Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 06:30

Café historique de La Chouette mai 2013

La Légion étrangère

Nouvelle présentation, son épuré, mise en ligne sur Youtube : retrouvez presque 1h20 de présentations et dialogues sur le thème de la Légion étrangère : ici

(une annonce en avant-première : dans les prochaines semaines, quatre recensions d'ouvrages récents sur l'histoire de la Légion !)

Legio Patria Nostra (2)Legio Patria Nostra (2)
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Armes unités services
commenter cet article
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 06:45

L'aéronautique militaire française outre-mer

1911-1939

Jean-Baptiste Manchon

A la suite de la parution de notre recension de son récent ouvrage (ici), l'auteur a bien voulu apporter à nos lecteurs quelques précisions complémentaires.

Question : Pourquoi avoir choisi la date de 1911 pour débuter votre étude ?

Réponse : La date de 1911 s’imposa d’elle-même dans la mesure où les premiers essais de vol pseudo-militaires dans l’Empire, c’est-à-dire officiellement civils, payés sur des fonds civils, mais réalisés avec la logistique et du personnel de l’armée, ont eu lieu durant cette année-là. Le 13 juin 1911, le capitaine Sido s’envolait à bord d’un Henri Farman du terrain de Bambey, au Sénégal, à une centaine de kilomètres à l’est de Dakar.  Le 7 juillet 1911 eu lieu le premier survol de Tananarive par l’administrateur aviateur Raoult, en présence du général Riou, commandant supérieur des troupes du groupe de l’Afrique orientale française. Le raid semi-civil du sapeur aérostier Henri Bregi comme pilote et de René Lebaut comme passager au dessus du Maroc qui relia Casablanca à Fès via Rabat et Meknès eut lieu en août 1911. Il fut suivi par la décision d’implanter une unité aérienne militaire d’expérimentation au Maroc dès décembre 1911, à la suite d’un voyage d’étude réalisé sur place par le lieutenant Clavenad en octobre. De même, c’est en octobre 1911 que les premiers éléments devant constituer la base expérimentale de Biskra arrivent sur place en lisière du Sahara et que commencent les premiers travaux d’installations qui devaient permettre lieutenant de Lafargue d’effectuer le premier vol purement militaire outre-mer le 17 février 1912 sur un aéroplane Henri Farman muni d’un moteur de 50 chevaux.

Question : Globalement, pendant l'ensemble de la période couverte, quelle est la part de l'aviation proprement militaire par rapport aux autres composantes (civiles, associatives, sportives) dans le développement de l'aviation outre-mer ?

Réponse : Au tout début de l’aviation, ce sont les aviateurs civils avec le soutien d’associations telles la Ligue Nationale Aérienne qui sont à l’origine des premières expériences aéronautiques outre-mer. Ainsi, René Métro fut le premier à voler dans le ciel algérien dès novembre 1909. Et l’administrateur-aviateur Raoult est un fonctionnaire colonial avant de suivre sa formation de pilote en 1911. Mais par la suite, une fois que le service aéronautique est organisé en France métropolitaine et qu’il peut se développer outre-mer, l’aviation militaire prend de plus en plus d’importance dans l’Empire. Des premiers essais de la Belle Epoque jusqu’au milieu des années 1930, le développement de l’aviation dans l’Empire français ne peut se passer du soutien militaire. Ce sont les aviateurs militaires qui ouvrent la plupart des routes aériennes, que ce soit en Indochine, en Afrique du Nord ou en Afrique Noire et bien évidemment au Sahara. L’épopée de l’Aéropostale n’aurait pu réussir sans le soutien bienveillant et très actif, à ses débuts, des forces aériennes présentes au Maroc et en AOF. Lorsque le commandant Dagnaux tente d’ouvrir une route aérienne transafricaine d’Alger à Tananarive au début des années 1930, il peut compter sur la collaboration des aviateurs militaires présents sur les territoires qu’il reconnaît, bien que sa mission se situe dans un cadre civil. Lorsque la Régie Air-Afrique manqua de Bloch 120 à la suite d’accidents, c’est l’aéronautique de l’AOF qui mit à disposition en 1936-37 deux de ses 4 appareils pour remplacer les accidentés.

De fait, l’action des aviateurs militaires dans l’Empire a été fondamentale dans la création des infrastructures aériennes et le maillage aérien des territoires, dans la reconnaissance des lieux, dans les travaux cartographiques et du cadastre de certaines régions. Enfin, c’est au sein de l’aéronautique militaire du Levant que se sont élaborées les méthodes propres à l’archéologie aérienne. Ainsi, la part de l’aviation proprement militaire dans le développement et l’aménagement aérien des territoires de l’Empire a été très importante, même si elle reste encore largement méconnue car très peu médiatisée dès cette époque.

Question : Pouvez-vous nous en dire plus sur le rôle totalement ignoré de l'aviation militaire outre-mer pendant la Première Guerre mondiale ?

Réponse : L’aviation militaire française fut déployée sur tous les fronts de la 1ère Guerre mondiale. C’est ainsi que des unités aériennes françaises combattirent en Russie, en Italie, au sein de l’Armée d’Orient dans les Balkans. Elle fut également employée sur les fronts périphériques d’Afrique du Nord à partir de 1916 afin de pourvoir les forces armées qui résistaient à la poussée des Senoussis dans le Sud-Tunisien et aux tribus révoltées au Maroc de moyens offensifs et de reconnaissance à longue distance. Sur ces territoires où les étendues sont très importantes et où il est difficile d’effectuer une surveillance constante en toute circonstance avec des moyens terrestres limités, on escomptait que l’aviation pallierait le déficit en hommes de troupes sur le terrain et que son action efficace permettrait même de rapatrier en Métropole des régiments dont on avait bien besoin sur le front du Nord-Est. C’est ainsi que de nouvelles escadrilles furent constituées en Tunisie et Maroc tout d’abord, puis en Algérie. La révolte des Touaregs du Hoggar conduisit à envisager la constitution d’une escadrille purement saharienne. Mais sa mise sur pied très difficile et les dangers représentés par le survol des contrées désertiques avec les avions de l’époque ne permirent pas à cette unité de faire ce pour quoi elle avait été créée. En revanche, dans le Sud-Tunisien semi-désertique, le capitaine de Lafargue imagina une tactique originale pour permettre à ses avions de voler sans risques inconsidérés : il les fit accompagner par un échelon roulant de tracteurs-mitrailleurs avec lequel les aviateurs restaient en liaison constante par radio durant toute la mission. L’action efficace de l’aviation au Maroc et en Tunisie conduisit à son renforcement constant si bien qu’en novembre 1918, on comptait – hors escadrilles côtières travaillant au profit de la Marine Nationale – pas moins de 16 escadrilles opérationnelles en Afrique du Nord dont 4 en Tunisie, 4 en Algérie et 8 au Maroc. A cette époque, se mettait difficilement en place une escadrille à Port-Saïd dont la création avait été motivée pour accompagner le Détachement français de Palestine-Syrie commandé par le colonel Piépape dans son combat contre les Ottomans. Plus loin, en Indochine, deux escadrilles avaient été organisées à partir de 1917 par le gouvernement général pour participer à la défense du groupe de colonies, mais leur efficacité s’était révélée à peu près nulle en raison de la vétusté des matériels envoyés. 

Question : Quels enseignements tirez-vous de l'emploi de l'aviation dans les conflits du Rif et du Levant de l'entre-deux-guerres ?

Réponse : L’aviation fut employée dans les conflits du Rif et du Djebel Druze comme une véritable arme d’appui-protection agissant au profit des forces terrestres, soit pour les dégager d’un ennemi trop pressant, soit pour accompagner l’action offensive des colonnes de pacification, soit pour poursuivre les éléments dissidents fuyant après la bataille afin d’obtenir une victoire complète, soit aussi pour ravitailler des postes encerclés et leur permettre de tenir le temps qu’une colonne vienne les dégager, soit évidemment comme organe d’observation et d’exploration. Il n’y a donc pas eu, dans ces deux conflits, sauf exception, d’usage autonome de l’aviation. De toute manière, les matériels utilisés, essentiellement des Breguet XIV, ne le permettaient pas. En revanche, comme l’écrira plus tard le colonel Armengaud, commandant de l’aviation du Maroc au moment de la campagne du Rif, le confit a montré la nécessité de la concentration des forces aériennes et de leur usage offensif massif pour une action pleinement efficace. Ainsi, en septembre 1925, au plus fort du conflit et lorsque la concentration des forces aériennes put être maximale, grâce aux renforts venus d’Algérie-Tunisie et de Métropole, le colonel Armengaud put engager, le 15 de ce moins, pas moins de 169 avions au-dessus du massif de Bibane qui larguèrent 20 tonnes de bombes au cours de 120 sorties pour préparer l’assaut des troupes françaises.

Ces deux conflits ont aussi montré l’importance de l’aviation sanitaire dans la survie des blessés au combat, et le danger de l’action directe et offensive de l’aviation sur le champ de bataille, même colonial : rien qu’entre avril et décembre 1925, c’est 20 aviateurs français qui furent tués en service aérien commandé du fait de l’ennemi tandis que sur l’ensemble de la campagne du Djebel Druze (1925-27) on déplore 4 morts parmi les aviateurs et bien plus d’équipages abattus par les balles rebelles.

Question : Qu'en est-il de cette étonnante et totalement ignorée tentative de créer à la veille de la Seconde guerre mondiale une "Division impériale" ? Pourquoi le projet a-t-il échoué ?

Réponse : La Division impériale avait pour but de constituer en Afrique du Nord, essentiellement en Algérie, une force aérienne de réaction rapide dans l’Empire en cas de conflit. Ce dispositif devait répondre à un constat : l’Empire désormais pacifié mais placé dans un monde de plus en plus instable et dangereux devrait être en mesure de se défendre face à un ennemi ayant des moyens aussi puissant si ce n’est supérieur à ceux qui pouvaient lui être opposés. Or, à la fin des années 1930, les disponibilités financières et humaines françaises ne permettaient pas d’entretenir aux quatre coins de l’Empire des escadres de bombardement nombreuses. Ainsi, l’idée était de constituer en Afrique du Nord où existait désormais un état-major de commandement pour l’ensemble de l’Empire avec la 5e région aérienne, une véritable plateforme aérienne impériale sur laquelle seraient positionnées les unités capables d’être déployées en quelques jours à l’autre bout de l’Empire et ainsi de répondre à toute agression.

Malheureusement, les matériels mis en œuvre par l’armée de l’Air outre-mer à la fin des années 1930 ne permettaient pas vraiment aux unités existantes de remplir ce rôle et l’arrivée des avions modernes dans les unités de la Division impériale qui restaient à créer en 1939 ne devaient pas se faire avant 1941 selon le Plan V renforcé de modernisation de l’armée de l’Air. Autant dire que la Drôle de Guerre puis Campagne de France empêchèrent la réalisation de cette grande unité.

Question : Quel fut l'impact outre-mer de la création d'une armée de l'air indépendante et quelles en furent les conséquences ?

Réponse : La création de l'armée de l'air, le 1er avril 1933, ne changea pas grand chose, dans l'immédiat, pour l'aviation militaire déployée dans l'empire. Pourtant, dès l'année suivante, la fin de la pacification au Maroc et de l'aménagement des cieux impériaux, la priorité désormais accordée au bombardement et surtout l'adoption d'un certain nombre de textes législatifs et administratifs faisant suite à la création de la nouvelle armée firent entrer l'aviation militaire stationnée outre-mer dans une phase de transformations sans précédent. On passait d'une conception purement organique de l'usage des forces aériennes à une vision bien plus indépendante. Cela devait déboucher sur la constitution d'une aéronautique militaire dédiée proprement à des tâches de défense et de supériorité aérienne, c'est à dire, à la transformation de l'aviation aux colonies en aviation impériale. Certes, cette dernière conservait ses missions politiques et économiques, mais celles-ci passaient au second plan. Désormais, le but principal des forces aériennes stationnées outre-mer allait être de défendre l'empire contre un ennemi extérieur possédant des moyens d'action puissants et développés. Et leur travail s'inscrivait dans un plan d'ensemble de la défense nationale qui concernait tous les territoires, métropolitains comme coloniaux. Elles devaient donc être renforcées, non seulement en moyens d'action, mais aussi en structures. Une telle mutation ne pouvait se faire promptement sans heurts avec les autorités de toutes sortes. C'est pourquoi elle demeura plus ou moins aboutie, selon les situations locales et les rapports de force dans les cinq années qui suivirent. 

Merci très vivement et encore bravo pour ce beau livre.

Aviation coloniale
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Aviation
commenter cet article
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 06:40

Histoire de la Chine des origines à nos jours

John K. Fairbank et Merle Goldman

Traiter d'un pays tel que la Chine et donner un aperçu global de son histoire relève du défi. C’est la prouesse que réalise John King Fairbank dans ce vaste panorama historique, de la Chine ancestrale à nos jours. L’exercice est encore plus difficile lorsqu’il s’agit de transmettre une vision d’ensemble d’un pays qui inquiéte parfois et au moins agite la politique mondiale actuelle et dont les modes d'appréhension du politique ne sont pas du tout identiques à la conception occidentale. John King Fairbank est sans conteste l'un des plus éminents sinologues américains (il a créé la chaire d'histoire de la Chine moderne à Harvard) et il était donc le plus à même de s’atteler à cette tâche. Cette nouvelle édition datée de 2006 a été traduite par Simon Duran et enrichie par la contribution de Merle Goldman, professeur émérite à l’université de Boston. Le but de John King Fairbank, à travers ce récit, est bien de décrypter les modes de compréhension du politique Chinois grâce à la perspective historique. Ce effort d'explication peut offrir deux avantages : tout d’abord améliorer les relations mutuelles entre la Chine et l'Occident en diminuant les incompréhensions, ensuite permettre de mieux saisir les perspectives de la politique chinoise contemporaine.

Deux grands axes successifs se dessinent dans cette étude. La première partie présente une lecture plus politique des évènements et traite de l’établissement des grandes constantes de la politique chinoise. Jusqu’en 1328, date d’arrivée au pouvoir de la dynastie Ming, l’auteur privilégie cette lecture politique des  évènements. Cette primauté du politique sur l’économique est inhérente à la dynamique d’unification sous l’égide d’un pouvoir central fort, que ce pouvoir soit chinois avec les Han, les Tang, ou les Song ou qu'il émane de l'étranger avec les Yuan d’ethnie mongole. Quelque soit l’autorité centrale, elle est toujours mus par le confucianisme, véritable religion impériale, et par les principes traditionnels qui guident la conduite des communautés villageoises, véritables "atomes" composants la société chinoise. L’auteur s’efforce ainsi de présenter les différents outils mentaux qui structurent l’histoire chinoise et qui sont autant d’incompréhensions aux yeux des occidentaux. La priorité absolue donnée à la famille ou l’obéissance filiale en sont des exemples notables. La seconde partie est abordée sous l'angle d'une lecture plus sociale et économique des choses. Des Ming jusqu’aujourd’hui, elle est marquée par l’importance croissante de la société locale. L’émergence de la Chine nationaliste puis de la République populaire de Chine sont, certes, autant de ruptures avec une Chine marquée jusqu’alors par le féodalisme et l’exploitation de la Chine rurale, mais le confucianisme reste une quasi-idéologie universelle qui pose la Chine en tant que centre du monde. Le décalage avec l’Occident à partir du XVIème siècle est vécu comme un traumatisme, la question de la place de la Chine étant centrale dans le rapport au monde des gouvernants chinois. On voit bien que cette affirmation est un prérequis nécessaire à la compréhension de la politique chinoise contemporaine.

John King Fairbank atteint pleinement son objectif et livre, avec la hauteur de vue du spécialiste, une Histoire de la Chine appelée à faire référence. Nous retiendrons particulièrement les premiers chapitres qui présentent les principes d’organisation traditionnels chinois, véritables fils rouges de l’histoire chinoise.

Thibault Laurin

'Texto', Tallandier, Paris, 2013, 750 pages. 12,50 euros.

ISBN : 979-10-210-0110-7.

 

L'empire du Milieu
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Extrême-Orient
commenter cet article
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 06:37

Disparition programmée du CNU

Toute la planète académique se mobilise

Depuis la fin de la semaine dernière, tout le monde universitaire est sous le coup de l'émotion : un amendement (pour le moins hâtif) des sénateurs EELV prévoit de supprimer la qualification par le conseil national des universités (CNU). En soi, c'est assez stupide. Disons le mot, c'est même imbécile. Mais ceux qui poussent des cris de vierges effarouchées seraient bien inspirés de regarder les choses telles qu'elles sont : certes, la qualification permet d'évaluer l'ensemble des travaux, en particulier scientifiques, d'un candidat à un poste de maître de conférences (MCF), et cela n'a strictement rien à voir avoir l'appréciation portée par un jury sur une thèse. Mais une fois cette qualification acquise, quid ? C'est ensuite le règne de l'arbitraire, des candidats pré-sélectionnés, des fils d'archevêques et des héritiers spirituels de tel ou tel mandarin. Les mêmes qui hurlent aujourd'hui à la menace de disparition d'une procédure nationale, organisent et entretiennent le "localisme" depuis des années...  Ce n'est pas la qualification CNU qui coûte cher : ce sont, trop souvent, les simulacres d'élection aux postes de MCF.

Il ne faut pas supprimer le CNU. Mais il est indispensable que l'université française se réforme, si elle souhaite mettre un terme à sa lente mais régulière descente vers les abysses.

Pour en savoir plus sur le sujet : 

- Le communiqué de la commission permanente du CNU : ici

- La pétition lancée par les présidents et vice-présidents du CNU et de ses sections : ici

- L'intéressant point de vue d'un maître de conférences iconoclaste : ici

- La charge de François Garçon contre le CNU dans un livre récent : ici

Un beau débat dans les jours qui viennent !

Il faut savoir balayer devant sa porte ...
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 06:35

Passé par les armes

Saga d'un soldat de l'ombre

Georges Brau

Le lieutenant-colonel Georges Brau est un ancien officier supérieur des forces spéciales et de la DGSE. Passé par les armes est son quatrième roman après Safari, De Sarajevo au Darfour (2007), Loups de guerre (2011) et Nébuleuse afghane (2012).  

Aujourd’hui Georges Brau est "en réserve de la République", il n’intervient donc plus que sur les théâtres d’action où sa grande expérience et sa connaissance de la situation locale apportent une plus-value significative. Ces livres présentent de façon romancée, et de manière captivante, les diverses missions qu’il a pu effectuer. Les événements qu’ils décrivent ne trahissent pas les règles d'anonymat et de conservation du secret, mais il nous permet d'approcher, avec toutes les réserves que cela impose pour l'historien, un monde caché : celui du renseignement et de l’action clandestine.

Le destin romancé de cet acteur de la DGSE débute dans les décombres d’un immeuble et se poursuit dans une sorte de huis-clos. Coincé sous une armoire coloniale et deux étages de l’hôtel Prestige, Paul se voit mourir. Dans ce réduit qui lui sert alors de cercueil, il partage avec son lecteur l’angoisse, la peur et le malaise de la déshydratation. Le lent désespoir qui s’installe au vu de son état psychologique et physique est marqué par des rebonds. Il y a tout d’abord l’espoir de ne pas être seul, puis celui de pouvoir communiquer. C’est ainsi qu’à travers une narration où se mèlent le tragique et l'espérance, il nous invite à revivre certains moments forts de sa vie. Pour ne pas sombrer dans la folie, Paul s’oblige à un exercice de remémoration des évènements plus ou moins historiques qui ont jalonné sa vie jusqu’au jour de la déflagration à Mogadiscio. Venu en Somalie pour neutraliser un leader terroriste d’Al Qaeda, il se rappelle les clichés du 11 septembre 2001, l’Algérie qui l’a vu naître, mais surtout ses missions antérieures : la Bosnie, le Polisario, Lamentin ou encore Tacaud et le Liban. C’est sur cette mission qu’il s’attarde le plus, établissant des rapprochements avec sa condition et ses découvertes en Somalie. Beyrouth : cette ville le fait espérer. Lors de l’attentat du Drakkar, le 23 octobre 1983, il était commandant de la 2e compagnie du 6e régiment d’infanterie parachutiste, c’est sur une terrasse aux premières loges qu’il a vécu la destruction de ce bâtiment abritant les parachutistes français.  Paul réussit à garder son sang-froid grâce à son expérience : il a été entrainé à s’enterrer, à rester plusieurs jours sous terre, à économiser ses vivres, etc..  Pour ne pas s’endormir il chante, il raconte, il prie et la prière des para l’accompagne dans ce qu’il pense être les derniers instants de sa vie. Après s'être laissé aller à cette lecture rétrospective de son existence, le guerrier pense à sa femme, à ses enfants et se promet qu’il arrêtera les missions à hauts risques. Mais après cette ultime prière, il entrevoit une lumière, comme celle de la mort, mais non, au contraire, c’est la vie, la délivrance. Paul est secouru au bout de 38h. Alors il reprend des forces et termine sa mission avec brio. Le réseau terroriste est neutralisé.

Ce roman joue incontestablement sur les émotions, mais il est souvent saisissant et l'on vit avec le héros, au rythme de ses missions, de ses souffrances, de ses pensées les plus personnelles. Dans une certaine mesure, et au regard de ce qui a pu être publié par ailleurs, il fait assez clairement percevoir ce que peuvent ressentir ces hommes, qui ne sont pas des "surhommes" mais des cadres très professionnels et très motivés.

Domitille POIRIER

Editions du Rocher, Monaco, 2013, 294 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-268-07541-9.

Actualité romancée
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Renseignement - Espionnage
commenter cet article
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 06:45

La bataille des frontières

Joffre attaque au centre

22-26 août 1914

Jean-Claude Delhez

Est-ce le début de l'avalanche éditoriale promise en vue du centenaire de la Grande Guerre ? Les prochains mois le diront, mais voilà un ouvrage particulièrement dense et qui, par bonheur, aborde une période et des secteurs du front que la littérature récente oublie souvent. Trois bonnes premières raisons, donc, pour en commencer la lecture.

Jean-Claude Delhez, qui travaille depuis plusieurs années sur le sujet, commence très naturellement par fixer le cadre général : les plans de campagne, les forces en présence, le terrain, le dispositif des deux armées, etc. Ceci acquis, il aborde bataille par bataille, engagement par engagement, tous les combats qui se succèdent du 22 au 26 août, jusqu'à la contre-offensive d'Etain et aux violents assauts autour de Montmédy (une page est consacrée au siège de Longwy). C'est précis, documenté, sans phrase inutile ni commentaires hors sujet. A la fin de l'ouvrage, un peu plus de vingt pages sont consacrées à "L'autopsie d'une défaite", avec cette affirmation basée sur les analyses antérieures : "On l'a dit tout au long de cet ouvrage, on l'a illustré régulièrement, le sort de la bataille des Frontières tient, avant toute chose, au commandement français. Non pas à Joffre et au GQG ... Le destin de la bataille revenait à ce que Joffre nomme les exécutants, c'est-à-dire d'abord les généraux d'armée ... Ruffey et de Langle, flanqués respectivement de Grossetti et Maistre, ont cochonné le plan d'opérations de leurs armées". En conclusion, même son de cloche, redonnant aux généraux qui exercent alors des commandement sur le terrain, du niveau de l'armée à celui de la division, toutes leurs responsabilités dans la conduite de ces combats... et dans les échecs enregistrés, offrant ainsi une nouvelle lecture presque vivifiante intellectuellement de la bataille des Frontières, tant les idées reçues et les a priori sont légions.

On regrette que les ouvrages utilisés ne soient pas tous cités (pas de bibliographie finale), mais on apprécie la liste des archives françaises et allemandes, et de quelques fonds privés, ainsi que la présence de nombreuses cartes et le rappel en annexe de l'ordre de bataille des deux belligérants. A lire et à réfléchir.

Soulignons enfin que l'auteur a rédigé sur le même thème deux imposants volumes, véritable somme sur le sujet, titrés Le jour de deuil de l'armée française, et dont il assure personnellement la diffusion (ici).

Pour le contacter directement : ici.

Economica, Paris, 198 pages, 23 euros.

ISBN : 978-2-7178-6588-2.

La semaine la plus meurtrière
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Première Guerre mondiale
commenter cet article
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 06:40

Histoire de l'Ecosse

Michel Duchein

J'avoue un faible pour l'Ecosse (comme pour l'Irlande d'ailleurs). Et je garde en mémoire l'histoire du "roi au-delà des mers", qui reviendra restaurer l'indépendance du pays... Dans ce volume, pour l'essentiel publié pour la première fois en 1998 mais complété, Michel Duchein, spécialiste du monde britannique, après un chapitre de présentation de géographie physique et humaine, en aborde chronologiquement toute l'histoire, de l'arrivée des Celtes  au SNP et à la perspective du référendum de 2014.

Non seulement l'auteur traite de l'histoire politique, dynastique, institutionnelle, mais il étudie également pour chaque période l'économie, la religion, les usages, la monnaie, etc. A plusieurs reprises, nous croisons bien sûr la France et les Français (dont l'influence ou le rôle ne sont pas toujours bénéfiques, comme à la fin du XIIIe s. ou au milieu du XVIe), nous suivons Robert le Bruce et nous assistons à la chute de Marie Stuart puis aux guerres jacobites jusqu'à l'union avec l'Angleterre au début du XVIIIe s.  A partir de cette date, l'ouvrage accorde naturellement une place beaucoup plus importante aux aspects économiques, sociaux, culturels, et progresivement la vieille Ecosse s'efface devant les progrès industriels de l'ère victorienne. Un chapitre intéressant est consacré à l'Ecosse durant la Grande Guerre (pp. 609-618), une Ecosse totalement intégrée politiquement et économiquement au Royaume-Uni (Haig lui-même est Ecossais), où émergent les revendications sociales et où perdurent les spécificités culturelles. Les cinquante dernières pages permettent de faire un point de la situation actuelle et ouvrent sur les problématiques de demain.

Témoignant de liens anciens et forts, la France est très présente également dans les annexes, de "L'origine française de Jean Balliol", souverain venu de la Somme, aux lettres patentes d'Henri II, "accordant aux Ecossais la qualité de sujets du roi de France". Utilement complété par un petit lexique, quelques cartes et une chronologie, ce volume séduira tous les amateurs.

'Texto', Tallandier, 2013, 798 pages. 12,50 euros.

ISBN : 979-10-210-0106-0.

Retour à l'indépendance ?
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Royaume-Uni - Monde britannique
commenter cet article
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 06:35

La Première Guerre mondiale, 1914

Histoire & Batailles magazine  -  n° 5

Un dossier principal de facture classique pour ce numéro de mai-juin 2013. Peu problématisé et reprise des thèmes convenus sur le début de la Grande Guerre. Un dernier article, "La Prusse une nation de chefs de guerre", joue sur les ressorts habituels (on peut faire en 5 minutes le même article sur "La France, une nation ..." ou sur "L'Angleterre, une nation ...", ou sur tout autre belligérant. On note également un article sur "Face à face : Robert E. Lee vs Ulysse S. Grant", intéressant mais qui aurait sans doute également mérité d'être "poussé" un peu plus loin. Au bilan, une production honnête, sans grosse faiblesse mais qui ne suscite pas un enthousiasme délirant.

 

1914 : l'embrasement de l'Europe
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Presse "Histoire"
commenter cet article
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 06:30

2e Forum international de la fortification alpine

Fort Saint Eynard  -  30 août / 1er septembre

Sur un week-end, du vendredi 30 août en fin de journée au dimanche 1er septembre, un ensemble d'activités (conférences, reconstitutions, visites, etc.) sur le thème des puissantes organisations défensives des Alpes, et en particulier autour de Grenoble, de la fortification bastionnée "à la Vauban" aux blokhaus italiens de Voreppe, à l'initiative de l'association Alpyfort.

Informationshttp://www.fortsteynard.com/

Renseignements et contact : pivot38@orange.fr

Réservations : fortsteynard@yahoo.fr

Fortifications alpines
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Tables rondes et colloques
commenter cet article
23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 07:00

Nos prochains rendez-vous

Rentrée du cycle 2013 - 2014

Café historiques de La Chouette

Nous privilégions toujours la diversité des thèmes pour la reprise de nos réunions mensuelles amicales du mercredi dès la mi-septembre. Notez dès à présent les dates et n'hésitez pas à faire largement circuler l'information. Merci par avance à tous et à très bientôt !

 

Demandez le programme !
Repost 0
Published by guerres-et-conflits - dans Débats et actualité
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
  • Contact

  • guerres-et-conflits
  • L'actualité de la presse, de l'édition et de la recherche en histoire

Partenariat

CHOUETTE

Communauté TB (1)

Recherche

Pour nous joindre

guerres-et-conflits@orange.fr

Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

Sur la toile