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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 06:55

Von Manstein

Le stratège du IIIe Reich

Pierre Servent

Conformément à un usage qui commence à se répandre, ce livre consacré maréchal von Manstein n'est pas réellement une biographie. Comme les autres volumes de la collection "Maitres de guerre", il présente rapidement (pp. 9-47) les quelques cinquante premières années de la vie et de la carrière de l'officier allemand, pour consacrer l'essentiel de sa pagination (pp. 49-249) à son rôle pendant la Seconde guerre mondiale.

L'ouvrage, agrémenté de nombreuses photos, de fréquents encarts et de quelques cartes, est facile à lire. Au fil des pages (on regrette parfois que les références ne soient pas mieux précisées et l'on constate le fréquent usage de citations extraites des propres Mémoires de l'intéressé), se dessine le portrait d'un chef militaire hors pair, stratège exceptionnel et véritable meneur d'hommes, mais aussi animé par une ambition dévorante et resté totalement aveugle sur la nature du régime auquel il apportait ses talents. Le livre s'attarde longuement sur la campagne de France, dont Manstein a proposé le plan audacieux, mais qu'il doit suivre de loin puisqu'il commande alors un corps d'armée en Poméranie, mais ne s'attarde pas sur le débat autour de la notion de "guerre-éclair" (conceptualisée en tant que telle en amont ou au moins en partie effet heureux de la chance ?). C'est en Russie que Manstein se couvre de gloire, à la tête du 56e corps blindé d'abord ("Mon désir constant de commander un corps rapide se réalisait"). Au cours de la première partie de l'offensive Barbarossa, en direction de Léningrad, "plus que tout autre il va pénétrer profondément en territoire ennemi, avec toujours cette même propension à prendre des risques importants en jouant son atout maître : la vitesse de déplacement et la connaissance des points faibles de l'ennemi". Il prend ensuite sur le front sud le commandement de la 11e Armée en direction de la Crimée, de Rostov-sur-le-Don et de Sébastopol. Ce sont les batailles des isthmes, de Kertch et bien sûr la prise de la formibale forteresse de Sébastopol, qui lui vaut son bâton de maréchal. Auréolé de sa réputation, il devient en quelque sorte, selon Pierre Servent, "le voltigeur du Führer" sur le front oriental, mais même lui ne peut pas sauver l'armée Paulus à Stalingrad en décembre 1942 (débat, à ce sujet, sur sa volonté réelle de secourir la 6e Armée). Ce sont désormais les dernières grands batailles avant la disgrâce, Kharkov et Koursk, qui épuisent les forces vives et les réserves de l'armée allemande : "A la fin août 1943, von Manstein a déjà perdu au combat 7 généraux commandants de division, 38 colonels commandants de régiment et 252 majors commandants de bataillon". La perte de l'Ukraine sonne le glas de la carrière de Manstein, démis de ses fonctions par Hitler et qui se retire dans sa propriété.

Jugé et condamné à la fin de la guerre, il retrouve bien vite la liberté (accord entre Américains, Britanniques et Allemands) et devient un conseiller écouté de la nouvelle Bundeswher en cours de création. Il sera d'ailleurs le seul ancien chef militaire du IIIe Reich auquel seront rendus les honneurs militaires lors de ses funérailles. On peut regretter que la bibliographie finale soit assez limitée et que, dans le corps du volume, les propos de Manstein lui-même (et de son faire-valoir Liddlle Hart) ne soient pas davantage critiqués, ce qui incite à utiliser l'ouvrage parallèlement à d'autres publications à certains égards moins élogieuses. Il n'en demeure pas moins que le livre est tout particulièrement intéressant et parfaitement complémentaire de nombreuses autres études sectorielles ou tactiques relatives au front de l'Est. Pratiquement centré sur trois années seulement de la carrière du maréchal, il est suffisemment précis pour être d'une vraie, réelle, utilité et intéressera très certainement les passionnés de la Seconde guerre mondiale.

Perrin, Paris, 2013, 263 pages, 21 euros.

ISBN : 978-2-262-04089-5

Pierre Servent a accepté de répondre à quelques questions pour vous : 

Question : Ce dernier ouvrage est assez différent de vos précédentes publications. Pourquoi vous être intéressé à la Seconde guerre mondiale et en particulier à von Manstein ?

Réponse : Je m’intéresse à la première et à la seconde guerre mondiale depuis bien longtemps, même si, après Sciences-Po Paris, mes études de 3e cycle d’Histoire contemporaine ont porté essentiellement sur 1914-1918. Mon avant-dernier ouvrage chez Perrin, Le complexe de l’autruche. Pour en finir avec les défaites françaises (2011) traverse les trois guerres franco-allemandes (1870, 1914 et 1940) avec la volonté de comprendre pourquoi la France a été enfoncée et envahie si souvent et si vite. Dans un chapitre de cet ouvrage intitulé « Les hérétiques », j’ai tracé un portrait croisé de De Gaulle et de von Manstein, tant j’ai trouvé de points communs entre ces deux hommes issus de l’aristocratie de leur pays. Avec une différence de taille, bien évidemment, quant à la nature de la cause qu’ils ont servie. S’agissant d’Erich von Manstein, j’ai été frappé par le décalage entre sa faible notoriété en France et ses éminentes qualités de stratège. C’est un redoutable « joueur d’échecs » dont le plan adopté par Hitler dans des conditions assez rocambolesques nous a mis échec et mat en juin 1940.

Très intéressé par le personnage, j’ai donc répondu favorablement à la proposition de mon éditeur Perrin de « faire » un Manstein dans l’excellente collection « Maître de guerre » que j’avais déjà pu apprécier comme lecteur.

Question : Comment intégrez-vous dans votre analyse de la campagne de France en mai-juin 1940 le débat sur la réalité, ou non, de la "guerre-éclair" et que pensez-vous des réécritures ultérieures de Liddell Hart ?

Réponse : Ni Hitler, ni le haut-commandement allemand n’ont envisagé de « guerre éclair » à l’Ouest. En Pologne ce fut une « divine surprise » pour Berlin, due au rapport de force très inégal et surtout à la situation extrêmement périlleuse des Polonais qui, faute d’avoir suivi les conseils du général Weygand, ont refusé de raccourcir leurs lignes de front pour tenir le choc en abandonnant des zones économiques stratégiques. La pusillanimité française à l’Ouest ne les a pas non plus aidés… Le couple char-avion allemand s’est certes affirmé durant cette campagne semant la terreur et la destruction, notamment dans la profondeur du dispositif polonais. Mais cette campagne a aussi révélé la réalité de l’armée allemande : une armée convalescente avec d’importantes zones de faiblesses (munitions, commandement, etc.). A l’Ouest, le haut-commandement allemand ne songe qu’à une redite du plan Schlieffen de 1914. Mais von Manstein est convaincu qu’une telle approche ne permettra pas de faire chuter les deux plus puissantes armées européennes du moment : France et Grande Bretagne. Le succès est venu de la concentration d’un « poing blindé » dans les Ardennes, et surtout de la « folie » de Guderian et Rommel qui ont parfaitement compris que dans le plan Manstein, les conditions du succès résidaient dans le tempo. En poussant le trait, je dirai que les Français n’ont pas été battus mais asphyxiés par le rythme de la guerre. Quant à Liddell Hart, il a indéniablement défendu en Grande-Bretagne l’arme blindée à une époque où ce n’était pas à la mode. Pour le reste, il n’est pas le concepteur de la guerre éclair et il a tout fait après-guerre pour tenter de le faire croire, y compris en faisant refaire par certains généraux allemands la préface de leur Mémoires. Il reste néanmoins un auteur intéressant.

Question : Le plus haut fait d'armes de von Manstein est, semble-t-il, la conquête complète de la Crimée et la prise de Sébastopol. Quelles sont les qualités spécifiquement militaires dont il fait tout particulièrement preuve durant cette période ?

Réponse : La conquête de la Crimée et la prise de Sébastopol en juillet 1942 sont sans doute le fait d’armes le plus révélateur du « génie » militaire de Manstein. Il a mis en œuvre ses qualités de stratège, son sens du terrain, sa propension à laisser à ses unités beaucoup d’autonomie, son énergie à galvaniser ses troupes et surtout cette capacité à prendre des risques personnels pour aller voir et sentir au plus près ce qui se passe pour chercher la faille. A Sébastopol, il la trouve en lançant de nuit ses vedettes d’assaut pour traverser la baie de Severnaïa et prendre pied sur la forteresse imprenable. Son état-major avait tenté de le dissuader de lancer cette folle attaque. Mais von Manstein l’a imposée. Il cumule de grandes qualités intellectuelles, une sorte d’ubiquité mentale qui lui permet de percer le mode de pensée ennemi et un coup d’œil intuitif sur le terrain qui brusque la victoire.

Question : Ses relations avec Hitler comme avec de nombreux autres généraux semblent au mieux ambigües, au pire détestables. Avec qui entretient-il des relations de confiance et appartient-il à une "chapelle" militaire identifiée comme telle ou est-il un solitaire ambitieux ?

Réponse : Von Manstein fait l’objet d’une admiration et d’un agacement profond. Hitler, par exemple, en a besoin, mais n’aime pas ce Prussien qui lui donne des cours d’état-major et le bombarde de mémoires qui lui montrent ses limites. Himmler et Goering susurrent à l’oreille du Führer que le feld-maréchal Erich von Lewinski, von Manstein (son nom complet) aurait des origines juives… Le maréchal de Sébastopol est de haute taille, un fond de timidité lui fait adopter un air supérieur, une sorte de distance. Il a des jugements acérés sur les « médiocres » (comme Keitel) et ne craint pas de les formuler ouvertement. Il en impose et les commentaires sur son « arrogance » rappellent ceux sur le colonel de Gaulle. Néanmoins, il a toujours eu des supérieurs qui l’ont admiré et poussé : notamment von Witzleben (exécuté en 1944 pour sa participation au complot) et von Rundstedt. Nombreux sont les généraux qui aimeraient le voir prendre un grand commandement organique : Rommel, Guderian, etc. Son état-major du front russe lui sera extrêmement fidèle, même après-guerre.

Question : Von Manstein, rapidement libéré après la guerre, est devenu un conseiller de la nouvelle Bundeswehr. Pouvez-vous nous préciser s'il a exercé une influence réelle, et laquelle ?

Réponse : Considéré dans l’Allemagne de l’après-guerre comme un grand chef militaire non nazi et écarté par Hitler début 1944, Erich von Manstein a fait l’objet d’une négociation directe entre Churchill et Adenauer pour écourter sa peine de 18 ans de prison. La participation à la politique d’extermination des juifs à l’Est n’avait pas été retenue contre lui lors du verdict de la Cour militaire qui l’avait jugé. A sa sortie de prison, il est devenu l’un des conseillers du nouveau pouvoir allemand pour la Bundeswehr. Son influence semble avoir été surtout « morale », si l’on peut dire. Il a notamment contribué à bâtir l’image mythique d’une « Wehrmacht propre » dont le nouveau pouvoir et la population avaient besoin.

Question :  Quelle a été la plus grande faille de von Manstein ?

Réponse : Sans doute son absence de sens politique. Elevé très jeune à l’Ecole des Pages du Kaiser et à celle des Cadets, il a très jeune fait une séparation mentale hermétique entre pouvoir politique et armée : le pouvoir politique doit laisser les militaires faire la guerre ; les militaires ne peuvent en aucune façon s’ingérer dans les questions politiques. C’est sa conception ! Cette grille mentale l’a empêché d’une part de voir le caractère criminel du régime nazi et d’autre part de s’engager dans un complot contre Hitler, comme l’ont fait certains de ses proches. La grande faiblesse de ce stratège hors norme, c’est cette cécité politique.

Merci Pierre Servent pour toutes ces précisions et encore bravo pour votre ouvrage.

Un maréchal qui inquiétait le Führer ?

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Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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