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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:35

La Grèce et les Balkans

Olivier Delorme

Zone crisogène au fil des siècles, les Balkans sont à la fois, en quelque sorte, à la marge et au coeur de l'Europe. Ils ont été, et restent, à des titres très divers, d'un intérêt majeur pour les puissances européennes et il fallait cet exceptionnel ensemble de près de 2.300 pages en trois tomes (!) pour en approcher toute l'importance dans le temps long.

vol. 1 : Ce premier volume nous entraîne dans l'histoire compliquée de l'empire romain d'Orient, longtemps en guerre contre les Musulmans et les Turcs, mais aussi contre le Pape, les princes et les marchands chrétiens. C'est ensuite une longue période d'occupation ottomane, qu'Olivier Delorme divise en deux grandes parties ("La victoire du turban, XVe-XVIIe siècle" et "Le carcan ottoman, XVe-XVIIIe siècle") au cours desquelles nous suivons la progression turque jusqu'au Danube, les chocs militaires avec les puissances occidentales et la mise en place d'une administration originale (le sultan, "héritier du basileus"). Les premiers dérèglements du système apparaissent assez tôt et, ici ou là dans les massifs montagneux, quelques rébellions chroniques parviennent à survivre (Albanie), quelques autonomies se maintiennent (Monténégro) et les exilés entretiennent le souvenir du pays perdu (Grecs et Russes). Dans ce contexte resté conflictuel, les Grecs conservent une situation particulière, du fait de leur ancienne installation en Asie mineure, de leur rôle à Constantinople, de leurs responsabilités dans les principautés danubiennes et de la place de l'église orthodoxe. Le volume se termine sur les événements du XIXe siècle, l'indépendance grecque et le philhellénisme, le congrès de Berlin et "les" questions d'Orient, de Crète et de Macédoine, qui intéressent au premier chef Athènes.

vol. 2 : Ce deuxième tome correspond globalement à une large première moitié du XXe siècle, des conséquences dans la région balkanique de la révolution jeune-turque (on connaît l'importance du foyer de Salonique) à la Grèce épuisée sortant au début des années 1950 de la guerre civile. On voit bien toute la richesse de cette période, marquée par les guerres balkaniques, la Première Guerre mondiale avec l'opposition Constantin-Venizelos et la place des Armées alliées d'Orient, la "Grande catastrophe" (défaite en Asie mineure contre Mustafa Kémal), les crise politiques de l'entre-deux-guerres, la Seconde guerre mondiale et l'occupation, mais aussi la résistance, les difficultés avec Tito comme avec les Albanais et les conséquences des oppositions Churchill-Staline, enfin la Grèce de la guerre civile sur fond de guerre froide et d'asservissement des nations voisines. Les pressions étrangères (russes, françaises mais aussi et parfois surtout britanniques) sont bien soulignées et l'on est interloqué par cette menace du haut-commissaire français en 1917 de raser Athènes comme les Allemands ont rasé Arras ! De même les oppositions régionales (les revendications de "Grande Grèce", "Grande Roumanie", "Grande Serbie", "Grande Bulgarie" se superposent souvent...), autour de la Macédoine en particulier, sont bien étudiées.

vol 3 : Le troisième volume enfin s'intéresse à quatre grandes thématiques allant de "La lente démocratisation" à "La fin des dictatures populaires", "L'Europe, quelle Europe ?" et "La Grèce de l'euphorie à la grande dépression", c'est-à-dire que nous couvrons ici les années 1955-2010. L'auteur y pose quelques questions pertinentes, à propos de l'implosion de l'ex-Yougoslavie (on se souvient que l'église orthodoxe grecque fut considérée comme le seul allié fidèle des nationalistes serbes) ou du devenir des "Etats successeurs" ("Pauvre et mafieuse Albanie", Monténégro "propriété d'un clan", "Au paradis kosovar des mafias et des criminels de guerre", "La Bosnie-Herzégovine existe-t-elle ?", "L'ARYM -Macédoine- entre protectorat et autoritarisme"). Les questions turque et chypriote (ou du moins leur perception à Athènes) sont au coeur de la dernière partie, à l'issue de laquelle Olivier Delorme souligne "le rôle contesté de l'Allemagne" dans la crise en cours. L'auteur donne de nombreux chiffres sur la situation réelle des Grecs depuis 2007-2008 (sait-on que le salaire minimum "a été réduit à 536 euros brut, montant gelé au moins jusqu'en 2016 et réduit à 510 euros pour les moins de vingt-cinq ans"), la déréglementation, les privatsations et parle d'une "restructuration en trompe-l'oeil", des conséquences humanitaires (chiffres de l'OMS à l'appui), sociales et politiques. Finalement, "la stratégie du choc appliquée à la Grèce par l'UE et le FMI n'a donc abouti à aucun résultat économique positif".

On le voit, trois volumes absolument indispensables pour quiconque s'intéresse à l'histoire de la Grèce et des Balkans dans le temps long. Chaque tome est complété par de très nombreuses notes et comporte une riche bibliographie. Une véritable "tranche" d'histoire de l'Europe, tant cette région intéresse tout le continent, qu'il est particulièrement judicieux d'avoir édité en format "poche".

Folio Histoire, 2013, 3 volumes, 

Histoire générale d'une région de criseHistoire générale d'une région de criseHistoire générale d'une région de crise
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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:35

Les secrets de la Résistance

Robert Belot

Dans cette collection qui a pour ambition de présenter de façon agréable au grand public des aspects peu connus ou même ignorés de la grande histoire, Robert Belot nous propose un nouvel opus sur le thème de la Résistance, en soulignant en introduction les difficultés qu'il y a eu au cours des années passées à en écrire l'histoire.

Une vingtaine de brefs chapitres donc, qui abordent des idées reçues et des thèmes moins connus de la Seconde guerre mondiale et de l'Occupation, comme le premier qui traite du départ pour l'Angleterre le 18 juin 1940 des deux scientifiques les plus proches de Jolio-Curie, car l'on ignore souvent que "la découverte de l'atome doit beaucoup à la science française". Le second revient sur les circonsconstances de l'appel du 18 juin et ses différentes "versions" ; le troisième sur les premiers ralliements des territoires de l'empire à la France Libre et en particulier en Afrique (Tchad, Cameroun), etc. Au fil des chapitres, on retrouve les services secrets de Vichy, la politique de camouflage de l'armement, les oppositions "diplomatiques" entre France Libre et Vichy, les relations ambigües ou conflictuelles avec l'OSS américaine, celles tout aussi difficiles avec les communistes ou les troubles qui entourent la naissance du CNR. Deux chapitres sont consacrés, bien sûr, à l'arrestation de Jean Moulin et au drame de Caluire, ainsi qu'à la responsabilité de Hard, "le traître ?" ("Le processus qui conduit à Caluire est collectif, cumulatif, et ne repose pas sur un seul homme ... C'est là le secret de Caluire. Il y a la trahison pure et simple (Multon et Doussot), il y a la peur (celui qui révèle l'existence des boites postales), il y a l'imprudence (Aubry), il y a l'inconscience (Bénouville), il y a la manipulation et la vénalité (Lydie Bastien), il y a la trahison par nécessité ou égarement (Hardy)"). On retrouve ensuite le sabotage industriel ; les intellectuels, dont Sartre, mais aussi Les Lettres Françaises et Les Editions de Minuit ; le maquis du Vercors ("Aucun maquis de France ne paya un si lourd tribut") et sa république restaurée, son drame et son mythe. L'auteur termine par l'histoire méconnue du seul résistant noir de la libération de Paris et par une rapide étude sur Guy Môquet et la polémique de 2007.

En résumé, un livre varié, vivant, facile à lire, sur des points souvent originaux et qui, de manière un peu pointilliste, donne une image moins idéologique ou monolithique de la résistance et de la France Libre.

Vuibert, Paris, 2013, 330 pages. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-311-00878-4

Relecture des mythes
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:35

La bataille de la Marne

Jean-François Copé

en collaboration avec Frédéric Guelton

Commençons immédiatement par le surprenant duo annoncé en couverture de l'ouvrage. Maire de Meaux, député de Seine et Marne, président de l'UMP entre autres activités principales, Jean-François Copé dispose donc de journées de 48 ou 72 heures, puisqu'il a également, en plus de sa présence dans les médias, de ses déplacements en province, de ..., de ..., etc., le temps d'effectuer des recherches, de consulter des archives et de rédiger un ouvrage d'histoire. Tous ceux qui ont un jour publié un livre apprécieront l'exploit. Sauf à considérer que la "collaboration" de Frédéric Guelton, à peine évoquée en introduction, soit plus importante qu'elle n'est officiellement reconnue ?

Venons en au fond et au livre en lui-même. Il y a, bien sûr, une part de discours convenu (il ne s'agit pas d'histoire officielle puisque monsieur Copé est dans l'opposition) autour d'une trame très "roman national". Les questions (en particulier diplomatiques et politiques mais aussi militaires -le renseignement, les unités de réserve allemandes, les Taxis de la Marne, l'escadron Gironde, l'emploi du corps de cavalerie, les limogeages, la crise des munitions, etc.-) qui pourraient être génantes sont rapidement passées, en une phrase bien tournée qui ne remet rien en cause tout en laissant entendre que peut-être... Ceci étant dit, l'album dans son ensemble fait très bonne figure et restera certainement comme l'une des publications importantes de cet avant-centenaire. En trois grandes parties ("La guerre, coup de tonnerre dans un ciel d'été", "La bataille", "Après la bataille, la guerre continue"), l'auteur (les auteurs, zut, encore !) brosse(nt) un excellent tableau général de la situation et des événements du deuxième semestre de l'année 1914. Les cartes sont précises et très lisibles, les encarts nombreux, l'iconographie (très) souvent exceptionnelle. Même s'il ne fallait qu'évoquer l'iconographie, le livre mériterait d'ailleurs d'être cité. Le récit détaillé permet de suivre la campagne au niveau des autorités civiles et militaires, du commandant en chef au simple soldat, Si elles ne sont pas développées, presque toutes les thématiques sont néanmoins évoquées et il appartient au lecteur de chercher, dans d'autres ouvrages (peut-être moins consensuels mais plus précis) tous les compléments d'information nécessaires.

Un beau livre, qui a sans aucun doute tout pour ravir le grand public et dont la présentation fait un cadeau de choix pour ces fêtes de fin d'année. Un bel album qui devrait contribuer à "populariser" dans le pays les manifestations du centenaire et l'histoire de la Grande Guerre. Pour cela au moins, il mérite d'être connu.

Tallandier, 2013, 159 pages. 29,90 euros.
ISBN : 979-10-210-0149-7.

Présentation disponible sur : http://www.labatailledelamarne.com/

Beau livre, surprenant duo
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:30

Willy Brandt

Hélène Miard-Delacroix

Voici à notre connaissance la première biographie en français de celui qui fut l'un des artisans durant les années 1960-1970 d'une évolution fondamentale des relations diplomatiques dans l'Europe divisée, chancelier fédéral SPD d'Allemagne de l'Ouest et l'un des hommes politiques les plus importants en Europe.

Très critiqué par la CSU (on le surnomme Willy Brandy à Munich en référence à son goût supposé prononcé pour l'alcool et les femmes), il est celui qui lance la politique d'ouverture à l'Est, qui lui vaudra le prix Nobel de la paix. Dans cette biographie, Hélène Miard-Delacroix spécialiste d'histoire de l'Allemagne à laquelle elle a déjà consacré plusieurs livres, ne cache rien des faiblesses et des failles de son sujet et, après une première partie consacrée à la jeunesse du socialiste Willy Brandt et à son long exil à partir de 1933, détaille les trois grandes périodes de sa vie d'après-guerre : Berlin, le gouvernement, la Chancellerie. Sur la première période, on est en particulier relativement surpris de la faiblesse insigne des réactions occidentales lors de la construction du mur de Berlin en 1961, le gouvernement de Bonn, les USA, le Royaume-Uni et la France laissant globalement Willy Brandt seul face à l'événement. En dehors de quelques discours, rien. La "démonstration de force" du général Clay, le 25 octobre, avec quelques chars est bien tardive et relève semble-t-il davantage de la recherche d'un effet médiatique. Paris, d'ailleurs, refuse que l'ONU soit saisie du dossier. Dans le chapitre 3, "De chef de parti à chef de la diplomatie", on assiste à la montée de Willy Brandt vers le pouvoir, avec méthode, détermination, habileté aussi. C'est l'époque du gouvernement de grande coalition, qui voit les éléments radicaux, à l'extrême droite et surtout à l'extrême gauche, se développer. Brandt joue un rôle de "conciliateur"  et "pose tranquillement les jalons de la politique des petits pas", cherche à "transformer le côté d'en face (RDA et URSS) en établissant la confiance et en cherchant la détente". Elu chancelier en 1969 (il sera réélu en 1972), Brandt met en oeuvre sa politique, qu'il résume dans son premier discours de politique générale : "Oser plus de démocratie et être un peuple de bons voisins". Ce sont les négociations interminables avec la RDA et l'URSS, le sentiment parfois d'incompréhension à l'ouest, le voyage symbolique à Varsovie , où il s'agenouille devant le mémorial aux victimes du ghetto. Mais au cours du deuxième mandat, c'est l'affaire Guillaume, cet espion au service de l'Est inséré jusqu'au coeur du cabinet du chancelier. Le scandale éclate, les rumeurs courent. Le 5 mai 1974, il rédige sa lettre de démission. Helmuth Schmidt lui succède. Pour l'auteure, "certes, Brandt démissionne à l'occasion de l'affaire Guillaume, mais aussi parce qu'il s'est trouvé au fil des mois de plus en plus isolé, attaqué, et qu'il a perdu le contrôle de la politique économique et financière". Les deux derniers chapitres ("Après le pouvoir" et "La fin de l'histoire ?") sont rapidement consacrés aux dernières années de la vie de Willy Brandt, qui conserve dans un premier temps la présidence du SPD. L'une des dernières pages le montre enfin, un matin de novembre 1989, devant ce mur ébranlé qu'il avait vu construire près de trente ans plus tôt. Berlin, et le symbole, ou le syndrome, d'une génération allemande ?

Une belle biographie sur un personnage très important mais complexe de l'histoire allemande (et européenne) de la seconde moitié du XXe siècle.

Fayard, Paris, 2013, 312 pages, 20 euros.
ISBN : 978-2-213-67250-2.

Willy Brandy
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:25

Difficile démocratie

Les idées politiques en Europe au XXe siècle, 1918-1989

Jan-Werner Müller

Historien allemand spécialiste d'histoire politique, Jan-Werner Müller nous propose ici une somme sur l'histoire du XXe siècle en Europe, vue sous l'angle de l'évolution des idées politiques, ou plutôt (comme il le précise en introduction) il s'intéresse aux "figures-passerelles, philosophes, hommes d'Etat, spécialistes du droit public, rédacteurs de constitutions" et aux "bureaucrates à visions, penseurs proches de partis et de mouvements politiques, ceux que Friedrich von Hayek sppela un jour les vendeurs d'idées de seconde main". Son propos est donc à la fois différent et plus large de ce que l'on trouve dans les habituels manuels type Sciences Po.

Cette volumineuse étude est organisée en six chapitres principaux. "La masse en fusion", qui s'ouvre sur Max Weber et se poursuit par l'analyse des conséquences politiques, culturelles et sociales de la Grande Guerre pour les libéraux, les progressistes, les croyants, les socialistes, les monarchistes, etc... "Les expériences de l'entre-deux-guerres", (à partir d'une citation de Paul Ricoeur qui évoque "une situation d'expérimentations en tous genres") constituent la deuxième partie sur fond, bien sûr, de montée des fascismes et des autoritarismes, la progression des marxistes et la place des syndicats, l'exemple de la Suède avec le seul gouvernement durable de coalition, le cas hongrois et les débats en Allemagne, la place des milieux paysans et ruraux, la terreur en URSS, etc. La troisième traite des "Thèmes fascistes", dont Mussolini disait (tout en tentant pourtant de le faire) qu'il ne pouvait pas être "exporté" parce que trop lié à l'idée de nation. De longues pages sur Sorel dans cette partie, sur les intellectuels italiens et allemands, sur le corporatisme, etc. L'auteur distingue entre les différents régimes (Hongrie, Portugal, Roumanie, Italie, etc.) selon leur caractère plus ou moins conservateur ou traditonnaliste : "Les régimes autoritaires-corporatistes, tout en empruntant le style des fascistes, empêchèrent ceux-ci de se regrouper ... La plupart de ces régimes dénonçaient, outre le matérialisme, tout relent de paganisme ... En Pologne, le maréchal Pilsudski était censé n'être responsable que devant Dieu et l'Histoire". Et il dresse ensuite un tableau des particularités du régime national-socialiste, "une vaste théorie du déterminisme historique et, en premier lieu, biologique". "La reconstruction" commence immédiatement après la Seconde guerre mondiale, marquée par le souvenir de la mort de masse et la Shoah, l'affaiblissement de l'Europe, la recherche de la stabilité et la place finalement prise par la social-démocratie et la démocratie chrétienne. C'est bientôt l'heure de la construction européenne et de la "politique du consensus", entre "paternalisme à l'ancienne" et diminution du rôle de l'Etat, le "néo-libéralisme" et l'importance de l'éducation à l'ouest, tandis que l'autre moitié de l'Europe reste sous contrôle idéologique, policier, politique et intellectuel communiste. L'avant-dernière partie, "Vers une société sans pères", nous fait traverser les années 1960-1970, la crise de 1968 dans ses différentes manifestations, les critiques de "l'Etat bourgeois" sur fond d'une sorte de mauvaise conscience collective. "L'antipolitique et le sentiment d'une époque qui s'achève", enfin, nous conduit à la fin du XXe siècle, avec la crise économique, politique et morale que la plupart des pays connaissent tour-à-tour, "un immense vide idéologique" et l'émergence des droits de l'homme : "ces droits offraient une sorte de minimum moral, après l'échec de tant d'autres projets idéologiques d'avenir radieux", le féminisme et l'écologie, la toute-puissance de l'économie et ses conséquences, etc.

De très nombreuses notes et références ponctuent le texte et le terminent, permettant à ceux qui le souhaitent d'aller plus loin. Comme souvent sur de tels sujets, les critiques et remarques peuvent être nombreuses en fonction des opinions personnelles des uns ou des autres, mais il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une vaste et ample synthèse qui doit absolument être connue de tous ceux qui s'intéressent à ces questions.

Alma éditeur, Paris, 2013, 555 pages, 24 euros.
ISBN : 978-2-36279-091-1.

Idées politiques en Europe
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:35

Les cuirassés de la classe Charlemagne

Philippe Caresse

Tous les amateurs de la Première Guerre mondiale connaissent les noms du Gaulois et du Charlemagne, engagés dans la guerre navale en particulier en Méditerranée orientale, mais que savent-ils exactement de ces bâtiments ?

Dans ce volume, Philippe Caresse revient sur la génèse, la construction, la description très détaillée au plan technique, des trois bâtiments concernés (Gaulois et Charlemagne, mais aussi Saint-Louis), lancés à la fin du XIXe siècle et déjà dépassés par les navires ennemis plus récents lors de la Grande Guerre. Les spécialistes apprécieront le nombre et la qualité des photos, ainsi que les plans, coupes et précisions techniques de tous ordres. L'auteur s'intéresse ensuite aux "Carrières du temps de paix" de ces fleurons de la Royale, les grandes traversées et missions de représentation, les accidents survenus à bord, et leur déclin progressif avec l'arrivée des Dreadnoughts. Il détaille enfin leur rôle au sein de "l'Armée navale" durant la Première Guerre mondiale, en particulier aux Dardanelles bien sûr mais aussi en mer Egée et revient sur le naufrage du Gaulois, avant qu'il ne soient retirés du service actif après la Grande Guerre.

Très richement illustré (mais on peut regretter le caractère un peu vieillot de la mise en page et de la présentation), ce livre au format album apportera beaucoup d'informations non seulement à ceux qui se passionnent pour la guerre navale, mais aussi à tous ceux qui prennent en compte l'aspect "maritime" des opérations durant la Grande Guerre.

Lela Presse, Outreau, 2013, 126 pages, 45 euros.
ISBN : 978-2-914017-74-9.

Cuirassés mythiques
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:30

Dans la tête des insurgés

Hugues Esquerre

Dans cette étude originale (que l'on peut, comme souvent sur des sujets sensibles, discuter en de nombreux points, mais qui apporte une vraie contriobution au débat), Hugues Esquerre revient sur la notion de lutte contre-insurrectionnelle en essayant de se "mettre dans la tête" de l'insurgé lui-même.

Il part du constat initial que "malgré de nombreuses différences apparentes, les insurrections et les insurgés à travers l'histoire ne sont pas si dissemblables et partagent de nombreux points communs", ce qui est à la fois vrai pour les fondamentaux et erroné pour les formes prticulières nous semble-t-il, et il donne de l'insurrection cette définition : "Forme de guerre qui permet à une petite minorité hautement déterminée et intransigeante de s'emparer du pouvoir grâce au contrôle exercé sur la population d'un pays en ayant recours à la violence et à des moyens illégaux". Il en recherche donc les invariants dans l'histoire, sur tous les continents, depuis Spartacus jusqu'aux manifestations les plus récentes. L'ouvrage est organisé en grandes thématiques qui partent du général pour arriver au particulier : "La stratégie" (où et quand lancer l'insurrection), "L'organisation" (la structure, le secret, l'autonomie), "L'insurgé" (tentative de typologie, formation, sélection et rôle des chefs), "Le recours à la violence" (peut-on distinguer entre guérilla et terrorisme), "L'action psychologique" (avec un chapitre sur le renseignement), "La population" (qu'il faut à la fois convaincre et/ou intimider), et "La logistique" (avec la question du financement de la révolte et l'existence d'indispensables bases arrière sanctuarisées). Les exemples historiques sont très nombreux (et l'on ne peut s'empêcher d'en contester parfois quelques uns) mais le texte fluide a souvent tendance à emporter l'adhésion du lecteur. De nombreuses références aux écrits antérieurs (particulièrement XIXe - XXe siècles) ponctuent le discours et l'on a, à tout le moins, le sentiment d'un livre mûri par son auteur. En particulier, il met en relief le caractère fortement préparé, organisé, méthodique d'une rébellion qui rencontre le succès : l'enthousiasme populaire n'y est souvent en réalité que pour fort peu, et là réside une des ereurs assez classiques des élites légales en place. Pour en venir à bout, il s'en remet finalement peu ou prou à la formule bien connue de Templer : "Toute position considérant le travail normal  du gouvernement civil et l'action militaire d'urgence comme deux choses différentes doit être combattue pour le bien commun. Ces deux activités sont complètement et étroitement imbriquées". L'action globale en quelque sorte, notion mise en relief depuis plus d'une centaine d'années au moins par ceux qui ont été confrontés à ces situations. Mais condition, oh combien !, difficile à réaliser, comme le montre la plupart des expériences récentes.

Un bon ouvrage à la fois de réflexion et de synthèse qui complètera utilement votre bibliothèque sur le sujet.

Editions du Rocher, Monaco, 2013, 320 pages. 19,90 euros.

ISBN : 978-2-268-07566-2

Réflexions sur la COIN
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:25

L'autorité en question

Obéir - désobéir

Inflexions  -  n° 24

Dans ce numéro d'automne, la revue Inflexions nous propose une série de textes très divers sur la thématique de l'autorité et de l'obéissance, dans le monde militaire certes, mais également bien au-delà.

Parmi les quelques vingt contributions publiées, signalons en particulier celles de Michel Goya sur "Quand l'autorité plie les événements : De Lattre en Indochine", de Patrick Clervoy "Commander, une question de testostérone ?", de François Cochet "Obtenir l'obéissance d'une armée de masse", d'André Thiéblemont "L'autorité ne s'exerce pas dans le vide", ou de Ronan Doaré "Ordre légal, ordre illégal". Un ensemble particulièrement dense et riche qui favorise la réflexion et pousse à s'interroger soi-même.

 

La force des armées
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 06:35

Auray, 1364

Un combat pour la Bretagne

Laurence Moal

Un livre et un album à la fois.

Dans ce beau volume de plus de 200 pages, abondamment et richement illustré, Laurence Moal nous présente la bataille d'Auray, grande bataille de la guerre de succession de Bretagne et "bataille rangée exemplaire" du Moyen-Âge, non seulement dans son déroulement mais aussi dans son contexte et dans ses conséquences. De superbes reproductions de gravures et illustrations anciennes accompagnent le récit, organisé en quatre grandes parties : "Pourquoi une bataille rangée à Auray en 1364 ?" (dont le cadre de la guerre entre Montfort et Blois avec interactions françaises et anglaises), "Auray, 29 septembre 1364 : une bataille rangée exemplaire" (y compris les différentes armes, leur utilisation, avantages et inconvénients), "Qui est le vrai vainqueur de la bataille d'Auray ? Vérité historique, certitudes mémorielles" (analyse critique des différentes versions, conséquences diplomatiques, représentations iconographiques ultérieures), et "Entre souvenir et mémoire" (échos au long des XVIIIe et XIXe siècles jusqu'au XXe, la "fête nationale bretonne" dans l'entre-deux-guerresetc.). En conclusion, l'auteure cite Xavier Grall : "Les hommes sont comme des arbres : ils ont besoin de racines. Retranchés de leur terre, de leurs familles, de leur ciel, ils ne se reconnaissent plus eux-mêmes", tout en précisant à juste titre qu'il faut "pouvoir valoriser la différence sans déraper vers la folklorisation, explorer le passé en ne basculant pas dans le repli identitaire".

Plus de vingt pages et nombreuses et riches entrées complètent ce beau livre, qui fera sans nul doute le plaisir, sinon le bonheur, de tous les amateurs d'histoire du Moyen-Âge en général et de la Bretagne en particulier.

Presses Universitaires de Rennes, 2012, 227 pages, 30 euros.
ISBN : 978-2-7535-2107-0.

Une bataille rangée exemplaire
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 06:30

Vertiges de la guerre

Byron, les philhellènes et le mirage grec

Hervé Mazurel

Histoire politique, histoire militaire, histoire culturelle, ce beau livre peut légitimement prétendre à entrer dans plusieurs catégories, tant le propos de son auteur et large et profond.

Dans un texte dense et serré, soutenu par de très nombreuses et judicieuses références, Hervé Mazurel explique comment et pourquoi au début du XIXe siècle des jeunes gens venus de toute l'Europe prirent la route de l'ancienne Grèce au nom d'un idéal romantique. A l'occasion de cet épisode particulier du "volontariat de guerre", ils allaient "combattre pour la liberté sous l'étendard de la Croix", mais aussi "visiter la patrie de Miltiade et d'Aristide". D'anciens soldats des guerres napoléoniennes, des poètes et des étudiants, des exilés politiques, de toutes les nations et de toutes les origines sociales s'engagent volontairement dans la guerre pour l'indépendance de la Grèce. Byron en fut l'un des plus célèbres, mais les Français n'étaient pas en reste. L'ouvrage, d'une très grande richesse, est structuré en quatre grandes parties qui permettent d'aborder toutes les situations et toutes les représentations. "La cristallisation philhellène" s'intéresse aux sources du phénomène et s'interroge sur ce qui entraine ces hommes vers une aventure lointaine. "Le choc de l'événement" traite de ces centaines de jeunes volontaires, tente d'identifier leurs réseaux et s'efforce de répondre à cette question : pourquoi partirent-ils risquer leur vie pour cet idéal ? "La tentation de la guere exotique" compare les espoirs et les aspirations avec la réalité de la guerre vécue, une certaine "sacralisation" de l'engagement armé au service d'une cause noble et juste, une attirance romantique pour l'engagement et le don de soi au service d'une idée, mais aussi la réalité de cette guerre, quelles furent les pertes, les blessures physiques ou non, les séquelles éventuelles (le discours sur la violence de guerre ici n'est hélas pas la partie la plus convaincante). La quatrième partie enfin, "Le triomphe du mythe", recherche les suites : le retour de chacun dans son pays d'origine, les parcours individuels ultérieurs lorsqu'ils sont connus, les témoignages publiés, la "transfiguration légendaire" avec la mort de Byron à Missolonghi.

On apprécie également que ce très gros travail de recherche soit publié avec près de 80 pages de notes, 20 pages de sources, 25 pages de bibliographie, une utile chronologie et un excellent index. Bref, une vraie, une importante étude de référence au carrefour de plusieurs disciplines et autour de la question, somme toute, de l'attrait de la guerre pour une frange significative de la jeunesse.

Les Belles Lettres, Paris, 2013, 636 pages, 37 euros.
ISBN : 978-2-251-38123-7.

Pour l'amour de la Grèce
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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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