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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:50

Devoir d'intervenir ?

L'expédition 'humanitaire' française au Liban, 1860

Yann Bouyrat

Voilà un livre que l'on attendait depuis longtemps ! Nous évoquions en février 2012 (ici) le caractère novateur de cette campagne de Syrie de 1860 et il faut remercier Yann Bouyrat de nous livrer un volume qui, tout en présentant une synthèse détaillée de l'opération elle-même, la replace dans son contexte politique et diplomatique de l'époque d'une part et en tire des réflexions actualisées pour les interventions d'aujourd'hui d'autre part.

Après avoir rappelé ce qu'étaient les relations entre les communautés et l'organisation politique et sociale du territoire avant la crise ("aboutissement de plusieurs mois de tensions entre Druzes et Maronites"), il revient sur la réalité des massacres de mai-juin 1860, leur préparation par les grands responsables druzes, la coordination et la violence des attaques des villes et villages chrétiens, qui s'étendent bientôt à Damas. Il souligne d'ailleurs que la division qui règne entre les différentes communautés chrétiennes explique en partie le triste bilan de ces violences. L'auteur explique ensuite longuement le déroulement de la campagne du corps expéditionnaire du général Beaufort, sa "tournée" dans le sud et en pays druze, le double jeu du représentant ottoman ("manoeuvres dilatoires") et la participation avérée des troupes turques aux pillages. Yann Bouyrat traite également de la morosité et de la colère qui touchent les soldats français, lesquels ont l'impression que leurs efforts ne mènent à rien (on se souvient ici des lettres d'Ardant du Pic à sa mère) : "Partie pour châtier les Druzes, l'armée française a, par l'habileté consommée de Fouad Pacha, passé son temps à poursuivre une ombre". Propos que ne renieraient pas bien des participants à des OPEX des années 1990 par exemple. Il faut aussi souligner ici que les représentants des autres grandes puissances (en particulier Russie, mais aussi Angleterre) jouent chacun un "jeu national" qui nuit terriblement à l'efficacité de l'action menée au profit des Chrétiens. Il en est de même avec les missions religieuses (catholiques, protestantes ou orthodoxes) qui privilégient en réalité les choix diplomatiques de leurs gouvernements respectifs.

Au bilan, "difficile de ne pas faire le rapprochement entre le rôle joué, pendant comme après la tragédie de mai-juin 1860" par les principaux intervenants et ce que l'on a pu constater lors d'opérations de ces dernières années : "Comme le montrent les cas les plus récents, en particulier celui du Kosovo, la principale difficulté des interventions humanitaires 'armées', outre le risque de pertes dans les rangs des intervenants, se trouve dans la durée". A partir de quel moment devient-elle contre-productive et à partir de quand les contradictions de la coalition prennent-elles le pas sur les objectifs initiaux ? L'auteur s'interroge donc en conclusion (qui fait écho à la préface de Laurent Henninger) sur la notion de "Justice internationale" ainsi que sur le "Bon usage de l'ingérence". Qu'en sera-t-il demain ?

En fin d'ouvrage, quelques cartes, un dense appareil critique de notes et une belle bibliographie apportent des compléments très utiles. Un livre indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aussi bien aux expéditions anciennes qu'aux opérations modernes, dans un monde où les puissances non-occidentales se prononcent très majoritairement contre toute forme d'ingérence, même pour motif humanitaire.

Editions Vendémiaire, Paris, 2013, 319 pages, 20 euros.

ISBN : 978-2-36358-057-3.

Yann Bouyrat a bien voulu apporter à nos lecteurs quelques précisions complémentaires :

Question : En quoi cette intervention française en Syrie-Liban en 1860 est-elle à l'époque absolument novatrice ?

Réponse : Le caractère novateur de l’intervention française de 1860 réside dans sa justification politique. Pour la première fois, une action militaire a été décidée par le concert européen par des motifs strictement et exclusivement humanitaires. Cette intention transparaît clairement dans les propos du ministre des Affaires Etrangères français de l’époque, le grand Edouard Thouvenel. Pour justifier l’action de l’Europe, ce dernier écrit ainsi, en juillet 1860, qu’« en présence de ces massacres se reproduisant de ville en ville, (…) l’humanité commande aux puissances d’interposer leur action ». Le contraste avec l’intervention des puissances européennes lors de la guerre d’indépendance grecque, trente ans plus tôt, est à cet égard éclairant. La Convention de Londres qui, en 1827, ouvrit la voie à l’action conjointe de la France, de l’Angleterre et de la Russie contre l’Empire Ottoman, avançait certes une justification humanitaire, la « nécessité d'intervenir pour faire cesser les effusions de sang et tous les maux liés à la guerre », mais cette dernière arrivait cependant bien après un autre motif, beaucoup plus « intéressé » : mettre un terme aux « désordres » qui entravaient le libre commerce dans la mer Egée. En 1860, l’intervention de l’Europe, ou plutôt de la France avec le soutien de l’Europe, prétend ne poursuivre qu’un but humanitaire parfaitement noble et « désintéressé ».

Question : Quelle est l'attitude des troupes régulières ottomanes et comment le commandement français du corps expéditionnaire gère-t-il ses relations avec lui ?

Réponse : En apparence, les relations entre les troupes françaises et ottomanes, et surtout entre les états-majors des deux armées, sont tout à fait cordiales. En l’absence du commissaire ottoman Fouad Pacha, accaparé par son travail de répression à Damas, le général Beaufort, qui dirige le corps expéditionnaire français, est, le 16 août 1860, chaleureusement accueilli par le nouveau gouverneur de Beyrouth, Ahmed Kaiserli Pacha. Dans les jours suivants, les entrevues se multiplient entre responsables français et ottomans, pour délimiter les champs de compétence des uns et des autres. Un mois plus tard, les troupes françaises peuvent, de concert avec le contingent ottoman, effectuer une parade militaire dans les districts mixtes du Mont-Liban, théâtre des massacres de juin 1860. Cette parade est elle aussi ponctuée de rencontres amicales entre les responsables des deux corps d’armée, la plus symbolique ayant lieu fin octobre à Moukhtara, fief de la puissante famille druze des Joumblatt. Cette bonne entente masque cependant de profonds désaccords : pendant toute la durée de l’occupation française, et particulièrement à la fin de l’année 1860, les Ottomans ont tout fait pour gêner l’action de leurs homologues français. Le subtil commissaire Fouad Pacha a ainsi retardé le plus longtemps possible sa première entrevue avec le général Beaufort. Ce n’est que lorsque ce dernier a menacé d’avancer jusqu’à Damas qu’il s’est décidé à le rencontrer. De même, lors de « l’offensive » conjointe des forces françaises et ottomanes dans les districts mixtes, les officiers ottomans ont facilité la fuite vers le Hauran de la plupart des chefs druzes. Derrière les sourires et la bonne entente apparente, c’est donc bien un duel à fleuret moucheté que se sont livrés les responsables français et ottomans.

Question : Et l'Angleterre ? Encore la traditionnelle opposition entre Paris et Londres au Levant ?

Réponse : La fin des années 1850 avait vu la traditionnelle opposition franco-anglaise (notamment celle des consuls de Beyrouth et de Damas) s’atténuer un peu : dans le contexte tendu de la guerre de Crimée (1853-1856), les représentants des deux pays, sur ordre de leurs gouvernements respectifs, s’étaient rapprochés pour contrer l’action déstabilisatrice de leur homologue russe. Après les massacres de juin 1860, la rivalité entre la France et l’Angleterre s’est à nouveau manifestée avec force, la première cherchant à « venger » les chrétiens uniates, principales victimes des massacres, la seconde défendant les Druzes, ses clients attitrés. Cette rivalité s’est manifestée à tous les niveaux : sur le terrain, les diplomates anglais ont tout fait pour discréditer l’armée française aux yeux des populations locales ; au sein de la Commission de Beyrouth, chargée de superviser l’action judiciaire contre les responsables des massacres et de proposer une nouvelle organisation administrative pour le Mont-Liban, les débats furent en permanence dominés par l’opposition entre le représentant français, Béclard, et son homologue anglais, Lord Dufferin. Cet affrontement « local » s’est à plusieurs reprises (à propos de la durée de l’occupation française, du sort des principaux responsables druzes ou encore de l’organisation administrative du Liban) doublé d’un intense bras de fer entre les gouvernements eux-mêmes et leurs légations à Constantinople. Or, sur tous ces sujets, force est de constater que la diplomatie anglaise s’est souvent montrée bien meilleure que sa rivale française...

Question : Quel bilan peut-on tirer de cette expédition ? Pourquoi est-elle si rapidement tombée dans un quasi-oubli ?

Réponse : Tout dépend du point de vue que l’on adopte. Pour la France, le bilan est mitigé. Le prestige du pays est certes sorti renforcé de cette intervention. En sillonnant pendant neuf mois les régions endeuillées par les massacres, en aidant les populations à se relever de cette épreuve, la France a pleinement assuré son rôle de « tendre mère » des chrétiens uniates du Levant. La solution administrative finalement arrêtée pour le Mont-Liban (celle d’une province autonome dotée d’un gouverneur catholique) peut aussi être considérée comme un succès de sa diplomatie. Comparées aux objectifs de départ des dirigeants et des diplomates français (le châtiment impitoyable des responsables des massacres, l’abaissement politique de la communauté druze, la restauration d’un émirat chrétien), ces avancées semblent cependant bien modestes. Le gouvernement de Paris n’a pas réussi à obtenir, pour ses clients chrétiens, une juste réparation pour les crimes subis ; il n’est pas parvenu, non plus, à assurer à ses principaux soutiens, les Maronites, pourtant très majoritaires dans la Montagne, un régime administratif sur-mesure susceptible d’assurer leur domination sur les autres communautés.

Du point de vue libanais, cette intervention apparaît en revanche comme un succès indiscutable. Elle a d’abord favorisé, après l’explosion de mai-juin 1860, une baisse durable des tensions communautaires. En dotant le Liban d’un système de gouvernement équilibré (le moutassarifat), elle a surtout ouvert une période de paix et de prospérité de plus d’un demi-siècle (1861-1914). Largement oubliée en France (la question italienne l’a rapidement chassé de la Une des journaux), cette intervention est en revanche longtemps restée gravée dans la mémoire collective des chrétiens du Liban. Il suffit, pour s’en persuader, d’arpenter les rues de la ville martyre de Deir el Kamar.

Question : Alors, pour reprendre le titre de votre conclusion, a-t-on fait un « bon usage de l'ingérence » ? Et est-ce même possible ?

Réponse : L’intervention française de 1860 soulève des questions très proches – et tout aussi complexes ! – que les interventions militaro-humanitaires des années 1990-2000.

En droit, et quoi qu’aient pu en dire les diplomates français, elle est indéfendable : le traité de Paris (1856) garantissait la pleine souveraineté de l’Empire Ottoman ; les massacres de 1860 étaient une question intérieure ; les puissances européennes n’avaient donc pas à s’en mêler. D’un point de vue moral, il aurait été bien difficile à ces puissances de ne rien faire et ce pour deux raisons. L’ampleur du crime : au moins 6 000 morts (peut-être le double) dans la Montagne libanaise en trois semaines, 9 000, peut-être 16 000 victimes à Damas en une semaine. Le crescendo dans les violences : en 1840, le Liban avait déjà été le théâtre de violents affrontements confessionnels. A chaque fois, les chrétiens avaient été vaincus par les Druzes et victimes d’exactions, sous le regard complice des Ottomans. Mais ces violences n’avaient rien à voir avec les massacres de juin 1860. En restant inactives, les puissances européennes pouvait craindre un renouvellement des tueries. Le pouvoir ottoman semblant dépassé, il fallait faire quelque chose.

La question qui se pose n’est donc pas de savoir si l’ingérence européenne était souhaitable, mais pourquoi elle a été couronnée de succès. La réponse se trouve, comme j’ai tenté de l’expliquer à la fin de mon ouvrage, dans la rivalité franco-anglaise. Cette rivalité a eu, certes, bien des inconvénients : elle a ralenti l’activité de la Commission de Beyrouth, permis aux principaux responsables des massacres de s’en tirer à bon compte. Mais elle a aussi permis de dégager une solution à la fois politique et administrative équilibrée pour le Liban.

C’est précisément cet équilibre qui fit défaut dans les interventions militaro-humanitaires des années 1990-2000. Au Kosovo ou en Libye, les puissances intervenantes, avant tout les pays occidentaux, ont choisi, unanimement, de soutenir un camp (l’UCK au Kosovo, le CNT en Libye) en lutte contre un pouvoir jugé « criminel » (le régime de Slobodan Milosevic en Serbie, le colonel Kadhafi en Libye). Le résultat a été un bouleversement de l’ordre politique aux conséquences pour le moins aléatoires (naissance d’un Etat mafieux au Kosovo, comme le montre bien le journaliste Pierre Péan dans son dernier livre, règne des milices et déstabilisation du Sahel dans le cas de la Libye).

Injustifiable en droit, l’ingérence humanitaire peut donc se concevoir d’un point de vue éthique, à condition de bien réfléchir au préalable sur la légitimité de la cause ainsi que celle des intervenants potentiels.

Merci pour ces précieuses réponses, qui ouvrent à leur tour bien des pistes de réflexion.

Naissance de l'intervention humanitaire

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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

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14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

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Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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