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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:00

Comment l'Occident pourrait gagner ses guerres

Pierre-Marie Léoutre

  Occident-gagner-guerres949.jpg

Officier de gendarmerie, le lieutenant Léoutre a préparé les concours des écoles militaires au lycée Sainte-Geneviève avant d’intégrer la promotion « Colonel Clostermann » de l’Ecole de l’Air en 2006. Il décide de servir au sein de la Gendarmerie nationale à l’issue de sa scolarité comme officier de renseignement à Salon-de-Provence, et d’intégrer la gendarmerie mobile. A travers Comment l’Occident pourrait gagner ses guerres, P.-M. Léoutre nous livre un essai qui ambitionne de renouveler et/ou de restaurer une culture géostratégique et stratégique française qui serait oubliée. Cet ouvrage veut d’abord nous pousser à la réflexion, et il s’articule autour de deux axes essentiels aux yeux de l’auteur. D’une part le sens de la stratégie inspirée de Clausewitz, face à l’évolution actuelle des forces armées occidentales ; et d’autre part le cas de la guerre asymétrique ou révolutionnaire, (re)devenue le modèle dominant des conflits armés dans le monde avec pour objectif, les leçons que l’armée française pourrait tirer de ses expériences passées et des expériences internationales contemporaines.

L’auteur analyse le bouleversement des règles d’engagements, en témoigne la démocratisation des guerres asymétriques, qui mettent à mal les théorisations stratégiques occidentales traditionnelles de la guerre, notamment celle du général et théoricien Carl Von Clausewitz, où un choc décisif entre forces armées doit amener à l’émergence d’un vainqueur sur le champ de bataille. Alors que les conflits asymétriques ébranlent le mode de pensée occidental depuis 1945, les armées occidentales, largement nourries par les concepts clausewitziens de la guerre et qui s’en revendiquent, ont été battues dans l’essentiel des conflits de grande ampleur : l’Indochine, le Viet Nam et l’Iraq, dont les Etats-Unis se retirent, en sont des exemples emblématiques. Nombreux sont les cas où il n’est plus possible de l’emporter par un choc décisif, l’adversaire cherchant avant tout justement à l’éviter, d’où la nécessité de s’adapter à cette stratégie d’esquive militaire. Faisant fi des objectifs territoriaux, géographiques ou économiques, qui ont longtemps été déterminants dans la détermination des buts politiques de guerre et dans la conduite supérieure de la guerre, les conflits désormais accaparent les populations comme enjeu majeur, quel que soit son lieu d’habitation. La guérilla ne s’attache pas alors à des objectifs matériels définis, il lui suffit de prouver qu’elle peut infliger des dégâts à l’Etat pour obtenir une victoire morale ou politique ; c’est pourquoi le cœur de la lutte est de détruire l’organisation politico administrative de la guérilla.

Selon Rudyard Kipling, « Il faut chasser le loup d’Afghanistan avec le chien d’Afghanistan ». Aujourd’hui, la guerre contre-insurrectionnelle doit également être une opportunité pour se réapproprier l’arme psychologique, une arme psychologique modernisée et adaptée, essentielle à la victoire. Les règles habituelles de la guerre en Occident n’étant plus valables, l’objectif et l’enjeu de la guerre est désormais la conquête des esprits, c’est-à-dire l’adhésion des populations et des élites locales à la politique proposée par les nations démocratiques et leurs forces armées. C’est pourquoi il devient nécessaire de s’appuyer sur des troupes issues du territoire, qui ne doivent plus être perçues comme une menace mais un atout. Puisque la guérilla s’appuie sur un certains nombre de revendications pour justifier son existence et encourager les complicités ou les ralliements, il est nécessaire de lui ôter sa raison d’être en détruisant ses idéaux, ses valeurs, les fondements de sa lutte. Ces préceptes ne sont pas nouveau, ils ont été de différentes façons longuement développés dans les armées occidentales depuis le milieu des années 1950. Mao Tsé-Toung le relaye lors d’un entretien avec Ferhat Abbas, « c’est en faisant douter le soldat ennemi du bien-fondé de sa cause, et les égarés de l’opportunité de leur option, qu’on met de côté toutes les chances de succès ». Mais le danger serait d’appliquer un calque universel à toutes les situations. Il est toujours préférable de s’adapter avec finesse à l’environnement local, et non de préparer à l’avance un ensemble de décisions et  d’éléments que l’on veut ensuite absolument mettre en place. La reconstruction politique des territoires concernés ne peut ainsi que partir du niveau local, puis s’élever au fur et à mesure que la sécurité publique progresse, de façon à pouvoir reconstruire une administration fiable et respectée. C’est l’émergence d’un pouvoir politique « par le bas », pour impliquer au maximum les populations elles-mêmes.

Le lieutenant Léoutre nous offre, à travers cet ouvrage très didactique mais qui reprend nombre d’idées développées depuis longtemps, plusieurs pistes de réflexions, tirées des expériences de l’armée française mais également des armées occidentales mises en échec lors de conflits asymétriques. Si ce n’est d’un savoir faire global, la France dispose tout au moins d’une solide expérience de ces conflits et de l’utilisation de l’arme psychologique, expérience (que les engagements réguliers entretiennent) qu’elle gagnerait à ne pas oublier mais au contraire à enrichir face à la généralisation de ces formes de guerre. Toutefois, l’auteur attire l’attention du lecteur sur une évolution aujourd’hui envisageable et très risquée, en lien avec la place prise par les sociétés militaires privées,  avec toute la problématique des clauses d’un contrat qui serait passé entre les forces armées et l’Etat qui les finance ces forces armées, au risque d’être réduit à un statut de prestataire de service, à l’instar des Contractors.

En guise de conclusion : évolution, adaptation et réactivité de l’appareil militaire dans son ensemble, voilà les maitres mots de l’essai de P.-M. Léoutre. Pas de vraies nouveautés dans ce texte, mais le rappel "pédagogique" (et une prise en compte de situations plus récentes) à l'attention du plus grand nombre, de notions complexes bien connues d'un public averti.

Bérenger CAUDAN-VILA

Editions Le Polémarque, Nancy, 2013, 123 pages, 10 euros.

ISBN : 978-2-9529246-8-9.

L'auteur a bien voulu répondre à quelques questions pour nos lecteurs :

Question : Pourquoi en êtes-vous venu à rédiger cet essai ? Quel message voulez-vous faire passer ?

Réponse : J'ai commencé à étudier la problématique des guerres subversives lors de ma scolarité à l'Ecole de l'Air en partant de la même constatation que la plupart des officiers français des années 50-60 : l'on fait des guerres, l'on provoque et l'on subit des pertes et l'on perd. Toujours. Pourquoi ? Ma thèse principale est qu'il faut se réapproprier la doctrine de guerre révolutionnaire en reprenant les auteurs qui l'ont théorisée et appliquée en France entre 1945 et 1965, sans attendre que cette redécouverte se fasse exclusivement par l'intermédiaire des textes doctrinaux américains qui ne s'appuient guère que sur Galula.

Question : A la lecture du livre, nous avons le sentiment que, finalement, tous les éléments évoqués ont été traités par les différents théoriciens français des "guerres subversives" depuis plus d'un demi-siècle. Quelle plus-value voulez-vous apporter aux réflexions antérieures ?

Réponse : A ma connaissance, l'étude de l'application, avec succès, des techniques de guerre révolutionnaire dans les conflits les plus récents n'a jamais été faite. Je pense avoir pu montrer que les outils de guerre révolutionnaire sont utilisés avec succès, de façon plus ou moins consciente, par certaines unités américaines en Afghanistan ou à plus grande échelle lors des « révolutions colorées ». Ces exemples nous démontrent comment au XXIe siècle, les recettes des années 50 fonctionnent encore, voire même mieux qu'à l'époque grâce aux mass-media. J'ai également tenté de montrer comment l'idéologie djihadiste a pu prendre le relai du communisme dans un outillage doctrinal de guerre révolutionnaire qui n'a pas changé. Lacheroy et Hogard n'ont jamais été aussi pertinents qu'en 2013 et ne sont plus lus.

Question : Entre les expériences passées (période de décolonisation en particulier) et les engagements les plus récents, quelles sont les différences que vous identifiez et les points de convergence qui vous paraissent importants ?

Réponse : Le point le plus important dans l'utilisation des outils de guerre psychologique est le développement des media qui touchent maintenant pratiquement toutes les populations en un temps minimal. L'autre point à souligner, c'est la disparition des sanctuaires intouchables pour les guérillas : rares sont les pays qui parrainent complètement une guérilla et lui offrent une zone où elle peut se développer jusqu'à mettre en place une armée régulière. Une guérilla ne peut plus atteindre le dernier stade où elle dispose d'un corps de bataille capable d'affronter celui des loyalistes. On ne verra plus de Dien Bien Phu.

Enfin, la convergence majeure est que la totalité de la grille d'analyse de la doctrine de guerre révolutionnaire se vérifie dans tous les engagements que connaissent actuellement les armées occidentales.

Question : Au-delà des aspects militaires, bien sûr essentiels sur le terrain au quotidien, la réponse n'est-elle pas avant tout une question de détermination politique et une solution quelconque ne réside-t-elle pas dans la nécessité de se donner du temps ?

Réponse : Le facteur temps est très important car l'application des armes psychologiques est plus longue que la destruction de la cohésion des unités ennemies. « L'entrée de théâtre » est souvent rapide et sans coup férir (Indochine, Afghanistan, Mali,...), c'est après que la situation se corse. Le militaire doit donner une solution au politique. S'il n'y en a pas, il lui faut expliquer pourquoi ou quel sera le prix politique, économique ou humain à payer. Malheureusement, je ne suis pas certain que l'outil militaire actuel soit préparé à une guerre révolutionnaire et que le militaire puisse offrir une solution victorieuse au politique.

Question : Comment serait-il possible de faire évoluer cet outil ?

Réponse : Un de nos cadres à Salon de Provence nous avait conseillé de lire L’étrange défaite de Marc Bloch une fois par an. Faire de cette lecture une obligation me semble être un premier pas des plus salutaires.

Merci pour ces précisions, et plein succès pour vos prochains projets.

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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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