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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 06:00

Les divisions blindées

reines des champs de bataille ?

Batailles & Blindés  -  hors-série n° 32

Ce numéro spécial est particulièrement ambitieux puisqu'il souhaite nous présenter une histoire internationale des divisions blindées sur une trentaine d'années, de la fin de la Première Guerre mondiale à la fin de la Seconde.

Très largement illustré (y compris avec de nombreux profils), le numéro est organisé en douze chapitres chronologiques : un sur la Grande Guerre, quatre sur l'entre-deux-guerres, six sur la Deuxième guerre mondiale et un dernier sous forme d'une comparaison. Car l'un des intérêts majeurs de ce hors-série est la multiplication systématique des approches à travers les différentes situations nationales (France, Royaume-Uni, Allemagne, mais aussi Etats-Unis, Italie et Japon), qu'il s'agisse des matériels eux-mêmes, des politiques d'armement, des penseurs, de la mise en oeuvre. Bien sûr, les uns ou les autres pourront trouver que tel ou tel aspect est traité trop rapidement, que telle évolution n'est pas mentionnée ou que telle bataille aurait mérité un développement : mais c'est la loi du genre pour des synthèses de cette ampleur (même la 3e de couverture, p. 115 est utilisée par les auteurs pour gagner en pagination !). Ceux-ci ont semble-t-il choisi de valoriser pour l'entre-deux-guerres De Gaulle en France et Liddell Hart en Grande-Bretagne, alors que d'autres noms (souvent moins connus du grand public) peuvent être considérés comme plus fondamentaux. On apprécie le glossaire final qui donne des équivalences de termes en allemand, anglais et italien.

Un numéro solide que l'on conservera avec soin. Peut-on attendre un numéro hors-série suivant sur la période des années 50 à 2000 ?

Blindé, Tank ou Panzer ?
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 06:00

Je reviendrai

Lettres de Russie, 1942-1943

Eugénio Corti

Si Eugénio Corti est l'un des grands auteurs italiens du XXe siècle, les lettres (cartes postales ou télégrammes) qu'il adresse à sa famille entre 1942 et 1943 comme jeune officier artilleur italien sur le front de l'Est n'étaient pas destinées à être publiées. Elles constituent donc un témoignage précieux sur un épisode particulier d'un évènement majeur de la Seconde guerre mondiale.

L'Armée italienne en Russie, "ou VIIIe armée, forte d'une dizaine de divisions réparties en trois corps d'armée" (il est affecté au 35e CA), à laquelle appartient Eugénio Corti tient un secteur du front sud-oriental de 270 km. jusqu'au Don. L'auteur participe à cette aventure, dont on sait qu'elle se termine par une terrible retraite en plein hiver, dans un réel dénuement et ces lettres (si elles ne disent pas tout, comme la plupart des correspondances des soldats au front) décrivent à la fois son environnement, sa perception des évènements et (dans une moindre mesure) son rôle dans les opérations. Au fil des pages, des blessés, des prisonniers, la description des paysages, l'ordinaire d'une journée, les contraintes de déplacement de ses canons, le front et l'arrière-front, les villages polonais et ukrainiens et leurs habitants : "Partout des gens réduits à des loques par la faim, des scènes extrêmement pénibles ... Je désire que toute ma solde soit expédiée à Rome, aux Oeuvres pontificales correspondantes, pour être utilisées en faveur des civils de Pologne". Le titre du livre, Je reviendrai, est tiré de sa deuxième lettre, le 9 juin 1942, lorsqu'il s'efforce de rassurer ses parents avant d'embarquer à Bologne. Par la Hongrie et la Pologne, il rejoint son unité en Ukraine au milieu du mois de juin 1942 : "D'immenses étendues vertes aux légères ondulations séparent les villes ... Lieux magnifiques". Six mois plus tard, lorsque la température s'installe durablement en dessous de zéro, les commentaires ne sont plus du même ordre, même s'il affirme aux siens que la bonne humeur est toujours présente. Passant de première ligne en zone arrière de la division, il a une vision assez large de la situation réelle dans la zone de déploiement du contingent italien, d'autant qu'il se déplace presque quotidiennement à cheval en particulier pour aller chasser, ce qui lui permet de donner de nombreuses informations sur les conditions de vie, mais (auto-censure ou ignorance ?) il n'évoque pas avec précision les mouvements des unités, se contentant à telle ou telle date d'allusion sur un déplacement ("Nous avançons, nous avançons toujours ; il faut avancer pour mettre fin à la guerre et rentrer parmi vous"). Il fait par contre régulièrement connaître le retour vers l'Italie ou de l'arrivée sur le front de groupes de soldats : visiblement, si l'on en croit ces courriers, il entretient avec ses subordonnés des relations de confiance et d'estime réciproque ("Ils sont tranquilles et très respectueux, peut-être pas très empressés, après tant d'années de vie militaire, mais peut être les meilleurs soldats qu'on puisse imaginer").

Un texte presque "doux", parfois étonnamment "apaisant". En dépit des rigueurs endurées à l'hiver sur ce front oriental (même s'il n'a pas connu les pires moments), l'auteur semble presque inatteignable à la peine, à la douleur, à la fatigue. Un texte souvent étonnant sur ce front russe de la Seconde guerre mondiale, qui nous montre à la fois que les correspondances aux familles ne traduisent pas toujours la réalité des champs de bataille, et que d'un rédacteur à un autre, les expériences et les perceptions peuvent être bien différentes. Indiscutablement à lire et à connaître. 

Editions des Syrtes, Paris, 2016, 237 pages, 17,- euros.

ISBN : 978-2-940523-51-1.

Jeune officier italien sur le front russe
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 06:00

Croire en l'histoire

François Hartog

Ce petit ouvrage par son format n'en est pas moins important sur le plan de la réflexion et des idées. Constatant que l'histoire n'est plus, comme au XIXe siècle, le mode privilégié d'explication et de compréhension du monde, François Hartog s'interroge sur le sens et la place prise par la vague des commémorations mémorielles qui semble nous submerger depuis une quarantaine d'années. Il fait à partir d'une analyse très savante, entre philosophie et éthique.

Le livre est construit, après une solide introduction qui évoque les évolutions dans le temps long et le rôle de l'historien, en quatre grandes parties séparées entre les 2e et 3e par un "intermède", inspiré par la comparaison entre deux tableaux ("Demeure pour l'historien de métier, en-deçà de cet horizon de fuite, l'inquiétante étrangeté de l'histoire, l'interminable compétition entre le voeu de fidélité à la mémoire et la recherche de la vérité de l'histoire") qui pose la question de "l'étrange familiarité de l'histoire". La première partie, "La montée des doutes", aborde la question essentielle, véritable fil rouge de l'ouvrage, de la place prise par la (les) mémoire(s) et l'impératif (nous aurions tendance à dire intellectuellement totalitaire) de "présentisme". La seconde, "Une inquiétante étrangeté", s'étonne des effets de mode dans les sujets traités par les historiens et s'inquiète en quelque sorte des manipulations auxquelles l'histoire est contrainte de participer. Le vocabulaire utilisé est (volontairement ?) souvent spécialisé, le discours intellectualisé, la première approche demande au "vulgus" de disposer d'un dictionnaire à portée de main pour comprendre certains phrases..., entre linguistique, philosophie, l'éthique et histoire, passant des auteurs les plus contemporains à Platon, Aristote et Saint-Augustin : "Ne peut pas être exorcisé le soupçon que l'histoire reste une nuisance pour la mémoire. Remède, poison ou les deux". Personnellement, je revendique le poison... Hartog, sur la base d'une ample et intime connaissance des textes anciens, multiplie les aller-retour entre l'Antiquité et la fin du XXe siècle, ce qui peut désarçonner un lecteur trop pressé. La troisième partie s'intéresse aux rapports, parfois conflictuels, entre l'histoire et le roman, évoque Hugo et Balzac, cite Milan Kundera et s'attarde sur les travaux de Chateaubriand (le "nageur entre deux rives") : "Si, avec le XIXe siècle, l'Histoire est bien devenue pour tous une évidence, les historiens et les écrivains ne s'en saisissent pas exactement de la même manière". Il revient ici sur les comités chargés, en 1916, de préparer les anniversaires victorieux des empereurs des puissances centrales pour 1918. Les "empereurs" d'aujourd'hui, finalement, n'agissent-ils pas de même, et parfois avec davantage de morgue encore ? Le récit mémoriel entonné sur tous les tons par les élites dominantes n'a peut-être changé que dans ses exemples particuliers, pas sur le fond... Le chapitre 4 enfin revient sur "les avatars du régime moderne d'historicité", avec la place des idéologies, le souvenir des révolutions, un "sens" de l'histoire qui n'est sans doute qu'une interprétation parmi d'autres, correspondant à une époque et à un besoin social. parmi les derniers auteurs cités dans la partie finale du volume, Braudel et Lévi-Strauss, ... il y a des références pires. Avec quelques constats assez tristes finalement : "Quand on peut tout voir, le danger est de ne plus rien voir du tout". Et à propos des "connected history", "shared history", "global history", "post-colonial" et autres "cultural studies", une référence à Hérodote "qui annonçait vouloir traiter à parité tout ce que les Grecs et les Barbares avaient accompli de grand" : "Qu'est-ce qui autorise celui qui se nommera historien à occuper cette position d'entre-deux et comment voir les deux côtés ?". Suffit-il de décentrer le regard ? Non, bien sûr. Et les productions récentes, qui oscillent entre réutilisation de mots et concepts anciens d'une part et réorientation intellectuelle et idéologique d'autre part, ne sont pas totalement satisfaisantes. L'histoire a été (et reste) en conflit avec les présents successifs, l'histoire a été (et reste) l'objet de réinterprétation et de récupération, victime d'effets de mode et d'évolutions plus solides, de heurts et de débats : peut-être est-ce à "l'antique registre de l'historia magistra" que nous faisons référence, "le registre de l'exemple, de l'imitation et du devoir-être", un registre que l'immédiateté et le présentisme ne peuvent comprendre, ni tolérer. "S'il y a une vie pour l'histoire après le concept moderne d'histoire, elle passe à la fois par la capacité de nos sociétés à articuler à nouveau les catégories du passé, du présent et du futur, sans que vienne à s'instaurer le monopole ou la tyrannie d'aucune d'entre elles". L'histoire, n'en doutant pas, reste tout à la fois indispensable et promise à un bel avenir.

Même s'il est parfois d'un abord un peu difficile (délicate litote pour certaines pages), il faut prendre le temps de le lire calmement, tranquillement, un peu comme nous pouvons réfléchir à un problème personnel, pour mieux saisir notre propre histoire... et appréhender ses utilisations mémorielles aujourd'hui.

Champs Histoire, Paris, 2016, 308 pages, 10,- euros.

ISBN : 978-2-0813-9299-1.

Mémoire, histoire et présent...
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:00

Le journal de ma captivité

21 juin 1916 - 29 octobre 1917

Edmond Tournier

Un journal de guerre relativement moins courant que la plupart de ceux généralement publié, puisqu'il nous raconte le quotidien d'un brancardier du 132e RI fait prisonnier en 1916 sur le front de Verdun, à l'ouest du fort de Vaux, et qui retrouve la France via la Suisse à la fin de l'année 1917.

Retrouvé dans un ensemble de vieux papiers de famille à la suite d'un décès, ce journal a été directement tenu par Edmond Tournier, puis "retranscrit au propre" et dactylographié par son fils, avant d'être publié par son petit-fils. Conduit au fort de Vaux désormais occupé par les Allemands, il est brièvement employé comme infirmier auxiliaire, avant de rejoindre Baroncourt d'où commence son périple de prisonnier. Sur l'immédiat arrière-front, ses geôliers allemands se conduisent fort bien avec les Français (soins, alimentation, couchage). La première halte est au camp de Pouru-Saint-Rémy, dans une grande ancienne filature transformée en camp de prisonniers, qui travaillent aux champs pendant la journée (même si la description du nombre de faux brisées en une journée peut prêter à sourire), jusqu'à ce qu'il refuse de travailler et exige, comme auxiliaire sanitaire d'être employé au sein du service de santé, ce qui le fait désigner comme "forte tête". Tant qu'il reste en Alsace-Lorraine, il bénéficie fréquemment, comme ses camarades, des gestes amicaux de la population aussi bien que de soldats originaires du Reichland. Transféré à Mouzon, puis à Stenay (il assiste au bombardement du QG du Kronprinz par les aviateurs alliés), et à Brieulles dans l'arrière-front où les conditions de vie sont plus dures, dans un camp entouré de barbelés et de miradors : "Voici la nourriture, le matin à cinq heures et demie un quart d'eau de gland, le midi une soupe d'orge ou de betteraves cuites à l'eau. Le soir, 250 grammes de pain noir, un quart d'eau de gland et une demi-cuillère de marmelade de betteraves". Et pour cela, onze heures de travail en extérieur par jour, quel que soit le temps... Mais les déplacements continuent et, du fait de son refus persistant de travailler comme les autres prisonniers, doit subir de véritables tortures avant d'être menacé de mort au prochain refus. Est-ce le fait de sa détermination ? Il est finalement désigné comme interprète entre un groupe de prisonniers français et leurs gardiens allemands pendant quelques jours, avant de rejoindre le camp de représailles de Vilosnes-sur-Meuse, où les conditions de vie sont encore pires (y compris la privation d'eau) et où il est contraint de travailler à décharger des wagons dans une gare voisine (approvisionnement des troupes allemandes de Verdun), jusqu'au 19 novembre, date à laquelle il st enfin reconnu comme auxiliaire sanitaire et autorisé à prendre son service à l'infirmerie du camp. Début décembre, il est transféré par voie ferroviaire (le convoi compte plus de 1200 prisonniers venus de toute la région) dans un camp en Allemagne proprement dite, près de Darmstadt, où il peut bénéficier des colis adressés par la Croix-Rouge, écrire à sa famille, et où des sous-officiers français participent à l'encadrement "de contact" des prisonniers. La vie est bien moins dure dans ce camp rigoureusement administré très loin du front, mais il doit partir fin janvier pour un autre, plus éloigné encore, proche de Chemnitz, en Saxe. Le régime est encore différent : "Une cuisinière, payée par une société française de secours aux prisonniers de guerre, est installée dans un local prêté par les Allemands". Surtout, le camp compte des prisonniers de toutes les nations alliées et son fonctionnement répond (presque) parfaitement aux conventions internationales. Mais ce répit ne dure que quelques jours et, le 20 février, il est déclaré "Bon pour les mines" : le manège, le "jeu" des refus de travailler et des demandes pour être affecté dans un hôpital reprend, entre tentatives d'intimidation et menaces, et finalement le 24 mars obtient satisfaction : officiellement dispensé de travail par le général commandant les camps de prisonniers en Saxe, il travaille très ponctuellement à de légères activités de service au bénéfice des prisonniers français (ce qui nous vaut une bonne description du processus d'enregistrement et de distribution des colis arrivant de France), aménage un petit jardin, se lance dans l'apprentissage de l'anglais. Finalement, en septembre, il quitte ce camp pour être rapatrié en France via Leipzig, Francfort, Mannheim. Le trajet se prolonge, l'attente dure, jusqu'à la fin du mois d'octobre où il peut enfin arriver en Suisse : "Un cri part de toutes nos bouches : 'Vive la Suisse !'. Auquel la foule entière répond 'Vive la France !' Ces scènes sont émotionnantes et je m'en souviendrai toujours".

Un ouvrage d'autant plus intéressant que l'on y retrouve une grande partie de la diversité des situations que les prisonniers ont pu vivre. Ce qui était vrai ici ne l'était plus là. En ce sens, un témoignage sur des situations aussi variées marque bien la complexité de la Grande Guerre, au front comme à l'arrière, ou comme prisonnier.

Editions Esneval, Dieppe, 2015, 218 pages. 18,50 euros.

ISBN : 978-2-9545082-4-5.

Prisonnier de guerre
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 06:00

L'histoire secrètes des guerres biologiques

Mensonges et crimes d'Etat

Patrick Berche

Un livre qui, presque à chaque chapitre, fait se hérisser le poil... Une histoire de recherches scientifiques généralement secrètes, d'expérimentations encore plus secrètes, et d'emplois tout simplement niés, alors même que l'utilisation de ces armes révèle "leur faible intérêt stratégique, leur maniement difficile et les risques imprévisibles qu'elles engendrent pour l'attaquant lui-même".

L'ouvrage commence avec le récit d'un épisode bien oublié de la guerre d'Indépendance américaine, lorsque la question se pose de l'inoculation volontaire de la variole aux soldats, maladie dont Patrick Berche décrit l'évolution dans le monde, la quasi-éradication et les doutes qui existent aujourd'hui sur le maintien de "stocks" mal identifiés ou sur leur éventuelle destruction. Puis, globalement chronologiquement, l'auteur nous entraîne dans les entrailles des guerres secrètes, de la Grande Guerre aux attaques contre les Etats-Unis au début des années 2000. La Seconde guerre mondiale, des USA au Japon (unité 731) et à l'URSS, de la guerre de Corée à l'Afrique du Sud et à l'Irak, cet usage des germes et bacilles, cette volonté de poursuivre la recherche pour pouvoir utiliser l'arme des épidémies contre les populations civiles, ces recherches en manipulation génétique, entraînent la nécessité de procéder à des expériences "réelles", à des expérimentations sur des humains... Sans que l'on puisse affirmer avec certitude (litote) que ces programmes sont aujourd'hui totalement abandonnés. Patrick Berche termine son ouvrage sur l'identification de nouveaux acteurs ("nébuleuses, sectes, terroristes"), mais aussi de nouvelles armes grâce aux "outils puissants de la biologie moléculaire". Et pour les Etats et populations victimes, des enjeux de taille conditionnés par la capacité à mettre en oeuvre les parades et à gérer le temps dans l'urgence.

Un livre sombre, qui éclaire les rapports meurtriers entre sciences et médecine d'une part, politique et action militaire d'autre part. Une approche par les marges, certes, mais aussi une approche qui pose des question éthiques essentielles.

Robert Laffont, Paris, 393 pages, 21,- euros.
ISBN : 978-2-221-11214-4.

Armes biologiques
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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 06:00

Cent jours au front en 1915

Un sapeur du Quercy dans les tranchées de Champagne

Dominique Camusso

Oeuvre de souvenir familial (un "vouloir de mémoire"), ce petit volume nous présente sept mois de campagne sur le front de Champagne d'Armand Truel, mobilisé à la fin de l'année 1914 et présent en première ligne à partir d'avril 1915.

Après un peu plus de trois mois de formation initiale du génie au 2e RG de Montpellier, il rejoint le secteur de Perthes-les-Hurlus sur le front du 16e CA, alternant période de repos et de relève. Grièvement blessé dans la nuit du 13 au 14 juillet, Armand Truel est évacué sanitaire et quitte le front. Au cours de ces quelques mois, il participe activement à toutes les missions qui relèvent de sa spécialité. A partir de souvenirs de famille et de nombreux documents d'archive (nombreux JMO du génie identifiés en fin de volume), Dominique Camusso reconstitue le détail de son parcours. Il précise sa démarche dans l'introduction : "Ma première intention était de tenter de rédiger le journal personnel qu'il n'avait pas tenu. Ce choix aurait nécessité de recourir à une forme romancée ... Le contresens risquait d'être total", et il nous propose un récit "au ras des évènements", dont il reconnaît que "le plan d'ensemble échappe au soldat". Au bilan, nous avons là une (très) bonne présentation de l'aménagement défensif du front, des tranchées de première ligne, des travaux de sape et contre-sape, et au fil des pages des précisions concrètes sur les crapouillots, les aérostiers, les modalités de préparation des mines et leurs effets, etc. Le lecteur y apprendra beaucoup sur la réalité du rôle du génie au quotidien, avec la diversité des matériels nécessaires, et plus ponctuellement sur les rapports avec les fantassins.

Un petit livre sans prétention, mais précis, détaillé, et à cet égard extrêmement utile pour mieux saisir la réalité de la vie aux tranchées.

L'Harmattan, Paris, 2016, 165 pages, 16,- euros.

ISBN : 978-2-296-55472-6.

Un sapeur au front
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 06:00

Les Amériques

t. 1 : Du précolombien à 1830

t. 2 : De 1830 à nos jours

Michel Bertrand, Jean-Michel Blanquer, Antoine Coppolani

et Isabelle Vagnoux (Dir.)

Un ensemble particulièrement complet, qui en cette période de fêtes de fin d'année peut également constituer un très beau cadeau.

Des contributeurs par dizaines, spécialistes de l'Amérique précolombienne, de l'Amérique anglo-saxonne, de l'Amérique latine et du Canada, apportent toutes leurs connaissances à la rédaction des plusieurs centaines d'entrées qui constituent les deux volumes -divisés chronologiquement- (rassemblés dans un coffret rigide) de ce dictionnaire, dont le t. 1 est à dominante d'Amérique latine et le t. 2 d'Amérique du Nord, sans exclusive.  L'objectif général des auteurs est explicité dans l'introduction générale : permettre aux lecteurs français d'approcher à la fois le caractère unique de ce continent et d'en comprendre les innombrables facettes. La partie dictionnaire est précédée d'une utile chronologie générale et de quelques cartes, tandis que les index figurent à la fin de chaque volume et que la bibliographie adaptée est précisée après chaque entrée. Histoire et culture, économie et politique étrangère, religion et arts, tous les thèmes sont bien sûr abordés. Disposant d'une pagination suffisante, les auteurs n'ont semble-t-il pas été limités : l'indépendance du Brésil bénéficie de cinq pages, tout comme la question créole, six pages sont consacrées aux réformes de l'empire colonial espagnol à la fin du XVIIIe et au début du XIXe s., plus de deux à la puissante centrale syndicale AFL-CIO et une au sous-commandant Marcos et à ses Zapatistes. Des rites funéraires précolombiens à la Vierge de Guadalupe, de l'empire maya aux mythes (nord-)américains, de la civilisation olmèque à l'empereur inca Pachacuti, des temples-pyramides à, bien sûr, Americo Vespucci, le panorama est aussi divers que précis. La notion de frontière, la puissance des médias, la doctrine libérale, les principaux conflits et le thème des migrations sont autant de sujets que vous découvrirez au fil des pages, parmi bien d'autres.

Des articles de synthèse à l'échelle continentale ou sub-continentale, des articles plus ponctuels sur tel ou tel aspect dans un seul pays ou un ensemble de pays, l'ensemble est plus que conséquent, particulièrement dense, et constitue à la fois une très belle réalisation collective sur le plan intellectuel et un beau produit éditorial qui fait honneur à la réputation de la collection 'Bouquins'.

'Bouquins', Robert Laffont, Paris, 2016, 953 et 961 pages, 33,- euros (x 2)

ISBN : 978-2-221-11657-9 et 978-2-221-12578-6.

Dictionnaire continentalDictionnaire continental
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 06:00

La Compagnie du canal de Suez

Une concession française en Egypte (1888-1956)

Caroline Piquet

Compagnie internationale neutre, souvent qualifiée de véritable "Etat dans l'Etat" en Egypte, la Compagnie internationale du canal de Suez reste éventuellement connue pour le faste de son inauguration en présence de l'impératrice Eugénie sous le Second empire, et pour la dernière expédition militaire franco-britannique qu'elle suscite, à la suite de sa nationalisation par Nasser, en 1956. Entre ces deux dates, pendant plus de 90 ans ? Bien peu de choses affleurent à notre mémoire.

Tout le mérite du livre de Caroline Piquet, rédigé à partir de sa thèse, est donc de retrouver pour nous l'ensemble de cette histoire. L'auteure organise son propos en trois grandes parties. La première, "Concession et nation", chronologique, en quelque sorte histoire "par le haut", nous fait refaire un parcours qui commence officiellement en 1888 avec la reconnaissance internationale de l'indépendance de la Compagnie. Elle suit scrupuleusement le fil des événements, qu'il s'agisse des relations souvent compliquées avec l'Egypte ou de la capacité d'intervention dans la région qu'elle donne à Paris et à Londres. La seconde, "Un modèle français d'organisation du travail outre-mer", se consacre aux hommes qui font la compagnie. Histoire "par le bas", elle s'attache à cette main d'oeuvre française expatriée et autochtone, mais aussi originaire de toute les Méditerranée orientale. Des salariés qui, longtemps, vivent bien grâce à de hauts salaires, mais dont les revendications sociales s'expriment aussi à l'aune d'un nationalisme égyptien vivace. La troisième enfin, "Ancrages et héritages", étudie à la fois les différentes influences politiques et cultuelles en lutte dans la région et les aspects particulier de cette "petite France" d'Orient qui reste le domaine d'une entreprise privée. Au total, Caroline Piquet nous raconte donc à la fois l'aventure économique et financière d'une société commerciale, mais aussi celle parfois plus clinquante des exigences et des aléas politiques. Dans ce maelström, le "paternalisme" de la Compagnie se double de la création d'un authentique "esprit d'entreprise" qui intègre les employés locaux et développe un réel sentiments d'appartenance.

Avec la fabrication soignée (qualité du papier, police d'écriture, iconographie, etc.) qui est l'une des marques des PUPS, voici un bien beau livre, particulièrement riche et dense, tout à la fois ouvrage de référence et belle pièce dans une bibliothèque, livre d'histoire économique, d'histoire sociale, d'histoire politique, et nécessairement (toujours un peu) d'histoire militaire puisque la vie de la Compagnie ne fut pas simplement un long fleuve tranquille. A connaître par quiconque s'intéresse à ces problématiques.

PUPS, Paris, 2008, 617 pages, 32,- euros.

ISBN : 978-2-84050-593-8.

 

Compagnie internationale
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 06:00

Poutine

Une vision du pouvoir

Hubert Seipel

Dans le contexte extrêmement tendu des relations entre les Etats occidentaux et la Russie sur fond de crise syrienne et de renforcement militaire en Europe orientale, Hubert Seipel, journaliste allemand qui a fréquenté de près Poutine pendant plusieurs années, nous propose une très utile biographie.

L'auteur constate en introduction que le locataire du Kremlin "a depuis longtemps renoncé à voir son image à l'étranger changer de son vivant" et pose la question qui dérange : "L'Union européenne mérite-t-elle d'être célébrée comme le grandiose contre-projet démocratique face à un Etat colonial russe, cet empire décadent qui refuse de lâcher l'Ukraine ?". Centré sur une approche strictement politique, le livre retrace donc essentiellement la carrière officielle de Poutine depuis son accession au pouvoir, par coups de projecteur successifs, en la replaçant systématiquement dans son contexte et son histoire récente, celle des ruptures au sein de l'URSS puis de la Russie et du sentiment de délitement, de décomposition, qui règne dans l'appareil d'Etat autour des années 1990-2000 : "Il essaie, comme président, de redonner à sa nation le sentiment de sa propre valeur, qui avait été rudement mise à l'épreuve. Pour cela, il puise dans l'histoire de son pays et s'inspire des leçons de son passé". Est-ce parce que nous n'en sommes pas (plus) capables qu'il faut le lui reprocher ? A propos de la politique radicale suivie en Tchétchénie, Hubert Seipel rappelle les centaines de morts et de blessés dans des attentats au coeur de la Russie à la fin des années 1990. Au sujet des relations conflictuelles avec les oligarques et autres milliardaires bénéficiaires des privatisations, il revient sur les modalités de constitution de ces fortunes et les manoeuvres de couloir entreprises par leurs propriétaires. A propos de l'Ukraine, il évoque les relations antérieures à la crise, les déclarations des uns et des autres depuis la présidence Bush et  le rôle de Condoleezza Rice. Il insiste également sur une volonté raisonnée de rapprochement avec l'Europe occidentale : "Un rapprochement avec l'Europe n'est en principe pas mauvais pour nous. Nous avons les ressources naturelles et l'Europe le savoir technique. Tous les deux en tirerons profit à long terme". Enfin, Hubert Seipel ne cache rien des actions plus ou moins indirectes conduites par Poutine afin de parvenir à ses objectifs, comme la forte hausse du prix du gaz qui étouffe une Ukraine déjà en faillite. Considérant que les intérêts, en particulier économiques et géopolitiques, de Moscou sont en cause, il prend finalement "la ferme résolution de défendre en solitaire les intérêts de la Russie. Il va s'occuper de ses compatriotes russes en Crimée et en Ukraine orientale, ainsi que de l'avenir de la flotte russe stationnée dans la péninsule depuis une éternité. Et il s'agit aussi d'annoncer la couleur". Nous voici désormais en situation de "paix froide", avant que la paix ne devienne guerre.

En contrepoint des ouvrages plus favorables à l'Ukraine récemment publiés, ce volume plutôt "pro-russe" (mais sans aucune idolâtrie et toujours solidement documenté) fait résonner un son de cloche différent. Des échos toujours utiles lorsque l'on veut se faire une opinion personnelle.  

Editions des Syrtes, Paris, 2016, 368 pages, 22,- euros.
ISBN : 978-2-940523-45-0.

Nouveau tsar ?
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 06:00

L'Edit de Nantes

Bernard Cottret

Réédition, revue et augmentée, d'un ouvrage publié pour la première fois il y a près de 10 ans et qui, dans le débat très actuel entre "politique" et "religion(s)", conserve tout son intérêt, bien au-delà de la seule étude historique.

Bernard Cottret ne se contente pas de retracer la chronologie des événements qui conduisent à la ratification du célèbre texte par Henri IV en 1598. Le livre s'ouvre sur une introduction qui pose de la question de la laïcité, puis est organisé en trois grandes parties chrono-thématiques. La première, sur 160 pages environ, nous remet en mémoire la chronologie qui s'étend du développement de la religion réformée en France à l'assassinat d'Henri III et à la Ligue. La seconde est centrée autour de la marche vers le trône d'Henri de Navarre, la personnalité du souverain, la rédaction de l'édit et ses détails, les modalités de son application, ses effets et les conséquences immédiates qui s'ensuivent. La troisième enfin traite de la postérité de ce texte fondateur, avec une paix à peu près totale dans le royaume pendant presque un siècle jusqu'à sa révocation par Louis XIV. Au long du livre, l'auteur conserve, en fil rouge, la question du protestantisme en France et celle de la cohabitation des deux religions sur un même territoire et sous une même autorité, thème que l'on retrouve en conclusion avec quelques développements intéressants sur "le protestantisme entre mythe et histoire". On note également la phrase d'appel, extraite de l'édit lui-même, que Bernard Cottret fait figurer au tout début de sa première partie consacrée au "Devoir de mémoire" : "La mémoire de toutes choses passées d'une part et d'autre, depuis le commencement du mois de mars 1585, jusqu'à notre avènement à la couronne, et durant les autres troubles précédents et à l'occasion d'iceux, demeurera éteinte et assoupie, comme chose non advenue". Beau sujet de réflexion pour un historien : peut-on "éteindre" la mémoire ?

Un volume au format poche qui intéressera autant les passionnés d'histoire national que ceux qui veulent en savoir plus en histoire religieuse.

'Tempus', Paris, 2016, 760 pages. 12,50 euros.

ISBN : 978-2-262-06664-2.

Histoire et mémoire de l'Edit de Nantes
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Published by guerres-et-conflits - dans XVIe - XVIIIe siècles
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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