grandie et les ressorts intellectuels et géopolitiques de ses actions sont d'évidence mis à nu.

Toutefois, le souvenir encore prégnant d'une opposition idéologique totale à l'URSS semble insuffisant pour servir aujourd'hui de fil conducteur. Identifier et prendre en compte les crimes d'hier et les fautes ou les erreurs d'aujourd'hui n'interdit pas de s'intéresser également à ce qui se passe "de l'autre côté" : les gouvernements ukrainiens sont-ils exemptés de la moindre responsabilité dans l'évolution de la situation ces dernières années ? Les manoeuvres américano-otanniennes ne sont-elles que des fantasmes ? La Russie devrait-elle, par principe en quelque sorte, se comporter en puissance secondaire ? Qui, enfin, aura l'honnêteté de rappeler cette formule de Aron, selon lequel dans les relations internationales il n'y a ni d'Etat-loup, ni d'Etat-agneau, mais seulement des Etats qui défendent ce qu'ils pensent être à une certaine époque leurs intérêts vitaux ? Ou celle de De Gaulle affirmant qu'un pays digne de ce nom n'a pas d'amis, mais dans le meilleur des cas et en fonction de ses besoins des alliés...

Un très bon ouvrage sur un dossier chaud de l'Europe d'aujourd'hui, pour en présenter "la cause ukrainienne". Mais la simplification et le manichéisme ne suffisent pas à structurer une démonstration. Au-delà des nombreuses (et parfois passionnantes) descriptions des "dessous" des manoeuvres russes, il serait également important de s'intéresser à "l'arrière tableau" des initiatives ukrainiennes.

L'Harmattan, Paris, 2016, 196 pages. 20,50 euros.

ISBN : 978-2-343-10231-3.

Histoire et propagande
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 06:00

La Chouette fait brièvement relâche

Repas de Noël, sortie de cohésion, anniversaire en famille : la journée et la soirée seront en grande partie consacrées à des activités plutôt de loisir. La Chouette fait donc relâche aujourd'hui, mais les mises en ligne reprennent dès demain matin ! Par contre, la page FB (https://www.facebook.com/Guerres-Conflits-XIXe-XXIe-s-2) reste active !

A demain !

 

 

 

(brève) Pause
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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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