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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:00

Un écrin du Second empire

Médailles et décorations du maréchal Niel, ministre de Napoléon III

Stéphane Faudais

Cette petite brochure, complémentaire de la biographie du général Niel signée par l'auteur chez Bernard Giovanangeli éditeur (ici), est absolument splendide.

Editée à compte d'auteur, elle présente après une solide introduction les différentes décorations du maréchal Niel. Outre les décorations françaises (Légion d'honneur, médaille militaire, médaille d'Italie), on apprécie surtout la description et les photos des superbes décorations des puissances de l'époque : empire d'Autriche (ordre de Saint-Etienne de Hongrie), empire ottoman (ordre du Médjidié et ordre de l'Osmanié), Portugal (ordre de la Tour et de l'épée), royaume de Sardaigne puis d'Italie (ordre des Saints Maurice et Lazare, ordre de l'Annonciade, ordre militaire de Savoie), royaume des Deux-Siciles (ordre royal et militaire de la Réunion), Grande-Bretagne et Irlande (ordre du Bain, médaille de la Baltique, médaille de Crimée), royaume de Suède et Norvège (ordre de l'Epée, ordre des Séraphins) et  Wurtemberg (ordre de Frédéric).

Pour chaque décoration, une fiche d'une page présente ses caractéristiques, organisation, conditions d'attribution, évolutions dans le temps. Et, une nouvelle fois, avec un très bel accompagnement de photos grand format.

A commander (20,- euros) directement chez l'auteur. Merci de nous adresser la demande, nous retransmettrons aussitôt.

 

Phaléristique
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:00

Togo, Afghanistan, Italie, Allemagne, Etats-Unis, etc.

DSI - n° 125

Ce numéro d'automne aborde des sujets très différents, d'un état des lieux de l'armée togolaise à une présentation d'ensemble de l'Aeronautica Militare Italiana, en passant par une analyse de la guerre sociétique d'Afghanistan, et évaluation de "La révolution arabe dans les affaires militaires", une présentation du Typhoon au Koweït. Un article traite de la bataille idéologique contre l'Etat islamique et un autre de la drogue, "éternelle partenaire du combattant dans la guerre". Les dernières pages sont traditionnellement consacrées aux nouveautés de la "Bibliothèque stratégique" et notre vieil ami C. von C. clôture ce numéro avec une chronique au deuxième degré sur "L'été de tous les festivals" : "Le problème du festival international du rire en situation de crise est qu'il va sans doute perdurer jusqu'à la prochaine présidentielle et qu'un certain nombre de spectateurs ne rentreront pas chez eux à la fin du spectacle : dans la vraie vie, le bling-bling déclaratoire cède toujours le pas au bang-bang ennemi".

Actualité de la Défense
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 06:00

Les Chinois

Alain Wang

Partant du constat que ce qui distingue les Chinois du reste du monde est "un mode de pensée, une façon de percevoir et d'aborder les choses", mais aussi que "la mondialisation économique bouscule leur vie quotidienne depuis des décennies", l'auteur, journaliste et enseignant, nous présente un tableau très complet de la Chine d'aujourd'hui.

Les six chapitres thématiques s'intéressent successivement aux Chinois dans leur diversité ("La population : 19 humains sur 100"), y compris les minorités nationales et religieuses ; aux cadres dirigeants du pays ("De Mao à Xi Jinping"), dont les noms sont plus ou moins connus sans que l'on distingue toujours les différences entre eux ; à l'organisation politique et étatique ("A quoi sert le parti communiste aujourd'hui ?") avec cette contradiction entre économie mondialisée et parti unique sur fond de corruption généralisée ; aux catastrophes écologiques et sanitaires connues et à celles qui s'annoncent ("Du désastre écologique à la révolution numérique") ; aux fondamentaux culturels en cours d'évolution ("La famille et la révolution des moeurs"), de la limitation remise en cause des naissances à la place des enfants, des femmes, etc. ; et à la formidable explosion des richesses qui remet en cause à la fois les valeurs traditionnelles et les fondamentaux politiques du part ("Nouveaux riches et nouveaux pauvres"), avec l'abandon des campagnes, la paupérisation mais aussi les nouveaux milliardaires, les régions et les familles déclassées, etc. Tout ceci donne le sentiment d'une bouilloire dont le couvercle politique tient de moins en moins bien.

En à peine plus  d'un demi-siècle (1950-2016), la Chine a, au sens propre, changé de monde, souvent à la suite de situations humainement violentes. Pour l'auteur, aujourd'hui, "l'usine du monde est en panne et l'absence d'un système de protection sociale généralisé et efficace freine la transformation vers une économie basée sur la consommation intérieure". Et le retour proclamé des valeurs traditionnelles, affichées mais systématiquement bafouées, "a tout d'un combat d'arrière-garde". Avec cette annonce finale : "Si le président Xi Jinping arrive à se maintenir au pouvoir jusqu'à la fin de ses deux quiquennats et à fêter le centième anniversaire de la fondation du parti en 2021, la sixième génération de dirigeants communistes pourra difficilement s'opposer à une réforme politique profonde". L'avenir n'est peut-être pas radieux ?

Un livre qui permet de mieux comprendre les choix diplomatiques et stratégiques chinois alors que les menaces de crise(s) sont régulièrement agitées en Extrême-Orient. A conserver.

Tallandier, Paris, 2016, 299 pages. 20,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1748-1.

Mystérieux empire du Milieu
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 06:00

Les divisions du Pape

Le Vatican face aux dictatures, 1917-1989

Frédéric Le Moal

On connait bien la formule attribuée à Staline dont s'inspire le titre du livre, "Le pape, combien de divisions ?", mais que sait-on de la très discrète opposition et souvent lutte permanente et âpre menée par le Saint-Siège contre les dictatures durant tout le XXe siècle ?

Tout l'intérêt du livre de Frédéric Le Moal est d'abord de synthétiser des informations éparses, des faits peu médiatisés, des écrits ou des rencontres connus des seuls spécialistes. On peut se poser la question : "Pourquoi s'interroger sur la diplomatie du Vatican, cet Etat lilliputien qui ne dispose plus des armées avec lesquelles les papes de la Renaissance combattaient leurs ennemis ?", mais c'est oublier à la fois que le Vatican d'une part dispose de représentations diplomatiques dans la grande majorité des pays et d'autre part qu'il peut s'appuyer sur le "réseau" de la hiérarchie écclésiastique jusqu'au plus lointain fidèle. Or, comme le précise Frédéric Le Moal dès l'introduction, "gardons toujours à l'esprit cet enchevêtrement, dans l'action des papes, entre le spirituel et le temporel, entre la politique et la religion, entre la foi et la géopolitique, pour mieux retenir que le religieux prime toute autre considération". C'est ainsi que, selon l'auteur, à côté des grandes démocraties occidentales, "le Saint-Siège mènera son propre combat contre un ennemi commun et élaborera sa propre critique du phénomène totalitaire". Le livre est divisé en chapitres chronologiques, de la Russie de 1917 à l'URSS de Gorbatchev, époque où Jean-Paul II a placé la Pologne sous sa protection personnelle et entretient des échanges réguliers avec les présidents américains (Carter, Reagan, etc.) sans pour autant se lier à la politique étasunienne, en passant par l'entre-deux-guerres, la Seconde guerre mondiale et la guerre froide. Prenant souvent le contre-pied d'un discours facile sur les "compromissions vaticanes", à partir de sources variées et nombreuses, Frédéric Le Moal montre qu'il ne faut pas confondre hésitation et prudence, ni tohu-bohu et détermination. Discrètement, mais parfois de façon très présente comme aux côtés de la Démocratie italienne du début des années 1950, le Vatican mène sa propre politique parallèlement (et parfois en décalage) aux grandes démocraties : "Ni entente commune ni collaboration organisée, mais convergence d'objectifs et d'action". Même l'Ostpolitik de Jean XXIII, la "détente", Paul VI, d'opérations de désinformation en manoeuvres de déception, malgré les revers ponctuels c'est en fait le Vatican qui garde l'initiative : "Le court mais dramatique XXe siècle a en tout cas démontré la puissance morale du Saint-Siège dont la diplomatie, si elle se perdit parfois dans des méandres obscurs, sut faire la preuve de son efficacité".

Finalement, après la chute de l'Union soviétique, comme l'aurait répondu Pie XII après la mort du dictateur et à propos de la phrase de Staline, "Maintenant, il va pouvoir voir combien de divisions nous avons là-haut !". S'appuyant sur un très solide appareil critique, le livre nous propose un autre regard sur nombre d'événements majeurs et aborde les grands débats du siècle passé sous un angle peu commun. A connaître et à lire.

Perrin, Paris, 2016, 349 pages. 22,50 euros.

ISBN : 978-2-262-06620-8.

Combats de l'ombre (et de la lumière)
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 06:00

Les boys d'Alabama
La Rainbow Division et la Première Guerre mondiale

Nimrod Frazer

Voici sans doute le premier d'une série de volumes à paraître dans l'année qui vient, sur le thème de la participation de l'American Expeditionary Force aux combats de la Grande Guerre en Europe.

Préfacé par Serge Barcellini, président du Souvenir Français, le livre suit le parcours du 167e RIUS, unité recrutant essentiellement dans le Sud américain profond et appartenant à la célèbre "division Arc-en-ciel" de la Première Guerre mondiale, la 42e division d'infanterie américaine baptisée ainsi car ses différents régiments provenaient de tout le pays. La division, et donc son régiment, ont été de tous les engagements de l'AEF sur le front de France et son histoire a déjà donné lieu à une très abondante bibliographie aux Etats-Unis. Fruit d'un intérêt personnnel de l'auteur -non historien de formation- pour le 167e, le livre s'appuie essentiellement à la fois sur la documentation militaire américaine officielle et sur de très nombreux témoignages de Sammies. C'est donc à la fois une reconstitution du parcours de cette unité et un hommage aux soldats qui le composaient. Le récit est vif et fourmille d'anecdotes, dont certaines peuvent ne pas être absolument authentiques mais rapportées au fil des ans par les anciens. Il est divisé en onze parties chronologiques, constituées de brefs chapitres. Nimrod Frazer commence son récit avec la mobilisation de la garde nationale en Alabama dans le cadre des interventions au Mexique en proie à la révolution et aux coups d'Etat et à l'intervention sous les ordres de Pershing contre le voisin du sud pendant que la guerre fait déjà rage en Europe, jusqu'à l'entrée des Etats-Unis dans la guerre mondiale. Nous suivons ensuite les soldats américains pendant leur entrainement, leur transfert en Europe, leurs compléments d'équipement et d'instruction, puis leur première montée au front en Lorraine. Après une phase d'adaptation à la première ligne au printemps 1918, ils sont en Champagne à l'été et participent à la deuxième bataille de la Marne, qui brise l'ultime assaut allemand. Puis c'est la Ferme de la Croix-Rouge, dans le secteur de Château-Thierry, pour ces combats intégrant unités françaises et américaines sous commandement supérieur français. En juillet, ils sont sur l'Ourcq, à l'automne à Saint-Mihiel puis dans l'Argonne, avant de marcher vers le Rhin et l'Allemagne après l'armistice et de s'installer en occupation à Sinzig. Le dernier chapitre nous racontre "le retour des Immortels", bien sûr triomphal, en Alabama : "Leur arrivée dans la ville donna lieu à ce qui fut sans doute le rassemblement le plus impressionnant jamais vu dans la ville".

Si le livre est volontiers très laudateur pour ses héros, ce qui en fait parfois un livre plus hagiographique qu'historique, il apporte pour le lecteur français de très nombreuses informations, y compris de détail de vie courante et sur le quotidien du séjour en France des soldats américains. Il se termine également sur plusieurs annexes, plus de soixante pages de notes et références et une solide bibliographie. Un très intéressant volume sur un sujet mal connu.

CNRS Editions, Paris, 2016, 390 pages, 25,- euros.

ISBN : 978-2-271-08793-5.

Sammies en France
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 06:00

Louis Mandrin

La mondialisation de la contrebande au siècle des Lumières

Michael Kwass

Original et passionnant. A partir du cas particulier de Louis Mandrin, pendu en 1755 comme "chef des contrebandiers" et pour "crime de lèse-majesté", Michael Kwass procède par aller-retour permanent avec des considérations plus générales pour traiter de l'explosion du commerce international à cette, époque, du monopole d'Etat et des efforts de la Ferme générale pour recouvrer les taxes, de la politique économique mais aussi judiciaire au XVIIIe s., tout cela sans jamais oublier le détail des opérations de contrebande, les embuscades et les véritables combats parfois très violents entre contrebandiers et représentants de l'Etat.

L'ouvrage s'ouvre ainsi sur deux importants chapitres qui, en une centaine de pages, font plus que planter le décor car ils expliquent à la fois la mondialisation de la consommation européenne, en particulier avec les produits nouveaux venus des colonies comme le tabac, et les efforts réglementaires en France pour à la fois protéger l'industrie nationale et percevoir des taxes sur tous ces mouvements. D'où le développement extrêmement important sur toutes les zones frontalières de trafics de plus en plus "professionalisés". Dans ce cadre général, jeune commerçant failli, de bonne éducation, Mandrin se lance dans la contrebande entre le royaume de France et le duché de Savoie à partir de son Dauphiné natal comme on se lance dans le commerce, et avec la solide volonté de réussir. Cette activité de contrebande est largement répandue tout autour du royaume : "Jusqu'à 45% des produits envoyés en France par le biais de l'Angleterre y pénétraient clandestinement". Ces trafics portent sur pratiquement tous les produits, du chocolat au sucre et au poivre jusqu'aux livres, aux cuirs et aux montres. Mais comme l'Etat lutte avec énergie pour protéger ses revenus, une complexe organisation clandestine se développe, propre à cette économie grise qui permet de survivre à des milliers de personnes. S'organise également une véritable hiérarchie, des bandes qui franchissent lourdement chargées la frontière et qui combattent les gardes de la Ferme générale (les contemporains parlent d'une véritable guerre) aux détaillants et petits revendeurs des grandes agglomérations, jusqu'à la capitale. Dans ce milieu très spécifique, Mandrin se distingue avec une importante bande de cavaliers. Il exerce son activité de la Franche-Comté au Languedoc et n'hésite pas à se présenter publiquement, "en grand équipage", en pleine ville (occupation du marché de Millau). Le phénomène devient si fréquent et fortement présent dans certaines régions que les autorités politiques et religieuses locales protègent de fait les trafiquants, les paysans pauvres en venant parfois à défendre par les armes les contrebandiers : "On se fait un plaisir de tromper la fiscalité et le complot est général ; on s'en applaudit, et l'on s'en vante. Les trafiquants et leurs clients ... se délectaient de la manière dont ils égratignaient la Ferme". En 1754-1755, Mandrin multiplie les coups de force, tout en réalisant de substantiels bénéfices, y compris par vente forcée à l'administration elle-même (Rodez, Brioude), soucieuse de ne pas voir s'effondrer le marché ! La campagne conduite à l'automne 1754 est menée avec plus de 100 hommes, militairement organisés, et voit Mandrin investir successivement trois capitales provinciales. Au Puy-en-Velay, cela donne lieu à de véritables combats de rues. Ces périples "militaro-commerciaux", qui font de lui un homme extrêmement riche, sont scrupuleusement décrits, sur la base d'une masse considérable de documents d'archives (procédures et jugements, rapports des Intendants et des représentants de la Ferme). Ils sont à l'origine de la renommée de Mandrin et d'une solide notoriété de son vivant, faisant même l'objet de mentions assez fréquentes dans les journaux européens du temps, comme la Gazette de Cologne ou le Courrier d'Avignon. Entre code d'honneur et de bonne conduite d'une part et attaques ciblées contre l'administration de la Ferme, nait la légende du "Robin des Bois français", "fringant héros de l'économie souterraine". Devant l'importance des méfaits commis, la résistance du royaume de France s'organise par l'aménagement défensif des communes et l'engagement résolu des gardes armés de la Ferme, de la Maréchaussée et de l'armée. A l'occasion de la "campagne" de décembre 1754, les mêmes procédés sont mis en oeuvre, les prises de ville et les ventes forcées se succèdent jusqu'à Autun, mais déjà les chasseurs royaux le pressent de plus en plus et il doit se replier. Dès lors, l'impératif de sécurité lui fait abandonner une grande partie de ses bonnes manières et son comportement (comme celui de ses hommes) se rapproche de ceux des bandits de grands chemins poursuivis par les forces de l'ordre : "Sur le plan commercial, la campagne de décembre fut un fiasco ... Mais Mandrin avit désormais affronté l'armée française et survécu pour le raconter". Mandrin est finalement pris grâce à une véritable manoeuvre politico-militaire, basée sur le renseignement (agent infiltré dans la bande), le contrôle strict de la frontière avec la Savoie et finalement son enlèvement dans un Etat étranger, "coup de force totalement illégal" : "Craignant à juste titre les mesures de rétorsion diplomatiques, le ministre commença immédiatement à masquer l'engagement de l'armée dans l'enlèvement de Mandrin" et en le présentant comme une initiative individuelle de qelques officiers de la Ferme. Condamné et rapidement exécuté par la Commission de Valence (la plus détestée de France pour sa rigueur par tous les contrebandiers), Mandrin entre dans la légende.

Un livre tout à fait passionnant, qui mèle événements historiques, emploi de la force armée, opérations intérieures et problèmes économiques internationaux en toile de fond d'une aventure individuelle.

Editions Vendémiaire, Paris, 2016, 637 pages, 26,- euros.

ISBN : 978-2-36358-206-5.

Bandit de grand chemin ou héros populaire ?
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:00

Le dessous des cartes

Asie. Itinéraires géopolitiques

Jean-Christophe Victor

Depuis de longues années, l'Asie en général et l'extrême-Orient en particulier sont de plus en plus présents et influents dans le cadre des relations internationales et ce dense volume permettra à chacun d'en mieux mesurer la situation et le potentiel.

Mis en page selon les principes retenus pour les atlas précédents, ce volume est organisé en trois grandes parties. La première, "Les visages de l'Asie", donne une excellente compréhension de l'ensemble géographique et des Etats qui le constituent. La seconde, "L'Asie sous tension", s'intéresse aux questions stratégiques et militaires et aux zones de tensions ou de conflits, plus ou moins anciens, plus ou moins larvés. La troisième, "L'Asie en mouvement", s'attache aux formes et potentiels de la puissance future, prochaine, des "terres rares" en Chine à la marche vers la démocratie en Thaïlande. Au fil des chapitres, tous abondamment illustrés de cartes, de tableaux et de graphiques, nous nous intéressons alternativement à la question "traditionnelle" de la corruption, à la place de la cité-Etat de Singapour, des incontournables Pakistan et Corée au réarmement japonais, à l'interminable crise du Cachemire, à des pays dont on parle finalement très peu comme Taïwan, le Laos ou Bruneï, à Shanghai ou au Bhoutan et à son "indice du bonheur brut", indicateur du bien-être des populations (la France figure en 32e position juste devant la Thaïlande).

Un volume de qualité (bien sûr par ses cartes), qui sera très utile aussi bien aux amateurs qu'aux étudiants, aux spécialistes qu'aux simples curieux.

Arte éditions, Paris, 2016, 144 pages. 24,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1837-2.

Puissances montantes
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 05:46

Le relais de la mémoire

Frédéric Rignault (Dir.)

Publié avec l'aide du Souvenir Français, ce volume est constitué par la reprise de textes divers (lettres, témoignages, récits, etc.) en hommage à ceux qui vécurent les guerres de la France depuis 1870.

Organisé en six chapitres thématiques ("La guerre franco-prussienne", "La Première Guerre mondiale", "La seconde guerre mondiale", "La guerre d'Indochine", "La guerre d'Algérie", "Les opérations extérieures"), il n'a pas "pour vocation de réécrire des pages de l'histoire de France, mais simplement de raconter ce qui fut, avec ses cohortes d'horreur et d'incompréhension, afin que nul n'oublie".  Chaque partie se compose d'un nombre variable d'extraits de textes (globalement entre 10 et 20), rédigés par les acteurs ou témoins des événements. De nature très vériable, ils nous  disent ce que fut pour ces hommes la vie en guerre, les combats, l'éloignement, les espoirs et les craintes, du soir de la bataille de Reichshoffen ou de la tranchée de Calonne à Issy-les-Moulineaux pendant la Seconde guerre mondiale, avec les supplétifs en Indochine ou au sein du 504e bataillon du Train en Algérie. Pour ce qui concerne plus particulièrement la Grande Guerre, les récits concernent l'entrée en guerre, la Marne, Saint-Mihiel en 1914, la tranchée de Calonne déjà citée en 1915, Verdun bien sûr, les permissions, quelques souvenirs du pilote Jean Puistienne, la carrière d'observateur aérien de Nissim de Camondo, le témoignage d'un officier à la fin de l'année 1917, et les enfants de Vaucresson pendant le conflit. En résumé, des exemples et cas généralement peu connus. Le même shéma général se retrouve pour les autres conflits, donnant à chacun une dimension indiscutablement humaine. Les chapitres, assez brefs (généralement 3-5 pages), se lisent facilement. On peut simplement regretter que la dernière partie ne consacre pas davantage de texte aux opérations de la guerre du Golfe (1) et de Bosnie (1).

On ne recherche pas ici effectivement une leçon d'histoire et tous les textes ne présentent pas le même intérêt, mais nous pouvons à la fois revenir au vécu des acteurs et avoir une meilleure perception de leurs pensées et sentiments. Un volume dont le partenariat avec le Souvenir Français justifie pleinement la réalisation et qui, sous cet angle, mérite d'être connu de tous ceux qui s'intéressent à la mémoire des conflits récents.

Atlante éditions, Saint-Cloud, 2014, 287 pages, 25,- euros.
ISBN : 978-912671-38-8.

Pour commander directement chez l'éditeur : ici.

Témoignages édifiants
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 06:00

Journal du ghetto de Lodz

1939-1943

Dawid Sierakowiak

Retrouvés par hasard et sauvés in extremis lors de la libération du ghetto de Lodz, les cahiers de Dawid Sierakowiak, qui constituent l'essentiel de ce volume, ont été publiés pour la première fois en France en 1997.

Précédé par une mise en contexte d'Alan Adelson, qui précise comment fut créé dès l'automne 1939 le ghetto de Lodz et qui était le jeune Dawid Sierakowiak, le livre s'ouvre sur un plan précis et fort bien légendé du ghetto, ce qui permet de s'y reporter au fur et à mesure des pages. Ce journal personnel s'étend du 28 juin 1939, date à laquelle l'auteur part en colonie de vacances, au 15 avril 1943, un peu plus de trois mois avant sa mort de malnutrition, de maladie et de faiblesse physique. Lodz présente en 1939 deux caractéristiques : la ville compte l'une des plus importantes communauté juive et elle est l'une des plus actives d'Europe orientale. Au fil des pages, nous pouvons lire le quasi compte rendu des journées d'un jeune homme cultivé et curieux de tout. Ses propos, "au fil de l'eau", sont souvent étonnants, comme les commentaires qu'il fait sur le discours d'Hitler du 19 septembre 1939, et dès le 20 note que "le pillage des magasins et les 'soldes' ont peu diminué, mais les 'actions', la chasse aux hommes pour le travail forcé, continuent" puis l'on apprend le 23 que "les Allemands ont fermé les synagogues pour toujours". Tout n'est pas à prendre au premier degré, dès lors qu'il note des événements se produisant hors de son environnement proche et de sa ville : le 28 septembre, il croit savoir que "les Français livrent des batailles meurtrières contre les Allemands, mais ils avancent très lentement". On comprend mieux le sentiment d'abandon que ressentiront les Polonais. De même, il confirme les rumeurs persistantes pendant plusieurs semaines de conflit entre l'Allemangne et l'URSS, en dépit du pacte germano-soviétique. Très rapidement, la sous-alimentation commence et les premières mesures discriminatoires sont prises par l'occupant. Le 7 novembre l'étoile jaune est imposée, le 15 la synagogue est incendiée : "Nous retournons au Moyen-âge". La vie quotidienne ne cesse de se dégrader, la menace d'expulsion du logement est une inquiétude quotidienne et une forme "d'exode" se développe, la ville se vidant de sa population juive. Ponctuellement, Dawid Sierakowiak se fait l'écho de rumeurs : Hitler serait mort, des soldats de l'ancienne armée polonaise mèneraient des opérations de guérilla, etc. Dans le ghetto, désormais géré par des Juifs sous contrôle allemand, une forme d'autogestion sous contrainte, la situation alimentaire n'est pas catastrophique au début, mais se dégrade bientôt et les inégalités se creusent rapidement ("J'ai été examiné par un docteur à l'école. Elle a été terrifiée par ma maigreur"). En fait, sous les brimades et les privations, le ghetto vit en quelque sorte sa propre vie dans le monde en guerre, une forme "d'autonomie" sévèrement contrôlée mais qui offre à l'intérieur des espaces de relative liberté sous réserve de produire (dans des conditions extrêmement dures) pour l'effort de guerre allemand. L'auteur est membre actif d'un groupe communiste dans son école et participe même au lancement d'un journal militant. Entre considérations générales sur l'évolution de la guerre et informations pratiques sur un quotidien de plus en plus dur, le 22 juin 1941 est marqué par une immense joie : "Il parait que les Allemands ont déclaré la guerre aux Soviétiques ! Le ghetto tout entier est électrisé par cette nouvelle". Malgré les rumeurs affirmant que "les Russes marchent sur Varsovie", il faut bientôt déchanter. Au contraire, le développement de la guerre à l'Est correspond vite à une aggravation des conditions de vie dans le ghetto, dont le chef, Rumkowski est de plus en  plus fortement critiqué : il "est très habile pour reprendre l'augmentation de l'aide sociale ; tout ce qui l'intéresse c'est la hausse de la productivité, tandis que la faim peut demeurer la même. En fait, la faim est plus forte qu'avant". Le 9 août, il écrit : "Aujourd'hui, je suis complètement malade et tout simplement incapable de bouger". Désormais, son état général ne cesse de se dégrader et malgré ses efforts, sa volonté, la misère et la maladie progressent. Dans le ghetto, il faut de plus en plus travailler au profit des Allemands, au point que cette "enclave" "devient lentement le centre de travail juif du Reich !". L'arrivée de dizaines de milliers de Juifs venus d'autres villes de la région, puis de beaucoup plus loin en Pologne et jusqu'en Lituanie comme de Juifs chassés d'Allemagne, à l'automne bouleverse le fragile équilibre social et alimentaire : "Plusieurs familles dans une seule pièce, 3,50 mètres carrés par personne". A la fin du mois de mars 1942, une rumeur insistante annonce la "liquidation" du ghetto et et l'intensification des déportations. La survie permanente s'organise ainsi, de plus en plus difficilement, au sein d'une population qui fait preuve d'un fatalisme (ou d'une naïveté) étonnant : "Les Juifs papotent de nouveau en disant que la pollitique va bien, et que hop ! La guerre va finir. Propos idiots !". Même au printemps la situation se détériore encore : "On a le visage qui maigrit et blêmit, puis on gonfle, quelques jours au lit ou à l'hôpital, et ça y est. Quelqu'un vivait, quelqu'un est mort, ayant vécu et crevé comme une bête" : on en vient au vol des quignons de pain moisis au sein de la même famille,... lorsqu'il y a du pain. Tandis qu'une partie de l'encadrement juif du ghetto mange à sa faim et même "amasse de petites fortunes pour après la guerre, en particulier les agents juifs de la Kripo", le travail devient de plus en plus dur et une majorité de la population souffre de façon croissante d'une faim extrême. La tubercolose fait des progrès rapides, "nos forces vitales s'épuisent", et les décès se succèdent autour du jeune homme, tandis que les plus jeunes, les plus âgés et les plus malades, incapables de travailler, sont déportés pour être exterminés. Scène atroce : alors que sa mère est sur le point d'être emmenée, il voit son père manger "la soupe qu'avaient  laisssée sur la cuisinière les cousins qui se cachaient chez nous" et prendre "du sucre dans leur sac". Il ne s'agit plus que de survivre. Individuellement. Les dernières pages ne sont que l'accélération de la descente aux enfers, jusqu'à l'issue fatale finale.

Un témoignage dont on ne sort pas sans être ébanlé. Un excellent document, à connaître.

Editions du Rocher, Monaco, 2016, 347 pages. 20,90 euros.

ISBN : 978-2-268-08479-4.

Quotidien d'un ghetto en Pologne
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 06:00

Alésia

52 avant J.-C.

Yann Le Bohec

Grand spécialiste, internationalement reconnu, d'histoire militaire romaine et auteur de près d'une vingtaine d'ouvrages, dont récemment (ré)édités l'Histoire militaire des guerres puniques (ici), César chef de guerre (ici) et Spartacus chef de guerre (ici), Yann Le Bohec a publié en 2012 cette étude très solide désormais disponible en format poche.

L'auteur remet longuement en contexte la guerre des Gaules en soulignant la volonté de César d'obtenir un succès utile au plan politique intérieur, présente les profondes divisions entre les peuples gaulois et résume le déroulement des opérations avant Alésia, entre - 57 et - 53 av. J.-C. L'essentiel du livre, à partir de la page 59, est donc consacré à la campagne de - 52 et à la bataille d'Alésia elle-même. Yann Le Bohec revient sur la polémique relative à la localisation du site pour conclure : "En conclusion et en bonne méthode, il vaut mieux suivre pour l'instant et jusqu'à preuve du contraire l'avis de la majorité des chercheurs : l'Alésia de la guerre des Gaules correspond à Alise-Sainte-Reine, qui se trouve dans la Côte-d'Or, en Bourgogne". Il établit une comparaison intéressante (quoiqu'assez classique) entre les deux chefs, César et Vercingétorix, et les deux armées, légions romaines et leurs alliés d'une part, coalition gauloise d'autre part, qui ne tient véritablement que par la personne de son chef. Il traite bien sûr longuement de  "l'art de la guerre de siège", la poliorcétique, romaine à Alésia et surtout détaille (ce que de nombreux lecteurs apprendront sans doute) les quatre batailles distinctes qui scandent en fait l'histoire générale du siège. Mettant en relief le rôle essentiel même s'il fut trop tardif de Vercingétorix (et nous ne sommes pas là dans le "roman national"), contraint de se rendre après l'ultime échec de l'armée de secours, Yann Le Bohec le rappelle en conclusion : "Après la défaite de Vercingétorix devant César à Alésia, la Gaule se romanisa peu à peu, la Gaule celtique devint la Gaule romaine. Et c'est ainsi que la Gaule donna naissance à la France".

Un petit volume indispensable.

'Texto', Paris, 2016, 222 pages. 8,50 euros.

ISBN : 979-10-210-2113-6.

Alesia, c'est où ?
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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