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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 06:45

Une initiative régionale :

Salon du livre d'histoire 'Seconde guerre mondiale'

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En Indre-et-Loire, dans le village martyr de Maillé (Maison du souvenir), le week-en prochain, samedi 23 (de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00) et dimanche 24 mars (de 14h00 à 18h00), salon du livre d'histoire sur le thème de la Seconde guerre mondiale. Une bonne occasion de compléter sa bibliothèque !

Renseignements et contact : 02 47 65 24 89 ou maison-du-souvenir@maille.fr

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:05

Une vie de légionnaire

De Kolwezi à l'Afghanistan avec le 2e REP

Adjudant-chef Jean-Claude Saulnier

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A travers cette « histoire d’une vie », nous sommes quelque part entre le témoignage personnel et le récit remis en forme par une tierce personne. De ce point de vue, vous pouvez passer sans souci la demi-douzaine de pages d’avant-propos de Pierre Dufour. Mélangeant allégrement les thèmes et les notions, il en arrive à décrire immanquablement une Légion mythifiée, in abstracto, « ordre guerrier » qui « s’entraine, se réorganise et forge l’outil de combat du futur », en se nourrissant « des crises et des convulsions du vieux monde »… C’est peut-être « beau comme l’Antique », mais ce n’est pas de l’histoire.

Le reste de l’ouvrage est beaucoup plus intéressant, car il retrace l’ensemble d’une exceptionnelle carrière de sous-officier, celle de Jean-Claude Saulnier, qui découvre brièvement l’institution militaire à l’occasion de son service national au sein des Forces Françaises en Allemagne en 1974, puis pour une longue carrière complète lorsqu’il s’engage au poste de recrutement de la Légion étrangère à Poitiers en octobre 1977. Dès lors, il ne quitte plus sa « deuxième famille » jusqu’en 2011. Le livre prend alors tout son sens, d’autant plus que l’intéressé sert longtemps comme infirmier de ses unités d’affectation : il est tout à la fois au cœur du quotidien et néanmoins avec un regard légèrement décalé. Jean-Pierre Saulnier raconte sa vie, simplement. Il décrit ses expériences, les opérations auxquelles il participe, la vie au 2e REP, ses franchissements de grades, raconte ses observations et fait part de ses commentaires « à chaud » sur ce qu’il voit et sur ce qu’il vit. Dans la mesure où la quasi-totalité de sa carrière se déroule avec les légionnaires parachutistes, il multiplie les missions à l’étranger, souvent dans les secteurs les plus « chauds », de Kolwezi à l’Afghanistan en passant par le Gabon, Djibouti, le Liban, le Centre-Afrique, le Tchad, la Bosnie, le Kosovo, la Côte d’Ivoire, etc. On y croise aussi les figures (capitaines ou colonels à l’époque dans le récit) de plusieurs généraux de haut rang encore en service ces dernières années voire actuellement : à croire que le REP est de ce point de vue une véritable « pépinière ». Toute cette partie de l’ouvrage, marquée par la modestie de Jean-Claude Saulnier et la mesure de ses propos, offre d’innombrables précisions et anecdotes à ceux qui s’intéressent aux opérations extérieures conduites depuis la fin des années 1970. Son récit est vif, simple, clair, marqué au sceau du bon sens et ses observations au bon niveau : raconter ce qu’il a vu, ajouter ce qu’il en a pensé.

Parallèlement au récit de Jean-Claude Saulnier, Pierre Dufour intègre au fil des pages, dans le texte courant, des explications complémentaires : ici la description du quartier Viénot à Aubagne, là un rappel de la situation générale au Zaïre, plus loin une évocation du plan Habib au Liban en 1982, etc. Si ces paragraphes présentent parfois l’intérêt de replacer (plus ou moins) le récit du sous-officier légionnaire dans un contexte plus large, ne vous y attardez pas : au-delà de l’aspect purement factuel, il y a des longueurs et les explications sont parfois peu convaincantes (cf. par exemple les mouvements libanais et palestiniens décrits p. 169). Le plus simple est de prendre en repère visuel les guillemets (‘«’) qui ouvrent et ferment, en début et fin de lignes, les paragraphes des témoignages directs de l'adjudant-chef Saulnier, … et de s’intéresser essentiellement à eux. Vous irez au cœur du récit sans perdre de temps.

Au bilan, un beau volume de témoignage, sans emphase excessive. Une vie à la fois exceptionnelle parce qu’elle concentre en une seule de très nombreuses « aventures » individuelles et collectives, mais aussi dans laquelle des milliers d’autres soldats de tous grades ayant vécu plus ou moins ponctuellement, en tout ou partie, les mêmes expériences peuvent se reconnaître. Une contribution utile pour ceux qui voudront, demain, remettre du concret, de l’humain, « de la chair et des sentiments » dans le récit des OPEX de ces trente dernières années.

Editions Nimrod, Paris, 2013, 394 pages, 21 euros.

ISBN : 978-2915243536.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:00

Staline, 1878-1953

Mensonges et mirages

Jean-Jacques Marie

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Agrégé de lettres classiques, diplômé de russe, spécialiste de l'Union soviétique et déjà auteur de plusieurs biographies de dirigeants communistes, Jean-Jacques Marie se propose dans cet ouvrage de dresser un portrait complet, précis et aussi objectif que possible de Joseph Vissarionovitch Djougachvili -dit Staline-, de sa naissance en 1878 à Gori, petite ville de Géorgie, jusqu’à sa mort en 1953 à la tête de ce qui est à l'époque la deuxième puissance mondiale. Ne se limitant pas à la seule « chronologie » de son personnage, l’auteur livre également une analyse de la "réhabilitation de Staline" impulsée dès Brejnev et qui culmine actuellement au travers de la politique nationaliste ambigüe du gouvernement de V. Poutine.

Intitulée Staline, mensonges et mirages, cette biographie richement documentée et illustrée se fait fort de rétablir la vérité historique sur certains aspects d'une existence sans cesse occultée, retouchée et falsifiée -au gré des besoins politiques du moment- une forme de vérité historique, sur celui qui fut pendant un peu plus de trente ans le maître absolu de l’Union soviétique. Acteur et metteur en scène de son propre culte, artisan minutieux de sa quasi-"déification" et correcteur attentif de ses biographies officielles, allant jusqu’à faire modifier sa date de naissance, « Koba », alias « Staline », alias « le Petit père des peuples », n’a jamais cessé d’être l’objet de rumeurs, de révélations plus ou moins orientées, voire de légendes auxquelles ont souvent été accordées un certain crédit historique (telle que celle de son activité supposée au sein de l’Okhrana, la police secrète du Tsar). Tout ceci fut d'autant plus facile que l’obsession du secret caractérise son action à la tête de l’URSS, ainsi que la solitude paranoïaque dans laquelle il se confine à partir des années 1940, sont autant d’éléments propices à l’élaboration d’une fantasmagorie exagérément élogieuse ou angoissée.

Jean-Jacques Marie choisit une structure à la fois chronologique et thématique, et nous livre tout au long de ses 19 chapitres un récit enlevé, détaillé et passionnant, alternant entre le mythe et la réalité de ce personnage incontournable du XXe siècle, acteur-clé de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre Froide mais dont de nombreuses facettes demeurent mal connues. Grâce à sa richesse documentaire et sa connaissance de la Russie de son histoire, l’auteur dresse un portrait renouvelé et sans complaisance de Staline, dont on apprend par exemple le ralliement tardif au bolchevisme, où il confirme l’insubordination lors de la campagne d’Ukraine de 1920, "l’embellissement" du récit de ses passages en prison ou le manque de discernement face aux Allemands qui, jusqu’à la veille de l’invasion de 1941, viennent en URSS effectuer des relevés topographiques du territoire sous couvert d’une recension des morts de la Première Guerre mondiale.

Une lumière nouvelle est également portée sur l’ascension « lente mais irrésistible » de Staline au sommet, sur ses étapes et ses protagonistes. Le fonctionnement de l’appareil politique et de ses rouages, les méthodes brutales de « l’homme de fer », sont décrites sans ambages, sans que le contexte ne soit pour autant négligé : l’auteur prend soin d’étayer son ouvrage de données précises sur les conditions sociales, économiques, politiques et militaires de la Russie de l’époque. Jean-Jacques Marie distille par ailleurs de nombreuses anecdotes, parfois drôles, absurdes par moments, le plus souvent tragiques : Staline fut tout autant capable de limoger son ministre du commerce extérieur pour des bananes qu’il ne trouvait pas à son goût, que de faire empoisonner son médecin pour un diagnostic déplaisant, ou fusiller un déserteur communiste de la Wehrmacht venu interrompre son banquet pour l’avertir du déclenchement imminent de l’opération Barbarossa.

Cette biographie se veut donc une synthèse –au besoin une rectification– des « documents incessants » qui continuent de paraître sur le "Petit père des peuples". On pourra toutefois regretter que l’auteur semble ne nous livrer son expertise (que l’on pressent extrêmement vaste) que pour appuyer un réquisitoire –certes objectif mais toujours à charge- contre Staline et l’ampleur de ses crimes, ainsi que contre l’admiration béate dont il fut et recommence à être l’objet. D’autres aspects auraient pourtant gagné à être développés et enrichis des connaissances de l’auteur, au premier rang desquels par exemple le détail et les évolutions de la politique étrangère menée sous le règne de Staline. De la même manière, l’étude de la réhabilitation du stalinisme annoncée par Jean-Jacques Marie, objet d’une douzaine de pages en fin d’ouvrage, laisse quelque peu le lecteur sur sa faim. Quelle en est vréellement l'ampleur ? La polémique sur l’interdiction de l’adoption d’enfants russes par des étrangers -dernière manifestation en date du nationalisme qui ressurgit en Russie depuis une dizaine d’années– rappelle pourtant l’actualité d’un point qu’il aurait été intéressant de voir approfondi.

Staline, mensonges et mirages n’en demeure pas moins une lecture à la fois instructive et plaisante, grâce à l'expertise d'un historien confirmé au style agréable. Jean-Jacques Marie signe ici une biographie particulièrement intéressante pour les passionnés de la période, qui apprécieront l’attachement à la réalité des faits et la large synthèse d’une aussi vaste et riche période.

Elliott Even

Editions Autrement, Paris, 2013, 283 pages, 21 euros.

ISBN : 978-2-7467-3342-8.

Nota : Jean-Jacques Marie présentait son livre le mercredi 13 mars dernier sur France Inter.

Pour écouter l'émission :

http://www.franceinter.fr/emission-downtown-staline-raconte-par-l-historien-jean-jacques-marie

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 06:55

Pétitionner : l'appel aux pouvoirs

XIXe - XXe s.

Université de Marne-la-Vallée

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Ce colloque international se tiendra demain et après-demain, de 09h30 à 17h30, jeudi 21 à l'Assemblée nationale (Palais-Bourbon, 6e bureau, 33 quai d'Orsay, 75007 Paris), sur le thème des "Pratiques pétitionnaires", et vendredi 22 mars à l'université de Marne-la-Vallée (Bois de l'Etang, salle C006) sur le thème "les historiens face aux pétitions" (base de données, méthodologie, etc.).

Le programme complet est disponible sur : http://acp.univ-mlv.fr/rencontres/colloques-congres/petitionner/programme/ . Renseignements et contact : Mathilde.Larrere@univ-mlv.fr

A noter : deux communications qui s'intéressent plus particulièrement aux questions militaires le jeudi 21 après-midi : à 14h40 avec "La pétition des coloniaux. De la sociabilité du banquet au voeu des comités" (Julie d'Andurain) et à 16h30 avec "Quelle armée pour quelle nation ? Les pétitions et libelles adressés à l'Assemblée nationale en 1871-1873 au sujet de la loi militaire à venir" (Jean-François Tanguy).

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 06:50

La robotisation du champ de bataille :

enjeux et impacts sur les relations internationales

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Dans la perspective de la réalisation d'un prochain numéro sur le thème de la robotisation du champ de bataille, la revue électronique Dynamiques Internationales lance à large appel à contributions.

Attention toutefois aux délais :

la date limite de réception des propositions et résumés est fixée au 31 mars prochain.

Contact et renseignements complémentaires : dynamiques.internationales@gmail.com

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 07:05

Pourquoi les Khmers rouges ?

Henri Locard

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Excellent connaisseur du Cambodge, où il vit et travaille depuis de longues années, Henri Locard nous propose ici un texte solide, cru, parfois hallucinant. Alors que « le régime des Khmers rouge ne dura exactement que trois ans, huit mois et vingt jours » (avril 1975-janvier 1979), il a battu deux « records » : « celui de la brièveté d’un régime communiste et celui du pourcentage le plus élevé de la population exterminée ». Face à des récits aujourd’hui nombreux mais souvent marqués d’erreurs et omissions, l’auteur nous offre une synthèse globale du système, de sa folle idéologie et de ses crimes, à partir « des sources fiables et concordantes, ainsi que des enquêtes approfondies réalisées sur le terrain ».

Après deux premiers chapitres qui reviennent sur les « Origines de l’idéologie » (pp. 13-52), entre Mao et Staline, et sur « L’établissement du régime autoritaire » (pp. 53-72), Henri Locard développe méthodiquement son propos en six parties : « 17 avril 1975 : la plongée dans l’abîme », « L’Angkar », « Le gouvernement du Kampuchéa démocratique », « La politique intérieure, entre autarcie et table rase », « Alliances à l’extérieur » et « Répression et extermination ». Dans les trois derniers chapitres enfin, il tente de faire comprendre les fondements de ce drame et d’en évaluer les séquelles : « Eléments d’explication », « L’effondrement » et « Après le totalitarisme ».

Au fil des pages et d’un raisonnement qui s’appuie sur des très nombreuses citations et références, nous pouvons pénétrer le quotidien (entre folie idéologique et inconscience) des dirigeants Khmers rouges aussi bien que celui, infiniment plus dramatique, de ces Cambodgiens, qui ne sont même plus des « citoyens ». Si ces derniers d’ailleurs n’ont plus le moindre droit ordinaire, les « devoirs » les plus stricts pèsent toujours plus nombreux sur eux et le travail forcé devient la norme, tandis que les chefs révolutionnaires « étaient [pourtant] des personnages bien banals ». C’est presque Ubu-roi : au-delà de l’horreur, ce régime fut aussi « le règne de la stupidité et de la médiocrité, tant les politiques développées n’avaient aucun sens, sauf celui d’assurer un pouvoir absolu à quelques individus qui jusque-là n’avaient pas fait carrière ». Quelques exemples : l’interdiction « de cuisiner chez soi » au début de l’année 1976 pour contraindre à la vie collective ; l’absence totale de compassion pour l’individu, même mort, puisque « les Khmers rouges considéraient les restes humains comme le meilleur compost » (!) ; le mépris pour les plus faibles, « les enfants [eux-mêmes] étaient considérés comme propriété de l’Angkar » et pouvaient être exécutés avec leurs parents « pour exterminer définitivement une lignée de traitres » ; etc.

« En somme, le Kampuchéa démocratique fut un concentré des politiques les plus délétères et criminelles des régimes communistes qui l’avaient précédé » : plus de 40 % des habitants de Phnom-Penh disparaissent et « 3.389.000 personnes pourraient avoir été déportées des villes ». Plutôt que le terme de « génocide », l’auteur invite à utiliser celui de « politicide », c’est-à-dire le massacre systématique des classes et couches de la population jugées ennemies de la révolution. Démontant avec rigueur à la fois les ultimes mensonges des dirigeants khmers rouges déchus pour « justifier » leurs crimes et les faiblesses de l’action internationale (« Une mission ratée pour l’ONU ? »), Henri Locard dresse un tableau toujours sombre, en fait, de la situation du pays où une certaine conception du « libéralisme » entretient la corruption la plus étendue : « C’est une sorte de régime khmer rouge à l’envers qui dirige le Cambodge. Et le plus paradoxal est que cette politique inversée est animée par les mêmes personnages, preuve que ce qui les motivait en premier lieu à l’époque était bien le pouvoir, et non pas les idéaux révolutionnaires … Chacun est propriétaire de sa prébende et en tire le maximum de profit, pour lui, sa famille et son clan ». Malheureux peuple khmer !

Un livre solide, impressionnant, qui mérite d’être le plus connu possible.

Vendémiaire, Paris, 2013, 347 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-36358-052-8.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:55

Conférences organisées par l'Institut Napoléon

Bibliothèque Marmottan, Boulogne-Billancourt

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Deux conférences originales, qui permettront d'aborder la période impériale et sa mémoire sous un nouvel angle. Elles se tiennent à 15h00 à la bibliothèque Marmottant de Boulogne-Billancourt (7 place Denfert-Rochereau) :

samedi 23 mars 2013

Retours de guerres. Le sort des anciens officiers de la Grande Armée au lendemain de Waterloo

par Stéphane Calvet

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samedi 20 avril 2013

Ecrire la guerre. Les Bulletins de la Grande Armée

par Jacques Garnier

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:50

Napoléon et l’Europe

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Sous ce titre, le musée de l’armée propose du 27 mars au 14 juillet prochain une grande exposition sur les modalités de l’expansion française en Europe sous l’Empire, mais aussi sur les manifestations de sympathie ou d’hostilité, d’adhésion ou de rejet que cela suscite dans les différents pays. Des centaines de pièces exceptionnelles.

Parallèlement, une autre exposition est consacrée aux résultats des fouilles organisées entre 2001 et 2003 aux tombes collectives et charniers découverts à Vilnius (Lituanie) contenant les restes de soldats de la Grande Armée au retour de la campagne de Russie.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 07:01

Leipzig

16-19 octobre 1813

Walter Bruyère-Ostells

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Maître de conférences à l'IEP d'Aix-en-Provence (et l'un des intervenants les plus dynamiques sur les questions d'histoire militaire et de défense parmi les universitaires de la jeune génération), Walter Bruyère-Ostells se penche dans ce nouveau livre sur la célèbre bataille de Leipzig (16-19 octobre 1813), "plus grande bataille de l'histoire européenne jusqu'aux affrontements de la Première Guerre mondiale".

Divisé en 10 chapitres à la fois chronologiques et thématiques, le livre est à la fois un récit très détaillé, jour par jour, de l'ensemble de la bataille (ou plutôt des combats à la fois parallèles et successifs qui se déroulent pour les villages voisins de Leipzig), mais aussi une analyse des évolutions plus ou moins nettes qui apparaissent et des enjeux qui l'entourent. Au plan diplomatique, le rôle de "financier" de la coalition tenu par Londres est bien souligné, et celui de "négociateur ambigu" de l'Autriche-Hongrie ne l'est pas moins. Au plan militaire, à partir des témoignages des acteurs et des témoins, nous pouvons suivre les décisions des commandants en chef (et leurs hésitations), les mouvements des troupes, les charges et les assauts, les défections des contingents des Etats allemands (l'armée saxonne et son roi) et l'absence de renforts pour les Français, le rôle réel de chaque maréchal ou général de Napoléon (Poniatowski, bien sûr, mais aussi Murat, Ney, Macdonald, Augereau, Oudinot, Drouot, Boulart, etc.), la difficile défensive puis le repli tactique qui se transforme en retraite avant la déroute... 

Mal remise de la campagne de Russie, la Grande Armée "des vingt nations" disparait de fait dans la tourmente et Walter Bruyère-Ostells, avec la prudence qu'imposent des sources contradictoires, tente de dresser le bilan humain (et politique) de cette terrible défaite, qui annonce effectivement la renaissance de la Prusse et "L'effondrement du Grand Empire". Un livre très riche, qui se lit facilement, et qui présente un tableau complet de ces quatre journées décisives : de la belle "histoire militaire globale". 

Tallandier, Paris, 2013, 206 pages. 18,90 euros.

ISBN : 970-10-210-0084-1.

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Walter Bruyère-Ostells a accepté de préciser un certain nombre de points pour nos lecteurs :

Question : Votre enseignement et vos récents travaux semblaient vous orienter plutôt sur les problématiques liées au mercenariat et à la privatisation de la guerre. Pourquoi aujourd'hui, après un Napoléon chez Eyrolles, ce retour vers le Ier Empire ?

Réponse : J’ai effectivement ouvert un chantier de recherche sur le mercenariat depuis environ deux environ. Mais, en réalité, je n’ai jamais abandonné mon domaine premier qui était les circulations combattantes en Europe et en Amérique latine des vétérans napoléoniens (La Grande Armée de la Liberté, Tallandier, 2009). A partir des matériaux sur les officiers napoléoniens, je poursuis mes recherches sur les conditions du combat dans le premier XIXe siècle. Toutefois, cette activité de recherche est demeurée limitée à des interventions dans le milieu académique. Elle s’est traduite par des articles, communications en colloque ou participation à des ouvrages collectifs. Par exemple, je m’étais penché sur une autre bataille de la fin du premier Empire « Borodino : pistes de réflexion anthropologique d’une bataille napoléonienne » dans un ouvrage dirigé par Natalie Petiteau. Intitulé Les Européens dans les guerres napoléoniennes, il est paru chez Privat l’an passé -je crois d’ailleurs me souvenir qu’il a fait l’objet d’une recension sur guerres-et-conflits. Comme trop souvent, cette activité académique est passée inaperçue en dehors du cercle des spécialistes de la période.

Question : La bataille de Leipzig marque sinon une rupture, du moins un tournant dans l'histoire de l'empire. Faut-il voir en particulier dans les défections successives des contingents des Etats germaniques la marque de ces changements ?

Réponse : Tout dépend de la façon dont on l’interprète. Pour ma part, je crois que le Grand Empire montre une faible résilience à la défaite de Russie et au refus de Napoléon de signer une paix de compromis à Prague en août 1813. Les troupes alliées montrent logiquement la même faible résilience au cours de la campagne. Le récit idéologisé de la « guerre de libération » allemande a mis l’accent sur les contingents des Etats germaniques. En réalité, l’ensemble des vassaux français sont concernés. Comme je l’indique dans l’ouvrage, les officiers polonais, réputés fidèles parmi tous à Napoléon, évoquent entre eux l’hypothèse de quitter la Grande Armée le 19 octobre. Après un débat animé, le choix de suivre l’Empereur en retraite l’emporte. Il faut également avoir en tête le cas de Murat en discussion avec la coalition depuis le printemps 1813. Il ne franchira finalement le pas de la défection qu’en janvier 1814. Il n’empêche, il est en contact régulier avec le camp ennemi durant toute l’automne 1813 tout en se battant comme un lion. Manquant de peu d’être pris à la suite d’une charge du roi de Naples, Alexandre Ier s’écrie à Leipzig : « Vraiment, notre allié cache trop bien son jeu. »

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Question : Comment peut-on apprécier l'action personnelle des principaux subordonnés de l'empereur ? Lesquels se distinguent "en bien" ou "en mal" ?

Réponse : Je ne reviendrai pas sur l’ambiguïté des positions politiques de Murat, ni sur sa bravoure, à la hauteur de sa réputation. Fait maréchal sur le champ de bataille de Leipzig, Poniatowski mérite effectivement son bâton. Il s’illustre à Dölitz puis dans la défense de Leipzig tandis que la Grande Armée opère sa difficile retraite par le pont de Lindenau. Sa mort dans les eaux de l’Elster le fait entrer dans la légende de l’épopée militaire napoléonienne. Au nord du champ de bataille, deux personnages peuvent être opposés. Le « braves des braves » Ney commet plusieurs erreurs au cours de la campagne d’automne, à commencer par la défaite lors du combat de Dennewitz (6 septembre). Visiblement démoralisé, Ney sera très hésitant ensuite. Le 16 octobre, son choix de rappeler vers lui les divisions sous les ordres de Souham peut être interprété comme une erreur. S’exagérant le danger, il les empêche d’appuyer le mouvement tournant de Macdonald sur le flanc ennemi à Wachau. Le véritable chef qui tient le front face à Blücher au nord est Marmont, l’homme de la « ragusade » de 1814 !

Question : Vous évoquez au chapitre 4 une "victoire tactique" mais une "défaite stratégique". Pourriez-vous précisez ?

Réponse : Le 16, dans la « bataille de Wachau », on peut considérer que Napoléon, qui réussit à repousser les assauts d’un ennemi largement supérieur en nombre, est vainqueur. Toujours habile propagandiste, c’est d’ailleurs le message qu’il fait délivrer à la population de la ville de Leipzig et au roi de Saxe qui y est installé. En fait, si l’on prend de la hauteur (d’où l’expression de « défaite stratégique »), Napoléon doit laisser ses troupes au repos le lendemain et offre ainsi le temps à la coalition de recevoir de nouveaux renforts (Bernadotte et Colloredo). Lui-même recule et est acculé à la ville, entourée de zones marécageuses. Les conditions des combats du 18, avec une plus large infériorité numérique et une seule voie de repli, lesquelles vont déboucher sur la défaite, sont réunies. Le 17, Napoléon est d’ailleurs si conscient que sa situation est très compromise qu’il propose une paix plus généreuse que celle qu’il s’est refusé de discuter trois mois plus tôt.

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Question : Dans quelle mesure votre ouvrage se veut-il une « nouvelle histoire-bataille » ?

Réponse : Mon souci a été d’adopter toutes les grilles de lecture de la bataille. Comme on le conçoit de façon traditionnelle, le récit intègre une dimension géostratégique, soit la description des stratégie et tactique adoptées par les deux ennemis aux prises en 1813. Cependant, à côté d’un récit « vu de l’état-major général », j’ai également voulu montrer le regard de tous les acteurs sur la bataille. Celui des officiers en prise aux questions d’honneur : faut-il faire défection pour les Allemands ? Faut-il trouver des « stratagèmes pour réduire les conséquences d’un épouvantable feu d’artillerie et épargner ses hommes (comme l’indique notamment Marbot) ? Ces questions rejoignent les débats sur la « totalisation de la guerre ». Il faut également prendre en compte le récit des sans-grades, des « Marie-Louise » dans la veine anthropologique de John Keegan et de la microstoria. Ils sont en proie au « bruit et à la fureur » des combats qu’ils vivent par le petit bout de la lorgnette. Enfin, on oublie trop souvent, je crois, le récit des civils. A Leipzig comme sur tous les champs de bataille, des habitants sont spectateurs (montés sur les clochers de la ville) mais aussi victimes des combats pour les habitants des villages de la plaine devant la ville. Ainsi, j’ai souhaité des récits, des vérités du combat et non une histoire de la bataille.

En tout cas, bravo pour ce livre passionnant, à la fois récit et analyse, et à très bientôt.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 06:55

L'Europe barbare

1945-1950

Keith Lowe

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Voilà un ouvrage tout-à-fait original, dont le titre anglais (première édition en 2012) rend mieux compte du contenu : Europe in the Aftermath of World War II. Partant du postulat que "la guerre ne s'est pas arrêtée avec la défaite de Hitler", puisque il a fallu "des mois voire des années" pour en dépasser les séquelles immédiates, l'auteur nous en offre une vaste synthèse à l'échelle continentale.

Romancier devenu historien, Keith Lowe dresse en quatre grandes parties un tableau apocalyptique de l'Europe à la fin de la Seconde guerre mondiale : "L'héritage de la guerre", "Vengeance", "Le nettoyage ethinique" et "La guerre civile".  La première partie tente de dresser un bilan des conséquences humaines et matérielles immédiates (personnes disparues, déplacées, innombrables destructions diverses, famine, etc.). La seconde s'intéresse aux vengeances exercées par les vainqueurs et les persécutés de la veille contre leurs anciens bourreaux ou supposés tels, en particulier en Europe de l'Est à l'encontre des minorités allemandes ("Cela visait en majorité des enfants et des mineurs, que l'on avait enfermés uniquement parce qu'ils étaient allemands ... Les haillons dont on les avait habillés étaient affublés de croix gammées. Les gens étaient nourris et maltraités de façon abominable"). La troisième partie nous ramène essentiellement dans les Balkans et en Europe orientale, avec les nettoyages ethniques systémiques auxquels il est procédé d'URSS en Tchécoslovaquie, avec un chapitre particulier réservé à la situation yougoslave : "La Yougoslavie était livrée au chaos et à la destruction. Il n'y avait plus de tribunaux normalement constitués. Il n'y avait aucun moyen d'étudier de manière fiable les 20.000 à 30.000 dossiers des justiciables incrimés. Dès lors, la seule issue commode consistait à les fusiller, pour en finir ainsi avec ce problème", reconnaitra ultérieurement le bras droit de Tito. La quatrième enfin revient sur les guerres civiles, plus ou moins déclarées et plus ou moins longues, qui embrasent le continent : des violences politiques pendant quelques mois comme en France ou en Italie, jusqu'à la terrible guerre civile grecque, aux révoltes d'Ukraine ou à la poignante résistance des "Frères de la Forêt" dans les pays Baltes, et en particulier en Lituanie : "La bataille de Kalniskès a commencé deux semaines exactement après la fin officiellement déclarée de la Deuxième guerre mondiale" et les dernières escarmouches surviennent "en 1956, douze ans après le début de leur lutte" lorsque "le dernier des groupes de partisans de Lituanie fut finalement anéanti".

On apprécie la présence de quelques cartes, photos et graphiques, ainsi que celle d'un index et l'indication des sources . Soulignons également que les notes, reportées en fin de volume, totalisent plus de 30 pages.

Un ouvrage tout particulièrement recommandé aussi bien à ceux qui s'intéresse à la Seconde guerre mondiale qu'à ceux qui préfèrent cet après-guerre, post-1945, qui commença si mal.

Perrin, Paris, 2013, 488 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-262-03776-5.

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Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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