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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 06:45

L'aéronautique militaire française outre-mer

1911-1939

Jean-Baptiste Manchon

A la suite de la parution de notre recension de son récent ouvrage (ici), l'auteur a bien voulu apporter à nos lecteurs quelques précisions complémentaires.

Question : Pourquoi avoir choisi la date de 1911 pour débuter votre étude ?

Réponse : La date de 1911 s’imposa d’elle-même dans la mesure où les premiers essais de vol pseudo-militaires dans l’Empire, c’est-à-dire officiellement civils, payés sur des fonds civils, mais réalisés avec la logistique et du personnel de l’armée, ont eu lieu durant cette année-là. Le 13 juin 1911, le capitaine Sido s’envolait à bord d’un Henri Farman du terrain de Bambey, au Sénégal, à une centaine de kilomètres à l’est de Dakar.  Le 7 juillet 1911 eu lieu le premier survol de Tananarive par l’administrateur aviateur Raoult, en présence du général Riou, commandant supérieur des troupes du groupe de l’Afrique orientale française. Le raid semi-civil du sapeur aérostier Henri Bregi comme pilote et de René Lebaut comme passager au dessus du Maroc qui relia Casablanca à Fès via Rabat et Meknès eut lieu en août 1911. Il fut suivi par la décision d’implanter une unité aérienne militaire d’expérimentation au Maroc dès décembre 1911, à la suite d’un voyage d’étude réalisé sur place par le lieutenant Clavenad en octobre. De même, c’est en octobre 1911 que les premiers éléments devant constituer la base expérimentale de Biskra arrivent sur place en lisière du Sahara et que commencent les premiers travaux d’installations qui devaient permettre lieutenant de Lafargue d’effectuer le premier vol purement militaire outre-mer le 17 février 1912 sur un aéroplane Henri Farman muni d’un moteur de 50 chevaux.

Question : Globalement, pendant l'ensemble de la période couverte, quelle est la part de l'aviation proprement militaire par rapport aux autres composantes (civiles, associatives, sportives) dans le développement de l'aviation outre-mer ?

Réponse : Au tout début de l’aviation, ce sont les aviateurs civils avec le soutien d’associations telles la Ligue Nationale Aérienne qui sont à l’origine des premières expériences aéronautiques outre-mer. Ainsi, René Métro fut le premier à voler dans le ciel algérien dès novembre 1909. Et l’administrateur-aviateur Raoult est un fonctionnaire colonial avant de suivre sa formation de pilote en 1911. Mais par la suite, une fois que le service aéronautique est organisé en France métropolitaine et qu’il peut se développer outre-mer, l’aviation militaire prend de plus en plus d’importance dans l’Empire. Des premiers essais de la Belle Epoque jusqu’au milieu des années 1930, le développement de l’aviation dans l’Empire français ne peut se passer du soutien militaire. Ce sont les aviateurs militaires qui ouvrent la plupart des routes aériennes, que ce soit en Indochine, en Afrique du Nord ou en Afrique Noire et bien évidemment au Sahara. L’épopée de l’Aéropostale n’aurait pu réussir sans le soutien bienveillant et très actif, à ses débuts, des forces aériennes présentes au Maroc et en AOF. Lorsque le commandant Dagnaux tente d’ouvrir une route aérienne transafricaine d’Alger à Tananarive au début des années 1930, il peut compter sur la collaboration des aviateurs militaires présents sur les territoires qu’il reconnaît, bien que sa mission se situe dans un cadre civil. Lorsque la Régie Air-Afrique manqua de Bloch 120 à la suite d’accidents, c’est l’aéronautique de l’AOF qui mit à disposition en 1936-37 deux de ses 4 appareils pour remplacer les accidentés.

De fait, l’action des aviateurs militaires dans l’Empire a été fondamentale dans la création des infrastructures aériennes et le maillage aérien des territoires, dans la reconnaissance des lieux, dans les travaux cartographiques et du cadastre de certaines régions. Enfin, c’est au sein de l’aéronautique militaire du Levant que se sont élaborées les méthodes propres à l’archéologie aérienne. Ainsi, la part de l’aviation proprement militaire dans le développement et l’aménagement aérien des territoires de l’Empire a été très importante, même si elle reste encore largement méconnue car très peu médiatisée dès cette époque.

Question : Pouvez-vous nous en dire plus sur le rôle totalement ignoré de l'aviation militaire outre-mer pendant la Première Guerre mondiale ?

Réponse : L’aviation militaire française fut déployée sur tous les fronts de la 1ère Guerre mondiale. C’est ainsi que des unités aériennes françaises combattirent en Russie, en Italie, au sein de l’Armée d’Orient dans les Balkans. Elle fut également employée sur les fronts périphériques d’Afrique du Nord à partir de 1916 afin de pourvoir les forces armées qui résistaient à la poussée des Senoussis dans le Sud-Tunisien et aux tribus révoltées au Maroc de moyens offensifs et de reconnaissance à longue distance. Sur ces territoires où les étendues sont très importantes et où il est difficile d’effectuer une surveillance constante en toute circonstance avec des moyens terrestres limités, on escomptait que l’aviation pallierait le déficit en hommes de troupes sur le terrain et que son action efficace permettrait même de rapatrier en Métropole des régiments dont on avait bien besoin sur le front du Nord-Est. C’est ainsi que de nouvelles escadrilles furent constituées en Tunisie et Maroc tout d’abord, puis en Algérie. La révolte des Touaregs du Hoggar conduisit à envisager la constitution d’une escadrille purement saharienne. Mais sa mise sur pied très difficile et les dangers représentés par le survol des contrées désertiques avec les avions de l’époque ne permirent pas à cette unité de faire ce pour quoi elle avait été créée. En revanche, dans le Sud-Tunisien semi-désertique, le capitaine de Lafargue imagina une tactique originale pour permettre à ses avions de voler sans risques inconsidérés : il les fit accompagner par un échelon roulant de tracteurs-mitrailleurs avec lequel les aviateurs restaient en liaison constante par radio durant toute la mission. L’action efficace de l’aviation au Maroc et en Tunisie conduisit à son renforcement constant si bien qu’en novembre 1918, on comptait – hors escadrilles côtières travaillant au profit de la Marine Nationale – pas moins de 16 escadrilles opérationnelles en Afrique du Nord dont 4 en Tunisie, 4 en Algérie et 8 au Maroc. A cette époque, se mettait difficilement en place une escadrille à Port-Saïd dont la création avait été motivée pour accompagner le Détachement français de Palestine-Syrie commandé par le colonel Piépape dans son combat contre les Ottomans. Plus loin, en Indochine, deux escadrilles avaient été organisées à partir de 1917 par le gouvernement général pour participer à la défense du groupe de colonies, mais leur efficacité s’était révélée à peu près nulle en raison de la vétusté des matériels envoyés. 

Question : Quels enseignements tirez-vous de l'emploi de l'aviation dans les conflits du Rif et du Levant de l'entre-deux-guerres ?

Réponse : L’aviation fut employée dans les conflits du Rif et du Djebel Druze comme une véritable arme d’appui-protection agissant au profit des forces terrestres, soit pour les dégager d’un ennemi trop pressant, soit pour accompagner l’action offensive des colonnes de pacification, soit pour poursuivre les éléments dissidents fuyant après la bataille afin d’obtenir une victoire complète, soit aussi pour ravitailler des postes encerclés et leur permettre de tenir le temps qu’une colonne vienne les dégager, soit évidemment comme organe d’observation et d’exploration. Il n’y a donc pas eu, dans ces deux conflits, sauf exception, d’usage autonome de l’aviation. De toute manière, les matériels utilisés, essentiellement des Breguet XIV, ne le permettaient pas. En revanche, comme l’écrira plus tard le colonel Armengaud, commandant de l’aviation du Maroc au moment de la campagne du Rif, le confit a montré la nécessité de la concentration des forces aériennes et de leur usage offensif massif pour une action pleinement efficace. Ainsi, en septembre 1925, au plus fort du conflit et lorsque la concentration des forces aériennes put être maximale, grâce aux renforts venus d’Algérie-Tunisie et de Métropole, le colonel Armengaud put engager, le 15 de ce moins, pas moins de 169 avions au-dessus du massif de Bibane qui larguèrent 20 tonnes de bombes au cours de 120 sorties pour préparer l’assaut des troupes françaises.

Ces deux conflits ont aussi montré l’importance de l’aviation sanitaire dans la survie des blessés au combat, et le danger de l’action directe et offensive de l’aviation sur le champ de bataille, même colonial : rien qu’entre avril et décembre 1925, c’est 20 aviateurs français qui furent tués en service aérien commandé du fait de l’ennemi tandis que sur l’ensemble de la campagne du Djebel Druze (1925-27) on déplore 4 morts parmi les aviateurs et bien plus d’équipages abattus par les balles rebelles.

Question : Qu'en est-il de cette étonnante et totalement ignorée tentative de créer à la veille de la Seconde guerre mondiale une "Division impériale" ? Pourquoi le projet a-t-il échoué ?

Réponse : La Division impériale avait pour but de constituer en Afrique du Nord, essentiellement en Algérie, une force aérienne de réaction rapide dans l’Empire en cas de conflit. Ce dispositif devait répondre à un constat : l’Empire désormais pacifié mais placé dans un monde de plus en plus instable et dangereux devrait être en mesure de se défendre face à un ennemi ayant des moyens aussi puissant si ce n’est supérieur à ceux qui pouvaient lui être opposés. Or, à la fin des années 1930, les disponibilités financières et humaines françaises ne permettaient pas d’entretenir aux quatre coins de l’Empire des escadres de bombardement nombreuses. Ainsi, l’idée était de constituer en Afrique du Nord où existait désormais un état-major de commandement pour l’ensemble de l’Empire avec la 5e région aérienne, une véritable plateforme aérienne impériale sur laquelle seraient positionnées les unités capables d’être déployées en quelques jours à l’autre bout de l’Empire et ainsi de répondre à toute agression.

Malheureusement, les matériels mis en œuvre par l’armée de l’Air outre-mer à la fin des années 1930 ne permettaient pas vraiment aux unités existantes de remplir ce rôle et l’arrivée des avions modernes dans les unités de la Division impériale qui restaient à créer en 1939 ne devaient pas se faire avant 1941 selon le Plan V renforcé de modernisation de l’armée de l’Air. Autant dire que la Drôle de Guerre puis Campagne de France empêchèrent la réalisation de cette grande unité.

Question : Quel fut l'impact outre-mer de la création d'une armée de l'air indépendante et quelles en furent les conséquences ?

Réponse : La création de l'armée de l'air, le 1er avril 1933, ne changea pas grand chose, dans l'immédiat, pour l'aviation militaire déployée dans l'empire. Pourtant, dès l'année suivante, la fin de la pacification au Maroc et de l'aménagement des cieux impériaux, la priorité désormais accordée au bombardement et surtout l'adoption d'un certain nombre de textes législatifs et administratifs faisant suite à la création de la nouvelle armée firent entrer l'aviation militaire stationnée outre-mer dans une phase de transformations sans précédent. On passait d'une conception purement organique de l'usage des forces aériennes à une vision bien plus indépendante. Cela devait déboucher sur la constitution d'une aéronautique militaire dédiée proprement à des tâches de défense et de supériorité aérienne, c'est à dire, à la transformation de l'aviation aux colonies en aviation impériale. Certes, cette dernière conservait ses missions politiques et économiques, mais celles-ci passaient au second plan. Désormais, le but principal des forces aériennes stationnées outre-mer allait être de défendre l'empire contre un ennemi extérieur possédant des moyens d'action puissants et développés. Et leur travail s'inscrivait dans un plan d'ensemble de la défense nationale qui concernait tous les territoires, métropolitains comme coloniaux. Elles devaient donc être renforcées, non seulement en moyens d'action, mais aussi en structures. Une telle mutation ne pouvait se faire promptement sans heurts avec les autorités de toutes sortes. C'est pourquoi elle demeura plus ou moins aboutie, selon les situations locales et les rapports de force dans les cinq années qui suivirent. 

Merci très vivement et encore bravo pour ce beau livre.

Aviation coloniale

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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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